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dimanche 29 juin 2025

Georges DERIBAUCOURT, joaillier, sculpteur, peintre, plein d'avenir, décédé à 26 ans.

 Georges est né DERIBAUCOURT et est décédé  DERIBAUCOURT



Georges Louis Eugène Deribaucourt est né le 8 mars 1881 a Soisy sous Montmorency dans l'ancienne Seine et Oise, mais ses parents habitait à Paris 41 rue de Rome dans le 17 ème arrondissement, il était le fils de Alexis Louis Maurice Deribaucourt et de  Clara Joséphine Féré
Pourtant il est le plus souvent connu sous le nom  de Ribeaucourt, de Ribeaucourt, de Ribaucourt.....

Georges Deribaucourt est décédé à l' âge de 26 ans .
Il se fait connaitre en 1900 comme étudiant, il lui reste donc 6 ans pour faire carrière, ce qui est court et pourtant!!! je vais donc essayer de retracer son parcours malgré les mystères qui l'entourent.


             Ecole des Arts Décoratifs, rue de l'Ecole-de-Médecine, 6ème arrondissement, Paris.

1900: M. Larroumet a mentionné les progrès réalisés par l'art décoratif depuis 1878. Il a aussi parlé des perfectionnements apportés à l'Ecole, grâce au concours précieux que lui a fourni le directeur, M. Louvrier de Lajolais.
La musique du 111, de ligne s'est ensuite fait entendre, et l'on a procédé aussitôt après à la lecture du palmarès.
Parmi les noms des élèves, section des jeunes gens, ayant obtenu les récompenses du ministère de l'instruction publique et:de la direction des beaux-arts, nous relevons ceux de MM. Charles Dibay, Louis Bleuz, Jules David, Victor LImer, Georges Chauvet, Georges Deribaucourt, Emile Décorchemont, Paul Ginuys.
Le grand prix de la Réunion des fabricants de bronze, de fer et de zinc d'art a été obtenu par M. Ernest Mulier.
Les élèves dont les noms suivent ne feront, en vertu de la loi, qu'une année de service militaire :
Brachet, Rieux, Cana, Lhuer, Le Turcq, David, Deribaucourt. M. David a en outre obtenu un grand prix de 300 francs et M. Deribeaucourt le grand prix d'honneur.
Des livrets de caisse d'épargne ont été accordés à MM. Genuys, Mulier, Legrand, Robinet, Faguct, Rioux, Cadaf, David, Décorchemont, Brachet, Le Turcq.
Parmi les noms des élèves (section des jeunes filles) ayant obtenu les récompenses accordées par le ministre de l'instruction publique et le directeur des beaux-arts, nous relevons ceux de Mlles Claire de Massol, Schœneweck, Arlin, Cathalifàuà, Puyplat, Hudélot, Maillart, Barrai.
Le grand prix d'honneur  a été décerné à Mlle Alice Puyplat.
Immédiatement après la distribution  des récompenses, il a été procédé à l'ouverture de l'exposition des travaux des élèves, qui est faite à l'Ecole, rue de l'Ecole-de-Médecine et rue de Seine, et qui restera ouverte jusqu'au 29 juillet.

Cela commençait mal, déja deux orthographes différentes de son nom dans cet article


1901 en vertu de la loi, il n'a fait qu'un an de service militaire, il le quitte avec le grade de caporal


Cette bague  a été créée en 1902


1902 Salon des Artistes Français


Premier Prix



Quelle belle année 1902

Mai 1902: M. Dubret expose la plaque de collier avec sirène dont il avait présenté l'intéressante maquette l'année dernière. M. Charles Boutet de Monvel est très en progrès. M. René Foy a envoyé des dentelles et très peu de bijoux, pour ainsi dire en manière de carte de visite. M. de Ribaucourt, lauréat du 1er prix au concours de dessinateurs organisé récemment par la Chambre syndicale, présente des oeuvres délicates et raffinées. Les émaux exécutés par M. Alexandre Riquet, d'après les dessins de Bracquemond, ont un réel succès.
les oeuvres, plus particulièrement charmantes cette année, de M. Lucien Gaillard, de M. Georges Fouquet, de M. Feuillâtre, l'émailleur ; de MM. Joe Descomps, Falguières, Becker, Bonny, Mangeant, Thesmar, Jacquin, Vernier, Hirtz, Grandhomme, Tourrette et de tant d'autres qui seraient également à citer.


Un mois après en juin 1902, 2 ème prix attribué à Georges Ribaucourt
Formé à l’École des Arts Décoratifs, il débuta dans le dessin industriel avant de se tourner vers la création de bijoux 


Pourtant, cet art total et mondial,(L'art nouveau) qui avait l'ambition de mettre en place un univers favorable à l'épanouissement de l'individu, a séduit les meilleurs artistes de son temps. On pense bien sûr à Louis Comfort Tiffany, à René Lalique, à Henri Vever. Ces trois personnalités dominaient de leur gloire une myriade de joailliers, pour la plupart injustement oubliés, dont le talent est attesté par des bijoux qui reviennent parfois sur le devant de la scène à la faveur d'une vente aux enchères : Marcel Bing, Édouard Colonna – qui a d'ailleurs travaillé pour Tiffany –, Georges de Ribeaucourt, Édouard de Martilly, Georges Le Turcq, Aimé Arnould, la liste est longue. Ce cri de protestation, il faut le signaler, était la somme revendiquée d'un travail collectif où se conjuguaient l'énergie des joailliers, des dessinateurs et des artisans. Ainsi, Georges Fouquet associait volontiers son œuvre à celle de Charles Desrosiers et d'Alphonse Mucha, tandis que les frères Vever mettaient publiquement en avant la virtuosité de leurs dessinateurs mais aussi celle de leur émailleur, Étienne Tourette. Bel article de nos jour dans le point par Hervé Dewintre à qui j'ai signalé la bonne orthographe de Ribaucourt


1902 Cette lampe fut réalisée en argent vieilli


1902 dans la Revue de la Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie


1903
1 er plan: le dessin d'une boucle de ceinture et au second plan une épingle dans la Revue de la B.J.O.


1903 dans la revue "L'Art appliqué"

L'Art Appliqué


"L art appliqué"


Deribaucourt : 1 er prix au concours des dessinateurs organisé par la chambre syndicale BJO.


1903 Dessin pour un projet de pendule



Revue de la B.J.O.







Quelques dessins de bagues


Deux bagues très longues sur le doigt ou la main



Ces trois modèles ci-dessous de Deribaucourt sont conservés au Musée des Arts Décoratifs de Paris


Les photos m ont été transmises par le musée, ces bijoux ont été fabriqués de 1900 a 1902



Ce sont des Legs de Madame Deribaucourt en souvenir de sa fille et de son fils, 1938







Bague surprenante , peut-être ce dragon crachait il un brut de pierre précieuse?



Georges Deribaucourt  va exécuter après le décés de Jean Lorrain son buste pour la ville de Fécamp
 
Qui était Jean Lorrain?: Jean Lorrain, pseudonyme de Paul Alexandre Martin Duval, est un écrivain français à très forte tendance parnassienne, né le 9 août 1855 à Fécamp, en Haute-Normandie, et mort le 30 juin 1906 dans le 17e arrondissement de Paris.
Dandy sybarite, ouvertement homosexuel, amateur de drogues, Jean Lorrain est l'un des écrivains scandaleux de la Belle Époque, au même titre que d'autres auteurs « fin de siècle » comme Rachilde, Hugues Rebell et Fabrice Delphi. Ses œuvres peuvent être rapprochées de la littérature dite " décadente"
Wikipédia  


Georges Normandy, pseudonyme de Georges Charles Segaut, né le 1er janvier 1882 à Fécamp et mort le 2 décembre 1946 à Paris (10e), est un écrivain, dramaturge et critique littéraire français, admirateur et ami de Jean Lorrain er de Georges Deribaucourt
En 1907, il devient d'ailleurs légataire testamentaire de Jean Lorrain, mort l'année précédente. Dès lors, Georges Normandy se charge de promouvoir l'œuvre littéraire de son ami disparu. Il écrit un premier ouvrage sur Jean Lorrain, puis fait paraître des inédits et des rééditions de l'écrivain décédé.


Jean Lorrain
Etude pour le monument  de Jean Lorrain par Georges de Ribaucourt



J ai retrouvé aussi la trace de ces deux oeuvres de Deribaucourt, un vase pour la manufacture de  Sèvres et un sabre d'honneur pour le gouvernement



En juin 1907 dans le Figaro: Enfin un jeune sculpteur de grand avenir Mr Georges De Ribaucourt a qui  nous devons l accessoire- j'allais dire le personnage principal, une statue, une rêveuse qui est simplement de toute beauté.

Quelques liaisons faciles de Liane de Pougy avec Georges

1907


L an 1907, le 12/12 à 3 heures et demie du soir, acte de décès de Georges Louis Eugene Deribaucourt, artiste peintre, décédé en son domicile 12 rue des Batignoles....Célibataire


1908 dans le Journal des Arts 


Son ami Georges Normandy a écrit un discours qu'il a prononcé  lors de son enterrement, 8 pages magnifiques.
Il nous apprend que les grands peintres et sculpteurs de l'époque  le classait comme une personnalité caractéristiques parmi les artistes qui prenaient parti.
Que Hetzel et Hachette publiaient ses illustrations, que Fouquet accaparait ses bijoux.


Il écrit que Sarah Bernhardt lui commandait les célèbres joyaux qu'elle porta dans ses rôles de Théodora et de Francesca da Rimini.
Il expliquait que Georges était servi par une facilité de travail, dessinateur, architecte, joaillier, sculpteur, décorateur, ornementaliste, peintre!!!
Georges Normandy révèle que Lalique lui doit plusieurs de ses créations les meilleures, qu il fit le succès des orfèvres Robin et Arthus Bertrand..... qui devaient être ses fabricants.


J'ai découvert qu'il était diabétique, est ce la raison de son agonie ou une dépression fatale?

Et pourtant, l'oubli est une dégradation de la mémoire : Au fil du temps, les souvenirs s'estompent et deviennent moins accessibles, ce qui conduit à l'oubli.
Que sont devenus ses bijoux, ses oeuvres? 
L' intérêt de cet article est d'essayer d'en faire sortir des placards, ou que les experts de salle de ventes soient plus attentifs aux signatures et poinçons qui pourraient nous faire connaitre ses travaux

Une remarque? un complément? m'écrire à richard.jeanjacques@gmail.com


lundi 24 février 2025

1901 & 1902 de Tiffany à Buffalo, à Suau de La Croix à Paris


Quelle fut l'influence sur la joaillerie et la bijouterie de l'exposition de 1900 ? Je crois qu'elle fût très importante. et comme plus tard en 1925, une profession  s'unissait pour fabriquer en fonction de la création d une époque, allant tous, dans le même sens alors que de nos jours, peut-on dire qu'il y a un style 2020-2025?
A partir de 1890  nos métiers ont développé un mouvement artistique qu'on désignera plus tard comme étant "L'Art Nouveau" nos joailliers travaillaient dans deux quartiers de Paris, se réunissaient souvent que ce soit au travers de leurs chambres syndicales, où simplement au bistro, au restaurant, etc, comme en a témoigné Henri Vever. De nos jours quelques grands groupes, agissant indépendamment  et fabriquent des joyaux aux prix de plus en plus élevés pour les très riches du monde entier.
Il me parait intéressant de se pencher sur les bijoux ayant été fabriqués après 1900, c'est à dire 1901-1902.


Fouquet


Cet "ornement de tête" a été créé par la maison Mellerio, et représente pour moi L'Art Nouveau 
Les bijoux de cette période sont souvent ornés de motifs floraux, de feuilles, d'insectes, et d'autres éléments naturels. Les lignes courbes et sinueuses sont omniprésentes.

 La fin du XIXe siècle et le début du XXe étaient marqués par le style Art Nouveau qui influençait fortement la joaillerie. Les bijoux de cette période montraient une préférence pour des formes organiques, des motifs inspirés de la nature, et l'utilisation de matériaux comme l'émail, l'or, l'argent et diverses pierres semi-précieuses ou précieuses. Les bijoux étaient souvent conçus pour être des œuvres d'art à part entière, mettant l'accent sur l'artisanat et la créativité plutôt que sur la simple valeur des matériaux.

Pourquoi citer cette belle broche "Oeillet" avec des diamants et tourmalines roses, car en 1901 , l' exposition universelle était organisée  à Buffalo dans l'État de New York, aux États-Unis. Cette exposition, connue sous le nom d'Exposition pan-américaine, s'est tenue en 1901 et visait à promouvoir le commerce et la coopération entre les nations des Amériques. Elle est également tristement célèbre pour l'assassinat du président américain William McKinley, qui y fut mortellement blessé.

Cette autre broche est elle aussi de Tiffany et était exposée à Buffalo  d'un gout proche de la renaissance


Exposition de Buffalo en 1901


Broche de Tiffany , la Revue de la Bijouterie Joaillerie  notait "Style Indien ???"  avec un gros cabochon en oeil de chat, au centre un rubis, des diamants de fantaisie  ( de couleurs diverses) et une perle mauve.  Les créations de Louis Comfort Tiffany étaient souvent inspirées par la nature, avec des motifs de fleurs, feuilles, fruits et insectes. Ses bijoux, comme les broches en forme de libellule, sont des exemples de cette inspiration naturelle. Tiffany a introduit des techniques innovantes dans ses bijoux, comme l'utilisation de verres opalescents et des émaux colorés. 
Il est interessant de noter la critique  du reportage paru dans la "Revue de la bijouterie joaillerie, Orfèvrerie"

Tiffany a créé ainsi des bijoux artistiques et beaux, et qui, en raison des pierres employées, sont d'un prix abordable. Ils doivent être, par conséquent, d'une vente facile. C'est un exemple que pourraient suivre certains de nos joailliers parisiens, car il vaut mieux voir s'agrandir sa clientèle que de la conserver stationnaire. Peut-être aussi sauraient-ils mettre dans leurs bijoux un peu d'art français, ce qui serait un attrait de plus.



Cette broche de Tiffany est en or ciselé, avec des émeraudes, des perles américaines et diamants
George Kunz a rassemblé une collection de minéraux et de pierres précieuses rares pour l'exposition de Paris, ainsi que des bijoux fabriqués par Tiffany & Co. 
Tiffany présenta une collection américaine de bijoux et d'ornements inspirés de l'art et des ressources américaines telles que les perles du Tennessee, les saphirs du Montana, les grenats de l'Arizona, le cristal de roche du Colorado et l'opale mexicaine.


Deux photographies de cette exposition de Buffalo

Emplacement : L'exposition s'est déroulée sur 350 acres dans ce qui est maintenant le parc Delaware à l'ouest de Buffalo, bordée par Delaware Avenue à l'est, Elmwood Avenue à l'ouest, et la ligne de chemin de fer New York Central au nord.
Le thème principal était de célébrer les accomplissements des pays du continent américain et de promouvoir la coopération et le commerce entre eux, illustrés par le slogan "commercial well-being and good understanding among the American Republics."
Autrement dit:   « le bien-être commercial et la bonne entente entre les républiques américaines."
  L'exposition a été surnommée "The Rainbow City" en raison de ses bâtiments colorés et des éclairages électriques spectaculaires, utilisant pour la première fois l'électricité hydroélectrique de "Niagara Falls" à grande échelle pour illuminer les structures nocturnes.




Evidemment, il y eut une représentation française ,voici un grand pendant avec perles fines de Boucheron


Autre pendentif de la maison Boucheron de 1901


Je travaille d'après des revues (de ma collection personnelle)  et certains commentaires sont surprenants mais non dénués de justesse comme  celui qui suit pour ce bijou de Boutet de Monvel qui par ailleurs  s'est distingué par ses créations de bijoux extravagants et naturalistes, fortement influencées par le japonisme et l'Art nouveau. Installé au 18 rue Tronchet à Paris, où il dirigeait la boutique  "L'Art Moderne", il produisait des pièces en or et en argent, souvent ornées de motifs inhabituels comme des hiboux, serpents, pieuvres ou algues. Ses œuvres, bien que moins raffinées que celles de contemporains comme René Lalique, étaient reconnues pour leur caractère brut et leur originalité.


En redescendant à la section d'art décoratif, on se trouve  subitement en présence de pièces d'un caractère effroyablement moderne, qui seraient capables d'effaroucher les plus résolus et de faire renoncer pour jamais au « style nouveau », si ce n'étaient pas là des manifestations accidentelles — espérons-le du moins — de tempéraments généreux, mais excessifs. Je ne voudrais faire de peine à personne, mais il est difficile de passer sous silence ces compositions outrancières, telles que les femmes — dont la vision de suave beauté devrait toujours être présente à l'esprit lorsqu'on compose pour elles des joyaux — que les femmes, dis-je, même les plus favorablement disposées pour les tendances nouvelles,éprouvent comme un sentiment de révolte en les regardant. Nous avons dit, en commençant, qu'il ne fallait pas être original « quand même », et c'est, je crois, ce qui fait l'erreur des altistes dont nous critiquons les oeuvres uniquement dans l'espoir d'être utile à eux-mêmes d'abord, et aussi à l'avenir du bijou moderne qui risquerait fort d'être compromis par les exagérations d'une fantaisie désordonnée.
Les bijoux lourds et tourmentés, d'aspect barbare et d'une exécution si sommaire, de M. Charles de Monvel, embelliront-ils jamais une jolie femme? Assurément non. 


1901:  broche libellulle de Falguieres, Revue de_la_bijouterie_joaillerie.


1901 Broche de Tiffany pour l exposition de Buffalo


Collier Joaillerie de Froment Meurice



                               Pendant NAÏADE, aux algues en  or ciselé et émail de Boucheron


Coulon et Cie qui avait été l un des triomphateurs de l'Exposition universelle de 1900


Juste après l'exposition de Buffalo à New York  il y eut Glasgow .
L'Exposition universelle de Glasgow en 1901, officiellement appelée "Glasgow International Exhibition", n'est pas une "Exposition universelle" au sens strict du terme, comme celles de Paris ou de Londres sanctionnées par le Bureau International des Expositions. Il s'agit plutôt d'une exposition internationale organisée par la ville de Glasgow, en Écosse, pour mettre en avant ses avancées industrielles, scientifiques et culturelles.
Il y avait une forte représentation française dont Sandoz, Aucoc, Gaillard, Feuillatre, Foy, Templier, Keller frères


Broche Capucine de Falguières, or émaux; diamants, perle 



1901 "La Sève" or et perle de Henri Vever


Saphirs diamants et or de Mellerio



Buffalo : Grand ornement de corsage en joaillerie avec des saphirs américains.


Buffalo : Broche genre Renaissance Italienne  en or ciselé, émeraudes, perles américaines et diamants par Tiffany


1901 Peigne aux pigeons, corne, ivoire, émaux et diamants par Falguières


1901 Pendentifs et médaille par les frères Piel 


Magnifique Coupe de Chaumet  en Lapis Lazuli , c'est un dragon en or repoussé et émaillé , présentée par Chaumet a l'exposition de décembre 1901 à Saint-Petersbourg.


Peigne en Ivoire, or et émaux de Falize Frères.



Pendentif en or ciselé, émaux et perles de Marret.



Broche avec trois "oeil de chat" de Boucheron.


Etonnant pendant de cou japonisant en or émaillé et petites opales  par Chaumet


Broche Boucheron

Frédéric Boucheron est décédé le 20 août 1902 à Paris, 47 avenue du Bois de Boulogne devenue depuis 1929 l'avenue Foch dans le 16ème arrondissement de Paris Ile-de-France, à l'âge de 71 ans. Il est inhumé à Paris, Cimetière Montmartre.
Frédéric Boucheron avait créé une nouvelle société en nom collectif en 1901 avec Georges Radius. Société refondue en 1902 après son décès avec l'arrivée de nouveaux associés. Entre alors dans cette société qui garde le nom précédent, Paul Radius, fils de Georges, jean François Aubert qui était bijoutier et René Huot.


Pendant de col avec un Péridot, feuilles émaillées et ciselées de Boucheron


Ornement de Corsage par André Aucoc.



Diadème Violette Par René Foy en 1901



Bracelet  "Plume" de Mellerio 



Pendentif diamants de Louis Aucoc


Pendentif joaillerie perles de Marret Frères


Broche de Léon Vaguer


Broche joaillerie de Leon Vaguer



Pendant de Louis Aucoc


Pendant de la plaque opale avec émaux translucides et brillants de Vever


Tres beau pendant or émaux, émeraudes cabochons de Vever


Broches et pendant de cou de Louis Aucoc


Pendant de Col de F. Després


Autre Broche de F. Després



Pendant de cou or et émail de Marest


Broche de F. Despres


Diadème (un peu chargé) de Soufflot



Pendant de Froment Meurice


Tres bel ornement de corsage


Broche genre renaissance italienne de Tiffany  en or ciselé, émeraudes , perles américaines et diamants.

Le 18-02-1902 Charles Lewis Tiffany décède .
À la mort de son père en 1902, Louis Comfort Tiffany prend la relève et devient le premier directeur du design de Tiffany.



Broche américaine Tiffany  perles américaines et or

Influence et Réception : La joaillerie exposée était non seulement un reflet de la mode de l'époque mais aussi un moyen pour les artistes de se faire reconnaître. Les médailles et prix attribués lors de ces salons pouvaient lancer ou consolider la carrière d'un joaillier. Les critiques d'art de l'époque soulignaient souvent l'originalité et la qualité artistique des pièces présentées.
Tout ce qui suit concerne le Salon de la société nationale des artistes français de 1902


Devant de Collier par Louis Bonny




Collier Araignées et insectes par Charles Boutet de Monvel


Dans la revue de la Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie de Juin 1902 , le jour,naliste Jean Louis Bertrand écrivait : Mais si une simple impression suffit au public qui se promène en curieux banal au travers des Salons, il n'en est pas de même pour les artistes, pour les bijoutiers-joailliers, pour les véritables amis de cet art charmant, destiné à embellir la femme, à rehausser l'éclat et la puissance de sa grâce séductrice. Ceux-là sont avides de détails: ils attendent, avec une impatience fébrile, que la critique se prononce sur l'oeuvre exposée ; les uns espèrent un éloge raisonné, un encouragement mérité ; les autres se réservent pour fixer leur choix, pour acquérir plutôt telle parure, tel bijou. Si la critique restait muette, ce serait pour tous une désillusion, un chagrin véritable. C'est pour cela que je continue a citer tous ces joailliers  écrasés par l oubli et le monopole de quelques grandes marques et groupes qui ne partagent pas le nom des artistes qui fanbriquent pour eux.


Diadème de Camille Gueyton.



Dabault


Bagues de  De Ribeaucourt

Plaque de collier sirène par Dubret




Ornement de corsage par M Falguières


Pendant de cou Papillon, or et émail translucide par Feuillatre




Ornement de corsage Par Fouquet


Devant de Collier par Guérin


Tres beaux peignes de Lucien Gaillard.





Ce très beau portrait en médaillon, pièce unique vers 1900 qui provient de la Marquise de Polignac.
portrait de femme (par G. Debillemont-Chardon) entouré d'une monture en argent à décor d'émaux plique-à-jour et cabochons d'opale; la chaîne en or Le médaillon signé en bas à droite et la monture signée "Cte DU SUAU / DE LA CROIX"



En résumé, la joaillerie à la Société des Artistes Français en 1902 était une vitrine pour l'innovation et l'artisanat de haut niveau, reflétant les tendances artistiques de l'Art Nouveau et jouant un rôle crucial dans la reconnaissance des bijoutiers comme des artistes à part entière.

 

Néves & Dubois. Mystere en partie résolu. La maison Audouard qui les précéda

  Cliquez sur toutes les photos pour les agrandir. Ce beau et rare bracelet de Boucheron me pose beaucoup de questions, il est décrit par la...