jeudi 23 mars 2023

ASSCHER diamants : La taillerie de diamants de Versailles devenue Lycée. Une occasion perdue pour une industrie du diamant en France.

 Cet article est la suite de : https://www.richardjeanjacques.com/2023/02/1940-le-diamantaire-de-religion-juive.html


J aurais aimé recevoir des renseignements de la Ville de Versailles, mais !!!! 

Dans l' histoire des "Asscher" que j ai relatée dans mon article précédent, Joseph et Louis Asscher avaient créé une taillerie de diamants à Versailles, les travaux avaient dû démarrer en 1920.
Nous aurions pu,  dès 1407 à Paris,  devenir une place importante du diamant en Europe.
Guillebert de Mets était un copiste flamand du xve siècle, échevin de Grammont, né vers 1390-1391 et mort après 1436. Il est connu pour être l'auteur d'une Description de Paris (1434). Selon lui Hermann et ses artificieux "taillaient les diamants de diverses formes"
Puis vint Mazarin  qui vers 1640, adorait les beaux diamants en particulier "Le Grand Mazarin"qui est un diamant ayant notamment appartenu au cardinal Mazarin puis transmis à la royauté française au décès de celui-ci. Il a été porté par 4 rois, 4 reines, 2 empereurs et 2 impératrices.
C'est un diamant rose fantaisie de 19,07 carats.  
Il a orné le diadème de l’Impératrice Marie-Louise commandé par Napoléon Ier au joaillier François-Régnault Nitot.
En 1887, le gouvernement français a vendu aux enchères des objets appartenant à la Couronne de France, dont les diamants de la Couronne et notamment celui-ci. Il a appartenu au joaillier Frédéric Boucheron, puis à la famille De Wries.
Mazarin avait fait venir à Paris des spécialistes hollandais qui travaillèrent pour toutes les cours d'europe et auxquels Mazarin confia les 12 plus gros diamants de la couronne de France afin de les retailler.
Mais à la mort de Mazarin , cette petite industrie déclina et à la fin du XVIII ° siècle, il  ne restait que 75 lapidaires .
Le sieur Charles-Alexandre de Calonne, comte d'Hannonville, qui fut un magistrat, un économiste et homme politique, né à Douai en 1734 et mort à Paris en 1802, ministre et controleur général des finances de Louis XVI,  tenta de faire revivre cet art de la taille du diamant et soutint un étranger nommé Schabracq qu'il subventionna pour installer 27 meules au faubourg saint antoine.
Mais la révolution se chargea de couler cet ambitieux projet, et après 15 années ne restait plus que quelques diamantaires isolés sur la Capitale.

1921 Inauguration de l'Amsterdam à Versailles

Trois frères qui aimaient la France vinrent de Hollande, et pour les raisons que j ai expliquées dans mon article sur les Asscher , décidèrent de faire construire aux portes de Versailles (2 Kms 400 du Chateau de Versailles) une taillerie de diamants.
L'aspect extérieur du batiment ressemble à un chateau de style Hollandais, c'est celui ci qui fut inauguré en grand pompe en 1921 par le Ministre du Travail.


La presse de l'époque relata l'évènement dans de nombreux journaux

UNE FETE FRANCO-HOLLANDAISE  INAUGURATION PAR M. DANIEL-VINCENT D'UNE TAILLERIE DE DIAMANTS A VERSAILLES "L' Amsterdam" est une usine modèle qui dresse aux portes mêmes de Versailles une jolie demeure hollandaise; tous les Parisiens, tous les étrangers, en se rendant à la cité du roi, pourront admirer en passant cette fabrique moderne, qui est une réplique de la merveilleuse usine que MM. Asscher possèdent à Amsterdam. En l'honneur de l'inauguration, se trouvaient côté du ministre du Travail, le général Dubail, grand chancelier de la Légion d'honneur, le général Malleterre, M. Loudon, ministre des Pays-Bas, et tous les représentants de l'industrie diamantaire. La cérémonie cammença par la visite des ateliers où la lumière entre à fots, du réfectoire, des lavabos des ouvriers. Comme le disait AI. Le Guéric, secrétaire du syndicat des ouvriers diamantaires, " nous désirions un atelier, vous nous donnez un palais"
Mais Mrs Asscher ont pensé que cela ne suffisait pas de doter la France d'une taillerie de diamants unique, ils ont décidé que les apprentis seraient choisis parmi les orphelines de la guerre, poursuivant ainsi leur apostolat charitable.
M. Joseph Asscher parla de l'industrie diamantaire qui occupe en France plusieurs milliers d'ouvriers et qui va, désormais, en occuper un plus grand nombre. En termes exquis, Ie ministre des Pays-Bas, M. Loudon, donna la véritable signification de cette réunion, qui montrait  mieux que tous les discours, la profondeur, la sincérité de l'amitié franco-hollandaise. Il vanta les qualités de la femme française. Enfin M. DanielVincent, ministre du Travail, dit quelle importance le gouvernement français attachait à la création de cette usine modèle qui cimentait les bonnes relations entre la Hollande et la France. Au milieu des applaudissements il nomma M. Joseph Asscher officier de la Légion d'honneur. En vérité, ce fut là une belle fête de l'amitié franco-hollandaise et du travail.


Joseph avait déja été décoré , en 1912!!

1921 devint Officier


La revue "Nature" du 12 Novembre 1921


Revue "La Nature" Un Cliveur de la taillerie de Versailles

Les trois Asscher pour commémorer l'entente Franco-Hollandaise, vécue pendant la grande guerre de 1914-18 avaient décidé de réserver la plupart des emplois aux orphelins de guerre.
le journaliste de l'époque Jacques Boyer nous invite à visiter la taillerie  en nous arrêtant d'abord dans le bureau des experts qui examinent les diamants bruts, d'abord à l'oeil nu, puis à la loupe pour se rendre compte des "Crapauds" (expression très imprécise pour décrire les défaults dans le diamant)
Les diamants étaient marqués au pinceau par des signes particuliers, destinés à fournir des indications aux cliveurs ou aux scieurs.

Le diamant, très pointu,  apres avoir été assujetti à l aide d'un ciment fusible, à l'extrèmite d'un manche en bois, le cliveur disposait de manière identique, un diamant a travailler. Avec le premier il faisait une entaille dans la partie de la gemme qu'il désirait détacher et introduisait un couteau d'acier sur lequel il frappait un grand coup. Le diamant se fendait en deux, et le cliveur répètait autant de fois que necessaire cette opération. (Quelques fois, le diamant va se cliver en plusieurs morceaux)


Après le clivage du diamant venait le sciage, ici les rangées de machines pour scier les diamants.  Mais on sciait les pierres qui renfermaient beaucoup de défectuosités, mais que leur "sens " ne permet pas de cliver, car le fil à un sens. Le sciage se pratiquait  avec des rondelles circulaires en bronze phosphoreux ayant 6 à 8 centimètres de diamètre pour quelques dixièmes d'épaisseur,ensuite le sciage s'opèrait à une vitesse de rotation de 4 à 5000 tours 


Le Débrutage au tour

Après le clivage ou le sciage, les diamants subissaient le débrutage, premier polissage assez grossier qui s'opérait soit à la main, soit au tour. Dans le premier cas , le débruteur ou la débruteuse frottait l' un contre l'autre deux diamants enchassés comme pour le clivage à l extrémité d'un manche de bois.
Il fallait un effort considérable pour ce travail. Le Débruteur se mettait au dessus d'une petite boite destinée à receuillir la précieuse poussière produite par l' usure des deux diamants, bien que dans l usine versaillaise, on l'executait comme sur la photo ci-dessus le plus souvent à la machine, en plaçant le diamant sur un mandrin spécial, et l'ouvrier (re)appuyait l' autre diamant emmanché sur un grand burin et l'approchait de la gemme enchassée sur le tour. Il fallait s'arrêter quand le diamant avait acquis un brillant mat et une forme assez voisine de celle que le "polissage ou taille " acheverait de lui donner.


Une batterie de tours à scier le diamant


Le Polissage ou taille: les polisseurs (ses)

Restait le polissage, les polisseurs avaient besoin pour cela d'un outillage varié. Ils commençaient d'abord par mettre les diamants ebauchés dans des dopps. Sorte de petites cupules en cuivre soutenues par une tige de même métal et destinées à les maintenir dans une position fixe au cours du travail.

Au moyen d’une flamme de gaz, ils chauffaient dans chacune de ces coquilles métalliques un alliage de plomb et d'étain, puis, quand le bain entre en fusion, ils y enfoncaient la pierre a polir de maniere que la face à user emerge seule de la masse pâteuse. Dans les ateliers de la taillerie Versaillaise,, un sertisseur alimentait en dopps 4 à 5  polisseurs^, et il répetait la mme operation, environ 200 fois par jour. Aussi les poussieres de plomb qui impregnent constamment les doigts de ces ouvriers et les vapeurs qu’ils respirent pendant le chauffage de l'alliage métallique finissent par les intoxiquer. 
Le luxe engendre parfois des maux insoupconnés. Nos jolies mondaines en paradant au theatre ou dans un salon ne se doutent certes pas que leurs rivieres de diamants ont tué peut-étre le pauvre sculpteur de leur étincelant bijou!(Jacques Boyer en 1921)


Diamant brut dans son "Dopp" (copyright Charles Roussel)

En revanche, les polisseurs au plateau  ne risquaient pas leur santé oomme leurs camarades, surtout dans les locaux spacieux, clairs, et bien ventilés de la taillerie versaillaise. Confortablement assis devant un établi appelé a moulin » en termes techniques, ils commencaient par fixer la tige support du dopp dans une pince à vis speciale, puis ils pressaient la face de la gemme à tailler contre une meule horizontale en fonte de fer recouverte d'huile d'olives et de poussiere diamantée. Ce mélange s'infiltre petit à petit dans le metal de la meule et avec la poussiere microscopique provenant de l’usure de la pierre precieuse, constitue une sorte de "lime à diamant" qui, animée d'une vitesse de 2400 tours par minute, va assez vite en besogne. De temps en temps au cours de l'operation, chaque ouvrier devait verifier les resultats obtenus; il se servait  pour cela d'une loupe qui lui permettait de se rendre compte des stries produites par l'usure et qu’il lui fallait faire  disparaitre . Quand il jugeait le polissage d'une face achevée, il enlevait le dopp de sa pince et le repassait au sertisseur. Celui-ci le portait à  nouveau sur le bec Bunsen pour ramollir l’alliage qui emprisonnait le diainant, puis le ressertissait dans la masse pâteuse, en mettant au jour un autre plan de la pierre. 
Cette facette subissait alors un polissage identique et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait realisé la
forme desiree pour la gemme.










1928 dans la revue "La représentation diplomatique"


1929 dans la revue Le Génie Civil à propos du béton armé

CONSTRUCTIONS CIVILES
La taillerie de diamants de Versailles. -- En 1921, une importante société de diamantaires d’Amsterdam et de Paris a fait construire a Versailles, dans un quartier éloigné du centre, une taillerie de diamants analogue a celle d’Amsterdam appartenant à la meme maison, et constituant en meme temps un centre d’apprentissage pour ce métier trés particulier.
La Technique des Travauux décrit, dans son numéro de novembre, cet établissement construit sur les plans de M. Wybo, architecte parisien, dans des conditions qui satisfont à tous les desiderata de l’hygiéne du travail.
Le premier étage comporte une trés grande salle de taille, précédée d’une salle de sciage et de 
" débrutage"; au deuxieme étage sont une salle de taille plus petite, et une salle de débrutage mécanique. Les combles sont occupés principalement par le réfectoire et le local de récréation des apprentis; le rez-de-chaussée est consacré au logement du concierge, aux vestiaires, a des locaux accessoires; en sous-sol, on trouve une salle de coffres-forts des portes de sureté, des réservoirs et des pompes. L’ossature générale du batiment, en béton armé, est calculée pour une surcharge de 700 kg/m”, non compris le poids des machines, de facon a éviter des vibrations des planchers incompatibles avec la taille du diamant. Les fenétres jouent naturellement ici un role essentiel, et on leur a donné le maximum possible de surface.


Christophe Dubois, un sympathique lecteur de mes blogs, m'a adressé la photo d'une médaille , réalisée en 1934 à l'éffigie de Louis Asscher.


Arbre généanlogique de Louis Asscher


1931 dans les nouvelles de Versailles
Sous le titre : « Diamants et Diamantaires », notre distingué confrère Monsieur Ernest Raynaud vient de faire paraître dans le « Petit Journal » une série d’articles des plus intéressants sur les « marchands et sculpteurs de soleil ». Ecrits dans une forme attrayante et claire — comme un diamant — ces articles nous font assister à un captivant voyage dans un monde curieux et pittoresque, au cours duquel M. Ernest Raynaud, décrivant la vie et les mœurs de « ’ces habiles artisans, de ces commerçants actifs qui marquent des trésors », nous expose l’état de la crise mondiale qui sévit actuellement sur cette industrie et ce commerce de luxe ; il nous transporte à Amsterdam, « la capitale de la taille des pierres précieuses », à Anvers « la métropole de leur négoce », à Londres, à Bruges, .en Afrique du Sud, à Paris, à Saint-Claude, dans le Jura, le centre de là taille du diamant en France, ... à Versailles. Un de ces articles est en effet consacré à la Taillerie de Versailles dont nos concitoyens connaissent l’existence par la construction élégante élevée depuis une dizaine d’années avenue de Picardie. Grâce à l’amabilité de notre grand confrère la « Petit Journal » et à celle de M. Ernest Raynaud, nous mettons sous les yeux de nos lecteurs cet intéressant article :


VISITE A LA TAILLERIE DE DIAMANTS DE VERSAILLES Si les centres de la taille du diamant sont aujourd’hui Amsterdam, et Anvers, Paris, jadis, fut quelque temps, la capitale de cette industrie délicate. Mazarin y avait attiré un nombre de spécialistes flamands qui travaillèrent bientôt pour toutes les cours d’Europe. Le cardinal lui-même leur confia, poulies retailler, les douze plus gros diamants de la couronne. Mais après la mort de l’illustre prélat, les tailleries parisiennes perdirent leur prépondérance au bénéfice de Gand qui fut, à son tour, détrônée par Amsterdam. Cependant, la région parisienne a encore ses tailleries de diamants. Certes, elles sont moins vastes, elles sont moins belles que celles d’Amsterdam... et l’on n’y travaille pas davantage. C’est à se demander, pour peu que persiste la crise, actuelle, si ces ateliers ne devront pas être un jour transformés en des musées où l’on montrera aux écoliers des mannequins figés dans l’attitude hiératique de ces sculpteurs de soleil, dont l’art était légendaire au temps où l’on taillait encore le diamant... Ironie ? Mais non, regret sincère et que rend plus vif en moi le souvenir de la visite que j’ai faite à la taillerie de diamants qui dresse, sur la route de Picardie, à Versailles, sa fine silhouette- de château hollandais.

Hollandais?... Vous n’en serez pas étonné, je pense, quand vous saurez qu'elle a été édifiée par cette maison Asscher qui possède, dans la « Venise du Nord », la plus belle diamanterie du monde. MM. Asscher ont, en effet, tenté de renouer, sur le sol de l’Ile-de-France, la vieille tradition que les efforts de Mazarin, puis ceux de Calonne, ceux de Lelong-Brunet, en 1848. de Philippe aîné, en 1852, de Roulina, en 1860 et 1872, n’avaient point réussi à maintenir. C’est en 1921 que MM. Asscher inaugurèrent, en présence d’un ministre français, leur taillerie versaillaise à laquelle ils donnèrent le nom d’ « Amsterdam ». Ils prirent comme apprentis des pupilles de la nation à qui ils inculquèrent l’art délicat de la taille et qui sont maintenant d’excellents ouvriers et ouvrières. Ils créèrent en même temps, pour leur personnel, une maison d’habitation, un terrain de jeux et des cours de perfectionnement. Bâtiment élégant, avec sa façade en briques roses et blanches, sa grande porte dont deux lanternes à facettes encadrent le plein cintre, ses larges baies vitrées par lesquelles s’engouffre dans les ateliers la clarté cent pour cent du jour : telle se présente l’« Amsterdam ».

Si l’on ne savait point que l’on se trouve ici chez des Hollandais, on le comprendrait d’emblée, je suppose, dès le seuil franchi, tant tout ici est propre. Loin de moi, certes, d’insinuer que les maisons françaises ne le sont pas. Mais, et je ne suis pas seul à le dire, il y a un genre de propreté qui n’appartient qu’à la Hollande et qui fait, mon Dieu oui, que ce pays soit le seul au monde où l’on ne mépriserait point de coucher dans les étables tant elles y sont soigneusement entretenues. ... Donc, nous voici à l’intérieur de la taillerie de Versailles. En plus petit, et avec moins de salles, on retrouve ici la diamanterie-mère d’Amsterdam. Il n’est que la courtoisie du directeur qui ne soit point, ici... réduite à l’échelle. Celui-ci, M. Van Amerongen, issu de nombreuses générations de diamantaires amstellodamois, adore son métier et le plus grand plaisir qu’on lui puisse faire est de lui en parler. Comme j’étais précisément venu le voir pour cela, nous nous entendîmes très vite. j’ai dit tout à l’heure que nos diamanteries ne travaillaient pas ; Rectifions vite : elles travaillent au ralenti, pour autant que le leur permet la fameuse loi de réglementation de la production... pour autant que le leur permet, surtout, la loi plus sévère encore de la demande. Plus heureux qu’à Amsterdam, je visitai la taillerie versaillaise, alors que ses ouvriers l’animaient. C’est donc là que j’ai vu travailler le diamant. Les phases de la taille J’ai vu, tout d’abord, l’expert examiner à la loupe le diamant qu’on lui avait apporté, puis tracer dessus, à l’encre de Chine, les « fils de la pierre » qui indiqueront au cliveur la marche à suivre pour éliminer les crapauds, les impuretés. J’ai vu ensuite le cliveur, qui, avec son couteau d’acier et son petit marteau, partage la pierre suivant les indications qu’elle porte et dans le « sens » qui convient —- car le diamant, comme le bois, a un sens naturel. J’ai admiré le sang-froid et la maîtrise de cet ouvrier qui, d’un coup de marteau maladroit, pourrait briser une fortune. J’ai vu le scieur devant ses scies automatiques qui tournent à la vitesse prodigieuse de 3.600 à 4.000 tours a la minute. On scie les pierres qui ont de nombreux défauts mais que leur « sens » ne permet pas de cliver. Puis le débruteur qui modèle la pierre au tour, afin de préparer sa besogne au polisseur. Puis le polisseur. C’est lui le véritable tailleur du diamant. Jusqu’ici, la précieuse pierre est comme un être dont on a modifié. le corps mais auquel manque encore l’âme. Le polisseur va la lui insuffler en permettant au miraculeux pouvoir de réfringence de la pierre des dieux de produire ses effets de lumière. Le sertisseur monte la pierre sur le « dop » et le polisseur va ainsi pouvoir lui faire subir l’épreuve décisive, de la meule. Pour chaque face du diamant, il faut recommencer l’opération, et certains diamants ont 58 facettes! Un petit bain bouillant d’acide, et le diamant, enfin dégagé, de sa gangue de ténèbres, apparaît limpide, éblouissant, prêt, a être monté sur les griffes des bagues, des diadèmes ou des couronnes. Ernest RAYNAUD.



1937 dans la "Revue diplomatique"
Joseph Asscher est décédé à Deauville (Calvados), 20-08-1937

Dans mon article précédent 
J ai explique ce qui était arrivé pendant et après la guerre 39-45 à la branche Française, en Hollande, ce fut tout différent.
Seuls dix membres de la famille Asscher et quinze des cinq cents polisseurs ont survécu à l'Holocauste . Bien qu'autrefois la capitale mondiale du polissage des diamants, l'industrie du diamant en Amsterdam a été pratiquement anéantie pendant la guerre, y compris l'Asscher Diamond Company. Anvers s'est ensuite imposé comme un important centre de polissage de diamants.

En 1946, Joop et Louis Asscher ont été invités à utiliser leur expertise pour démarrer une nouvelle entreprise à New York , mais ils ont choisi de rester dans leur maison d'Amsterdam et de reconstruire l'Asscher Diamond Company. 


Sur le facebook de la ville de Versailles, j ai pu trouver cette photo et ce texte.
Ce bâtiment original était au départ une diamanterie construite en 1920 par des hollandais, les Frères Asscher, chargés quelques années plus tôt de tailler le célèbre Callinan, plus gros diamant jamais trouvé.
Proche de Paris, la société s’attachait à développer le rôle social, en employant et donnant une formation à des orphelins de la guerre et autres pupilles de la Nation. En 1953, le bâtiment est récupéré par la Ville de Versailles, suite à la faillite de l’industrie. Une école pour fille y est installée pour finalement devenir un lycée professionnel. 

J'aurais aimé que la Royal Asscher Company de Hollande me réponde sur l histoire de la maison en France et son rapport avec la maison Hollandaise. J ai expliqué comment Louis Asscher a sauvé l' entreprise française mais en Hollande il n en fut pas de même avec Abraham Asscher .
Après la guerre, Asscher et Cohen furent accusés par un jury d'honneur juif d'avoir contribué par leur adhésion à ce qui était arrivé aux Juifs néerlandais et il leur fut interdit à jamais d'exercer une activité dans une organisation juive.(Les evènements étaient de la plus haute gravité) Asscher entra dans une telle colère qu'il renonça à être membre de la communauté juive. Une des conséquences est qu'il n'a pas voulu être enterré au cimetière juif de Muiderberg, mais au cimetière de Zorgvlied à Amsterdam. Wikipédia.

Dommage , j'espère ne pas avoir fait d'erreurs.


J'ai fini par trouver l'acte de décès de Louis Asscher décédé le 14 septembre 1962 à Paris

Les cinquième et sixième générations de la famille Asscher en Hollande, sont à la tête d'une entreprise internationale. Edward Asscher, père travaille en collaboration avec sa fille Lita et son fils Mike.

En mars 2020, Edward Asscher a annoncé sa retraite de l'entreprise. Avec son départ, sa fille Lita Asscher et son fils Mike Asscher seront co-présidents du cabinet. 

En 1921 le journaliste Jacques Boyer écrivait :
Telles sont, rapidement resumées, les differentes operations qui s'executet actuellement dans les
ateliers de l'Amsterdam de Versailles à laquelle nous souhaitons de devenir bientôt  l'egale des puissantes tailleries neerlandaises. Puissent la plupart des diamants bruts de l’Afrique du Sud, du Bresil ou des Indes venir se debarrasser de leur gangue grossiere dans la ville, du Grand Roi et raviver leurs feux, grâce à l'habilete des tailleurs versaillais. '

Cela n'a pas duré et de nos jours, la taillerie est devenue un Lycée


Un complément, des questions , m'écrire à : richard.jeanjacques@gmail.com :



vendredi 10 mars 2023

Chiso & fils: L'aventure commence en Italie, il s'installe en argentine, passe par Paris et devient le grand Joaillier de Buenos Aires

Même si ce collier de Ghiso s'inspire de celui de Van Cleef & Arpels; il a fallu le fabriquer, le vendre!


Je reviendrais sur ce collier plus après dans mon article, mais pour qui fut-il conçu et fabriqué?


Pour Evita Peron, héroine et égerie de l argentine

Le concepteur et fournisseur d'Evita, fut "le" joaillier Argentin de l'entre deux, et après guerre 1939-45
La maison Ghiso de Buenos Aires, Qui était son fondateur??? Malgré l ignorance des grands ouvrages comme le Dictionnaire international du Bijou, ou les livres de joaillerie  je vais essayer de retracer son histoire.


Hélène Renard, a bien voulu me traduire l essentiel de cet acte de 1878 , Je l'en remercie

" Registre de la Paroisse de Nuestra Senora del Socorro
     - 11 Mai 1878 : baptême de Miguel Juan Jose, né le 25 Aout 1877

    - Fils légitime de : Don Miguel Ghiso originaire d’Italie, âgé de 33 ans ET de Dona Catalina Scarone, originaire d’Italie, âgée de 24 ans, domiciliés au 523 Calle de San Martin
    - 
Parrain : Don José Ferrari, originaire d’Italie, âgé de 26 ans, domicilié au 523 Calle San Martin
    - Marraine : Dona Maria Secchi, originaire de Buenos Aires, âgée de 17 ans, domiciliée au 527 Calle San Martin "

Registre de la Paroisse del Socorro
    - 28 Mars 1886 : baptême de Juan Raul Dante, de sexe Masculin, né le 31 Juillet 1885 à 6h30 du matin à la capitale d'Argentine
    - Il est le 8ème enfant du couple, fils légitime de Don Miguel Ghizo Ghiso, originaire de la commune de San Bernard, province Gênes en Italie, âgé de 42 ans, horloger de profession, de religion catholique, qui sait lire et écrire ET de Dona Catalina Scarone, originaire de la commune d'Altare de la province de Gênes en Italie, âgée de 31 ans (il me manque la fin du documents....)
Notations marginales à gauche : ordre de rectifier le nom de famille du père en remplaçant Ghizo par Ghiso.
Les villages de San Bernardo et d'Altare sont tous les deux situés près de Gênes, dans la région de Savone. 
En regardant dans les archives en ligne de San Bernardo allant de 1837 à 1845, j'ai retrouvé plusieurs personnes du nom de Ghiso dans les registres de naissance, notamment un certain Michele Ghiso né le 30/09/1841.
C'est le bon, il est bien né en 1841


Une autre amie de Facebook  Carmen Nogalès a ajouté

parrains et marraines M. José Ferrari, originaire d'Italie, âgé de vingt-six ans, domicilié Calle de San Martín numéro cinq cent vingt-trois, et Mme María Secchi, originaire de Buenos Aires, dix-sept ans domicilié calle de San Martín numéro cinq cent vingt-trois, qui ont été avertis de la parenté spirituelle avec le filleul, et de l'obligation de lui enseigner la doctrine chrétienne, et en signe de vérité ils le signent,
Le curé de la paroisse, José Apolinario Casas
En marge : Miguel Juan José Ghizo.

Ainsi, donc, Miguel  juan José Ghiso, n'est pas arrivé à la fin du siècle en argentine , mais avant 1870.
En effet Catalina et Miguel eurent une fille prénommée aussi Catalina , en 1870.

Miguel Ghiso avait donc émigré de Gênes en Italie  vers Argentine, d'après mes calculs, il serait né en 1841 et le document qui suit se serait trompé aussi sur son âge.


En 1895 d'Après de document du recensement , pas de trace de leur fille Cataline, (peut être était elle mariée) mais il se trouve José: (né en 1873) puis Pedro (1876) Miguel(1878) Alberto  (1880) Alfredo (1884) Raul (1886 et Oscar en 1893. Nous retrouverons ces trois derniers dans les années 1930.


A partir de quelle date était il installé bijoutier?  En 1868  
A la plus ancienne date il est déclaré au 786 Calle Florida  à Buenos Aires.


La Calle Florida vers 1898 :  Les débuts de la calle Florida remontent à la fondation de Buenos Aires, alors qu'elle représentait un simple sentier qui montait vers la berge depuis le río de la Plata. En 1880, à la suite d'une épidémie de fièvre jaune, les gens aisés de la ville abandonnèrent leurs demeures du sud de la cité pour habiter le quartier de Retiro considéré comme plus sain, car plus élevé. La calle Florida reliait ce nouveau quartier au centre-ville, et c'est ce qui détermina la vocation de la rue, en tant que centre commercial important.


Calle Florida en 1900
En 1910 l'artère était définitivement commerciale, et c'est depuis ces années que Florida est une des rues les plus importantes de la capitale, c'est une rue qui  a beaucoup évolué depuis sa création.

Je pense que Miguel Ghiso en 1889 s'installa  dans les "Les Galerías Pacífico", jadis siège de la compagnie ferroviaire d’État régissant la liaison vers le Chili et l'Océan Pacifique, Les Galeries Pacifico sont à Buenos Aires ce que le Bon Marché ou les Galeries Lafayettes sont à Paris  cet immeuble avait été d'ailleurs bâti sur le modèle du Bon Marché à Paris. En 1946 fut rajoutée une coupole ornée de 12 magnifiques fresques.  


Elles furent restaurées en 1945, il se trouve  de superbes coupoles peintes par différents artistes argentins. Le lieu fut finalement classé monument historique en 1990.
Devenue monument national, la galerie a rouvert en 1992 sous le nom de Galerias Pacifico après rénovation et ajout de quatre fresques supplémentaires.

La famille Ghiso va rester à cet endroit jusque dans les années1960.

Mais cette maison en 1897? 


Elle est déclarée se trouver au 786 calle Florida à Buenos Aires  comme fabricant de montres et joailliers (Bureau of américan républic Argentina)
Peu de bijoux sont parvenus jusqu'a nous par le biais des ventes aux enchères, Miguel Ghiso se mit a importer beaucoup en provenance de France , d'Europe et du reste du monde aussi bien des bijoux, des montres , de la porcelaine, de l argenterie, etc.



L 'un des bijoux les plus anciens que j ai pu trouver aurait été fabriqué aux alentours de 1910, d'après Christie's
UN BRACELET D'ÉMERAUDES ET DE DIAMANTS BELLE ÉPOQUE, PAR GHISO Serti clos d'une émeraude cabochon dans un entourage de diamants taille unique sur l'ancien anneau articulé de diamants taille européenne, vers 1910, 18,5 cm.
Signé Ghiso......
Signé Ghiso, mais nous verrons plus loin et souvent qu'il signait des pièces fabriquées en France, et malheureusement, les maisons de ventes, ne se sont pas toujours occupées des poinçons de Maitre.



En 1914 il n'est plus au 786 clle Florida , mais au 782. Est ce dû aux travaux de la "galerias pacifico?"



UNE MONTRE RÉTRO DIAMANT ET BRACELET OR, PAR GHISO, peut être 1915
Centré sur un ancien groupe de diamants européens et à coupe unique en forme de dôme, s'ouvrant pour révéler une montre, avec un mouvement à levier à remontage nickelé, le cadran argenté avec des chiffres arabes noirs à 12, 3, 6 et 9 heures, à l'entourage de l'éventail en or sculpté, orné de diamants taille unique, au bracelet à maillons en or, vers 1945, 6 1/8 ins.
Cadran et fermoir signés Ghiso, nos. 2674 et 4 ??
Le cadran et le fermoir signés ne veut pas dire qu'il en  est le fabricant, car il gravait souvent les dessous de fermoir avec son nom GHISO, quelques fois "Ghiso France"  sur des pièces qu il n'avait pas fabriqué,dommage que Christie's n'ait pu relever ou indiqué le poinçon de maître. 
Donc attention aux arnaques, Ghiso 


UNE PAIRE DE PENDENTIFS D'OREILLES BELLE EPOQUE EN CALCÉDOINE ET DIAMANTS, PAR GHISO Revendues par Christie's
Chacune conçue comme une série graduée articulée de calcédoine verte taille carrée, dans des entourages de palmettes de diamants taille rose ajourés, espacées d'une perle rocaille, montées en platine, vers 1918 Signée Ghiso Signée mais fabriquées par qui??? Poinçon de maître???

1918 : Ghiso est dans l annuaire
OD GHISO É HIJOS JOAILLIERS OBJETS ANCIENS 13, RUE AUBER TÉL. GUTENBERG 04-47 PARIS .......778 FLORIDE 782 - 86 UNION TELEF. AV 1251 BUENOS AIRES IX


Belle paire de boutons de manchette Art Déco en émail or 14k signés GHISO. Ils sont en très bon à excellent état, d'occasion et ne montrent qu'une usure minimale. Il s'agit d'une belle paire de collection qui plaira sûrement au collectionneur de boutons de manchette le plus particulier. Les boutons de manchette ont un peu plus de 1/2 pouce de diamètre. Poids 5,5 grammes. 
 
C'est une annonce de   Beverly Hills Antiques Michael Newman West Hills , CA


J ai étudié l 'ecrin et il est marqué "Casa Escasany" à Buenos Aires, grande maison qui s'installa dans le centre ville, c'est pourquoi je situerai ce bijou vers 1914 lorsque Ghiso importait pour lui et d'autres bijoutiers argentins



Voici une jolie publicité de la maison Escasany


Un magnifique sautoir Ghiso en platine ! Ce collier comporte une chaîne à maillons en platine de 24 pouces rehaussée de perles et de cabochons d'onyx. Le gland mesure environ 7,6 cm de long et est accentué de diamants, d'onyx et de brins de perles qui ont un grand mouvement lorsqu'ils sont portés. Vers les années 1920. en vente chez 1Stdibs


1920 dans la revue Comoédia, Alfred fils de Miguel Ghiso est déjà bien introduit dans le milieu parisien


Christie's situe cette épingle dans les années 20.
EPINGLE ART DECO ONYX, VERRE ET DIAMANTS, PAR GHISO
Représentant un sphinx, le corps en pâte de verre verte souligné d'une ligne de petits diamants taillés en rose et d'un cabochon d'onyx, la coiffe sertie de petits diamants taillés en rose, monture en or gris, vers 1920 Signée Ghiso
De qui? quel poinçon de Maître?


En revanche voici une maison de revente de bijoux qui a noté le poinçon de maître qui se trouve sur cet ensemble. C'est la maison "Graysantique"  https://www.graysantiques.com/

Un serti Art Déco, agate, onyx noir et diamants de Ghiso, composé d'une paire de boutons de manchette, de quatre boutons et de deux boutons de col, chacun serti de trois diamants taille rose pavés de platine bordé millegrain, sur des barrettes d'onyx noir, dans le centre de disques concaves en agate claire, avec garnitures en or blanc. Dans un écrin Ghiso, vers 1930. Chaque pièce est signée Ghiso, poinçons tête d'aigle français pour l'or gris 18 carats et poinçons français PM et fabricant de monoplans pour Mille & Platz, dont le poinçon a été déposé en 1909 et 1913.

Je me permets de rectifier leur information sur le poinçon de Maitre



Losange vertical P.M. avec un aéroplane tourné vers la gauche , ce n'est pas "Mille & Platz" mais celui de Paul Mille  qui fut le successeur de Mille & Platz, qui insculpa son poinçon en 1913 et le biffa en 1942.
UN BRACELET DE MANCHETTE ART DECO EN DIAMANTS, CORAIL ET ÉBÈNE, PAR GHISO revendu par Christie's.
Le bracelet de manchette à charnière en ébène et or de conception by-pass, avec des terminaux de diamants anciens et de taille unique, serti de cabochons de corail de formes diverses à motif géométrique, vers 1920, 2 ins. diamètre, monté en platine et or.
Signé Ghiso
Poinçon français?poinçon de Maitre?

.Le motif architectural modélisé de façon réaliste serti de diamants baguette, baguette effilée, taille carrée et ronde, le centre de l'arc rehaussé d'un seul diamant taille trapèze, pesant au total environ 2,00 carats, monté en platine, signé Ghiso, fabriqué en France, poinçon d'essai.   revendu par Sotheby's
C'est un poinçon français, mais quel est le poinçon de Maitre, ce ne peut être déjà Ghiso car il n' insculpe un poinçon qu'en 1930!!!


GHISO Paris. Élégante et délicate épingle de jabot en platine habillée de calibrés d’onyx entourés de diamants taille ancienne. Épingle en acier. Signée, vers 1920/25. revendue par Thierry de Maigret le 10/03/2023 j'ai téléphoné et après vérification, il n'y a pas de poinçon de maitre , juste une signature Ghiso.


Décès de Miguel Ghiso 1921 le 16 juin , ces deux articles du figaro et du N.Y. Hérald sont importants car il permettent de calculer la date de naissance en 1841 alors que certains ecrivent 1845



Trois de ses fils sont à Paris, ils sont déclarés à la garantie  comme commissionnaires avec autorisation de détenir en stock des briquets destinés à l'exportation à la date du 27/aout 1919.
Ghiso & Hijos est déclaré commerçant.


Un poudrier en argent émail 
Un poudrier en argent, émail, diamants et pierres précieuses du début du XXe siècle, par Ghiso
Conçu comme une envellope rectangulaire, le fermoir modélisé comme un affichage floral, le vase en cristal de roche givré sculpté avec un diamant taille rose et une base en rubis taille carrée, avec  une rose -diamant taillé et tête de fleur émeraude dans un cadre en diamant taille rose, et rubis taille calibré, s'ouvrant pour révéler un intérieur doré avec miroir, porte-rouge à lèvres et deux compartiments couverts, vers 1920, poinçons français, longueur 8,0 cm Signé  Ghiso, Fabriqué en France


Fabriqué par qui? quel est le poinçon de Maitre?  dommage que la maison Christie's ne le signale pas elle légende ainsi : De forme appliquée enveloppe d'émail noir, décrouvrant deux compartiments, un miroir et un tube à rouge, le rabat orné d'un vase fleuri serti de petits diamants taillés en rose, monture en or et argent, vers 1925, dans son écrin d'origine griffé Ghiso



Épingle de sûreté Art déco en forme de Bouddha par Ghiso, l'épingle est sertie d'un Bouddha en pâte de verre vert fin, reposant sur un piédestal en onyx et diamants taillés en rose, et surmonté d'une couronne en émail noir et diamants taillés en rose, le tout sur une monture en platine et or jaune et une épingle en acier inoxydable, fixée avec un embout en forme de fleur de lys serti de diamants taillés en rose, signé Ghiso, portant le poinçon français pour le platine 950, vers 1925, la partie bijou mesurant environ 3,3 cm de long, la broche mesurant environ 8,9 cm de long, poids brut 8,1 grammes. Cette épingle est en excellent état. Non marqué, testé comme or 18ct et platine avec épingle en acier. Une épingle de sureté Art Déco en forme de bouddha merveilleusement détaillée. Le motif du Bouddha illustre l'intérêt de l'Art déco pour les motifs de style chinois, tandis que l'onyx, les diamants et les motifs géométriques étaient tous très populaires à cette époque. Cette pièce exquise provient de la vaste collection d'épingles à nourrice de Bentley & Skinner, les bijoutiers londoniens attitrés de Sa Majesté la Reine et de Son Altesse Royale le Prince de Galles  Là encore pas de poinçon de maître signalé

Sur le Boudha, marque de Ghiso et poinçon de garantie française

MONTRE PENDENTIF EN ÉMAIL ET DIAMANTS, GHISO, France, ca. 1925. Platine. Boîtier rectangulaire n° 21782, lunette et façade serties d'onyx et de 4 coraux taillés dans les angles, la façade ornée en plus d'1 diamant taille baguette pesant env. 0,20 ct et 32 ​​diamants taille simple. Cadran guilloché à chiffres arabes et aiguilles bleu-Breguet, signé Ghiso. Remontage manuel, mouvement de forme. Monté sur une broche rectangulaire-ovale avec onyx, coraux et 68 diamants taille unique. Poids total des diamants env. 0,80 ct. 5,5 x 1,5 cm.
Aucun poinçon de maître indiqué, la plupart des autres montres vendue par Ghiso avaient des mouvements Jaeger .


Cette paire de boucles d'oreilles a été revendu par James Alfredson. https://www.jamesalfredson.com/

Une paire de boucles d'oreilles clip diamant Art Déco par Ghiso.Les boucles d'oreilles en forme de jolies campanules avec des têtes de bonnet et des étamines pendantes en platine serties de diamants taille brillant et taille baguette de transition.
Signé Ghiso ainsi que la marque obus incluant la marque du fabricant - "P & FILS"

Bravo!! Ceci pour féliciter un revendeur qui a noté le poinçon de Maître. C'est la maison Louis Philippe & fils. Maison installé 175 rue du temple à Paris fondée en 1884. En 1925 Philippe Louis fait biffer son poinçon Une tête de cheval et les lettres L.P., pour s'associer avec son fils le poinçon est Une balance et les initiales P&Fils On peut donc dater ces boucles entre 1925 et 1930

Superbe Vanity Case revendu par Christie's
D'inspiration orientale, entièrement décorée d'émail noir, le couvercle à charnière avec panneau central en nacre représentant deux antilopes et un arbre en fleurs, jusqu'à la bordure en émail, s'ouvrant pour révéler un miroir biseauté, porte-rouge à lèvres et compartiment à poudre, le pouce et le couvercle à poudre aux accents de diamants taille rose, vers 1925, poinçons français pour l'argent et l'or, longueur 6,2 cm  Signé Ghiso
Pas de poinçon de maître indiqué 

1925 Ghiso est dénommé ainsi dans un annuaire Allemand: 
Ghiso, 13 rue Auber Bijouterie, montres, meubles, tissus d'ameublement, articles de mode 



DISTRIBUÉ PAR GHISO : UNE MONTRE À PENDENTIF EN JADE, PLATINE, DIAMANTS ET ÉMAIL, VERS 1925  
Cadran :  noir Calibre :  mécanique, remontage arrière, Boîtier :  jade, platine, diamant, émail noir
Numéro de dossier :  50'176 Taille :  environ 67 x 32 mm
Signé :  boîtier et mouvement signés par le fabricant, cadran signé par le fabricant et le détaillant
Accessoires :  une chaîne en platine, onyx et perles de rocaille avec fermoir.
Est-ce le poinçon de maitre de Edmond Jaeger ? Ou celui d'un joaillier ayant intégré une boite avec mouvement Jaeger?  C'eut été interessant de le savoir et aussi pour la chaine.




Accessoires :  une chaîne en platine, onyx et perles de rocaille avec fermoir
 note catalogue: Cette montre pendentif en jade art déco magnifiquement construite a été vendue par Ghiso, un célèbre détaillant de Buenos Aires. Revendus par Sotheby's



GHISO Petite BROCHE BARRETTE en platine et or jaune, sertie d'un alignement de saphirs et rubis calibrés alternés, terminée par un motif géométrique ajouré serti de diamants taillés en rose. Vers 1920. Signée GHISO. Longueur : 3,9cm ; Poids brut : 2,5 g. revendu par MW encheres


Etui à Cartes Français Ghiso Paris 1920 Art Déco. En agate et diamants Montés sur Platine

Revendu par la maison TFJ: https://treasurefinejewelry.com/



le 27/10/1927 dans le journal "Le Gaulois" Oscar et Miguel Ghiso fils, dans les mondanités de Paris


1929- dans "Le Gaulois Littéraire" Raul Alfredo et Oscar Ghio ont embarqués de Gênes vers Buenos Aires.


Ce n'est qu'en 1930 que les descendants de Miguel Ghiso obtiennent un poinçon 
Nom Ghiso: Prénom Miguel : Initiales MG
Profession Fabricant Orfèvre  Lieu d'activités 13 rue Aubert, Paris (75)
Symbole (pour les orfèvres) Une montre 
Mercredi, 02 avril , 1930  Numéro du registre de la garantie (pour les orfèvres)3
numéro du registre de la préfecture (pour les orfèvres) 19133.

Avant cette date, tout était acheté a des fabricants français pour être exporté à Buenos Ayres ou à New York

1930: MAISON GHISO JOYEROS FONDÉE EN 1868 BIJOUX - ANTIQUITÉS - ARGENTERIE MEUBLES - LUSTRES - TAPISSERIES DÉCORATIONS ... Retiro 0051 BUENOS AIRES PARIS Agence : 13 RUE AUBER - 13 Adresse télégraphique : MICHISO PARIS ||||||| GAR GARCIA CALVO ...




C'est la maison "Rossini" qui a revendu cette tres belle montre que la maison date de 1925-1930
Belle et rare montre de dame " Arts-déco " en or jaune et ou gris, rectangulaire, grandes anses articulées avec brillants sur quatre angles, laquée rouge et noir, deux rangs de brillants. Cadran argenté chiffres arabes "visant" ouverture ovale. Mouvement mécanique remontoir à 12h. Bracelet cuir noir, fermoir ou gris à cliquet.  https://www.rossini.fr/



Un bracelet Art Déco en or et onyx sculpté composé de quatre maillons rectangulaires ouverts en onyx espacés par des paires de maillons rectangulaires en or reliés par des barres horizontales, en 18 carats. Ghiso. Environ 7" de long, 3/4" de large



1930 dans le journal des Etrangers Oscar Ghiso fait la fête


Ce bracelet est très interessant
Représentant de nombreux paysages urbains de New York, tels que le pont de Brooklyn, le Chrysler Building, la Statue de la Liberté, un dirigeable, un voilier, un bateau de croisière et deux voitures anciennes, sertis de diamants taille baguette, simples et roses, et rehaussé d'onyx calibré, de rubis et de nacre.
• Diamants pesant au total environ 30,00 - 40,00 carats • Longueur 7 pouces • Signé Ghiso, Paris
• Poinçons français • Platine Vers les années 1930


Bracelet digne des plus grands de la place Vendôme ??? , quel dommage que Sotheby's, qui le revend, n'aie pas noté le poinçon de Maître!!!!!
Certains de mes amis grands marchands de joyaux d'occasion , pensent que c'est un faux Ghiso , la qualité des emmaillements,....etc ! Il faudrait que Sotheby's publie les poinçons, à la fois de Maître et d'état.


Même bracelet de coté


Le bracelet  est gravé "Ghiso Paris",  un antiquaire en joaillerie m'a envoyé a partir de son téléphone: 
L utilisation de rose cut et le serti super métallique de ces dernières .et le mélange baguette et rose cut pour Guiso pour les années 25/30 me semble impossible.guiso avait les meme standards que VCA ou Lacloche  .pas des ploucs .
Il est évident qu'une signature , qui n'est qu'une gravure, est facile a apposer sur n'importe quelle pièce.



Christie's ne la date pas , je pense 1930: 
UNE MONTRE, PAR GHISO, ET UN PENDENTIF
La montre de forme rectangulaire, le cadran blanc à chiffres arabes, le boîtier en bois, le bracelet de corde, mouvement mécanique, 19.0 cm.
Cadran signé Ghiso


Dommage encore que  le poinçon de maître???
Suspendant un pendentif géométrique à plaque d'onyx, centré et encadré de diamants taille européenne ancienne, rehaussés de cabochons de rubis taille calibré, supportant une perle de corail facetté et une goutte de diamant rond, la chaîne sertie par intervalles de perles de corail et d'onyx. • Diamants pesant au total environ 4,95 carats • Signé Ghiso, numéroté P 1469 • Platine Vers 1930


Conçu comme une flèche stylisée, ornée de diamants taille européenne ancienne et taille rose, rehaussée d'onyx taille calibré.  Diamants pesant au total environ 0,80 carat  • Longueur 2¼ pouces de long  Signé Ghiso en  Platine Vers les années 1930
Revendu par Sotheby's qui n a pas identifié le poinçon de Maître, je rappelle que Ghiso signait tout les bijoux, alors que la plupart n'étaient pas fabriqués par lui, mais importés.





1931 Revue des courtiers en marchandises, Les fils de Ghiso sont reconnus comme courtiers


1931 dans "Paris Midi" et d autres journaux, il semble qu'Oscar Ghiso  (responsable de l'atelier parisien) était propriétaire de chevaux de courses.


Un Bracelet émeraudes et diamants  revendu par sotheby's: Les plaques géométriques ajourées serties partout de diamants taille circulaire et taille simple, soulignées d'émeraudes serties collet, diamants taille carrée, rose et baguette, signées Ghiso, poinçon de maître et poinçons français, longueur environ 18 cm,  Si le travail est français, et s'il y a un poinçon de maître , nous aurions bien aimé qu il soit relevé 


1933 dans The Chicago Tribune Oscar Ghiso est de la fête au Café de Paris entre autres avec Frank Jay Gould

1935 L 'almanach du commerce de Paris signale les fils de Miguel Ghiso comme commissionaires en marchandises au 13 rue Auber.



Exemple de marquage d une pièce gravée Ghiso , made in france  la maison Kentshire note:
Un bracelet Art Déco composé d'une alternance de maillons rectangulaires en onyx et en or encadrant des amazonites en pain de sucre, en 18 carats. Ghiso, Paris.


Revendu par Kentshire à New York, Un bracelet Art Déco composé d'une alternance de maillons rectangulaires en onyx et en or encadrant des amazonites en pain de sucre, en 18 carats. Ghiso, Paris.



1935 environ Serti de six disques de jade de type A.  Centrés de diamants taille ancienne et alternés de perles probablement fines et de diamants taille ancienne, travail français, or gris 750, L 18 cm, poids brut 8 g, accompagné d'un certificat HKJS attestant qu'un disque a été testé.
Ce bracelet était en vente chez Genève encheres : https://live.geneve-encheres.ch/



1938 dans l'International Hérald Tribune, Oscra Ghiso est invité par un grand golfeur Mr Ruffin de Langley.

1938  dans :  Atlántida : Revue illustrée mensuelle argentine -NOS PRIX SONT EN RAPPORT AVEC LA QUALITE DE NOS ARTICLES GHISO BUENOS AIRES FLORIDE 782.  
PARIS 13 rue AUBER JOYEROS CASA FONDÉE EN 1868 BIJOUX ARGENTERIE ANTIQUITÉS 12 TEC LCD.



1939 dans le International Hérald Tribune 
De retour de Buenos Aires, les Arturo Gramajos, qui étaient avec Oscar Ghizo


La maison d'Encheres Koller a revendu cette bague , l'écrin de Ghiso est tres inspiré de CARTIER


Exceptionnelle bague marquise ancienne dans son étui en cuir vieil havane par Ghiso.
1939 (peut être avant)  Mesures de l'opale 2 x 0,7 cm pour un poids de 4 ct. Couronne composée de 30 diamants taille ancienne. Diamètre de 2 mm pour un poids total de 0,9 ct.
Qualité estimée : G-H/VVS-VS Étui en cuir fauve doré repoussé Dimensions : 4,5 cm x 4,5 cm x 3,9 cm Poids : 4,8 g.
Poinçon de garantie français hibou pour l'or 18 carats. ce qui veut dire que cette bague est passée en vente publique. L ecrin au nom d'un joaillier n'indique pas sa provenance avec certitude



La photo prise par Sotheby's n'est pas très nette et doit être ancienne; Collier en platine, diamant
Le collier souple au design swag, le motif central supportant des franges, serti de diamants ronds et baguette pesant environ 85,00 carats, longueur 41 cm, signé Ghiso.


Une montre-bracelet rétro en or, aigue-marine et saphir centrée par un fermoir à volutes contenant une montre cylindrique dissimulée, la bande en or à plusieurs niveaux ornée d'aigues-marines et de saphirs taillés en escalier, en 18 carats. Ghiso, France. #80570. Poinçon pour Edmond Jaeger Circonférence intérieure environ 7"




C'est une très belle fabrication  pour cette montre originale, vers 1940, qui est en vente chez  https://www.kentshire.com/ maison très aimable.



Sur cette montre, le poinçon est celui de Edmond Jaeger E.J. et un sablier,  en dessous 18 K et le poinçon Obus qui est un poinçon français d'exportation pour les ouvrages neufs pesant plus de 5 grammes, de fabrication française destinés à la vente à l'étranger et déjà marqués des poinçons de l' instérieur.


Etrange ressemblance avec Van Cleef & Arpels



Sotheby's qui l'a revendu , l'accompagne de ce texte.
Conçu comme un bouquet de fleurs, les pétales de la broche sertis de saphirs taille coussin et de saphirs jaunes, les pistils sertis de rubis taille circulaire et de diamants taille brillant, jusqu'aux boucles d'oreilles détachables serties de saphirs taille coussin et de saphirs jaunes, les pistils sertis de rubis et saphirs taille circulaire, la monture suspendant des formes articulées serties de rubis et saphirs taille circulaire signés Ghiso.


Voici dessus et dessous deux clips de Van Cleef & Arpels, de 1940 et 1947, ceux de Ghiso sont vraiment inspirés de ceux de Van Cleef & Arpels, et ces deux clips ont été fabriqués par la maison PERY de Paris, puisque de plus, la broche de Ghiso est poinçonnée à Paris, mais que le Poinçon de maître est partiellement estampé,il y a tout lieu de penser que Ghiso s'est fourni aupres de Pery, qui a grandement gardé l'esprit du modèle réalisé pour VCA.


Bouquet de Van Cleef & Arpels en 1947, le centre est vraiment semblable à la fleur de Ghiso



La maison Sotheby's a revendu ce bracelet: 
Conçu comme une série de plaques ajourées serties de diamants taille circulaire et baguette, longueur environ 190 mm, signé Ghiso.
Estampillé des poinçons français pour le platine. Signé Ghiso et Made in France sur le fermoir. On estime que les diamants pèsent un total d'environ 14,00 à 14,50 carats, en moyenne de couleur GI et de pureté VS-SI, tels que calibrés et classés dans le montage. Fermoir sécurisé, loquet de sécurité sur le dessus

En 1948 dans l' AZUR il est noté:   GHISO joaillier march, avenue de friedland  21
Il n'est plus présent  dans l'annuaire  AZUR en 1954

La maison Sotheby's indique quecette pièce est en : Or, platine, diamant, saphir, rubis, émeraude
Le bijou central serti de rubis, d'émeraudes et de saphirs sculptés,  signé Ghiso France au revers, poinçon de maître indistinct,  jusqu'à un clip plus tardif de volutes serti de diamants taille circulaire et simple.

1943: • Or, platine, diamant, saphir, rubis, émeraude
Le bijou central serti de rubis, d'émeraudes et de saphirs sculptés,  signé Ghiso France au revers, poinçon de maître indistinct,  jusqu'à un clip plus tardif de volutes serti de diamants taille circulaire et simple. C'est l Ordre de Saint Martin, je vous conseille de visiter le site: http://evita3.marianobayona.com/14jun06.html


C'est une montre bracelet revendue par Christie's: 
UNE MONTRE RÉTRO DIAMANT ET BRACELET OR, PAR GHISO
Centré sur un ancien groupe de diamants européens et à coupe unique en forme de dôme, s'ouvrant pour révéler une montre, avec un mouvement à levier à remontage nickelé, le cadran argenté avec des chiffres arabes noirs à 12, 3, 6 et 9 heures, à l'entourage de l'éventail en or sculpté, orné de diamants taille unique, au bracelet à maillons en or, vers 1945, 6 1/8 ins.
Cadran et fermoir signés Ghiso, nos. 2674 et 4 ??
Quel Poinçon de Maitre??
UNE BROCHE RÉTRO EN ÉMAIL, DIAMANTS ET RUBIS, PAR GHISO revendue par Christie's
Conçue comme une plaque ondulée en émail noir, sertie d'un motif de feuillage en or 18 carats sculpté avec des détails de diamants et de rubis taille circulaire, montée en or 18 carats et platine, vers 1945, avec poinçons français et poinçon de maître ???? Signé Ghiso



1941:  La société   de Joaillerie GHISO 786 rue Florida  à Buenos Aires est constituée pour une durée de 50 années, inscrite en mars 1942  bilan produit le 30 juin 1945 Le président est Oscar Ghiso, le vice président Alfredo Ghiso, directrice Anna Wertheimer

 
Revendue par Christie's: UNE BROCHE CLIP EN DIAMANT, PAR GHISO
Conçue comme une gerbe feuillagée de diamants taille baguette et circulaire, réunie par un ruban de diamants sertis pavé, monté en platine, Signée Ghiso.


Ces broches ont été vendues par Sotheby's le 08/03/2023 avec peu d'explications, elles ont quand meme atteint  60 960 $ US 
De conception de volutes, sertie de iamants taille anciennes, taille unique et baguette.  Diamants pesant au total environ 29,10 carats,  Longueurs 2⅜, 2⅛, 1¾ et 1½ pouces  Deux signés Ghiso, Platine
Peut etre 1950 environ


Certains les ont appelées "broches engrenages



Et voici ce fameux collier que Ghiso Buenos Aires a fourni pour Evita Peron, tellement ressemblant avec celui vendu par VCA, à la Reine Nazli d'Egypte


Eva Peron et son collier



Celui ci est le collier de la Reine Nazli



Pour mieux les comparer en haut celui d'Evita Peron, et en bas celui de la Reine Nazli, même idée. Certains diamants d'Evita sont plus gros, par exemple, au centre, la première rangée de diamants taille brillant n'a que 5 diamants alors que celui de la Reine Nazli par Van Cleef et Arpels en a 9.

Alors certainement une copie de l'idée, mais qui l'a réalisé?? Celui de Van Cleef a été fabriqué par la maison Rubel, celui de Ghiso? 
Pablo Milstein, https://jewelryiconsandroyals.com/ m'a autorisé a le citer : "Il y eut une vente des bijoux d'Evita Paron en décembre 1957 et ce collier n'avait pas été proposé à la vente. Il figureraà la vente de Mars 1958 et sera démonté, les diamants revendus avaient été partagés en 27 lots"


La maison Ghiso, vendait de tout ce qui tourne autour de l art, des bijoux, mais aussi des bibelots, de l argenterie et apparemment de l Antiquité, ainsi en 1956


UNE PAIRE DE VASES ET COUVERCLES EN PORCELAINE DE CHINE BLEU POUDRE MONTÉS EN ORMOLU*** LOUIS XVI DERNIER QUART DU XVIIIE SIÈCLE, LA PORCELAINE DU XVIIIE SIÈCLE
Chaque corps est doré à décor de phénix et de fleurs, avec des poignées à figure d'hermès, le couvercle avec fleuron de chien de Fo, sur quatre pattes d'acanthe pieds, chacun avec une étiquette à bordure bleue inscrite 'Potiche Chino / montura bronce / Par 7707 / iiaa 12736' et '7708 / 12737' respectivement, une autre étiquette '2075' et '2076' respectivement, et avec une étiquette d'exposition imprimée TEATRO COLÓN inscrite ' Non. 281 exposant Raul Ghiso' et '282...' respectivement
23 in. (58 cm.) de haut ; 12 po (30 cm) de large Provenance: Raúl Ghiso, Buenos Aires et Paris, années 1950.  Exposés à Buenos Aires, Teatro Colón, Arte Chino Antiguo , 11-24 octobre 1956, nos. 281 et 282
*** L'Ormolu, expression anglaise : Nom commun. Alliage de cuivre, de zinc et d'étain que l'on fond dans des moules imitant "l'or moulu". Analogue au "bronze doré", ce métal doré sert à l'embellissement de meubles ou de bibelots. Revendus par Christie's


Un commentaire, des précisions? m'écrire à : richard.jeanjacques@gmail.com :


Van Cleef: Compléments d histoire sur l'un de mes joailliers préférés

Une des nombreuses suites de mon histoire des Van Cleef et des Arpels, à retrouver sur; https://histoiredesvancleefetdesarpels.blogspot.com/...