Broche en or avec une tête de Marianne, personnification de la France, conçue par René Bouvet en 1902. Le visage est sculpté dans du corail et le capuchon de la liberté est en nacre.
Que sais-je de ce joaillier, médailleur, graveur, glypticien ? Très peu de choses, sinon qu'il est né le 16 février 1850 à Neuilly-sur-Seine. Très jeune, il est remarqué par une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1867
Une médaille d'honneur, mais il n'a que 19 ans.
L'Exposition universelle de 1867, également appelée Exposition universelle d'art et d'industrie, est la quatrième Exposition universelle et la deuxième se déroulant à Paris après celle de 1855. Elle s'est tenue du 1ᵉʳ avril au 3 novembre 1867 sur le Champ-de-Mars, à Paris. 41 pays étaient représentés. Les thèmes retenus sont l'industrie et l'agriculture ; les beaux-arts viendront s'y ajouter.
En 1864, l'empereur Napoléon III décide que la prochaine Exposition universelle aura lieu à Paris en 1867. Le financement est assuré par l'État, la commune et des souscripteurs privés.
Le site retenu pour la manifestation est le Champ-de-Mars sur une superficie d'une cinquantaine d'hectares à laquelle s'ajoutent les vingt hectares de l'île de Billancourt pour l'Exposition agricole.
Le 6 mars 1875, Etienne René Bouvet, déclaré graveur sur camée et âgé de 25 ans, demeure avec ses parents à Poissy (Seine-et-Oise) au 13 rue de Paris. Il va épouser Virginie Rossi, sans profession, âgée de 25 ans elle aussi. Elle est la fille d'un fabricant de meubles.
Les parents et Etienne René Bouvet habitent dans un bel immeuble en face du très beau collège des Bernardins, collège cistercien fondé en 1248 par Étienne de Lexington et destiné à l'enseignement théologique de l'université de Paris. Le collège des Bernardins fut supprimé en 1790, laissant place à la caserne des Bernardins et à la prison des Bernardins. Il est classé en 1887 aux monuments historiques. Acquis par le diocèse de Paris en 2001, il est restauré et rouvert au public en 2008.
1879. Bouvet René Étienne, né à Paris, sera l'élève de Monsieur Levasseur, 9 rue Notre-Dame de Nazareth.
1880 : on peut lire dans la revue des Arts décoratifs que, comme à l'Exposition universelle de 1878, il obtient une médaille de bronze.
En 1882, il réside 9 rue Notre-Dame-de-Nazareth à Paris, puis en 1886 va déménager à nouveau mais reste des années au 168 rue du Temple à Paris.
1895-1900
Il nous faut regarder la galerie de vente aux enchères Clarke Larchmont à New York pour trouver cette broche en or jaune 18 carats de forme ovale signée René Bouvet, de la fin du XIXeme et du début du XXe siècle, représentant Eros au centre dans un char tiré par un cygne ; contour en volutes avec (4) diamants taille rose sertis sur or blanc. Finition texturée sur le travail de l'or. Signée en bas à droite, "R. Bouvet". Avec des poinçons d'or français d'une tête d'aigle représentant de l'or 750/1000° ou 18 carats. Poids total approximatif de 10,0 dwt (brut). Provenant d'une succession de Westchester, NY. Dimensions : 1,53" l x 1,08" h.
pennyweight (dwt): Une unité de Troy utilisée en bijouterie. Quoique la plupart des gens préfèrent utiliser les grammes, le pennyweight est cependant utilisé par les bijoutiers lors du calcul des coûts de métaux précieux utilisés pour fabriquer des bijoux. Un pennyweight est égal à 24 grains, 1⁄20 d'une once de Troy, 1⁄240 d'une livre de Troy, environ 0.054857 onces avoirdupois et exactement 1.55517384 grammes.

1889 dans le journal "L'Univers" Bouvet participe à l'exposition de 1889.
Comme souvent, les musées étrangers achètent des œuvres de joailliers pouvant paraitre comme secondaires par rapport aux "marques célèbres de nos jours" Ce bijou a été acheté en 1986 Chez Liberty & C° par le British Muséum.
Broche en or ; le médaillon central frappé de la tête casquée de 'Marianne', personnification de la France, en bas-relief et de la signature du modeleur ; le cadre bordé de cinq petits diamants sertis en argent; poinçons estampés sur le crochet de l'épingle.
Conçu par : René Bouvet (et modélisé) Date de production : 1900 (vers) Fabriqué à : Paris (France)
En or, argent, diamant, • Type d'inscription : signature/monogramme • Contenu de l'inscription : R. Bouvet Estampillé de la tête d'aigle de Paris, du poinçon de garantie restreinte pour l'or 18 carats et du poinçon de losange du fabricant CD flanquant un cercle.
Une médaille datée de 1900
On peut rattacher à René Bouvet une médaille datée de 1900, signée sur l’avers et le revers.
L’avers présente un profil féminin tourné à droite, couronné de laurier et entouré de rayons. Il s’agit très probablement d’une représentation allégorique de la République. La date 1900 renvoie naturellement au contexte de l’Exposition universelle de Paris et, plus largement, à l’imaginaire du passage au nouveau siècle.
Le revers montre une figure féminine ailée tenant un rameau d’olivier. À ses pieds figurent des canons brisés, tandis qu’un enfant souffle des rayons lumineux. L’iconographie est explicite : la Paix triomphant de la Guerre.
Il ne semble pas que cette médaille figure parmi les récompenses officielles de l’Exposition de 1900. Elle relève plutôt d’une production commémorative ou symbolique, caractéristique de l’optimisme républicain et pacifiste de la Belle Époque.
Sans être une pièce majeure, elle constitue un témoignage intéressant de l’activité de Bouvet dans le domaine de la médaille allégorique.
Médaille adressée par message d'un lescteur resté anonyme
Je n'ai pu trouver nulle part ce poinçon de maître qui se trouve sur ses bijoux, ni sur le site du Ministère de la Culture, ni dans le Rémi Verlet , etc.
1902 Dans la Revue de la bijouterie joaillerie orfèvrerie, cette bague très originale, travail de Bouvet sculpteur, lapidaire, graveur, qu'est-elle devenue ?
1902 Revue de la bijouterie joaillerie orfèvrerie. J'aimerais fort, dit une dame qui vient de prendre son face-à-main, face-à-main, et bague en or qui représente une navette, je crois ; l'agate, l'opale, le rubis et les brillants sont harmonieusement combinés. — Celle-ci, du même genre, avec têtes sculptées, est bien jolie aussi, et cette épingle égyptienne !
Je vois que la vitrine de M. Bouvet est goûtée, et je trouve que la dame a raison.
Seconde bague publiée par cette revue. Le British Museum signale : médailleur, graveur de pierres précieuses et créateur de bijoux. Il a exposé au Salon de Paris de 1902 à 1911 une série de bijoux médailles et de bijoux sertis de camées et d'intailles.
Dans le livre de Alastair 1902
1902 dans le journal "Le Tout Lyon". Je pense que ce journal rend compte de l'obtention d'une médaille par Bouvet à l'Exposition universelle de Paris.
1902, revue de la Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie.
J'aimerais fort, dit une dame qui vient de prendre son faceà-main, et bague en or qui représente une navette, je crois ; l'agate, l'opale, le rubis et les brillants sont harmonieusement combinés. — Celle-ci, du même genre, avec têtes sculptées, est bien jolie aussi, et cette épingle égyptienne !
Je vois que la vitrine de M. Bouvet est goûtée, et je trouve que la dame a raison.
Le 28-04-1902 dans "le Radical" sa participation au Salon des beaux-arts pour des bijoux.
1902 Même broche que précédemment mais tout or gravée RB, avec 5 diamants taillés en roses.
Gravure des initiales de René Bouvet sur ses bijoux.
Cette broche en or fut initialement
identifiée à tort comme étant de Antony Beaudouin, elle fut réalisée par René Bouvet et se trouve au British Museum.
Broche en or en forme de tête profilée à cheveux fluides en or ciselé avec une face de corail et un bonnet de nacre, sertie de rubis et de diamants et d'une goutte de perle. Le revers avec un monogramme, une marque de garantie et une marque de fabricant.
1902 (vers) Fabriquée à: Paris (France)
Matériaux: or ,rubis, diamant, nacre, corail.
poinçon de maître, Contenu de l'inscription: CD : Note d'inscription: marque de garantie Paris 'tête d'aigle' : Type d'inscription: monogramme Contenu de l'inscription: RB
Commentaires du conservateur : Texte du catalogue du Hull Grundy Gift (Gere et al.) no 1109: Peut-être de René Beaudouin, cette pièce est similaire dans le style et la technique à un pendentif, «Modestie», attribué à Beaudouin, qui est illustré dans Becker 1980 (pl. 41). Une autre version de ce pendentif se trouve au Schmuckmuseum de Pforzheim, et est cataloguée comme Maison Beaudouin .
1903 dans la Revue de la bijouterie joaillerie, un scarabée, malachite, opale, et diamants en bague. La Revue nous indique aussi une épingle ou l'on voit un rat grignotant une perle et aussi une paire de boutons Pallas et Pollux.
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Alastair 1904
1904 Livre de Alastair
l'art religieux au salon de Lyon en 1904, trois médailles de René Bouvet, Foi, Espérance, Charité, nous ont charmé par la finesse de leur expression .
1905 dans la revue du salon "Tout Lyon" il avait présenté un collier de scarabées en turquoise rose!!!!!!
Une bague fuchsia piquée de rubis et d'améthystes , un grand peigne en argent martelé, et une agrafe de manteau originale (où sont passés ces modèles de René Bouvet???)
Livre de Alastair
Il semble que René Bouvet ait produit aussi un grand nombre de camées
1908 Alastair
1908 Il participe a cette exposition.
1909 Exposition des arts décoratifs de Copenhague, René Bouvet entouré de Archambault, Boutet de Monvel, Dubret, Leo Gardey, Paul Emile Mangeant, Schenck.
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