mercredi 6 février 2019

Les Froment Meurice. 2 eme partie : Emile Froment Meurice


François Désiré Froment Meurice est mort en 1855 ,  Son Fils Émile lui succède .



1859 dans le "Courrier des Chemins de Fer" une publicité de Émile Froment Meurice, vous remarquerez qu' il fallait 44 jours pour aller en Chine!



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La Maison Bonhams de Londres, n'a pas précisé la date , "milieu du XIX ème"  mais je pense que ce travail peut être de Émile Froment Meurice.
Le bracelet bicolore, composé de feuilles d’acanthe et de motifs floraux, soulignés par une tête de bélier en argent, un putto portant un bouclier et un dragon en bataille de chaque côté, le panneau central orné d’une tête de lion en argent et d’un torse sous bouclier appliqué avec les initiales AFT , à un ruban percé formant une pointe , entre deux putti en argent, poinçons français, diamètre intérieur 5,8 cm




PARURE FLEURS revendue par la maison Tajan
Elle est composée d'un collier draperie à trois rangs de chaînes colonnes portant des médaillons en ors de couleur à décor d'attributs du jardinage et de fleurs, d'un bracelet au modèle à quatre rangs de chaînes, les coulants à décor floral et une paire de pendants d'oreilles au modèle. Monture en or jaune 18K.
Non signés (poinçon de maître FL pour le bracelet).
Poids brut: 106,81 gr.
Longueur du collier et du bracelet: 40 cm et 17,3 cm.
Hauteur des pendants: 4,8 cm. (système col de cygne)
La parure est accompagnée d'un écrin d'époque à la forme de la Maison FROMENT-MEURICE, 372, rue Saint-Honoré.
La Maison FROMENT-MEURICE vendait, comme bien des joailliers de l'époque et actuels, des créations de leurs ateliers ou d'artisans-orfèvres proches de leur esprit. C'est ainsi que l'on peut trouver des poinçons de maîtres différents sur les pièces constituant cet ensemble homogène contenu avec beaucoup de précision dans son écrin à la forme.




Paire de très grandes salières doubles en argent par Emile Froment-Meurice, Paris, vers 1860 sur une base rectangulaire à quatre pieds coquilles, l'une représentant un triton, l'autre une néréide, chacun tenant deux coquilles et leurs doublures, les personnages signés A. ALLAR, les bases gravée FROMENT-MEURICE, dans leur coffret en bois à la forme:Haut. 24, 5 cm, 3 414,5 g


Pendant de cou de style Renaissance de Émile Froment Meurice  publié dans le livre de Henri Vever:




La maison "Pierre Bergé" le nomme "Bracelet sentimental" en or 18K (750), orné d'un médaillon ouvrant ajouré de feuillages, garni d'un verre bombé, ciselé d'un chiffre, épaulé de trois chaînettes à maillons ovales.Signé ??.Travail du milieu du XIXe siècle.
Dimensions du motif: 4,2 x 3 cm environ.
Longueur: 17 cm environ.Poids brut: 47,5 g.




1860 revendu par la Maison Aguttes
Tasse et sous-tasse en vermeil posant sur piédouche Le corps ciselé en partie basse d'un tore de lauriers surmonté d'une frise de lierre Répétée sur la soucoupe Anse ajouré à volutes feuillagées La cuillère au manche ajouré répète le décor général. Écrin gainé de cuir estampé Luis Fernando surmonté d'une couronne fermée.
Poinçon minerve Orfèvre: Émile FROMENT-MEURICE Poids: 234 g




Dessin d un bracelet de Émile Froment Meurice dans le livre d 'Henri Vever




Maitre Tessier Sarrou a revendu ces bijoux et indique que le travail est probablement de Jules Wieze
Parure composée d'un bracelet articulé et d'une broche montés sur or, composé de pièces d'or encadrées de rubis, émeraudes et émail, dans son écrin en cuir chiffré
MA surmonté d'une couronne comtale, Étiquette au revers de la maison «Froment Meurice, orfèvre joaillier de la ville de Paris». Aucun poinçon n'y figure.
Jules Wiese, collaborateur de la maison Froment Meurice depuis 1839 ouvrit son propre atelier en 1844. Il continua néanmoins sa collaboration avec la célèbre maison réalisant nombre de bijoux associant émail et joaillerie. Après avoir créé des bijoux d'inspiration «romantique», il mit à la mode des bijoux de goût «archéologique» incluant des pièces dans les années 1860.
Numismatique:
Bracelet: deux solidus byzantin, solidus d'Arcadius, solidus de Zénon, salut d'or
Broche: chaise d'or
Provenance:
Cette parure a été offerte par Gustave de Ponton d'Amécourt à son épouse Anne Marie, née Anne Marie Dumont de Signéville. Elle a été conservée depuis par ses descendants.
Le vicomte de Ponton d'Amécourt fut à l'initiative de la fondation de la Société Française de Numismatique et d'Archéologie en 1865 et son premier président. Grand collectionneur, la Bibliothèque Nationale fut consultée après son décès pour acquérir toutes les pièces mérovingiennes qu'elle désirait pour compléter sa collection. Mille cent trente et une pièces, essentiellement mérovingiennes, font partie depuis du Cabinet des Médailles.
Dimensions et poids:
Ecrin: longueur: 21,5 cm - largeur: 12,3 cm
Bracelet: longueur: 20,2 cm - largeur: 4 cm - poids brut: 65,94 g
Broche: diamètre: 4,6 cm - poids brut: 14,96 g




Bracelet en or et argent d 'Emile Froment Meurice  des années 1860. vente Sotheby's
Conçu comme une série de maillons de travail circulaires et ouverts, chacun alternant sur un motif central représentant un oiseau ou un capitule en relief, comprenant un lys, une rose et un coquelicot, chacun encadré d'une couronne de lierre, d'une longueur d'environ 200 mm, non signé, poinçons Français Marques, écrin embossé à l'extérieur MJ, Froment-Meurice, 372 rue St Honoré, Paris, agrafe déployée plus tard.



Christie's a revendu ce bracelet historique

Un bracelet en émail et en or serti de pierres précieuses commémorant la bataille de Gaete 1861, par Emile Froment-Meurice
L'écusson en émail frontal avec les armoiries du royaume des Deux-Siciles juxtaposées par les armoiries du duc de Bavière à l'ensemble de pierres précieuses couronne en émail rouge, flanquée de motifs en or finement ciselés de Minerva, portant l'épée de Justice, ainsi qu'une figure emblématique de Foi et Charité, Amours ailés tenant des tablettes portant les inscriptions gravées «GAETE» et «1861», bordures de perles en haut et en bas , tandis que des figures célèbres de la renommée assistent au fermoir à écusson en émail polychrome qui porte les armes de la ville de Gaeta avec une couronne ornée de pierres précieuses, vers 1865, environ 5,6 cm. diamètre interne, avec poinçons d'état français pour l’or et la marque du fabricant A &
Provenance
Maria Sophia, reine du royaume des Deux-Siciles (1841 - 1925)
Ferdinand de Bourbon Sicile, duc de Calabre (1869 - 1960)
et de là par descendance


Un trait de caractère d'Emile Froment Meurice d'après Henri Vever:


"Lorsque Gueyton mourut en 1862, laissant trois enfants en bas âge, beaucoup de ses œuvres restaient inachevées. 
Émile Froment-Meurice, ému de cette situation si semblable à la sienne, s'offrit alors spontanément pour terminer, à ses frais et au profit des jeunes orphelins, le grand lampadaire commandé par le Comte de Chambord, pour l'église du Saint-Sépulcre ; il tint à en diriger lui-même l'exécution jusqu'à son complet achèvement."





C'est en 1863 que Emile Froment Meurice livra cet encrier  à Pie IX.




1863: Beau porte-cigarettes aux armes du Duc de Morny et au chiffre de son épouse Sophie, Princesse Troubetzkoy, en or de plusieurs couleurs et argent, orné de rinceaux feuillagés, de fleurs, d'une cassolette, d'oiseaux et d'un nid avec ses oisillons, évocation de la famille ; il est agrémenté de pierres de couleurs dans des cabochons. D'un côté, il présente les armes émaillées du Duc de Morny surmontées de la couronne ducale sertie de diamants taillés en roses et de pierres de couleurs et, de l'autre, le monogramme : "M S" entrelacé (Morny - Sophie) serti de diamants taillés en roses et de pierres rouges, surmonté également de la couronne de duc ornée en suite ; au-dessus, dans un médaillon ovale, sous verre, le portrait du Duc de Morny et, en-dessous, de part et d'autre, deux autres miniatures ovales de deux de ses enfants, probablement Charlotte et Auguste. Il s'ouvre par ses extrémités, en actionnant un ressort à l'aide d'un bouton-poussoir orné d'une perle : le premier compartiment pour les cigarettes, le second contenant un porte-allumettes à quatorze trous et un grattoir. Il est signé dans un cartouche de la maison : "WIESE PARIS". 100 x 53 x 13 mm ; poids brut 97,10 g. Poinçons : - Or 3e titre 18 K, 750/1 000. - Argent 1er titre, 950/1 000. Époque Second-Empire. 

Jules WIESE, orfèvre à Paris, né à Berlin en 1818 † à Paris en 1890 ; installé à Paris, en 1839, il travailla chez François Désiré FROMENT-MEURICE. Il créa son atelier, en 1844, et déposa sa marque pour réaliser ses propres productions en exclusivité pour FROMENT-MEURICE, jusqu'en 1855. Médaille de 1ère classe à l'Exposition universelle de Paris, en 1855 ; il expose à celle de Londres, en 1862. Il laissera, dès 1880, les rênes de son atelier à son fils Louis (1852/1923).  




J ai daté ce porte cigarettes de 1863 environ car le comte de Morny  est fait Duc le 15 juillet 1862  et il est mort en 1865

Selon son acte de naissance, Charles de Morny est né à Paris le 21 octobre 1811 (ancien 3e arrondissement) sous le nom de Charles Auguste Louis Joseph Demorny. Il semblerait cependant qu'il soit plutôt né le 15 septembre 1811 à Saint-Maurice (aujourd'hui en Suisse, canton du Valais, mais dans le département français du Simplon au moment de la naissance)

Ses parents naturels sont la reine Hortense (épouse légitime de Louis Bonaparte) et son amant le général Charles de Flahaut. Hortense, mère par ailleurs de Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), aurait ainsi accouché discrètement de son quatrième fils en Suisse où elle réside plutôt qu’à Paris. Son acte d'état civil le dit fils de Louise-Coralie Fleury, épouse d'Auguste-Jean-Hyacinthe Demorny, propriétaire à Saint-Domingue et demeurant à Villetaneuve (ou Villetaneuse). Le sieur Demorny, officier subalterne à la solde de Joséphine de Beauharnais, mère d'Hortense, accepta de donner son nom au bébé puis s’éclipsa rapidement après avoir probablement monnayé son patronyme (Wikipédia)


Ce bracelet est conservé au MAD (Musée des arts décoratifs), il est appelé bracelet Lézard 
Création de Emile Froment Meurice vers 1865 aidé du sculpteur Émile François Carlier. Il est en argent, argent doré et émail pour évaluer sa taille il est indiqué un diamètre intérieur de 6cm3. Il représente un lézard  sur une tige d'épi. Ce bracelet a été donné par Henri Vever  au musée en 1924. 
©Photo Les Arts Décoratifs, Paris/Jean Tholance. Tous droits réservés 

Dans une revue de l époque, en 1865 la revue "l'ecrin"

"Les bijoux Froment-Meurice brillent supérieurement par le fini de l'exécution et l'harmonie ingénieuse de l'ensemble. Dans le bijou de la nymphe Aréthuse, l'artiste de l'idée n'a pas oublié que les syrènes(ndlr ecrit ainsi dans le texte) étaient voisines de la Sicile. D'autres sujets vont de la mythologie à l'histoire et à la dévotion : Vénus Aphrodite, Jeanne-d'Arc, une croix; et partout l'ornementation frise avec habileté l'excès. N'y aurait-il pas trop de richesse, par exemple, dans la croix, signe de la souffrance, si ces huit diamants suspendus n'étaient censés figurer des larmes? Sous le pavillon de cette exposition, règne, en un mot, l'élégance splendide. Autre est le bijou qui, simple de décoration, puise sa principale valeur dans le sentiment d'une forme vivante mise surtout en relief. Or, nous trouvons que ce dernier mérite caractérise les bijoux Fannière. L'objet de parure est, pour ces deux artistes, une occasion de sculptures charmantes, qui ne laissent aux autres parties du bijou, malgré leur prix, qu'un rôle accessoire. La petitesse de leurs figurines en argent ciselé n'en exclut point l'expression ; j'ai remarqué, entre autres, sur une broche de corsage lapis et roses, l'allégorie d'un amour endormi, avec sa torche renversée, près d'un autel. Celui-ci supporte une urne au bord de laquelle est un papillon. Est-ce l'emblème d'une âme éteinte ou de l'inconstance qui s'envole? La délicatesse d'un goût à la fois simple et essentiellement artistique, voilà donc la qualité distinctive de cette bijouterie, sous sa modeste vitrine. "


C'est aussi dans la revue l'écrin de 1865 que: L'Empereur a autorisé la maison Froment-Meurice  à lui présenter une garniture de cheminée en argent, pendule ! et vases, exécutée pour S. A. le vice-roi d'Egypte. Le travail  de style égyptien, exécuté d'après un plan donné par S. Exe Nubar-Pacha, sur les dessins de AI. Audouard, associé de la maison, a mérité l'approbation de Sa Majesté.
Un article du Temps sur la statistique de l'industrie à Paris par la Chambre de commerce, contient, à l'article des objets de luxe, les lignes suivantes : « Ainsi les dix millions de postiches vendus aux belles Parisiennes ont bien quelque importance; les dix-huit millions de cuivre doré, de strass, de perles fausses, auxquels nos bijoutiers, sans rivaux dans le monde, savent donner une si grande apparence de vérité, n'attestent pas moins leur talent que la passion de briller, commune aujourd'hui dans toutes les classes. »



1866 Émile est sur le Bulletin des anciens élèves du Lycée Condorcet.




1867 Bijoux signés Émile Froment Meurice,  dans le livre de Henri Vever qui écrivit:

"A cette Exposition de 1867, un autre orfèvre-joaillier, héritier d'un nom célèbre, Émile Froment-Meurice, concourait pour la première fois sous son nom et remportait une médaille d'or. Nous avons dit précédemment que son père, François-Désiré Froment-Meurice, mourut subitement à la veille même de l'exposition de 1855, laissant une veuve jeune encore, avec deux enfants en bas âge, bien faibles pour porter le fardeau d'un si pesant héritage ; aussi conseillait-on alors à Mme Froment- Meurice de céder les ateliers de son mari et de se retirer avec la fortune acquise.
Elle résista et résolut, malgré les obstacles entrevus, de conserver la direction de cette lourde et difficile entreprise, en attendant que son fils eût acquis l'âge et les talents  nécessaires pour continuer l'œuvre paternelle si brusquement interrompue. « Elle rassembla alors, dit M. Rossigneux, les ouvriers de son mari, dont plusieurs étaient ses élèves de prédilection, leur fit part de ses projets et leur demanda de l'aider à mener à bien sa généreuse, mais aussi bien hasardeuse entreprise. Le dévouement d'aucun d'eux ne fit défaut. Réconfortée, ne doutant plus de l'avenir, vêtue de ses longs habits de deuil qu'elle ne devait plus quitter, Mme Froment-Meurice, prenant son fils par la main, l'amena au milieu d'eux, les priant de ne rien lui laisser ignorer de cet art dans lequel ils étaient passés maîtres grâce aux leçons du chef vénéré dont ils pleuraient la perte. C'est ainsi qu'Emile Froment -Meurice devint l'apprenti des apprentis de son père. »




1867 Exposition universelle de Paris


Dans le livre "Les merveilles de l exposition universelle " de 1867, le dessin de cette coupe de Emile Froment Meurice offerte à Ponsard par la ville de Vienne.
François Ponsard est un poète et auteur dramatique français, né à Vienne (Isère) le 1er juin 1814 et mort à Paris (16e arrondissement) le 7 juillet 1867 (à 53 ans).



Cette aiguière se trouvait aussi reproduite dans le livre les Merveilles de l exposition Universelle


Quelle chance pour nous, elle est toujours conservée et grâce à la maison Sotheby's qui  l a revendue  nous pouvons retrouver cette  Aiguière en cristal de roche avec monture en or émaillé et un bassin en cristal de roche accompagnant en monture en argent émaillé, Emile Froment-Meurice, Paris, vers 1867








L'aiguière, conçue par Henri Cameré pour Froment-Meurice, incrustée d'or émaillé avec des oiseaux exotiques translucides de couleur ambre, feuillage vert et enveloppes dans un liseré bleu foncé, la fine poignée en cristal incurvée s'enroule dans un serpent émail écarlate avec un ventre et un rubis citron yeux, les montures d'or délicatement choisies dans l'émail noir avec des feuilles et des baies de houx stylisées, apparemment non marquées, le plat circulaire sur six supports à deux griffes, les montures de cage en vermeil émaillées avec le même motif de houx, chaque ovale en cristal de roche et l'interstice appliqué de la même façon et émaillé en bleu et vert avec des guirlandes et des motifs végétaux, marque du fabricant, contrôle de la tête du sanglier, le bord gravé: Froment-Meurice,dans son étui de transport en laiton lié de laiton, la plaque de clé gravée: Froment-Meurice, 372 rue St-Honoré, doublée de soie bordeaux, avec coussin de protection à volants assorti et clé .

Plat de l aiguière
Aiguière de 27,3 cm, hauteur 10 3/4 assiette 29 cm, 11 1/2 po de diamètre
Aiguille exposée à l'Exposition Universelle de Paris 1867:  
'une délicieuse aiguière, qui appartient à M. le duc de Montpensier, des émaux bleus et des verts se déploier dans des branches et s'ouvrent en fleurs mignonnes, alors qu'un gentil serpent émaillé s 'enveloppe sur l'anse du vase' (Octave Lacroix, 'M. Froment-Meurice', L'Exposition Universelle de 1867 illustrée, vol. II, p. 22)


Dans la  La bijouterie française au XIXe siècle (1800-1900). tome 2  de Vever


"Toutefois, il nous paraît difficile de ne pas signaler quelques pièces de Froment Meurice qui furent très remarquées à l'Exposition de 1867 et qui comportaient des parties importantes de bijouterie, en particulier un coffret reliquaire en forme de sarcophage, destiné à contenir un fragment du tombeau de Charles-Quint, et qui avait été commandé par le duc de Frias. Ce coffret, en cristal de roche, était accompagné d'enfants ailés, de chimères, d'armoiries émaillées, de branches de cyprès, très bien exécutés. Nous avons déjà parlé longuement du berceau du Prince Impérial. A côté de ce morceau capital d'orfèvrerie figurait une autre pièce très importante, un buste de l'Empereur en bijouterie et orfèvrerie, destiné à orner une des cheminées de l'Hôtel de Ville de Paris. La tête, jusqu'à la naissance des épaules, était sculptée dans une aiguë marine de dimensions rares (plus de vingt centimètres de haut). Derrière la tête, ceinte d'un laurier d'or, se trouvait une sorte d'auréole en jaspe rouge, décorée de rinceaux à rosaces d'améthyste et d'étoiles de topazes. Cette auréole, surmontée de la couronne impériale en orfèvrerie de vermeil, faisait grand effet, éclairée le soir, au moyen d'une lampe aménagée par derrière. De chaque côté du buste, assises sur des consoles en porphyre, deux femmes, appuyées sur des enfants, personnifiaient la Paix et la Guerre ; les nus étaient traités en cristal de roche et les draperies en argent.
Cette pièce unique d'orfèvrerie, ou plutôt ce bijou colossal (deux mètres de long), avait, dit-on, coûté un demi-million.
La composition en était due à M. Baltard, architecte de la Ville, et la sculpture à M. Maillet. Malheureusement cette œuvre remarquable a été anéantie sous la Commune, lors de l'incendie de l'Hôtel de Ville.
Nous n'avons pas à parler des œuvres imposantes d'orfèvrerie proprement dite, exposées en grand nombre par Émile Froment-Meurice; nous signalerons seulement un surtout de table commandé par l'Empereur, et composé d'un vase en cristal de roche soutenu par des figures d'argent en ronde-bosse et surmonté de fleurs dites « couronne impériale » en vermeil. Deux grands candélabres, assortis comme décor et supportés par des centaures, accompagnaient cette très belle pièce'-. D'ailleurs, telle fut à ce moment la quantité d'ouvrages d'orfèvrerie importants que Froment-Meurice avait à exécuter, qu'il y eut dans ses ateliers pénurie d'ouvriers orfèvres sachant travailler au marteau et qu'il dut embaucher provisoirement des chaudronniers comme suppléants.

Mais cet ensemble exceptionnel était complété par des parures de joaillerie et des bijoux d'un grand intérêt : une broche Renaissance, avec émaux limousins et pierreries, un collier guipure, de nombreux bracelets ciselés et émaillés, dont plusieurs de style égyptien, et celui offert par les dames de Bordeaux à la Reine de Naples, de jolies châtelaines, etc."



Un pendentif en or jaune enrichi de filigranes et de grènetis, au recto le chiffre E en repercé serti de diamants et de saphirs. Une charnière permet l'ouverture du médaillon dont le bord est gravé FROMENT- MEURICE, Léontine Emma Paris 16 novembre 1867. Poids brut: 19,40 g vendu par Maitre Couteau Bégarie



Oeuvre d'orfèvrerie extraordinaire le fameux surtout de Napoléon III aux fritillaires : coupe et paire de candélabres, regardez bien les motifs floraux, 
Les fritillaires (genre Fritillaria), couramment appelées goganes dans l'ouest de la France, sont des plantes herbacées vivaces appartenant à la famille des Liliaceae . Le genre comprend quelque 120 espèces d'Europe, d'Asie et de l'Ouest américain. On rencontre beaucoup d'espèces endémiques, notamment en Grèce, dans les Balkans et en Asie Mineure.
La plupart des espèces poussent dans les rocailles, les pentes rocheuses, les prairies sèches et les broussailles.
C'est un ouvrage de Émile Froment Meurice en tant qu'orfèvre, et Emile François Carlier . C'est un modèle pour un surtout, dont l’original, commandé par Napoléon III a été présenté en 1867 à l’Exposition universelle de Paris.
Ces pièces sont en verre, bronze doré, métal argenté.
© MAD, Paris / photo : Jean Tholance


Cette planche figure dans le livre de Henri Vever 


En 1869 Emile obtient la légion d honneur


Son père avait été nommé chevalier de la.Légion d'honneur en 1832, comme récompense du dévouement.dont il avait fait preuve, pendant le choléra, en portant des secours de tous genres aux indigents atteints par le fléau ; il obtint le titre d'officier à la suite de l'exposition de Londres.



1869 la maison Christie's a revendu cet ensemble en bronze doré ivoire sculpté, émaillé en bleu, c'est une garniture de cheminée en trois pièces. Cet ensemble est signé Emille Froment Meurice conçu par Emile Carlier .

Il comprend  une horloge à tour et une paire de candélabres à cinq lumières: l'horloge représente une femme en train de courir et de supporter un globe céleste étoilé recouvert de vigne avec un anneau en rotation zodiacal, sur un socle de colonne tronqué signé à gauche "FROMENT-MEURICE ", le candélabre est de forme athénienne tripode, chacun monté avec une guirlande portant le putto et branches naturelles.L'horloge: 81 cm de haut; Le candélabre: 75 cm. De haut 

Pour ce qui est du bronze doré:
La fabrication de la pure poudre d’or utilise un procédé appelé dorure au mercure ou dorure au feu , dans lequel une solution de nitrate mercurique est appliquée sur une pièce de cuivre , de laiton ou de bronze; suivi de l'application d'un amalgame d'or et de mercure. L'élément est ensuite exposé à une chaleur extrême jusqu'à ce que le mercure se vaporise et que l'or reste adhérent à l'objet métallique.
Ce procédé a généralement été remplacé par la galvanoplastie de l'or sur un substrat de nickel , ce qui est plus économique et moins dangereux.





Merveilleuse coupe mais un boeuf? pourquoi? Grande COUPE sur pied en métal argenté représentant un éleveur et un taureau auprès d'un arbre supportant une large coupe gravée dans sa partie interne: «Concours d'animaux de Boucherie, Prix d'honneur 1869, Ministère de l'agriculture, du Commerce et des travaux publics», le socle à quatre patins richement décorés de feuillages, coquilles, signée sur la base du sujet. Haut.: 48,5 cm.
Revendue par la maison d'enchères  Lombrail et Teucquam

Un autre motif animalier réalisé en 1870 et vendu par Sotheby's
Posée sur un pied en marbre appliqué de plaques de lapis lazuli, la sculpture représentant un tigre sur un rocher au pied d'un palmier, prêt à bondir sur deux gazelles, signature Froment Meurice sur le rocher à l'arrière 
Haut. 23,5 cm; 9 1/4 dans haut




Deux bagues intéressantes, historiques revendues par Maitre Beaussant Lefevre, sur le 
SIÈGE DE PARIS, deux bagues par Froment Meurice, aux armes de la ville de Paris encadrées de rameaux de laurier, et d'un cartouche portant la légende "TOUS AUX DANGERS TOUS A L'HONNEUR 1870-1871", signées à l'intérieur "FROMENT MEURICE", l'une en métal doré, l'autre en métal argenté, diamètre: 18,5 et 14,5 mm. elles devaient avoir été editées en série.




Il faut se représenter cette coupe  importante et impressionnante  de Froment Meurice  qui fait 57 cm de haut et 44 de large 1870 environ
C'est un centre de Table

La coupelle circulaire avec bordure en relief ciselé alternant feuilles d'acanthe et anthemions, la face inférieure est ornée de trois plaques en relief rectangulaires représentant chacune: la façade de la gare du Nord reconstruite, Une locomotive 12 'Bicycle' et un train éventuellement sur le pont d'Argenteuil, le troisième avec un train similaire entrant dans le tunnel des Batignolles,  sur une base tripartite supportant des figures classiques assises de Mercure (Commerce), Industrie et Architecture, le tout sur trois pieds en spirale, d'acanthe séparés par des trophées en relief d'architecture, Puissance de la Vapeur et Industrie,hauteur 57cm , diamètre 44cm , poids 598oz .


  • Froment-Meurice présenta à l'exposition universelle de 1867 deux garnitures réalisées en collaboration avec le sculpteur Emile-François Carlier (1849-1927): l'extraordinaire Garniture de Cheminée (Musée de la Vie Romantique 2003, Trésors d'argent, les Froment-Meurice, les orfèvres romantiques parisiens, n ° 66) et le Surtout aux fritillaires commandé par l'empereur Napoléon III (maintenant au Musée des Arts Décoratifs, inv. 14338 [A-à-C]) et présentée plus haut.. Il est intéressant de noter les similitudes entre ce dernier et le surtout actuel qui pourraient suggérer que Carlier a de nouveau été impliqué dans la conception: la modélisation des figures classiques assises sur la pièce maîtresse et l'utilisation d'un ensemble de trophées «modernisé» ci-dessous, reliées par des guindeaux. 




Froment-Meurice a entrepris un certain nombre de trophées civils et commerciaux et la plupart portent une dédicace ou un prix. Cette  pièce ne comporte aucune inscription de présentation, mais les trois plaques illustrées nous donnent des indices quant à l’utilisation éventuelle d’une pièce d’argent aussi impressionnante.

Tout d'abord, la façade de la gare du Nord; la gare a été inaugurée en 1846, mais moins de 10 ans plus tard, elle était incapable de faire face à la hausse du trafic et devait être reconstruite. La façade a été supprimée et peut maintenant être considérée comme la façade de la gare de Lille. La nouvelle gare a été conçue par le célèbre architecte Jacques Hittorf, célèbre pour sa conception de la place de la Concorde. Il a été reconstruit entre 1861 et 1866 par les ingénieurs de Bridge & Roadway pour le compte de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord. Cette façade est illustrée ci-après.
La Compagnie des chemins fer du Nord, fondée par le banquier James de Rothschild en 1845, n’a pas coutume de jeter l’argent par les fenêtres... Le rail révolutionne les transports et contribue à l’essor industriel de la région où plusieurs petites lignes existent dès 1838. Construite en 1846, année de l’inauguration de la ligne Paris-Lille – qui deviendra la plus rentable – la gare du Nord à Paris devient rapidement trop petite. En 1860, la Compagnie décide de récupérer l’embarcadère de la capitale pour le remonter pierre par pierre à Lille où la gare a été aménagée sur l’ancienne caserne des Buisses détruite en 1840. C’est l’une des rares gares construites intra muros.


Deuxièmement, la locomotive représentée sortant de l'un des deux tunnels de la deuxième plaque a été identifiée comme étant un 12OT (ITT) ou «vélo», plus couramment utilisé par la Compagnie de l'Ouest (qui assurait des services depuis la gare Saint Lazare). mais ils ont également été fabriqués pour les Chemins de fer du Nord (qui desservaient la gare du Nord). Les tunnels sont probablement ceux de Batignolles, ceux situés sur la ligne ouest nous aident également à dater la pièce avant 1892, année de la construction du troisième tunnel. 

La troisième plaque représente le «vélo» tirant un train sur le pont d’Argenteuil, peint par Claude Monet.

Au départ, il semblait que rien ne reliait les trois lignes, mais avec l'aide du secrétaire de l'Association pour la sauvegarde de la petite ceinture de Paris et de son réseau Ferré (ASPCRF), Bruno Bretelle et son associé, Luc Fournier, nous avons pu identifier une liaison 'ferroviale' qui relie les images.
Au début des années 1860, une compagnie de chemin de fer fut créée pour relier les villes d'Argenteuil et d'Ermont. Cette ligne desservirait les gares Saint Lazare et du Nord et résolvait le mystère des trois plaques. Il est possible que cela ait été fait comme pièce de présentation pour commémorer l'inauguration de la ligne. Cette idée est confortée par le fait que la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, a ouvert la ligne le 13 août 1863. Après la chute de l'Empire, elle a continué à utiliser la ligne de Sannois pour rejoindre son domicile à Paris, près de la gare St Lazare. jusqu'à sa mort en 1904.






Élégant collier en argent et or jaune articulé de barrettes serties de diamants taillés en rose, dans sa partie frontale à décor de volutes feuillagées retenant trois pampilles serties chacune d'un diamant demi-taille. Dans son écrin de la maison Froment Meurice où sont dissimulés une monture de diadème et d'aigrette ainsi qu'un culot serti de diamants. Vers 1870 Tour de cou : environ 39 cm Poids brut : 47 g  Ce collier date du tournant du XXe siècle et évoque la passion des commanditaires pour la botanique et le naturalisme. Ces délicats branchages de houx et d'orchidée qui s'enroulent autour du cou sont typiques du style développé par Emile Froment Meurice à cette époque et qui contribuèrent à sa notoriété. La vie des femmes de l'aristocratie et de la bourgeoisie à cette époque était rythmée par des réunions mondaines. Les bijoux se transformaient au fil de la journée et les écrins comprenaient des supports pour différents usages. Reflet de cette époque, la partie centrale de ce collier est donc transformable en diadème, aigrette et pendentif.  Revendu par Artcurial



 La maison Gros et Delettrez le date de la fin du XIX eme, cela me parait plus vraisemblable  que la datation de la maison Artcurial ci-plus-haut Collier en or jaune et argent à décor de fleurs et feuillages entièrement serti de diamants de taille ancienne et diamants taillés en rose. Il soutient au centre trois pampilles serties de diamants plus importants. Fin XIX° siècle. Deux éléments dissimulés dans l'écrin permettent de le monter en diadème. Avec écrin.






Un camée en émail, diamants et perles de Froment Meurice, au centre un camée en agate sculptée représentant une figure grecque, entourée d'un cadre en émail rouge et blanc et à feuillages dorés. Détail émail blanc, gouttes de perles en suspension, monté en or, vers 1870   signé Froment-Meurice  vente Christie's.



La maison Sotheby's a revendu ce  bracelet jonc émaillé et serti de pierres précieuses du XIXe siècle, fabriqué par Froment-MEURICE. bande percée de rinceaux, avec pointe rubis de coupe carrée à l'intérieur d'une bordure en émail noir et blanc, vers 1870, circonférence intérieure de 17,3 cm, poinçons français pour l'or 
Signé Froment-Meurice, avec marques de fabricant





Collier en or, rubis, émeraude, perles naturelles et émail de Marie de Medicis, Emile Froment-Meurice, peint par Alfred Meyer, vers 1867-1870
Le médaillon circulaire renfermant miniature de Marie de Medicis en émail de Limoges. Représentée en costume Renaissance et bonnet de veuve, encadrement en torsade émaillée noire avec huit rubis de taille carrée, entouré d'une frise de palmettes percées émaillée en blanc et serti de huit émeraudes taillées, surmontées en or par un «H» et suspendues à un pendentif de perles naturelles mesurant environ 9,80 x 7,60 mm, revers du médaillon avec porte à charnière en verre transparent, avec une chaîne composée de tiges émaillées blanches alternant avec des petites perles et un fermoir serti de diamants taille rose, pendentif détachable, longueur de 17 5/8 pouces, collier non signé, miniature avec les initiales dorées de l'artiste 'AM', Avec boîtier moderne, comprenant deux tiges supplémentaires.



1874 


1875



1875 Ravissant collier en or 18k poinçonné à la tête d'aigle et argent, à motif de fleurons, serti de 164 brillants « taille ancienne »  d’un poids total de +/- 17 carats et de 246 diamants « taille rose » d’un poids total de +/- 2,50 carats. Poids du bijou : 114,45 g.
.



Une grande partie du dossier de la légion  d honneur d'Emile Froment Meurice ayant disparu, c'est une feuille de reconstitution qui nous dit  qu'il a bien été décoré Chevalier




Cercle de Froment-Meurice

Album du stand de la Maison Froment-Meurice à l'exposition de 1878 à Paris, Vue du stand et reproductions d'oeuvres avec d'intéressantes descriptions manuscrites, 24 épreuves albuminées dans un album relié à l'italienne.


Cette photographie fait partie de l album ci-dessus réalisé pour l exposition de 1878 , album vendu aux enchères par Mtres Chayette et Cheval



Un trophée français la coupe  portant le poinçon français, le support gravé 'Froment-Meurice' Paris, vers 1879
La cuvette ovale peu profonde gravée d'une corde et de lierre, soutenue par des satyres masculins, féminins et jeunes, sur un socle en marbre vert portant l'inscription ' Grand Prix de Monaco. Gagné par ERG Hopwood 1879 ', les gravés aussi  Hunt & Ruskell, Londres 1880 , hauteur 37cm , longueur 48,5cm .



Le colonel Edward Robert Gregge-Hopwood (1846-1942) vivait à Londres et aimait chasser en Afrique. Il a commandé les Lancs. Hussars Imperial Yeomanry de 1902 à 1907. Un tir vif, il a remporté de nombreux prix pour le tir au pigeon. Le lot actuel a été décrit dans le Morning Post du 29 janvier 1879 comme un objet d'art d'une valeur de 160 £. Dans des conditions difficiles (' Le temps était maussade et couvert. Les oiseaux étaient anglais et très rapides ') Hopwood a remporté le prix après avoir abattu treize pigeons.


Le Morning Post est un journal quotidien conservateur britannique, édité à Londres de 1772 à 1937, date de son rachat par le The Daily Telegraph. (notez l expression, "les oiseaux étaient Anglais" bien meilleurs que les autres!!!))


Dans la revue "Les Merveilles de l'exposition" de 1879 " le journaliste écrivit:

"Froment- Meurice, chacun le sait, est l'un des fournisseurs attitrés du gouverne-
ment, des compagnies officielles et des grandes sociétés pour les objets qu'ils destinent à récompenser les lauréats des grands concours industriels. C'est en même temps le producteur favori des souverains et des amateurs de distinction.
Sa maison fut fondée en 1794 par François Froment, orfèvre, bijoutier, joaillier de la ville de Paris, et depuis cette époque, malgré toutes les vicissitudes traversées par le pays, elle est demeurée fidèle à la devise de son créateur. En 1839, à la première Exposition nationale, son fils, François Froment-Meurice, qui la dirigeait depuis dix ans, obtint une médaille d'argent. En 1849 et 1851 à Londres, en 1855 à Paris, elle reçut la médaille d'or, cette dernière fois le lendemain du jour où la mort avait emporté son chef. Rappelons, à l'éloge de ce dernier, qu'en 1832, lors de l'épidémie qui sévit si cruellement à Paris, il fut décoré de la Légion d'honneur, juste récompense de ses sacrifices et de son dévouement dans ces tristes circonstances. -1852 l'avait vu faire officier du même ordre, comme pour affirmer qu'en même temps que l'homme de bien on récom' pensait aussi l'artiste. Depuis lors, la maison est entre les mains de M. Émile Froment-Meurice et de ses honorables associés.
Cet industriel a pour lui une véritable no": blesse artistique qui obligeait son heureux possesseur à de grands efforts pour apparaître ici digne de lui-même et de sa noble clientèle. Il s'est tiré avec le plus grand honneur de cette redoutable obligation.
Depuis l'exposition de 1839, qui lui valut sa première récompense, la maison Froment Meurice a toujours marché en avant. Faisant appel à la collaboration des artistes les plus autorisés, ne négligeant aucun soin pour que l'exécution répondît au mérite incontesté de ses modèles, elle est arrivée ainsi à surmonter toutes les difficultés dont cette fabrique est hérissée, et à produire de véritables merveilles de grâce et de bon goût.
Nous donnons deux gravures représentant des types sortis de cette maison. L'une figure une corbeille ovale autour de laquelle voltigent des Amours et qui est portée par des Faunes. L'autre reproduit une amphore d'argent repoussé au marteau, d'un travail admirablement gras et fin, décorée de légers dessins en émail noir et posée sur un trépied d'argent ciselé. Nous aurions souhaité pouvoir donner à nos lecteurs tous les sujets apportés au Champ de Mars par FromentMeurice ; ils sont au nombre de vingt-cinq groupes, aussi variés de forme que finis de travail.
Qu'on examine plutôt cette pendule et ces candélabres pleins d'originalité, en argent ciselé et ivoire, commandés par le duc d'Aumale pour le château de Chantilly et absolument dignes de faire partie du mobilier princier de cette opulente résidence. Voici, à côté, l'ostensoir de vermeil, orné d'émaux et de diamants, offert par feu la comtesse de Bardi à l'église de Notre-Dame du Sacré Cœur d'Issoudun ; puis cette magnifique aiguière en cristal de-roche, montée en vermeil et ornée d'une guirlande de fruits, de pierres fines à feuillages émaillés , exécutée pour le roi Alphonse XII ; cette coupe, aussi en cristal de roche, en forme de coquille, montée en vermeil et émail et dont l'anse est formée par un dragon, qui était la propriété de cette pauvre reine Mercédès.
Je citerai rapidement le Centaure couronné par la Victoire, groupe d'argent repoussé sur un socle d'argent niellé ; le bel anneau pastoral, offert à Pie IX par le diocèse de Genève, où brille une superbe miniature de saint Pierre en émail sur or : une lampe d'argent ciselé portée par un centaure et une centauresse, appartenant au duc de Montpensier, et un superbe bassin d'argent, ciselé au repoussé, avec anses ciselées sur fonte, exécuté pour la baronne de Rothschild, puis le grandiose surtout de table, style rocaille, fait pour la princesse Mentchikoff, et comprenant une corbeille, des candélabres, des coupes et des seaux à Champagne, etc.






Olivier Baroin, m a adressé la photo de ce bracelet Lierre vendu par la galerie Tadema de Londres, il est en or de Émile Froment Meurice , vers 1880



Une grande antiquaire d' Amsterdam, Leonore Van Der Vaals  https://inezstodel.com  a revendu ce bracelet en argent martelé à décor de feuilles de lierre et de baies, signé: Froment-Meurice pour Emile Froment-Meurice, France, vers 1890.dimensions: 5,7 x 5 x 1,6 cm. poids: 62,4 grammes


La Maison Aguttes a revendu ce Seau à rafraîchir en argent à décor en fort relief de putti, cartouches déchiquetés et coquilles. Bassin intérieur en cuivre ou laiton et couvercle en argent uni. Poinçon minerve. Vers 1880 Orfèvre: François-Désiré FROMENT MEURICE. Hauteur: 33 cm - Poids net: 4130 g.


Revendu par Maître Prunier, ce bracelet jonc rigide en or jaune orné en applique sur sa moitié d’une frise feuillagée d’argent et or ornée de diamants taillés en rose alternés de 5 perles en chute. Poids total : 30,2 g. Fin du XIXe siècle. Le bracelet est présenté dans un écrin d’époque à la forme chiffré J.D de la Maison FROMENT-MEURICE, 372, rue Saint-Honoré. La Maison FROMENT-MEURICE vendait à l’époque des créations de leurs ateliers ou d’artisans-orfèvres proches de leur esprit. C’est pourquoi on peut ne pas trouver le poinçon du maître joaillier sur ce type de création.




Revendu par  Maître JM. Delvaux: Figure de centre de table en argent, représentant une statue de Cérès, tenant une gerbe de blé et une corne d'abondance, elle est assise sur un rocher posant sur une terrasse à fond amati, la bordure à larges godrons et agrafes feuillagés. Les quatre pieds à double volute intercalés de motifs entrelacés, fleurons et enroulements feuillagés. Signé Froment-Meurice. Fin du XIXème siècle. Haut.: 40,5 cm. Larg.: 17 cm. Poids: 4 kg 060. Voir la reproduction d'un surtout de table «prix d'honneur des concours régionaux», dont la partie centrale est similaire. Il est représenté avec son bassin orné à droite d'un groupe de trois moutons et à gauche d'une vache et son veau, illustré dans l'ouvrage de Henri Bouilhet, l'Orfèvrerie Française aux 18ème et 19ème siècles, deuxième période, page 176. Emile Froment-Meurice (1837-1913) et son père François-Désiré Froment-Meurice, sont connus pour de prestigieuses commandes, notamment pour le duc de Luynes



Encrier argent doré et verre d'Emile Froment Meurice revendu par Christie's.
Sur socle de forme rectangulaire à six pieds pattes de lion, avec coffret central en verre taillé aux quatre pieds, à montures en feuilles et à feuillages, avec fond doublure munie de deux encriers en verre argenté et d’un pot de rebond cylindrique, le couvercle légèrement bombé, ciselé d’acanthes et de lauriers et surmonté d’un fleuron en coquille, le cercueil flanqué de deux demi-cygnes exposés, chacun soutenant un chandelier à colonnes, marqué bord de la base et du couvercle, sur la base du chandelier, sous la doublure et sur le bac à sable,longueur de 38 cm 





Revendu par la maison Tajan ce bracelet en or jaune finement repercé et ciselé de croisillons rehaussés de rubis ronds et diamants taillés en rose en serti clos entre deux frises ciselées d'entrelacs. Signé Froment-Meurice. Poids brut: 71,5 gr. Diamètre: 6 x 5,3 cm Largeur: 2,3 cm de Emile FROMENT-MEURICE (1837-1913) fils de François-Désiré Froment-Meurice qui succède à son père en 1859. Il continue les fabrications neo-renaissance chères à celui-ci. A sa mort aucun de ses fils ne reprend la joaillerie. 




1881 dans "la vie Parisienne"



1882 dans la revue des arts décoratifs





1883 dans "l'art pour tous"



1885 environ Bracelet néo gothique articulé en or 18 k (750), argent et émail, orné au centre d’un médaillon ovale serti d’un camée agate représentant un profil de femme à l’antique dans un entourage ajouré de volutes et feuilles de lierre alternées de perles. De chaque côté il est cerné d’un ange, les maillons à contours ovalisés en émail bleu, orné chacun d’une perle (accidents et fentes sur le camée). Attribué à Emile Froment-Meurice. Sans poinçon, fin du XIXe siècle. Longueur : 18,5 cm - Poids brut : 75 g  : revendu par mw-encheres









1885  Portrait de Emile Froment Meurice, dans "Le monde illustré" il a 48 ans




1887 la tiare de Leon XIII







1888 Dans le journal "La Liberté coloniale , il est question d'une épée offerte au duc d'Aumale




Et j ai retrouvé dans la revue des arts décoratifs de 1991 un dessin de cette épée (a droite) et de deux autres.



Photo  d' un bijou d'émile Froment Meurice dans le livre de Vever



Souvenir des noces d'argent de Philippe d'Orléans (1838-1894) et d'Isabelle d'Orléans (1848-1919), Comte et Comtesse de Paris, daté 1889, par Froment-Meurice
En forme de stèle miniature en marbre rouge à décor d'une plaque en argent doré émaillé d'armoiries et inscrite 30 MAI 1864 / 30 MAI 1889, et d'une autre plaque au revers indiquant HOMMAGE RESPECTUEUX / DES SERVITEURS DE LA MAISON / POUR LES NOCES D'ARGENT / DE MONSEIGNEUR LE COMTE / ET DE MADAME LA COMTESSE / DE PARIS / 30 MAI 1889 ; le revers de la base signé FROMENT-MEURICE  revendu par Sotheby's

Une précision: 
Victime d’un premier exil à la chute de la monarchie de Juillet, Philippe d'Orléans (1838-1894), Comte de Paris et fils du défunt duc Ferdinand d’Orléans, épouse en 1864 à Kingston en Angleterre sa cousine germaine, Isabelle d'Orléans (1848-1919), fille du duc de Montpensier et infante d’Espagne. Autorisé à rentrer en France en 1871, il est de nouveau exilé quinze ans plus tard et c’est à Stowe House, dans le Buckinghamshire, qu’il résidera désormais jusqu’à sa mort.

La maison Froment-Meurice fut un fournisseur régulier de la famille d’Orléans, notamment du duc d’Aumale.


1889 dans la revue des arts décoratifs





La maison Christie's a mis aux enchères ce camée en or et très belle pierre dure d'Emile Froment Meurice
Le camée en agate ovale sculpté représente la tête de profil d'un "Nègre", entouré d'une bordure en  émail guilloché vert , vers 1890, pendentif avec bélière amovible .signée Froment-Meurice.




Nous avons vu qu'Emile Froment Meurice vendait des pièces splendides, mais qu'aussi il vendait des bijoux plus simple, témoin ce portefeuille en cuir brun, orné d'applications d'argent, dont une émaillée bleu et rouge. Signé.  H_13,8 cm l_10,2 cm





1892 Offerte par l escadre du Nord  au cercle maritime de Cronstadt



1896 visite du Tsar et de la Tsarine à Paris







Ce bracelet et ceux qui l ont éxecuté : dans le livre de Vever


En 1900 Emile dépose un nouveau poinçon et change d adresse 




Collier tour de cou diamant, pierre de couleur et émail, de Emile Froment Meurice et revendu par Sotheby's, fin du XIX eme et présenté en 1900
Ce tour de cou articulé ajouré , avec des gerbes serpentines de fleurs de cerisier émaillées de façon réaliste dans des tons de rose et de blanc, rehaussées de diamants taille ancienne ainsi que d'émeraudes, de rubis et de saphirs taille ronde,et des diamants taille rose et rond. , monté en or et argent


Bien que non signé, ce tour de cou est attribué à Emile Froment-Meurice par Henri Vever 
et  est illustré dans La Bijouterie française au XIX e siècle , volume III, p. 585. Selon l'auteur, 
il a été présenté à l'exposition de Paris de 1900.



Voici ce collier représenté dans le livre III de Vever 



Vever dans son livre date ce pendentif en 1900



1901 concours Froment Meurice ouvert aux ouvriers bijoutiers


Autre pendant de col cité  dans le livre de Vever



On retrouve la Tiare de Leon XIII en 1903 fabriquée en 1887 par Émile Froment Meurice dans le journal l'Illustration


1905  grand concours de la chambre syndicale avec un prix de 400 Frs offert par Emile Froment Meurice



1906 un grand surtout de table d'Emile Froment Meurice, revendu par Sotheby's.
Lourdement coulé ( car l ensemble des pièces fait plus de  16 kgs), et ciselé avec des guirlandes de fleurs sur des treillis au-dessus des pieds, appliqué avec des cartouches moulés, avec deux blasons accollés sous une couronne ducale, bordés de roseaux, comprenant: une jardinière ovale de forme à deux anses, doublure fixe , 57 cm, de largeur sur les poignées , quatre coupes à dessert circulaires (avec plats en verre ultérieurs), 10,5 cm, de hauteur , et une paire de candélabres à cinq lumières avec une silhouette féminine drapée et tiges de corne d'abondance, équipées de buses détachables, candélabre .




«LE MARIAGE ROYAL ESPAGNOL. 
'(De notre propre correspondant.) MADRID, 12 janvier. [1906] 
' Le mariage du prince Ferdinand de Bavière et de l'infante Marie-Thérèse a été célébré aujourd'hui dans la chapelle du palais en présence du roi Alphonse, de la reine Christine. , parents princiers des époux et épouses, et les principaux dignitaires d’Espagne. La cérémonie a été célébrée par le cardinal Sancha, archevêque de Tolède et primat d'Espagne. «Après la cérémonie, les époux, accompagnés du roi Alphonse, de la reine Christina et de dix-neuf princes et princesses, sont apparus sur le balcon du palais et ont été applaudis avec enthousiasme par une foule nombreuse qui a envahi la place du palais. 
The Morning Post , Londres, samedi 13 janvier 1906. p. 8a)




Commandé pour le mariage du prince Ferdinand de Bavière (1884-1958) et de Maria Teresa de Borbon, infante d'Espagne (1882-1912), Madrid, le 12 janvier 1906,
Leur fils Infante José Eugenio de Baviera et Borbon (1909-1966), Sa fille Maria Cristina de Baviera et Messia, Condesa de Odiel (1913-2014).


Nous avons ainsi l adresse du domicile personnel d'Emile Froment Meurice


Car Emile Froment Meurice  se retire en 1907, sans qu'aucun de ses trois fils ne reprennent la maison. Elle est reprise par la maison Auger.



 C'est pourquoi , dans les années qui suivent il sera fabriqué des pièces marquées  AUGER-FROMENT MEURICE  comme cette coupe par exemple revendue par Bonhams

La 3ème Régate Internationale Européenne, Havre 1913 - Un trophée en argent fin d'Auger Froment-Meurice, Paris,
modelé comme un paysage marin supportant un bol en verre  et incorporant une sirène parmi les vagues avec des roches formées de granit, le tout monté sur un socle en marbre.



Remporté par le capitaine Richard Travers Dixon RE, passionné de plaisance et de vedettes rapides. Né à Sydney, en Australie, il a fait partie de l’équipage vainqueur de la médaille d’or dans la catégorie 7 mètres aux régates olympiques de 1908 à Londres et a été un membre actif du comité des moteurs marins de l’Automobile Club de Grande-Bretagne, présidant les courses du Trophée Harmsworth à 1904-1906. En 1910, il commanda le "Snowdrop" de 6 mètres conçu par Payne à Dixons à Southampton. La classe était à l’origine truquée et Dixon a contribué à persuader les 6 mètres d’adopter la nouvelle plate-forme bermudienne. Des recherches supplémentaires sont nécessaires, mais ce trophée a peut-être été remporté par Dixon dans "Snowdrop" en 1913.






Décès de Émile en avril 1913 décès tragique







Une des familles les plus honorables et les plus distinguées de la haute société parisienne vient d'être cruellement frappée dans ses affections les plus chères. Hier dans la soirée, M. F. Froment-' Meurice, conseiller municipal du quartier de la Madeleine, a eu la douleur de perdre à la fois son père et sa mère, écrasés sous l'éboulement d'une partie de leur hôtel, rue d'Anjou, 46, en plein centre de Paris. Sapée par les travaux des fondations d'un immeuble en construction, leur, maison s'est soudainement déchirée en deux. Et toute une aile s'est abattue, ensevelissant sous ses décombres les deux vieillards et leur petit-fils: M. Emile Froment-Meurice, âgé de soixante-seize ans; sa femme, née Berthe Thomas, âgée de soixante-quatorze ans; M. François Froment-Meurice, âgé de vingt ans. Ce dernier, seul, a échappé é par miracle à la mort. 
Voici dans quelles circonstances s'est produit ce lamentable événement.
Le conseiller municipal de la Madeleine et Mme Froment-Meurice, qui habitent rue Richard-Wagner, à Passy, dînaient chez des amis. Ils avaient envoyé leur fils, François passer la soirée rue d'Anjou, chez ses grands-parents. Et c'était pour ceux-ci une vraie fête que de recevoir cet enfant qu'ils adoraient. On s'était mis à table dans  la salle à manger, située au troisième étage. Soudain un formidable craquement se produisit dans l'édifice. Un tiers de l'immeuble vint s'abîmer, dans une profonde excavation, creusée pour l'établissement des fondations d'une maison voisine un ancien garage d'automobiles où l'on édifiait un vaste immeuble.
A cet instant, deux domestiques, une vieille cuisinière,. Marie Catte, et -Un -valet de chambre^ Jules Venot, qui, depuis deux jours seulement" remplaçait le valet de chambre appelé pour une période militaire, se trouvaient à l'office. Au bruit épouvantable qui venait de se produire ils accoururent. Marie Catte ouvrit la porte de la cuisine et   poussa un cri d'effroi. Comme dans un changement de décor; au théâtre, la salle à manger avait disparu. A ses pieds, à cinquante centimètres d'elle, c'était le vide. En proie à une"inexprimable terreur, la cuisinière et le valet de chambre se sauvèrent, comme des fous, par l'es-, calier de service. Ils rencontrèrent le concierge de l'hôtel, qui fuyait lui aussi, et arrivèrent dans' la rue au moment  un chauffeur d'auto-taxi v'e-C nait fort heureusement de stopper devant la maison écroulée. Encore un peu et celui-ci était à son tour enseveli sous les poutres, pierres et meubles, effondrés pêler-mêle, dans un inextricable désordre. 
Cependant des passants, des voisins, des agents étaient accourus. L'officier de paix fut prévenu. Il téléphona au poste central de la caserne de la Pépinière. Et peu après, des soldats du 28° régiment d'infanterie, précédés de M. Rajâud, commissaire de police du quartier de la Madeleine,"organisaient un service d'ordre, pendant que les pompiers, sous la conduite du colonel Cordier, explorant l'amas de décombres, s'efforçaient d'en arracher les victimes. L'opération était périlleuse. M Rajàud et Edouard George, ce dernier fonctionnaire à la préfecture de 'police, s'étaient aventurés jusqu'au centré de l'éboulement, lorsqu'ils" perçurent des gémissements et des cris. Un être vivant était là, enseveli sous, leurs pieds. Au bout" de quelques minutes d'efforts, les pompiers de la caserne Blanche parvinrent à retirer le jeune François Froment-Meurice. Par une chance miraculeuse, le jeune homme, n'avait été blessé qu'au, bras droit et légèrement à la tète. Mais la commotion nerveuse avait été des plus fortes. On le transporta immédiatement à l'hôpital Beaujon et de là au domicile de son père,, rue Richard-Wagner. Il ne put prononcer que quelques paroles, demandant à voir ses parents et suppliant qu'on allât bien vite à leur secours. 1 q  Les recherches se poursuivirent. A 8 heures 50; au milieu des meubles pulvérisés, des tableaux anéantis, des tentures en loques et des lustres en miettes, Mme Emile Froment-Meurice était retrouvée. Ce n'était plus qu'un cadavre horriblement défiguré, écrasé sous une masse de pierres et de boiseries. Le corps de son mari fut découvert quelques instants plus tard, affreusement mutilé» lui aussi. Unis dans la mort comme dans la vie, les deux vieillards furent transportés dans la cour d'une maison voisine et étendus sur des couvertures, tandis qu'arrivaient sur les lieux MMv Delanney, préfet de la Seine; Laurent, secrétaire général de là préfecture de police; Paoli; directeur du cabinet de M. Hëinion; Touny, chef de la police




J ai découvert qu il y avait deux tombes , une au père Lachaise (ci dessous) et l'autre (ci-dessus) au cimetière de Passy, intrigué, j ai demandé à un membre de la famille qui m'a aimablement répondu ceci.

La famille est nombreuse, il y a donc effectivement deux tombes, l’historique avec François Désiré à Passy, et l’autre, avec tous les autres descendants, au Père Lachaise.
Je mets en copie mes frères qui certainement sauront vous expliquer cela mieux que moi.
bien à vous,


Peut être est ce l inverse??




J ai écrit un article sur la Maison Auger qui prendra la succession d'Emile 




Rue de la Paix en 1923

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