mercredi 20 février 2019

Georg Jensen: l’un des orfèvres les plus connus et talentueux du XXème siècle.


Georg Jensen est plus un  orfèvre qu'un bijoutier , mais il a laissé un style très particulier .
En orfèvrerie c'est un grand" designer" qui a influencé des générations de tous pays.



Né en 1866, le 31-aout, Jensen était le fils d'un rémouleur ouvrier, artisan qui aiguise les couteaux) à Raadvad, au nord de Copenhague. Son père était Jorgen Jensen Georg, le dernier des 8 enfants  de Jorgen.
A l age de 13 ans il quitte l'école et va travailler a l usine de couteaux ou est employé son père.
Il a commencé sa formation d'orfèvre à l'âge de 14 ans à Copenhague car sa famille est partie de Raadvad pour aller y vivre. Son apprentissage chez Guldsmed Andersen s'acheva en 1884, il obtient le diplôme d'orfèvre qualifié.


Broche Adam et Eve argent et Vermeil

L'année suivante en 1885 Georg va suivre des cours de dessin à la Technical Society School de Copenhague et c'est en 1887 qu' il va être admis à l académie des beaux arts de Copenhague.
Depuis sa tendre enfance, Jensen souhaitait devenir sculpteur et il poursuit maintenant ses études à la Royal Academy of Fine Arts .
Il expose pour la première fois en 1889 à Charlotttenborg sur Copenhague, et présente un buste de son père.

Il obtint son diplôme en 1892 et commença à exposer ses travaux. En particulier un buste , intitulé "Harvester" Bien que sa sculpture en argile ait été bien accueillie, gagner sa vie en tant qu'artiste s'est révélé difficile et il s'est tourné vers les arts appliqués. 
Heureusement, dès 1893 il obtint plusieurs bourses qui lui permettent d'exercer ses talents de sculpteur cela lui permet aussi d'effectuer son premier voyage à Berlin

D'abord modéliste à la manufacture de porcelaine Bing & Grondahl, il aurait  fondé, en 1898, un petit atelier de poterie, en partenariat avec Christian Petersen



En 1900 il est récompensé par une "mention Honorable"  a  la fameuse exposition universelle de 1900 a Paris

"Durant son second apprentissage dans une orfèvrerie de Copenhague, il suit des cours du soir en dessin et sculpture, puis entre à l’Académie Royale des Arts. Il survit par des bourses, expose ses statues, même à Paris en 1900, où il découvre l’Art Nouveau. Mais il ne vend rien. Retourne chez des orfèvres, tâte de la céramique, engrange quelques sous et ouvre, enfin, son atelier dans la capitale en 1904. Son idée ? Offrir du beau au plus grand nombre de gens possibles. Pas avec des statues dans les parcs de la ville, mais avec des objets à usage quotidien.(Laurence Picot)
https://laurencepicot.wordpress.com/2014/03/11/georg-jensen-quelque-chose-de-pourri-au-royaume-du-danemarketing/

En 1901, il abandonne la céramique et redevient orfèvre et designer aux cotés du  maître Mogens Ballin. 

En 1904 Georg Jensen s installe en atelier au 36 Bredgade à Copenhague , Georg Jensen donna à sa société le ton qui tracerait son cours pour les décennies à venir. C’est son esprit d’innovation, son savoir-faire artisanal irréprochable et sa sensibilité au design scandinave.
Qui plus que lui fit découvrir et connaître le style danois mais surtout scandinave.
La décoration de style scandinave devint de plus en plus populaire avec un dessin très épuré . 
D'ailleurs lors de son exposition au Musée des arts appliqués,de Copenhague en octobre toute sa marchandise exposée est vendue  et il obtient une très bonne couverture presse.




A propos de ses débuts je retranscris fidèlement un article de la revue "Capital"

"De son bourg natal, le Danois Georg Jensen dira qu’il «serait difficile de concevoir meilleur endroit pour stimuler l’imagination d’un enfant et le guider vers une voie artistique». Sa formation, commencée à 12 ans, est éclectique. Apprenti dans la fonderie où travaille son père, puis à Copenhague chez un orfèvre, il étudie aussi le dessin, puis suit les cours d’une Ecole technique, avant d’intégrer l’Académie royale des arts, sur la recommandation d’un professeur à qui il a montré ses sculptures. A 26 ans, il en sort diplômé alors que son œuvre «Le moissonneur » est exposée dans des musées à Copenhague et à Munich.

Durant un temps, Jensen mène une double vie, créant des pièces pour une société de céramiques le jour, sculptant, créant des bijoux et se formant à la poterie la nuit. Ses pièces sont montrées avec succès, et il s’installe enfin à son compte comme orfèvre à 38 ans. A l’or, il préfère l’argent, pour des raisons esthétiques. Une première exposition de ses bracelets, broches, boucles de ceintures et peignes au musée des Arts décoratifs de Copenhague suscite l’engouement. «Avec ses créations radicalement nouvelles, Jensen a éveillé comme personne la beauté de l’argent, qui s’était endormie», écrit un critique. Sa carrière est lancée, et il place un panneau «fermé pour travaux» sur son atelier pour reconstituer son stock.

Ce qu’on appelle le style Georg Jensen combine la simplicité et l’équilibre des formes, le raffinement de la réalisation et, pour les bijoux, l’utilisation d’agates, d’améthystes, de lapis-lazuli, d’écaille, de corail ou d’ivoire plutôt que de pierres précieuses. Les lignes des services de table, vases, chandeliers et bijoux évolueront pourtant, passant de la «beauté en rondeurs » à l’Art nouveau, découvert lors d’un voyage en France, puis s’épurant pour faire naître des objets rappelant les sculptures de Constantin Brancusi ou Jean Arp. Son succès fulgurant en Allemagne incite en effet l’artisan à engager des créateurs encore plus modernistes que lui, tel son beau-frère Harald Nielsen, qui deviendra le directeur artistique de la firme après son décès, ou le sculpteur, peintre, écrivain et architecte Jan Rohde. Jensen leur laisse toute liberté et les crédite des pièces qu’ils créent. Le style maison n’en reste pas moins toujours reconnaissable, ouvrant la voie au design scandinave, qui s’épanouira ensuite dans le meuble, la verrerie ou la porcelaine. Il possède un caractère intemporel, et de nombreuses lignes conçues par Jensen et ses collaborateurs sont encore en vente.

En 1918, la firme Georg Jensen emploie 125 salariés et ouvre des boutiques à Londres et Paris, avant de s’installer à New York en 1924. C’est alors que son fondateur s’en distancie pour travailler en solitaire, tandis que sa marque remporte le Grand Prix des foires mondiales de Paris, Barcelone et Bruxelles. 






Service à thé-café quatre pièces en argent tripode, les prises des couvercles feuillagées, les manches en ivoire gravé. Avec son plateau rectangulaire en argent. Travail Danois de Georg JENSEN, réalisé entre 1919 et 1927, mais crée en 1905. Poids brut: 2,033 kg. (ce modèle figure en couverture de l'ouvrage consacré à G.Jensen édité par J. Moller en 1984).



Broche 1905

Jensen exécuta de nombreuses sculptures au goût d'inspiration française contemporaine et créa également de belles œuvres de céramique qu'il a exposé à l'exposition universelle de Paris en 1900. Mais sa réputation vient de l'argent, qu'il a adopté après un voyage international en 1900-01, d'abord dans l' atelier de Mogens Ballin .
Avec ses bijoux robustes , où les marques du marteau ont été laissées, et où une fine couche de platine souligne le ton gris du matériau, les œuvres argentiques de Georg Jensen se distinguent de l'art raffiné contemporain des pierres précieuses. Les pays nordiques ont utilisé l'ambre ou d’autres pierres sans prétention, taillées en cabochon  La simplicité caractérisait également les couverts de Georg Jensen, tels que King et Continental ( Antik ), où la forme, le poids et le matériau étaient la principale qualité.




Cette pièce date de 1905 et à la suite de la visite de Messieurs  Osthaus et Van De Velde à son atelier d orfèvrerie, plusieurs expositions vont être organisées en allemagne.



1909 argent Ambre et Corail

En 1909 Georg Jensen ouvre son premier magasin à Berlin et participe pour la première fois au salon d automne à Paris


Un groupe de bijoux, par Georg Jensen 
comprenant: une broche en raisin dessinée par Harald Nielsen, signée Georg Jensen et n ° 217B ; une broche de tulipe stylisée en argent portant la marque du fabricant pour la période 1909-1914 et n ° 100B ; une broche circulaire ajourée avec deux gros boutons parmi un feuillage, signée Georg Jensen, Danemark Vente Christie's




JENSEN Georg revendu par la maison Mirabaud Paris
Broche/pendentif en argent à décor d'une pensée centrée d'un cabochon d'améthyste, « 113 », entre 1909 et 1914. Poids: 13 g. (Ajout d'une bélière postérieurement).



Un pilulier danois argenté  et un petit peigne, Georg Jensen Silversmithy, Copenhague, vers 1910.la boîte à pilules circulaire avec fleur ciselée, munie d'un miroir à l'intérieur du couvercle, le peigne au cas où sertie d'une pierre de lune. Avec un bidon avec un fleuron ajouré 540, avec la marque d'importation de Londres pour 1929 ,  3 pièces . 



1910-1912 soupière modèle Melon


En 1912 étant à l 'étroit, il déménage à Knippelsbrogade et ouvre son premier magasin Georg Jensen à Copenhague (Bredgade 21).Bredgade veut dire Rue Large ou grand rue.


1912 Bol "Louvre"

A Gand, il reçoit le "Diplôme d'honneur" il engage l'artiste danois Johan Rohde 



1914 dans la revue "Art et Décoration.  2 coupes, j ai retrouvé celle de droite  en vente récemment dans une salle des ventes française




J ai trouvé cette coupe chez Maitre Millon a Paris qui la décrit ainsi:
Georges JENSEN, Copenhague Coupe en argent ornée de cinq cabochons imitant le corail Poids: 262 gr.



Elle n'est pas datée par maitre Millon , mais nous pouvons la dater grâce à la revue Art et Decoration de 1914


Confiturier Argent et Ambre dans la revue Art et décoration de 1914


1914-06 L'ORFEVRE GEORG JENSEN dans la revue Gil Blas

Nous publions avec plaisir une page de l'étude que vient de consacrer au grand orfèvre danois Georg Jensen, qui remporta de si beaux succès au « Salon d'Automne '» et à la Société Nationale, notre érudit confrère M. Emile Sedeyn. (On sait que Jensen est édité à Paris par les soins de M. Geo Rouard.) Le travail de M. Sedeyn paraîtra dans Art et décoration :
« Ce qui caractérise l'œuvre de M. Jensen, c'est quelle nous vaut des objets vraiment usuels, qui sont en même temps des pièces d'art émanant directement de l'artiste, sans intermédiaire des procédés mécaniques, si nuisibles au charme du modèle le plus réussi.
Orfèvre, M. Jensen se refuse à confier à une interprétation mercenaire la réalisation de ses modèles; il reprend pour son compte tes anciens procédés manuels et ces outils simples et rationnels, dont l'artisan n'est pas esclave, mais le maître. C'est pourquoi ses œuvres si neuves, si fraîches, si franches de formes et de lignes, possèdent, en outre, des qualités de grâce et de noblesse que l'on se Résignait peu à peu à ne trouver réunies que dans les pièces anciennes.
D'autres que M. Jensen, en France et ailleurs, avaient repris le marteau, le burin, et s'en sont servis avec art, mais aucun ne l'a fait avec des dons aussi expressifs et en même temps aussi équilibrés. A l'abondance, qui déjà le distinguait suffisamment de la majorité des contemporains, l'artiste scandinave ajoute un sens de la forme et du décor qui n'appartient qu'à lui, et des qualités d'exécution où l'on-je-trouve la verve et la minutie des vieux maîtres. Il cultive l'amour du métier aussi ardemment que l'amour de l'art, et c'est par là que sa personnalité, forte et homogène, s'impose et nous intéresse.



Timbale en Argent


M. Jensen, loin de limiter son effort, comme tant d'autres artisans, à la production des grandes pièces ornementales, a créé un nombre considérable de petits objets usuels, tels que gobelets, salières, cuillers, qui présentent, au point de vue décoratif et technique, le même intérêt que ses œuvres les plus importantes. C'est que tous ces objets sont travaillés par les mêmes procédés simples gui exigent à tout moment la "collaboration intime du cerveau et de l'outil. Entre -la conception et l'exécution existe une parenté qui se révèle dans les détails les plus minimes. Et l'on devine au premier examen "que c'est la connaissance parfaite, mieux que cela, l'amour attentif et réfléchi de la matière, qui dicte ici, pour commencer, ces formes amples et solides, presque toujours inspirées de la flore, ces contours pleins et moelleux auxquels les œuvres de M. Jensen doivent l'essentiel de leur séduction.
En tant que décorateur, M. Jensen n'échappe point, et il convient de l'en louer, aux traditions de son pays. Ce n'est pas en vain qu'il a grandi dans la forêt Scandinave, et qu'il est allé demander plus tard aux exemples de l'art rustique danois la substance de son éducation esthétique. Il est à la fois si sensible et si ingénieux,, si pénétré du sentiment de la nature, en sa force naïve et d'une expression si vibrante, si sincère, en ses formules simplistes, cet art danois !
,Notre orfèvre s'en est assimilé l'esprit plus que les manifestations extérieures ; il nenous en apporte pas les réminiscences, mais plutôt comme une sorte de suggestion raffinée, juste ce qu'il en faut pour accentuer la grâce familière de ces objets à la fois précieux et usuels qu'il se plaît à façonner. »
Emile Sedeyn.



1914 Boite a Thé dans la revue Art et décoration  

L'artiste n'était pas complètement inconnu à Paris, où il avait séjourné et même travaillé comme sculpteur, il y a quelque dix ans. Mais seuls, parmi nous, avant l'Exposition de Gand (où il devait se révéler d'une manière aussi brillante qu'inattendue), de rares amis savaient son évolution vers l'art appliqué et pouvaient parler en admirateurs avertis de ses récents travaux. Art et Décoration 1914


1914 Boite à Thé

Suite: Bien que l'orfèvrerie soit restée à un plan secondaire et très en arrière, par exemple, du meuble et des étoffes, dans l'évolution présente des arts appliqués, on ne saurait dire qu'aucun effort ne l'ait enrichie en ces dernières années. Nous comptons non seulement d'excellents créateurs de modèles, mais aussi des techniciens pleins de goût et d'ingéniosité. Les uns alimentent la production industrielle qui, par malheur, cherche plutôt un renouveau apparent que de réels progrès. Les autres prouvent de temps en temps que notre époque, aussi bien que celle de Charles X ou le second Empire, sait produire à l'occasion un surtout compliqué, un service pompeux, tout un vain et froid étalage de luxe. Entre ces deux branches distinctes de l'orfèvrerie contemporaine, ce qui distingue l'oeuvre de M. Georg Jensen, c'est qu'elle nous vaut des objets vraiment usuels qui sont en même temps des pièces d'art, émanant directement de l'artiste sans l'intermédiaire des procédés mécaniques si nuisibles au charme et à l'originalité du modèle le plus réussi.


1914 Boite a Thé

Suite : Orfèvre, M. Jensen se refuse à confier à une interprétation mercenaire la réalisation de ses modèles; il reprend pour son compte les anciens procédés manuels et ces outils simples et rationnels, dont l'artisan n'est pas l'esclave mais le maître. C'est  pourquoi ses oeuvres si neuves, si fraîches, si franches de formes et de lignes possèdent, en outre, des qualités de grâce et de noblesse que l'on se résignait peu à peu à ne trouver réunies que dans les pièces anciennes.
Elles réunissent deux qualités différentes auxquelles un esprit cultivé ne saurait demeurer insensible : elles sont d'aujourd'hui par le sens pratique et par la conception; elles sont
de jadis par l'exécution.
* »
Dans l'orfèvrerie comme dans tous les arts qu'une industrialisation outrancière et maladroite a si gravement compromis au cours du dix neuvième siècle les tentatives de relèvement auxquelles nous avons assisté en ces dernières années




1914 Bol à Fruit

D'autres que M. Jensen, en France et ailleurs, ont repris le marteau, le burin, et s'en sont servi avec art. Mais aucun ne l'a fait avec des dons aussi expressifs en même temps qu'aussi équilibrés. A l'abondance, qui déjà le distinguerait suffisamment de la majorité des contemporains, l'artiste Scandinave ajoute un sens de la forme et du décor qui n'appartient qu'à lui, et des qualités d'exécution où l'on retrouve la verve et la minutie des vieux maîtres. Je me résume : l'artiste, le décorateur, le technicien sont en lui égaux et confondus. Il cultive l'amour du métier aussi ardemment que l'amour de l'art, et c'est par là que sa personnalité, forte et homogène, s'impose et nous intéresse.



Saupoudreuse

En tant que décorateur, M. Jensen n'échappe point, et il convient de l'en louer, aux traditions de son pays. Ce n'est pas en vain qu'il a grandi dans la forêt Scandinave et qu'il est allé demander plus tard aux exemples de l'art rustique danois la substance de son éducation esthétique. 11 s'en est assimilé l'esprit plus que les manifestations extérieures, et ne nous en apporte pas des réminiscences, mais plutôt comme une sorte de suggestion raffinée.
Pour rendre pleine et entière justice à une telle oeuvre, il faudrait avoir vu l'auteur dans sa laborieuse retraite de Copenhague,
Copenhague, à son établi, devant la feuille d'argent qu'un martelage habile et minutieux transformera lentement en un sucrier à la panse arrondie, en une aiguière au galbe spirituel ou bien en quelque bibelot familier : coupe, liseuse, sébille, etc. M. Jensen façonne aussi des bijoux, et ceux qu'il invente en associant à l'argent, l'agate, l'onyx, l'ambre et des gemmes aux reflets adoucis, ne manquent ni de caractère ni d'agrément. Les colliers, les broches, les bracelets ainsi réalisés sont d'ailleurs proches parents des pièces d'argenterie ici reproduites.
Si je ne dissimule pas ma préférence pour les dernières, c'est que le fait d'avoir su ennoblir des objets usuels me paraît un des mérites les plus rares et les plus louables qui puissent désigner un artiste d'aujourd'hui à l'estime de ses contemporains.
EMILE SEDEYN,





Une saucière argent massif de Georg Jensen martelée vers 1920 
Marqué sur le fond avec le modèle 43, y compris aussi la cuiller à sauce Georg Jensen dans un décor "Acorn "vers 1915. La saucière mesure 11 cm







Broche vers 1915 en argent 


JENSEN Georg  Broche barrette en argent à décor d'une pomme de pin, « 216A », 1915-1930. Poids: 5 g.Broche coussin en argent à décor ajouré d'un cervidé couché et d'un écureuil dans des feuilles, « 318 », 1969. Poids: 23 g. Revendu par la maison Mirabaud Mercier

En 1915, il s’est également attaqué au marché américain après le succès obtenu dans la presse  et après que  le milliardaire William Randolph  Hearst eut acheté l'intégralité de l' exposition Jensen au Pan Pacific  durant l'exposition de San Francisco. En raison des évènements le magasin de Berlin a fermé.




Poinçons de Jensen à cette époque


1919 Sucrier en Argent massif



Louche en argent, modèle «Blossom» créé en 1919 Poids 267 g



1919 Un briquet allume cigare revendu par Bonhams



Vers 1919 diverses saupoudreuses


En 1919 sa banque fait faillite, le temps de trouver de nouveaux investisseurs et à nouveau en 1921 sa nouvelle banque fait aussi faillite , Jensen perd tout.


Broche revendue par Maitre  Haynault. En argent 826 millièmes figurant un motif floral et sertie de 3 cabochons de grenat. Poinçon: G et J superposés, 826 S, GI, n° 29. Travail de Georg Jensen entre 1909 et 1914. -Poids brut: 9,4 g



Revendue par Sotheby's : Une coupe en argent danoise, Georg Jensen, Copenhague, 1920 à tige torsadée, la base est décorée de guirlandes de feuilles de vigne de  19 cm de hauteur, 50,6 g; 



Broche-pendentif en argent représentant une fleur stylisée sertie de labradorites cabochons, terminé par une goutte en argent  Signé.Travail des années 1920. Hauteur: 31,2 g. revente de Pierre Bergé



Rare coupe à compote en argent présentant un piètement torsadé agrémenté d'ornements végétaux et de grappes de fruits en relief et surmonté d'une coupe évasée martelée.
Poinçons «Georg Jensen Sterling Denmark» et numérotée. Vers 1920.H: 12,5 cm
Revendue par Maîtres Tessier et Sarrou




Une paire de candélabres danois en argent à deux ampoules, no. 244, conçu par Georg Jensen, Georg Jensen Silversmithy, Copenhague, vers 1921
avec tiges de feuilles et de baies ajourées surmontées de fleurons de baies entrelacés de rubans , marqués sur les bases et les buses, avec marques d'importation anglais pour George Stockwell, Londres, 1921


1930 au salon d 'automne


1930 Dans le journal "Le petit parisien"





1922 revue Art et Décoration

En 1923 Jensen  obtient le grand Prix de l exposition de Barcelone, de Bruxelles et de Rio d Janeiro


1925 ce "flambeau" publié dans "Mobilier et Décoration" est  a rapprocher de la photo ci-dessous , 




Une paire de candélabres danois en argent à deux ampoules, no. 244, conçu par Georg Jensen, Georg Jensen Silversmithy, Copenhague, vers 1921 avec tiges de feuilles et de baies ajourées surmontées de fleurons de baies entrelacés de rubans.
marqués sur les bases et les buses, avec marques d'importation anglais pour George Stockwell, Londres, 1921



1925 M. GEORG JENSEN, ORFÈVRE  la nouvelle revue

A côté des porcelaines et des reliures danoises si justement célèbres, l'orfèvrerie danoise occupe aujourd'hui la première place, ayant acquis une excellente réputation sur le marché mondial où elle est recherchée.
Nous venons d'en avoir la preuve à l'Exposition des Arts décoratifs où l'on peut admirer au réz-de-chaussée du Grand Palais les superbes modèles exposés par M. Georg Jensen, argentier, Ragnagade, 7, à Copenhague, et, 239, rue SaintHonoré, à Paris.
M. Georg Jensen, né en 1866, à Raavad, où son père travaillait à la coutellerie de l'endroit, commença par apprendre l'orfèvrerie, mais il se destinait à la sculpture. C'est, en effet, avec un diplôme de sculpteur qu'il sortit de l'Ecole des Beaux-Arts en 1892. Exposant ses travaux avec succès, récompensé d'une médaille d'or de l'Académie, il profita de la bourse entière de voyage qu'il reçut pour parcourir la France et l'Italie. Il ne visait toujours alors que la sculpture, et pourtant il était loin de dédaigner le métier qu'il avait quitté peu d'années auparavant.
En Italie, à Paris, il avait vu des artistes faire travail d'ouvrier sans pour cela perdre leur réputation d'artiste empli d'idées nouvelles, il revint au Danemark et chercha sa voie, d'abord dans la céramique, mais ce fut au printemps de 1904 que Georg Jensen ouvrit son premier atelier d'orfèvre. Une nouvelle période de sa carrière s'ouvrait devant lui. Le style Georg Jensen était né.



Pièce a rapprocher de la photo précédente , revendue par la maison Balclis à Barcelone.


L'orfèvrerie danoise manquait jusqu'alors d'originalité livrée à l'influence allemande, elle manquait de grâce, et pêchait par la lourdeur.
Tout d'abord Georg Jensen trouva sur son chemin des détracteurs. Peu à peu cependant, on voyait sortir de son petit atelier des bijoux qu'il devint à la mode de porter. Aux bijoux, s'ajouta bientôt l'argenterie de table fourchettes, couteaux, cuillers, salières, sucriers, théières, etc. A l'Exposition de Bruxelles, en 1910, le jury lui décerna la médaille d'or.
De ce jour-là son succès fut complet en Danemark, comme à l'étranger. On reconnaissait en lui la liaison intime de l'artiste et de l'artisan. Puis, Georg Jensen éprouva le besoin de donner au métal des formes plus douces et plus amples que celles utilisées. Doué d'un sens' très développé pour les couleurs, il trouva le moyen de rompre la surface bleuâtre et polie de l'argent par l'emploi d'incrustations de matières tout à fait opposées, comme, par exemple, l'ambre jaune et le corail rouge.
M. Georg Jensen ne se contenta pas de renouveler les vieux modèles; il en créa de nouveaux; et, tout seul, il a su jusqu'à ces dernières années fournir à une troupe toujours accrue de collaborateurs, les dessins nécessaires.

Sa réputation a franchi depuis longtemps les frontières du Danemark et dans le « studio » de février 1920, le distingué critique Gabriel Mourey proclamait ce remarquable artiste comme l'un des maîtres les plus importants dans son genre de l'Europe entière.
Après son succès de Bruxelles, M. Georg Jensen exposa annuellement au Salon de Paris, il devint membre du Salon d'automne et de l'art décoratif, exposa à Gand, à Glasgow, à Londres, en Allemagne, à San Francisco.
Le modeste atelier du début avait fait place à de beaux et clairs locaux, et le beau magasin de vente du 21 de Bredgade avait été inauguré. Le personnel de 22 était passé à 50 personnes et depuis 191 C, le peintre Johan Rohde était attaché à l'entreprise comme dessinateur-collaborateur.
Cette même année, l'entreprise était transformée en société par actions, et l'on construisit un immeuble le nombre des ouvriers fut encore doublé.
Les visiteurs de l'Exposition des Arts décoratifs pourront se rendre compte de la beauté et de l'originalité des œuvres sorties de cette maison danoise, uniques en leur genre, et que l'on peut admirer toute l'année dans les magasins de vente de la succursale de Paris, 239, rue Saint-Honoré.


1925 dans la revue Mobilier et décoration d'intérieur

Les affaires de M. Jensen se sont développées  il vendit des actions en 1916, mais dès 1918, alors que la société ouvrait un magasin à Paris, il était devenu actionnaire minoritaire. En 1924, le designer, qui a perdu trois femmes au fil des ans, a également perdu le contrôle artistique de l'entreprise, car la famille de sa troisième épouse, actionnaire, a refusé de travailler avec lui après son quatrième mariage. 



1925 fevrier dans Mobilier et Décoration  Service à Thé de Georg Jensen



1925 fevrier dans Mobilier et Décoration  Casse noix.




1925 février dans Mobilier et Décoration d'intérieur



1925 février dans Mobilier et Décoration d'intérieur




1925 février dans Mobilier et Décoration d'intérieur




1925 février dans Mobilier et Décoration d'intérieur saucière et service à poissons




1925 février soupière dans Mobilier et Décoration d'intérieur




Le Gobelet de mariage de Katharine Hepburn

Motif Cosmos, inversé plus tard, inscription 'Vivien Leigh Laurence Olivier 1940 de Katharine Hepburn' Marque du fabricant de Georg Jensen, numéro de motif: 149 argent
Modèle datant de 1904 Fabriqué entre 1925-1932.
Le 31 août 1940, Vivien et Larry se sont mariés au ranch San Ysidro de Santa Barbara, en Californie, lors d'une cérémonie à laquelle seuls leurs hôtes, Ronald et Benita Colman et des témoins, Katharine Hepburn et Garson Kanin, assistaient. Katharine Hepburn (1907-2003) et Vivien étaient des amis proches des autres artistes, même s'ils étaient régulièrement en compétition pour des rôles, en particulier pour Gone with the Wind . Comme disait Katharine: 'Que dire ... Vivien, chère Vivien, actrice exquise, réfléchie, sans peur, gracieuse et extrêmement gentille ... un charmant petit nuage rose flottant dans la vie de tous ses amis, planant au-dessus du soleil couchant, et penser à tout le monde sauf elle-même.


George Kanin, qui essayait de se faire un nom en tant que producteur de film, a partagé la maison de Vivien et Larry à Beverly Hills, située au 9560 Cedar Brook Drive, afin de contribuer ostensiblement au loyer. C'était un bon ami et Larry lui a demandé d'être le meilleur des hommes. Kanin sortait avec Katherine Hepburn et c'est lui qui l'a présentée à Vivien et lui a confié son rôle de «demoiselle d'honneur accrocheuse» pour la future mariée (Garson Kanin, Tracy et Hepburn , New York, 1971, p. 75). Kanin essayait également de persuader Hepurn de jouer dans son projet, une photo de l'épouse du président Ulysses Grant.
Il est intéressant de noter que Katharine Hepburn avait reçu une bouilloire en argent Georg Jensen à l’occasion de son propre mariage en 1928 (voir Collection Katherine Hepburn , Sotheby's New York, 10 et 11 juin 2004, lot 15)
.



Pièce maîtresse de forme ovale avec motif de vigne en argent danois 296B et paire de tazze no. 263A, tous deux conçus par Georg Jensen, Georg Jensen Silversmithy, Copenhague, 1925-1932



1926 dans la revue Vogue

1926: "certaines des œuvres les plus louées et les plus inspirées de Georg Jensens sont créées à Paris. Le jour de son anniversaire, il est célébré comme le plus grand orfèvre du siècle. Le magasin à Berlin rouvre. L'ingénieur P. A. Pedersen, directeur général de la forge d'argent de Georg Jensen, propose à Georg Jensen le poste de responsable artistique de la forge d'argent. La collaboration est rétablie. Georg Jensen se déplace à Copenhague."



1926 dans la revue "Vogue"



Service à dessert, en argent, modèle "pyramide" (modèle n°15). Manche droit à trois paliers en culot, terminé par une boule, composé de quarante quatre pièces, soit douze couverts à dessert, douze couteaux manches argent lames acier et huit pièces de services/(dont quatre en argent, trois en corne manches argent et un couteau à fromage lame acier, manche argent). Circa 1927 (date du dépôt de brevet pour ce modèle n°15, dessiné par Harald Nielsen). Par Georg Jensen orfèvre à Copenhague (signé et poinçonné). Poids des pièces pesable: 1,260 kg Georg Arthur JENSEN



1928 revue des beaux arts


1928 dans la revue du vrai et du beau

Voici une belle exposition encore, de Georg Jensen, de Copenhague, à la Walker Art Gallery de Liverpool.
Il est bien difficile de décrire les objets exposés. Il faut les voir ou du moins en voir des  reproductions, telles que nous en avons publié une si intéressante série, en décembre 1925.
Quelles belles orfèvreries, on s'en souvient : une saucière qui paraissait une aiguière, dans ses lignes simples et aux courbes délicates ; un dessous de bouteille où de lourdes grappes s'enguirlandent ; une jardinière, ventrue, volontairement lourde, dans la richesse de sa forme rebondie ; des gobelets rares, une pièce d'orfèvrerie d'un art sobre, etc.
Cette année il expose : Une bague argent et malachite une bague argent et labradorite  Une bague argent et onyx Une bague avec un grenat  une broche argent ambre et onyx ,un pendentif corail , un bol a marmelade en argent, une cuillère a sucre , un couteau pour fruit, Georg Jensen cup, Sugar spoon, Fruit Knile, une louche pour la crème et une pour les sauces, etc.
Comme ceux exposés et décrits, en 1925, ces objets sont des merveilles d'art appliqué.
Ils concourent au grand luxe de la table, par leur richesse, mais plus encore par le goût qui a présidé à leur dessin, par l'art de leur exécution.
Ils n'écrasent pas ce qui les avoisine, ils l'éclairent de leur rayonnement et  l'harmonisent à leur beauté.
La place me manque pour m'étendre davantage, mais je veux encore signaler le très bel envoi de Georg Jensen à la Society of Scottish Artists d'Edinburgh où il fut extrêmement remarqué et goûté.
Avec cet artiste, c'est toujours de l'inédit, jamais de copies avouées ou tacitement admises ; des créations qui portent toutes le cachet, si personnel, de cet artiste et font reconnaître une orfèvrerie de Georg Jensen, au milieu de toutes les autres.



1929 dans la revue  "La renaissance de l'art"



1929 un casse noix dans la revue Mobilier et décoration


1930 dans le journal "Le Matin"


1930 octobre dans le "Petit Parisien"


1931 dans le catalogue du 21 eme salon des artistes décorateurs








Deux pichets danois en argent assortis no. 432A, conçu par Johan Rohde, Georg Jensen Silversmithy, Copenhague, 1925-1932 et 1945-1977

Depuis 1925, Georg était en conflit avec son directeur de société (P.A. Pedersen ) suite  aux problemes économiques de la société 
Georg Jensen va désormais se concentrer sur ses créations



Décembre 1932 dans la Revue "Vogue"



Un ensemble de couverts à poissons danois en argent, conçu par Georg Jensen (1866-1935)
MARQUE DE GEORG JENSEN, COPENHAGUE, FOURCHES ET COUTEAUX MAJORITAIRES 1933-1944, RESTANT 1945-1977 
comprenant; douze fourchettes à poisson, douze couteaux à poisson et une paire de pelles à poisson, les poignées en forme de poisson et de carapace entrelacées; ainsi que douze pics à homard, les manches à homard enlacés, 
les pelles à poisson de 25,2 et 27,2 cm de long (38)




 Une collection de douze bijoux en argent
Comprenant: une broche ovalopenwork avec un décor de vigne en fruits, période 1933-1944, marque le numéro de motif 177A ; une autre broche plus petite avec un cabochon ovale ambre et quatre cabochons en agate verte, 1915-30 marque le numéro de motif 93 ; un pendentif en forme de croix avec des cabochons roses sur une chaîne, période 1915-1927, marque le numéro de motif 29 ; bracelet, poinçons d'époque 1933-1944, numéro de modèle 11 ; un gros bouton avec des cabochons en agate verte et cinq boutons plus petits; et une paire de clips d'oreille, marques d'époque pour 1915-1930 . (12)




Cliché de Knudstrup-Andersen

Le 2 octobre 1935 Georg Jensen meurt subitement


1937 à l exposition universelle


Chefs d'oeuvre de l'argenterie moderne danoise fevrier 1937 dans la revue mensuelle Foyer-Magazine
Quelle, n'est pas votre surprise, lorsque vous vous promenez dans le cœur animé de Copenhague, enfilade de rues commerçantes ,qui pourraient se comparer en plus petit à nos grands boulevards parisiens et que les danois appellent avec humour « le repassage », quelle n'est pas votre surprise de, rencontrer sans cesse de superbes magasins d'argenterie.
Avez-vous remarqué rue de Rennes à Paris (et d'ailleurs un peu partout dans notre capitale) le nombre étonnant de magasins de chaussures ? Copenhague est à l'argenterie ce que Paris et aux souliers.
Qu'est-ce à dire ?


1937 dans Foyer Magazine

 Le Danemark possèderait-il dans sa colonie groëlandaise: de riches mines du précieux métal ? Pas le moins du monde. Les Danois achètent l'argent qu'ils travaillent, pour la plus grande part à l'Angleterre. ; néanmoins cet art est un des plus anciens et des plus florissants du Pays.



1937 dans Foyer Magazine


Suite: Nous avons donc tenu à visiter, pendant notre séjour dans ce pays hospitalier, un des ateliers les plus réputés, non seulement en Scandinavie, mais dans le monde entier, puisque Paris, Londres et New-York s'honorent d'exposer ses chefs d'oeuvres ; cet atelier est celui de Georg Jensen. On y travaille très peu à la machine ; toutes les belles, pièces sortent des mains d'artistes, tels que Georg Jensen lui- même, Johan Rohde, Harald Nielsen, G. Albertus, pour ne citer que les plus-connus. Vous ignorez peut-être que le seul martelage d'une feuille d'argent, pour lui donner l'arrondi d'une saucière, prend une journée entière, tandis que certaines pièces demandent quinze jours de travail ? Il faut voir ces ouvriers d'art, tenant en main des marteaux dont les formes sont adaptées à toutes les courbures, tapant l'argent à petits coups légers, répétés inlassablement jusqu'à ce que la ligne impeccable, la courbe gracieuse et pure soient enfin obtenues. Je n'ai jamais vu tant de marteaux et tous différents ; on ne les trouve pas dans le commerce, l'usine doit les fabriquer elle-même pour ses propres besoins. 



1937 dans Foyer Magazine

Suite: Tout ici est l'opposé du travail en série ; chaque objet créé ne ressemble pas à son frère, pas plus que la main d'un ouvrier ne ressemble à celle du voisin, et que le marteau ne ressemble aux autres. Les seuls ateliers de Jensen possèdent pour environ cinq millions de francs de moules matrices, tant est grande la variété des modèles.
Mon étonnement fut à son comble, lors qu'on me présenta les catalogues albums, surtout les collections de cuillères et de fourchettes pour les services de table. Savez-vous qu'il existe 135 pièces différentes pour une personne ? Ainsi, s'il vous prenait la fantaisie de posséder un service absolument complet pour douze convives, et je ne parle pas des pièces centrales, il faudrait, comme cuillères, fourchettes et couteaux, 1620 articles. La table ainsi garnie serait somptueuse, mais il n'y aurait plus de place pour la vaisselle. Inutile d'ajouter que les rois eux-mêmes ne possèdent pas de collections aussi complètes. Ces modèles si variés correspondent aux goûts différents des peuples, beaucoup plus qu'à une adaptation rigoureuse aux besoins.



1937 dans Foyer Magazine


Suite : Cette restriction faite, il n'en demeure pas moins que les demeures danoises, aristocratiques, bourgeoises, ou même populaires, sont généralement bien mieux fournies en argenterie que les maisons françaises de classe correspondante. J'ai remarqué notamment, au cours de mes  visites scolaires, même dans les internats d'écoles ménagères, que les jeunes pensionnaires possédaient fréquemment des services de toilette en argent (miroirs, brosses (et peigne) ; ce ne sont pas toujours des pièces en argent massif (en sterling comme on dit là-bas, pour le titre de 925 grammes), ni des pièces faites entièrement à la main et portant la mention « handmade » ; néanmoins, les ensembles sont souvent de bon goût ; ils apportent dans les intérieurs une note agréable de gaie lumière.



1937 dans Foyer Magazine

fin: Je me souviens de tables familiales journalières, toujours richement ornées de cette belle matière, sucrier, plats à hors-d’oeuvres, théières et cafetières de belle tenue, mais, plus que de tout, je me souviens de ces vases simples et beaux, toujours garnis de fleurs fraîches et rustiques, œuvres sobres de l'artiste Harald Xielsen et de ces pots d'un galbe si pur créés par Johan Rühde que le Musée des Arts Décoratifs de Copenhague II jugés dignes de ses vitrines. Dans leur élégance idéale, que n'altère aucun ornement. ces modernes jarres d'argent égalent les vases grecs,  conservés pieusement depuis l'antiquité, pour leur beauté par-laite.
Paulette BERNÈGE.




1937 dans Art et Décoration


Je me suis arrêté pour mon article, à la mort de Georg Jensen le fondateur, après la société a continué en embauchant divers créateurs qui ont gardé l esprit du créateur  mais ce n 'est plus Georg!!


Apres la mort de Georg Jensen la société continua avec de nouveaux designers dont  Harald Nielsen pour la société Georg Jensen créateur de cette bague.
Le diamant taillé en brillant serti en tension à une bande polie, diamant env. 0,35 ct, poinçon de maître, numérotée
Harald Nielsen était le frère cadet de Johanne la troisième épouse de Georg Jensen

Revendue par la maison Bonhams

Depuis sa mort en 1935, près de 70 designers ont fait évoluer l’héritage en restant fidèles à son esprit.
En 1975, La société  a été acheté par The Royal Porcelain Factory en 1985 pour faire partie du groupe Royal Copenhagen , plus tard en Royal Scandinavia . À partir de 2012, il a été vendu au fonds d'investissement basé à Bahreïn, Investcorp.

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Rue de la Paix en 1923

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