samedi 4 avril 2009

Noir d'Ivoire













La question m'a été posée récemment, la revue "Nos Ancêtres" a consacré un numéro sur les "orfèvres et bijoutiers" Dans un article sur les orfèvres on citait le creuset pour préparer le "noir d'ivoire."

Le "noir d'Ivoire" était tout simplement fabriqué avec de l'ivoire, tendre, très friable et broyé en une poudre fine.
Au 17eme, les orfèvres prenaient des plaques fines ou des morceaux d'ivoire et les calcinaient dans un creuset.

Le noir d'os se faisait avec des os de vaches ou boeufs, brulés, broyés finement.
L'un et l'autre était moulés en petits pains qui étaient vendus aux peintres, mais aussi aux orfèvres bijoutiers qui, avant de sertir les diamants noircissaient le fond des chatons pour leur donner ce qu'ils appelaient le "teint"

Vous ne trouverez pas le "noir d'ivoire sur le site "http://www.pigmentsrecettes.com/" que vous pourrez atteindre directement en cliquant sur le titre de cet article "noir d ivoire".
Mais les recettes de fabrication des peintures et en particulier , celles réalisées avec des gemmes, par ex , la malachite...

En exergue l'auteur de pigments.com ecrit



" La peinture est faite de poudres huilées que l'on appelle aussi pigments.

Ceux qui les traitent en peintures, trouveront ici un endroit où faire halte."

jeudi 2 avril 2009

Le "Tatez y" de Madame de Montespan



Là, sur le corps de la robe.., le corsage s'ouvre en pointe sur un corps baleiné, il est fermé par une patte sur laquelle est fixé un bijou, c'est le "Tâtez y".
A partir de 1670, nos arrières, arrières, et arrières grands parents employaient des termes suggestifs.

S'il est vrai que les ouvrières ne portaient qu'une chemisette, un caraco, une brassière, d'autres portaient des corsets pour avoir une taille fine à la mode. 

On donnait à ces corsets des noms audacieux, "l'innocente" " la culbute" "les guêpes" "l'effronté", la criarde".


Du corsage à manches courtes, dépassaient des manchettes de dentelles, "les Engageantes".
la jupe était "la" ou "les" robes de dessous et le manteau de la robe, le dessus, garnies de plissés qu'on appelait, "les Prétintailles" ou "Falbalas" "le Faux cul"
Madame De fontange avait mis à la mode un chignon "la Fontange" ce chignon se portait en arrière, des accroches coeurs qu'on appelait "cruches" ou "mousquetaires", et au milieu de tous ces artifices le "boute-en-train" appelé surtout le "tâtez-y"

J'ai vendu des broches, des pendentifs que j'ai quelques fois adaptés à des décolletés vertigineux, j'aurais bien aimé les "tâtez-y"