mardi 31 mars 2020

CASSANDRE: L un des plus grands affichistes, a dessiné des bijoux. Que sont ils devenus?

Cassandre, pseudonyme d'Adolphe Jean Marie Mouron, né le 24 janvier 1901 à Kharkov (Ukraine) et mort le 17 juin 1968 à Paris, est un graphiste, affichiste, décorateur de théâtre, lithographe, peintre et typographe français et dessinateur de Bijoux.


Cassandre




Ce beau bracelet est réapparu , la maison  Christie's l'a revendu. Christie's le décrit ainsi
UN BRACELET BRACELET ART DECO MULTI-GEM ET DIAMANT, PAR GEORGES FOUQUET, CONÇU PAR ADOLPHE  MOURON, DIT, CASSANDRE
Conçu comme un bracelet jonc géométrique ajouré large, serti de diamants taille unique et de lapis-lazuli de différentes tailles, corail, améthyste et aigue-marine panneaux, une moitié du bracelet à l'intérieur d'une bordure en or et l'autre en platine, 1925, 6 3/4 ins., avec marques de dosage françaises pour le platine et l'or 18 carats
Signé G. Fouquet, no. 19806, avec poinçon de Maître.

Cassandre est un immense artiste, vous connaissez tous le Palais de Chaillot sur la Colline du Trocadéro.




Mais savez vous que les phrases de Paul Valéry gravées au fronton du Trocadéro sont en caractère Peignot créés par Cassandre et fabriqués pour l’Exposition de 1937  ?

Cet artiste qui créa tant d'Affiches, qui furent toutes de grands succès, dessina des bijoux pour la maison Georges Fouquet pour l exposition internationale de 1925.

Je ne sais, du moins je n ai pas trouvé, combien de pièces Cassandre a dessiné pour les Fouquet, il n'est pas cité dans les descriptifs des Bijoux Fouquet mais en 1958 Monsieur et Madame Jean Fouquet ont fait don de quelques dessins au Musée des Arts Décoratifs mais je n'y ai trouvé qu 'un dessin et quatre maquettes préparatoires réalisée par la maison Georges Fouquet, d'après les dessins de Cassandre et présentée au Comité d’Admission de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925





Voici une meilleure vue de l' imposant bracelet que Christie's a revendu.
Pourtant si Georges Fouquet est archi-connu, peu de gens savent qui a dessiné ce modèle pour lui. Il est fait état souvent des dessins de "Leveillé" mais de Cassandre, rien ou presque.




Ce dessin à la gouache  d'une agrafe, réalisé par Cassandre en 1924  pour Fouquet avait été publié par Madame Raulet dans son livre "Bijoux Art Déco" mais en noir et blanc . C'est une barrette et Cassandre indiquait , "Or rouge, or vert, et Cristal"

Je reprend un passage d'un article de mes amies Miller a propos de l'UAM
Georges Fouquet joue un rôle déterminant dans la propagation des idées nouvelles en incitant les futurs exposants de l’Exposition de 1925 à être plus audacieux et à se renouveler. Son évolution artistique le pousse à s’adjoindre les services d’artistes extérieurs au monde de la joaillerie comme l’architecte Éric Bagge, le peintre André Léveillé et le célèbre affichiste Cassandre. Cassandre, dont le travail publicitaire contribua à imposer au monde la rigueur et la folie du cubisme et du surréalisme, procura de nombreux dessins d’un style très abouti.




Deux dessins  de Cassandre pour Fouquet en 1925, dessins que m a transmis une grande professionnelle Laurence Mouillefarine que je remercie.



C'était un projet de pendentif, au crayon, encre de chine et gouache et projet d' agrafe transformable en pendentif. Crayon, gouache et rehauts d argent  sur carton, vers 1925.
Ces dessins étaient destinés à Georges Fouquet  et en bas à gauche de chaque dessin, le symbole qu'adopte Cassandre  pour les oeuvres présentées au comité d'admission de l'exposition de 1925.


C'est un cliché de Jean Tholance pour le musée des Arts décoratifs qui conserve cette maquette préparatoire réalisée par la maison Georges Fouquet, d'après le dessin de Cassandre et présentée au Comité d’Admission de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925  C'est par un Don de Monsieur et Madame Jean Fouquet qu'en 1958 a été transmise cette cire. Cette maquette préparatoire laisse à penser que le bijou a été exécuté



Ceci est un pendentif de Dusausoy, dans l air du temps de Cassandre?




Maquette préparatoire réalisée par la maison Georges Fouquet, d'après le dessin de Cassandre et présentée au Comité d’Admission de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925



D'après le dessin cité plus haut, voici la maquette préparatoire réalisée par la maison Georges Fouquet, dessin de Cassandre  présenté au Comité d’Admission de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925.


Autre maquette préparatoire réalisée par la maison Georges Fouquet, d'après le dessin de Cassandre et présentée au Comité d’Admission de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925. Cette maquette est en cire, et elle se trouve dans les réserves du Musée  des arts décoratifs (photo Jean Tholance)





Dessin de Cassandre pour Georges Fouquet   Cassandre le voyait en cristal dépoli , Onyx, pierres de couleur et diamants Archives Fouquet , tirage annoté  19601  Bibliographie Léon 1927  et Fouquet Jean en 1931.
Merci Marlène Ledué Gregut




Publié aussi dans ce livre sur les Fouquet



Colorisation d'une page du livre et libre interprétation par Jean Jacques Richard

Son grand père était né à Calais, ingénieur en chef du génie civil, son père, Georges, est issu d'une famille bourgeoise établie à Bordeaux.  
Georges a choisi de faire carrière dans les affaires. Il quitte la France à dix-huit ans et s'installe à Kharkov en Russie où l'un de ses oncles maternels, en tant qu'importateur de vins français, lui propose de le prendre comme assistant. Georges Mouron  a dirigé l'entreprise après la mort de son oncle et  l'a fait prospérer.
Marié vers 1895 avec Eléonore Alexandrine Léontine POQUE 1866-1942. L'épouse de Georges, Eléonore Poque, a grandi dans la bourgeoisie de la Russie tsariste. Bien que sa mère fut d'origine balte, son père était un Français qui s'était installé en Russie. Eléonore a eu cinq enfants. Adolphe était le plus jeune et a reçu le surnom russe Dola. Comme son frère et ses sœurs, Dola a eu une enfance quelque peu nomade, voyageant dans les deux sens entre Paris, où son père, attaché à la culture française l'a envoyé à l'école, et le manoir familial à Kharkov où il a passé ses vacances.
Survint la Première Guerre mondiale ou dès le début des hostilités le frère aîné de Adolphe, Henri, a été tué au combat. Les Mouron sont revenus à Paris en 1915 et y sont restés, à l'exception de Georges qui a continué ses affaires. Mais en 1917, cet espoir a été anéanti. La révolution bolchevique a définitivement rompu les liens du Mouron avec l'Ukraine. Toute sa vie, Alphonse devait se sentir profondément nostalgique de la campagne ukrainienne de ses premiers souvenirs.
En 1918, (il a 17 ans) Alphonse suit les courts de l atelier Cormon à l'école des beaux arts , il étudie la peinture chez Lucien Simon puis a l académie Julian avec Lucien Siron, où il peint des tableaux dans le style de Cézanne, Académie de la grande chaumière, Ateliers libres de Montparnasse. Pour vivre, il prend un travail à l’imprimerie Hachard.

1919 Adolphe Mouron suit les travaux du Bauhaus
1922 On retrouve ses premiers travaux de dessinateur en publicité, pour la 
Margarine Sacac, et les  Pâtes Garres). Il a pris son pseudonyme, CASSANDRE.
Il s’était tourné vers la publicité pour des raisons alimentaires. Il avait alors décidé de se donner le nom de Cassandre, prophétesse condamnée à n’être jamais crue. La publicité l’avait ramené au pinard deux fois : en 1921 pour la marque Pivolo, et en 1932, l’année de l’apéritif. Il avait entre-temps commis de nombreuses affiches pour des compagnies de chemins de fer et de navigations maritimes. Pour des journaux, des chapeliers, des marchands de cigarettes.
Citation de :
https://abc-des-abc-michea-jacobi.blogspot.com/2014/12/lettre-c-sportifs-et-autres-addictifs.html


1924

Signe un contrat avec Hachard & Cie qui éditera ses affiches jusqu’en 1927.



 Nous retrouvons dans le livre sur les Fouquet, le dessin du bracelet qui se  trouve au début de l article et un pendentif de Cassandre en cristal dépoli et Onyx pierre de couleur et diamants.

Mais si Cassandre est un dessinateur hors pair il met son talent au service de l affiche. Affichiste majeur de l'entre-deux-guerres, A.M. Cassandre , a  été loué par Blaise Cendrars " de n'avoir pas seulement été un peintre, mais surtout un des plus fervents animateurs de la vie moderne : le premier metteur en scène de la rue ".  Ses affiches pour les trains et les paquebots exaltent le monde moderne. Purisme, cubisme, surréalisme influencent sa création, de même que la photographie et le cinéma. Pour lui, " l'affichiste jour le rôle du télégraphiste, il n'émet pas de message, il le transmet. On ne lui demande pas son avis, on lui demande d'établir une communication claire, puissante et précise ". Affichiste, A.M. Cassandre est aussi graphiste : il conçoit illustrations et mises en pages des catalogues commerciaux ou des dépliants publicitaires de marques pour lesquelles il dessine des affiches

En 1925, Georges Fouquet est nommé Président de la Classe de la Bijouterie et de la Joaillerie. Afin de participer à l'exposition avec des oeuvres originales, il fait appel à des artistes : Eric Bagge, Cassandre et André Léveillé. C'est à cette occasion qu'apparaît au côté de ces dessinateurs, le nom de son fils Jean, qui obtiendra un diplôme d'honneur. Dans les années suivantes, Jean conçoit les pièces les plus novatrices




Le journal Comoédia du 10-09-1925 fait part de la naissance de son fils Henri Mouron.


GRAND SPORT
lithographie en couleurs, 1925, imprimée par Hachard & Cie., Paris, revendue par Christie's
Exceptionnelle affiche «Grand Sport La Casquette Adoptée par tous les Champions» 1925 Hachard & Cie imprimeur. Dim.: 80 x 60, 5 cm très joliment encadrée avec une baguette imitant le cuir grainé avec surpiqure façon sellier.



NORD EXPRESS
en couleurs, 1927, imprimée par Hachard & Cie., Paris, condition A-; soutenu sur japon  41½ x 29½in. (105 x 75 cm.) revendue par Christie's


Ses Caractères  le rendent célèbre et la revue "Arts Graphiques" en 1927 ....
L'Intransigeant enfin, adoptant à son tour la mise en pages sur sept colonnes, sauvait son cher équilibre par une sorte de rétrécissement des trois colonnes centrales, grâce à deux petits cartouches représentant le monogramme, dessiné par Cassandre, du journal. Il installait, somme toute, pour retrouver le rythme de son « air », des sortes de silences au milieu de ses notes.




1929 Revendue par la maison d'enchères Binoche et Giquelle

SPÉCIMEN DU CARACTÈRE BIFUR dessiné par Cassandre. Seule, une lettre n'est rien. Paris, Fonderie Deberny-Peignot, 1929. In-8, 14 feuillets non chiffrés, broché, couverture métallisée. Remarquable plaquette publicitaire. Dessiné par A. M. Cassandre, le Bifur, caractère novateur, omettait une partie de chaque lettre: ainsi le E n'estil représenté que par ses traits horizontaux et le N par son oblique. Un arrière-fond ombré aide l'oeil à reconnaître l'intégralité de la lettre. André Jammes, catalogue 249, Typographie Histoire du Livre (1985)

Il conçut de nombreuses polices de caractères



Dans la revue "Arts et métiers graphiques"  Couverture de Cassandre imprimée par Draeger FrèreJ. pour la plaquette des Joailliers "Bijoux Modernes" de Paul Templier et fils.


Cette même année dans la même revue , l affiche de Cassandre pour les galeries Lafayette



La maison Aguttes a revendu cette affiche «Triplex» Rare affiche lithographiée couleur. Imprimée par Alliance Graphique. Signée et datée en haut à droite «A.M Cassandre 1931». Condition A encadrée. Dimensions: 160 x 120 cm A rare coloured lithographic poster. Printed by Alliance Graphique. Signed and dated on the top right «A.M cassandre 1931». Condition A framed. Dimensions: 63 x 51 in Cette affiche illustre le souhait des compagnies automobiles en pleine expansion dans les années 1920 de répondre à la demande de pare brises de bonne qualité avec des verres spéciaux. Ford Motor Company furent les instigateurs de cette campagne de sécurité en créant Triplex en 1923 conjointement avec une manufacture de verre anglaise nommée Pilkington. Dans cette affiche, Cassandre figure un homme au volant derrière une vitre Triplex VTX. Celui-ci, serein et calme, conduit en toute sécurité grâce au Triplex qui l'accompagne. 


1932 



Revendue à Drouot DUBO-DUBON-DUBONNET. Adolphe Jean MOURON dit A.M. CASSANDRE, 1932.Rare et importante plaque émaillée rectangulaire plate illustrée de la séquence en triptyque du personnage Dubonnet assis à sa table de bistrot. Il s'agit ici de l'unique représentation du triptyque de A.M. CASSANDRE en émail. On y voit dans la première partie le personnage lorgnant avec méfiance un verre de Dubonnet sur lequel A.M. CASSANDRE n'a colorié que la partie du corps du personnage participant à cette appréciation. Puis dans la deuxième séquence, lorsque le personnage porte le verre à sa bouche, la couleur gagne un peu plus le personnage, jusqu'à l'envahir totalement dans la troisième séquence lorsqu'il se remplit un deuxième verre. C'est l'une des affiches les plus importante dans l'oeuvre de A.M. CASSANDRE, et l'une des rares à être réalisée en émail.Tout comme l'affiche qui fut réalisée durant plus de 20 ans et dans un nombre très important d'exemplaires, il ne reste aujourd'hui que quelques rares exemplaires de cette plaque qui à subit les outrages du temps.Cette plaque est partiellement restaurée et un dossier complet de restauration, figurant la plaque dans son état d'origine, sera remis à l'acquéreur. Emaillerie Ed JEAN.Paris, vers 1935.183  x  83 cm. (Référence bibliographiques pour l'illustration  : Robert K. BROWN et Susan REINHOLD, Le Catalogue Intégral des Affiches de A.M.   CASSANDRE aux éditions E.P. DUTTON, New-York, 1979).(Référence bibliographique pour la plaque émaillée E page  IX).


1933

Fin 1933
Premier décor de théâtre pour Amphitryon 38. Professeur de publicité graphique à l’Ecole des arts décoratifs puis à l’Ecole d’art graphique. Ses principaux élèves seront Savignac, Bernard Villemot et André François.



DUBONNET .... A L'EAU
lithographie offset & lithographie en couleurs, 1935, imprimé par Alliance Graphique, Paris, condition B +; taches mineures principalement sur les bords, dos en lin. 10½ x 14in. (26 x 36 cm.)



1935 ou 1943??
Portrait de la Vicomtesse de Noailles
1935
Signe un contrat d’exclusivité avec Draeger.


Cassandre recevait des propositions de tous côtés, venant entre autres de Dubonnet (ces posters sont encore souvent affichés dans des cafés de la France profonde), et d'agences de voyage, pour des vacances en Angleterre ou en Grèce par exemple. Un certain nombre de ces affiches furent reproduites en 1935 par l'imprimerie Draeger frères à Montrouge, afin d'attirer l'attention sur les qualités techniques de cette dernière. L'imprimerie de Georges et Maurice Draeger était spécialisée dans la photographie, la photogravure et l'héliogravure destinées aux livres et aux magazines (les frères Draeger imprimaient le magazine Arts et métiers graphiques).Une technique de reliure moderne était utilisée pour la fabrication, la 'reliure plastique'. Les textes de la présente édition, Le spectacle est dans la rue, ont été écrits par Blaise Cendrars, qui chantait les louanges de Cassandre pour son enthousiasme et pour le fait "d'avoir découvert dans la Publicité la fleur de la vie contemporaine". A cause de l'omniprésence de ses affiches, il avait surnommé Cassandre 'le premier metteur en scène de la rue'.



Portrait de la famille de Cassandre par Balthus ami d Adolphe Mouron



1935

1936
Après une rétrospective de ses affiches au musée d’Art moderne à New York signe un contrat avec Harper’s Bazaar et part pour les Etats-Unis.


1937

Un très bon inventaire de ses affiches se trouve sur ce site 



1937 pour le Harper's Bazaar



1937



Exemplaire du numéro de juin 1938 du Harper's Bazaar. L'équipe du magazine comptait à l'époque la légendaire Rédactrice en Chef Carmel Snow assistée de Diana Vreeland, Rédactrice Mode et Alexey Brodovitch, Directeur Artistique. Une association exceptionnelle de talents qui révolutionna les magazines de mode. Ce numéro comporte une illustration en couleurs que le magazine indique comme étant de Mademoiselle Chanel, il est probable qu'elle soit en fait de Christian Bérard.




1938

1938-1950
Il se consacre à la peinture et aux décors de théâtre (Opéra, Théâtre des Champs-Elysées, Festival d’Aix, Comédie Française).



Tableau Femme nue endormie - 1941 revendu par Artcurial

Inventaire du "fonds Français"

A. M.Cassandre est sans aucun doute un des plus grands artistes graphistes du 20e siècle. Cet ami de Balthus et de Chirico produisit un style d’affiche percutante qui synthétisait tout à la fois le futurisme, le post-cubisme, le surréalisme et l’Art Nouveau. Autre domaine de l’activité de A.M. Cassandre : les décors et les costumes de théâtre, auquel il consacrera plus d’années qu’à son travail d’affichiste. Il commença cette carrière en 1933, par une commande de décors de louis Jouvet pour Amphitryon 38, de Giraudoux. L’année suivante, il dessina le décor pour Aubade, ballet de Serge Lifar, musique de Francis Poulenc. De 1941 à 1959, A.M.Cassandre travailla pour le théâtre en décorant et en costumant quatorze spectacles.



[SPECTACLE] JOUVE (Pierre-Jean). - CASSANDRE. Décor de Don Juan. Essai de Pierre Jean Jouve avec illustration par les décors et costumes de A. M. Cassandre pour le Don Giovanni de W. A. Mozart. Genève : René Kister, 1957. — In-4 carré, couverture imprimée. En feuilles, couverture rempliée, chemise, étui.
Édition originale illustrée de 16 compositions en couleurs de Cassandre : « Les 16 gravures hors-texte qui ornent cet ouvrage ont été composées spécialement par le peintre sur le modèle des décors et costumes qu’il imagina pour l’Opéra de Mozart. (…) Ces images sont suivies de la présentation commentée des plans de A.-M. CASSANDRE (…) »
Tirage limité à 3.145 exemplaires, celui-ci étant l’un des 100 sur vergé nacré signés par l’auteur 

1950
Grande exposition bilan de vingt-cinq ans au Musée des Arts Décoratifs. Jusqu’en 1960, créations de logotypes (Yves Saint-Laurent), de caractères pour Olivetti.



En 1951 il réalise des dessins de carrés pour Hermes
HERMES carré en soie imprimée formes géométriques AM Cassandre fond crême

Carré Hermes "Perspective 1951



1951 Foulard Hermes



1951 Foulard Hermes





1955 Il réalise toutes sortes de "Buvard" pour des marques connues à l époque, j avais 13 ans en 1955 et j ai fait collection de Buvard. On allait "taper" les  commerçants pour en avoir, ou les échanger avec les copains d'école. Je refilais les buvard des marques de Montres vendues par mon père.





Pour Yves Saint Laurent, il imagine un monogramme à la fois élégant et moderne, à l’image du jeune homme, dont les trois initiales s’entrelacent avec simplicité.


Parmi la pléthore de ce qu’il a pu imaginer, le monogramme YSL reste probablement une de ses oeuvres les plus connues encore aujourd’hui.
Réalisé en 1961 à la demande de Saint Laurent, les trois initiales entrelacées furent la seule et unique proposition faite par Cassandre à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé lors d'une rencontre dans un restaurant Parisien. Une proposition immédiatement acceptée car selon Pierre Bergé « Cassandre était le plus grand, le meilleur graphiste de son temps. Il avait dessiné le sigle de Christian Dior, il était oublié. ».

N’oublions par que pour Cassandre le dessin doit être basé sur le texte et non l’inverse. Il dit lui même que ce monogramme « a été dessiné pour vieillir au même rythme que les pierres de l’avenue Marceau » (rue où se trouve aujourd'hui la fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent). On y trouve un design très vertical, vivant, dans lequel l'élégance et la modernité de Saint Laurent se retrouvent parfaitement.



1968 ses projets et ses travaux n aboutissent pas, il met fin a ses jours

Alors, si vous avez des archives de ses compositions de bijoux, vous me permettrez de complèter cet article, peut être en vous rendant à la bibliothèque du Musée des Arts Décoratifs, qui ne numérise rien, que c'est dommage pour un musée créé avec l'argent public que de monnayer autant  ce qui a été donné par des particuliers, où offert par l'état, donc nos impots.


mardi 17 mars 2020

Bagues Religieuses: Papales, Cardinalices, Episcopales ....!

En or, en argent, en bronze .....Un anneau avait encore plus de valeur que dans l’Antiquité païenne, tant l’Église en a fait un symbole d’alliance indissoluble entre les deux conjoints.
C'est aux environs du VI ème siècle que la coutume de l'anneau a été instituée pour le mariage chrétien.
Lors de la cérémonie du Mariage Chrétien le prêtre les bénit et invite les époux à se les échanger en se jurant fidélité et amour.
Ce cérémonial ne valide pas le mariage, mais l anneau peut aussi être considéré comme ayant un caractère sacramentaire, à l’image de l’anneau du pêcheur reçu par le Pape au début de son pontificat ou de celui des religieux (cardinaux, évêques, sœurs…).



Cliquer sur toutes les photos pour les agrandir

Ce sujet est tellement varié qu il est difficile de le classer par dates où fonctions.
Les bagues religieuses pouvaient appartenir à des religieux ou des religieuses, mais aussi aux peuples des dieux, par exemple:




Bague "Rosaire" avec demies perles 1830 environ

Les bagues rosaires: Le rosaire, à l'origine, est une forme de dévotion mariale qui consiste à réciter trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines de grains. Ces quinze dizaines permettent de méditer sur des « mystères » liés à Marie et à Jésus.




L une des plus belles (pour moi) bagues religieuses, elle est sculptée dans du corail,elle représente sur le haut (le chaton) le portrait du pape Urbain VIII  et sur les épaules (les cotés) les silhouettes des deux fondateurs de l église catholiques Saint Paul reconnaissable à son épée,  et Saint Pierre avec une clef, et portant deux bibles . 




A t elle été donnée à un pelerin? à un prélat de l église? C'était aussi des bagues (amulette) protégeant des pièges du diable.


Apres la révolution et ses excès, il y eut un retour à la religion.



Et  ce fut une période romantique, la mode des bijoux pieux, les bagues rosaires qu'on offrait à l occasion de la première communion, les bagues souvenir d'un lieu de pèlerinage, telle cette bague qui ressemble beaucoup a celle que Fossin
réalisa pour le Maréchal Lannes, duc de Montebello, aux environs de 1840. C'est une croix de Foi entourée par le serpent de la sagesse.
Ces bagues remplaçaient le chapelet, une espèce de chapelet portable.

Sur la croix : le Credo.
Sur les gros grains : le Notre Père (Pater Noster).
Sur les petits grains : le Je vous salue Marie (Ave Maria).
Sur le plus gros grain : le Salut, ô Reine (Salve Regina)
À la fin d'une dizaine : le Gloire au Père (Gloria Patri).



 Bague de Boemund Von Saarbrucken

Boemund von Saarbrücken († 10 février 1367 à Sarre ) de la famille alsacienne d'Ettendorf fut archevêque et électeur de Trèves de 1354 à 1362 sous le nom de Boemund II .

L ennui c'est que Diana Scarisbrick donne une autre version, d'après elle, ce serait la bague de l évèque Arnold II Von Isenburg décédé en 1259 trouvée dans sa tombe dans la Cathédrale  de Trèves. 
Le dessus est serti de Chrysophrase  tandis que le revers représente un portrait d' homme, niéllé.
Mais  il y aurait eu aussi, une bague semblable avec le portrait d'un évèque sur le revers appartenant au pape Boniface VIII.
De même que Grégoire VII, ce pontife voulait élever la puissance spirituelle au-dessus de la puissance temporelle, et prétendait disposer des trônes. Ce qui fait qu il eut beaucoup d'ennuis , en particulier avec Philippe Le Bel.




on peut voir sur ce portrait qu il avait des bagues à presque tous les doigts

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443 à Albisola près de Savone et mort à Rome dans la nuit du 20 au 21 février 1513, est un homme d'Église. Successivement évêque de Carpentras, Lausanne, Coutances, puis de Viviers et enfin archevêque d'Avignon, il fut élu pour devenir le 216e pape de l’Église catholique le 1er novembre 1503 sous le nom de Jules II (en latin Julius II),à la suite du conclave d'octobre 1503. Il conserve sa charge jusqu'à sa mort en 1513.
Préoccupé de l'équilibre des puissances en Italie, cet ambitieux chef d'État, plus séculier que religieux*, élimina tour à tour César Borgia, les Vénitiens puis les Français de la Romagne et du Milanais, accroissant simultanément le territoire des États pontificaux.





C'est l anneau du Pape Sixte IV

Francesco della Rovere, né le 21 juillet 1414 à Celle Ligure, près de Savone, et mort le 12 août 1484 à Rome, devient le 212e pape de l’Église catholique le 25 août 1471 sous le nom de Sixte IV.



l'anneau pontifical de Sixte IV,  date du XV ème siècle. Sur un des cotés sont représentés Adam et Eve, chacun d'un coté de l'arbre de !a science défendu, 
au-dessus duquel les deux clefs de saint Pierre,sont croisées et surmontées d'une mitre aux fanons écartés. Le fond est occupé par un grainetis irrégulier.
Un pape étonnant et détonnant .....En 1476, il décrète à travers sa bulle de Salvater noster que les indulgences peuvent s'acheter pour réduire le temps de purgatoire. Il est ainsi à l'origine du commerce des indulgences dans l'Église de Rome.

Par ailleurs, il eut l'idée de taxer les prostituées et les prêtres concubinaires de Rome, ce qui rapporta au Saint-Siège chaque année près de 20 000 ducats (par les prostituées), soit des sommes considérables. N'étant pas parvenu à emprunter de l'argent aux Médicis qui lui sont opposés, le scandale des Pazzi qui le soutiennent éclate ; son neveu Raphaël est emprisonné quelque temps.
S'appuyant sur le théologien Balaeus du xvie siècle, Juan Antonio Llorente rapporte qu'il autorisa la sodomie durant les mois d'été à cause « de l'ardeur brûlante de cette saison »
En 1480, Sixte soutient la guerre de Venise contre Ferrare.
Il est inhumé dans la chapelle de la Conception de la basilique Saint-Pierre.




C'est le marteau du Camerlingue


L’anneau du pêcheur devait être brisé à la mort du Pape. Cette tâche revenait au cardinal camerlingue qui, devant tous les cardinaux, le brisait à coups de marteau. Cependant, la coutume a évolué et il est maintenant simplement rendu inutilisable. Ainsi, le pape émérite Benoît XVI ne le porte plus depuis sa renonciation, et son anneau du pêcheur a simplement été rayé.




Marteau de cérémonie pour Jules III

Nuremberg (?), Augsbourg (?), 1549/1550 Argent, émail, ébène,37,5 x 25,0 cm
L'Année Sainte - célébrée à Rome à des intervalles de 100, 50, 25 ou même 33 ans - commence traditionnellement avec l'ouverture rituelle de la Porte Sainte dans la basilique Saint-Pierre. Le Pape frappe trois fois la porte en briques avec un marteau spécialement conçu, qui est ensuite ouvert par les maçons. Le pape Jules III a donné le marteau en argent utilisé en 1550. le cardinal évêque d'Augsbourg Otto Truchsess von Waldburg, qui l'a laissé à l'université de Dillingen, qu'il a fondée. Le marteau de cérémonie papal, qui se distingue par sa qualité exceptionnelle, est le seul exemplaire du genre conservé du XVIe siècle.




En 1922 voici des fabricants de bagues religieuses , dont Arvisenet Marcel, fils de Léon Etienne Arvisenet.




Voici la promotion à laquelle j'ai appartenu en 1960,  à l'école de BJO de la rue du Louvre à Paris, Mais Arvisenet  ne fit pas que des bagues religieuses, par exemple ci-dessous  un satyre et une femme



Bague de Arvisenet


Outre les évêques, de nombreux autres ecclésiastiques ont le privilège de porter des bagues. Le pape est bien sûr le premier des évêques, mais il ne porte pas habituellement la chevalière distinctive de la papauté et connue comme "l'anneau du pêcheur"  mais généralement un simple camée, tandis que plus de magnifiques anneaux pontificaux sont réservés aux fonctions ecclésiastiques solennelles. Les cardinaux portent également des bagues indépendamment de leur grade dans la hiérarchie ecclésiastique. L'anneau appartenant à la dignité cardinale est conféré par le pape lui-même dans le consistoire dans lequel le nouveau cardinal est nommé à un "titre" particulier. Elle est de faible valeur et sertie d'un saphir, tandis qu'elle porte sur la face intérieure de la lunette les bras du pape qui la confèrent. Dans la pratique, le cardinal n'est pas obligé de porter habituellement la bague ainsi présentée, et il préfère généralement utiliser la sienne. Le privilège de porter une bague appartient aux cardinaux-prêtres depuis l'époque d'Innocent III ou avant . Les abbés du Moyen Âge antérieur n'étaient autorisés à porter des bagues que par privilège spécial. Une lettre de Pierre de Blois au XIIe siècle (PL, CCVII, 283) montre qu'à cette date, le port d'une bague par un abbé était susceptible d'être considéré comme un objet d'ostentation, dans les derniers règnes pontificaux la bénédiction et la remise d'un anneau faisait partie du rituel ordinaire de la consécration d'un abbé, et c'est encore le cas aujourd'hui. D'un autre côté: aucune cérémonie de ce genre n'est indiquée dans la bénédiction d'une abbesse, bien que certains abbesses aient reçu ou assumé le privilège de porter un anneau d'office. L'anneau est également régulièrement porté par certains autres prélats mineurs, par exemple les protonotaires, mais le privilège ne peut pas être considéré comme appartenant à des chanoines en tant que tels  En tout état de cause, ces anneaux ne peuvent généralement pas être portés par ces prélats mineurs lors de la célébration de la messe. 




Maître Couteau Bégarie a revendu cette bague d'évêque en or 750 millièmes ornée d'une améthyste facettée rectangulaire à pans coupés en serti clos festonné entourée de perles. Époque Napoléon III.Poids brut 16.40 g

Pour l'église catholique Une bague ecclésiastique est une bague portée par un homme du clergé, tel un anneau épiscopal (on dit plus souvent d'ailleurs anneau plutôt que bague).

 Clément d'Alexandrie confirme l'usage des bagues à l'époque des Pères apostoliques, en décrivant des bagues qui représentent l'ichthus et le Saint-Esprit.
Dans les constitutions apostoliques, Tertullien et Cyprien de Carthage critiquent l'usage abusif des bagues, tant leur emploi était fréquent dans la période ancienne. Quoi qu'il en soit, les actes de sainte Perpétue et sainte Félicité témoignent que les martyrs portaient et échangeaient les bagues lors de leur baptême de sang.
En Occident, les bagues/anneaux sont portés  non seulement par les évêques catholiques  mais aussi par les évêques anglicans et luthériens. Les évêques orthodoxes ne les portent pas, mais certains prélats des Églises catholiques orientales en font usage. Augustin d'Hippone mentionne leur emploi dans l'Église latine pour faire concurrence aux prêtres des païens. Le quatrième concile de Tolède en réglemente l'usage.
À Rome, donc, le Pape porte un anneau spécial, appelé l'anneau du pêcheur. Les cardinaux ont des bagues particulières, tout comme les abbés ayant reçu la permission d'en porter une. Quelques congrégations ecclésiastiques confèrent par ailleurs des bagues à leurs membres. On peut aussi relever les bagues de mariage qui symbolisent l'union de l'époux et de l'épouse, et par analogie, du Christ et de l'Église.
Remis au cours de la consécration épiscopale au nouvel évêque consacré par l'évêque consécrateur, l'anneau épiscopal "signifie la Fidélité de l'Evêque à l'Église, épouse du Christ, et la Fidélité de Dieu à Son peuple" (www.eglise-catholique.fr).


Anneau Episcopal de Maurice de Sully

Par le passé, on ne devait jamais y graver aucune figure (ci-dessous, l’anneau épiscopal dit « de Maurice de Sully », évêque de Paris au XIIème s., conservé au Louvre). L’évêque, le cardinal ou le pape peuvent avoir deux anneaux : un dont ils usent dans la vie quotidienne, un autre pour les cérémonies religieuses. Ce dernier est appelé « anneau pontifical ». Plus tardivement, le Saint Siège accorda également aux pères abbés de certains monastères le privilège de porter l’anneau épiscopal. L’« anneau du pêcheur » est propre au Souverain Pontife. Cet anneau représente saint Pierre assis dans une barque et jetant ou retirant de la mer un filet de pêche.
Dans la période antique, on utilisait l’anneau de fer comme marque d’honneur individuelle. Le port en était accordé officiellement par l’état afin de récompenser les faits de guerre. Ensuite, dès les premiers temps de la République romaine, apparut le port d’un anneau d’or par les sénateurs. Le port de l’anneau d’or s’étendit progressivement à tous les hommes libres (ingenui), l’anneau d’argent étant quant à lui réservé aux affranchis, et celui de fer aux esclaves. Son rôle principal devint dès lors de différencier les classes sociales. La plupart des témoignages font mention d’un port au quatrième doigt de la main gauche, notamment parce que, selon une croyance commune, il y aurait dans ce doigt une veine qui remonte directement au coeur ! S’agissant du port de l’anneau par l’évêque, nous pouvons noter que, déjà dans l’usage romain, les "flamines dialis", c’est-à-dire les prêtres consacrés au culte de Jupiter, étaient assimilés aux sénateurs et, à ce titre, portaient l’anneau d’or. Cela signifie donc que le port de l’anneau d’or possédait aussi une valeur de distinction religieuse.

Peut-être l’usage de l’anneau d’or par l’évêque remonte-t-il à l’Antiquité, mais nous n’en avons aucun témoignage assuré. Le premier document qui paraisse insinuer assez clairement l’existence d’un anneau épiscopal remonte au début du VIème s. Ce n’est qu’au VIIème s. que nous rencontrons la mention formelle de l’anneau épiscopal proprement dit.
Communauté Saint Martin





Bague religieuse probablement d'évêque en or jaune (750 millièmes) et de forme ovale en émail bleu translucide sur fond guilloché rayé, surmontée d'une croix sertie de diamants de taille ancienne en attribut épiscopal. L'anneau de style néo-gothique repercé. Provenance : Mgr Charles GAY. Eveque d'Anthédon puis de Poitiers.

Fils de Pierre Gay, fondateur d'une maison de commerce à Paris, et de Constance Clausse dont le père fut maire de Versailles, Charles Gay naît dans une famille bourgeoise des lendemains de la Révolution française. Bien que baptisé, son éducation religieuse est plutôt négligée par sa famille et assurée dans une certaine mesure au collège Saint-Louis où il est interne. Musicien, il fait ses études supérieures au Conservatoire de Paris où il noue des liens avec Franz Liszt et son élève Hermann Cohen qui deviendra prêtre de le l'ordre du Carmel. Sa recherche du beau et de l'un le conduit à Dieu: « l'unité est tout, l'unité est Dieu ». Il met alors résolument le christianisme au centre de sa vie puis embrasse le sacerdoce. Il est ordonné prêtre le 17 mai 1845 à Saint-Sulpice par Mrg Affre.

Il se lie d'une amitié étroite avec Charles Gounod dès le lycée. En effet, ils se rencontrent au Lycée Saint-Louis en 1829, faisant partie tous deux du chœur de la chapelle. Ils se sont ensuite retrouvés à l'Opéra, lors d'une représentation de La Juive. Ils s'occupaient tous deux de composition musicale. « Depuis lors, nous ne nous somme plus perdus de vue. »


Poinçon tête d'aigle. . PB 6,96 g Revendue par "Limoges Encheres"







Bague épiscopale en or
L'anneau, fort large, à section triangulaire, est orné de trois cercles de filigrane. Le chaton surélevé se compose d'un  tronc de pyramide à quatre pans, renversé, décoré d'ornements en forme de S qui sont exécutés en filigrane. Ce chaton soutient un rang d'arcatures en plein cintre ajourées., sur lesquelles est établie une plate-forme rectangulaire enchâssant une chalcédoine cantonnée de quatre perles, serties au rabattu. Deux des perles  sont mortes, les deux autres ont disparu et les bâtes qui les sertissaient sont écrasées. Des S en filigrane sont disposés entre les perles, sur le champ..



Diana Scarisbrick  nous écrit qu'elle pense que cette bague était portée par William de Whykeham évêque de Winchester, lors des grands messes.
Elle est en vermeil,avec un cristal vert enchassé dans un chaton a sa forme Sur les épaules, il y a des silhouettes moulées pouvant représenter Saint Guy, un des premiers martyrs  qui fut jeté dans un chaudron d'eau bouillante.




Saint Guy passait pour protéger ceux atteints d' épilepsie et de la chorée, qui est la danse de Saint Guy


Cet évêque porte de nombreuses bagues



C'est un très gros cabochon de saphir qui est tenu par quatre griffes. 
l' anneau est formé de deux dragons, cette bague est française, elle fut trouvée en 1829  dans la tombe de Thierry évèque de Verdun qui était mort en 1165
Elle est actuellement au British Muséum



Cette bague en revanche a été trouvée près de Bridgewater dans le Sommerset en Angleterre en 1924.  L anneau est gravé et niellé en caractères lombards "AVE MARIA GRATIA PLENA DM",  ce qui est étonnant c'est  que deux autres bagues semblables,  sont détenues par des musées, Les trois bagues auraient été exécutées ou en France où en Angleterre Pour des évèques où des abbés?




Cette intaille qui serait datée du III eme siecle apres JC, nous permet de voir des mains jointes et les initiales CCPS/IPI , 10 siecles plus tard elle est sertie comme cachet sur la bague  de Thomas de Rogeriis de Suessa sur l anneau est gravé,
"Christus Vincit Chrtistus Regnat, Christus impérat( le Christ conquiert, Christ règne, Christ commande"et "Et verbum Caro Factum Est Habitavit In Nobis" Il n'est pas facile de la dater exactement car il y eut deux Thomas dans cette famille à la fin du XIII et du XIV eme siecle




Bague de la 2e moitié du 13e siècle ayant appartenu à l' évêque Raymond de Cornil, mort en 1293, dont le tombeau, où la bague a été retrouvée en 1918, existe toujours  dans la 2e chapelle nord de la nef.
C'est un cristal de roche qui est serti au centre la bague est gravée elle est exposée à Cahors et il est gravé en Occitan: De las Peyras de San Brandan


Bague en argent revendu sur Catawiki , de nombreuses bagues portent cette inscription.
Le monogramme IHS (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de « Jésus » en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S1 (JES. = Jesus/ησος, IHΣOYΣ = nom complet en grec).
Le monogramme trilitère grec IHΣ (pour ησος, le nom de Jésus) se rencontre déjà parmi les plus anciens symboles chrétiens. Lorsque le latin devint la langue dominante du christianisme le monogramme fut mal compris, le êta grec (en majuscule), étant identique à la lettre latine H. Le monogramme devint I.H.S. et interprété librement comme signifiant :

pour certains le IHSV, le « IN HOC SIGNO VINCES » de l’empereur Constantin (« Par ce signe tu vaincras », mots que Constantin affirme avoir entendus avant la bataille du pont Milvius, en 312). On trouve ce sigle IHSV sur des tombes du haut Moyen Âge.
pour d’autres le IESUS, HOMINUM SALVATOR (« Jésus, Sauveur des hommes »), IESUM HABEMUS SOCIUM (« Nous avons Jésus pour compagnon ») ou encore IESUS, HOMO, SALVATOR (« Jésus, Homme, Sauveur ») rencontré souvent dans des textes latins.
De quoi y perdre son latin!!! 



Bague d’investiture en bronze doré, au chaton gravé d’une croix cantonnée des lettres INRI. Jonc cantonné des symboles en relief des quatre évangélistes. En-dessous, un écu couronné et une guivre (vouivre qui est une créature fantastique mythologique) couronnée. Schlumberger pense que l’écu qui figure sur le jonc est celui d’Aragon. Ce type de lourdes bagues en bronze doré, dont l'usage n'est pas certain, porte souvent des armes de papes. Dites bagues papales, elles ont pu servir à des évêques ou à des envoyés du pape.




INRI est l'abréviation du latin " Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum " qui signifie " Jésus le Nazôréen, roi des Juifs ". Cette inscription était gravée sur la croix du Christ lors de sa mort.
Nazoréen?: Les Nazôréens ou Nazaréens (en grec: Ναζωραος (Nazôraios), en hébreu: Notzrim) sont un groupe religieux juif-messianiste mal connu, attesté de manière indirecte à partir de la seconde moitié du 1er siècle. Ce groupe a la particularité de reconnaître en Jésus le Messie, tout en continuant à pratiquer les préceptes de la loi juive. Pour une branche de la recherche, les Nazôréens reconnaissent la messianité de Jésus, qu'ils qualifient de « serviteur de Dieu », mais pas sa divinité.




Très belle bague  de Pietro Barbo, qui devenu Pape, prit le nom de Paul II.
Pietro Barbo (né le 23 février 1417 à Venise – mort le 26 juillet 1471) était un religieux italien du xve siècle, neveu par sa mère d'Eugène IV, qui fut abbé, évêque, cardinal, et fut élu pape le 30 août 14641, pour succéder à Pie II. Il devint le 211e pape de l'Église catholique et prit le nom de Paul II.
Il avait collectionné plus de 800 camées et intailles collection  qui apres sa mort fut acquise par le fameux Laurent de Medicis , Laurent le Magnifique.
Il fit bâtir le palais Saint-Marc, actuel palais de Venise (palazzo Venezia). Il dépensa 200 000 florins d'or pour une tiare ornée de saphirs , etc etc .




Cette bague cachet est sertie d une sardoine a trois couches  de couleurs différentes , que le graveur utilisa  de manière ingénieuse. Au revers le nom et le titre du Pape. Sur le dessus , Saint Pierre et Saint Paul se font face  séparés par une croix processionnelle , c'est un splendide exemple de l art du début de la renaissance. C'est donc une bague cachet qui était utilisée pour sceller la correspondance.


Par exemple sur ce document de mes archives privées, on peut voir que les cachets étaient toujours utilisés pour sceller un courrier, celui ci est de  Claude-Antoine de Choiseul-Beaupré (né le 1er novembre 1697 à Daillecourt - mort le 2 octobre 1764) qui est un ecclésiastique français de la famille de Choiseul qui fut abbé commendataire, comte et évêque de Châlons-sur-Marne et Pair de France.
Ainsi en agrandissant de cliché vous pourrez voir l empreinte du cachet mais surtout le reste de cire qui fermait et authentifiait le courrier.



Bague en bronze avec le monogramme IHS vu plus haut

BAGUE d'évêque en or jaune sertie d'une aïgue marine hexagonale. La monture est finement gravée et repercée de croix dans des quartefeuilles. Deux grandes croix pavée de diamants de chaque côté de la pierre. Pourtour gravé d'une frise de grecques stylisée. Anneau intérieur entouré d'un tissu rouge Poids brut: 32,4 g Provenance: Donnée à Monseigneur Alfonso Mistrangelo (1852-1930), archevêque de Florence puis à Monseigneur Léon Laffite, camérier secret de sa Sainteté Pie XI en 1923, et prélat  à la cathédrale de Monaco en 1942   revendue par EVE: http://www.auctioneve.com/


Bague de l'évèque de Strasbourg, conservée à la Bibliothèque nationale de France


Le cardinal Caleppi usa de ses qualités de Diplomate lorsque Napoleon 1 er envahit le Portugal,  ceci pour sauvegarder les biens de l'église. C'est pour ses actions que le Pape Pie VII lui offrit cette bague fastueuse, elle date du XIX eme siècle Le Pape est représenté de profil, son nom est écrit en lettres d or  sur ses épaules.



Le mot "PAX"  se trouve au dessus des armes de la famille du Pape, Les Chiaramonti



Sur les épaules  de petits camées de l'écusson familial "un noir avec   les yeux bandés"


C'est la bague du Cardinal Ratzinger  Beatrice Bohly m'a autorisé a citer sa photo. http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2019/09/20/les-trois-anneaux-de-benoit-xvi/
Cardinal Ratzinger qui est le futur  Pape Benoit XVI
«Ma soeur Maria et moi, nous l'avons achetée, en 1977, chez l'antiquaire Baumann à Ratisbonne. Je sais seulement encore qu'il s'agissait d'un anneau avec une pierre fine sertie mais je ne sais plus quelle pierre c'était. Cet anneau était un cadeau venu du coeur et mon frère l'a particulièrement apprécié. Plus tard, il avait certes l'anneau papal et la question se posa de savoir ce qu'il adviendrait de son anneau de cardinal, après sa mort. Là naquit l'idée de l'offrir à la Mère de Dieu à Altötting. Mon frère en était convaincu: c'était le lieu le meilleur pour le déposer...»
C'est une améthyste ovale, enchassée dans un anneau d'or. L'améthyste est gravée avec l'image d'un pélican, le symbole de la crucifixion, parce qu'on dit que le pélican nourrit ses jeunes avec son propres sang, en se déchirant la poitrine. La bague est un peu usée, comme on peut s'y attendre après avoir été portée continuellement pendant trente ans. Elle est aussi extrêmement émouvante, et c'est probablement l'objet le plus précieux que Joseph Ratzinger a confié pour l'exposition.



Anneau Episcopal de Monseigneur Taurin. 1875

Lourde bague en or, réalisée dans le style « archéologique », dit aussi « style étrusque », aux épaules décorées de palmettes en fil torsadé et granulation, et au large chaton ovale serti d’une améthyste entourée d’un perlé. Le corps de bague s’ouvre au niveau d’une épaule, au moyen d’un cliquet cranté, afin de permettre un passage plus facile de l’articulation.
Parfait état d’origine. France, 1875.








Ce magnifique anneau pastoral a appartenu à Monseigneur Ludovic Cahagne, né à Heubécourt (Eure) en 1826. Moine capucin, il fut envoyé en mission d’évangélisation en Ethiopie. Il fut le précepteur de l’Empereur Haïlé Sélassié. Fut nommé évêque titulaire d’Adramythe et vicaire apostolique des Gallas, sous le nom de Monseigneur Taurin (du nom du saint patron d’Evreux), le 14 février 1875. Il fut en rapport avec Arthur Rimbaud en 1887. Il mourut à Carcassonne, le 1er septembre 1899. Les documents l’attestant sont remis avec l’anneau.
 Merci a Fabian de Montjoie qui m autorise a publier ces photos.
http://www.fabiandemontjoye.com/



Monseigneur Taurin Cahagne fut un bel homme d'église et un sacré baroudeur, d' ailleurs il fut decoré de la légion d honneur au titre du ministère des affaires étrangères.

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Bague d'évêque en or jaune 18K (750°/00) sertie d'une importante améthyste entourée de demi-perles. Aux épaulements, un écu de gueule à deux clés posées en sautoir, et un écu d'azur à trois roses surmontées d'un soleil.
Les deux clés passées en sautoir sont emblématiques de l'autorité des papes, comme celles de St Pierre permettant l'accès au Paradis.
Anneau intérieur de mise à taille. XIXème siècle.







BAGUE ÉPISCOPALE EN OR FORMANT PENDENTIF SERTIE D'UNE GRANDE AMÉTHYSTE, PAR NOËL-THÉOPHILE ORIANNE, PARIS, VERS 1825  
la monture ornée de grappes de raisin et pampres de vigne sur fond amati, un autre anneau permettant de l'utiliser comme pendentif
Revendue par la maison Sotheby's



1821 Bulletin de Commerce

J ai trouvé à la BNF l' acte de constitution d une société entre Louis Victor Bingant et Noel Théophile Orianne  en 1821 , intéressant.





Voici le poinçon de Noel Theophile Oriane  dans le livre intéressant de Douet que je conseille souvent pour la période qui suivit la révolution. Car tous les poinçons changèrent de forme et devinrent  "losange et initiales" pour tous.



La maison d'enchères "Tessier Sarrou" a revendu cette importante bague d'évêque en or jaune 18K (750/1000°) sertie d'une améthyste ovale, aux griffes formant des fleurs de lys, épaulée d'anges entouré des instruments de la passion: marteau et clous, ainsi qu'une ancre et un coeur enflammé. XIXe siècle. Poids brut:23,8g



Il y eut aussi des bagues sobres, simples, comme cet anneau de l'archevêque Albert de Montreuil Alberto von Montreuil 1131-1152 dans le trésor du Dom à Trèves. 



Maitre Damien Libert, a revendu cette bague d’évêque en or uni, le chaton plein griffé d’une améthyste ovale facetée sur paillon. Dans son écrin en maroquin vert d’origine.

 

Remise d'un anneau à une moniale

Il existe aussi des bagues de "Religieuses, mais je n ai pu trouver de documents photographiques. Les Soeurs sont "les epouses du Christ"





Les anneaux unis portés par certains ordres de religieuses et qui leur ont été conférés dans le cadre de leur profession solennelle, selon le rituel prévu dans le Pontifical romain, semblent trouver une justification dans la tradition ancienne. Saint Ambroise parle comme si c'était une coutume reçue pour les vierges consacrées à Dieu de porter une bague en mémoire de leurs fiançailles à leur époux céleste. Cette remise d'une bague aux "religieuses professes" est également évoquée par plusieurs pontificaux médiévaux , à partir du XIIe siècle. Alliances, ou plus strictement, alliances données lors de la cérémonie de fiançailles , semblent avoir été tolérés parmi les chrétiens sous l'Empire romain depuis une période assez précoce

*profès (professe au féminin) le religieux ou la religieuse qui a prononcé des vœux (c'est-à-dire qui a fait profession religieuse
) ;


Sources diverses dont les livres: 

"La Bague", de l antiquité à nos jours édité par la bibliothèque des arts:
"Les bagues " de Diana Scarisbick.


Vos commentaires seront appréciés ci-dessous, ou m'écrire à richard.jeanjacques@gmail.com



Rue de la Paix en 1923

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