samedi 18 novembre 2023

Jean-Adrien PHILIPPE , horloger français co-fondateur de la célèbre marque PATEK-PHILIPPE. Il fut l'inventeur de la montre sans clé.

Ce n'est pas l'évocation de toute la production merveilleuse de Patek Philippe, juste écrire  que la moitié du nom était celui d'un Français.

 

J'ai trouvé ce portrait d'Adrien Philippe dans la revue "Le Panthéon de l'Industrie" du 1er Aout 1890


Jean Adrien Philippe est né le 16 avril 1815 à à la Bazoche-Gouët (département de l'Eure-et-Loir) 
Son père, horloger de village, fut son premier et, on peut le dire, son seul maître. Ce fut lui qui l'initia, dès son plus jeune âge, aux nombreuses connaissances qu'exigent la science si précise et l'art de l'horlogerie..
A dix huit ans et demi il entreprend de voyager, sur le modèle des "Tour de france" des compagnons. Il  va travailler à Rouen en 1836, puis au Havre en 1836 et 1837, il traverse la manche et va passer deux ans à Londres de 1837 à 1839.
Puis en juillet 1839 il s'installe à Paris.
Pendant ce temps, en 1839, Antoine Norbert-de-Patek et François Czapek (deux polonais exilés) et un dénommé Moreau  ont fondé  la "société Patek, CzapeK & Cie"
Au milieu de toutes sortes de difficultés et presque sans capitaux, en 1840 il s'installe à son compte et produit des mouvements de montres.
C'est en 1842 qu'il  s'interesse aux mécanisme pour  remonter une montre et de pouvoir la mettre à l'heure à la fois.

Mouvement de montre avec echappement à cylindres et balencier en or, c'est le premier mécanisme de remontage au pendant inventé par Jean-Adrien Philippe a Paris en 1842

J ai pu obtenir des précisions lors de ma visite au Musée Patek Philippe grâce à  Arnaud Tellier directeur du Musée qui me remit plusieurs ouvrages. Arnaud Tellier étant Rouennais comme moi, mais qui lui, a réussi un parcours sans faute en devenant un grand expert en Horlogerie.
 Depuis les années 1770, de nombreux horlogers ont essayé de trouver un substitut à l`emploi de la clef pour le remontage des montres. Le Français ]ean-Antoine Lépine (1720-1814) comme le Neuchâtelois Pierre ]aquet Droz (1721-1790) sont parmi les premiers à se pencher sur cette problématique en imaginant des mécanismes de remontage "à pompe " qui consistent pour l`utilisateur à appuyer sur
le pendant de sa montre; action qui, par l`intermédiaire d`une chaînette, remonte le ressort de barillet. (Test à la même époque qu`Abraham-Louis Perrelet (1729-1826), du Locle, invente les montres de poche à remontage automatique qui se réarment par le simple effet du porter, via les << secousses >> qu`elles reçoivent. Elles sont améliorées par la suite par Louis Becordon (actif entre 1778 et 1810),
horloger originaire de Sainte-Croix établi à Londres, et par l`éminent Abraham-Louis Breguet (1847-1823), horloger originaire de Neuchâtel établi à Paris. Notons que pour mettre à l°heure toutes ces montres, il faut faire usage d`une clef. Le 20 octobre 1820, Thomas Prest (mort en 1855) obtient à Londres un brevet (N° 4501) pour un mécanisme de remontage par le pendant. ll est le chef d`atelier du chronométrier londonien ]ohn Roger Arnold (mort en 1843), le fils de ]ohn Arnold (1736-1799). A Paris, d`autres horlogers  comme un dénommé Thiébaud mais aussi Antoine-Louis Breguet (1776-1858) et Louis-François-Clément Breguet (1804-1883), fils et petit-fils du fondateur de la Maison
Breguet, s`intéressent à la façon d`intégrer au sein de la montre un pareil mécanisme. De même qu`en Suisse, dans les années 1840, Charles-Antoine LeCoultre (1803-1881), Louis-Benjamin Audemars (1782-1833) et Adolphe Nicole, tous trois horlogers de la vallée de ]oux, mettent au point différents systèmes de remontage par le pendant. Antoine-Norbert de Patek comprend très tôt tout ce qu`il a à gagner à produire ce type de montres qui, contrairement aux idées reçues de son temps, n`est pas qu°une simple toquade, mais représente bel et bien l`avenir de l`horlogerie. ]usqu`à la date de juillet 1845, la maison Louis Audemars du Brassus à la vallée de ]ouX, fondée en 1811 par Louis-Benjamin
Audemars, vend 42 ébauches diverses à remontoir au pendant à la firme genevoise Patek, Czapek & Cle. Les deux premières ébauches de montres de poche avec remontoir au pendant, les N” 171 et NO 172, sont fournies le 21 novembre 1839. Ces deux pièces sont dotées d`un échappement
Duplex et d`un balancier bimétallique. C'est le premier usage de cet échappement, de ce balancier et du remontoir au pendant au sein de la firme.


Première montre à Paris en 1842.

Ala suite de l`Exposition des produits de l'industrie française, la dixième du genre, qui a lieu à Paris
entre le 1” mai et le 30 juin 1844, Antoine-Norbert de Patek entend parler de Philippe. Celui-ci y a
présenté ses premiers développements de remontoir au pendant, travaux qui seront ensuite récom-
pensés par une Médaille de bronze, les délibérations du jury ne se terminant que le 25 juillet.

Ayant de la suite dans les idées, Patek fait acheter par un de ses correspondants parisiens une des
pièces de Philippe. Après l'avoir examinée, il décide d'aller à Paris pour y rencontrer son auteur.
Cette visite est une aubaine pour Patek qui incite Philippe à venir s`établir à ses côtés. ll faut savoir
que la cohabitation avec Czapek connaît alors quelques difficultés; d'où leur séparation à la mi-avril
1845. La société Patek, Czapek: & Cie, se scinde d`une part en Patek: & Cie et de l”autre en Czapek & Cie.
Après quelques hésitations bien naturelles, Philippe se décide à quitter Paris, abandonnant ses
rêves de relancer une véritable industrie de la montre en la capitale française; d'autant plus que
son principal soutien et client, Charles-Louis Le Roy (1794-1865 ou 1866), vient de vendre son
fonds du Palais Royal à Casimir Halley Desfontaines et que peu d'autres horlogers français comprennent le bien fondé de ses travaux.
Avant de quitter Paris  Adien Philippe fait breveter  son invention.

1844
Jean Adrien Philippe reçoit une médaille de bronze pour son système de remontage et mise à l’heure sans clef à l’Exposition nationale des produits de l’industrie, à Paris.

Les débuts à Genève ne sont pas faciles pour lui, les ouvriers ne l acceptent pas facilement en tant  que responsable de la production,  Patek impose un associé supplémentaire
Mais en juillet 1845 est mise en fabrication  la premiere montre (N° 1181)  d'après les modèles de Adrien Philippe.
Les ennuis divers de Adrien Philippe s'atténuent, la production augmente mais aussi la qualité.



PREMIER REMONTAGE SANS CLÉ PATEK PHILIPPE & CO. Très belle et très rare montre de poche en or 18 carats avec le premier mécanisme breveté de remontage et de mise à main des aiguilles d'Adrien Philippe de 1845.
Le 18 avril la société Patek, Czapek & Cie est liquidée et 3 semaines apres,  Antoine Norbert de Patek, Jean Adrien Philippe et Vincent Gostkowski (avocat)  crée la société  "Patek & Cie".
La société va s'installer  Quai des Bergues à Geneve

Desormais les ébauches sont poinçonnées sur la platine de base sous le cadran "P.P." avec un numéro

Or jaune 18 carats, boîtier de chasse, remontage sans clé, de forme ronde, montre de poche, fond à charnière, petite seconde à 7h20 Cuvette (dôme) gravée de la mention "Invention et Exécution de Patek, Philippe & Co." (invention et réalisation), référence au brevet français n° 1 317, déposé à Paris le 22 avril 1845 par Jean-Adrien Philippe (1815-1894) ; cette invention a été décrite par son inventeur comme « un système ou disposition mécanique de remontoir et de mise à l'heure des montres par le pendentif, disposition qui peut être appliquée à toute espèce de montres ordinaires, à répétition, de marine, et même aux "montres à secondes indépendantes" (système ou mécanisme de remontage et de mise à l'heure des montres par le pendentif, applicable à tous types de montres ordinaires, à répétition, chronomètres de pont, et même aux montres à secondes indépendantes). Couverture gravée en taille-douce d'armureries ; fond du boîtier gravé en taille douce du chiffre "MP E".( revendu par Antiquorum)


PATEK & CO - TRÈS PREMIER REMONTAGE SANS CLÉ BREVET - `LA VIERGE NOIRE D'OSTRABRAMA` Patek & Co. à Genève, N° 3209. Fabriqué en 1848, vendu le 7 novembre 1854. Très fin et extrêmement rare, or 18 carats, émail et montre pendentif de dame sertie de diamants avec le premier mécanisme breveté de remontage à tige et de mise à l'aiguille d'Adrien Philippe de 1845 sans roue libre. Accompagné de l'extrait des archives. Vente Antiquorum



1) Montre de poche ronde en or jaune 18 carats, à cadran ouvert, à remontage sans clé ; Carrure cannelée. Fond guilloché guilloché, gravé en taille douce d'un jockey sur un cheval. Cuvette (dôme) gravée de la mention « invention brevetée », référence au brevet français n° 1 317, déposé à Paris le 22 avril 1845 par Jean-Adrien Philippe (1815- 1894) ; cette invention a été décrite par son inventeur comme « un système ou disposition mécanique de remontoir et de mise à l'heure des montres par le pendentif, disposition qui peut être appliquée à toute espèce de montres ordinaires, à répétition, de marine, et même aux "montres à secondes indépendantes" (système ou mécanisme de remontage et de mise à l'heure des montres par le pendant, applicable à tous types de montres ordinaires, à répétition, chronomètres de pont, et même aux montres à secondes indépendantes).


2) Marque Patek Philippe  Année Circa 1850  Mouvement n° 5 176  Calibre  18''', laiton doré, à barillet, échappement à cylindre, balancier monométallique (laiton doré) et spiral plat en acier bleui.
Matériau Or jaune 18 carats. Calibre 18''', laiton doré, à barillet, échappement à cylindre, balancier monométallique (laiton doré) et spiral plat en acier bleui Dimensions Ø 45 mm

Ce n'est que le premier juillet 1851 que l'association entre les trois partenaires, en y ajoutant le nom d'Adrien créant ainsi "Patek Philippe et Cie" 


1851. Patek Philippe & Cie va participer a la grande exposition des travaux de l industrie de toutes les nations. Elle a lieu au Crystal Palace de Londres.
Le Crystal Palace (en français : « palais de cristal ») était un vaste palais d'exposition en fonte et verre d'abord édifié à Hyde Park pour abriter la Great Exhibition de 1851, la première des expositions universelles
La Reine Victoria achète  à Patek Philippe une montre pendentif de type découverte en or jaune émail et diamants à remontage à Clef, et le futur prince consort un chronomètre de poche de type découverte à remontage en pendant, en or jaune. 



Le 17 aout  1851 Adrien se marie avec Anne Marie Bailly, elle a 19 ans est originaire de Nuits Saint Georges en côte d'or. Adrien Philippe est venu de Genève pour ce mariage, il est déclaré "Négociant en Horlogerie" Il a 36 ans. Le couple  aura cinq enfants dont Emile Joseph Philippe en 1862, nous verrons à la fin de cet article qu'il rentre dans l entreprise vingt ans après.



Philippe améliore sans cesse ses modèles et curieusement, les fait breveter à Paris
Puis il invente le ressort-moteur dit ressort libre (Brevet d`invention français N° 58941 avec certi-
ficat d'addition de 1863). Dans cette invention, l'extrémité du ressort n'est pas fixée aux parois du
barillet, de sorte que le ressort peut glisser dans le tambour, évitant ainsi des surtensions, voire sa
rupture. Cette invention permet aussi le remontage simultané de deux barillets. Elle est également à
l”origine du développement futur des montres-bracelets à remontage automatique.


De part leur réputation, Patek Philippe & Cie exécutèrent de très nombreuses commandes Royales.
Celle ci dessus a été fabriquée pour Antoine Marie Philippe Louis d”Orléans, duc de Montpensier, infant d'Espagne, et Luisa Fernanda de Bourbon, infante d'Espagne par l'intermédiaire de Fernando de la Pena, horloger de la Reine et Fournisseur de la Cour. 
PATEK PHILIPPE & Cie, Genève, N° 25308
Montre de poche de type découverte à remontage au pendant et mise à l'heure à poussette, avec quantième perpétuel rétrograde et phases de la lune. Montre manufacturée en 1864. Or jaune
La cuvette de cette montre est guillochée et gravée en taille-douce des armoiries d'alliance d`Antoine Marie Philippe Louis d`Orléans (1824-1890), duc de Montpensier, infant d`Espagne (1859), et de la princesse Luisa Fernanda de Bourbon (1832-1897), infante d'Espagne.
Dimensions; H. 72,7 mm / Ø 49,6 mm/ Ep. 17,1 mm


Antoine Marie Philippe Louis d'Orléans

C'est dès 1857 que l'horloger Matias Fernández Peña de Madrid est en contact avec la manufacture genevoise. La première montre lui est vendue le 29 juillet 1857. Cette année-là, il est nommé Relojero Real (horloger royal) d`lsabelle ll (1830-1904), reine d"Espagne (1833-1868). Quelques années après, cet horloger fait l'acquisition de plusieurs garde-temps qui ont marqué l'histoire de Patek Philippe : en 1864, une de ses premières "grande complication " (N° 24919) et son premier chronomètre avec tourbillon (N° 25298); en 1867 sa deuxième montre avec équation du temps (N° 27116). C'est ensuite son neveu qui lui succède. La maison semble cesser ses activités avant 1900.


Les Rois et les Reines mais aussi  pour Pie IX, souverain pontife
PATEK PHILIPPE & Cie, Geneve, N” 27033 Montre de poche de type savonnette à remontage et mise à1`heure au pendant, avec répétition à demi-quarts sur deux timbres Montre manufacturée en 1866/1867 Or jaune, émail.
Vendue le 26 juin 1867 à Mgr Gaspard Mermillod (18241-1892), pour la somme de 1370 francs.
Fond émaillé en couleur des armoiries de Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1792-1878),
souverain pontife (1846-1878).
La cuvette de cette montre est gravée de la mention; <<PATER, REX/ DIBIGAS INTELLIGENTIAS / ET / CORDA, /GENEVA 29 ]UNH 1867» (Saint Père, Souverain, tu diriges les esprits et les coeurs, Genève, le 29 juin 1867) Dimensions: H. 68,8 mm/ Ø 49,2 mm/ Ep. 14,4 mm



En 1863, il publie, à Paris et à Genève, un ouvrage de 308 pages s'intitulant Les Montres sans Clef, se montant et se mettant a l'heure sans Clef qui fait également le point sur ses découvertes en matière de montres à secondes mortes indépendantes et sur les brides glissantes des ressorts de barillet dits ressorts libres.
A la même époque, il commence à écrire dans le Journal de Genève des articles traitant des  problèmes horlogers, dans le domaine particulier de la production industrielle des montres.


Patek, Philippe & Cie., Genève, n° 27076, vers 1867.
Très belle et rare montre de poche astronomique sans clé, boîtier de chasse en or 18 carats, avec calendrier perpétuel et les phases de la lune.
Cinq corps, "bassine et filets", couvercles guillochés, cuvette à charnières dorées.  Email blanc, romain radial chiffres, divisions extérieures des minutes avec index arabes de cinq minutes, trois cadrans subsidiaires enfoncés pour les jours de la semaine concentrique avec les secondes, la date, les mois et le guichet des phases de lune. Aiguilles « pique » en acier bleui.
M. 43 mm (19"'), modèle 17A, nickel, décor "fausses côtes", 20 rubis, échappement à ancre calibré ligne droite balancier de compensation bimétallique taillé. Avec spiral Breguet. Cadran et boîtier signés.
Diam. 51 millimètres.


Czapek et Cie à Genève, n° 3158, émail attribué à Charles-Louis Glardon, offert par le Khédive Ismail Pacha à Charles-Edmond Chojecki, Commissaire Général du Pavillon égyptien à l'Exposition universelle de Paris, en 1867. Très belle et importante 18K Montre de poche sans clé dans un boîtier de chasse en or avec un portrait miniature en émail et un mécanisme de remontage/mise à l'heure de Jean Adrien Philippe.

Quatre corps, "bassine et filets", couvercles guillochés, façade à tughra émaillé, l'inscription typographique stylisée des Sultans de l'Empire Ottoman, ici celle d'Abdul-Aziz (1830-1876), cuvette à charnière en or avec portrait en émail superbement exécuté de Marie, la fille de Charles-Edmond Chojecki, d'après une photographie d'Etienne Carjat, Paris, dos avec une inscription en arabe demandant à Dieu de la bénir et de la protéger, grande couronne plate à remontoir. D. Émail blanc, chiffres romains, minuterie extérieure. Aiguilles "bêche" en acier bleui. M. 40,5 mm. (18???), calibre pont doré givré, 19 rubis, échappement à ancre calibré en ligne droite, balancier de compensation bimétallique taillé avec spiral Breguet en acier bleui, troisième mécanisme de remontage/réglage à "pignon coulant" de Philippe. Signé sur le mouvement. Diam. 48mm.  Revendu par Antiquorum Geneve


Alors qu'Adrien Philippe poursuivait généralement en justice ceux qui utilisaient son système breveté de remontage à tige amélioré (brevet français n° 1317 du 22 avril 1845), il semble que Czapek avait les mains libres pour l'utiliser. Dans son petit livre sur l'horlogerie, Czapek annonce même son utilisation de ce système. Le portrait en émail est attribuable à l'artiste genevois Charles-Louis Glardon (1825-1887), d'après une photographie du célèbre portraitiste parisien Etienne Carjat. Charles-Edmond Chojecki (1822-1899) Edmund Franciszek Maurycy (dit Charles-Edmond) Chojecki est né en 1822. Issu d'une famille artistique polonaise tombée dans des moments difficiles, il était poète et journaliste. A 23 ans, son opposition à l'occupant russe le contraint à fuir à Paris, où il se retrouve, en 1845, parmi un groupe important de réfugiés polonais. À Paris, Chojecki se lie d'amitié avec d'autres écrivains favorables aux causes nationalistes, ainsi qu'avec un grand nombre d'artistes et d'écrivains, parmi lesquels Frédéric Chopin, George Sand, Charles Baudelaire, Victor Hugo et Lamartine. Les aventures de Chojecki à cette époque ne sont pas seulement intellectuelles : une petite fille naît le 14 septembre 1847 d'une Polonaise qui lui abandonne discrètement le bébé. Il la reconnaît officiellement, sous le nom de Marie Chojecka, et la place dans une famille d'accueil. L'opposition farouche de Chojecki à la politique du Prince-Président, futur Napoléon III, le contraint à s'exiler une nouvelle fois. Sous l'impulsion de ses amis Hugo et Lamartine, il part pour la Suisse et l'Italie. Fin 1849, il se trouve en Egypte. Là, il rencontre un jeune Arménien nommé Nubar (1825-1899). Nubar avait fait ses études à Vevey, en Suisse, puis en France. Un de ses oncles, qui avait été ministre du Commerce et des Affaires étrangères sous Mohammed Ali (1769-1849), l'avait invité en Egypte, où le jeune homme devint secrétaire de plusieurs pachas : d'abord Mohammed Ali, puis Ibrahim, et enfin Abbas Pacha. (1813-1854), lorsque ce dernier commença son règne en 1848. Après des négociations diplomatiques fructueuses à Londres, Nubar fut nommé bey. Lors de ce premier voyage en Egypte, Charles-Edmond rencontre Gustave Flaubert (1821-1880), qui relate cette rencontre dans son "Voyage en Orient". Poursuivant sa carrière mouvementée, Charles-Edmond s'engage volontairement dans la guerre de Crimée en 1853. Il raconte ses aventures en Bulgarie et à la bataille de Sébastopol (1854-55) dans son livre "Souvenirs d'un dépaysé". Par la suite, Charles-Edmond devient le secrétaire de Jérôme, prince Napoléon, sénateur et ministre (1822-1891), fils de Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon Ier et cousin de Napoléon III. Lorsque le prince Napoléon entreprit une expédition au pôle Nord, il emmena avec lui son secrétaire comme historiographe. Charles-Edmond publie à son retour à Paris un beau volume richement illustré de 800 pages. "Voyages dans les mers du nord", a été publié en 1857, et "Les Mers Polaires", une pièce de style Jules Verne écrite une génération avant Jules Verne - basée sur ses impressions de l'expédition. Chojecki devient citoyen français et se voit proposer le poste de bibliothécaire au ministère des Colonies, puis, le 15 janvier 1862, celui de « bibliothécaire adjoint » du Sénat. Il deviendra plus tard bibliothécaire du Sénat et, en 1876, « bibliothécaire en chef » de cette institution. C'est vers 1860 que Charles-Edmond connaît ses premiers succès comme dramaturge. Plusieurs pièces furent produites successivement et furent très bien accueillies. À la demande d'Ismail Pacha, vice-roi d'Égypte, Chojecki retourna au Caire en 1866 pour la deuxième fois. Suite aux discussions entre les deux à cette occasion, Chojecki fut nommé « Commissaire » du Pavillon égyptien à l'Exposition universelle de Paris de 1867. Parallèlement, Nubar Pacha négocie, avec le sultan de Constantinople, l'autonomie de l'Égypte, qui sera définitivement accordée en 1867. Un décret de 1866 lui confère le titre de Khédive, titre juste après celui de Sultan en 1867. Hiérarchie ottomane. Charles-Edmond Chojecki, en tant que "Commissaire Général du Pavillon de l'Egypte", fut parmi les premiers représentants officiels du fier nouveau pays qu'est l'Egypte. En commémoration de ce moment historique, il écrit « L'Egypte à l'Exposition universelle » (Paris, 1867). De nombreux événements heureux s'ensuivent : la fille de Charles-Edmond se marie en 1865, puis il épouse lui-même, lors d'une cérémonie discrète en 1866, celle qui fut sa compagne depuis plus de 15 ans, Julie Friedrud. Il n'oublie pas pour autant ses origines en écrivant "La Bohême et les Tchèques" et "La Pologne captive et ses trois poètes". 

1868. La première montre bracelet Patek Philippe & Cie, c'était une montre de dame à remontage à clef en or, émail, et diamants 



La montre de la Reine  Isabelle II, reine d'Espagne était une PATEK PH1L1PPE & Cie, Genève, N° 33920  Montre de dame de type savonnette à remontage et mise à l”heure au pendant avec quantièrne du jour et de la date au centre, dit double date.  Montre manufacturée en 1871 en or jaune

Vendue le 26 juillet 1871 à ]osé María Ortuño de Ezpeleta et Aguirre Zuazo, troisième comte de Ezpeleta  deuxième duc de Castroterreño, comte de Triviana, Grand d'Espagne (mort en 1892), pour Isabelle Il (1830-1904), reine d'Espagne (1833~1868), pour la somme de 525 francs.
Le fond de cette montre est guílloché et gravé en taille-douce du chiffre "J.E."
Dimensions: H. 56,7 mm/Ø 39,9 mm/ E. 13,1 mm.

Le 1er mars 1877 Antoine-Norbert de Patek décède à Geneve .

Jean Adrien publie une Notice sur l 'Horlogerie de la Manufacture Patek, Philippe & C”, 22, Grand-Quai, Genève, Exposition Universelle de Paris 1878. Dans cet opuscule de 26 pages, daté du 1er mai 1878, sont brièvement présentées la manufacture et ses innovations techniques.
Son activité au sein de la Société des arts de Cenève est également considérable, ainsi qu`à l'Observatoire astronomique de Genève, où il remporte de nombreux prix de réglage lors des concours annuels de chronornétrie.

En janvier 1878, un de ses gendres, le mari de sa fille ainée, ]oseph-Antoine~Barthélemy Bénassy~Philippe, devient Directeur financier et commercial.  Il décèdera en 1906.

En 1881, Philippe invente le "Régulateur de précision Philippe" le brevet est déposé en France. C'est un système de réglage fin de l`avance / retard destiné aux montres. Une version améliorée équipe, au début du XX eme siècle, toutes les montres Patek Philippe de type Chronometro Gondolo et de nombreuses autres montres de poche puis les montres-bracelets.


En 1885, Patek Philippe participe à l`Exposition universelle d'Anvers et est  Membre du jury. 

La France, qu”il a quittée près d`un demi-siècle plus tôt, lui a décerné en 1880 la croix de la Légion
d`honneur et, en 1890, l'a nommé Chevalier de la Légion d'honneur


Dans son dossier de Légion d'Honneur , une lettre permet de découvrir l'Entête, on peut voir le nom des autres associés en 1890


C'est l'ecriture de Jean Adrien qui a 75 ans écrit  être le Doyen de la colonie Françaises à Genève, Il est le seul chef fondateur survivant de Patek Philippe, il rappelle les nombreuses médailles obtenues depuis 1844. Il explique être l'auteur de nombreuses inventions et notamment des montres à remontoir et mise à l'heure sans clef, mais aussi être membre ou président du jury de diverses expositions dont Paris en 1875, Zurich en 1883, Anvers en 1885.




Une montre à levier sans clé en or rose 18 carats, extrêmement belle et très rare, d'importance historique, à cadran ouvert, à deux trains indépendants, secondes mortes au centre, sans clé.

Auparavant en 1888, Patek Philippe. Une montre à levier sans clé à cadran ouvert en or rose 18 carats extrêmement fine et très rare, d'importance historique, à deux trains indépendants, secondes mortes centrales,signée Patek Philippe & Co., Genève, mouvement no. 80'050, cas n°. 203'910, fabriqué en 1888
Mouvement : cal. 19''', deux trains à remontage simultané, bijouté, signé
Cadran : signé
Boîtier : quatre pièces, moteur tourné, fond articulé gravé du monogramme feuillagé "JAP", bouton d'arrêt des secondes avec coulisse de verrouillage dans le bracelet, cuvette articulée en or gravée "Jean Adrien Philippe, 5 Janvier 1894", 50 mm. diam., signé Avec : Patek Philippe 
Extrait des Archives confirmant la production de la présente montre à secondes indépendantes, cadran émaillé et chiffres romains en 1888 et sa vente ultérieure le 31 janvier 1894
Revendue par la maison Christie's

Offerte pour la première fois au public, cette découverte passionnante et significative a été consignée par les descendants de Jean-Adrien Philippe (1815-1894), l'un des fondateurs légendaires de Patek Philippe. Elle est doublement significative car non seulement elle appartient à Jean-Adrien Philippe lui-même, à son fils et à ses descendants, mais elle revêt également une grande importance horlogère car elle est l'une des toutes premières montres Patek Philippe construites selon le brevet suisse n° 1017 du 23 mai. 1889, pour « montre à secondes indépendantes à deux barillets à remontage simultané….et deux rouages… ».

Le dernier calibre de Jean-Adrien Philippe, la montre à secondes indépendantes à deux rouages ​​et deux barillets remontés simultanément par un mécanisme de remontage et de mise à l'heure à tige unique, a nécessité, comme son mécanisme de remontage et de mise à tige, plusieurs décennies de recherche, de réflexion et de perfectionnement pour se perfectionner. Fabriquée en 1888, la montre actuelle est l'un des tout premiers exemplaires connus et construits avant le brevet no. 1017 avaient été déposées.



Jean-Adrien Philippe dirigeait encore l'entreprise à l'époque et on peut supposer qu'il l'utilisait régulièrement, peut-être même pour améliorer son mécanisme indépendant de secondes au point mort breveté en 1889. Une montre presque identique, mais dans un boîtier Hunter et avec filiale secondes, le mouvement numéro 80'048, qui précède juste la présente montre, se trouve au Musée Patek Philippe de Genève (Inv. P-626). Son entrée de catalogue dans le livre du Musée indique : « …c'est probablement l'un des premiers exemplaires réalisés. Une montre similaire, n° 80'050, fut vendue le 31 janvier 1894 à Jean-Adrien Philippe » . Jean-Adrien Philippe est décédé le 5 janvier 1894. Il est donc fort probable que la montre no. 80'050 a été officiellement achetée à l'entreprise par son fils Joseph Émile Philippe le 31 janvier 1894. Étant la montre de son père, il a fait graver la date sur la cuvette et son monogramme "JAP" sur le fond du boîtier, en mémoire de lui. .

Sa femme décède en 1892, Adrien Philippe en est très affecté, il s'éteint le 5 janvier 1894, sans jamais avoir abandonné son établi. ll est inhumé au cimetière Saint-Georges, à Genève.

Mais Adrien PHILIPPE avait un successeur


L'extrait des actes de naissance de la Ville de Genève, communauté de Plainpalais, entrée no. 104, confirme que Joseph Émile Philippe, est le fils de Jean Adrien, fabricant d'horlogerie, 47 ans, né à Bazoche Gouet (France), et Marie Anne Bailly, son épouse, 31 ans, née en 1862 le 24 juin.

L'inscription sur les registres a été établie par le Maire de la communauté de Plainpalais sur déclaration du père de l'enfant, en présence de Vincent Gostkowski, fabt. d'horlogerie (fabricant de montres), 54 ans, résidant à Genève, et Antoine de Patek, fabt. d'horlogerie, 50 ans, résidant à Genève. Elle est datée du 26 juin 1862 et signée par ce dernier.

Wincenty ou Vincent Gostkowski (29 mars 1807-29 août 1884) était avocat et associé d'Antoni Patek et d'Adrien Philippe. Né à Grzymki, en Pologne, il a financé les débuts de l'entreprise horlogère d'Antoni Patek, qui est devenue en 1851 Patek Philippe & Co. Gotkowski a pris sa retraite de Patek Philippe en 1876.
Après son départ trois employés de la firme deviennent associés de Patek Philippe & Cie , Albert Cingria, Marc Rouge et Edouard Khon


Joseph Émile Philippe. Une belle montre à levier sans clé en argent niellé et en or, d'importance historique,
signée Émile Philippe, Genève, no. 1882, daté 1889
Mouvement : cal. 19''', remontage dent de loup, serti sur la troisième roue, signé et numéroté
Cadran : émail blanc Boîtier : entièrement décoré de nielle dans un motif répété, fond avec incrustation d'or monogramme feuillagé "JEP", cuvette clipsable gravée " E. Philippe, 1889", 51 mm. diam., étui numéroté Revendue par Christie's


Montre de Emile Philippe fils de Adrien Philippe 
En 1891, deux ans avant sa mort, Jean Adrien Philippe passe le relais à son plus jeune fils Joseph Émile qui, avec François Antoine Conty, qui a remplacé Edouard Khon  supervise la production à la manufacture Patek Philippe. Patek Philippe et Cie devient une société en nom collectif pour une durée de dix ans.

En 1901, pour assurer la pérennité de l'entreprise, les propriétaires formèrent une société par actions et ainsi « Patek Philippe & Cie ». devenue "Ancienne Manufacture d'horlogerie Patek, Philippe & Cie, Société Anonyme". Avec cinq des sept actionnaires au conseil d'administration dont Joseph Émile Philippe et François Antoine Conty.


Signature de Emile Philippe en 1880




Cette montre fascinante et très personnelle a été réalisée par Joseph Émile Philippe, connu dans la famille sous le nom d'Émile, lors de ses études à l'Ecole d'Horlogerie de GenèveIssu de la famille jusqu'à nos jours, il est proposé ici pour la première fois aux enchères.

C'est tout naturellement qu'en tant que fils du grand horloger Jean-Adrien Philippe, Joseph Émile suivra les traces de son père. En effet, lorsque son père a quitté la direction de Patek Philippe en 1891, Joseph Émile l'a remplacé à ce poste.

La montre actuelle est une montre de l'Ecole d'Horlogerie achevée par Émile vraisemblablement en 1889, année où la cuvette est datée et gravée de sa signature. Sans surprise, la similitude avec un mouvement Patek Philippe saute aux yeux, la disposition, les ponts et les rouages ​​en dents de loup étant quasiment identiques, l'ébauche pourrait même provenir de la manufacture. L'échappement à ancre à contrepoids entièrement empierré est doté d'un fin balancier de compensation bimétallique avec vis de réglage de température et de réglage de la température en or, d'un spiral en acier bleui avec courbe terminale. Le boîtier en argent est inhabituellement orné pour une montre de l'Ecole d'Horlogerie étant entièrement niellé et serti d'un monogramme en or, la décoration ressemblant à des croix de Calatrava stylisées.

La manufacture Patek Philippe ne produisait elle-même qu'une poignée de montres avec des boîtiers niellés et c'était donc un choix inhabituel et audacieux pour Joseph Émile d'emballer sa montre de cette manière. Il illustre la fierté et l'excellence de la finition que l'on aurait pu attendre d'un membre de la famille Philippe.

Il est extrêmement rare qu'un objet important dans l'histoire de Patek Philippe et une montre ayant un lien personnel étroit avec la famille Philippe soient proposés aux enchères. La présente montre, avec son mouvement et son boîtier signés Émile Philippe, représente une opportunité unique pour le collectionneur d'acquérir un véritable morceau de l'histoire horlogère.  Texte de la maison Christie's


Patek Philippe & Cie, Genève, N° 138’285 Montre de poche savonnette à remontage au pendant avec répétition à minutes, Grande et Petite Sonnerie et carillon Westminster sur cinq timbres - 1909.

Sonnerie et carillon Westminster sur cinq timbres, le garde-temps du 3 e duc de Régla (1909, Inv. P-534) est sans doute, avec le Calibre 89, la Packard et les Graves, la pièce la plus impressionnante exposée sous cette catégorie. Elle avoisine pourtant d'autres chefs-d'oeuvre dont la ravissante Répétition à minutes de la poétesse Anna de Noailles (1894, Inv. P-128) et une remarquable montre de poche avec répétition à minutes sur trois timbres, quantième perpétuel avec phases et âge de la lune, double chronographe et réveil, fabriquée entre 1921 et 1923 (Inv. P-822).









 Patek Philippe ESL Cie, Genève, n° 17 5 07 4, boitier  n° 284414. Produit vers 1914.
Très belle  et rare, de forme coussin, en or jaune 18 carats. montre-bracelet d'homme avec une Patek Philippe en or jaune 18 carats, « Cadran émaillé » 
Trois corps, solides, polis, pattes droites, barres vissées en or.   Émail blanc avec chiffres romains radiaux peints. 
aiguilles "Breguet" en acier bleui . NI. Cal. 12"', laiton doré, 15 rubis, échappement à ancre en ligne "à moustache", compensation bimétallique coupée balancier de tion, spiral plat. Le Cadran, boîtier et mouvement signés. Diam. 31X51mm. Hauteur 10 mm.





MONTRE PATEK PHILIPPE AVEC DEUX COMPLICATIONS HORLOGIQUES
cette montre a été vendue le 18 décembre 1919. Or jaune 18 carats, boîtier de chasse, remontage sans clé, de forme ronde, montre de poche, fond rabattable, petite seconde. à 9 heures et deux complications horlogères : chronographe 1/5 de seconde (activé par le poussoir rond situé sur la couronne de remontoir), enregistreur instantané 30 minutes (cadran annexe à 3 heures). Mouvement basé sur la brevet d'invention française. 142 376, délivré le 16 avril 1881 à Jean-Adrien Philippe (1815-1894), Genève, pour un "régulateur de précision" d'un escargot excentrique).


Après le décès de Joseph Émile Philippe en 1907, son fils Adrien fut le dernier de la famille du fondateur à occuper le poste de Directeur jusqu'en 1913.

Plus tard en 1932 les frères Jean et Charles Stern rachèteront la manufacture , la famille est toujours propriétaire en 2023.




Qui est Arnaud Tellier:

Antiquorum a nommé Arnaud Tellier (ancien directeur du musée Patek Philippe) à la tête de son antenne asiatique située à Hong-Kong.
Après des études d’horloger-restaurateur dont un passage chez mon ami Dominique Charlet à Rouen,et  terminées en 1990 au Musée International d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds, il entre comme stagiaire chez Antiquorum. Il est alors formé à l’expertise et au commerce de l’art par Osvaldo Patrizzi –le co-fondateur en 1974 d’Antiquorum. Sous son œil, conjointement avec Jean-Claude Sabrier (†) et Simon P. Bull, il a travaillé durant dix ans avec trois des meilleurs experts au monde en horlogerie et côtoyé les plus grands collectionneurs.
 
Devenu vice-président d’Antiquorum, il choisit pourtant, en 2000, de donner un tournant à sa carrière en devenant le premier directeur et conservateur du Patek Philippe Museum de Genève. Après avoir enrichi, catalogué ses collections ainsi que monté des expositions d’envergure internationale, il a, en 2011, décidé de quitter Philippe Stern et de voler de ses propres ailes.

Il créé alors à Genève, une galerie d'art spécialisée dans les oeuvres d'artistes suisses ou étrangers ayant travaillé dans la région du lac Léman du début du 19ème au milieu du 20ème siècle. Aujourd'hui, son expertise sans égal dans le domaine de l'horlogerie constitue un véritable atout pour Antiquorum. 

mercredi 8 novembre 2023

Gustave RENAULT grand fabricant Joaillier pour Cartier.

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 Au début du siecle, la maison Cartier a décidé de privilegier sa marque pour ses bijoux, sans citer le nom du fabricant qui travailla pour la Maison. Cela se comprend commercialement, mais il est interessant avec le recul des années de retrouver ces fabricants dont beaucoup ont travaillé pour d'autres en même temps.

En effet, au delà des pièces sur lesquelles les ateliers d'artisans ont travaillé, Cartier n'a que très peu d’informations sur les ateliers eux mêmes.
Gustave Renault est très intéressant de par la qualité de son travail, une amie professionnelle, Claudine Seroussi grande historienne m'a ecrit ceci:
Vous savez, ce n'est pas le premier atelier/joaillier qui est complètement invisible et impossible à tracer. J'en ai plusieurs dans mes dossiers qui font l'objet d'enquêtes ouvertes. J'ai retrouvé la famille d'un maître d'atelier/joaillier très recherché et les enfants m'ont dit que leur père n'avait pas gardé de traces de son travail ou de cette période de sa vie et qu'il n'en avait pas parlé.  Je trouve juste cela fascinant.
J ai plusieurs fois rencontré le même problème. 


Grace a Lara Van Shaik j ai pu traduire la partie visible de ce document que m' a déniché Claudine Seroussi.
Le … du mois mai, l‘année 1850
Acte de naissance de Gustave Antonius Renault,
Fait à l‘Hotel de Ville en double exemplaire par le Schepen (personne comme le maire) de la ville Anvers (Antwerpen), délégué comme fonctionnaire de departement civile, l‘enfant est montré à moi, tout s’est déroulé conformément à la déclaration.
C'est donc le père de Gustave Renault qui était né a Anvers en 1850, il ne va pas rester à Anvers.


Et Antoine Gustave Renault va naitre à Londres le 18 janvier 1870.


Il est né au numéro 25 Oxford Market à Marylebone. C'est une des maisons qui entouraient Oxford Market. D'apres Claudine Seroussi qui m'a adressé ce plan, la famille a dû déménager à Upper Marylebone Street dans les mois qui ont suivi sa naissance entre 1870 et 1871.

Ensuite, trou noir, quand est il arrivé en France? A t il appris le métier auprès de son père qui était tailleur de diamants et Joaillier?
Il faut attendre son mariage à Paris en 1895, le 26 janvier 1895, il a 25 ans et il vit chez sa mère au 63 rue des vinaigriers. Antoine Gustave va épouser Marie Baroin née en 1871 à Chagny, elle est la fille d'un comptable.

Rue des vinaigriers a cette époque

Son père est absent et sans domicile connu. En revanche son oncle Victor Renault qui a 45 ans est présent a son mariage et Victor est sertisseur rue Hérold dans le premier arrondissement, pres de la place des victoires. Est-ce son oncle qui lui a appris le métier de sertisseur? Car il est déclaré sertisseur sur son acte de mariage.

Mais le 4 novembre 1917 Gustave Renault obtient l' insculpation de son poinçon il est alors installé 14 rue Molière à Paris.

La maison Sotheby's indique : UN ÉTUI À CIGARETTE ET VESTA EN OR, ÉMAIL ET NÉPHRITE, GUSTAVE RENAULT POUR CARTIER, VERS 1910 , mais il indique plus loin, marque de contrôle française post 1919
Avant 1919 c'était la tête de medecin grec, et la tête d'aigle  nouvelle avec 3 titres est de fait modifiée en 1919 et comme le poinçon de Renault n'éxiste que depuis fin 1917  cela permet de dater cet etui à cigarettes a partir de 1919
• 10,8 cm, 4 1/4 po de large rectangulaire, le couvercle à charnière monté dans un bord en or émaillé de bandes blanches centrées de trois carrés noirs, pièce de pouce en saillie sertie de diamants roses, le côté gauche s'ouvrant pour révéler un compartiment à allumettes, cordon d'amadou assorti sur une chaîne en or avec boucle de suspension, poinçon de fabricant , marque de contrôle française post 1919, numéros de série : 0467, 0318 sur le bord  Description de Sotheby's
A propos de l appellation "Vesta"
Newton a donné à ses allumettes le nom de Vesta , la déesse romaine du feu et du foyer. De petits conteneurs destinés à abriter ces allumettes à friction ont été introduits peu de temps après (au début des années 1830), pour se prémunir contre une combustion accidentelle.



Ce qui me permet de publier le poinçon de Gustave Renault



1919 Un "Bandeau" Exécuté par Renault pour Cartier Paris sur commande spéciale.
Diamants à monture ouverte en platine. Une branche de feuilles et de baies, sinueuse, articulée, se terminant en vrilles aux bouts ; au centre, un diamant taillé en poire au-dessus de deux brillants sertis clos ; au revers, pas de vis pour accueillir une armature, celle présentée ici etant plus récente que le bandeau.
Poinçons CARTIER PARIS LONDRES grave sur le bord en bas ; sur le chaton surélevé, poinçon de
garantie français à tête de chien pour le platine, et sur le diamant central poinçon de fabricant, R avec  un croissant et une flamme (?).(Non c'est une feuille) Donc Gustave Renault
D. max. 16,3 cm, H. 3,1 cm.




Dès 1913, Cartier lancait deux types de bandeaux à porter bas sur le front : une mince bande de diamants ornée au centre d”une aigrette également en diamants (voir Nadelhoffer ) ou un bandeau plus large avec, à la place de 1'aigrette en diamants, un élément central plus discret retenant plusieurs plumes d”autruche Cette pièce, du second type, portait peut-être des plumes à Forigine.


Pendants d'oreilles  exécutés par Renault pour le stock de Cartier Paris, vers 1919.
Onyx, diamants et saphirs jaunes à monture ouverte en platine. En forme de capitule, avec la tige et la tête taillées dans un seul onyx, avec quatre diamants , une perle au centre et des saphirs jaunes en pendeloques ; anneaux d'attache en diamants, vis d'attache avec molettes en fil de platine légèrement cannelé sur sa largeur au bout du pas de vis.
Poinçons : CARTIER gravé sur les attaches ; poinçon de garantie français à tête de chien pour le platine, et poinçon de fabricant de Renault, "R avec un croissant et une flamme". L. 7,4 cm.
L°atelier Renault n'a certainement été chargé que du montage des pendants, la taille des
fleurs en onyx ayant dû être confiée a l'un des lapidaires travaillant pour Cartier. 

Des pendants d'oreilles ornés des mêmes fleurs d”onyx apparaissent dans un encart publicitaire Cartier de quatre pages publié dans Vogue Londres en janvier 1925  4-2), avec la légende suivante : "Les pendants d”oreilles sont taillés d”une seule pièce dans 1”onyx, avec des diamants qui en jaillissent comme des gouttes de rosée, et des pendants de diamants en poire. "



Broche en diamants et onyx Dessinée probablement par Charles Jacqueau et exécutée par Renault pour le stock de Cartier Paris, 1920.
Diamants et onyx à monture en platine. Broche poignée formée de deux demi-anneaux en onyx, chacun orné de deux diamants sertis clos et extrémités garnies de diamants bordés d”onyx calibrés, reliés par un cylindre en pavage de diamants clouté d°onyx cabochons.
L'épingle se glisse dans un trou situé sur la branche .
frappé au revers ; poinçon de garantie français à tête de
chien pour le platine, et poinçon de fabricant de gustave Renault, R avec un
croissant et une flamme sur lӎpingle. 1. 5,5 cm.



Motif poignée de la broche ci-dessus


Broche-clique Flabellum égyptien. Exécutee par Renault pour le stock de Cartier Paris, 1920.
Onyx, corail, saphirs et diamants à monture ouverte en platine. Plaque d`onyx bordée de diamants et incrustée de cabochons en corail, motif de ziggourat central en diamants incrustés de saphirî calibrés.
Inscrite dans le registre de stock le 22 mars 1920 ; vendue le 7 juin 1920 à Mrs Orme  Wilson.
 Cartier gravé sur le rebord et le cache pointe, poinçon parisien à tête de chien pour le platine et
poinçon d'atelier de Gustave Renault R avec croissant et feuille sur le chaton surélevé.
L. 10 cm.

La forme de la téte d”épingle s”inspire du flabellum égyptien, éventail sur une longue poignée formé de plumes de paon attachées à une base en demi-lune . Cette pièce fut achetée par une cliente américaine, Alice Wilson (née Borland), qui épousa Orme Wilson (1885-1916) en 1910. Ce dernier faisait partie du corps diplomatique


Etui à cigarettes Cartier Paris  1920
Or,émail, saphirs gravés, platine, diamants taille rose. Poinçon d'or à la tête d'aigle Fabrication : Gustave Renault.  L:8,3cm;l. 1 8,2 cm ; H. : 0,9 cm.
Le systeme d'ouverture de I 'étui est appelé "Kodak" en référence aux appareils  photo s'ouvrant de la même maniere Cette ouverture se fait par pression sur les deux saphirs gravés opposés à la Charnière


GUSTAVE RENAULT | ETUI À CIGARETTES ÉMAIL ET SAPHIR
De forme rectangulaire, à décor guilloché et de grecques en émail noir rehaussées de cabochons de saphir, dimensions 99 x 77 x 18 mm environ, poinçon français pour l'or 18K (750°/00) et poinçon de maître pour Gustave Renault, poids brut 190,75 g, vers 1920.


De forme rectangulaire, appliqué d'émail noir décoré de motifs grecs stylisés et souligné de cabochons de saphirs, mesurant environ 99 x 77 x 18 mm, poinçon français pour l'or 18 carats et poinçon de maître pour Gustave Renault, poids brut 190,75 grammes ; années 1920.


1921 Bracelet en corail  et émeraudes
D'après un dessin de Charles Jacqueau et executé par Renault pour le stock de Cartier Paris,
Corail, perles, emeraudes et diamants, monture platine. Deux anneaux de corail pris entre trois maillons mobiles en pavage de diamants avec cabochons d°emeraudes ; bracelet de section triangulaire à trois rangs de perles. Inscrit dans le registre de stock le 3 décembre 1921, avec des anneaux en onyx et non en corail ; vendu le 12 decembre 1921 
Poinçons Cartier, frappe au revers ; poinçon de garantie français à tête de chien pour le platine, et poinçon de fabricant de Gustave Renault. L. 18,9 cm.


1922  Broche-épaulette Exécutée par Renault pour le stock de Cartier Paris, 1922.
Émeraudes, onyx et diamants à monture ouverte en platine. Une barrette incurvée aux extrémités rabattues, porte une emeraude facettée taillée en poire ; y sont suspendus deux maillons ouverts rattachés par des onyx cabochons incrustés d”émeraudes et, en dessous, deux rangs de boules d”émeraudes avec diamants aux bouts et en pendeloques. La barrette et les maillons sont ornés de diamants, avec à droite une ligne d`onyx calibres créant effet d'ombre. La partie supérieure est articulée avec trois charnières pour assurer la flexibilité de l'ensemble ; au dos, deux bélières articulées pour porter la broche en pendentif.
Inscrite dans le registre de stock le 1erseptembre 1922 ; vendue le 19 octobre 1922 à Mr Cowasjijehangir ;Poinçons CARTIER PARIS sur la monture ; la plupart des autres éléments portent le poinçon de garantie français à tête de chien pour le platine, et le poinçon de fabricant, R avec un croissant de Gustave Renault
La piéce de 1920, une saisissante broche cliquet avec un long pendentif formé de quatre maillons ouverts, chacun d°eux bordé d`un effet d'ombre en onyx, et se terminant par deux pendeloques avec des émeraudes taillées en poire avait été vendue à Mrs W. K. Vanderbilt en avril, rachetée pour le stock Cartier en octobre, et finalement démontée en 1922. 
Ce sont les deux maillons du bas, avec leurs onyx cabochons incrustés d'émeraudes, qui furent repris pour la pièce ici considérée.  Les deux émeraudes taillées en poire, pour leur part, furent remontées sur un collier en diamants et émeraudes taillées en carré qui devait être acquis par le roi
Pierre de Serbie. Enfin, les deux maillons supérieurs en onyx et diamants, avec l'un des onyx cabochons incrusté d'émeraudes, et deux émeraudes rectangulaires retirées des pendeloques en forme de poire, furent remontés en tant qu'élément central d°une boucle de ceinture, avec deux anneaux en onyx et un cordon noir tressé pour ceinture.



En haut a droite dessin d un bracelet exécuté par Renault en 1922 et livré.

Registre de dessins du stock, 1922.
Crayon, plume, aquarelle et gouache sur calque beige
26 cm x 41 cm Ces dessins de six bracelets en diamants, onyx et corail sont paraphés L.C. (pour LOUIS Cartier) ou R.P. (pour Rene Prieur, chef des ventes).  A la droite de chaque dessin figure le
nom de l'atelier auquel le document fut transmis pour exécution (Lavabre, Picq, Renault et Droguet) ainsi que le prix, codé. La plupart d'entre eux portent aussi la date de transmission du dessin à l'atelier, et la datë de livraison prévue du bijou terminé. Par exemple, le bracelet en haut à gauche est annoté : Donné le 26/10 et à livrer le 30/11.
Quand la pièce etait livrée, le dessin était marqué LIVRÉ. En revanche, le bracelet en bas à droite porte la mention NUL, au crayon bleu, ce qui signifie qu”il ne fut finalement pas produit 
Ce que l'on ne peut que déplorer, puisque  c'est le dessin le plus saisissant de la page. Au Centre droit, les annotations manuscrites indiquent que deux boutons du stock ont été incorporés à ce bracelet (sans doute les deux losanges)


 Élément d”un bracelet haut-de-bras
Exécuté par Renault à Paris pour Cartier Londres sur commande de sir Dhunjibhoy Bomandji de Bombay, 1922.
Diamants a monture ouverte en platine. Une plaque centrale articulée ou sont accrochés trois élements détachables en forme de feuille, au moyen de grands anneaux décorés d'un pavage de diamants. Chaque élément constitue un treillis géométrique ajouré, uni par des fils de platine tres fins. La plaque centrale est articulée par six charnières verticales.
Achevé en octobre 1922, a 1'origine avec trois anneaux supplémentaires en diamant formant le dos du bracelet.
Poinçon de garantie français à téte de chien pour le platine, poinçon de fabricant R avec un croissant
et une flamme sur les attaches des éléments en chute.
Ces éléments sont ce qui subsiste d'un bracelet haut-de-bras très élaboré, qui pouvait être porté de quatre façons : en bracelet, en broche, en devant de corsage ou en pendentif 


D'apres une analyse du stock très complète réalisée en septembre 1919, qui se trouve dans les cahiers d'idées de Louis Cartier, la création de bracelets haut-de-bras avait déjà été étudiée avant cette date, mais les albums photographiques n'en retiennent pas d”autres exemples avant celui-ci, en 1922 donc. Ce genre de bijoux ne paraît pas avoir largement séduit, puisque très peu ont été réalisés pour la maison, à l'exception des bracelets bas-de-bras et haut-de-bras, compositions assorties, de corail et d”émeraudes, qui furent créés pour 1'Exposition de Paris de 1925 d°un autre bracelet haut-de-bras en diamant réalisé pour le maharajah de Patiala en 1935.
Bien que fabriquée a Paris, la piece avait été commandée et vendue à Londres. Le client, le millionnaire et philanthrope Parsi Dhunjibhoy Bomandji cle Bombay, mourut en avril 1937, à l'âge de soixante-quinze ans. Ayant repris la compagnie maritime fondée par son père, il possédait de vastes propriétés en Inde et un domaine en Angleterre, The Willows, à Windsor.
Au cours de la Premiere Guerre mondiale, il finança l'envoi de contingents indiens en Afrique du Sud, participa financièrement aux visites de membres de la famille royale d°Angleterre en Inde, et contribua à plusieurs œuvres charitables en Inde comme en Grande-Bretagne. Le gouvernement indien lui donna le titre de chevalier en 1922, l'année où la commande de ce bracelet fut passée à Cartier 
A l'origine, trois anneaux en diamants (aujourd'hui manquants) permettaient d”assujettir le bracelet sur le bras. 


Broche à anneau d'onyx exécutée par Renault pour le stock de Cartier Paris, vers 1923.
Diamants, émeraudes, onyx à monture ouverte en platine. Un anneau d”onyx est entouré de motifs
en pavage de diamants, avec au centre un cabochon d'émeraude bordée d”onyx calibre ; d`autres motifs en onyx calibré aux  bords et deux petites érneraudes aux deux bouts. Un des motifs accompagnant l'anneau bascule devant pour libérer 1'épingle. 
Poinçons : CARTIER BTE SGDG sur le revers ;poinçon de garantie français à tête de chien pour
le platine, et poinçon de fabricant, R dans un losange avec croissant et flamme  L. 9 cm. 


Un bon nombre de projets pour ce même enre de broches se trouvent dans les archives de Paris, de Londres et de New York. Les broches à anneau de Cartier apparurent vers 1922, avec les couleurs et les formes les plus variées, des anneaux en cristal de roche , en onyx ou en corail, voire des rectangles a la place de Panneau. Elles étaient conçues pour être portées en broches, elles apparaissent d'ailleurs ainsi dans les archives,  mais aussi pour décorer les fameux chapeaux cloches si a la mode dans les années vingt. 
Le brevet (CARTIER BTE SGDG) couvre la fermeture à cliquet mise au point par la maison, qui faisait appel à une tête d”epingle tournante plutôt qu'à l'armature habituelle par épingle droite 



Deux pingouins probablement exécutés par Fourrier pour le stock de Cartier Paris, vers 1923-1924.
agate, rubis. Sculptés dans un seul bloc d'agate, les yeux en rubis.


Cette broche en cristal de roche a été exécutée par Gustave Renault en 1924.
Cristal de roche, diamants, nacre, perles, email noir et un saphir cabochon de 57,63 carats à monture ouverte en platine. Deux rectangles de cristal dèpoli avec un pavage en diamants surimpose, aux contours en email noir, une perle au-dessus et au-dessous de chacun d"eux.
Au centre, le gros saphir cabochon ; de chaque côte, une feuille en diamants de style persan dans une
incrustation de nacre, soulignée d'emai1 noir.
Inscrite dans le registre de stock le 21 mars 1924, à l'origine avec une grosse emeraude gravée à la place du saphir ; vendue en juin 1924. 
Cartier Paris grave au revers ; poinçon de gustave Renault
L.9,3 cm, 1. 3,7 cm.
La date du remplacement de l'émeraude originelle par un saphir n'est pas connue. A noter 1”utilisation conjointe, inhabituelle, du cristal de roche et de la nacre.


Nécessaire Cartier Paris, 1924.
Or, nacre, turquoises, émail, platine, diamants, émeraudes, perles.
A l'intérieur, un miroir, deux compartiments à poudre, un tube de rouge à lèvres, un peigne écaille.
Signé Cartier Paris Londres New York, JC (pour jacques Cartier).
Poinçon d'or à la téte d'aigle. Fabrication, Gustave Renault, Fourrier, Cartier. .:10,8cm;l.:5,8cm;H.:2cm.




Il faut sans doute chercher l 'origine du dessin de cet objet dans les reliures de manuscrits persans des XVII et XVIII eme siecle que collectionnait Louis Cartier.


Les initiales de Jacques Cartier ainsi que le poinçon de fabricant de Cartier; présents sur certains
éléments, attestent du fait que ce nécessaire passa par le stock de Londres et fut modifié ou réparé plusieurs fois. Ainsi, comme en témoigne le dessin ci-contre, cette boite comportait à l'origine
un cordon de soie, un anneau d 'onyx ainsi qu'une miniature persanne qui fut remplacée par une emeraude gravée le 24 juin 1926.


Intérieur du necessaire ci-dessus


Etui à cigarettes de Gustave Renault fabriqué pour Cartier en 1924


POCHETTE DU SOIR Cartier Paris, 1927
Daim, or, nacre, corail, jade, émail, platine, diamants taille rose. Signée Cartier Paris Londres New York. Poinçon d'or à la tête d'aigle. Fabrication Renault.



Cartier Paris pour le stock  de Londres, 1924  
Or, platine, diamants, laque burgauté, émail, écaille, corail.
A I'intérieur, un miroir, un compartiment à poudre, un peigne, un rouge à lèvres, un compartiment à cigarettes,un compartiment à allumettes. Non signé.
Poinçon d'or à la tête d'aigle.Poingon de platine à la tête de chien. Farbication : Renault. L 9cm5 l 9,5 H.:1,9 Cm.


108 Broche en jade gravé
Exécutée par Renault pour Cartier Paris sur commande spéciale, 1924.
Jade, or émaillé, saphirs et diamants à monture en platine. Une agrafe de ceinture chinoise, en jade gravé, l'agrafe en tête de dragon dont les yeux sont en diamants cercles d”émail noir et qui fait face à une autre téte, aux yeux également en diamants, dont le corps descend le long du motif, est montée sur or avec émail noir et pavage de diamants formant une crête au-dessus de la principale téte de dragon. À la base, trois saphirs, un quatrième au-dessous de la tête du plus gros dragon.

Poinçons CARTIER PARIS LONDRES gravé au revers de la monture en or ; poinçon de garantie parisien à téte d`aigle sur la monture et l'épingle, avec poinçon de fabricant, de Gustave Renault ,R accompagné d`un croissant et d”une flamme. L. 9,3 cm.



Sac du soir exécuté par Renault pour le stock de Cartier Paris en 1924.
La monture du sac est en or émaillé et diamants sertis en platine, le sac en velours noir, de facture plus
moderne. Sur la monture émaillée noire, deux plaques d`onyx de chaque côté, chacune avec une bordure en diamants comprenant un motif géométrique central et se terminant en téte de dragon. À l'avant, patte rectangulaire en onyx et diamants, le fermoir en pavage de diamants sur fond d”émai1. Équipe de deux ganses de soie noire avec coulants en diamants et émail noir pour les régler à la longueur désirée.
Inscrit dans le registre de stock le 31 janvier 1924 avec le sac en peau de renne doublée de soie crème ; vendu le 16 octobre 1924. Poinçon de garantie parisien à téte d'aigle pour l`or, poinçon de fabricant de Gustave Renault à l intérieur de la monture.


 Broche "Dragon"en diamants. Exécutée par Renault pour le stock de Cartier Paris, en 1925.
Cristal de roche, émail, onyx et diamants, à monture ouverte en platine. Un anneau en cristal de roche poli aux côtes en facettes, garni d'émai1 noir à l'intérieur.
Aux deux bouts, motifs de diamants representant la queue et la tête d°un dragon regardant vers la gauche avec les yeux en onyx. Épingle à cliquet : la tête du dragon, montée sur charnière, se tourne
en avant à angle droit pour liberer l”épingle.
Inscrite dans le registre de stock le 12 juin 1925 vendue le 28 septembre 1925 à Mrs R. Townsend, vente

Bibliographie  Cologni et Mocchetti 1995,  Documents associés  Dessin original au crayon,
encre, aquarelle et gouache sur calque beige dans le registre de dessins du stock, 1925, p. l2c, paraphe RR (pour Rene Revillon), transmis à l'atelier Renault le 29 avril pour livraison le 30 mai. Sur la même page dessin pour une version plus grande de la même broche 
Le dragon est librement inspiré des motifs de bronze émaillé de la Chine ancienne où la décoration
était souvent une succession de blocs carres dans lequel le motif etait intégré sous une forme carrée ou rectangulaire.

ETUI À CIGARETTES Cartier Paris, 1925
Or, émail. Signé Cartier Paris. Poinçon d'or à la tête d'aigIe, Fabrication : Renault. L : 7,6 cm; l 5,3 Cm.
Collection Alain Cartier.


1925 Boucle et ceinture en onyx et diamants Exécutées par Renault (boucle) et Mayeras
(ceinture) pour le stock de Cartier Paris,en 1928, la boucle à partir d'une longue broche de décolleté créée pour 1°Exposition de Paris de 1925.
Ceinture d`origine en satin noir tressé avec boucle d'or  émaillé garnie d”un motif de style persan en onyx et diamants à monture en platine ajourée, attaches et oeillères en émail noir et diamants. Passants émaillés noirs et décorés d`un rang de petits diamants.
lnscrites dans le registre de stock le 29 mai 1928 ; vendues le 8 novembre 1928 au comte zéchényi ;
a appartenu par la suite à Mrs Gertrude Vanderbilt Whitney.
POINÇONS : Poinçon de garantie français à tête de chien pour le platine, sur le revers de la boucle ; sur l'ardillon, poinçon de garantie parisien à tête d”aigle pour l'or, et poinçon de fabricant de Gustave Renault R avec un croissant et une flamme.   2 37,2 cm, 1. 4,5 cm.
Le motif de style persan de la boucle est le seul vestige de la très longue (38 centimètres) broche
de décolleté réalisée pour 1”Exposition de Paris de 1925, qui n'avait pas trouvé acquéreur et finit par être démontée. En 1927, deux paires de rameaux fleuris stylisés de la même provenance furent remontés en broches, puis l”élément inférieur fut la seule autre partie à être réutilisée pour cette boucle Pour le comte Széchényi, décédé en 1938, avait épousé en 1908 Gladys Moore Vanderbilt, fille de Cornelius Vanderbilt II. La soeur de cette dernière, a laquelle cette ceinture revint par la suite, était le sculpteur et mécène Gertrude Vanderbilt Whitney (1875-1942) qui avait épousé Henry Payne Whitney en 1896. 
Le Whitney Museum of American Art est un musée d'art situé dans l'arrondissement de Manhattan à New York. Fondé en 1931 par la sculptrice et mécène Gertrude Vanderbilt Whitney, il est consacré essentiellement à l'art américain des XX° et XXI°siècles.


Detail du dessin orgiginal à l'encre, aquarelle et gouache, d'une broche exécutée pour l exposition de 1925.L'élément du bas (sans l'émeraude) a été remonté sur la ceinture présentée précedemment.



1925 Étui à cigarettes
Exécuté par Renault pour Cartier Paris sur commande de Mrs George Blumenthal,
Or émaillé et diamants en platine. Sur les côtés, motifs triangulaires ajoutés dans des cartouches de style persan, arabesques aux bords, les côtés avec un arbre en fleurs, en émail couleur crème. Sur le devant, bords en émail noir et initiale B en diamants. La partie à main droite fait couvercle, pivotant sur une charnière dans la longueur.
Acheté par Mrs Blumenthal sans l'initiale le 14 mai 1925. Initiale réalisée le 29 mai.
L. 12, 3 cm, 1. 6,1 cm.
une boîte à allumettes assortie, réalisée elle aussi par Renault. Un étui et une autre boîte à allumettes de conception identique, mais sans les motifs ajourés, furent ensuite commandés et exécutés en 1931. George Blumenthal (1858-1941), banquier et collectionneur, avait émigré d' Allemagne en Amérique en 1882. Il dirigea la banque d'investissement Lazard installée à Wall Street.
En 1905, il devint un des administrateurs du Metropolitan Museum of Art. Cet étui à cigarettes était destiné à sa première femme, Florence (1873-1930), qu°il avait épousée en 1898. Mécène de nombreux artistes décorateurs français dans les années vingt, le couple possédait plusieurs pièces très importantes signées par Cartier Devenu président du Metropolitan Museum of Art de New York en 1934, Georges Blumenthal se remaria l`année suivante avec Mary Ann Payne.


1926  Or laque burgauté, corail, email platine diamants taille rose Couvercle  double ecaille signé cartier Tete d aigle fab Renault




 1926 Montre-pendentif exécutée par Renault (broche et chaîne) et Jaeger pour le stock de Cartier Paris. Or émaillé, onyx, cristal de roche, rubis ; diamants sur monture en platine. La broche est formée d”une barrette en demi-cercle, en émail noir, terminée par des diamants avec des rubis cabochons. La chaîne est en cylindres d`onyx retenus par des chaînons garnis de diamants, avec une croix en rubis. La montre y est attachée par un anneau en cristal de roche. Elle est émaillée noire avec un émail floral dans le style jaipur au dos, en rouge, blanc et vert sur fond blanc, les côtés avec un rinceau a motif réserve en or, le cadran blanc.
Inscrite dans le registre de stock le 26 janvier 1926  comme montre avec anneau en cristal ; la broche et la chaîne ont été ajoutées le 25 novembre 1926 ; la croix en rubis montée plus tard (date inconnue) ; vendue le 25 mai 1941.
POINÇONS : Sur le cadran, CARTIER ; poinçon de garantie parisien à tête d'aigle pour 1”or, et poinçon de garantie français à tête de chien pour le platine, sur l`épingle et la chaîne ; sur la montre, poinçon de fabricant,  de chaque côté d`un sablier. L. 1 1,6 cm, D. de la montre 2,2 cm.
Bien que la forme et la conception de cette pièce soient typiques de l°esprit des années vingt,
l”émail floral au dos et le rinceau circulaire sont évidemment inspirés par le style Jaipur du X1X^'
siècle. Ce modele semble avoir remporté un net succès. 



BOÎTE ART DÉCO ONYX, SAPHIRS, PIERRES DE LUNE, TOURMALINE, OPALE DE FEU ET DIAMANTS, circa 1926, poinçon de l'or français, fabricant Gustave Renault no. 02154, 02956, signé Cartier


Aout 1926 Le tableau des successions,Renault Antoine Bijoutier, est domicilié à Evry Petit Bourg, agglomération de Corbeilles



Poudrier et tube de rouge à lèvres Exécutés par Renault pour le stock de Cartier Paris, 1927.
Or émaillé, jade, et saphirs. Le poudrier comme le tube de rouge à lèvres sont en émail pékin mille raies, le poudrier avec un panier fleuri à haute anse, en jade gravé, au centre, le panier serti de cabochons de saphirs avec un saphir calibré pour le pied ; aux coins, motifs en émail bleu foncé ;  fermoir en saphir. Le tube de rouge a une bande centrale de saphirs calibrés, les deux bouts en
jade décorés de saphirs cabochons. Chaîne en or émaillé avec incrustations de jade et de saphirs. À Fintérieur, un miroir sur le couvercle, houppette . Inscrits dans le registre de stock le 26 avril 1927 ;
vendus le 6 mai 1927 à Mrs C-.H. Sherill.



POCHETTE DU SOIR, Cartier Paris, 1927 
Daim, or, nacre, corail, jade, émail, platine, diamants taille rose. Signée Cartier Paris Londres New York. Poinçon d'or à la tête d'aigle. Fabrication Renault.



Étui à cigarettes Exécuté par Renault pour Cartier Paris sur commande spéciale, 1927.
Or émaillé avec poussoir en diamants taillés en baguette. Entièrement décoré d`un motif de cylindres
en émail noir et crérne sur fond d”or créant ulle illusion d'optique, les deux côtés en émail noir, l'un avec monogramme en or. Charnière invisible.
Achevé en septembre 1927. Poinçons : Cartier Paris Londres New York gravé sur le rebord intérieur ; poinçon de garantie parisien à tête d”aigle pour l'or, poinçon de fabricant illisible. L. 8,1 cm, l. 5,8 cm.



1927 Etui à Cigarettes


Corail, onyx


Montre-bracelet Exécutée par Jaeger et Renault pour Cartier Paris, vers 1927.
Diamants ronds et taillés en baguette et de forme spéciale a monture ouverte en platine ; montre baguette rectangulaire avec couvercle en pavage ; le bracelet est formé d'un double cordon en diamants, à maillons cylindriques, avec un diamant profilé à chaque bout.
Couvercle de montre avec charnière sur le côté, un onglet minuscule en haut à droite ; les heures,
en chiffres arabes, sont réparties sur les deux côtés verticaux de l`étroit cadran.
Poinçons CARTIER sur le cadran ; CARTIER gravé sur le bord du couvercle ; au dos du boîtier et du
couvercle, poinçon de garantie français à téte de chien pour le platine, et poinçon de fabricant, 
L. 17,5 cm, l. de la montre 1,4 cm.
Le modèle comparable enregistré dans les ar- chives de Paris portait le nom de « montre sa-
vonnette ››, c'est-à-dire à double boîtier, avec un couvercle protégeant le verre. Apparu au
XVIII" siècle, ce type de montres, était destiné à parer à d”éventuelles chutes de cheval, mais
cette forme n°était habituellement pas utilisée pour des montres-bracelets, et Cartier fut en
tout cas un des premiers à l'adapter à de délicats modèles en diamants. 





NÉCESSAIRE Cartier Paris, 1927 Or jaune, or rose, émail, onyx, cabochons démeraude, émeraudes
calibrées, platine, diamants taille rose.
A l'intérieur, un miroir, deux compartiments à poudre, un tube de rouge à lèvres. Signé Cartier Paris Londres New York.
Poingon d'or à la tête d'aigle. Fabrication ; Renault. L. : 9,2 Cm ; |. : 5,9 CITI; H. : 1,5 Cm.
Collection Cartier, Genève.
L'ouverture du nécessaire s'effectue par pression sur les éléments latéraux sertis de diamants.
Curieusement, le dessin préparatoire de ce nécessaire prévoyait l'emploi de couleurs différentes, le dragon violet devant se déployer sur un fond d'émail noir.



Étui à cigarettes Exécuté par Renault pour le stock de Cartier Paris, 1928.
Or émaillé avec les deux côtés en agate, poussoir incrusté de saphirs calibrés. Entièrement couvert d“un
motif géométrique en émail bleu sombre et ivoire. Charnière invisible.
Inscrit dans le registre de stock le 30 juillet 1928 ;vendu le 13 novembre 1929 au maharajah d`Alwar.
; poinçon de garantie parisien a tête d”aigle pour l'or et poinçon de fabricant 
L. 8,8 cm, 1. 5,8 cm.
Ce motif géométrique de carrés est d”inspiration japonaise, venant peut-être d°une étoile.



 Étui à cigarettes et briquet éxécutés par Renault pour le stock de Cartier Paris, 1928.
Étui : or émaillé, émeraudes, pierres de lune, diamants. Motif de style chinois grave sur toute la surface, avecmotifs de cartouche chinois en émail bleu sombre sur les deux faces, celle du dessus sertie d'émeraudes incrustées de diamants. Extremités en email bleu avec quatre pierres de lune depolies, deux d'entre elles servant de poussoir ; charnière invisible et systéme d'ouverture « Kodak ››. Briquet : section ovale, même décor que l`étui, le dessus orné d”un seul cartouche d'émail bleu,incrusté d'une emeraude.
Étui, rebord intérieur gravé Cartier Paris
Londres Made in France; poinçon de garantie parisien à tête d'aigle pour l`or et poinçon de fabricant Cartier, C entre deux croissants avec les lettres S et A au-dessus et au-dessous ; briquet, sur la base,

Etui  L. 8,9 cm1. 5,7 cm ; briquet  H. 3,6 cm, l. 3,7 cm.
La présence du poinçon de l°atelier Cartier semble indiquer que des réparations furent eífectuées après 1929, date à laquelle la marque fut enregistrée




C'est dans ce très bel immeuble au 37 rue Réaumur à Paris que Gustave Renault est décédé a seulement 55 ans , de son balcon il pouvait voir le Musée des Arts et métiers, juste en face.
Le musée des Arts et Métiers peut être considéré comme l'un des plus anciens musées techniques et industriels au monde. Son histoire est intimement liée à celle du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), dont il est l'une des composantes.


Certificat de son décès 

Et pourtant d'autres bijoux de Cartier sont indiqués comme fabriqués par la maison Renault après la date de sa mort!!
Son poinçon pourtant a été biffé le 12 avril 1927,  c'est tout simplement parce que sa veuve, Marie Baroin,  a continué à gérer l'affaire de Gustave, elle a obtenu un poinçon le 14/avril/ 1927, un croissant  une aile, Lettre R. Même initiale, même symbole une petite différence quand même !!!!


Poinçon de Marie Baroin Veuve Renault


Poinçon de Gustave .


Cerre pièce de Cartier a été fabriquée par la Veuve Renault L: 15,7 cm sur 7,4 cm hauteur 6,5 cm, cet encrier est en or, onyx, émail, cristal de roche, cabochons de turquoise


ETUI À CIGARETTES Cartier Paris, 1925
Or, email, platine, emeraudes gravées, diamants taille rose. Signé Cartier Paris Londres New York.
Poinçon d'or a la tête d'aigle. Fabrication : Renault. L. : 8,3 cm; I. : 7,5 cm; H. : 0,8 cm.
Cet étui porte le monogramme de Victorio-Eugénie d'Espagne, (7887-7869) gravé dans le couvercle. Il fut probablement offert par la Reine à une personne de sa suite ou à un hôte étranger.


Necessaire Cartier Paris, 1928
Or, émail, onyx, émeraudes, platine,diamants taille rose.A l'intérieur, un miroir dos écaille, un compartiment à cigarettes, deux compartiments à poudre, un tube de rouge à lèvres. Signé Cartier Paris Londres New York.
Poinçon d'or à la tête d'aigle. Fabrication : Veuve Renault.
l_.:10,5 Cm; l. : 4,7 cms; H. : 2,3 cms



ETUI À CIGARETTES avec briquet On peut voir sur ces modèles deux  manières différentes d'intégrer
 un briquet a un étui a cigarettes. En  Or et émail Signe Paris Londres New York, Made in France
Poinçon d'or à la tête d'aigle. Fabrication  Veuve Renault (étui),  Cartier (briquet). L. = 9,7 cm, I. 15,7 cm , H. = 1,4 cm.


ENCRIER Cartier Paris, 1930  
Argent, ébonite, stéatite**, et laque. Signé Cartier Paris Londres New York Made in France.
Poincon d'argent à la tête de sanglier. Fabrication : Veuve Renault. H.;12cm;L.:7,6cm;l.;9,8c
Cet objet fut fabriqué à partir d'un sceau chinois ancien, ayant appartenu à un lettré. ll fut évidé
et sa partie inférieure sciée pour servir de couvercle à l'encrier.
Le tout fut monté sur un socle à gradins. La pièce est en stéatite, pierre aisément faconnable mais qui présente l'inconvénient d'être très friable.
PORTE-PLUME Cartier, vers 1929 Or, agate, corail, émail. Signé Cartier. L. : 15,8 cm. Collection Cartier, Genève

**la stéatite, elle est aussi appelée vulgairement Saponite, pierre de savon, ou Pierre de Lard car elle est grasse au toucher, vous ne pouvez pas vous tromper"
Et dieu sait si dans les années 60, les grands magasins vendaient des sculptures  chinoises colorées ou pas avec des appellation fantaisistes.  La stéatite c'est du talc, Mr Poirot ajouta plus tard dans son Larousse des Pierres Précieuses que Talc est transposé de l'arabe "Talq" qui désigne tous les minéraux folliacés et brillants (micas gypse....)




En 1930 fin de l histoire Renault, Cartier va s'associer avec son grand horloger  Maurice Couët, ils reprendront le fond de commerce et d'archives de Renault pour fabriquer des pendules et des montres.

Merci à Olivier Bachet et ses 2 merveilleux livres sur Cartier.
Merci a Judy Rudoe pour son livre "Cartier" 
Merci à Claudine Seroussi: https://www.instagram.com/artofthejewel/

La BAGUE : Deuxieme partie du 17 ème au 21 ème siècle

Suite de mon essai sur la bague :   https://www.richardjeanjacques.com/2013/02/la-bague-histoire-et-symboles-des.html   : Il m'est impos...