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jeudi 12 février 2015

Les Diamants gravés de Boucheron et quelques autres

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Collier "point d interrogation" avec fleurs diamant, de Frédéric Boucheron, vers 1890. L'homme qui nous a offert cette oeuvre de délicatesse s'est intéressé aux diamants gravés.
Car pour ces diamants gravés il y a en quelque sorte, un avant et un après Boucheron. Homme de grande curiosité, Frédéric Boucheron s'était passionné pour le travail de Bordinckx qui travaillait sur le moyen de graver des diamants.
Les diamants gravés sont rares, mais ils constituent plutôt des joyaux étranges et curieux d'effet que réellement beaux.(Escar)


Vous connaissez certainement ce portrait,
 mais celui-ci, je l ai photographié moi-même

En 1865 dans "la gazette des beaux arts "il était écrit " le diamant, qui entame tous les autres corps, ne peut être entamé que par le diamant. Les anciens ne l'ont jamais gravé, n'ayant pas même connu l'art de le tailler et de le polir. Cet art ne fut inventé qu'à la fin du XVe siècle par un Brugeois, Louis de Berquen. Le premier diamant qui ait été gravé, l'a été vers 1564, par Clément Birague, Milanais, qui vivait à la cour de Philippe II. Le graveur y a représenté le portrait du malheureux infant don Carlos. « Les grands artistes, dit Millin, ne doivent pas perdre leur temps à traiter une substance aussi dure, qui n'ajoute à leur ouvrage d'autre mérite que celui de la difficulté vaincue, et à laquelle ils font perdre de son prix en en diminuant le volume. »


Le portrait de Frédéric Boucheron in situ

C'est très prudemment que j'écris cette histoire des diamants gravés, certaines sources sont fiables, d'autres paraissent incertaines bien que recopiées à de nombreux exemplaires, puisqu'on constate que des livres différents ont recopié les même erreurs.


Un diamant  a été trouvé dans les mines de Golconde dans ce qui est maintenant l'Andhra Pradesh, en Inde centrale, probablement en 1450. En 1591, Shah Nizam a ordonné la gravure sur l'une des facettes du diamant: "Burhān Nizam Shāh deuxième année 1000."

Cette même année, le dirigeant moghol Akbar de la grande Inde du Nord, occupe Ahmadnagar et s'empare du diamant. Un certain nombre d'années plus tard, le petit-fils d'Akbar, Shah Jahan, monta sur le trône et ordonna qu'une autre inscription soit gravée sur le diamant: 

"Shah Jahan, Le fils de Shah Jehangir Année 1051.". 
Le fils de Shah, Jahan Aurangzeb fixe le diamant sur son trône et l'entoure de rubis et d'émeraudes. Après sa visite à la cour d'Aurangzeb, le célèbre joaillier français Tavernier a écrit: "Sur le côté du trône qui est opposée à la cour il y a à voir un bijou constitué d'un diamant de poids d'environ 80 à 90 carats, de rubis et d'émeraudes autour , et lorsque le roi est assis il voit son joyau ". Le diamant Shah a été conservé à Delhi jusqu'en 1738.




En 1738, le Shah de Nadir attaqué l'Inde, saisit le diamant, et le ramène en Perse. Le diamant est resté en Perse pendant près d'un siècle, jusqu'à ce que, en 1826, la troisième inscription soit gravée sur la troisième facette:

 "La règle de la Qajar Fath'Ali Shah Sultān Année 1242.".

Ce n'est pas un diamant de belle couleur, il est de teinte jaunâtre due à un peu d'oxyde de fer à la surface. A l'origine il devait peser 95 carats. Après un polissage son poids est de 88,7 carats. L important ce sont les inscriptions gravées qui permettent de le dater.

En 1829, le diplomate et écrivain russe Alexandre Griboyedov a été assassiné dans la capitale de la Perse, Téhéran. Le gouvernement russe a exigé une punition sévère des responsables. Ayant pris peur la cour de Fath 'Ali Shah a envoyé le petit-fils du Shah Khusro Mirza à Saint-Pétersbourg,pour offrir le diamant "Shah" au tsar de Russie Nicolas Ier. Il faisait partie des joyaux de la Couronne russe  jusqu'à la Révolution russe et le renversement de la dynastie des Romanov, le 2 Mars 1917. Il est exposé actuellement au Kremlin.

La gravure des diamants remonterait aux environs de l an 1500, un certain Ambrogio Foppa dit le Caradosso, ou Ambrogio Caradossi, aurait peut être gravé un diamant qu'il aurait offert au Pape Jules II, mais sa trace a été perdue 


D'après ce texte, repris par d'autres, vers le milieu du XIV eme,  Clemente Birago vivant à la cour du Roi d'Espagne  Philippe II éxécute le portrait de l'Infant Don Carlos sur un diamant qui fut offert pour les fiançailles de Anne la fille de Maximilien II.
Birago était le neveu de Giacomo da Trezzo, grand artiste lapidaire. 
G d'Adda, dans la gazette des Beaux Arts  en 1867 nous explique que ce qui "revient de droit à Giacomo da Trezzo, c'est l invention de nouveaux outils, tourets, et moulinets plus perfectionnés".
Les divers témoignages attribuent  à Giacomo di Trezzo un écusson d'armoiries gravé sur une intaille en diamant, mais était ce du diamant? peut être une erreur de gemmologie? un exemple!


Mariette  (décédé en 1881) dans son ouvrage nous explique que Da Trezzo aurait gravé  aussi les portraits réunis de Philippe II d'Espagne et de Donia Carlos et qu'il se trouve au cabinet des médailles à Paris sous le N° 2489.
Je me suis rendu sur le site de la Bibliothèque nationale , aux médailles et antiques et l'ai trouvé.


L intaille est décrite comme étant de la topaze blanche, était ce bien du diamant dont parlait nos témoins de l'époque?

De nombreuses description font état de gravures sur diamants, l un des meilleurs résumés ci dessous dans l' Encyclopédie Historique des Beaux Arts plastiques.
La gravure du diamant même, au moyen de sa poudre, paraît aussi remonter à l'antiquité : Laurent Mugalottus parle, dans ses Epistolœ (xvii° siècle) , d'un diamant trouvé à Gonstantine en Numidie , qui aurait été orné d'une figure gravée . Gareoni cite cependant comme réinventeur de cette gravure Ambrozio Foppa dit le Caradosso, à qui Faustin Gorsi, dans son traité des pierres anciennes , attribue la gravure des têtes des Pères de l'Église, sur le bouton de chape du pape Jules II (1503-1513), diamant disparu durant le sac de Rome en 1527; ce travail aurait été payé à l'artiste 22,500 francs. L'historien milanais Morigia, du seizième siècle, attribue cette invention à son contemporain Jacopo da Trezzo (bourg à sept lieues de Milan) qui, selon lui, aurait gravé pour Charles-Quint (1519-4556) des armoiries sur un diamant. On sait du reste que ce Jacopo, accompagné de ses élèves Bisaga de Milan et Ambrosio Minerone de Crémone, est allé à Madrid graver des diamants pour Philippe II, et qu'il existe encore dans cette ville une rue qui porte son nom : la calle de Jacomo. 
George Bofler de Nuremberg, mort en 1630, est aussi mentionné par Doppelmayr pour la gravure sur diamant des armoiries de Philippe II, exécutées à la commande de ce roi. Le Lombard Clemens Birago fit revivre au dix-septième siècle l'art de là gravure du diamant, tombé dans l'oubli, et c'est à lui que l'on attribue la tête de Numa Pompilius voilée, d'une bague appartenant à M. Ghirlanda-Silva de Milan, bijou qui a été exposé au Champ de Mars en 1867(expo universelle). Cette seule gravure ancienne sur diamant parvenue jusqu'à nous me paraît avoir été exécutée au moyen de la meule. M. de Vries, attaché à la taillerie de M. Coster à Amsterdam (qui possède une autre taillerie à Paris), est le premier rénovateur actuel de cette gravure qu'il exécute, non pas avec la meule, mais plutôt en ciselure à la pointe du diamant. On a pu admirer son premier essai, la tête de l'empereur Napoléon III, gravée en creux sur un diamant monté en épingle, à la taillerie modèle que M. Coster avait fait construire dans les annexes de l'Exposition universelle de 1867. La gravure et la ciselure du diamant dans les temps modernes avaient été pré- cédées de la taille de cette pierre, dont l'invention est attribuée à tort à Louis de Berghem de Bruges, puisque l'on trouve dans l'inventaire du duc d'Anjou.

Boucheron Place Vendome Paris Au vu
 des drapeaux, ce serait le 14 juillet 1919


Qu'en dit le célèbre Babelon ? Babelon est l'auteur de travaux tels que le Recueil général des monnaies grecques de l'Asie Mineure ou le Traité des monnaies grecques et romaines, dont la chronologie est devenue obsolète avec les découvertes archéologiques ultérieures comme celle de Morgantina en Sicile pour la datation du denier . Il est titulaire de la chaire de numismatique antique et médiévale du Collège de France à partir de 1902 et est élu à l'académie des inscriptions et belles lettres en 1897.
Depuis la découverte de la taille du diamant par Louis de Berquen, de Bruges, en 1476, quelques artistes modernes se sont essayés à graver des portraits sur pierres précieuses. Ambrogio Caradossa grava, en 1500, un diamant qu'il offrit au pape Jules II; Clemente Birago, qui vivait à la cour de Philippe II, au milieu du XVI° siècle, intailla sur diamant le portrait de l'infant don Carlos 5. Vers le même temps, Jacopo da Trezzo, puis, au XVIII siècle, Carlo Costanzi et Natter et à l'époque contemporaine, des diamantaires d'Amsterdam, ont aussi gravé quelques diamants ou corindons. Mais, ce sont là des cas exceptionnels, des curiosités, ou, si l'on nous permet cette expression, de véritables tours de force, dont les auteurs, si habiles qu'ils se soient montrés, ne sont récompensés ni par le résultat atteint ni par l'appréciation du public les difficultés du travail sont de nature à compromettre le talent artistique du graveur; les feux de la gemme nuisent à l'effet de son œuvre la gemme enfin, étant diminuée de volume, perd sans compensation une partie de sa valeur vénale.





Un autre diamant gravé est parvenu jusqu'à nous, souvenez vous plus haut, Shah Jahan avait fait graver en  1051 la deuxième inscription sur le Diamant brut "Shah", ce collier , bijou Moghol impérial porte un diamant gravé entouré de Rubis, et serti dans du Jade. Le tour de cou  est fait de perles et de spinelles dont l un porte le nom de Jahângïr avec une date 1609.




Agrandissement du motif gravé qui peut être lu comme "Shah Jahan, Empereur, guerrier de la foi" . La photo n'est pas bonne , j'avais gardé l archive de l' exposition sur le diamant au musée d histoire naturelle de Paris en 2001.
Ce collier se trouve dans une collection privée que je ne connais pas, il ne m'était pas possible de demander une photo plus nette.



Voici un diamant gravé dont on a gardé la trace. Le Taj Mahal, un pendentif en jade au dos émaillé et serti de pierres rouges et de diamants, encadrant un diamant plus important en forme de cœur gravé d’une inscription en arabe, daté 1037 (1627-1628) du calendrier arabe, et tenu par un collier en or, jade et rubis à l’imitation d’une cordelette (en effet à origine c'était, à la manière Hindoue, une cordelette qui tenait le cœur), il aurait été dessiné par l’actrice Elisabeth Taylor et Cartier, il a été payé 8,81 millions de dollars sur une estimation de 300.000/500.000. Ce pendentif avait été offert à Elizabeth Taylor par Richard Burton en 1972



L'empereur moghol Shah Jahan (1592-1666) offrit ce diamant en forme de cœurà son épouse préférée, Mumtaz-i-Mahal. C'est en son honneur qu'il fit construire le majestueux Taj Mahal. Richard Burton, captivé par l'histoire et le mythe entourant ce bijou, l’offrit à Elizabeth Taylor pour ses 40 ans. Quelques ouvrages ont traité du sujet , celui ci-dessous date de 1777.


J'ai trouvé ce fameux Charles Bordinckx,qui va venir travailler à Paris pour Frédéric Boucheron, dans un annuaire d'Anvers
                             

En 1842, il apparait dans un document du Grand Orient de France comme habitant à Paris


En 1855, le catalogue Legrand, ouvrage très intéressant, un peu le Who's Who de l époque apparaît un dénommé Rouvenat qui aurait créé une robe en diamant, j'ai lu qu'il avait ecrit sur des diamants gravés par lui, mais je n'ai trouvé aucune preuve.


                        

     
Pour l'exposition Universelle de 1867 à Paris on retrouve Bordinckx, pour des diamants gravés et des diamants Briolettes perforés.

Plusieurs ouvrages au 17 eme et 18 eme siècle donnent des explications sur un certain Claude Briagues. Allacci, Morigia, Gorles et Pietrasancta, se copiant les uns les autres, parlent de Jacopo da Trezzo comme de l'inventeur de cet art nouveau. "Kirkmann accepte sans réserve cette opinion dans son livre de Anulis, et s'exprime ainsi « Soli adamanti ob indomitam ut credebatur duritiem parcitum sed hic « quomodo vitiaretur nostra ætate reperisse llfediolanensem quemdam Jacobum « Trecciam qui Philippi Hispaniarum regis gentilicia insignia adamanti summa arte « insculpsit. » Mariette et Zani font pourtant leurs réserves. Ce dernier tout en épuisant pour le Trezzo son exagération élogieuse, puisqu'il l'appelle tout bonnement un monstre de science et de talent, reporte pourtant avec Mariette à Clemente Birago l'honneur de cette découverte. M. Charles Blanc, dans sa Grammaire des Arts du dessin, se range aussi parmi les partisans du Birago. Notons ici, par parenthèse, que Bermudez et Frédéric Quillet (les Arts italiens en Espagne) l'appellent Virago, et que plusieurs auteurs français anciens et modernes en ont estropié le nom jusqu'à en faire Claude de Briague, erreur partagée dernièrement aussi par M. A. Chirac (Exposition illustrée, p. 4, p. 63). Article de G. D'Adda dans la Gazette des beaux arts en 1867.

Compte rendu de l'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1867 
M. Bordinckx d'Anvers expose aussi une briolette perforée et un diamant gravé d'un N surmonté de la couronne impériale. Quant aux diamants montés, la France nous semble avoir, pour cette industrie, une supériorité incontestable comme goût et comme élégance d'exécution. A Côté de la branche de lilas blan toute en brillants, véritable chef-d'œuvre de M. Rouvenat, les vitrines de MM. Massin, Mellerio, Beaugrand, Bapst, Boucheron, sont pleines de parures admirables avec lesquelles peuvent à peine lutter, et encore grâce à la richesse des pierres, la grosse rivière de Goldschmidt de Vienne, la belle broche d' Hancock de Londres et le splendide écrin de lady Dudley. Il y a dans ce dernier, des diamants de l'Inde « à rendre fou un joaillier, » nous disait un des membres du jury français songeant aux merveilles que nos artistes pourraient faire avec cette masse de brillants si lourdement montés. Nous conseillons aux personnes qui croient posséder des diamants d'aller prendre devant les parures de lady Dudley une leçon d'humilité. En résumé, il nous a paru qu'il y avait au Champ de Mars bien peu de diamants, surtout lorsque nous eûmes appris que, depuis
1859 jusqu'à 1867, il était arrivé en Europe 1,431,326 carats, soit, près de 300 kilogrammes.





Même en 1885 la société royale Belge de Géographie continue de citer Claude Briagues au lieu de Birago.

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Le collier contenait vingt-neuf grandes perles naturelles et vingt huit rondelles de diamants percés (de diamants taillés en forme circulaire avec un centre creux, ressemblant à une roue ou en anneau) Le fermoir contenait une perle noire pesant 65 grains entourés de diamants. Le collier a été conçu par le légendaire designer Paul Legrand (qui a conçu pour Boucheron 1863-1867 et 1871-1892 C'est Legrand qui eut l'idée de combiner perles avec ces nouvelles rondelles de diamant...... Bordinckx ...... qui a été étroitement liée à la maison Boucheron de 1880 jusqu'à sa mort en 1892 Legrand pensait que la beauté douce et subtile de la perle serait magnifiquement mis en valeur par contraste avec l'éclat de ces rondelles de diamant "séparateurs"


Intérieur du magasin Boucheron dans les années 1900 

Vever évidemment cite Boucheron et ce fameux collier de Perles A l'Exposition de 1889, Boucheron remporta un nouveau succès et obtint encore un grand prix ; de plus, il reçut la rosette d'officier de la Légion d'honneur. Les gravures qui ornent cette étude nous dispenseront de décrire les pièces de joaillerie qui furent le plus admirées. Signalons toutefois une innovation : des rondelles enfilées ou, pour mieux dire, de petits disques en diamant, percés d'un trou au centre et taillés à facettes sur la tranche, s'intercalaient dans un merveilleux rang de perles et les isolaient entre elles. L'éclat discret de ces diamants, allié à la douceur de la perle, produisait un effet charmant. Cette très jolie fantaisie, dont Paul Legrand, le dessinateur de Boucheron, avait eu l'idée, obtint beaucoup de succès.


Trouvé dans la presse financière de 1890



Vever dans son tome 3 complète à propos de Bordincks et Boucheron

 D'ailleurs, le caprice se donnait libre cours dans cette vitrine où se trouvaient des diamants qui, en dépit des difficultés d'exécution, étaient taillés de toutes façons et en toutes formes, pour figurer des ailes de mouches, des tortues, etc. M. Boucheron avait encouragé dans cette voie son lapidaire-diamantaire M. Bordinckx, et celui-ci était parvenu même à graver quelques-uns de ces diamants. Il perfectionna encore son travail par la suite et, à l'exposition de 1900, on vit chez Boucheron des broches, des bagues et d'autres bijoux présentant, au centre, un diamant sur lequel des ornements ou des fleurs avaient été gravés. S'il ne faut pas voir là un emploi très judicieux du diamant, du moins ces tentatives montraient-elles une grande difficulté vaincue.


C'est en 1894 que des papillons gravés de Boucheron et Bordinckx commencent à apparaitre dans la presse



En 1896 , la science illustrée publie un reportage sur la gravure du diamant et Bordinckx, sur le "comment" a procédé Bordinckx

Les diamants gravés. — Une taillerie de diamants, à Los Angeles, vient d'introduire l'électricité comme force motrice dans ses ateliers. Ce fait n'aurait rien d'extraordinaire, si l'emploi de l'électricité n'avait pas permis un nouveau mode d'opération dans l'art du lapidaire. Les tailleurs de diamants ont pour habitude d'enchâsser la pierre à tailler au moyen de plomb fondu, sur une tige. Le diamant ainsi soutenu est appuyé suivant l'angle de la facette à obtenir sur une petite roue ou molette. Nous avons donné des détails circonstanciés sur ce travail . Dans ce procédé, qui date du moment où l'on commença de tailler les gemmes, la molette tourne sur un axe fixe, et c'est la pierre que le lapidaire déplace selon les nécessités du travail à effectuer. A Los Angeles, au contraire, la pierre est fixée sur un appareil fixe, et c'est l'outil dont l'extrémité porte une molette. Cette molette est animée d'un mouvement de rotation extrêmement rapide.

Ce n'est pas une chose nouvelle que ces outils portant, un disque ou une fraise mobiles. La chirurgie américaine, surtout la chirurgie dentaire, use depuis longtemps d'instruments, scies circulaires, polylritomes, rugines, fraises, etc., qui, au lieu de recevoir le mouvement rotatoire de la main de l'opérateur, le reçoivent d'une force quelconque, moteur à pédale ou à manivelle, ou enfin d'une dynamo. La transmission du mouvement se fait le plus souvent par un conducteur métallique, flexible en tous sens, pour laisser toute liberté à l'opérateur qui n'a plus à s'occuper que de la direction à donner à l'instrument. M. Trouvé, l'électricien bien connu, a même construit des fraiseuses pour dentistes actionnées par une petite pile disposée sur le manche de l'outil.


Ce sont des instruments analogues dont on se sert à Los Angeles. On assure que cette nouvelle méthode est préférable à l'ancienne, car le lapidaire voit continuellement ce qu'il fait. Ces instruments ont permis également de graver et de repercer le diamant à jour, et de produire des joyaux semblables à ceux que fabriquait M.Bordinckx d'Anvers, d'après un procédé tenu soigneusement secret, et que depuis il a transmis à son fils. Ce procédé doit avoir des points de ressemblance avec celui de Los Angeles, sauf pour la force motrice. La gravure sur diamants et pierres précieuses constitue des joyaux plutôt étranges et curieux d'effet que réellement beaux. Elle permet d'utiliser des pierres trop minces pour dire taillées à facettes, ou des pierres déshonorées par des défauts trop visibles.
Ou s'arrange pour que la gravure ou le reperçage enlève ces défauts; de là le caprice apparent qui semble résider dans le choix des modèles adoptés pour les pierres précieuses gravées. La petite planche ci-jointe, représente quelques échantillons et donne une idée du résultat obtenu. On y voit une épingle en forme de yatagan; la lame est en diamant, la poignée en rubis; une autre pierre porte une table sur laquelle est gravée une pensée; une autre encore représente un vulgaire couteau. Nous voyons également, un tricycle, à roues complètement ajourées ; des | mouches et des abeilles, dont les corselets, les têtes, etc., sont formés de pierres différentes, niais dont les ailes en diamants étalent des nervures finement repercées, presque aussi délicates que la nature nous les montre.




En 1897 Bordinckx obtient une médaille d'argent à l exposition universelle de Bruxelles en tant que coopérateur de la Maison Boucheron


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Journal officiel de 1897 sur les récompenses de l expo universelle de Bruxelles


Broche papillon, quatre ailes en diamant gravé par Bordinckx, le corps du Papillon est formé par un rubis coussin  et un diamant briolette taillé en poire, monture "trembleuse " en or  44 m/m sur 36 m/m



Cette planche de photos anciennes m'a été gracieusement fourni par Claudine Sablier , historienne attachée à la Maison Boucheron, elle a préparé aussi une note:

BORDINCKX C., Pierre-Charles Bordinckx (c.1826-1892) - installé à Paris vers 1878/79
Lapidaire, né à Anvers, mort à Paris en 1892. Son fils lui succède.Se fait une spécialité des diamants percés et gravés. Il est le premier, en Occident, à avoir pu réaliser ce travail qui sera exploité mécaniquement au début du XXe siècle.
En 1867, il expose des briolettes percées et un diamant sur lequel il avait gravé la lettre N surmontée de la Couronne impériale. Dès 1880, son nom est lié à celui de Frédéric Boucheron : cette année-là, il exécute pour lui une bague, en forme d’anneau, taillée dans un bloc de diamant. En 1889, il réalise, sur une idée du dessinateur Paul LEGRAND des rondelles de diamant facetté, percées au centre, afin de les alterner avec des perles pour former des colliers qui connurent une grande faveur.
En 1894, son fils présente entre autres sujets, à l’Exposition d’Anvers, un scarabée sculpté, une broche composée de deux raquettes formées de diamants plats, les cordes gravées, et même une épingle de cravate ornée d’une petite bicyclette, les roues en rondelles gravées et percées. A l’Exposition Universelle de 1900, la vitrine de Boucheron, sans compter les colliers de perles et rondelles de diamants, comprend plus de vingt pièces gravées, un bracelet, des épingles, des bagues gravées d’armoiries, des broches en forme de pensée, de marguerite, des insectes aux ailes gravées.


Broche de Boucheron avec motif central: diamant gravé par Bordinckx

La collection Boucheron possède trois bagues diamants gravés n° 396, 397 et 393 datant de 1900 et un pendentif n° 412 de 1905. Ses œuvres pour Boucheron comptent parmi celles qui ont le plus marqué cette fin de siècle. De nos jours les collectionneurs dépensent des fortunes à acquérir ces témoignages de la grande exposition et d’un savoir-faire oublié.

La revue de la bijouterie n’a pas manqué de remarquer en son temps qu’en réalité, « si les bijoutiers-joailliers peuvent se féliciter du progrès accompli, il est juste qu’ils sachent et se souviennent qu’ils le doivent aux recherches et aux essais faits pendant vingt-cinq ans, à Paris, par M Bordinckx, et à l’encouragement bienveillant et éclairé de M Frédéric Boucheron ».



Sur cette bague en or datant de 1900 environ est serti un diamant gravé par Bordinckx, la gravure représente un chiffre "F.B"


Archives Boucheron

Celle ci, présente un diamant gravé par Bordinckx avec une couronne de Baron, entouré de saphirs calibrés, datant de 1900, la monture a été réalisée par le joaillier Pelletier:  Chaveton,Pelletier et Pourée, successeurs de Filard, spécialistes réputés pour les bagues en joaillerie ;

Archives Boucheron

Cette bague fut aussi réalisée par Pelletier en 1900, monture or et platine, diamants taillés en roses, gravure diamant de Bordinckx avec une couronne de Marquis.

Claudine Sablier (maison Boucheron) a bien voulu m apporter d'autres précision importantes:
Les bijoux ornés de diamants gravés qui étaient vendu par Boucheron , étaient montés chez nous, mais les diamants gravés qui les ornaient venaient de Bordinckx. On trouve son nom dans nos livres de stock  chaque fois qu'il y a un diamant gravé  de 1887 à 1900 - en 1910, on utilise une rondelle facettée et percée par lui pour une broche.
J'ai noté 3 papillons (un avait 4 diamants pour 6 carats, celui que nous connaissons avec le rubis avait 4 ailes pour 28,92 carats et 1 briolette de 5,18 carats - et 1 avec 2 ailes diamant gravé 4 cts)  , plusieurs mouches , des bourdons, avec les ailes gravées, une tortue, un scarabée mais cette liste ne peut pas être exhaustive car nous avons perdu les livres de commande.




Ce chapelet a été fabriqué par Boucheron aux environs de 1900., or saphirs 



Au centre un diamant gravé par Bordinckx, sur ce diamant le monogramme "IHS" qui est  une abréviation et une translittération imparfaite du nom de Jésus en grec.


Facade actuelle de la maison Boucheron


Dans le journal "La science amusante et créative" de 1902

Comme curiosités relatives à la joaillerie, nous nous bornerons à parler de 3 bagues en diamant et des diamants gravés. Tailler une bague dans un bloc de diamant est une opération des plus délicates, d'une part à cause de la dureté de la pierre; d'autre part à cause du clivage et des veines qu'il faut bien connaître avant de commencer le travail.
M. Bordinck semble être le premier joaillier ayant taillé une bague dans du diamant. Son travail fut exposé à Anvers en 1890. Quatre ans plus tard, M. Gustave Antoine montra à l'Exposition d'Anvers une bague en diamant de 17 millimètres de diamètre extérieur et de 11 millimètres de diamètre intérieur.

LES DIAMANTS GRAVÉS.
C'est également M. Bordinck qui, par des procédés tenus secrets, a réussi à graver le diamant.
La gravure sur diamants et pierres précieuses constitue des joyaux plutôt curieux que réellement beaux. Elle permet d'utiliser des pierres trop minces pour être taillées à facettes, ou des pierres déshonorées par des défauts trop visibles. On s'arrange pour que la gravure ou le reperçage enlève ces défauts; de là le caprice apparent qui semble résider dans le choix des modèles adoptés pour les pierres précieuses gravées.



Notre gravure reproduit quelques-uns de ces bijoux étranges (fig. 182).
On y voit un épingle en forme de yatagan avec lame en diamant et poignée en rubis ; une autre épingle forme une table arrondie avec une pensée gravée ; une autre figure un couteau de table.
Ce sont encore une mouche, une abeille dont les corselets, les têtes sont formées de pierres différentes, mais les ailes sont en diamants avec des nervures très délicates; un tricycle à roues complètement ajourées, un poisson taillé et gravé formant épingle; enfin, au centre, une broche avec un gros diamant taillé et gravé, entouré de saphirs et de brillants.


C'est une breloque composée d un diamant table (pas de culasse) poire, avec une croix gravé par Bordinckx ,la breloque a été exécutée en 1905 à l atelier Boucheron 

En 1900 que produisait d'autre Fréderic Boucheron? de toutes les pièces classiques, j'ai choisi une broche plus originale (à mon gout)


Photo de 1900 parue dans la revue de la bijouterie en 1901  Broche Junon en Jade, émaux, saphirs jaunes et diamants et c'est extraordinaire de retrouver ce bijou plus de 100 ans après au catalogue d'une maison de vente.



Voici la broche Junon de nos jours, dans une vente Christie's, ce bijou a été conçu et fabriqué par Boucheron. Elle a été exposée à l'Exposition universelle de Paris en 1900 et c'est l'un des joyaux, témoins de l'Art Nouveau. Junon est sculpté en jade blanc. Dans la mythologie Romaine, Junon, en latin Juno, est la reine des dieux et protectrice du mariage. Fille de Rhéa et de Saturne, elle est à la fois sœur et épouse de Jupiter. Ses attributs sont le paon que l on retrouve sur ce bijou un sceptre surmonté d'un coucou et une grenade, symbole de l'amour conjugal, le lys et la vache.
Protectrice des femmes, elle symbolise le mariage lorsqu'elle est représentée recouverte de voiles, et elle est associée à la fécondité lorsqu'elle en tient l'emblème : la pomme de grenade.

mardi 27 novembre 2012

Bijouterie et Joaillerie ART DECO, 1925 l'Apogée.





Pendule Carpe de Cartier en Jade Cristal de roche, nacre, émail  rouge, base en onyx corail et or 1925

Le mouvement Art Déco débute a Paris vers 1910, il ne remplace pas plus l'art Nouveau qu'il ne s'y oppose.

C'est le début du 20 ème siècle caractérisé par deux développements distincts
Le développement des grandes maisons de Joaillerie et l'expansion du fabricant de bijoux qui devient créateur et artiste.
Survient la guerre de 1914, des millions de morts, les Bijoutiers Joailliers paieront un lourd tribut, c'est l'austérité, mais après, tout change, du travail pour tous, il faut reconstruire. Les fortunes se font, le retour à l'opulence va créer un mouvement, dans tous les secteurs de métiers à commencer par l'habillement qui va encourager nos Bijoutiers à suivre ce renouveau de la femme.

Modèle de Jean Patou par les frères Seeberger

Pourquoi "Art Deco"? Parce que c'est l'abréviation du titre de cette exposition (qui ne fut pas universelle); l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et industriels moderne de 1925  fut un évènement majeur de cet époque
Cartier existe depuis 1847, Boucheron 1858, Chaumet 1780, Mauboussin 1810,Lacloche 1875 et le benjamin Van Cleef & Arpels 1896,  mais le 20 eme siecle va  voir ces maisons se transformer, devenir de grands commerçants, passer du Palais Royal à la Place Vendôme et à la rue de la Paix.


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Ce toucan est de CARTIER , le corps est sculpté dans du quartz rose, les yeux en grenats verts, les pieds sont plaqués or le poisson en jadéite a les yeux en rubis taille cabochon le tout sur un rocher en Lapis Lazuli, 1925, vendu par Sotheby's

Sinon ces grandes maisons n'avaient que des inspirations classiques comme la période "Egypte", les motifs floraux qui se faisaient depuis la fin du siècle précédent, elles ajoutèrent de la couleur, mais la vraie révolution vint par exemple de Raymond Templier, Jean Després, Jean Fouquet.
Cet article n'est qu'un aperçu de cette merveilleuse période, certainement la plus belle pour la joaillerie française, elle fut tellement fertile que je ne puis l'exposer en entier, mais en revanche j'ai essayé de trouver des photographies actuelles de bijoux de cette époque, en couleur, surtout auprès des deux grandes maisons, Sotheby's et Christie's, car la presse de cette époque était en noir et blanc.




Émeraude, diamants, onyx, saphir , pendentif de Mauboussin 1925, vendu par Christie’s





BROCHE ART DECO Jade, Améthystes, rubis et diamants par Cartier
Composée d'un disque de jade gravé, au centre un rubis carré, diamants ronds taille 8/8 et diamants ronds et de lignes de rubis ovales et rectangulaires et retenant en pampille deux gouttes en améthystes, monture en or jaune et platine, vers 1925
Signée Cartier New York, Vente Christie's




Épingle de revers en Jade, onyx et diamants 1925




Bague, diamant central taille demie ancienne 1ct15, et 36 petits diamants taille ancienne 1ct 95. Les saphirs sont des corindons synthétiques: 1925




Beau Vanity case de Boucheron, au centre une plaque sculptée dans une coquille d’ormeaux représentant une forteresse en terrain montagneux, nacre, diamants taille rose, émail blanc noir et vert poussoir en onyx, à l’intérieur, un tube de rouge à lèvres et un miroir, vendu par Sotheby's



Bracelet articulé avec  motifs ajourés, les panneaux rectangulaires sertis avec de nombreux diamants taille rose pesant environ 4,00 carats, , signé M. Buccellati. 1925 Vente Sotheby’s





Poudrier rectangulaire émail bleu et noir,  couvercle orné d'un motif floral de corail sculpté et jade rose rehaussé de diamants, rubis taillés en cabochon ou en  ronds, le poussoir est serti de diamants taille rose, deux compartiments ouvrants, un étui de rouge à lèvres et un miroir, signé Van Cleef & Arpels, Paris, numéroté 28158. Vendu par Sotheby's





Montre pendentif Composée d'un anneau de jade et un anneau en platine, serti de petits diamants taille rose,  émail noir,  monté en or 750/1000°et en platine, cadran signé Cartier France, le mouvement signé European Watch and Clock Co. Inc,sur une chaîne platine et  perles fines, vers 1925,  Sotheby's




Bracelet Art Déco pierres de couleur et diamants mélangés avec cabochon rubis et saphir diamants taille baguette, et des feuilles  émeraude cabochon sculptées, monté sur platine, vers 1925,  Signé Lacloche Vente Christie's




Broche 1925 de la Maison Boucheron





La broche corail de Boucheron cité plus haut se trouve dans ce livre sur l exposition des Arts Décoratifs de 1925. la photo de ce livre a été aimablement fournie par la Maison Boucheron.



Broche en Onyx et diamants de forme rectangulaire , sertie de diamants taille ancienne, onyx poli, monté sur platine, poinçons de maître de Chaumet partiellement effacé : 1925


Journal la Renaissance 1925
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Étui à cigarettes en onyx, d'inspiration orientale, la boite en onyx ornée au fermoir et aux charnières avec des roses diamants en serti mille grains, a l intérieur un compartiment cigarette, signé Boucheron, poinçon de maître, mesure environ 80 x 60 x 20mm ,1925





Vanity case cylindrique en émail noir et rouge, avec des scènes japonaises en marqueterie de nacre et de perles, diamants taillés en roses et sertis à grains, un compartiment pour un rouge a lèvres et un miroir, une tablette pour écrire et un crayon, 1925






Diadème de la maison Aucoc dans le journal "la Renaissance" de 1925




Montre émail et diamants, cadran avec aiguilles en acier bleui et chiffres arabes, mouvement signé Agassiz 1925





Bracelet Onyx et diamants réalisé probablement par Cartier en 1925, au centre il est inscrit « Olorado » en roses diamant, plaque circulaire en Onyx, bracelet à maillons intercalés avec des barres de baguettes diamants , non signé.



Poudrier en émail de Lacloche Frères 1925, rectangulaire, orné d'émail noir et rouge et de liserés en or, le couvercle appliqué de fleurs en corail et de feuilles stylisées en diamants, l'intérieur révèle un miroir biseauté et un panneau en or à décor floral émaillé noir, le fermoir rehaussé d'une petite perle  Sotheby's





Bracelet Cartier en platine, Onyx et Diamants : 1925 :15 mailles rondes en Onyx reliées par des mailles intermédiaires en diamants (1ct 10 env) Signé Cartier N° 2305 . Sotheby's




Journal "la Renaissance" de 1925
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Sac en soie, or 750/1000° lapis Lazuli, diamants.Le porte monnaie accompagnant est en émail: vers 1925 vendu par Sotheby's 




Deux bracelets en or jaune et émail de CARTIER, avec 20 "Charm's" qui représenteraient des armoiries d'élèves d'Oxford, ou Cambridge , les charm's ont été fabriqués à londres  1926




Boucle de ceinture avec Scarabé en faience réalisé par Cartier en 1926
Ce procédé de faïence a été utilisé comme matériau pour imiter les couleurs vives de pierres précieuses, il était déjà utilisé en Egypte et au proche orient il y a 5500 ans
Réalisé par broyage des cristaux de quartz ou de sable, mélangés avec du sodium, potassium, calcium, magnésium ou cuivre, pour faire des couleurs différentes tels du bleu cobalt , violet ou jaune , turquoise. Façonnés avec des formes comme des amulettes, des perles, ou des scarabées  Dessin et scarabé tuquoise vendus par Sotheby's






Un merveilleux souvenir, c'était (je crois) la première fois qu'une maison de Joaillerie exposait les trésors qu'elle avait racheté, ou d'autres qui étaient prêtés, j'y suis allé fin 89 début 90
Cette exposition avait eu lieu au Petit Palais, Mr Alain Dominique Perrin était le PDG France , Mr Kanoui le PDG Monde, et a cette exposition, il y avait cette broche Scarabé fabriqué par Cartier Londres en 1924.
Le corps en quartz fumé , les yeux en émeraudes, les ailes en faïence bleue avec bandes pavées de diamant taille brillant et rehaussées de quatre émeraudes cabochons Bordures en or laquées de noir.




Robe de la maison Vionnet en 1924




Un oiseau en vol,  « Mouette » de Van Cleef & Arpels, repercé et serti de roses diamant et de diamants ronds, monté en platine, non signé, numéroté,




Montre de revers  en diamants, saphir et émeraude , motif géométrique d’inspiration égyptienne avec des bandes de calibrés saphirs et émeraudes, diamants taille ancienne poids 3cts75 environ, monté sur platine vers 1925, non signée





Poudrier compact  de Boucheron, en 1926 hexagonal, en onyx noir taillé, a l intérieur un miroir et un compartiment poudre. Sotheby’s relate un motif géométrique , je préciserais plutôt que c’est un signe Chinois très à la mode très à la mode pendant la période Art Déco "Chữ Song hỷ" Cet idéogramme représentant le symbole de longévité, est reproduit pour  symboliser et favoriser  la longévité des personnes habitant dans le lieu où l’objet est placé





Archive d'époque aimablement fourni par Claudine  Sablier, historienne de la maison Boucheron, nous retrouvons ce symbole de la longévité en haut a droite.





Vanity Case de Cartier vers 1925
Décoré à l'avant et à l'arrière avec un motif de dragon en rouge et émail noir, les côtés sertis de cabochons turquoise, une chaîne à maillons fantaisie, le poussoir mis en évidence avec des roses en diamant, ouvrant, avec un miroir et un poudrier compact, avec un tube de  rouge à lèvres, signé Cartier, Paris, Londres, New York et numéroté.







Superbe Broche en émail, platine émeraude diamants, taille ancienne pour un poids total de 3.35 et aussi des calibrés émeraudes et émail noir. Signé Cartier 1925




Grand ( 4cm) Chronographe en or 750/1000° de marque Eberhard avec un seul bouton et le cadran en émail, 17 rubis mvt mécanique, télémètre,échelles tachymètre lunette articulée et pattes de bracelet flexible  1925 Christie’s





Horloge de Bureau Le cadran circulaire en jadéite gravée, avec des chiffres arabes et couronne en jadéite mouvement manuel, fond du boîtier et mouvement signés W. Concord Co.





Pendule de Cartier, or jaune et émail noir, socle en néphrite, quatre têtes de Cobra  aux yeux d'émeraudes, boîtier , cadran signés Cartier,  mouvement signé European Watch & Co , 1926. diamètre 56,5 m/m hauteur 79 m/m Sotheby's

Cartier , d'après un journal de 1925 BNF



Le rectangle en cristal de roche poli est entouré de motifs sertis de diamants ronds, onyx et émail noir, signé et numéroté Cartier, 1924. Sotheby's





Conçue comme un petit jardin, serti de baguettes, diamants ronds, souligné par de l' émail noir, émeraudes cabochon, rubis et pierres de lune, monté en platine, signée et numérotée marqué Mauboussin, manque un petit diamant 1925 Sotheby's




Important diadème de la maison Mauboussin, présenté à l exposition des Arts Décoratifs de 1925, cette photographie était publiée dans le journal la Renaissance




Très belle et rare pendule de table Le cadran rectangulaire en mosaïque de nacre,  de diamant taille rose, émail noir,  chiffres romains, entourage  émail noir orné de bâtons de corail, soutenus par des anneaux onyx sur un socle en onyx, 
signé Cartier et numéroté, accompagné de la clé de remontage et une boîte de Cartier. 1926 
145x110x72mm, vente Sotheby's






Sac à main de style enveloppe, forme rectangulaire en  satin noir mêlé de satin rouge , à l'intérieur satin rouge équipé de nombreuses poches, un porte-monnaie, un étui de cartes et d'un miroir biseauté, le fermoir est en or avec partie en corail,  estampillé Cartier à la fois sur le dessus et à l'intérieur. 1925  Avec la boîte signé Cartier. vente Sotheby's




Clip en diamants ronds et diamants baguettes, platine 1925 non signé
Vente Sotheby's






C’est une montre rectangulaire que je trouve attachante et intéressante, avec chiffres Arabes et aiguilles en acier bleui, intégré dans un motif représentant des oiseaux sertis en onyx, saphirs, rubis, citrine, cadran entouré d’amethystes environ 4cts 60 de diamants, la couronne est sertie d’un cabochon en verre bleu turquoise, bracelet suir et satin noir le fermoir est en or blanc serti de diamants ronds. Le mouvement est signé Longines 1925

Vente Sotheby's




Cette épingle à chapeau en cristal de roche sculpté représentant un Oranger stylisé, serti de diamants et de cabochon ronds en onyx monté en platine, signé Cartier et numéroté.

Selon Nadelhoffer, cette broche a été faite pour Jean-Philippe Worth (1856-1926) qui était le beau-père de la fille de Louis Cartier. Jean-Philippe, après avoir étudié la peinture de Corot, était un esthète reconnu. Parallèlement à son frère Gaston, Jean-Philippe a été un dirigeant de la Maison Worth, le salon de couture de renommée haute fondé par son père, Charles Frederick Worth. Situé au n ° 7 rue de la Paix, l'épicentre de détaillants de luxe, les frères Worth étaient parfaitement situés pour répondre à une clientèle aisée allant de la vieille aristocratie aux banquiers nouveaux riches et les industriels. En conséquence, Cartier situé au 13 rue de la Paix en 1899, a profité de ces mêmes clients fortunés qui étaient à la recherche de bijoux pour compléter leurs tenues vestimentaires. En 1898, Louis Cartier a épousé Andrée Worth, fille de Jean-Philippe, ajoutant ainsi à la synergie entre les deux maisons.

Avec une grande variété de motifs à leur disposition, les dessinateurs de Cartier créent des clips et des broches qui pourraient être portés de façon imaginative afin de compléter parfaitement une tenue. Au-delà des broches traditionnelles qui pourraient être épinglé sur une robe, ils ont créé des bijoux qui pouvaient aussi être portés à la ceinture, sur des chaussures, ou dans le cas de la broche présente, un chapeau.

Vente Sotheby's








Montre 1925,  Patek Philippe pour Tiffany & co, diamants triangles, baguettes, ronds. Le cadran est marqué Patek Philippe, au dos Tiffany, et poinçons français, un objet qui a voyagé.






Clip de Cartier 1925 serti d’émeraudes gravées, saphirs et rubis, baguette diamant signé CARTIER





Broche « jardinière » en platine de CARTIER, 1925 signée. Avec rubis diamants Sotheby's





 La broche de forme ovale conçu comme une jardinière, sertie de diamants taille ancienne, environ 5,55 carats, les fleurs sont composées de rubis taillés, saphirs et émeraudes, cabochons de forme rectangulaire , émeraudes et rubis en forme de poire, au dos montre avec un cadran ovale et des chiffres arabes, mouvement manuel, signé Ostertag Vente Sotheby's





Superbe collier avec pendant « Lavallière » Cartier 1924 , au milieu des mailles, 13 diamants taille ancienne européenne pour un poids de 37cts 75, un centre pesant 4cts 65, la partie Lavallière est ajoutée, elle comprend 7 diamants pesant environ 37cts05: Sotheby's





Une broche en platine de CARTIER 1925 : Une partie d’epingle à cheveux en jade vert émeraude de la dynastie Qing, 清朝 c est la dernière dynastie qui a régné 1644 à 1912, sur les motifs asymétriques de chaque coté, roses en diamants cabochons de rubis gravés, et un rubis cabochon signé CARTIER





Vanity case de BOUCHERON  en émail bleu et rose, bouton de roses en corail, diamants tailles roses, àl intérieur un miroir et deux compartiments 9X5,7X1 cm signé et numéroté Boucheron Sotheby's





Je regrette que la photo de ces deux bracelets ayant appartenu a Daisy Fellowes ne soit pas nette, ce sont deux bracelet en émeraudes et diamants sur platine, l un date de 1926 l'autre de 1928 Ils sont de Van Cleef & Arpels





Cette pendulette « naïades » est de Lalique 1926 , de forme carrée mais en cristal opalescent moulé  elle fait 11cm3 de haut





Lunettes d’approche ou de théatre réalisée par BOUCHERON en 1925. Calibrés rubis, émeraudes deux rangées de diamants taille rose, 1ct 80 d diamants montée sur platine, signée Boucheron. La lunette se replie en deux pour se ranger dans la partie fourreau en Onyx





Ceci est le fameux bracelet roses de Van Cleef & Arpels qui fut primé a l 'exposition des Arts Décoratifs de 1925, émeraudes rubis diamants et une planche de l expo ci dessous



Broche « Panier de fleurs » avec rubis, saphirs et émeraudes gravés, entourage diamants , petites perles en onyx, le pot ou le panier est composé d’une pierre dure transparente sculptée 1 ct 50 de diamants montée sur platine 1925





De style Art déco, la plaque jadéite translucide de couleur vert émeraude de BOUCHERON en 1925 est  imprégnée avec des taches blanches, décoré avec une calligraphie chinoise shou(寿) serti de diamants taille brillant, symbolise la longévité, diamants taille brillant, émail noir et onyx montés en platine, signée.
Plaque d'environ 43,16 x 32,56 x 7.95mm. vente Sotheby's





Broche de CARTIER : 1924, au centre  une émeraude cabochon de 25.3 X 23,6 m/m, entourée d’émail noir sur lequel sont sertis des petits cabochons « pains de sucre » d’émeraudes et de rubis , diamants taille ancienne, de chaque coté, des émeraudes poires gravées





Broche  CARTIER 1926 ; au centre une grappe de perles fines grises noires, chamois, saphirs cabochonnés et diamants Sotheby's.




Bracelet souple de BOUCHERON 1925, composé de quatre rangées de mailles carrées, diamants, roses diamants , monté sur platine 182 m/m de long Sotheby's





Ce bracelet est de CARTIER, composé de trois plaques rectangulaires serties de diamants ronds montés sur platine 18 cm de long signé Cartier Sotheby's





Cette broche 1925 en diamants faisait partie de la succession de la comtesse Lillian Ahlefeldt- Laurvig qui les mit en vente au profit de la fondation Serge Lifar , deux émeraudes gouttes , diamants baguettes et ronds, les pendants d’émeraudes peuvent etre détachés et portés sur des boucles d’oreilles vendu par Sotheby's






Projets de montres bracelet aux alentours de 1924 réalisés par la maison  ESZEHA qui devint la maison CHOPARD  voir: http://www.worldtempus.com/fr/actualites/a-la-une/details/article/1271609944-chopard-un-succes-planetaire-150-ans-de-creations/


Catalogue OMEGA de 1925
Les modèles sont proches de ceux de ESZEHA




C'est un ornement de corsage fabriqué par Boucheron et revendu récemment par Sotheb'ys, il est en lapis, corail, jade et diamants monture en or , il avait été exécuté pour l'exposition des Arts Décoratifs de Paris en 1925



Dans la même série de Boucheron avec plus de diamants 



Autre ornement de corsage de Boucheron, créé en or gris palladié pour l'exposition des Arts Décoratifs de Paris



Très beau modèle de Boucheron de 1925 réalisé pour l Exposition aimablement fourni par Claudine Sablier Historienne archiviste de la maison BOUCHERON.




Broche de 1925



Vanity Case de Van Cleef & Arpels:Le boitier est en pierre dure verte, incrusté d'un panneau de nacre représentant une scène de bord de mer, encadré par une bordure en émail rouge avec des éléments de  diamant taille rose, le poussoir pour ouvrir est composé d'une perle fine et de roses diamant il s'ouvre sur  un miroir, un étui à rouge à lèvres avec couvercle et un compartiment fermé,montée en or, vers 1925, signé Van Cleef & Arpels, France , no. 1606 



Intéressants modèles de la maison AUCOC, réalisés pour l exposition des Arts décoratifs de 1925 et publiés dans le journal de l époque "La Renaissance"




Un autre Vanity Case de Van Cleef et Arpels , art déco en émail, jade et diamant
Le boitier cylindrique en  émail rouge est serti d'une bande d'émail noir central avec motif Dragon or  et petites roses diamant, ouvert, il révèle quatre compartiments, l'un avec miroir , couvercle coulissant  avec  crayon, un rouge à lèvres, un compartiment de poudre ,  montées en or 750/1000° et platine, vers 1925, 8,2 cm de long, Signé Van Cleef & Arpels Paris, non. 22510 vente Christie's



Un pendentif Art Déco émeraude, diamant et de rubis
au centre un  cabochon d'émeraude taillée  avec diamants taille brillant dans un cadre de calibrés rubis, goutte de perle avec collerette sertie de diamants , galerie gravé, vers 1925, 9.5cm de long 
Accompagné par rapport au plus. 06346, en date du 28 Septembre 2012, à partir de la Gem & Pearl laboratoire, indiquant que la perle, mesurant environ 10.7011.5mm de largeur, est d'origine naturelle (eau salée) Vente Christie's




Une montre intégrée dans un briquet argent, par Dunhill , au centre un monogramme gravé, le cadran rectangulaire avec chiffres arabes dorés, le mouvement quinze rubis, circa 1925, hauteur 46mm Le mouvement cadran et le boîtier signé Dunhill: Vente Christie's 





Une boite a cigarette Art Deco en émail, forme coussin, au centre un « Paon » émaillé bleu, motifs briques en or 750/1000°émail vert et brun signé Van Cleef et Arpels 1925: Vente Christie's






Cette broche en diamants rubis émeraude avec une belle opale a été réalisée par Dusausoy pour l 'exposition des Arts Décoratifs de 1925, ce n'est pas une très grande broche , elle mesure 5,1 cm sur 5,6 cm
Double clip art déco, plaque de platine et diamants tailles ancienne 1925 vendu par Christie’s


Vanity case Art Déco de Mauboussin en nacre et émail noir et or 750/1000°, motif fontaine en cascade,  cadre vert en émail , émeraude calibrée , poussoir en diamants a l intérieur un miroir, un étui à rouge à lèvres 1925 signé Mauboussin Paris vendu par Christie's




J'ai retrouvé à la bibliothèque nationale ce même pendentif de Mauboussin photographié pour un article sur la Classe des joailliers à l exposition des Arts décoratifs de 1925.


u bracelet 19
25 platine, émeraude et diamants vendu par Christie's



Broche art déco TIFFANY, faisant broche et clip cabochon ovale d’émeraude  entouré de diamants ronds et baguette, monté sur platine 1925 : signé Tiffany




Un boîtier à cigarette rectangulaire Art Déco en émail de CARTIER , entourage diamants. A l’intérieur un compartiment cigarette et allumette, 9,3 cm de long signé Cartier Paris Londres New York 




Pendants d’oreille en corail , diamant, émail noir 1925



Conçu comme un petit arbre,cette broche Art déco a été réalisée par Mauboussin, saphirs gravés, feuilles d’émeraude et rubis, agrémentée de saphirs cabochons, de rubis et d'émeraudes, diamants carrés, baguette et ronds  monté en platine, vers 1925 : signée Mauboussin,  France




Broche diamants saphir et d'émeraude, PAR MAUBOUSSIN
Conçu comme un nœud papillon en  diamant, renforcé par  calibrés saphir et émeraude monté en platine et or 750/1000° vers 1925, Signé Mauboussin Paris, non. 87511



Très joli canard en diamant, cabochons gravés pour une partie du corps , l œil, la queue. Le bec et les pieds sont en onyx, monté sur platine 1925


Broche 1925, en diamant ronds et baguette, feuilles rubis et saphir, émeraude monté sur platine 4 cm de long, travail français





C’est une broche Art Déco en diamants et perles, avec émail noir, onyx, grappes de perles. Vers 1925 Travail français, accompagné d’un rapport qui précise que la perle en forme de goutte brun clair irisé est naturelle et provient d’eau salée





C'est une montre qu'un client m'avait confié pour vendre en 2005 , je l'avais confiée à un Expert Thierry Stetten de Paris qui la vendit par le ministère de Maitre Fraysse. C'est une montre de Cartier incluse dans un bloc de néphrite





Je viens d'en trouver une semblable de Cartier qui serait incluse dans un bloc de jade, elle est intitulée "Montre de Taxi" si quelqu'un a une explication pour ce titre?   pour la date c'est 1925.






Bracelet en platine, diamants et rubis. 1925 d'après Christie's 




Bracelet platine corail, onyx, diamant, travail français 1925 la ressemblance corail, onyx clouté, motifs en forme de S, et liens sertis et diamants est frappante avec des modèles d’avant-garde que Cartier avait réalisé dans les années 20 une grande maîtrise de la part de ce joaillier, mais ce bracelet n’est pas signé.


 ce Van
ity case de Van Cleef & Arpels date de 1926, certains l appellent Minaudière, un extraordinaire travail en or, jade mauve  or de motifs floraux en rubis, émeraudes et diamants taillés en roses. Email vert et noir sur les bords






En revanche ci dessus une Minaudière de Van Cleef & Arpels en laque, or jaune rubis qui date de 1940




Surprenant Vanity Case d'Ostertag, car réalisé en pâte de verre en 1925.  A l' intérieur sur une base or,  un miroir, tube de rouge à lèvres, sur le dessus externe, un Paon au milieu de fleurs.
Depuis Pline l'Ancien, une légende prête aux anciens la recette d'un verre malléable a froid
Au XIX eme siecle Henri Cros mit au point une pâte à froid , d'autres français suivirent et Ostertag l'appliqua à la Joaillerie



RARE BROCHE rectangulaire en platine et or gris finement ajourée de bandeaux sertis de diamants taillés en brillant encadrant quatre fleurs serties de diamants jonquille. Époque 1925. Long. : 6,4 cm. Poids brut : 19,4 g  Vendue par Tajan





Épingle de revers,en platine et or gris ornée d'un bonze en corail rouge coiffé et serti de diamants taillés en rose. (Manque). Époque 1925. Poids brut 5,8 g Tajan



Broche rectangulaire en platine et or gris ajourée d'arceaux et de volutes serties de diamants taillés à l'ancienne, l'un d'eux plus important taillé en poire. Époque 1925. Long. : 4,4 cm. Poids brut : 9,5g  Vente de Tajan


BAGUE en platine, ornée d'un diamant taille ancienne, l'entourage à "côte de melon" serti de diamants taillés en rose et de cabochons de corail. Epoque 1925. Poids du diamant : 0,60ct env. Poids brut : 4g




Broche barrette de Wolfers en platine finement ajourée d'entrelacs et d'agrafes serties de diamants taillés en brillant, trois d'entre eux plus importants dans un encadrement de rubis calibrés. Époque 1925. Epingle en or 18K. Longueur : 7,7 cm. Poids brut : 17g. Dans un écrin de la maison Emile Anthony et Wolfers Frères 





Boite de beauté rectangulaire Art Déco en or jaune émaillé noir, les extrémités et le centre du couvercle appliqués sur fond de lapis lazuli, de fleurs sculptées en jade, cornaline et corail nervurées, centrées et soulignées de crénelures en platine serties de diamants taillés en rose. L'intérieur à trois compartiments comporte un miroir. Signée Lacloche Frères Paris. Epoque 1925. Long. : 9 cm. Larg. : 4,5 mm. Poids brut : 136,2 g 




Alfred Bernard MEYER : l'émail au service de la joaillerie, mais aussi de la peinture impressioniste

 De tous temps, les émailleurs on été associés aux Joailliers Alfred-Bernard Meyer est né à Paris le 22 juillet 1832 dans le 8 eme arrondiss...