jeudi 25 octobre 2007

Votre Diamant...c'est du STRASS



Combien d'entre nous pensent avoir des trésors dans les boites à bijoux hérités de leur famille?
44 ans d'exercice de ma profession ont fait beaucoup de déçus, les bijoux de la grand mère , "C'est du diamant , cela appartenait à ma mère...."
"Désolé Madame, c'est du Strass"


Et pourtant, certains créent des journaux sur le monde du luxe avec ce titre "STRASS".
Des soirées de charité sont données sous ce nom "STARS EN STRASS" avec les grands couturiers et tous les peoples.

Mais , au fait...qu'est ce que le STRASS?

Du verre au plomb, mais encore... A partir de l 'époque ou le Diamant se répand et que de plus en plus de gens le portent en bijou, l'idée de le copier, de l'imiter, fait son chemin.
Au XVIII eme siècle, les
Crystalliers, appelés ainsi car il fabriquaient une pâte de verre qui ressemblait au cristal de roche, perfectionnèrent leur techniques en introduisant des sels de plombs dans le verre pour lui conférer un plus grand éclat et donc augmenter son indice de réfraction. Georges Fréderic Stras (1701-22/12/1703), qui en passant, germanisa son nom en STRASS ,était chimiste à Strasbourg, lorsqu'il eu l'idée d'ajouter près de 50% de plomb au verre coloré par des oxydes métalliques (Cobalt , cuivre, manganèse).

Déjà , en 1676 un chimiste Anglais avait commercialisé un nouveau type de verre appelé "Flint Glass",comme imitation du diamant. Et l'impératrice Marie Thérèse en avait interdit la vente car de nombreuses personnes se faisaient piéger en croyant acheter du diamant.

Donc notre "Strass" vendu à sa vraie valeur , c'est a dire peu cher, eut un grand succès et fut monté sur de l'or, de l'argent, sur des bijoux régionaux comme en Normandie ou en Auvergne.
Au XIX eme siècle on recouvrit la culasse (partie basse de la pierre qui fait réflecteur) des strass d'un enduit qui ressemble a du papier chocolat, et qui augmentait encore la réflection des pierres. Il furent nommés
similis diamants ou similis.
Plus tard vinrent les doublets grenats-verres, les synthétiques, etc ...mais c'est une autre histoire

mercredi 12 septembre 2007

La POUPEE de Daniel AUTHOUART



De nombreuses fois, j'ai fait appel à des peintres de ma région pour me dessiner ce qui aurait été "leur bijou" et je le réalisais.
Je vous ai déja cités plusieurs d'entre eux.
20 ans c'est un anniversaire, c'est en 1987 que je proposais à Daniel Authouart de réaliser un bijou d'artiste, à son idée.

Dans les toiles d'Authouart, (http://www.authouart.fr/ ) il y a des voitures de légende, des grattes ciel, des avions,des nounours ...et sa poupée en celluloid.

Daniel intitula son premier bijou d'artiste. "Une Poupée pour papa"
Elle évoque l'un des thèmes qui lui sont chers, l'enfance, les ours et les poupées.

Je lui expliquais au cours de nos rencontres à l'atelier, comment je travaillais, comment j'avais procédé avec ses prédécesseurs en partant de leur dessin, mais Daniel Authouart voulait tout concevoir lui-même.
Dès le début il savait ce qu'il désirait comme thème, il décidait de travailler a partir de la toile
reproduite ci-dessous. (Cliquez pour agrandir)




Je lui fournis de la cire et Daniel Authouart réalisa sa maquette .
Daniel décida avec sa femme des matieres, de la quantité.
Il voulut une quantité limitée, 25 poupées en or, 50 poupées en argent, 100 exemplaires en or et argent.
Plus tard la série fut complétée de quelques Poupées en or et diamants, certaines restées en France, d'autres partirent aux Etats unis et je crois en Russie.
Les Poupées furent exposées à Rouen Chez Rollin, Evelyne Née , mais aussi à Paris à la Galerie du centre, à Honfleur, et dans d'autres galeries, chez moi bien évidemment.
Je lui avais proposé de faire des cordonnets en soie de couleur diverses pour porter ces poupées.




Je me souviens d'un Monsieur, très précieux qui avait acheté une Poupée dans une galerie, et qui vint me voir, il était tout ému, sortit de son emballage la poupée or et argent et me dit:
"Monsieur je voudrais un cordonnet pour ma Poupée "bien Monsieur, quelle couleur" : "je ne sais pas , on m'a dit de venir vous voir": "Votre femme....!" " je ne suis pas marié " dit il d'un ton surpris par ma question. " c'est pour moi, j'aime tout ce que fait Monsieur Authouart"
Je m'éxécutais aussitôt.


(Cliquez sur les photos pour agrandir)

Daniel Authouart voulut signer ses Poupées, et les accompagna d'un certificat, une petite eau forte, qu'il passa ensuite à la gouache; chaque Poupée était signée par lui et numérotée, comme pour ses lithos.
C'est une sécurité pour les acheteurs



Ce furent des moments agréables passés avec lui, j'appréciais sa sensibilité, sa gentillesse, et évidemment son talent.
Rendez vous sur son site, vous apprécierez son oeuvre,

http://www.authouart.fr/

Dans un livre qui lui est consacré, Paul et Florence VERCIER
disent de lui:
"Derrière cette observation,se dissimule la fascination qu'il éprouve devant la fuite du temps, qu'il constate ici sur les êtres vivants. Dans sa correspondance, ses écrits et ses entretiens, il ne cesse d'utiliser des images comme "le grand sablier" "le compte à rebours"le temps qui lui reste à vivre" il se pose la question que Gauguin avait donnée pour titre à un de ses tableaux ;"D'ou venons nous ? Qui sommes nous , Ou allons nous ":Il veut montrer qu'il est ,et nous avec lui, ce naufragé de l'infini en transit sur cette terre."

mardi 11 septembre 2007

Les "petits arbres" des bijoutiers



Depuis ,au moins 5000ans, les hommes ont utilisé différents procédés pour couler du métal en fusion dans un moule, ce qui leur permettait de reproduire un modèle à plusieurs exemplaires Il y a les Fontes ouvertes, avec de la terre cuite ou plus simplement avec un os de seiche qui permet de prendre une empreinte du modèle et de remplir le moule en creux de métal en fusion. Les Fontes creuses,comme les fontes étaient lourdes et massives , on introduit un noyau réduction de la forme extérieure au centre du moule , terminé, il sera creux au centre et plus léger; les Fontes à moule on sculpte une cire , cette cire est recouverte d'argile ou de sable de fonderie, on obtient donc un moule divisé en plusieurs parties qui peuvent être reconstituées par la suite.Il suffit de créer un orifice pour pouvoir couler le métal en fusion.
Souvenez vous de l'article du 29/7/2007 sur l'Auréus monté en pendentif avec un entourage,
à l 'époque ou il a été découvert, j' avais fait un moule, c'est ce type de moule en élastomère silicone que nous utilisons de nos jour. (Cliquer sur l'image pour l agrandir)

Ces moules(au départ en caoutchouc) sont apparus en 1936 aux Etats unis, et en 1946 en France, puis du caoutchouc, nous sommes passés aux plastiques, une véritable révolution.
Les fontes creuses furent améliorées, car on pouvait désormais placer des noyaux centraux en cuivre, qui s'éliminent avec l'acide .
Au début il fallait réaliser des maquettes avec des matériaux résistants à la vulcanisation du caoutchouc.Vinrent les élastomères et la finesse des objets reproduits était plus grande.

J'en arrive à mes "petits arbres des bijoutiers"

























Mouler un objet et le reproduire c'est bien, mais reproduire plusieurs maquettes d'un seul coup, c'est mieux. A partir de ces moules (comme celui de l Auréus) il est possible d'injecter de la cire dans le moule autant de fois qu'il est besoin, puis ces cires sont regroupées autour d'un axe central (photo ci-jointe) Cet arbre en cire est placé dans un cylindre de métal. Tout autour, a l'intérieur de ce cylindre est coulé un plâtre spécial, très fin , puis il est placé dans une machine, sous vide, qui le fait vibrer pour éliminer toute bulle et coller au plus près de cet arbre.

L'ouvrier enlève le cylindre de métal une fois le plâtre séché, après passage au four qui fait fondre et disparaitre la cire , ce moule est placé dans une centrifugeuse avec l'or en fusion, par la force centrifuge , le métal va remplir le moule ,une fois refroidi le plâtre spécial réduit en morceaux, nous obtenons ce petit arbre.
Il reste aux bijoutiers à découper l'attache de chaque pièce qui la relie à l'arbre central

Ensuite, il faut "décrotter" cette fonte , limer les suppléments de métal, boucher les trous, quand il y en a, vérifier les pièces au besoin ressouder des fèlures, obtenir une pièce "propre".
Le bijoutier obtiendra une fonte nette, proche d'un objet fait à la main. Dans le cas de la bague ci-dessous,il devra choisir les pierres, polir sa bague, et le sertisseur n'aura plus qu'a incruster ces pierres dans la masse.Un retour au poli, un bon nettoyage, il n'y a plus qu'a livrer.




J'ai simplifié les explications, toutes sortes de matériels sont employés désormais pour obtenir un travail proche du parfait.
Ainsi il faut boucher des petits trous ou des fèlures dans la fonte, les bijoutiers le faisait avec des chalumeaux.
Quand je suis entré à l'école de Bijouterie Joaillerie, rue du Louvre à Paris(en 1960!!!), nos chalumeaux fonctionnaient au gaz de ville et nous soufflions à la bouche dans un tuyau relié au chalumeau pour donner plus de force à la flamme, puis vinrent des soufflets à pédale qui gonflaient une baudruche. Certains se servirent de l 'air comprimé; pour le travail du platine l'oxygène permettait d'obtenir des températures de 2000° pour le travailler ou le fondre. Depuis il y a eu le Micro Dard qui permet de faire des micro flammes en utilisant .......de l eau! et maintenant le chalumeau Laser , qui permet une précision extraordinaire, un"tir" pour souder à coté d'une pierre précieuse sans la démonter, un apport de matière dans un "trou" de fonte alors qu'avant il fallait boucher à la soudure et que cela se voyait .
Si un Joaillier (un vrai, pas un commerçant!) doit fournir un"grand" de la profession, il lui faut un chalumeau laser, sinon il n'aura pas de commandes.

Il y a encore quelques années, s'il fallait fabriquer rapidement une chevalière (par ex) on se souvenait des vieilles méthodes utilisées depuis des siècles entre autres...

Prenez deux os de seiches trouvés sur la plage, frottez les l'un contre l'autre pour obtenir deux surfaces planes, faites rentrer un modèle de chevalière dans l'os de seiche jusqu'à la moitié, puis approchez l'autre os de seiche, appuyez jusqu'à ce que les deux surfaces planes soient en contact
Tracez des repères sur les os de seiche pour retrouver l emplacement exact après avoir enlevé le modèle, enlevez le modèle,vous obtenez votre chevalière en creux, faites deux cônes pour couler l'or et des petites sorties pour l air, remettez en contact vos os de seiche en faisant bien attention de replacer face à face les deux parties.
Attachez, coulez l'or, ouvrez à nouveau, attention de ne pas se bruler (y en a des...) nettoyez, martelez le métal pour le durcir, limez, poncez polissez, nettoyez à nouveau, il ne vous reste plus qu'a servir.
C'était la recette de l os de seiche à l'or 750/1000° ,sauce à l'acide sulfurique!




lundi 13 août 2007

Qu'est ce qu' une Chatelaine


Châtelaine en or jaune en forme de Sphinge Crée par Alphonse Fouquet (Musée des arts décoratifs à Paris)

" Roger MILES" dans son livre "La Bijouterie" publié chez Hachette en 1895 écrit:
"La Châtelaine est ce bijou exquis que les femmes du XVIII° siècle pendaient par un crochet à leur ceinture et à l extrémité duquel un mousqueton retenait la montre ou le cachet ou quelquefois un minuscule flacon d'odeur"
Mais la Châtelaine n'était pas que féminine, et très vite les hommes s'en emparèrent.



Au début il désignait tout ce qui pend à une chaîne, par ex: la chaîne qui pendait au crochet qui permettait de la suspendre à la ceinture (ou au gilet pour les hommes) et à l'autre bout une clef de montre, puis on finit par y suspendre toutes sortes d'objets, des cachets avec des intailles, des clefs, des breloques diverses. Beaucoup de Châtelaines sont en cuivre doré ou en fer orné de marcassites.


Les bijoux en fer nous venaient de Berlin , en effet dès le début du 19° étaient apparus des bijoux en fer de Berlin (de nos jours , on les aurait appelés bijoux fantaisie) En 1804 fut créé la Royal Berlin Factory qui fabriquait des chaines et des boucles d'oreilles en fer émaillées de noir.
Lorsqu'en 1806 Napoléon envahit Berlin, il fit confisquer les moules et les formes qui servaient à faire les fontes.
Elles furent transférées à Paris et la production Française fut difficile à différencier de la Prussienne.
Le Musée de Ferronnerie (unique en son genre)du Secq des Tournelles à Rouen possède une importante collection de ces objets en fer.
Mais déjà, dans le monde Romain au 6 eme siècle, on avait pris l habitude de pendre la clef de son habitation à une chaine reliée à la ceinture.
En Poitou comme en Vendée ou on les recense en grand nombre, les habitantes accrochaient à la ceinture un "crochet à ciseaux" .
Au crochet était fixé un mousqueton qui permettait de relier une chaine à ciseaux, c'était un objet courant et utilitaire, mais la chatelaine devint un élément de décor du costume. En ville surtout on la retrouvait à la ceinture des élégantes . Et
Gustave Flaubert fait constater à Emma Bovary lorsqu'elle se rendait à Rouen , que les femmes portaient un "paquet de breloques" 

 
Pour accrocher ces châtelaines, il fallait bien sur que cette mode fut accompagnée d'une autre, celle des larges ceintures en tissu qui se fermaient avec des Boucles de Ceinture qui pouvaient mesurer plusieurs centimètres de hauteur. L'impératrice Eugénie en portant beaucoup, la mode était crée, elles étaient fabriquées à partir de moules, en laiton, en argent, en fer et en or. 


A propos de la Châtelaine (
représentée en haut de l article), d'Alphonse Fouquet, père du célèbre Joaillier Georges Fouquet , Deux liens


http://www.mythorama.com/_mythes/indexfr.php?id_def=2

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sphinx_(mythologie_grecque)

dimanche 12 août 2007

Propos de Jean COCTEAU sur le bijou





Cliquez sur les images pour les agrandir

Jean Cocteau avait fait ce dessin en tête du poème avec un Crayon mine "Jif" quatre couleurs pour Pierre Peyrot Rudin, Joaillier Nicois et mon père Jean Richard.
J'étais à l'école de bijouterie de la rue du Louvre, et mon professeur (éminent) René Papa nous faisait travailler le modelage et le dessin , chez lui au Perreux, le Samedi matin ,Lorsque je lui ai montré ce dessin, il me dit "Eh bien tu vas le faire en modelage, et tu l'offriras à tes parents" une fois modelé, il me me le fit réaliser en repoussé .
Pour mon brevet professionnel de Gemmologie, il fallait éxécuter un dessin en y incorporant des pierres, je repris le thème.
René Papa excellent sculpteur, trop modeste, travaillait avec une blouse blanche mais toujours une lavallière, nous étions cinq ou six tous les samedis, souvent il nous gardait à déjeuner , surtout l'été, dans le jardin, face à l atelier ou trönait des bustes, des dessins, des sculptures, une ambiance plutôt 1930, il m'en reste des souvenirs merveilleux.



Texte du poème de Cocteau


Propos d'Henri Bosco sur le bijou



... C'ÉTAIT DONC A L'AUBE DES AGES LORSQUE CECI EST ARRIVÉ.
ALORS L'HOMME PRENAIT LENTEMENT CONNAISSANCE DE SOI, DE LA TERRE ET DE L'UNIVERS. ALORS LA PIERRE, LE MÉTAL, LE DÉSIR, LA PENSÉE, ANIMÉS D'UNE OBSCURE SYMPATHIE COMMENCÈRENT A SE CONFRONTER.
CAR DE LA PIERRE ET DU MÉTAL ÉMANAIT UN ATTRAIT ENCORE INDÉFINISSABLE, MAIS FORT.
IL CRÉAIT UN DÉSIR ÉTRANGE AU CŒUR DE L'HOMME.
DÉSIR QUI ATTIRAIT LA PENSÉE VERS LA PIERRE ET VERS LE MÉTAL ENCORE CAPTIFS.
LE DÉSIR DÉSIRAIT CES CHOSES INCONNUES, MAIS RESTAIT IMPUISSANT A EN FAIRE TOUT SEUL DES CHOSES CONNAISSABLES, DES CHOSES QU'ON PEUT POSSÉDER.
ET C'EST POURQUOI IL EN APPELA SI PASSIONNÉMENT A LA PENSÉE QUE CELLE-CI S'ENFONÇA, LAMPE EN MAIN, DANS LES TÉNÈBRES AU SEIN DE LA MATIÈRE, ET EN DÉTACHA L'OR ET LE DIAMANT.
MAIS C'ÉTAIT DANS LEUR GANGUE,
ET la pensée brisa la gangue.
ET L'OR FAUVE SE MIT A LUIRE, LE DIAMANT A ÉTINCELER.
OR, PEU A PEU, LE PUISSANT SORTILÈGE QUI HABITAIT CES CORPS NOUVEAUX, LIBÉRÉ DE LA GANGUE, RAYONNA SI INTENSÉMENT AU DEHORS QUE L'HOMME ÉBLOUI, ÉBRANLÉ, PÉNÉTRÉ DANS SA Chair, ENVOUTÉ JUSQU'AU FOND DE L'AME, SE SENTIT LIÉ AU MÉTAL ET A LA PIERRE.
SOUDAIN, 'IL ÉTAIT POSSÉDÉ.
MAIS CETTE POSSESSION LUI DONNAIT DE TELLES DÉLICES QU'IL VOULUT A SON TOUR POSSÉDER QUI LE POSSÉDAIT. C'EST CE Qu'ON APPELLE L'AMOUR. ET L'AMOUR UN PEU FOLLEMENT SE VEUT DURABLE.
POUR LE RENDRE TEL, L'HOMME INGÉNIEUX CONÇUT CETTE IDÉE ADMIRABLE DE LES ASSOCIER
DE LES UNIR, ET D'INVENTER POUR LUI, ET POUR LUI SEUL, UN OBJET ENCORE INCONNU DE LA TERRE.
AINSI FUT CRÉÉ LE PREMIER BIJOU, L'ANNEAU FONDU DANS L'OR MAGIQUE OU ÉTINCELAIT LE DIAMANT.
MAIS TOUJOURS CURIEUX DE CONNAITRE, L'HOMME DÉCOUVRIT BIENTOT UNE RELATION IMPRÉVUE ENTRE LE MÉTAL, LA PIERRE ET LES ASTRES.
CAR, APRÈS LE DIAMANT UNI A L'OR, IL AVAIT INCRUSTÉ A L'OR D'AUTRES PIERRES, LE RUBIS, L'ÉMERAUDE, LE SAPHIR, LA TOPAZE, L'HYACINTHE, L'Aigue-marine.
ET, PARFOIS, QUAND IL REGARDAIT JOUER LE SOLEIL SUR CES PIERRES, IL Y APERCEVAIT, EN TRANSPARENCE, DES PLANÈTES ET DES ÉTOILES.
ET C'ÉTAIT MARS DANS LE RUBIS, VÉNUS DANS L'ÉMERAUDE, ET DANS LE SAPHIR JUPITER, CEPENDANT QUE TOPAZES ET HYACINTHES OFFRAIENT L'IMAGE MÊME DU SOLEIL ET QU'ASTARTÉ LOINTAINEMENT NAGEAIT DANS LE BLEU DE L’AIGUE MARINE.
LA PUISSANCE MAGIQUE des BIJOUX EN ÉTAIT SI MYSTÉRIEUSEMENT MULTIPLIÉE QUE CHACUN D'EUX SEMBLAIT Y CONDENSER EN SOI LES SPLENDEURS SIDÉRALES.
OR, QU'ADVINT-IL DE CETTE DÉCOUVERTE?
CECI, DIT-on.
C'EST DEPUIS CE TEMPS-LA QUE L'HOMME SAGEMENT CROIT A LA SECRÈTE VERTU DES MÉTAUX ET DES PIERRES.
ET POUR EN AGRANDIR LES FORCES RAYONNANTES, SON ART FOND, CISÈLE, TAILLE, SERTIT CES SUBSTANCES TERRESTRES. AINSI, TANT PAR LE TRAVAIL DE SES MAINS QUE PAR LES INVENTIONS DE SA PENSÉE, IL EN FAIT DES OBJETS SACRÉS.
SES MAINS ATTACHENT LA PIERRE AU MÉTAL, SA PENSÉE LES MET EN RAPPORT AVEC LES ASTRES ET LES INFAILLIBLES DESSEINS DU ZODIAQUE.
Nice mcmlxiii henri bosco

jeudi 2 août 2007

ACHETER OU VENDRE UN BIJOU ANCIEN


Avant de vendre ou d’acheter un bijou, lisez ces quelques conseils qui je l’espère vous seront précieux.


Bracelet demi jonc Panthere Cartier Vers 1971 ayant appartenu a Josette Day

Pour diverses raisons, vous désirez vendre un de vos bijoux:


Besoin d’argent ?
Profiter d’un héritage pour négocier la bague de mémé qui ne vous plait pas et que vous remplaceriez volontiers par une nouvelle table dans votre salon ?

Les aléas d’un divorce, vous ne voulez plus de votre alliance diamants ?
Voir d'abord:

Je ne voudrais pas que vous soyez déçus, mais il faut se rendre à l’évidence, certains bijoux sont invendables ou très durs à vendre avec une plus value par rapport à leur valeur métal précieux.
 Exemple; tout ce qui porte des initiales ou des noms gravés, telles les chevalières, les gourmettes, mais aussi les broches (la plupart, car si vous possédez une broche trembleuse !!!!!Les américains en raffolent ou une broche comme ci-dessus) elles ne se portent plus, font des trous dans nos tissus actuels très légers !
Les étuis à cigarettes,….. ils déforment les poches, sont lourds, et les cigarettes actuelles qui sont souvent longues, ne rentrent pas dedans. (Dommage, ce sont de beaux objets d’orfèvrerie)
Les bourses en or ne dépasseront pas les 15 € du gramme ; il y a un an, après qu’un client ait essayé partout de vendre un sac en or de plus d’un kilo, je lui ai acheté au poids pour le fondre.
Il en est de même pour l’orfèvrerie (à part les pièces signées, ou fabriquées avant la révolution) les maitresses de maison ne veulent plus astiquer l’argenterie.
En revanche, si vous possédez un bijou revêtu d’une signature célèbre (Cartier, ou Van cleef, etc.) vous allez peut être toucher le Jackpot.


Si votre bijou est signé (Verdura, ou Ostertag par exemple) vous ne connaissez pas ce nom, renseignez vous auprès d’un expert, ou d’un bon professionnel (rare) les amateurs eux connaissent. Et si « il est des signatures auxquelles on tient » (Maxime de Van Cleef & Arpels) il en est de récentes qui sont galvaudées, et qui ne sont que des arguments publicitaires. On vous fait croire avec ces signatures que cet objet est prestigieux, il est fabriqué en chine et vendu à des milliers d’exemplaires. L’amateur ne s’y trompera pas.


Alors comment négocier votre trésor ?
Evitez de faire le tour des marchands d’occasion (je ne généralise quand même pas, j'en connais quelques uns, mais peu ) vous serez mal reçus, curieusement ces gens là ne sont jamais acheteur, vous n’aurez d’autres explications que « ce n’est plus la mode, ça ne vaut pas tripette, c’est le prix de la casse » et encore !
Si le bijou l’intéresse, il vous dira avec dédain (cela fait partie du jeu) « Et vous en voulez combien ? »
Terrible question, vous n’aviez pas prévu de prix, vous attendiez qu’il vous en donne un. Vous bafouillez un prix ! il s’étrangle. Vos prétentions sont à revoir à la baisse. Dites vous bien que ceux qui cambriolent vont leur céder le produit de leurs rapines à presque rien, souvent pour se payer une dose avant la fermeture des boutiques d’antiquités. Et puis, il aura toujours peur qu’avec un prix, vous alliez chez le voisin (certaines rues de Paris sont pleines de marchands de bijoux d’occasion) et que vous le cédiez pour quelques % de plus que son évaluation.
Internet ?
Peut être, mais pour des bijoux de petits prix, j’ai essayé personnellement avec trois belles médailles neuves semblables en taille et en poids, une seule a atteint son prix de réserve qui était au quart du prix de vente. Une médaille, cela ne se vends pas au poids, il faut tenir compte du graveur, du relief, du modèle.
Les crédits municipaux ? il faut avoir faim pour y laisser quelque chose, bien qu’en temps qu’expert judiciaire, j’ai pu constater que le personnel, mal formé, avait acheté du plaqué et du fourré au prix de l’or.
Les salles des ventes ?
Les commissaires priseurs reçoivent le public pour évaluer les biens et ce gratuitement, car ils sont nombreux et à la recherche de marchandises. Certains vous le diront, ils subissent la concurrence des sites de ventes aux enchères sur Internet.
Mais ce sont des généralistes souvent imbus de leur personne, (Appelez moi Maitre !) qui ne vous recevront pas mieux que nos marchands d’occasion, et qui finiront par vous dégouter de vendre. Si votre bijou leur parait exceptionnel, ils vous demanderont de le laisser pour le faire expertiser. Et pourtant il y a de quoi s’y perdre, certains bijoux sont estimés au catalogue, beaucoup plus chers que d’autres.
C’est souvent parce qu’ils proviennent de commerçants, ou de fabricants, qui essaient de les écouler à leur prix de revient pour générer de la trésorerie
De plus il faut vous renseigner sur les frais beaucoup plus élevés qu’il y a quelques années, facilement 20%


Néanmoins informez vous des belles ventes; de ARTCURIAL à l hotel Dassault, A Drouot :Devaux :Bailly-Pommery & Voutier;Kahn-Dumousset; Blanchet & Assosciés;Million & assosciés :La societé Tajan :Rossini.
Et puis les excellents Christie's ou Sotheby's et bien d'autres

Je vous conseille donc de consulter d’abord un expert. »
Françoise Cailles qui a publié plusieurs ouvrages sur les bijoux d’occasion avait donné une bonne définition de l’expert, je la cite :
« L'expert - dont je suis - est un personnage mal connu, mal aimé, à qui échoit la redoutable tâche de se trouver souvent au point de-rencontre d'intérêts divergents. Chacun attend de lui plus ou moins consciemment la confirmation qu'il est détenteur d'une merveille. Au-delà de ces espoirs incompatibles et parfois chimériques, le véritable expert est celui qui peut répondre avec précision et sans ambiguïtés à ces deux seules questions face à l'objet: « Qu'est-ce que c'est? » et « Qu'est-ce que cela vaut? » Depuis Littré, nos meilleurs auteurs ont toujours donné de l'expert la même définition (de experiri : éprouver) « fort versé dans la connaissance d'une chose par l’expérience »
Vous me direz, chez les experts aussi, il y a à boire et à manger, et vous avez raison, car n’importe qui peut se proclamer expert, heureusement pour vous, deux titres sont protégés « Expert près les tribunaux » et « assesseur auprès de la commission de contrôle et d’expertise douanière » L’expert judiciaire a une responsabilité trentenaire, et à défaut ses héritiers, à ce prix on ne rigole plus. 
Ce sont des professionnels qui ont fait leurs preuves. Ils connaissent le marché, s’ils sont spécialisés en bijoux, ils ne font que cela, ils connaissent les techniques, les histoires, les signatures, ils sont souvent spécialisés en gemmologie (la science des pierres précieuses) Eux vous parleront prix.
Demandez quel est le montant de leurs honoraires, cela peut être un pourcentage, ou au temps passé si le bijou nécessite de faire des recherches, un homme sérieux vous fera un devis et vous conseillera sur le moyen de le vendre, car ils travaillent souvent pour plusieurs commissaires priseurs ou grands joailliers ,mais aussi, pour de très beaux bijoux, ils savent quel collectionneur contacter. Il est évident que pour le bijou courant, la plupart ne vous prendront rien pour l’évaluation et le conseil.
S’ils vous le proposent, laisser leur le bijou, une fois le prix entendu avec vous, ils vous délivreront un reçu détaillé sur lequel vous leur demanderez de noter le prix minimum convenu. N’oubliez pas de leur parler du prix de réserve, c'est-à-dire le prix au dessous duquel ils ne laisseront pas partir votre bijou, certains commissaires priseurs peuvent facturer 3% de la dernière enchère.

L’expert peut vous donner deux types de valeur ;
La valeur de remplacement à neuf c'est-à-dire le prix que vous paieriez pour le même objet dans une boutique de détail
La valeur de réalisation, ou valeur vénale
Le prix que vous pourrez espérer le vendre, en fonction de son ancienneté, de son état, des matières qui le compose, etc.
Mais vous pouvez aussi repartir de chez lui avec la valeur approximative de réalisation de votre bijou, et aller faire la rue Saint Honoré, vous saurez alors de quoi vous parlez, ce que vous vendez, et cherchez bien, il y a d’honnêtes commerçants, charmants et cultivés.
Ne vous offusquez pas si le commerçant revend 2000 ce qu’il vous a acheté 1000, de lourdes charges grèvent leurs commerces, mais cela, c’est une autre histoire.
Je ne veux pas parler du dépôt vente, à ne pratiquer qu’avec des commerçants ayant pignon sur rue depuis longtemps, il faut être sûr qu’il soit bien assuré car il peut être cambriolé ou autres, et si malgré cela, vous voulez faire affaire, ne ressortez qu’avec un reçu détaillé.

En règle générale : 
Que ce soit chez le bijoutier, chez l’expert, le commerçant, ou le commissaire priseur, même si l’on vous dit « comment ? vous n’avez pas confiance ? » Exigez un reçu détaillé.
Reçu sur lequel seront notés : Votre nom, la nature de l’objet, le poids, la matière, le descriptif des pierres précis (ne pas accepter : pierres blanches pour du diamant) et le prix convenu.



Après avoir vendu votre bijou, vous désirez acheter.
Vous devez faire un choix :
Commerçants spécialisés ? Salle des ventes ? Internet ?
Il y aura toujours un(e)ami(e) qui vous glissera dans l’oreille, « tu devrais aller en salle des ventes, il y a des affaires »
Vieille rengaine, a manier avec précaution. Il faut être un connaisseur, car il y a de tout et sans grandes garanties. Est-ce une vente avec ou sans expert, car s’il n’y a pas d’expert présent à la vente, ne comptez pas trop sur les explications du commissaire priseur, il vous répondra entre autres qu’il y avait « l’exposition »pour voir la marchandise, il est là pour manier le marteau, aller vite. Souvent il fera des lots, allez vous acheter 4 objets pour avoir le bijou qui vous plait ? Ce genre de vente est réservée aux marchands, qui ne tiennent pas d’ailleurs à voir des particuliers présents dans la salle et partager avec eux leur principale source d’approvisionnement, ils vont donc faire barrage, poussez des cris effrayés ou des soupirs si vous enchérissez au point que vous serez décontenancé par peur de vous tromper.
Comme précédemment, je vous conseille vivement d’acheter dans une vente avec un Catalogue, ce qui va engager le commissaire priseur, (Attention leur statut a évolué, ils ne sont plus officiers ministériels que dans des ventes judiciaires, pour les autres ventes ils sont commerçants comme les autres) Renseignez vous sur les ventes, consultez la gazette Drouot, demandez le catalogue, vérifiez qui est l’expert, et n’hésitez pas à lui demander des précisions sur le bijou qui vous intéresse. Il en existe un et non des moindres qui avait assuré qu’une bague était « signée » Van Cleef , jamais la maison Van Cleef n’a voulu la reconnaitre et pourtant ils ont toutes les archives et un employé qui est « l’historien » de la maison. Cela a été jusqu’au procès perdu par le commissaire priseur et son expert, mais l’expert n’a jamais voulu reconnaitre qu’il s’était trompé (volontairement ou non) pas très courageux, mais il est désormais l’expert d’une grande officine de vente tenue par une grande fortune. 

Mais il y en a des bons, un cabinet comme celui de "Dechaut Stetten"par exemple, comme tous ceux qui sont sur la liste des experts auprès des cours d’appel.
C’est important, car si vous trouvez un bijou signé c’est un gage de meilleure revente et pour un bijou signé d’une grande maison, c’est un gage de qualité. En plus les grandes maisons gardent leurs archives et pourront vérifier l historique de l’objet.
Si vous êtes présent en salle des ventes, que vous avez vérifié auprès de l expert son estimation de l’objet, restez raisonnable, ne vous laissez pas emporter, pas plus de 30 % au dessus de son estimation, faites attention a certaines surenchères du genre «……….€ au fond de la salle, …….€ au téléphone » c’est souvent pour faire monter la mayonnaise, n’oubliez pas de rajouter les frais, gardez la tête froide. Attention a certaines ventes au profit d’œuvres caritatives, c’est souvent aussi, pour écouler les nanars des grandes marques, elles ne font pas de soldes, il faut qu’elles écoulent….
Sinon, Le Louvre des Antiquaires, la rue Saint Honoré, certaines boutiques autour de Drouot, votre bijoutier qui aura peut être un bijou intéressant qu’il sera chargé de revendre pour le compte d’une cliente ayant subi des revers de fortune.
En tous les cas, vous ne perdrez pas de temps à vous renseigner, vous engrangerez des images de bijoux, vous apprendrez au contact des professionnels, vous apprécierez mieux la qualité, vous découvrirez des styles , des bijoux personnalisés, faites vous plaisir et achetez un bijou qui vous plaise, en achetant de l’ancien, vous serez un peu libéré des modes, Achetez un bijou qui ait du charme, osez l originalité, vous trouverez peut être des pièces contemporaines De Jean Vendôme, des merveilles souvent réalisées avec des pierres fines brutes , un créatif qui est rentré dans le Larousse depuis plusieurs années, à l opposé la Fantaisie créatrice de Bernard Sylvain, ses bagues folles, ses montres(l’une d’elle se remonte avec une manivelle) le phénomène des marques étouffe un peu le talent de ces gens là, mais si vous trouvez….Achetez !
Enfin la question « est ce que le bijou est un bon placement »
L’affirmation, « Un bijou ca se vend moitié prix quand on veut s’en séparer »
Je ne vous parlerais pas de la bagnole, je vous parlerais pas de la peinture, de certains meubles, surtout pas de la bourse !!Maintenant on spécule sur tout. .

S’il est risqué de spéculer sur les bijoux, c’est d’abord un cadeau, un acte d’amour, nombre de messieurs proposent à leur femmes « Chérie, tu veux un bijou ou un voyage à la Martinique » Qui va aller faire de la plongée pendant que madame bronzera, le mieux serait d’offrir et le voyage et le bijou ?
Le bijou c’est le témoin des époques de la vie, en tant que Joaillier, j’ai connu ces joies. Le témoin qui sera le rappel au long de la vie du couple, la naissance, le baptême, la communion, les fiançailles, le mariage, les anniversaires de mariages…..même le décès.
Combien de fois ai-je vu des dames (les maris partent souvent en premier) me demander de mêler leur alliance à celle de leur mari, ou de la mettre à leur doigt pour la porter, cela m’a toujours provoqué une petite émotion, et on ne spécule pas avec tout cela, j’ai vu jusqu'à trois générations reprendre ce même chemin.
Il y a quelques années des sociétés de commerciaux extérieurs à la profession ont voulu spéculer sur les ventes de Diamants, ce n’était qu’une vilaine escroquerie, mais sachez qu’a moyen terme, vous conserverez le patrimoine acquis en bijoux et que vous aurez même des surprises, avec en prime le regard de celui ou celle qui le recevra en cadeau

Un livre excellent que je vous recommande, Descente aux enchères, je l'ai prété a de jeunes élèves qui devaient faire un mémoire de fin d'année, on ne me l'a pas rendu. mais allez sur
http://www.priceminister.com/offer/buy/1015441/Noce-Vincent-Descente-Aux-Encheres-Livre.html
Legende des photos:
Clip de corsage en or jaune stylisé d'une corbeille de fleurs sertie de saphirs cabochons, de chrysoprases sculptés ,de feuilles et de diamants taille brillants Signée Cartier 1989
Poids 14grs 20 Expert Thierry Stetten : Maison Artcurial Hotel Dassault Paris
Ce type de broche peut s'acquerir aux alentours de 2000€
Broche bouquet: encore un bijou charmant que j'ai eu à réparer et a estimer, Or jaune petites feuilles d or embouties, rubis roses diamants tailles anciennes
Grande Verseuse en argent à panse large et long col, ciselée de cotes torses alternativement plates et en doucine , pose sur trois pieds cannelés à attaches nouées de rocaille, le bec à culot en dégradé, feuilles, rinceaux et coquille rocaille superposées couvercle à poussette godronée ,doucine et ombilic, ce dernier à fretel figurant manche en bois à bouton Poinçon du maitre orfèvre Pierre Joseph Pontus, reçu Maitre en 1746 Lille 1760/1761
30cm de Haut Poids 1220grs ,Une verseuse semblable figure dans l ouvrage des cahiers du patrimoine"Les orfevres de lille"par nicolas Cartier
Estimation entre 2500 et 3500€
Belle expertise de Thierry Stetten pour Artcurial, qui permet de retrouver le fabricant de l ouvrage, un descriptif parfait.

Souvenirs d'un diamantaire Michel BRULEY de 1965 à 2022:

Michel Bruley Un jour  Françoise R . avait dit un jour à Michel Bruley négociant en diamants.  « tu devrais nous raconter le  négoce et ses ...