samedi 8 février 2014

Boucheron: le Joaillier de Marcel Proust dans à la Recherche du temps perdu:



copyright: Jean Jacques Richard

Quelle note aurais-je au questionnaire de Marcel Proust?
C'est pourquoi je me garderais de commenter son oeuvre, mais notre écrivain appréciait notre grand Joaillier Boucheron au point de le citer six fois dans son livre "Le coté de Guermante
s"




Marcel Proust, cliquer pour agrandir toutes les photographies
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Boucheron le Joaillier de sa famille l'inspira au plus haut point. Cela prouve le succès de Boucheron dans les années 1900.





C'est une rare photo de Frederic Boucheron, elle m'a très gentiment été prêtée par les descendants de Radius , l associé de Frederic Boucheron, elle fait partie de la "collection Radius et Margelidon"

Si cette photo est très classique, la suivante prise plus tard  Fredéric est costumé , surprenant!!! Mr Margelidon a joint un petit texte
"Ces deux photos sont issues d’un album en ma possession provenant de mon arrière-grand-père Georges Radius, neveu et collaborateur associé de Frédéric Boucheron."



Frederic Boucheron ouvre sa première boutique en 1858 dans la Galerie de Valois, au Palais Royal, à cette époque le lieu a la mode pour le luxe. Quelques années plus tard, il ouvre un atelier. En 1865, il s'adjoint son neveu Georges Radius, qui restera dans la maison jusqu'en 1919.En 1893, Frédéric Boucheron s’installe au 26 place Vendôme dans la résidence de la Comtesse de Castiglione

Frederic Boucheron a donc connu Virginia Elisabetta Luisa Carlotta Antonietta Teresa Maria Oldoïni, Comtesse de Castiglione .




C'était une célèbre espionne, aristocrate piémontaise, maîtresse de Napoléon III, l'une des plus belle femme du siècle.
Elle aime être photographiée, elle aime son image, l'effet qu'elle produit sur les hommes et l Empereur, mais après 1880 elle souffre de neurasthénie et de misanthropie car elle ne peut se voir vieillir, elle se terre, voile ses miroirs. et ne sort qu'a la nuit tombée de son appartement au 26 place Vendôme qu'elle quittera en 1893 ou 1894 pour aller rue Cambon, en effet la Castiglione était locataire du nouvel acquéreur Frederic Boucheron et celui ci voulait agrandir son magasin dans les étages. elle décéda en 1899.
Il y a toujours à l'étage chez Boucheron ce bureau dont les murs sont laqués




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Imaginons dans ce fauteuil notre grand écrivain Marcel Proust désirant choisir avec sa mère un collier.Proust était très attaché a sa mère.Une relation si exclusive et absolue que Marcel lui écrivit : « J’aime mieux avoir des crises d’asthme et te plaire que te déplaire et ne pas en avoir. »





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Frederic Boucheron meurt à 71 ans couvert de gloire pour la qualité de sa vie. 
Le portrait de Frédéric est toujours placé dans cette pièce du premier étage place Vendôme, mon auriculaire m'a dit que ce portrait avait été réalisé après sa mort.  Ces photos du magasin ont été  réalisées par moi.


Cliquer pour agrandir copyright: Jean jacques Richard

Ce sont les anciennes plaques de marbre qui se trouvaient sur les murs extérieurs du magasin, elle sont conservées au chaud au premier étage.
Mais si vous vous retournez!!!

Cliquer pour agrandir copyright: Jean jacques Richard

Vous avez cette vue plongeante sur le magasin.






C'est son fils Louis Boucheron, qui lui succède en 1902 et qui continue magistralement l'oeuvre du père, c'est donc lui qui a connu Marcel Proust.

Marcel Proust écrit un roman en sept tomes, "A la recherche du temps perdu" qui sera publié entre 1913 et 1927, trois volumes du roman étant parus après sa mort, c'est une réflexion sur la littérature, la mémoire et le temps.
Le premier volume : Du coté de chez Swann, puis à l ombre des jeunes filles en fleurs, le Coté de Guermantes 1 et 2, Sodome et Gomorrhe 1 et 2 , la Prisonnière, Albertine disparue, le temps retrouvé.
C'est le "Coté de Guermantes" qui nous intéresse vous trouverez en fin d'article le résumé de ce livre par Wiki.



C'est le magasin "Boucheron" que Proust a dépeint dans son livre



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Voici l'intérieur du magasin que connurent Marcel Proust et ses parents, cette très belle balustrade en bois tourné du premier étage a disparue, remplacée par une balustrade en vitres et armature alu-bronze(je crois), personnellement je le regrette, mais....
Mais qu'écrit ce "narrateur-Proust" au sujet de "Boucheron"


"Je lui ferai aujourd'hui si elle est gentille, me dit-il, un cadeau qui lui fera plaisir. C'est un collier qu'elle a vu chez Boucheron. C'est un peu cher pour moi en ce moment trente mille francs. Mais ce pauvre loup, elle n'a pas tant de plaisir dans la vie.Elle va être joliment contente.
Elle m'en avait parlé et elle m'avait dit qu'elle connaissait quelqu'un qui le lui donnerait peut-être. Je ne crois pas que ce soit vrai, mais je me suis à tout hasard entendu avec Boucheron qui est le fournisseur de ma famille, pour qu'il me le réserve."


 

Montre en Jadéite, diamants, réalisée en collier
par Boucheron avant 1920 



Ecoute, tu sais, je t'ai promis le collier si tu étais gentille, mais du moment que tu me traites comme cela...
— Ah ! voilà une chose qui ne m'étonne pas de toi. Tu m'avais fait une promesse, j'aurais bien dû penser que tu ne la tiendrais pas. Tu veux faire sonner que tu as de l'argent, mais je ne suis pas intéressée comme toi. Je m'en fous de ton collier. J'ai quelqu'un qui me le donnera.
— Personne d'autre ne pourra te le donner, car je l'ai retenu chez Boucheron et j'ai sa parole qu'il ne le vendra qu'à moi"




Boucheron , collier émeraude, onyx diamants
perles fine, Boucheron circa 1920 vendu par Christie's 


C'est bien cela, tu as voulu me faire chanter, tu as pris toutes tes précautions d'avance. C'est bien ce qu'on dit Marsantes, Mater Semita; ça sent la race, répondit Rachel répétant une étymologie qui reposait sur un grossier contresens car Semita signifie sente et non Sémite,mais que les nationalistes appliquaient à Saint-Loup à cause des opinions dreyfusardes qu'il devait pourtant à l'actrice. Elle était moins bien venue que personne à traiter de Juive Mme de Marsantes à qui les  ethnographes de la société ne pouvaient arriver à trouver de Juif que sa parenté avec les Lévy-Mirepoix. Mais tout n'est pas fini, sois-en sûr. Une parole donnée dans ces conditions n'a aucune valeur. Tu as agi par traîtrise avec moi. Boucheron le saura et on lui en donnera le double de son collier. Tu auras bientôt de mes nouvelles, sois tranquille. Robert avait cent fois raison."


 
Autre collier de Boucheron
des années 20(Christie's 

je crois que j'ai eu tort dans cette affaire du collier, me dit Robert, Bien sûr je ne l'avais pas fait dans une mauvaise intention, mais je sais bien que les autres ne se mettent pas au même point de vue que nous mêmes.
Elle a eu une enfance très dure. Pour elle je suis tout de même le riche qui croit qu'on arrive à tout par son argent, et contre lequel le pauvre ne peut pas lutter, qu'il s'agisse d'influencer Boucheron ou de gagner un procès devant un tribunal. Sans doute elle a été bien cruelle,moi qui n'ai jamais cherché que son bien Mais je me rends bien compte, elle croit que j'ai voulu lui faire sentir qu on pouvait la tenir par l'argent et ce n'est pas vrai. Elle qui m'aime tant, que doit elle se dire! Pauvre chérie, si tu savais elle a de telles délicatesses, je ne peux pas te dire, elle a souvent fait pour moi des choses adorables. Ce qu'elle doit être malheureuse en ce moment! En tout cas. Quoiqu'il arrive je ne veux pas qu'elle me prenne pour un mufle, je cours chez Boucheron chercher le collier.



Collier de Boucheron, Année 1910 Christie's

Pourquoi ce rapport avec la Judéité, La mère de Proust, née Jeanne Clémence Weil, est la fille d'un agent de change d'origine juive Alsacienne et Lorraine. Son père, le Dr Adrien Proust est professeur à la faculté de médecine de Paris , il est un grand hygiéniste, conseiller du gouvernement pour la lutte contre les épidémies.

Il fut un soutien de Dreyfus, quoique certains auteurs trouvent que par opportunisme il se réveilla un peu tard, mais ce n'est plus de la bijouterie



Marcel Proust aurait pu voir ce collier de Mrs Ronald Greville commandé par elle à Louis Boucheron en 1907 et livré en avril 1908.




Cette Jeune et jolie femme, héritière multimillionnaire, va léguer tous ses bijoux à la Reine d'Angleterre, Queen Mary, qui offrira en cadeau de mariage, ce collier de Boucheron à sa fille Elisabeth II.



Autre Collier Boucheron, qu'aurait pu connaître Marcel Proust 

Résumé du volume "Du Coté de Guermantès"

Dans cette première partie de l'œuvre, le narrateur et sa famille déménagent dans l’hôtel des Guermantes. Le narrateur se rend alors au théâtre afin de voir, pour la seconde fois de sa vie, La Berma dans le rôle de Phèdre mais cette nouvelle occasion d'entendre une artiste qui lui avait « causé tant d'agitation » ne le tente plus. Il se met à regarder la princesse de Saxe qui se trouve en compagnie de Mme de Guermantes. Se sentant favorisé par un sourire qui lui est alors discrètement adressé, le narrateur ressent le désir impérieux de revoir Mme de Guermantes, et s'arrange pour la voir tous les jours en imitant ses promenades matinales. Mais fatiguée de devoir quotidiennement saluer cet importun, Mme de Guermantes le prend en horreur, ce qui attriste le narrateur, incapable de rompre sa perverse habitude, qu'il sait pourtant pernicieuse pour tous deux. Le voyage du narrateur à Doncières est une occasion pour lui de revoir Saint loup ; c’est aussi à ce moment que l affaire Dreyfus est abordée pour la première fois. Et lorsqu’il rentre à Paris, les choses ont changé : sa grand-mère est malade, l’hiver touche à sa fin et Mme de Guermantes est encore plus inaccessible. Saint-Loup revient alors à Paris et invite le narrateur à rencontrer sa maîtresse qui est finalement « Rachel quand du Seigneur », une cocotte que le narrateur avait fréquentée dans sa jeunesse. Il ne dit cependant rien à Saint-Loup tandis qu’ils arrivent dans un restaurant où une dispute éclate entre Rachel et Saint-Loup, le jeune homme ne supportant pas que sa maîtresse jette des regards sur d’autres hommes. Une dispute plus grave éclate entre les deux amants un peu plus tard dans les coulisses d’un théâtre, et Saint-Loup, irrité, gifle un journaliste parce que la fumée de la cigarette de ce dernier importune le narrateur. Le narrateur se rend au salon deMadame de Villeparisis, et croise successivement, Bloch, Mme de Guermantes, Legrandin, M de Norpois, M. de Guermantes, Mme de Cambremer, M. d’Argencourt, Saint-Loup, la mère de celui-ci, Mme Swann, et le Baron de Charlus Saint-Loup éprouve des remords d'avoir refusé un collier de Boucheron à sa maîtresse ; il quitte alors la réunion au regret de sa mère. À la sortie de cette réunion, le baron de Charlus accompagne le narrateur et lui propose de diriger sa vie, mais en tenant ensuite des propos antisémites sur la famille de Bloch. Après avoir demandé au narrateur de lui faire rapidement part de ses intentions, il fait un étrange choix de fiacre, après en avoir refusé plusieurs. De retour chez lui, le narrateur découvre que la maladie de sa grand-mère s’est aggravée. On appelle alors Cottard à son chevet, mais on lui préfère finalement le docteur Boulbon qui prétend que la maladie est simplement nerveuse. Le narrateur reçoit alors une lettre de Saint-Loup qui l’accuse de perfidie en raison de sa conduite lors de la réception de Mme de Villeparisis. Le narrateur se rend ensuite aux Champs-Élysées avec sa grand-mère, mais celle-ci est alors victime d’une attaque.
Des commentaires, richard.jeanjacques@gmail.com

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mardi 28 janvier 2014

L'Art de la Bijouterie en 1878 et 1879 : des dessins merveilleux

Notre Bibliothèque Nationale recèle des trésors, comme ce petit catalogue qui n'a pas été publié plus de deux ans en 1878 et 1879.


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Artisan Joaillier , j'ai eu comme mes collègues, l'occasion très souvent renouvelée de réparer ce type de bijoux délicats, souvent des médaillons ouvrants dans lesquels il y avait des photos sous des vitres , des mèches de cheveux...j'en ai même connu un, avec des dents de lait!



Les photos ont été un peu retouchées, rééquilibrées. Sur cette planche de dessin une châtelaine avec une couronne Comtale, une bague noeud un bracelet perle, certainement en section carrée creuse, mais d'une bonne épaisseur.



L'un des avantages de  découvrir ce type de dessins est de pouvoir dater des bijoux, pour les cas présents  1878 et 1879.Un fume Cigarette Lézard, un éventail et son attache, une broche motif floral en émail.
Mais 1880 est le début d'un tournant dans la Bijouterie Joaillerie Orfevrerie.



Dans les années 1860, le Camée avait réapparu, sa plus belle version étant le camée "Négresse" Des épingles à chapeaux, en haut un bracelet creux très léger, cauchemar des réparateurs de nos jours



Les bijoux se portent au centre du corsage que ce soit ces pendentifs ou les broches, plus tard elles se porteront sur l'épaule, surtout à gauche.
Sur cette planche, un étonnant porte menu, une broche feuille de lierre avec perles. Nous nous trouvons entre l'époque des bijoux Napoléon III et ceux de l'Art Nouveau.



Voici une page originale de cette revue, j'ai retouché les autres car elles avaient été scannées un peu de travers, certainement pour ne pas trop aplatir les pages, ou casser le dos et la coiffe.
On sent venir le style guirlande des années 1900. 
Après l'Empire la France est devenue pauvre, les Parures disparaissent, les montures deviennent légères, beaucoup sont estampées.



Les pierres précieuses sont devenues trop chères, les Joailliers vont les remplacer par des pierres fines , on introduit la couleur, les topazes, l'Amethyste, le Corail, la Turquoise, etc. Les Bijoutiers Joailliers sont habitués de nos jours à cet espèce de YoYo qui fait que les vogues des pierres changent selon les crises.

1879 le 30 janvier c'est le président Gambetta qui préside la Chambre et le 14 février , la Marseillaise devient l hymne national. Une broche "Chimère" une boucle de ceinture en or, une montre au fond émaillé...



A droite une broche "Tortue"
Au centre une "Vinaigrette", j'ai il y a quelques temps traité ce sujet.
Un Camée, une broche turquoise!! en haut à gauche, une broche avec  motifs géométriques? Et puis en bas des pigeons qui roucoulent...d'amour!



Au centre une paire de Jumelles de Théâtre, ma grand tante parisienne qui habitait rue de la roquette en avait hérité d'une très proche, de son père, quand elle m'emmenait au théâtre , j'y avais droit, cela ne grossissait pas beaucoup. Je précise (comme elle aimait à le rappeler) qu'elle habitait" coté prison", car de l'autre coté du boulevard Voltaire ....c'était "coté putes" j'ai vécu 5 ans chez elle, l'École du Louvre, l'armée, mon premier travail, et de fait pour aller à la Bastille, on s'encanaillait..la rue de Lappe etc.




L'influence des Camées reste importante , même sur la vaisselle.
Fin février 1879 les religieux sont exclus du Conseil Supérieur des Universités et en août Paul Bert , par une loi, oblige les départements à avoir une école normale de garçons et une école normale de fille.



Broches florales intéressantes, un face à main, un cachet, mes grands mères avaient leur cachets avec une plume, une petite bouteille d'encre, etc, le tout réunis dans une porcelaine anglaise (j'ai gardé)



Un haut de sac du soir, le reste étant souvent tissé de différentes matières, il y en eut de magnifiques en perles. Fin décembre Gouvernement Freycinet et loi d'amnistie pour les communards. Ils en avaient exécutés plus de 10000 dans le début des années 1870




Sur cette planche et la suivante des dessins de broches certainement trembleuses, Mr Boucheron en fabriqua beaucoup et de grandes qualité

Françoise Caille expert chez Tajan  les décrit  comme "une vigne vierge, symbole de l'amour et de la fidélité, selon l'adage « Je reste et m'attache »« Frédéric Boucheron ne s'est pas contenté de reproduire des églantines comme beaucoup de bijoutiers. Il a introduit des feuilles légères qui bougent gracieusement », insiste l'expert Françoise Caille, Car ces trembleuses qui s'agrafaient autour du décolleté déclinaient le liseron, les feuilles d'olivier ou de sauge et pouvaient mesurer jusqu'à soixante centimètres. Elles pouvaient se diviser en plusieurs parties, devenir broche, épingle à cheveux, diadème...

On peut voir aussi la clef du Coffret à Bijoux, avec la moitié supérieure en or que madame portait au cou avec un ruban de soie ou une chaîne en or, elle joignait au bijoux ses lettres, des secrets cachés.

Au centre, en haut, une broche, ressemblante de celles de Beaugrand.
Prenez le temps si vous ne le connaissez de regarder ce chapitre sur lui




Un livre de Messe avec une couverture somptueuse, un porte plume "en cravache" un coupe papier et une broche églantine, certainement à monter en trembleuse



 

Un écritoire, une Vinaigrette. Les hommes avaient les châtelaines pour leurs montres:
Les femmes portaient en broche leur nécessaire à coudre



Un broche maçonnique sur le même plan que la croix? Une autre forme de Châtelaine.



Très beau coffret à bijou, une broche pour y inclure les photos des êtres aimés.
Pourquoi ce journal n'a pas duré longtemps? peut être parce qu'au plus fort de ses parutions il avait peu de soutiens, c'est pourquoi il les recommandaient!



Une question? un commentaire? ecrivez à richardjeanjacques@wanadoo.fr
Réponse assurée.

mardi 7 janvier 2014

Mellerio Joaillier Paris! Un faux en écriture du Général De Galliffet en 1862


L histoire ne figure pas dans le livre  sur Mellerio, pourtant elle ne manque pas de piquant, puisqu'elle relate une "Blague" du Général, Comte de  Galliffet.




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Gaston (Galliffet) eut une carrière fulgurante sous Napoléon III, mais il n'aimait pas le Colonel Stoffel qui lui aussi faisait une carrière tout aussi fulgurante.
Gaston restera dans l histoire, il se distingue en 1871 par sa férocité envers les insurgés de la "commune" et gagne le surnom du « Marquis aux talons rouges » ou « Massacreur de la Commune » ou "boucher de la commune" lors de la tragique Semaine Sanglante.

Regardant passer les prisonniers communards se dirigeant sur Versailles, « la badine à la main, il sélectionne ses victimes d'une manière absolument arbitraire, sur leur mine ». Un jour, il ordonne : « que ceux qui ont des cheveux gris sortent des rangs ! » 111 captifs s'avancent « Vous, leur dit-il, vous avez vu juin 1848, vous êtes plus coupables que les autres ! ». Il les fait mitrailler dans les fossés des fortifications (wiki) 10 137 condamnations dont 93 à mort, 251 aux travaux forcés, 4 586 à la déportation

Mais l histoire de la fausse facture Mellerio nous ramène à Napoléon III, empereur en exercice.




Napoleon III  avait besoin de symboles et voulait situer le site archéologique d'Alesia, il "mit le paquet" et désigna le Colonel Stoffel  pour superviser ces fouilles.



Le Colonel fouilla en particulier Gergovie et Alesia et quand Napoleon III engage les fouilles à Alesia en 1861, Stoffel est nommé chef des fouilles, parvient à situer le camp de César et découvre un merveilleux vase en argent doré
un "Canthare" un vase à boire




Ce serait parait il,  un Skyphos, je ne me risquerais pas sur ce sujet, qui dès le départ créa de nombreuses polémiques. A commencer par ce  site d'Alésia, ou chacun allait de sa théorie  et cela continue.

Si Salomon Reinach n'avait écrit les confidences de Gaston Galliffet, nous aurions une polémique en moins, 


Salomon Reinach n'est pas n'importe quel archéologue, de 1902 à sa mort, il dirige le Musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye, il devient membre de l'Académie des inscriptions et des belles lettres Il crée en 1902 le cours d'histoire générale de l'art à L'Ecole du Louvre, conservateur des musées nationaux directeur de la Revue archéologique avec Georges Perrot, puis avec Edmond Pottier etc etc.
Il lui arrive de se tromper....., en 1896 il recommande l'achat pour 200.000 francs or.... par le Musée du Louvre de la tiare de Saïtapharnès qui se révélera être un faux.

Mais il connait aussi une anecdote vacharde sur le pauvre Colonel Stoffel que lui a racontée Gastounet Galiffet.


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J'en reproduis le texte fidèlement ci-dessous

Dans la nécrologie du colonel Stoffel, publiée ici il y a deux ans (Revue, 1907, I, p. 330), j'écrivais ce qui suit « Stoffel, officier d'ordonnance de l'empereur, eut désormais la direction des recherches (à Alise Sainte-Reine). Bertrand m'affirmait qu'il les avait dirigées d'un peu loin, préférant à la plaine des Laumes le séjour de Dijon ou de Semur. Ce qui est certain, c'est que le fameux vase d'argent d'Alésia fut découvert en son absence (septembre 1862). Comme cette trouvaille semblait faire honneur au flair archéologique de Stoffel, elle éveilla des jalousies qui se traduisirent par une légende malveillante. Stoffel aurait acheté lé vase en question à Paris. » Et j'ajoutais en note « Je connais à ce sujet une histoire piquante, mais que je ne puis encore raconter ».
Je tiens cette histoire du général de Galliffet, qui vient de mourir dans sa quatre-vingtième année (1830-1909). Il ne m'avait pas recommandé le secret mais j'ai cru plus convenable, après l'avoir notée à l'époque, de ne la point divulguer de son vivant.

Vase d'argent d'Alésia

« Stoffel, me dit le général à la date du 18 juin 1899, était détesté de ses camarades, parce qu'il se poussait par tous les moyens. Je ne l'aimais pas non plus et, quand il eut découvert son vase d'argent, je résolus de lui faire une bonne farce.
 J'allai chez l'orfèvre Mellerio et je lui dis « Vous me connaissez  bien, n'est-ce pas ? Faites-moi le plaisir de me donner une facture acquittée en  blanc. » Mellerio me la donna. j'y fis écrire par mon ordonnance « Reçu du capitaine Stoffel la somme de 2.000 francs pour un vase d'argent imitation « antique » -et je la perdis sur un billard à Compiègne! Le bruit se répandit que !e vase était faux, Stoffel fut furieux. » On l'eût été à moins.
Quand j'entrai au Musée de Saint-Germain, en 1886, Alexandre Bertrand me dit qu'il croyait le vase d'Alésia parfaitement authentique, mais qu'au moment de la découverte on avait fait courir de mauvais bruits à ce sujet. Le général de Galliffet m'en donna l'explication. Resté très enfant, à soixante-neuf ans, il riait aux éclats en me racontant ce " tour de page "; il en avait bien d'autres à son compte et ce n'est pas seulement à cause de sa brillante valeur à la guerre qu'on l'avait surnommé « le lieutenant Qu'a-t-il fait ».

Au fond, le Bracelet de Marie Antoinette, c'était  peut être une "blagounette" de....., Mr le Comte De Gallifet.

A lire ou a relire


http://richardjeanjacques.blogspot.fr/2010/03/rififi-chez-mellerio-ou-lenlevement.html


Un commentaire, une précision, richardjeanjacques@wanadoo.fr  Discrétion assurée

vendredi 3 janvier 2014

Mellerio, Bracelet de Marie Antoinette! un autre mystere .





Reprenons cette histoire des Mellerio; Des colporteurs italiens prétendent avoir sauvé le Roi Louis XIII d'un complot.
Quel complot?, j'ai cherché  et je n'ai pas trouvé de complot contre le Roi Louis XIII, en dehors de celui ce 1642 du marquis de Cinq-Mars et c'était surtout contre Richelieu.
Aucune recherche historique sérieuse n’a pu prouver l’existence d’un complot de conjurés mis au jour par des Lombards.
Or  dans le Livre de Joseph Mellerio qu'il écrit en 1893 et sur qui les communicants de la Maison Mellerio s'appuyent il est bien écrit :


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Les Conspirateurs furent arrêtés et exécutés:  Lesquels? ou?
Émilie Bérard et Marie-Émilie Vaxelaire peuvent -t-elles nous éclairer?

En 1613 , d'après les mémoires de Joseph Mellerio



Le Roi , leur donne un privilège car ces ramoneurs ne peuvent vivre décemment avec leur métier de fumiste, mais il ne les autorise qu'a  vendre "du Cristal taillé, quincaillerie et autre menue marchandise meslée "

Donc Joaillier depuis 1613 est une affirmation tendancieuse.

Les Mellerio peuvent donc colporter de menus ouvrages, d'autant qu'en 1721 sont mis dans les menus ouvrages les "croix, tabatieres, etuys, boucles, boutons, et boites de montre en or".
Un arrêt du Roi en 1755 confirme que Jacques Mellerio est toujours colporteur en menus objets de bijouterie, donc commerçant ambulant en bijouterie oui! ...joaillier non.

Une historienne de nos métiers, Jacqueline Viruega est en désaccord avec les historiennes maison, je la cite.


« François Mellerio (1772-1843), venu en France en 1784, reste à Paris sous la Révolution, s’engage dans l'armée républicaine, est en 1796 commis chez un bijoutier milanais. En 1801, il ouvre rue du Coq-Saint-Honoré une maison modeste mais qui réussit bien. Présenté à Joséphine, il fait des affaires avec les bonapartistes et devient le fournisseur de l’impératrice. En 1815, il s’installe avec son frère Jean-Jacques Mellerio au 22, rue de la Paix, sous la raison sociale Mellerio dits Meller frères ».

Je suis du même avis, dans ce cas c'est 200 ans. 

Or fait nouveau, en 2013, la presse dans son entier, commente les dépèches que lui adresse le service de presse de la maison Mellerio, ce qui donne:

 Blouin Art Info
L'activité de joaillerie de l'entreprise familiale débute en 1613 après que Marie de Médicis a accordé à Jean-François Mellerio, ainsi qu'à la colonie lombarde, le privilège de vendre des cristaux taillés sur le territoire de France. Les livres de comptes de l'époque révèlent une clientèle hors norme dont la reine Marie-Antoinette. - See more at: http://fr.blouinartinfo.com/news/story/971404/les-400-ans-de-mellerio-dits-meller-le-joaillier-des-reines#sthash.MaCpIFDQ.dpuf

Le journal Le Point entres autres  Royal
Marie Antoinette achète au joaillier en 1781 un bracelet composé de camées et de rubis.
Il serait judicieux de demander à Catherine Pégard qui fut une éminente journaliste du Journal Le Point, et une de mes clientes, de faire des recherches maintenant qu'elle est conservatrice au Chateau de Versailles
Que disent les mémoires de Joseph Mellerio?


On parle de dame d'honneur, et de jeune Marchand



Alors d'ou vient ce bracelet photographié en 1935 et attribué comme Bracelet de la Reine Marie Antoinette vendu par Mellerio?




Ce document sur lequel est photographié ce bracelet "de bien moyenne facture" est un amalgame, car il ne concerne en rien Marie Antoinette, Mellerio, ou ce bracelet, cette lettre patente porte sur la suppression des lapidaires en pierres précieuses qui vont devoir être rattachés à la corporation des Joailliers



Le 31/3/1935 a lieu une exposition dans la galerie Mellerio au profit des "Enfants paralysés de France" comme en témoigne le journal "La Croix" qui historiquement est le journal qui rend compte le plus des activités de la famille Mellerio.
Comme l'article publié dans la Croix et repris dans les archives de "Gallica" n'est pas très net, je vous en recopie le texte

Exposition rétrospective du « Bijou d'autrefois» C'est une Exposition très curieuse, au profit de l'œuvre L'aide aux enfants paralysés. Elle est, faite dans la galerie de Mellerio, dit Meller, 9, rue de la Paix, à Paris, sous la direction de M. Camille Gronkowski, conservateur honoraire des musées de la Ville de Paris. Non seulement Exposition curieuse, parce qu'on y trouve nombre de choses bizarres et fantaisistes, mais surtout Exposition émouvante.
Car les siècles, ici, défilent devant nous, dans une absolue authenticité, depuis le sévère diadème mérovingien jusqu'à des souvenirs de la Révolution française, .sanctifiés par le martyre. La miniature que Marie-Antoinette donna à la princesse de Lamballe avec une mèche de ses cheveux, le crayon de Louis XVI et le yo-yo en or avec lequel Ii petit dauphin jouait au Temple. Le dernier cadeau de Napoléon à SainteHélène à son fidèle Montholon. un splendide envoi du baron Maurice de Rothschild le collier de Charles-Qulnt, et une adorable Annonciation, bijou merveilleux, clou de l'Exposition, et dont les lucides émaux ont l'éolat d'un vitrail de Bourges, et les vieux bijoux de nos ancêtres.
Tout cela, et bien d'autres choses encore. sans compter les calices anciens, les croix ouvragées, les vieux reliquaires et une orfèvrerie pleine d'histoire. Il y a là une heure exquise à passer devant des choses artistiques, historiques et très précieuses, reunies en une Exposition unique et qu'on ne reverra jamais plus. L'entrée est gratuite et l'Exposîtion durera jusqu'au samedi 6 avril, de  10 heures du matin à 6 h. du soir.

Et c'est donc ce même Mr Camille  Gronkowski qui publie aussi un article que reprend Mellerio





Là aussi, je crois bon de vous restituer le texte qui nous intéresse, 

"Cette journée faste nous apporta encore une nouveauté qui vient de s'ajouter aux souvenirs de Marie Antoinette , de Louis XVI et du Dauphin.C'est un bracelet formé  par une suite de Camées reliés par une monture de Rubis , La Reine le portait fréquemment et il est toujours resté dans la famille De Castelbajac"



Sur ses deux articles, Mr Camille  Gronkowski ne cite pas Mellerio comme fabricant, mais on extrapole jusqu'a l affirmer.




Or si Louis XIII, XIV, XV, ont beaucoup aimé les Camées, j'aimerais qu'on me trouve un camée de Marie Antoinette, pour moi les camées, ce n'était pas son quatre heures, mais...je n'ai peut etre pas les bonnes sources? 

Si les historiens de la revue HISTORIA, pouvaient nous trouver le coffre fort ou il est enfermé ce bracelet...nul doute que les poinçons nous aideraient surtout que ce doivent être des poinçons de l'ancien régime, avant la révolution!
Le Couturier JC de Castelbajac pourrait il nous aider, je le lui ai demandé. Mais il y a de nombreuses branches...., famille extraordinaire d'ailleurs


Certains renchérissent.

Mellerio : « Mon joaillier Meller », disait Marie-Antoinette.
Article publié dans le magazine Histoire d'entreprises.


Même en le photographiant sur une copie d'un papier de 1781, cela ne donne pas de paternité a ce bracelet, la lettre patente du 17-3-1781 n'ayant rien à voir
.







Ce qui est étonnant , à propos de l'article de Mr Gronkowski  (qui ne dit pas que c'est Mellerio qui a fait ou vendu ce bracelet! ) c'est qu'en cherchant des articles de l'époque 1935 sur cette exposition, aucun (mais je n'ai peut etre pas bien cherché), aucun ne parle du bracelet de Marie Antoinette ou Castelbajac, or cela aurait été un évènement!!!
J'en publie quelques uns



Ci dessous le texte concernant l expo dans le journal femme de France





Ci dessous , le journal Vogue de Mars 1935


visitant l'exposition et de gauche à droite, la Comtesse Charles-Louis de Vogué, Miss Ann Jephson, Mlle Floriane de Kergorlay, Mlle de Lévis Mirepoix, dans VOGUE 1935

Dans la galerie accueillante et d'harmonieux esprit moderne de Mellerio dits Meller, sous ce titre" L'Orfèvrerie et le Bijou d'Autrefois ", une bien captivante rétrospective s'est ouverte le mois dernier, organisée sous le plus brillant patronage, au profit d'une œuvre du plus haut intérêt, L'Aide aux Enfants Paralysés
Elle nous a permis d'admirer un étonnant ensemble de pièces d'orfèvrerie, de bijoux, de boîtes, de pendentifs, de colliers, prêtés par des collectionneurs et dont l'attrait artistique se doublait souvent d'un grand intérêt historique.
On reconnaîtra, sur la page opposée, visitant l'exposition et de gauche à droite, la Comtesse Charles-Louis de Vogué, Miss Ann Jephson, Mlle Floriane de Kergorlay, Mlle de LévisMirepoix, et l'on admirera quelques uns des joyaux parmi les plus remarqués : à gauche, le grand collier de Charles-Quint, en or, somptueusement orné de perles, de rubis, de brillants, avec son pendentif présentant une femme assise sur un trône et portant deux enfants ; au-dessus un pendentif du xvie siècle orné de rubis et de perles, tous deux de la collection du baron Maurice de Rothschild ; tandis qu'au centre un très beau collier en brillants à pampilles, d'époque Louis XIV, fait partie de la collection du Marquis des Isnards, et qu'à droite un charmant collier en or émaillé blanc avec petits rubis, accompagné de son pendentif, appartient à Mme Lucien Sauphar. Le diadème en émeraudes et brillants exécuté pour le mariage de la Comtesse Lebzeltern, en 1824, est de la collection de la Princesse de Robech, de même que le léger bouquet de corsage en turquoises et brillants également reproduit ; la charmante broche aux trois couleurs enfin, en émaux et turquoises, signé Mellerio, époque 1830, appartient à Mlle de Soubeyran.




Le Journal des Débats de 1935

Il y a donc des mystères dans l histoire des Mellerio.

J'ai d'ailleurs reçu le commentaire d'un grand antiquaire parisien en bijouterie joaillerie, son avis mérite d'être publié 

"Mon sentiment est que ce bracelet date plutôt de la première moitié du 19e siècle que du 18e siècle...Il est raide et la facture n'est pas digne d'un grand joaillier travaillant pour une commande royale ! Il me semble qu'il s'agit de grenats plus que de rubis... Sinon, les camées pourraient être de la fin du 18e (mais plus probablement de la première moitié du 19e...) Les sujets des camées ne s'accordent guère au goût de Marie-Antoinette..." 

Je suis en accord avec lui sur les grenats et la datation.
Cet autre commentaire d un spécialiste des bijoux royaux

Si je vous ai bien lu, l'appartenance à la famille Castelbajac repose sur l'affirmation d'un obscur journaliste de La Croix... Les journalistes étaient-ils plus fiables jadis qu'ils ne le sont aujourd'hui... ?Ce qui me surprend davantage encore, c'est que je n'ai jamais lu que Marie-Antoinette avait compté parmi ses proches un/une Castelbajac. Or ceux qui ont reçu des bijoux de sa part étaient ses intimes : sa soeur Marie-Caroline ou la comtesse de Sutherland par exemple.
 Pour le reste, le récit très "fleur bleue" d'une rencontre fortuite entre le jeune et pauvre marchand et la puissante reine devant les grilles de Versailles, me paraît correspondre à cette légende que les Mellerio ont façonné très tôt pour asseoir leur notoriété. Je ne leur en veux pas, car c'est de bonne guerre. Mais je ne tombe pas dans le piège pour autant.

Au sujet de la différence entre les camées en pierre dure et les camées "coquillage", je ne suis pas sûr de vous suivre. Je manque de connaissances en la matière. Sans abuser de votre temps ou de votre patience, puis-je vous demander de m'éclairer davantage ?

Bien à vous,

Camille Gronkowski, auteur de l article a été longtemps conservateur du petit Palais à Paris, il est mort en 1949, il a écrit de nombreux ouvrages dont:

Titre 
Exposition Rétrospective: L'Orfèvrerie et le bijou d'autrefois .
Auteurs
Camille Gronkowski, H. R. H. Princess Isabelle Duchesse de Guise
Éditeur Galerie Mellerio, 1935 Longueur 65 pages

Je ferais un article sur les camées, très bientôt pour vous répondre.


Bonsoir Jean-Jacques,

J'admire vos qualités de chercheur. Je serais curieux de savoir comment vous avez découvert que le bracelet appartient aux Castelbajac.
Ainsi que vous l'avez peut-être remarqué, ce bracelet ne figure pas dans l'album dédié aux joyaux de la Couronne de France. Moi aussi, j'ai eu des doutes sur la certitude de sa provenance
Mais peut-être vos prochaines aventures me feront changer d'avis ! Je ne demande pas mieux, à vrai dire.