jeudi 22 juin 2017

Partir de Corneille Boferding, passer par Pierre Caillot, Prosper Peck, Auguste et Hippolyte Guillemin et finir à René Boivin.

Partir de Corneille Boferding, passer par Pierre Caillot, Prosper Peck, Auguste et Hippolyte Guillemin, finir à René Boivin, mais passer aussi par Ledagre, Picard, Philippi.  dans la profession, on avait  facétieusement surnommé la maison Guillemin « l'île de la Réunion ».


Toutes ces maisons ont été associées à une époque donnée, elles ont toutes un passé et il est difficile de savoir à un moment donné, par qui commencer 
Pourtant historiquement il est important de retrouver les dates d installation et d'exercice, pour dater les objets et les expertiser. Néanmoins puisque toutes ces maisons vont faire un bout de chemin ensemble à un moment donné, essayons de les narrer chronologiquement.
Il faut remonter à François Ledagre  pour comprendre ce cycle de Joailliers français



 François Ledagre 1785

Huilier ovale en argent et deux flacons en verre taillé, posant sur quatre pieds à enroulements, la bordure à moulures de perles et les extrémités à décor de feuillages, les porte-flacons à quatre pilastres ornés de pampres, les porte-bouchons en couronne de laurier.
Poinçon du maître orfèvre : François Ledagre ou Le Dagre, reçu en 1784.
Paris 1784,Sur les bouchons, décharge de Paris 1782-1789. Long : 29,5 cm - Larg : 15 cm - Poids brut : 656 g

Nous savons que Guillemin avait repris entre autres la Maison "Ledagre", le père de Nicolas Ledagre était un orfèvre connu et de qualité, François Ledagre.



1787 Ledagre

Bouillon couvert en argent uni, les anses feuillagées, le couvercle chiffré AJA, le frétel en forme de graine sur une terrasse feuillagée. Orfèvre: François LEDAGRE, reçu Maître en 1784. Paris 1787. Poids: 926 g. L. aux anses: 23,5 cm. Vente Leclere




Petite verseuse tripode en argent, par François Ledagre, Paris, 1785-1786 Reposant sur trois pieds le corps gravé postérieurement du monogramme GK, l'anse est en bois noir . Poinçons sous le corps: charge, jurande millésimée et maître-orfèvre; Dans le couvert: charge et jurande; Sur les bords du corps et du couvercle: décharge,Haut. 18 cm.




Chocolatière en argent uni, le manche latéral en bois noirci.Paris, 1787.
Maître-Orfèvre: François Ledagre.(Armoiries dégravées). Poids brut: 355 g - Hauteur: 11,5 cm
Vente Beaussant Lefevre


1809

Il en fut de même pour les Guillemin, Les Guillemin appartiennent à une vieille famille de bijoutiers : l'arrière grand-père, Jean Guillemin, s'était établi en 1784, sur le boulevard poissonnière, à peu près où se trouve actuellement la maison Barbedienne ; son fils, Auguste Guillemin (1790-1871), qui lui avait succédé, se plaisait à rappeler, peu avant 1870, qu'il avait assisté à l'entrée des Alliés, qui défilèrent devant sa porte.



1811

En 1816  Guillemin est au 18 boulevard Poissonnière et en  1820 l'orfèvre Ledagre ( père) est 144 rue Saint Honoré

Pierre Caillot né à Lyon en 1800 ou il était ouvrier Bijoutier, il monte à Paris vers 1820, pendant quelques temps il s'associe avec Boferding,  ce dernier était installé au 237 de la Rue Saint Martin à Paris. Pierre Caillot va s'installer 36 rue de la Grande Truanderie  à Paris.
A ses débuts, il fabrique du bijou fantaisie puis des sautoirs et des parures.




Boferding en 1827 est Rue Saint Martin



Alors que Guillemin  père est au 5 rue des petits champs en 1827


1828


1829



1829:la vérité du magnétisme, nous apprend que la femme de notre Bijoutier Guillemin (père) croyait aux vertus du  magnétisme



1832


1836 mariage de Boferding


Il transmit à son tour sa maison, vers 1834, à son fils, né en 1816, qui s'appelait comme lui Auguste Guillemin. La maison, d'abord transférée rue Vivienne et fut enfin installée une dernière fois rue des Moulins en 1874.  Extrait de Vever

D'après Vever, en 1834 Guillemin transmet son affaire à Auguste  Guillemin Fils qui s'installe au 43 rue Vivienne, il serait donc le fabricant de la montre ci-dessous.
Cette montre élégante avec email de couleur turquoise et initiales or et diamants est signée Guillemin fils 43 rue Vivienne .
Elle figurait dans la célèbre collection Sandberg qui fut dispersée par Antiquorum.



Il est souvent difficile sans poinçon signalé, de savoir d' ou vient un bijou, par exemple ci-dessous ce bijou vendu aux enchères.....présenté comme étant de Guillemin fils et daté de 1830
Guillemin fils est né en 1816  En  1830.....14 ans  ?.
Si un poinçon tête d'aigle par exemple avait été indiqué nous saurions que le bijou est postérieur à 1838!



1840

En effet, dès 1840, nous retrouvons Caillot toujours à la même adresse, mais gros fabricant, n'occupant pas moins de soixante-dix à quatre-vingts ouvriers et à la tête d'une importante maison dont la spécialité était alors le bijou avec camées, perles et pierres de couleur, très en faveur à cette époque. La vogue en fut considérable et de longue durée car, en ces temps heureux, les modes, pour le bijou du moins, étaient plus stables qu'aujourd'hui."
D'après Vever

En 1845 Pierre Caillot produit de la joaillerie , car son fils Jacques qui a 22 ans, revient de Vienne ou il a beaucoup appris des joailliers  Viennois.


1846
Annonce dans l Almanach du Commerce, 

Pierre Caillot devient une maison importante, sa réputation grandit  pour ses fabrications de bijoux en camées, perles et pierres précieuses.
Il va prendre un associé en la personne de Prosper Peck (né en 1821) en 1849 et cette association va donner de nouveaux bijoux dans un style  Néo Grec et étrusques




Ce camée gravé en blanc sur fond gris sur une agate à deux couches figure un profil de femme tourné vers la gauche ; elle est coiffée à l’antique et porte un collier et des boucles d’oreilles doubles. Le médaillon est serti dans une monture en or à décor de huit losanges alternant avec huit perles fines. Au dos, fermeture horizontale à charnière en argent, avec aiguille et crochet.  Un poinçon de garantie :▪ petite garantie argent, après 1838 : tête de sanglier sur le crochet.
Un poinçon de fabricant : après 1838 : lettres « C » et « P » (pour Caillot et Peck) séparées par une colombe du Saint-Esprit et un cœur dans un losange vertical sur le haut du crochet.
Ce Camée est au Musée de la "Malmaison" il semble que les conservateurs n'ont pas trouvé de poinçons de l'or.




en 1851 Dans l annuaire du commerce, cette publicité de Guillemin fils  au 43 rue Vivienne , "Achète le diamant et les pierres de couleurs"

Déjà le rachat d'or, etc.....




En 1855 on retrouve Philippi au 5 rue du Coq Héron. Coq ou Héron, en réalité dès le XIII ° siècle, elle porta  ce nom en raison d'une enseigne .



En 1860, pendeloque de Fillipi  avec perles baroques



Philippi



1862 Ledagre se marie et le journal "l 'indicateur des mariages" nous apprend qu'il s'est installé au 30 rue Vivienne à Paris et qu'il épouse Mademoiselle Catelan.
C'est aussi en 1862 que Caillot et Peck obtiennent une médaille d'honneur à l'exposition universelle de 1862 à Londres.

Vever cita une anecdote a propos de Mr Caillot et de Madame:
Puisque nous nous sommes laissé entraîner aux digressions, qu'on nous excuse d'en commettre encore une, sans rapport avec la maison Caillot, mais qui montrera, ainsi que la précédente, la familiarité qui existait alors entre ouvriers et patrons, aujourd'hui, hélas ! presque adversaires.
C'était alors une coutume pour les ouvriers de souhaiter la bonne année au chef de la maison, le matin du 1er janvier ; ils désignaient l'un d'eux pour prendre la parole et pour embrasser la patronne en lui remettant un bouquet. Dans une maison où le patron venait de se marier à une jeune femme très gentille, mais abominablement grêlée, qui assistait pour la première fois à cette petite cérémonie, celle-ci fut intimidée à la vue de tous ces ouvriers qui venaient lui présenter leurs vœux, et s'écria naïvement : « Ah ! mon Dieu ! est-ce que je vais être obligée de les embrasser tous ? » Mais le porte-paroles s'empressa de la rassurer, en lui disant avec un bon sourire : « Non, madame, n'ayez pas peur, c'est moi seul que les camarades ont chargé de cette corvée !. »



1864, le fils Ledagre est  toujours au 30 rue Vivienne


Caillot Peck et Guillemin frères
Une châtelaine en or polychrome, maintenant par des chaînettes à maillons plats une montre et, de part et d'autre, sa clef et un cachet. La montre est signée dans le boîtier CAILLOT, PECK et GUILLEMIN Frères, 2 rue des Moulins à Paris. On sait que Caillot et Peck ont insculpés leur poinçon en 1867 et qu'il l'on biffé en 1877, ce qui nous permet de dater précisément ce travail. 
L'attache de la châtelaine est en vermeil. Mouvement à réviser. Poids brut avec la montre et son mouvement: 54 g vente de Maîtres Couteau et Bégarie.
En 1865 Caillot et Peck  déménagent et vont s'installer au 2 rue des Moulins dans le 1er arrondissement.


Collier de Caillot-Peck et Guillemin freres tiré du livre de Vever

Galerie des bijoux au musée des arts décoratifs

Citation tirée du livre de Vever: 
Mais revenons aux choses sérieuses et à la fabrication de la maison Caillot et Peck. Sous le règne de Napoléon III, cette maison exécutait des bijoux qui, ne visant pas à l'art proprement dit, étaient par cela même d'une vente courante assurée ; tout en continuant à faire des parures camées, elle donnait cependant de plus en plus d'extension à la joaillerie.
Pour simplifier le travail et permettre une production- plus abondante à peu de frais, certains ouvriers de l'atelier étaient occupés exclusivement à fabriquer des séries de feuilles de lierre ou de feuilles de vigne de toutes grandeurs.; d'autres ne faisaient que des chatons. On groupait ensuite ces différents éléments avec plus ou moins d'ingéniosité et de goût- en y ajoutant des fleurs, quelques ornements ou des perles.' Sans doute, ces parures manquaient un peu de caractère et de variété, mais elles répondaient amplement aux desiderata de la clientèle, qui était alors moins difficile à contenter qu'aujourd'hui. Les affaires, d'ailleurs, allèrent toujours en augmentant, et la maison se maintint au rang des plus prospères de Paris
Médaille d'honneur, Londres 1862; médaille d'or, Paris 1878.





Ce bracelet est dans la Galerie des bijoux du musée des Arts Décoratifs à Paris Le musée l'attribue a Caillot et Peck vers 1870, or émail , diamants taille ancienne.

Maison née en 1849 de l'association entre la maison Caillot et Prosper Peck (1821-1899) en 1874 Caillot et Peck sont devenus l'une des maisons les plus propères de Paris,  et vont accueillir deux associés de poids qui plus tard assureront la pérennité de la Maison, les frères Auguste et Hippolyte Guillemin, les statuts changent et la société devient"Caillot, Peck et Guillemin frères"
Citation d'après Vever


Dans les livres de Vever


1876

"C'est en 1876 que  Caillot Peck et Guillemin frères vont accueillir  F.Philippi qui est un ancien collaborateur de P. Caillot , mais qui avait fondé sa propre entreprise.Les frères Guillemin restèrent seuls à la tête de l'établissement à partir de 1878. Ils ont continué à maintenir la vieille réputation de la maison, si honorablement connue depuis bientôt trois quarts de siècle, mais ils en ont modifié le genre en fabriquant de la grande joaillerie, très appréciée.
Les Guillemin appartiennent à une vieille famille de bijoutiers : l'arrière grand-père, Jean Guillemin, s'était établi en 1784, sur le boulevard, à peu près où se trouve actuellement son fils, Auguste Guillemin (1790-1871), qui lui avait succédé, se plaisait à rappeler, peu avant 1870, qu'il avait assisté à l'entrée des Alliés, qui défilèrent devant sa porte. Il transmit à son tour sa maison, vers 1834, à son fils, né en 1816, qui s'appelait comme lui Auguste Guillemin. La maison, d'abord transférée rue Vivienne et fut enfin installée une dernière fois rue des Moulins en 1874. MM. Guillemin avaient réuni successivement trois maisons à la leur : celle de Ledagre, bijoutier, rue Vivienne ; celle de Picard, bijoutier, rue Richelieu, et plus tard celle de Philippi. Aussi, dans la profession, avait-on surnommé facétieusement la maison Guillemin « l'île de la Réunion »."
Citation de Vever

Difficile de s'y retrouver , j'ai donc essayé de faire un peu de généalogie et enorme surprise!!!

Jean Guillemin
Etabli bijoutier en 1784
Père de
-
Auguste Guillemin
1790-1871
Père de
-
Auguste Guillemin
Né en 1816

Pere de
-
Marie Alexandre Hippolyte Guillemin                                      Auguste Etienne Guillemin
Né le 24-07-1846                                                                       né le 21-04-1845
Epouse en 1877                                                                         épouse en 1875
Marthe Marie Agathe Caillot                                                    Adèle Charlotte Helene Caillot

Les deux frères Guillemin ont donc épousé les deux soeurs Caillot

Je ne vais pas publier les actes, mais sachez que Prosper Victor Peck, l associé de Caillot (qui habite aussi au 20 rue des Moulins comme Caillot, est déclaré aux deux mariages comme étant l oncle allié paternel des deux soeurs Caillot
Etait présent Auguste Eugene Mercier juge au tribunal de commerce et décoré de la légion d honneur.



1879

Après la dissolution de la société en 1879, Guillemin Frères changent de Poinçon de maître : c'est un saint esprit en haut et un coeur en bas avec G et Fres .




Sur la fiche du ministère une erreur c'est 2 rue du Moulin et non 20, quoique!!


Ecrin marqué Guillemin Frères au 2 rue des Moulins

La rue des Moulins s'appelait précédemment d'abord rue Neuve de Richelieu puis rue Royale.
En 1793, celle-ci fut réunie à l'ancienne rue des Moulins qui a été supprimée par l'ouverture de l'avenue de l'opéra. 
Le 27 juin 1876, un décret relatif à l’achèvement de l'avenue de l Opéra déclare d’utilité publique « la suppression des rues de l’Évêque, des Orties, des Moineaux, du Clos Georgeau et d’une partie de la rue des Moulins »
Donc la rue étant amputée d'une partie, le 20 a dû devenir le 2, ce qui nous renseigne sur la datation des bijoux quand les écrins ou factures sont au 2. 



Charmant bijou, dont une de mes lectrices m'a adressé ces trois photos,  Nadine Demieulle . 



A observer l'écrin,  ce bijou devait pouvoir être porté en broche, pendentif  et même en bijou de tête puisqu' il existe au fond de l'écrin un système pour le porter dans les cheveux.



1881 almanach du Commerce et Boferding est installé 27 rue du Mail




Antiquorum célèbre maison de vente de Genève attribue cette montre à Caillot, Peck & Guillemin Frères, 20, rue des Alouins, Paris, vers 1900.  Or et émail, montre dans une boîte encastrée d'origine. 
Guillemin c'est probable en 1900,... mais les trois associés se sont séparés en 1879, donc quelque chose ne va pas dans l expertise, comme souvent dans les ventes publiques, pas de descriptif des poinçons d'état . Erreur sur l adresse dans le texte original de Antiquorum: Caillot, Peck & Guillemin Frères, 20, rue des Alouins, Paris, vers 1900. Fine 18 ct. Or et émail, montre diamant set fob clignotant dans la boîte encastrée d'origine.




Une montre à trois motifs ovales en chute émaillés bleu cernés de pastilles blanches entre deux chaînettes à maillons ovales ajourés de rosettes retenant une clef et un cachet, surmontée d’armoiries d’alliance ciselées et émaillées polychrome entre deux lions, sommées d’une couronne de compte ornée de perles fines, de rubis et d’émeraudes, la languette en argent (supérieur à 800/000) (petits mqs). Epoque Napoléon III Poids brut 92,9 g Haut. : 16,5 cm Dans son écrin à la forme de la Maison Caillot Peck Guillemin
l'écrin , c'est bien, mais ce n'est  pas une certitude, je préférerais une étude plus précise des poinçons, des diverses marques, du fabricant du mouvement, car de Caillot à Guillemin , aucun n'est horloger.
armor encheres à Saint Brieuc




Belle montre de poche 3 ors 750 millièmes finement ciselés, cadran émaillé blanc avec chiffres romains peints, chemin de fer pour les minutes. Cuvette en or, chiffrée, datée 1893. Dos de boîte monogrammé émaillé. Mouvement mécanique. Elle est agrémentée de sa châtelaine décorée aux attributs de la musique en relief. Crochet en vermeil 800 millièmes repercé et chaînette de sécurité avec épingle nourrice en or 750 millièmes. Elle est accompagnée de son écrin signé Caillot.Peck et Guillemin Frères à Paris. Poids brut: 78 g. Long: 14.5 cm.(en l'état) Vente Thierry de Maigret.


Centre du très beau collier de Caillot et Peck , https://www.eleuteri.nyc/.



Collier de Caillot et Peck  en vente à la maison Eleutéri de Milan et New-york.




Ce bijou a été fabriqué par les frères frères Guillemin,  dans son écrin d origine, le motif central fait 11 cm de haut, il est en vente actuellement à la Tadema Gallery à Londres, une excellente maison: Info@tademagallery.com



Il devait être possible de le porter en broche  vu le système a vis pour le transformer en collier





Guillemin Frères Fin de Siècle Collier Pendentif Or Diamant Perle Turquoise EmailPerle diamant turquoise émail doré H 11,00 cm | L 4,00 cm  | L 50,00 cm Origine France, c. 1900 poinçon du fabricant et tête d'aigle, Etui d'origine  Poids 40.00 grammes Un exemple exceptionnel et rare de collier fin de siècle. Guillemin Frères a créé un merveilleux bijou embrassant la fusion de l'Art Nouveau et de la Renaissance égyptienne.

Cléopâtre et Sarah Bernhardt auraient adoré!






Une broche  trembleuse fleurs en or et en diamant.
Caillot Peck et Guillemin frères à Paris, composée d'une fleur centrale en trembleuse et de deux petites fleurs amovibles, contenant trois  diamants taille anciennes pesant environ 1,60 carats total et
Accompagné d'une boîte encastrée signée Peck & Guillemin Frères.






La maison Koller Auction le date de 1900, je pense que c'est avant la scission donc avant 1878 et après 1874 en raison de l adresse de la rue des Moulins,  ce sont des perles naturelles, les attaches sont émaillées en vert, 2 glands en perles attaches émaillées 2 perles naturelles. L'écrin est signé Caillot-Peck et Guillemin frères 2 rue des moulins Paris




Très beau collier draperie à transformations en or de deux tons 750‰ ,à décor de chevrons sertis de diamants taille ancienne calibrant ensemble 35 carats environ, accompagné d''un peigne en écaille surmonté d''un motif en or pouvant recevoir une partie amovible du collier. (Manque un diamant sur le peigne et le tournevis). Époque Napoléon III. Poids brut : 71,36 g.
Dans son écrin à la forme de la Maison Caillot Peck & Guillemin Frères à Paris. 
Vente de la maison Piasa:   http://www.piasa.fr/







Quatre photos de ce collier de Caillot Pck et Guilllemin vendu par Piasa


Bracelet semi-rigide ouvrant or émail perle et diamants vers 1870, en or articulé, le centre orné d'un motif de noeud émaillé noir à poids en or, centré d'une perle rehaussée de diamants taille rose Maison Sotheby's



Pendentif en émail, opale et diamant, Guillemin Frères, vers 1900
A été vendu récemment par la maison Sotheby's







Autre bijou magnifique de Guillemin Frères: Collier pendentif en émail, rubis et diamant Art Nouveau, vendu par la maison Bonhams, grande maison de vente internationale.
Le pendentif triangulaire représentant une jeune fille aux cheveux roux dans une robe qui coule à travers les joncs, détaillé dans des émaux vifs d'orange et de vert à un cadre en diamant taillé en roses,  avec des rubis en forme coussin et diamants taille ancienne  env. 0.50ct total, pendentif avec marque de fabricant et poinçons français, longueurs: pendentif 3.9cm, collier 46.2cm:




Collier en or, émail, perle et diamant d'art nouveau, de Guillemin Frères vers 1906
Pendentif conçu avec des fleurs de perles baroques, les feuilles décorées de diamants taille anciennes ou en rose et de l'émail vert translucide, se terminant par une goutte de perle baroque, suspendue à une chaîne d'or de fantaisie reliée à intervalles par des perles baroques plus petites et motifs en nœud d'or, longueur pendentif 8.5cm, poinçons français, accompagné d'une facture originale datée de 1906, écrin adapté


Broche vendue par la Maison Sotheby's en émeraude et diamants et signée de Guillemin Frères

Sotheby's et Bonhams par exemple et beaucoup d autres ont recopié que Guillemin avait été repris par Boivin en 1920, mais....pas plus de précisions
Mr René Boivin est mort en 1917, il avait repris plusieurs ateliers de son vivant, comment en avoir le coeur net? Les spécialistes de Boivin ne savent pas!, le livre très documenté de madame Françoise Cailles n'écrit rien a ce sujet, elle serait la plus à même de répondre, mais justement, elle ne répond pas.
J'ai suivi plusieurs chemins de recherches dont:




Mes recherches précédentes ou j avais constaté qu'en 1904 Boivin avait repris "Soufflot"



Cliquer pour agrandir

Les annuaires de 1920, rien ..mais en 1921...



Monsieur René Boivin était  décédé en 1917 et c'est donc sa femme qui continuant l' entreprise avait repris la maison Guillemin,  et c'est bien à l adresse de la rue des Pyramides, la Maison Boivin





Commentaires, précisions, questions ? richard.jeanjacques@gmail.com



Une lectrice assidue, ayant vu les montres  vendue comme étant de "Caillot Peck et Guillemin", m'a adressé une photo d une montre qu'elle détient avec une "marque" Guillemin.



C'est une montre en or avec échappement à cylindres 

 L expert en Gemmologie et Joaillerie que je suis , loin d'être de même en Horlogerie, signale les différents types d'échappements dont celui à cylindre, le plus récent étant l' échappement à Ancre. 


Cliquer pour agrandir



Il est donc bien noté à l intérieur du boîtier: Guillemin 261 rue Saint Honoré Paris"




Il y eut un horloger du nom de Guillemin avant 1789, rue de grenelle, ce doit être lui qui conçut


le mouvement de ce cartel de "Causard horloger du Roy" fabriqué par un Guillemin, horloger 



En 1826 , toujours  Rue Saint Honoré , mais ce ne peut être de par la date, le Guillemin Joaillier!


Et de fait, nous voyons qu'en 1839  il y a un bijoutier  rue Vivienne et un Horloger rue saint honoré


1848


1854 Rue Saint Denis




Un courrier paru dans l intermédiaire des chercheurs et des curieux, cette personne pose des questions, je peux répondre sur un point; le G couronné n'est pas un poinçon  d'horloger, mais plutôt un poinçon de maison commune qui indique dans ce cas que la pendule peut être datée entre le 16 juillet 1770  et le  10 juillet 1771.

Cet horloger ne peut être de la famille du Joaillier.



jeudi 15 juin 2017

Poinçon Charançon dans un ovale et un "M" de forme Onciale



Vous pouvez avoir un jour, un bijou sans poinçon de Maitre, et poinçonné par un Charançon. comment le dater?




Différents exemples du Charançon que je crois utile de rappeler, mais le votre est inscrit dans un ovale, c'est un poinçon de retour. Sous le charançon vous devriez  avoir un chiffre?  grande chance pour que ce soit un 75



Cliquer pour agrandir toutes les images

Puis un peu effacé, un sigle un peu shadokien dans un ovale, c'est le "M" de forme Onciale qui est aussi un poinçon français
Au moins ce bijou peut être daté à un an près: 1891
c'est un bijou qui a été poinçonné pour l exposition universelle de Moscou en 1891 comme le dit ce scan, les droits à la sortie de l objet ont été remboursés, mais au retour de l expo, ce bijou pour être vendu en France devait être poinçonné pour circuler sur le territoire français.
Donc on lui appliquait le "poinçon de retour" le Charançon dans un ovale, qui a été appliqué jusqu'en 1893 comme s'il avait été importé.

Et puis mon amie qui me demande des précisions sur ce poinçon charançon va le regarder avec sa binoculaire de plus près et y trouve ce sigle, différent de la ville de Saumur , sous le Charançon.....nous avons avancé un peu.


dimanche 11 juin 2017

Petites Rubriques: DUHAMEL bijoutier-joaillier peu connu. Roger Levy DEBLED, l homme de confiance d'Alfred Van Cleef et Barbary Joaillier parisien.

DUHAMEL, Joaillier, Paris

Cliquer pour agrandir l' image

Ce bijou est en vente chez Gorky Antiquité qui se trouve 18 rue Duphot  à Paris, mon ami Varujan Krysian, qui pourtant a une grande culture du bijou me demandait si je  connaissais son fabricant: Duhamel.
Je le connais, mais si peu, et pourtant  ce bijou, transformable est de grande qualité, peu de bijoux de Duhamel sont sur le marché, un bracelet, un peigne en corne .....




Le petit nœud de ruban dans la partie supérieure constitue depuis la seconde moitié du XVIIe siècle un thème récurrent de la joaillerie. Le nœud à la Sévigné, qui dessine un enroulement d’or, de diamants, est un des exemples. mais, le fabricant de ce bijou  n'exerçait pas au XVII eme ou au XVIII eme, quoique!!!!


Il y eut un bijoutier, du nom de Duhamel 


Mais celui qui nous intéresse , est celui-ci; et dans le document le plus ancien que j ai trouvé il est en 1833 au 238 rue Saint Martin à Paris.



Duhamel  est toujours dans le 3 eme arrondissement de Paris en 1839 


Il était installé dans ce charmant passage Saint Avoye donnant dans la rue du temple



Puis en  1839-1840-1841, il tiendrait boutique au 3 rue Jean Robert, est ce lui? car c'est dans le 18 eme arrdt de Paris!


En 1845 il dépose un brevet d'invention pour un fermoir et il est installé rue Chapon à Paris.


C'est aussi une certaine célébrité , en raison de sa maladie qui le fait remarquer par l académie de médecine, finalement c'était une forme de gastrite.




En 1857 Duhamel dépose un brevet pour des incrustations d'or sur de l argent, c'est du Damasquinage technique qui provenait de Damas, Le dessin, une fois arrêté à la pointe ou à l'eau forte est creusé à bords vifs. La surface que l'on veut damasquiner est donc préalablement ciselée puis, dans le profil ainsi créé, on introduit un fil en le martelant du centre vers les bords de telle manière que ces derniers se rabaissent sur lui et l'enchâssent. La pièce est terminée avec une lime douce et polie.(wikipédia)



Cette pièce platine pouvait être montée en broche, mais aussi en Collier.


Partie Broche sur laquelle viennent s adjoindre les autres motifs



Ce Duhamel était il le fils d'Albert Leon, car aucune trace de Duhamel dans les poinçons relevés par le Ministère de la Culture, Vever ne le cite pas.
Si vous avez des précisions , des commentaires ? richard.jeanjacques@gmail.com


Roger LEVY-DEBLED, homme de confiance d'Alfred Van Cleef



Roger Levy, l' homme de confiance d'Alfred Van Cleef et Renée Rachel Puissant Van Cleef.

Roger Levy était rentré dans la maison VCA en 1923  comme conseiller juridique et fiscal et chef du contentieux et si j'ai déjà publié des photos de lui , ces deux nouvelles photos  mes sont parvenues ce vendredi 09-06-2017 .
Il était né le 8 mai 1892 à Abbeville, il est décédé à Paris le 6-8-1980, a l âge de 88 ans.


Sur cette photo qui doit dater de 1923, on découvre le personnel de la maison Van Cleef et Arpels à droite, le jeune homme avec la belle tignasse c'est Roger Levy. Alfred Van Cleef avait invité tout le personnel dans sa propriété de Flins, son château qu' il avait baptisé "La Minaudière" bien avant que le  beau vanity case ne soit sorti.

Bien qu' il soit totalement oublié dans l histoire officielle de Van Cleef & Arpels , ce homme est très important . En effet il était le conseiller juridique et fiscal de la maison et avait  l amitié de Alfred Van Cleef.
C'est lui qui conseilla à Renée Rachel Puissant Van Cleef de faire une vente a réméré avant que l' aryanisation ne devienne effective . Et cela a marché, cette vente fut faite à l assureur de Van Cleef ce qui permit aux Arpels après guerre de très vite récupérer l affaire de la place Vendôme.




On peut voir aussi que Alfred Van Cleef lui faisait confiance en le nommant gérant des ateliers Langlois, poste qu' il perdit parce qu' il était juif.

Mr Roger Levy Debled fut chassé de la maison par l administrateur nommé par les Allemands, le joaillier René Bry ( à l'époque rue Sainte Anne et après guerre rue de la Paix), au fait qu’il était juif.
Dans ce rapport très précis, il est ajouté :
« Aucun changement de personnel n’a été effectué depuis le 6/1/1941 sauf deux licenciements par ordre des autorités d’occupation, (ordre du 16/12/1940)
Monsieur Roger Levy dit Debled, israélite, chef du contentieux depuis 1923 aux appointements de 6000frs par mois.
Melle Perla, dactylo, israélite de parents polonais israélites, depuis 1 an environ, aux appointements de 800frs par mois, les deux employé ont perçus le traitement du mois en cours plus trois mois d’indemnités de congés et préavis »



Roger Levy, quand vint la guerre changea de nom, de papiers etc , il prit le nom de jeune fille de sa seconde femme Luce Christiane Constance Debled, il dut déménager souvent pendant la guerre, au passage , en 1942 un peu avant sa mort, il rencontra sa patronne et amie, Renée Rachel Puissant Van Cleef, à Vichy. Après la guerre il revint chez Van Cleef.




Sur cette photo de Gauche a droite : Esther Van Cleef femme d'Alfred, madame Leblanc (polisseuse chez VCA) Mr Roger Debled et Jacques Arpels. 
C'était à l occasion de la petite fête pour les trente ans de maison de Madame Leblanc et Roger Debled.
Les choses étaient rentrées dans l ordre, mais le coeur y était moins.


Au centre , la femme de Jacques Arpels Lucie Hessel qui a fait la une des journaux récemment sous le nom de Lucie Kléné. A sa droite la tête tournée vers la gauche , avec deux broches sur le revers, Esther Van Cleef, née Arpels, et derriere une dame un peu forte à lunettes noires se tenait Gisèle Perla qui avait été mise à la porte en même temps que Roger Levy-Debled par l administrateur de l 'aryanisation, parce qu'elle était juive elle était la secrétaire de Roger Levy-Debled qui lui se trouve debout  à droite de la photo. Roger Debled recevait en 1958 une nouvelle médaille du travail pour ses trente cinq ans de maison.
Gisele Perla était née en 1922 à Kalisz en Pologne et est décédée en 1977 à Paris, elle avait 54 ans.

Des commentaires , des précisions, écrivez moi à richard.jeanjacques@gmail.com


BARBARY. Joaillier 20 rue de la Paix, Paris


C'est un joaillier que je ne connaissais pas, quelle inculture.
Mais il y a si peu de bijoux de lui  sur le marché et pourtant, il fut actif dans la profession.



En 1833 Barbary est installé déjà rue de la Paix.



C'était un précurseur, car  le percement de la rue de la Paix et de l'avenue de l Opera datait de 1806

Le grand Vever, dans son encyclopédie expliquait  que:

C'est ainsi que nous relevons dans l'Azur, dès 1833, le nom de Barbary  qui s'était fait une spécialité des « crayons à mines rentrant sans coulants, des cachets et des garnitures de bureau, des nécessaires à ouvrages pour dames, etc. ».
Le Duc de Luynes le signale dans son rapport comme « exécutant et exploitant avec intelligence ces produits éminement parisiens et commerciaux ». Il cite également son concurrent Bruneau, qui obtint en 1849 une médaille de seconde classe pour des objets similaires. il était le successeur de Beauvisage, rue Meslay, 67.





J'avais remarqué déjà le nom lors d'une vente de la maison Aguttes par l'expertise de Philippine Dupré La Tour qui  notait :
BARBARY 24 Rue de la Paix Vers 1880 Montre de col en or jaune 18K.  Cadran émail, chiffres romains, aiguilles Breguet. Boitier 4 corps, le dos est orné d'une demi sphère teintée rouge dans un entourage de roses.Remontage à clé au dos. poids brut 19,8 gr. Diam 25 mm



Ce bracelet est en or jaune,  petit poignet de 16,4 cm , pèse 24 grammes et est en vente à l heure actuelle chez Gorky Antiquités, anciennement au Louvre des Antiquaires, qui se trouve 18 rue Duphot  à Paris, chez mon ami Varujan Krysian.
Il fut obligé de quitter cet endroit qui regroupait de grands antiquaires de toutes spécialités
La Société foncière lyonnaise, propriétaire du Louvre des antiquaires, compte en effet transformer le site en centre commercial de 15,000 m2 avec des enseignes de mode et de luxe.



1843 le Journal des débats Littéraires, Barbary est indiqué rue de la paix



En 1847 dans l almanach des commerçants de Paris

cliquer pour agrandir toutes les photos

C'est Mr Massimo Dutti qui est actuellement au 20 rue de la Paix avant il y eut  à cet emplacement le magasin de nouveautés À la belle anglaise ouvert en 1824, devenu par la suite l'hôtel meublé de Hollande, puis la maison de parfum Richard Hudnut, entre autres.



1843 dans l annuaire du commerce, je pense que Vever à écrit le peu qui est dans ses livres a partir de cette publicité ancienne.


1855

1858


En 1858_Barbary,  associé a G. Colomb déposent un brevet pour de la gainerie


Leur Brevet


1862 il change d'adresse et se rend au 67 rue Meslay.
Que n'est il resté rue de la Paix quelques années de plus.


Voici le 67 rue Meslay , près de la porte Saint Martin


1862


1862 mention honorable à l'exposition de Londres




1866 dans l indicateur des mariages.





Il participe en 1873 à l exposition internationale de Vienne


REUNION DES FABRICANTS ET EMPLOYES BIJOUTIERS du 1-11-1874
Vendredi soir a eu lieu, à la salle Ghoiseau, 5, rue Chapon, une assemblée générale extraordinaire des membres de la Réunion de la rue Saint-Denis, 151.
La Commission, nommée à l'assemblée générale du 25 mars dernier, pour étudier les divers projets de transformation de la RÉUNION en Société reconnue par l'Etat, a présenté son rapport et les Statuts d'un projet tondant à la création d'une Caisse de retraite pour les employés do la bijouterie.
M. Barbary présidait cette séance, qui a été une des plus orageuses que nous ayons vues. — Après la lecture du projet, la minorité de la Commission a déposé, à la dernière heure, un contre-projet, et en a demandé la lecture. — Une vive discussion s'est engagée dans l'assemblée à ce sujet. — Sur la proposition d'un membre du bureau, l'assemblée a décidé qu'elle , n'entendrait pas le projet de la minorité, qui ne figurait pas à l'ordre du jour.
Le projet de la Commission, mis aux voix, a été repoussé à une écrasante majorité.
Immédiatement après le rejet du projet, la séance a été levée.
L'abondance des matières ne nous permet pas d'ajouter nos réflexions à la suite de ce compte rendu sommaire, nous y reviendrons dans notre prochain numéro.

R. D.



Dans la Revue LE JOAILLIER
janvier fevrier 1874
Dans sa séance du 2 décembre 1873, le conseil d'administration de  la Réunion des fabricants et employés bijoutiers, joailliers, orfèvres, 151, rue Saint-Denis, a eu à étudier trois propositions différentes, mais tendant au même but : faire de la Réunion une Société reconnue par l'Etat.
Nous ne saurions qu'applaudir et encourager de si louables efforts, mais nous croyons utile, avant tout, d'examiner ces trois projets séparément, avec toute l'impartialité qu'exige une question aussi délicate.
La première proposition, qui est de l'honorable président, M. Barbary, tend à transformer la Réunion en Société de secours et de renseignements mutuels.
Par cette transformation, la Société ne serait plus percevable de l'impôt de 20 0/0, et, selon les renseignements pris par M. Barbary au bureau de la préfecture de police, M. le préfet mettrait gratuitement à la disposition de la Société de secours mutuels des locaux et des livres.

M. Barbary, dont le dévouement pour la Réunion est reconnu, cherche tous les moyens possibles pour la faire prospérer, aussi a-t-il développé sa proposition et a exprimé le désir de la voir adopter. Selon M. Barbary, la suppression de l'impôt augmenterait non-seulement le capital de la Société,mais son but tout fraternel nous amènerait des adhérents. Il croit, de plus, à l'utilité de bals et de concerts annuels, qui resserreraient les liens d'amitiè, tout en grossissant le capital de la Réunion.


1874 dans le bulletin mensuel le Joaillier  l article cité plus haut


En 1888 on ne parle plus de Colomb, mais Barbary est toujours rue Meslay



Renseignement pris aupres de Mr Varujan Krysian, car leur couleur et éclat m'interpellaient, ce sont bien des émeraudes de Colombie

Precisions, informations compléménts, richard.jeanjacques@gmail.com