lundi 24 février 2020

René Foy Joaillier et Sculpteur sur Ivoire

Il semble d'après mes recherches que René Foy soit né en 1876 à Paris et mort en 1962 à Paris à l'age de 85 ans.


Raymond Berthélémy

Il fréquenta  l'école nationale des beaux arts, ou il fut l'élève de Raymond Berthélémy (d'après Evelyne Possémé, conservatrice au musée des Arts Décoratifs). Il a exposé pour la première fois  au salon de la société des artistes français de 1898, il n'avait que 22 ans




Il est resté de lui l' image du Sculpteur artiste, alors que des 1897 comme l indique son poinçon à la garantie, il fabriqua des bijoux. Il habitait a ce moment 60 boulevard de Clichy à Paris dans un lieux étonnant et superbe: La Villa des Platanes: je vous laisse la découvrir. 




Cour intérieure de la Villa des Platanes , boulevard de Clichy près Montmartre.



1899

Cette boucle de Ceinture est de rené Foy
Bibliographie: Mourey, Gabriel. «The Art of 1899. The Paris Salons.» The Studio 17 (1899): 3-8. Illustré p. 5.



La même revendue par Maitre Millon: 
Rare boucle de ceinture Art Nouveau en argent doré 925 millièmes figurant une fleur. France, c. 1900. Signature et chiffre gravé: René Foy 29. Poinçons: tête de sanglier, France. P: 108,3 g


Dans Art et décoration en 1899

M. René Foy, qui a trouvé d'agréables motifs de boucles de ceinture, en or patiné et émaillé par endroits; la boucle au fuchsia, par exemple, est d'un joli  arrangement. Mais si ses bijoux sont louables quand ils restent dans cette modération de sujet, de matière et de couleur, il en est d'autres où le goût est moins sur, et dont les divergences de matériaux ont poussé M. Foy à exécuter quelques bijoux ou quelques bibelots d'étagères où l'on sent moins la vision de la main d'un artiste.



Autre boucle fabriquée par René Foy et exposée au salon de 1899  image numérisée sur le livre The Art of 1899 par Georges P Landow.


En 1899 un critique avait écrit:

"M. Lalique est un chercheur qui a droit à l'admiration de ses contemporains, mais, ainsi que je l'ai fait observer l'année dernière, son art précieux qui associe des réminiscences à des innovations d'un goût le plus souvent lourd, est d'un raffinement excessif. Je me garde d'ailleurs de protester contre la vogue dont M. Lalique bénéficie. Je me borne à constater que plus de simplicité ne nuirait pas à l'ingéniosité de ses compositions.
M. René Foy est moins admiré que M. Lalique et cependant il a des trouvailles heureuses. MM. Camille Gueyton et Edouard Colonna ne doivent pas, dans cette série, être passés sous silence."



Peigne créé par René Foy et exposée au salon de 1899  image numérisée sur le livre The Art of 1899 par Georges P Landow



Ce peigne étonnant était dessinée dans la Revue de la Bijouterie Joaillerie mais en 1901



1899 dans le journal "La Presse"  au sujet du livre dont sont tirées les photos  ci dessus et ci-après
Mourey, Gabriel. «The Art of 1899. The Paris Salons.» The Studio 17 (1899)



René Foy, 1899 femme nue en Ivoire et or


Peigne en Ivoire sculpté par René Foy salon de 1899



1899 René Foy par le journal Le Gaulois


1899 Encrier René Foy Photo de Georges P Landow

1899 encrier bronze
George P. Landow, fondateur et webmaster actuel et rédacteur en chef de The Victorian Web , est professeur émérite d'anglais et d'histoire de l'art à l'Université Brown. (De 1999 à 2002, il a également occupé simultanément le poste de professeur Shaw d'anglais et de culture numérique (sciences comp.) À l'Université nationale de Singapour). Il est titulaire de l'AB et du PhD de l'Université de Princeton et d'une maîtrise de l'Université Brandeis et d'un AB ad Eundum de l'Université Brown.




En 1900 (dans la Chronique des Arts) René obtient une médaille d 'Or à l'exposition universelle


Boucle en Argent revendue par Sotheby's



1901 dans la revue de la bijouterie joaillerie un beau diadème de René Foy, existe t il toujours, nous aimerions tous le voir en couleur




Très originale et très belle coupe de René Foy  crée en 1901  photographiée dans la Revue de la Bijouterie Joaillerie

En 1901 la revue de la Bijouterie Joaillerie ecrivit:
Nous y retrouvons l'emploi très fréquent de l'ivoire et celui des gemmes, des pierreries, des matières diverses plus ou moins précieuses, dont la valeur dépend surtout d'un emploi judicieux et dont les colorations harmonieuses ajoutent souvent tant de charme et de douceur à un bijou. L'exposition de M. René Foy témoignait d'une recherche réelle de nouveauté ; rappelons rapidement le diadème aux violettes en cornaline blanche avec des feuilles d'émail translucide aux nervures d'or ; celui aux mimosas d'or, dont le feuillage était formé de 875 émeraudes. Un troisième diadème, formé d'un paon d'émail qui s'étale sur la coiffure, faisait un peu trop songer aux Égyptiens. Un petit cachet de bureau, d'apparence bien fragile, était formé par une statuette de femme en ivoire, les bras ramenés sur la poitrine, et dont la nudité s'apercevait sous la transparence d'un vêtement d'émail translucide.
D'autres objets encore étaient fort intéressants : un pendentif de cinq fleurs de cyclamen sur une feuille d'émail, une boucle où deux naïades d'ivoire contemplent sous un saule pleureur un paysage endiamanté, des peignes avec clématites, des sautoirs, une coupe en jade ornée de vigne vierge, etc. Mais je n'aimais guère, je l'avoue, le grand éventail représentant la naissance de la perle, par Mlle Abbéma ; les branches d'ivoire sculpté et patiné personnifiaient, par des figures féminines d'un dessin et d'un arrangement insuffisants, les différentes pierres précieuses : le saphir, la turquoise, le rubis, le diamant, l'émeraude, l'améthyste, l'opale et la topaze. Des agencements ingénieux, souvent réussis, comme par exemple le collier formé par de longues traînées de lierre auxquelles sont suspendus un faune et une faunesse en ivoire se tenant par la main, méritent d'être retenus, et nous fermons volontairement les yeux sur l'exécution un peu sommaire, et sur le manque de pondération et d'harmonie de certains autres objets, en raison d'une inexpérience qu'excuse la jeunesse de leur auteur. Du reste, si nous avons été quelquefois un peu sévères — je le reconnais — 



1901 international Herald Tribune


1901 René Foy , ce collier en ivoire, or et émaux dans le livre de Henri Vever sur la bijouterie française, rappelons qu'il était sculpteur sur Ivoire




Datée de 1903 à Drouot, pas de poinçon ni de signature et pourtant, ce bijou est vraiment dans le style de René Foy. et a mon avis c'est de rené Foy.

Pendentif figurant une femme en ivoire sculpté dans un entourage en or jaune gravé de feuillages, orné de boules d'opales, l'une d'entre-elles en pampille et partiellement sertis de diamants, dans un décor de glycines. A rapprocher de René FOY: "La Fée aux glycines". Époque Art Nouveau Hauteur: 11 cm Poids brut: 44,4 g Accidents au pied Dans un écrin en forme, manque le collier

Pourtant lorsqu'on lit cet article de 1903:
1903 Revue BJO
Déjà voici M. René Foy qui m'arrête. C'est un convaincu, un fervent du style nouveau; il a quelquefois des hardiesses
hardiesses et je me souviens qu'à l'occasion il m'a estomaqué; cela ne m'empêche pas de lui rendre justice et de le louer, bien sincèrement, comme j'ai plaisir à le faire aujourd'hui.
Son pendentif : jeune femme debout, se balançant sur des tiges de vigne vierge, aux feuilles ornées de fruits, est intéressant et séduisant.
J'aime moins le pendentif: jeune fille en chemise, avec deux lys et deux grosses perles ; mais je déclare très élégante et très artistique la boucle de ceinture fleurs et feuilles d'accacia.



Christie's a revendu cette broche art Nouveau en corail blanc et émail  de René Foy
Conçue comme un visage de femme en corail blanc, avec des cheveux or texturés, rehaussée d'accents d'émail plique-à-jour vert clair, intacte, suspendant une goutte de perle d'eau douce, blanc crème , avec de fortes nuances vertes et rosées, joli lustre, monté en or 18 carats, vers 1900, avec marque de dosage française, montre des signes d'usure normale
Signé René Foy



J espère que Christie's ne m en voudra pas d' avoir voulu essayer de retrouver la couleur du bijou


Signature de René



1901 Plaque de collier étonnante, Un buste de femme en ivoire, cheveux en diamants Iris et fond émaillé. Dans la revue de la BJO




1901  revue de la BJO


 La maison Pestel de Bord a revendu ce Pendentif en or jaune 18 carats (750 millièmes) à décor d'oeillets émaillés rose, jaune et vert sur un fond d'émail translucide vert cloisonné, agrémenté de trois perles probablement fines montées en pendants. Porte le poinçon de la maison de René Foy. Modèle figurant dans le livre «The Paris salons 1895-1914» D'Alastair Duncan, éd. Antique Collectors Club, 1994, p. 264. Hauteur: 6,5 cm Poids brut: 34,3 g



Même pendentif de René Foy  mais moins "riche"




Grosse affaire qui défraya la chronique  apparemment la Diva n'avait pas tout réglé.
Le Figaro relata l'affaire
Sur la recommandation d'une amie, j'ai choisi René Foy pour exécuter la moitié des bijoux qui m'étaient nécessaires pour Théodore. Il fut convenu avec lui que la commande ne dépasserait pas 25,000, ou au plus 30,000 francs; mais, comme le bijoutier était un commerçant, je lui avançai, avant qu'il me livrât quoi que ce fût, la somme de 23,000 francs qui lui fut remise, en plusieurs acomptes, chaque samedi, pour la paye de ses ouvriers.
Quand René Foy me remit mes bijoux, le 3 janvier, je lui demandai ma note, pensant la lui payer, car je supposais qu'il restait dû peu de chose, ayant fourni presque toutes les perles et pierres, ainsi que le justifient les reçus motivés. René Foy me répondit que ma note n'était pas prête, mais qu'il voudrait bien un nouvel acompte, ce à quoi je me refusai.- Et pendant trois semaines, je demandai et redemandai ma note. Toujours même réponse « Elle n'est pas prête. » Un jour, René Foy vint me demander mes bijoux; pour les faire photographier, disait-il. Je refusai de les lui confier, et je vois que j'eus raison. Le lendemain, René Foy vint au théâtre et me dit que le bâton de nacre qui devait remplacer le bâton doré de mon sceptre était prêt. Je me servais de mon sceptre depuis 26 représentations, et je lui fis remarquer qu'il n'était guère nécessaire de le remplacer maintenant; mais je cédai aux prières du bijoutier et lui laissai emporter le sceptre;
Je vous le rapporterai dans quatre heures, me dit-il.
Vous savez, repris-je, que j'en ai besoin pour onze heures.
Soyez tranquille, madame, vous l' aurez. 
Vers huit heures, un coup de téléphone Allô allô! Qui est là? Je suis M. Citroën Je ne vous connais pas! s'exclama la jeune personne qui répondait pour moi pendant que je m'habillais. 
Je suis marchand de diamants, un des plus gros créanciers de M. Foy Je désire que l'expertise de vos bijoux soit faite devant moi.  Je fis répondre que je me souciais peu des créanciers de M. Foy, et que je ne voulais pas entrer en relation avec eux! Ce à quoi le commerçant répliqua « C'est bien Dites à Mme Sarah Bernhardt que j'ai son sceptre, et que je le garde Alors, je pris le téléphone et je me fis répéter les paroles de M. Citroën; et sans lui répondre, je fermai le téléphone.
Une demi-heure après, le téléphone m'appelait à nouveau « Madame, si vous voulez votre sceptre, il est 16, rue Drouot ». Je refermai sans rien dire, et je fis chercher mon ancien sceptre de Théodora, lequel m'a servi pendant cinq cents fois,
Le lendemain, Me Brumeaux, huissier, se présentait sceptre d'une main, papier bleu de l'autre il me remit ma note sur papier timbré. Enfin, je la voyais donc cette note tant désirée Je restais devoir, selon le compte de René Foy: 10,000 francs. Je trouvai cette note follement exagérée et dépassant les conditions.
L'aimable M. Brumeaux me dit « Donnant, donnant; voilà le sceptre contre 10,000 francs » Je fis chercher Me Brissaud, huissier, et je laissai ces messieurs arranger entre eux le différent.
Si j'écris ces lignes, c'est afin dé remettre les choses à leur plan véritable. Presque tous les journaux ont déformé la vérité; la voilà donc absolue. Les reçus datés sont là. Les témoins sont vivants et prêts à répondre à l'appel.  René Foy déclare dans sa demande de séquestre que les bijoux m'ont été livrés le 3 janvier 1902, à l'exception du sceptre. Ceci est enfantin, puisque j'ai joué dans vingt-six représentations, le-dit sceptre en main, et que c'est sur la prière de René Foy que je lui confié ce sceptre pour quelques heures. 
Il déclare encore « Attendu que par suite du refus de Mme Sarah Bernhardt de payer le solde de la susdite facture, l'exposant a exercé sur le sceptre son droit de rétention.» » Ceci encore n'est pas la vérité, puisque je n'ai jamais eu la facture, malgré mes demandes réitérées devant témoins.
Enfin, M. Foy a pensé qu'étant donnée la publicité de cette affaire, je reculerais devant le petit scandale. Il a fait erreur. J'ai été généreuse en confiant à un novice une commande aussi importante; imprévoyante en ayant foi dans sa parole. Je ne regrette rien. On a toujours raison d'avoir un peu tort.
Ce dernier trait si juste et d'une grâce si spirituelle , Sarah Bernhardt le lance dans un de ces larges sourires qui font songer à la soudaine éclosion d'une fleur éclatante, à la fois blanche et rouge. Et tout de suite elle reprend: Concevez-vous cette aventure? 11 y a quelques mois, sur les instances d'une amie et parce qu'il faut aider les jeunes, je prends M. Foix, je confie à ce débutant la commande des bijoux de Théodora, et voilà, en guise de remerciemènt, sa façon d'agir Notez que je ne demandais qu'à lui régler sa note, à ce monsieur! sa note plus qu'aux trois quarts acquittée d'ailleurs. car enfin, dix mille francs, voilà-t-il pas une affaire ?.
Mais on vient chercher l'artiste pour le trois qui commence. Au moment d'entrer en scène, elle me dit encore:
J'ai tenu, vous comprenez, à rétablir les faits pour tout le monde. Je tiens à ce que le public sache et qu'il Juge.
Nous causons maintenant à deux pas du décor une réplique encore, et Théodora va apparaître. On l'entrevoit et déjà un murmure d'attente et d'admiration monte des premiers rangs de  l'orchestre Le jugement du public, le voilà, madame!
Serge Basset.

A propos du diamantaire Mr Citroen, j ai écrit un article sur lui: 




 le Radical le 09/02/1902

Le sceptre de Théodora
On demandait hier, au tribunal des référés, la nomination d'un séquestre chargé de remporter tous les  soirs, après chaque représentation de Théodora, le sceptre sur lequel s'appuie Mme Sarah Bernhardt.
Surmonté d'une tête de lionne emblématique en cristal-de roche taillé, cet insigne est en or curieusement fouillé, représentant des figures byzantines, enrichi de perles et de diamants et rehaussé de nacre serti dans l'or. Il s'appuie sur une griffe de lion où Mme Sarah Bernhardt a fait graver son chiffre, qui lui sert de cachet.
C'est de cette oeuvre d'art, aussi curieuse que riche, qu'on demandait la mise sous séquestre. L'artiste, en effet, après l'avoir livrée sans être complètement terminée et n'ayant reçu que 23,150 francs sur le montant de ses fournitures, prétendait exercer son droit de rétention jusqu'à parfait paiement sur cet objet, qu'on lui avait rendu pour y mettre la dernière main..Mais, cependant, comme il n'entendait pas priver Mme Sarah Bernhardt du plaisir de paraître dans son rôle avec tous ses avantages, il demandait en référé la nomination d'un séquestre qui mettrait tous les soirs le sceptre en question à la disposition de l'artiste et le remporterait après chaque représentation.
Cette manière d'exercer son pouvoir n'a pas paru  à Melle Sarah  Bernhardt pouvoir se  concilier avec les prérogatives d'une illustre impératrice et ses propres droits de propriétaire d'un objet qu'elle avait commandé et qui lui avait été livré, et elle résistait à la mesure sollicitée  qu'elle qualifiait de vexatoire.
Dans ces conditions, le président des référés, M. Ditte, après avoir entendu les observations de Me Desouches, avoué de M. René Foy, et de Me Cheramy, pour Mme Sarah Bernhardt, estimant qu'il n'y avait aucune urgence à ordonner la mesure demandée,a décidé qu'il n'y avait lieu à référé.

Toute la presse était pour la Diva  Sarah



C'est pour cette pièce de théatre que René Foy avait réalisé divers bijoux pour Sarah Bernhardt




Evidemment vu la réputation de Sarh Bernhardt , le président débouta cette demande de référé



1902 critique très dure envers René Foy


Beau pendentif de René Foy cité ci dessous par le site Arnet 
René Foy (français) Titre: pendentif rare dans Form eines Pfaus, version 1900 or, émail, opale Taille:
7,2 cm (2,8 pouces)







1903 dans la Revue de la Bijouterie pendentif ivoire et émail  



Etude de Pierre Bergé: Bague large en or 18K (750) ajourée d'une course de liserons.
Signée. René Foy  Travail du début du XXe siècle.




1903

Une critique très dure et même partisane.
1903 Art et décoration
Mais que dire de M. René Foy? sinon qu'il ignore la simplicité et le bon goût, et
que ses envois s'en ressentent terriblement.
Il est triste de constater que dans cet amoncellement de vitrines, dont certaines contiennent les pièces à la douzaine, bien peu de celles-ci peuvent être défendues. La presque totalité ne sort en aucune façon de la production courante,et le visiteur est en droit de se demander pourquoi cette bijouterie soit-disant artistique est admise au Salon alors qu'elle n'aurait jamais dû sortir de l'étalage. Le Salon est-il destiné à encourager la production commerciale? Alors, c'est parfait. Mais si, comme je le crois, il n'est destiné qu'à présenter au public l'effort d'artistes consciencieux, que viennent faire ici cette bimbeloterie, ces bijoux bons souvent à orner la poitrine de sauvages, cette maroquinerie de mauvais goût?
Le danger est double. C'est en effet encourager les efforts de producteurs dont l'activité serait beaucoup mieux employée souvent
de façon différente. C'est aussi fausser le goût du public, qui, de bonne foi, croit voir dans les choses exposées, des oeuvres  hors de pair, alors que le visiteur averti n'y peut trouver, lui, que la production banale et courante d'ateliers commerciaux, sans plus.




J ai repris le texte de la Galerie Tadema de Londres

RENÉ FOY

Les vierges vestales. Une broche / pendentif classique important dans le style de l'antique

Or, ivoire peint, émail, diamant et perle


H 5,00 cm (1,97 pouces) | L 5,60 cm (2,20 pouces)


Origine France, v. 1900

Marque Signature 'René Foy' (gravée) au revers de la broche. La broche avec la marque de la tête d'aigle et les fabricants.  

case Fitted Case

Très bon état

«Les vierges vestales»

Un bijou classique important dans le style de l'antique par le joaillier parisien Art Nouveau René Foy.

Colonade semi-circulaire de colonnes ioniques. Entre les chapiteaux, des guirlandes florales émaillées. Le motif central est celui des Vierges Vestales qui dansent autour de la flamme sacrée soutenue par une demi-colonne.

Un bijou extraordinaire de René Foy dont la contribution à l'Exposition internationale de Paris 1900 a été très appréciée.

Le raccord de broche peut être dévissé pour permettre les boucles de suspension articulées 



Cette broche nous permet de vérifier une fois encore la signature de René Foy

Littérature

Jewels & Jewellery, Clare Phillips, Thames & Hudson / V&A, illustré Art Nouveau à Paris et Bruxelles p.112

Bijoux Art Nouveau, Vivienne Becker, 1985, p. 219, pl. 119. The Paris Salons 1895-1914, Jewellery, Alastair Duncan, 1994, Vol 1, The Designers A-K, p. 264-270

La Belle Epoque de la joaillerie française 1850-1910, Thomas Heneage & Co Ltd, 1990, p. 231-233

Maintenant, ce bijou de la Tadéma Gallery à Londres, se trouve  dans la collection du Victoria & Albert Museum,

Donné par Sonya à la mémoire de David Newell-Smith decedé il y a peu. il était un grand photographe, mais aimait la Joaillerie que Sonia vendait.
https://www.theguardian.com/artanddesign/gallery/2017/jul/22/david-newell-smith-the-art-of-the-newspaper-photographer





Ci dessous commentaire du Victoria & Albert Muséum
En 1901, le correspondant parisien du magazine The Lady's Realm décrit René Foy comme «un exposant régulier aux Salons, son travail mérite toujours une mention spéciale». Des photographies de bijoux qu'il exposa aux Salons de Paris entre 1899 et 1903, et des œuvres exposées à l'Exposition Universelle de Paris en 1900 subsistent (dont un collier illustré dans l'histoire en trois volumes de Vever `` Bijoux français du XIXe siècle ''). Ceux-ci indiquent que, bien que maintenant peu connu, il était une présence notable dans les bijoux français au tournant du siècle, exposant des travaux de style art nouveau en or émaillé et ivoire sculpté. Il a également conçu pour la scène, imaginant des bijoux et autres articles pour l'actrice Sarah Bernhardt dans le rôle-titre de la pièce de Victorien Sardou, Théodora, dans sa renaissance en 1902 au Théâtre Sarah Bernhardt à Paris. 
 Selon John N. Raphael dans son article Les Bijoutiers-Poètes de Paris "René Lalique, Foy, Fouquet et Vever, et quelques autres peuvent être considérés comme les pionniers de la renaissance de la joaillerie". Il est dépeint comme une figure flamboyante faisant la promotion des bijoux en tant qu'art et s'oppose bruyamment aux bijoux sertis de pierres précieuses plus conventionnelles. La date exacte de cette broche est inconnue bien qu'un peigne en ivoire avec une sculpture similaire soit inclus dans une photographie de l'exposition de Foy au Salon de 1899.



La Belle Otéro

Sa réponse à l'apparition de La Belle Otéro aux Folies Bergère dans son corselet de diamant est enregistrée comme «barbare, non raffinée, non moderne, inesthétique!»; tandis que l'auteur signale son `` dégoût des cris de rubis, d'émeraudes et de diamants qui font le comptoir Hatton Garden d'une femme, au lieu, comme elle devrait l'être, d'une photo dont les bijoux sont le cadre et la mise en valeur ''.




René Foy , toujours avec l utilisation de l'ivoire et l émail

1902 revue BJO  vever
Que ce soit dans l'un ou dans l'autre Salon — qui semblent aujourd'hui bien près de fusionner, tellement entre eux la similitude est grande — le public s'intéresse très sérieusement aux choses de nos industries. Il entre maintenant dans ses moeurs de connaître les noms des artistes, leur genre, leur note personnelle; il recherche certaines vitrines et disserte parfois fort judicieusement sur les progrès réalisés. C'est ainsi que l'on peut entendre des conversations très instructives devant les oeuvres, plus particulièrement charmantes cette année, de M. Lucien Gaillard, de M. Georges Fouquet, de M. Feuillâtre, l'émailleur ; de MM. Joe Descomps, Falguières, Becker, Bonny, Mangeant, Thesmar, Jacquin, Vernier, Hirtz, Grandhomme, Tourrette et de tant d'autres qui seraient également à citer.
M. Dubret expose la plaque de collier avec sirène dont il avait présenté l'intéressante maquette l'année dernière. M. Charles Boutet de Monvel est très en progrès. M. René Foy a envoyé des dentelles et très peu de bijoux, pour ainsi dire en manière de carte de visite. M. de Ribaucourt, lauréat du 1er prix au concours de dessinateurs organisé récemment par la Chambre syndicale, présente des oeuvres délicates et raffinées. Les émaux exécutés par M. Alexandre Riquet, d'après les dessins de Bracquemond, ont un réel succès.
En somme, le progrès de l'art du bijoutier, de l'orfèvre et de l'émailleur est certain. On sent que les oeuvres exposées ont été plus étudiées, mieux réfléchies ; elles révèlent plus de sagesse et de pondération et font espérer que bientôt les excentricités — il y en aura toujours — n'existeront plus qu'à l'état exceptionnel.



1903 la Vigne Vierge or et émail revue BJO



1904  j ai trouvé sa faillite dans le journal "Le Rappel" ce qui expliquerait sa carrière de Joaillier assez courte,  c'est bien son adresse, proche de l avenue Malesherbes et du parc Monceau. A cette époque une faillite c'était le déshonneur, on ne pouvait plus s'installer




Une sombre affaire en 1904 relatée par le Journal Gil Blas


Commentaire du "Mois Littéraire" en 1907

Sa faillite explique peut être que  ses pièces soient fabriquées en collaboration avec la maison Nunès


En revanche en 1911, il est domicilié chez MM Spaulding et Cie  36 avenue de l'Opéra  et ses bijoux sont indiqués comme appartenant à la maison Gorham  Company de New York





René Foy qui avait  exposé  au salon des artistes français de 1901-1902-1903-1907 exposa une derniere fois en 1911, il avait 35 ans



1925, De retour


1926 dans le journal Comoédia




David Felix Foy était Né le 6 novembre 1850 à Bordeaux, 33063, Gironde,
Banquier il était le père de René et Paul Foy il s'était marié le 20 janvier 1876,
Paris-IXème, 75109, Paris avec Eugènie Léa Jeanne MAYRARGUES 1858-1932
Certainement en vue de la naissance de René Foy, Jeanne Mayrargues avait
18 ans.

Paul émile Foy était le frère benjamin de René Foy, né en 1879 il est décédé en 1970

  Isaac Louis René Foy  qui était né le 21-11-1876 décède le 22 avril 1962  a Paris, il avait 85 ans

Un grand regret, peu d'oeuvres de lui sont sur le marché.

Commentaire ci-dessous, ou m'ecrire: richard.jeanjacques@gmail.com

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Rue de la Paix en 1923

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