vendredi 5 août 2022

Gonon, un joaillier comme tant d'autres, oublié!!

 

Par hazard, j'ai trouvé sur Ebay, une revue avec à intérieur, un reportage intitulé "Des Bijoux qui vivent". Manque la couverture, je la situe vers 1911. Car cette revue "Le mois littéraire et pittoresque" est conservée à la bibliothèque nationale, mais il manque 3 années 1911-12-13 et je n'ai pas trouvé mon joaillier dans celles conservées.

Ce Joaillier n'est pas connu (apparemment) et quel dommage que rien ne subsiste de son travail. Il s'appelait Gonon, mais l'article ne cite pas son prénom. Je n'ai trouvé, malgré mes recherches, qu'un seul joaillier possible.


Ne sait-on jamais ? Quelqu'un lira-t-il un jour ce poinçon ? B.G. Avec un révolver.

Les photos ne sont pas très nettes mais ce sont des bijoux art nouveau. La revue nous indique qu'il était un tout jeune apprenti de Saint Etienne, a 13 ans il ciselait des armes (à coup sûr dans l'une des nombreuses manufactures d'armes de la ville) Il aurait appris à incruster dans les plaques de couches de ces armes, de l'or jaune et de l'or vert. Le soir le jeune apprenti s'amusait à travailler pour lui, il fabriquait des bijoux. 

Puis il aurait fait l'Ecole des Arts de Saint Etienne, puis à Paris, l'école des beaux-arts ou il étudia la gravure en médailles

Mr Gonon, aurait eu un atelier boulevard de Sébastopol à Paris, il semble qu'il ne travaillait que pour des clients privés, sans vitrines d'exposition de ses productions.

L'article dans "Le mois littéraire et pittoresque" précise que Mr Gonon  fabriquait des bijoux personnalisés, créés pour ses clients, et souvent avec l'idée du client, du "dessin gouaché au modelage en cire, de la maquette en métal doré jusqu'à la réalisation en or.

Ce pendentif broche, art nouveau, ne manquait pas d'originalité, peut-être un jour ressuscitera-t-il par le biais d'une vente aux enchères ou chez un antiquaire en joaillerie.



Ce bijou est tout à fait dans le ton "Art Nouveau"







Peut-être qu'un lecteur pourra compléter mon sujet ?





 Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. Marcel Proust dans "Du côté de chez Swann"

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