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lundi 7 décembre 2020

Autres Bijoutiers-Joailliers peu connus de l art deco 1895-1914, mais qui eurent leur importance .



D'autres dessinateurs, ou professionnels du bijou ont eu de belles idées dans l'époque Art Nouveau, mais il n ont pas été reconnus dans le temps.



Par exemple ce joaillier des années 1900, Georges de Ribeaucourt dont peu de bijoux sont revenus sur le marché, a part cette bague or et tourmaline




Par exemple la revue de la Bijouterie Joaillerie en 1903 citait: 
Très intéressante l'exposition de Georges de Ribeaucourt. Je ne saurais oublier qu'il fut l'un, des lauréats particulièrement remarqués des concours de la Chambre syndicale de la Bijouterie, et il y a plaisir à constater que, chaque année, il accuse un nouveau progrès dans l'art gracieux auquel il s'est voué; on verra avec plaisir les reproductions de quelques-unes de ses oeuvres nouvelles.




je trouve très beau ce coffret à bijoux de Georges de Ribeaucourt, créé en 1904, parmi certains excès de l'Art nouveau, ses lignes sont une réussite.
De Ribeaucourt , élève de l'école des arts décoratifs, s'était d abord orienté vers le dessin industriel.
Il travailla avec le dessinateur Camille Sturbelle aux environs de 1902 et ils créèrent ensemble des bijoux en pierres précieuses ainsi que des bijoux d'Art.




En 1902 il gagna le premier prix d un concours organise par la Revue de la bijouterie Joaillerie Orfèvrerie,


Une explication du, "comment porter ce bijou ce tête "



1903 belle pendule de De Ribeaucourt, observez le balancier.
En 1902 il expose une collection d objets d'art et des dessins de bagues prêtées par Sarah Bernhardt (Evelyne Possémé) Il aurait également travaillé avec la maison Arthus Bertrand.

 Le défaut de tous les autres projets récompensés, ceux de MM. Ribeaucourt, Gilbert de Péjac, Louis Bouché et Léothaud, c'est que les plats ne sont point du tout assez creux pour contenir en sécurité viandes, légumes et garnitures, et pour pouvoir être portés et passés à la main sans danger de répandre les sauces.
M. Ribeaucourt y a paré en quelque mesure par un artifice original : il a coupé diamétralement le marli de ses plats d'un ovale ou d'une ellipse qui déterminent sur tout le pourtour, entre le rebord extérieur et le creux du plat, un plan légèrement incliné et une arête de surcroît, et qui feraient ainsi écouler vers l'intérieur ce qui déborderait sur le marli. Si, d'ailleurs, son légumier est un peu lourd, et si sa saucière mince et coupante manque de base, la Forme de ses plats est pure, et leur décor de Feuilles persillées et de Fleurettes en ombelle est bien massé et jeté avec une décision élégante. (Art et Décoration en 1906)


Bague de Georges de Ribeaucourt




1906 dans la revue de l Art Décoratif



Ernest Guyot, dessinateur, illustrateur, graveur (lithographe), peintre et photographe. - A travaillé comme décorateur céramiste à la faïencerie de Gien, Loiret (1878-1883). - Collaborateur de "L'Illustration" (1883-1938), du "Petit parisien", de "L'Écho de Paris". - Père du photographe Jean Clair-Guyot, il a aussi dessiné des bijoux.



En 1895 en tant que jeunes élèves de l'école Bernard Palissy, Guyot et Goujon ont eu le prix d'atelier




En 1897 , au concours de la société d'encouragement  à l'Art et l'Industrie, le 1 er prix pour un monogramme pour la société est attribué à Goujon.



Voici son monogramme



En 1905 une planche de bijoux intéressants  dessinés par Ernest Guyot, 



C'est homme, Ernest Guyot qui collabora de 1883 à 1938 à l 'Illustration était donc un artiste complet , que sont devenus ses bijoux?



T.H. Goujon   était installé comme ciseleur en 1859-60  et cette page date de 1905




Jules Nègre en 1905-1906




1906 Jules Nègre obtient le premier prix du concours organisé par Linzeler
Non seulement le premier prix qu il décrocha était de 1000Frs (Compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 1 000,00 Francs en 1906 est donc le même que celui de 397 244,03 Euros en 2019.) mais de plus l'édition de ses modèles par Linzeler. Ce qui a certainement été réalisé, mais ou sont passés ces bijoux ???,





Dans la Revue Art et décoration de 1906
Le programme comportait les principales pièces de la vaisselle d'argenterie usuelle d'une table bourgeoise : plat rond, plat ovale, légumier, couvert, saucière et salière. Leur forme devait être obtenue tout entière par le travail du marteau et des bigornes ; leur décor pouvait se composer au besoin d'éléments fondus, soudés et ciselés. Les concurrents avaient à fournir, avec des coupes et des rendus, des modelés de toutes ces pièces.
Le programme avait clairement défini toutes les conditions de forme auxquelles ces pièces devaient satisfaire pour être d'usage. On s'étonne que M. Jules Nègre, classé premier avec distinction, les ait seul observées; et une fois de plus, comme il arrive en cette sorte de concours, on remarque que ce qui a le plus manqué aux artistes n'est point l'invention, l'ingéniosité, la fantaisie, mais la réflexion, le bon sens et le sens pratique, ou simplement une lecture attentive du programme proposé.
M. Nègre est un technicien excellent et il a le goût sobre et juste. 11 a formé ses pièces de courbes à la fois simples, pures, amples et originales. Ses plats larges et profonds sont propres à contenir les aliments et les sauces ; ils sont commodes à manier, et avec la discrétion de leur décor, avec leurs beaux passages de courbes qui remplacent gorges et moulures, ils sont aussi faciles à nettoyer. Le décor offre de légères branches de capucines, feuilles et fleurs, repoussées sur les bords et sur les marlis; la naissance de ces branches aux deux bouts de l'ovale, ou en deux points opposés de la circonférence des pièces, mai que ingénieusement en saillie un petit ressaut ou le marlï déborde un peu et qui est ainsi très commode pour la prise en mains. M. Nègre avait ajouté à ses pièces modelées un fragment d'exécution, en argent blanc, d'un métier délicat et sûr : on s'assurait ainsi que les formes et le décor de ce service s adaptaient parfaitement à la souplesse du repoussé d'argent et que l'artiste, en modelant son décor à fleur de surface, avait prévu comment l'oxydation colorera bientôt ce très bas relief de l'ornement.
M. Jules Nègre aura donné ce qu'on attendait de ce concours, un bon modèle d'édition; sa saucière et sa salière, il est vrai, n étaient pas assez étudiées; mais, du reste, avec un peu plus d invention, et, avec un peu plus de caractère décoratif, son projet "'eût rien laissé à désirer"



Ce très beau plat de Jules Nègre date de 1906  était publié dans "l'Art décoratifs aux salons de 1906"

Revue de l art ancien et moderne 1906 Jules Negre
Concours d Orfèvrerie
Le n° 2, enfin, avait su présenter des objets des plus intéressants, de bonne tenue générale, très joliment et très adroitement décorés d'un arrangement de capucines en relief délicat. Les plats, de contour agréable et de coupe pratique, le légumier facile à exécuter, à entretenir et à utiliser, accompagnaient la saucière, malheureusement trop circulaire, presque un Loi.
Au scrutin, le jury a classé ces quatre concurrents de la façon suivante : 1er prix, 1.000 francs, M. Jules Nègre (n° 2) : 2e prix, 500 francs, M. G. de Ribeaucourt (n° 11) : 3° prix, 300 francs, M. Gilbert Péjac (n° 12) ; 4e prix, 200 francs, MM. Louis Bouché et Louis Leautain (n° 13).
En résumé, ainsi que nous l'avons constaté plus haut, peu de concurrents connaissaient bien la technique de l'orfèvrerie, et surtout de l'orfèvrerie d'argent. La souplesse de ce métal, la facilité avec laquelle il se travaille et se soude, sa couleur et le degré d'oxydation qu'il peut prendre et qui doit compter dans l'étude du décor à y adapter, sont ignorés de la plupart. De même, parce que l'argent se fond, on semble penser que beaucoup de pièces peuvent être fondues, alors que ce procédé doit être réservé à l'accessoire seul du décor, les formes pouvant toutes se réaliser au marteau, et le décor se repousser dans le métal même.
C'est le grand mérite de M. Jules Nègre d'avoir utilisé ces conditions essentielles, sans préjudice des qualités d'art et de pratique qui lui sont communes avec nombre de ses concurrents

Ou sont passées ses pièces, bijoux ou orfèvrerie?

Paul Hesbert en 1906



Presque rien sur ce dessinateur  pour ces peignes réalisés en 1905 , peignes en corne sculptée, motif libellulle ou fleurs de cerisier.

En 1900 nous apprenons qu' il fait partie de l amicale des anciens élèves du Lycée Janson de Sailly et qu' il est décédé en 1932 a Provins, mais enterré au cimetière des Batignolles.

En 1903 la revue de la BJO le citait ainsi: "Une bonne note à M. Paul Hesbert pour sa boucle de ceinture argent, ses peignes écaille, platanes et algues"

Eugène Lelièvre



Un beau fermoir de manteau fleuri en argent et vermeil par l'artiste et orfèvre français Eugène-Alfred Lelievre. Son atelier était au 14 bis rue des Minimes, Paris. Lelievre a exposé à La Société des Artistes Décorateurs, La Société des Artistes Français et La Société Nationale des Beaux-Art.

En 1892 il avait exposé " La vague;" statuette, marbre. LELIÈVRE (Eugène-Alfred), né à Paris, élève de MM. Mittenholf et Philippe May. — Boulevard . Richard-Lenoir,Paris né en 1856, à Montmartre, à la fin de sa vie en 1945  il demeurait 16 rue du grand prieuré Paris 16 eme.



En 1902 au salon des arts décoratifs  Eugene Lelièvre en collaboration avec son frère Octave Lelièvre obtient la médaille de 3 eme classe .




Bague avec feuilles et boules de Gui , opale d 'or vers 1904  poinçonnée Hibou dans un ovale


EXPOSITION DES ARTISTES DECORATEURS  dans la revue Le Panthéon de l industrie de 1906 

M. EUGÈNE LELIÈVRE Sculpteur
Entre autres qualités, l'art décoratif a celle de permettre de douer de beauté les objets les plus ordinaires et les matières les plus variées.
Nous venons de nous en rendre compte encore une fois en examinant au Pavillon de Marsan une grande vitrine de.. deux mètres .sur un mètre, dans laquelle M. Eugène Lelièvre, sculpteur, 12, rue Debelleyme, à Paris, nous présente différents objets d'art.
Nous voyons là un ensemble de toutes les matières traitées par l'artiste, et ces matières comprennent le bois, le grès, le fer, le bronze, l'argent, l'or, et les pierres.
Parmi les différents objets exposés, nous citerons : un coffret ombellifères, en néphrite et bronze doré ;Un coquillage en argent avec ornementation de flore et de faune marines, qui a valu à son créateur le premier prix de ciselure ;Un calice « Lys », en argent patiné, appartenant au Musée des Arts décoratifs ;
Un vase « Maïs », acquis par le Musée Humanitaire de Milan ;
Un vase « la Soif », en bronze patiné, fondu à la cire perdue' et exécuté pour être dédié à l'Association des Filles-Mères. On voit sur ce vase une mère allaitant son enfant. et, dans le bas, une source vivifiant fleurs et fruits de ses eaux pures. L'ensemble de cette décoration exprime admirablement la vie et sa fécondité.
Citons encore un drageoir « Iris », en bronze doré et argent, pièce unique, exécutée pour la Manufacture de Sèvres.
Par ces différentes œuvres, M. Eugène Lelièvre se prouve un de nos meilleurs décorateurs et nul ne sait, mieux que lui, exprimer une idée, toujours noble et grande, avec les seuls moyens de son art.

Du reste, M. Eugène Lelièvre a été médaillé au Salon ; il est, de plus, membre du Comité de la Société des Artistes Décorateurs, organisateur de la loge d'artistes que l'on a pu admirer au Petit Palais en 1904, et il a obtenu une médaille d'or à l'Exposition de 19.0.0. A Saint-Louis, nous le trouvons hors concours et nous devons encore mentionner qu'il est officier d'Académie et qu'il a obtenu un prix du ministre à l'Exposition d'Horticulture de France.
M. Eugène Lelièvre est ainsi au premier rang de ceux qui ont compris la nécessité d'un effort énergique pour résister aux assauts des industries d'art de l'étranger et qui auront doté notre pays d'un style nouveau et bien à lui.






Au salon de 1906 Eugene Alfred Lelièvre
Orfèvrerie et bijoux avec en haut, au centre un pendentif miroir ouvrant grâce a la charnière du haut, "qu'est ce que j ai pu en fondre des pendentifs glace que les clients me confiaient pour un travail à façon!!!!!"NDLR





La maison Christie's a revendu cette boucle  d'EUGÈNE ALFRED LELIEVRE; BOUCLE en
vermeil  à décor d'un visage de nymphe,  estampillé,  marques 3 1 / 8po. (8cm. De haut)




En 1909 les deux frères  sont associés  et installés au 52 rue de Turbigo:Octave le plus jeune est né en 1869 et décédé en 1948.


Un généalogiste , membre de sa famille, Jean Armager, a bien voulu me confier deux photographies de Eugene  Lelièvre, sur celle ci en 1911 Eugene a 55 ans 



A gauche 1 calice argent, patiné or , en 1912 des frères Lelièvre.




Revendu par la maison Millon, Boucle de ceinture symboliste en argent ouvragé et plaque d'ivoire. Décor finement ciselé figurant un visage féminin dans un environnement bucolique. Signé "E. Lelievre", monogrammé "E" dans le décor et poinçons d'orfèvre sur la boucle et sur la plaque au dos 6,8 x 6 cm.

Il vendit  beaucoup de travaux en bronze, vase, vide-poches etc , en collaboration avec la fonderie Colin.


Sur cette photographie Eugène a 81 ans , en 1938



Ribe Roy





Ribe Roy fut tres critiqué   il fournissait la maison du marchand d'Art Bing, Siegfried Bing dit improprement Samuel Bing, (Hambourg, 26 février 1838 - Vaucresson, 6 septembre 1953), est un marchand d'art, collectionneur, critique d'art et mécène français d'origine allemande.



L'Entrée de la galerie Bing 




Ribe Roy exposa dans le salons parisiens en 1906 voici sa page de boucles de ceintures en métaux patinés, Je n ai pu trouver d'autres réalisations de lui en bijouterie.

Gaston Lafitte




Voici sa participation aux salons de 1906 c'est a dire:
L'ART DÉCORATIF
aux Salons de 1906
SOCIÉTÉ DES ARTISTES FRANÇAIS
SOCIETE NATIONALE DES BEAUX-ARTS

J ai écris longuement sur Gaston Lafitte dans mon article:


Cela vaut la peine de le lire, je crois.


Peghoux Brunet:


En 1904 la revue de la Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie 




En 1906 il est cité dans les "salons de Paris" pour ce grand pendentif : Des femmes, des fleurs, émaux et diamants, aussi pour ce pendentif Chimère rubis et un autre Chimere émeraude et diamants  une bague Rèverie et une bague Damnés le tout étant édité par madame G.Brunet



En 1908 il est indiqué au boulevard Picpus  comme "ciselure de bijoux en tous genres"

E. Quentin


Cet homme Eugene Quentin est joaillier, toutes ces épingles de cravates ou de chasse sont de sa fabrication et il est membre du comité des conseillers du commerce extérieur de la France en 1910 une distinction importante et pourtant, peu de choses restent de lui, 



Le poinçon de Eugène Quentin.



1906 Eugene Gustave Quentin est au 51 rue Etienne Marcel à Paris




1908 Quentin est présent à l'Exposition Franco Britannique de Londres et obtient une médaille d 'Or.


C'est aussi en 1908 qu'il est nommé Officier de l instruction publique


Tiffany: 



Au salon de 1906 " Tiffany , installé aussi en France présenta des  bijoux et émaux, puis ci-dessous, dessinés par "François" un pendentif combat de coq et un beau motif pour collier.



J ai déjà traité de Tiffany et Louis Comfort et vous invite a consulter le chapitre:


Louis Aucoc

Louis Aucoc exposa aussi en 1906,  c'est  en 1907 qu'il va se retirer de son affaire et laisser sa maison dans les mains de Georges qui la dirigera  jusque dans les années 1926-27
J ai traité longuement la maison Aucoc sur "Bijoux et pierres précieuses"

Si vous possédez des compléments d information, vous pouvez commenter ci après cet article  ou m'écrire à richard.jeanjacques@gmail.com



dimanche 29 juin 2025

Georges DERIBAUCOURT, joaillier, sculpteur, peintre, plein d'avenir, décédé à 26 ans.

 Georges est né DERIBAUCOURT et est décédé  DERIBAUCOURT



Georges Louis Eugène Deribaucourt est né le 8 mars 1881 a Soisy sous Montmorency dans l'ancienne Seine et Oise, mais ses parents habitait à Paris 41 rue de Rome dans le 17 ème arrondissement, il était le fils de Alexis Louis Maurice Deribaucourt et de  Clara Joséphine Féré
Pourtant il est le plus souvent connu sous le nom  de Ribeaucourt, de Ribeaucourt, de Ribaucourt.....

Georges Deribaucourt est décédé à l' âge de 26 ans .
Il se fait connaitre en 1900 comme étudiant, il lui reste donc 6 ans pour faire carrière, ce qui est court et pourtant!!! je vais donc essayer de retracer son parcours malgré les mystères qui l'entourent.


             Ecole des Arts Décoratifs, rue de l'Ecole-de-Médecine, 6ème arrondissement, Paris.

1900: M. Larroumet a mentionné les progrès réalisés par l'art décoratif depuis 1878. Il a aussi parlé des perfectionnements apportés à l'Ecole, grâce au concours précieux que lui a fourni le directeur, M. Louvrier de Lajolais.
La musique du 111, de ligne s'est ensuite fait entendre, et l'on a procédé aussitôt après à la lecture du palmarès.
Parmi les noms des élèves, section des jeunes gens, ayant obtenu les récompenses du ministère de l'instruction publique et:de la direction des beaux-arts, nous relevons ceux de MM. Charles Dibay, Louis Bleuz, Jules David, Victor LImer, Georges Chauvet, Georges Deribaucourt, Emile Décorchemont, Paul Ginuys.
Le grand prix de la Réunion des fabricants de bronze, de fer et de zinc d'art a été obtenu par M. Ernest Mulier.
Les élèves dont les noms suivent ne feront, en vertu de la loi, qu'une année de service militaire :
Brachet, Rieux, Cana, Lhuer, Le Turcq, David, Deribaucourt. M. David a en outre obtenu un grand prix de 300 francs et M. Deribeaucourt le grand prix d'honneur.
Des livrets de caisse d'épargne ont été accordés à MM. Genuys, Mulier, Legrand, Robinet, Faguct, Rioux, Cadaf, David, Décorchemont, Brachet, Le Turcq.
Parmi les noms des élèves (section des jeunes filles) ayant obtenu les récompenses accordées par le ministre de l'instruction publique et le directeur des beaux-arts, nous relevons ceux de Mlles Claire de Massol, Schœneweck, Arlin, Cathalifàuà, Puyplat, Hudélot, Maillart, Barrai.
Le grand prix d'honneur  a été décerné à Mlle Alice Puyplat.
Immédiatement après la distribution  des récompenses, il a été procédé à l'ouverture de l'exposition des travaux des élèves, qui est faite à l'Ecole, rue de l'Ecole-de-Médecine et rue de Seine, et qui restera ouverte jusqu'au 29 juillet.

Cela commençait mal, déja deux orthographes différentes de son nom dans cet article


1901 en vertu de la loi, il n'a fait qu'un an de service militaire, il le quitte avec le grade de caporal


Cette bague  a été créée en 1902


1902 Salon des Artistes Français


Premier Prix



Quelle belle année 1902

Mai 1902: M. Dubret expose la plaque de collier avec sirène dont il avait présenté l'intéressante maquette l'année dernière. M. Charles Boutet de Monvel est très en progrès. M. René Foy a envoyé des dentelles et très peu de bijoux, pour ainsi dire en manière de carte de visite. M. de Ribaucourt, lauréat du 1er prix au concours de dessinateurs organisé récemment par la Chambre syndicale, présente des oeuvres délicates et raffinées. Les émaux exécutés par M. Alexandre Riquet, d'après les dessins de Bracquemond, ont un réel succès.
les oeuvres, plus particulièrement charmantes cette année, de M. Lucien Gaillard, de M. Georges Fouquet, de M. Feuillâtre, l'émailleur ; de MM. Joe Descomps, Falguières, Becker, Bonny, Mangeant, Thesmar, Jacquin, Vernier, Hirtz, Grandhomme, Tourrette et de tant d'autres qui seraient également à citer.


Un mois après en juin 1902, 2 ème prix attribué à Georges Ribaucourt
Formé à l’École des Arts Décoratifs, il débuta dans le dessin industriel avant de se tourner vers la création de bijoux 


Pourtant, cet art total et mondial,(L'art nouveau) qui avait l'ambition de mettre en place un univers favorable à l'épanouissement de l'individu, a séduit les meilleurs artistes de son temps. On pense bien sûr à Louis Comfort Tiffany, à René Lalique, à Henri Vever. Ces trois personnalités dominaient de leur gloire une myriade de joailliers, pour la plupart injustement oubliés, dont le talent est attesté par des bijoux qui reviennent parfois sur le devant de la scène à la faveur d'une vente aux enchères : Marcel Bing, Édouard Colonna – qui a d'ailleurs travaillé pour Tiffany –, Georges de Ribeaucourt, Édouard de Martilly, Georges Le Turcq, Aimé Arnould, la liste est longue. Ce cri de protestation, il faut le signaler, était la somme revendiquée d'un travail collectif où se conjuguaient l'énergie des joailliers, des dessinateurs et des artisans. Ainsi, Georges Fouquet associait volontiers son œuvre à celle de Charles Desrosiers et d'Alphonse Mucha, tandis que les frères Vever mettaient publiquement en avant la virtuosité de leurs dessinateurs mais aussi celle de leur émailleur, Étienne Tourette. Bel article de nos jour dans le point par Hervé Dewintre à qui j'ai signalé la bonne orthographe de Ribaucourt


1902 Cette lampe fut réalisée en argent vieilli


1902 dans la Revue de la Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie


1903
1 er plan: le dessin d'une boucle de ceinture et au second plan une épingle dans la Revue de la B.J.O.


1903 dans la revue "L'Art appliqué"

L'Art Appliqué


"L art appliqué"


Deribaucourt : 1 er prix au concours des dessinateurs organisé par la chambre syndicale BJO.


1903 Dessin pour un projet de pendule



Revue de la B.J.O.







Quelques dessins de bagues


Deux bagues très longues sur le doigt ou la main



Ces trois modèles ci-dessous de Deribaucourt sont conservés au Musée des Arts Décoratifs de Paris


Les photos m ont été transmises par le musée, ces bijoux ont été fabriqués de 1900 a 1902



Ce sont des Legs de Madame Deribaucourt en souvenir de sa fille et de son fils, 1938







Bague surprenante , peut-être ce dragon crachait il un brut de pierre précieuse?



Georges Deribaucourt  va exécuter après le décés de Jean Lorrain son buste pour la ville de Fécamp
 
Qui était Jean Lorrain?: Jean Lorrain, pseudonyme de Paul Alexandre Martin Duval, est un écrivain français à très forte tendance parnassienne, né le 9 août 1855 à Fécamp, en Haute-Normandie, et mort le 30 juin 1906 dans le 17e arrondissement de Paris.
Dandy sybarite, ouvertement homosexuel, amateur de drogues, Jean Lorrain est l'un des écrivains scandaleux de la Belle Époque, au même titre que d'autres auteurs « fin de siècle » comme Rachilde, Hugues Rebell et Fabrice Delphi. Ses œuvres peuvent être rapprochées de la littérature dite " décadente"
Wikipédia  


Georges Normandy, pseudonyme de Georges Charles Segaut, né le 1er janvier 1882 à Fécamp et mort le 2 décembre 1946 à Paris (10e), est un écrivain, dramaturge et critique littéraire français, admirateur et ami de Jean Lorrain er de Georges Deribaucourt
En 1907, il devient d'ailleurs légataire testamentaire de Jean Lorrain, mort l'année précédente. Dès lors, Georges Normandy se charge de promouvoir l'œuvre littéraire de son ami disparu. Il écrit un premier ouvrage sur Jean Lorrain, puis fait paraître des inédits et des rééditions de l'écrivain décédé.


Jean Lorrain
Etude pour le monument  de Jean Lorrain par Georges de Ribaucourt



J ai retrouvé aussi la trace de ces deux oeuvres de Deribaucourt, un vase pour la manufacture de  Sèvres et un sabre d'honneur pour le gouvernement



En juin 1907 dans le Figaro: Enfin un jeune sculpteur de grand avenir Mr Georges De Ribaucourt a qui  nous devons l accessoire- j'allais dire le personnage principal, une statue, une rêveuse qui est simplement de toute beauté.

Quelques liaisons faciles de Liane de Pougy avec Georges

1907


L an 1907, le 12/12 à 3 heures et demie du soir, acte de décès de Georges Louis Eugene Deribaucourt, artiste peintre, décédé en son domicile 12 rue des Batignoles....Célibataire


1908 dans le Journal des Arts 


Son ami Georges Normandy a écrit un discours qu'il a prononcé  lors de son enterrement, 8 pages magnifiques.
Il nous apprend que les grands peintres et sculpteurs de l'époque  le classait comme une personnalité caractéristiques parmi les artistes qui prenaient parti.
Que Hetzel et Hachette publiaient ses illustrations, que Fouquet accaparait ses bijoux.


Il écrit que Sarah Bernhardt lui commandait les célèbres joyaux qu'elle porta dans ses rôles de Théodora et de Francesca da Rimini.
Il expliquait que Georges était servi par une facilité de travail, dessinateur, architecte, joaillier, sculpteur, décorateur, ornementaliste, peintre!!!
Georges Normandy révèle que Lalique lui doit plusieurs de ses créations les meilleures, qu il fit le succès des orfèvres Robin et Arthus Bertrand..... qui devaient être ses fabricants.


J'ai découvert qu'il était diabétique, est ce la raison de son agonie ou une dépression fatale?

Et pourtant, l'oubli est une dégradation de la mémoire : Au fil du temps, les souvenirs s'estompent et deviennent moins accessibles, ce qui conduit à l'oubli.
Que sont devenus ses bijoux, ses oeuvres? 
L' intérêt de cet article est d'essayer d'en faire sortir des placards, ou que les experts de salle de ventes soient plus attentifs aux signatures et poinçons qui pourraient nous faire connaitre ses travaux

Une remarque? un complément? m'écrire à richard.jeanjacques@gmail.com


Néves & Dubois. Mystere en partie résolu. La maison Audouard qui les précéda

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