Affichage des articles triés par pertinence pour la requête sarah bernhardt. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête sarah bernhardt. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 7 juin 2007

L'extraordinaire bracelet de SARAH BERNHARDT

Cliquez pour agrandir

Il représente ce qu'il y a de meilleur de la Joaillerie Art Nouveau.

Il est le résultat de la courte collaboration entre Georges Fouquet et Alphonse Mucha de 1899 à 1901.
Georges Fouquet est le fils d'Alphonse Fouquet qui avait créé une Bijouterie Joaillerie à Paris en 1860 Il succède à son père en 1895 en pleine période de l'Art Nouveau.
Les origines de l art nouveau se situent à la moitié du XIX ° siecle, quand un anglais, William Morris lança un mouvement sous le nom de ARTS and KRAFTS (arts et métiers) William Morris,était opposé aux procédés de mécanisation de l'ère industrielle naissante , il pensait que l artisanat était menacé par la technologie et voulait revaloriser l'artisanat. 
Ce fut un antiquaire "Siegfried Bing" qui le baptisa ART NOUVEAU, ce fut une période très courte puisqu'elle dura de 1895 à 1914. La guerre limita la production de Joaillerie et le mouvement ne dura pas au delà de 1920.
Alphonse Mucha s'était rendu célèbre en produisant d'innombrables affiches, mais aussi décoration de livres, de panneaux divers,etc. Il parvint à cette célébrité, surtout avec sa première affiche lithographique réalisé pour Sarah Bernhardt et son théatre de la Renaissance au mois de janvier 1895.
Jusqu'en 1901 il réalisa les décors et les costumes du théatre de Sarah Bernhardt.C'était un véritable touche à tout, il peignait, sculptait,dessinait, des bijoux, des objets utilitaires et de décoration. Mucha était d'origine Morave, mais c'est à Paris qu'il connut la gloire. Il travailla donc avec Fouquet à la réalisation de ce bracelet, en or jaune et émail.
Les écailles de la tête sont faites de plaques d'opales cloisonnées d'or. Il tient dans sa gueule des chainettes qui le relient à une bague,serpent identique dans son dessin au bracelet.Sarah le portait en scène.
Après le désastre de 1914 les bijoux redeviennent un symbole de prospérité, Walter Gropius fonde le BAUHAUS , avec des artistes comme Klee et Kandinsky. Le Bauhaus, avec le mouvement cubiste introduit des artistes comme Braque et Picasso . Pour l'art du bijou de cette période, les meilleurs représentants de la joaillerie géométrique furent Paul Brandt et Jean Fouquet

mardi 9 juin 2020

Le destin triste de Madeleine Bruck secrétaire du joaillier Alfred Van Cleef


J avais publié dans mon "histoire des Van Cleef & des Arpels" la liste du personnel de la maison Van Cleef en 1941, je la tenais du rapport d'aryanisation de la maison et surtout du rapport de la "Treuhand" allemande. 

Au mois de janvier 1941 le personnel de Van Cleef & Arpels est considérablement réduit . Sous l’administration de Monsieur ROMANE, commissaire administrateur, étaient employés

Maître  Robert est conseiller technique et  artistique
Mr Henri Larcer est expert comptable
Le Directeur du magasin est Monsieur Turck
Mme Koblet est dessinatrice
Monsieur Hamelet est vendeur
Monsieur Lecot est vendeur
Melle Bougy est enfileuse
Mme Leblanc est polisseuse
Melle Montanart est secrétaire
Mme Bruce (ou Bruck) est secrétaire
Monsieur Cercus est chef comptable
Monsieur Acher est Comptable
Emile Fournier est au bureau des courses
Jean Guillemaud est « de garde à la porte »
Mr Maurice Jean-Jacques est chauffeur
Armand Contant est chauffeur
André Gaulon est électricien.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Le hasard d'autres recherches me fit tomber sur la vie de Rosa Bruck, je décidais alors de conforter mes recherches et  de grosses surprises m' attendaient .

Qui était madame Bruck de chez Van Cleef?

On disait de sa mère (Rosa Bruck) à l époque: 

"Elle avait un lien de parenté avec l'artiste la plus étonnante de ce siècle: Sarah Bernhardt. L'idéale Floria Tosca est en effet la tante de Rosa Bruck, c'est pourquoi, à sa sortie du Conservatoire elle fit au Théatre Français une courte apparition et presque aussitôt quitta ce théâtre ou elle n'aurait pu assez vite se faire une réputation, pour entrer au Gymnase.

Une femme aussi jolie, aussi distinguée, aussi admirablement faite doit certainement être une source de fortune pour son couturier. Celui de mademoiselle Bruck habille également sa tante; c'est Felix en effet qui fit les toilettes de la Tosca. Elle adore le luxe et les appartements somptueux."Elle était adulée et connut un vrai prince Russe de qui elle eut un enfant.




Chercher, mais dans quelle direction,  souvent internet facilite les choses.


Un court entrefilet à propos d'un livre  me donne une piste, mais mademoiselle Rosa Bruck est elle la mère  de Madame Bruck de chez Van Cleef?

Mes recherches généalogiques ne donnent rien ou presque, un généalogiste dit que Rosa eut une liaison avec un certain Eugène de Wulf, mais ce n'est pas un prince Russe. C'est un brasseur Belge célèbre.
J ai plus de chances avec la presse de l'époque, Rosa est présentée souvent comme étant la cousine ou la petite cousine de Sarah Bernhardt, sa carrière fut grande, adulée, critiquée, detestée , il y avait matière, mais un enfant??? Nulle trace.

Un article me mit la puce à l'oreille dans le journal "le XIX siècle"

LAYETTE LITIGIEUSE  1892

Trois mille francs de brassières Mme Rosa Bruck, l'artiste dramatique -que le Vaudeville, le Gymnase, le Théâtre Français ont comptée comme pensionnaire, a eu, étant à Nice, l'année dernière, le bonheur d'être mère.

Quelque temps avant l'événement, une grande lingère de Paris, Mme Janin, expédiait à Nice, chez M. le baron de Wulf, ami de l'aimable artiste, une riche layette dont la facture " qui suivait s'élevait à trois mille francs."Surpris de cet envoi qu'ils affirment n'avoir pas demandé, les destinataires refusèrent de le recevoir. D'où procès.

Hier, on plaidait devant M. Touté, à la sixième chambre civile, cette cause puérile. Me Jullemier a exposé la demande de la lingère qui est dirigée et contre le baron de Wulf et contre Mlle Catherine Poniatowska fille de la princesse de ce nom, que la demanderesse appelle en garantie.

Et pourquoi cela? Parce que ce serait par les soins et sur l'initiative de Mlle Poniatowska que la layette aurait été commandée.

Deroste a plaidé pour le baron et Me Seligmann pour la princesse, laquelle prétend que les choses se sont passées entre femmes de chambre. Personnellement, elle ne connaîtrait guère Mme Rosa Bruck que pour l'avoir vue au théâtre, comme tout le monde; mais sa camériste, Mme Michar, à la demande sans doute d'une personne au service de l'amie du baron, s'est en effet présentée chez Mme Janin, qui a inscrit en ces conditions la commande d'une layette. Mais était-ce une commande ferme?

Le tribunal a demandé aux avocats le dépôt de leurs dossiers, et il rendra son jugement à huitaine.

_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-


Que voulait dire ou sussurer cet article? plus tard je compris que ce cadeau était une "vacherie" une dénonciation en quelque sorte, mais pourquoi faire adresser à Mr Le Baron de Wulf une layette??

Un livre m'aida pour trouver une piste , un livre consacré a l immense acteur Fernand Ledoux. Je décidais de l'acheter.




"Deux années passent ainsi, en apprentissages de toutes sortes : l’art, le métier, la vie, l’admiration, l’amitié, le plaisir, l’amour. Les petits ennuis, les difficultés ne l’inquiètent pas. Il n’est pas ambitieux. Il n’est pas pressé. Il fait ce qui lui plaît. Tout va bien. Il ne demande qu’à continuer. Mais Ledoux propose et le sort dispose. Et il se trouve marié un beau jour sans y avoir sérieusement songé.

Ça a commencé un soir « Chez Pomponette », un restaurant d’artistes, à Montmartre, où l’on fêtait le centième de La Comédie du Génie, de François de Curel, montée par Rodolphe Darzens — étonnant personnage du répertoire de Scarron qui avait succédé boulevard des Batignolles à Jacques Rouché, à ce que l’on nommait alors, mais sans méchanceté, le Théâtre des Arrhes...

Après le souper, on danse. Ledoux qui ne sait pas danser, va s’asseoir à côté de la pianiste, sa voisine de table. Une jolie jeune fille intelligente. Elle parle l’anglais et elle est la fille d’une femme des plus cotées dans la joyeuse société parisienne de 1900 : Rosa Brück, descendante d’une famille d’enfants de la balle qui dirigeait un cirque fameux en Suède et d’où Sarah Bernhardt est sortie. Rosa Brück est une superbe créature, comédienne à ses heures, mais dont les aventures ont fait plus sensation que les créations. Elle a joué au Théâtre Michel de Saint-Pétersbourg et elle a ramené de Russie un comte authentique qui ne veut ni la quitter ni l’épouser. Leur fille, Madeleine, bénéficie d’un charme plus discret, mais la réputation de sa mère et sa parenté avec Sarah Bernhardt la nimbent tout de même d’une auréole qui l’émoustille et trouble le naïf Ledoux. On parle, on sympathise, on flirte, on se donne rendez-vous. Quelques semaines plus tard, Fernand le papillonnant a presque oublié sa Madeleine. Et cela n’aurait sans doute jamais été plus loin si Rosa Brück n’avait un jour alerté brusquement Ledoux. Madeleine, gravement malade, appelait Fernand à son chevet. Il y courut pour apprendre qu’il avait failli être père. L’émotion qu’il en ressentit, l’accueil qu’on lui réserva, les avances qu’on lui fit, le cousinage de la grande Sarah, l’amenèrent insensiblement, la gentillesse et la flatterie aidant, de la surprise à l’adhésion. Il avait beau répéter qu’il n’avait pas de situation, qu’il ne songeait pas à se marier, il se trouva fiancé par le jeu naturel des choses, comme dans une comédie de Labiche. On lui jura qu’il aurait un premier prix au prochain concours, qu’il ferait une grande carrière à la Comédie-Française, et on lui offrit une édition complète des œuvres de Molière, annotées par Louis Auger. Après cela, il n’avait plus qu’à se laisser conduire à la mairie du XVIIe où Charles Granval, Madeleine Renaud et Germaine Laugier furent avec les parents de Madeleine Brück, les seuls témoins de leur mariage. Et quittant l’hôtel Guénégaud, Ledoux alla s’installer avec sa femme dans un petit logement, place des Fêtes."

Ainsi donc Rosa (qui s'appelait de son vrai prénom Régine) avait eu une fille, Madeleine, cette fille avait épousé Fernand Ledoux, j avais une piste, il me fallait trouver les actes officiels, mais autant vous les livrer dans l ordre.

J ai passé du temps , mais c'est bien elle.




Madeleine Emilie démarre mal dans sa vie, elle naît en 1890, à trois heures du matin, au 57 promenade des anglais elle n'est reconnue par personne.
C'est terrible de lire sur un acte de naissance qu'on est né de parents inconnus.
Pourquoi ce nom de Lucièze? c'est peut être l' accoucheuse Jeanne Loelan qui l a proposé?




Qu y a t il actuellement au 57 promenade des Anglais à Nice? Un grand et beau bâtiment, en consultant les permis de construire, j' apprends que ce n' est pas le bâtiment de 1890 au moment et à l endroit de la naissance de Madeleine, car il y eut une autorisation de surélever une villa.
Un ami niçois m explique qu il y avait une villa de plein pied, la "Villa de la plage" 
Qui s'est occupé de Madeleine Emilie? Apparemment son père n' a pas voulu en entendre parler, mais plusieurs généalogies indique que le père est Eugène de Wulf, un grand brasseur belge lui même fils de Brasseur .




Eh puis, des remords? L' affaire de la Layette avait eu lieu au mois de mars 1892, peut être que la situation était intenable?, ses espoirs déçus?
Toujours est-il qu'elle reconnait enfin sa fille le 30/08/1893, presque trois ans après sa naissance.



Mr De Wulf  revenait il à Nice après cette relation? Oui il y avait une propriété. En 1895 il est à Nice à la Villa Monjoujou .



J ai cherché ce qu'était la Villa Mon-joujou, j'ai trouvé une photo, c'était au MontBoron à Nice en 1895


La Promenade des Aglais en 1895


a Bruck continue sa brillante carrière car elle fut très célèbre en son temps. De Madeleine sa fille, nous ne savons rien, sinon qu'apparemment sa mère la "casa" ainsi que je l expliquais plus haut.




A l' époque de son mariage, ainsi qu'il est écrit sur l'acte, Madeleine  Bruck réside dans ce bel immeuble au 12 rue Faraday , elle habite chez sa mère Rosa.


Fernand Ledoux habite lui dans ce petit immeuble  au 33 rue Guénégaud, à Paris VI ème. Après s'être mariés , ils vont habiter tous les deux, dans un petit logement place des fêtes à Belleville.




Donc Fernand Ledoux,  prend à 23 ans la nationalité française.  le 29/08/1921, il épouse Madeleine Emilie Bruck. 
Elle a 31 ans, il a sept ans de moins qu'elle, il a déjà un passé cinématographique, il tourne en 1921 "L'Atlantide."


C'est un film Muet, Jacques Feyder, qui l'a remarqué au Conservatoire, lui avait offert son premier rôle au cinéma dans La Faute d'orthographe en 1919. Il l'engage à nouveau dans L'Atlantide en 1921.

Apparemment les deux jeunes mariés ne sont pas passionnés l' un de l' autre, André Lang  raconte:

Cependant les années passent, sans apporter à Ledoux, qui continue à se prodiguer sans compter, quasi anonymement, dans le répertoire classique et moderne, des satisfactions artistiques et pécuniaires de quelque poids. Heureusement, il n’est ni ambitieux, ni impatient, ni léger. Il lui faut attendre jusqu’en 1931 sa nomination de sociétaire à trois douzièmes. Mais cette année 1931 est celle aussi d’un heureux événement qui transforme sa vie.

Il a enfin pu obtenir le divorce. L’erreur d’un mariage hâtif et déraisonnable, que l’incompréhension mutuelle avait vite conduit à une séparation tacite, s’efface après neuf années difficiles. Aussitôt libre, Ledoux épouse une jeune élève du cours privé de Dorival qu’il a rencontrée là, en 1926. C’est une charmante Parisienne, fille d’un fabricant de meubles du faubourg Saint-Antoine. Elle se nomme Fernande Thaduy. Elle se destinait au théâtre, mais dès qu’elle devient Mme Fernand(e) Ledoux, elle y renonce, du moins en partie. Il y a toujours, dans les bons théâtres, une scène et un foyer. Elle laisse la scène à son mari, et c’est le foyer qu’elle choisit. Peut-être me permettra-t-elle d’ajouter que si j’ignore ce que le théâtre y a perdu, je crois bien voir ce que Ledoux y a gagné. 

Ce doit être après son divorce que Madeleine qui a repris son nom de jeune fille, entre chez Van Cleef & Arpels.

Sarah Bernhardt était juive, Rosa Bruck aussi, donc sa fille était juive et pourtant, alors que l'aryanisateur de la Maison Van Cleef & Arpels mit à la porte de chez Van Cleef deux personnes israélites, elle ne fit pas partie de ceux qui devaient partir.

Dans ce rapport très précis de BRY, l'aryanisateur, il est indiqué :

« Aucun changement de personnel n’a été effectué depuis le 6/1/1941 sauf deux licenciements par ordre des autorités d’occupation, (ordre du 16/12/1940)
Monsieur Roger Levy dit Debled, israélite, chef du contentieux depuis 1923 aux appointements de 6000 frs par mois.
Melle Perla, dactylo, israélite de parents polonais israélites, depuis 1 an environ, aux appointements de 800 frs par mois, les deux employés ont perçus le traitement du mois en cours plus trois mois d’indemnités de congés et préavis »

Mais madame Bruck ex Ledoux échappe à ce licenciement.
Peut être parcequ'elle était née de père inconnu et qu’il fallait deux parents pour être aryen ou juif, n'ayant qu’un parent, elle a peut-être beneficié de la "présomption d’innocence" selon les lois de Vichy et allemande? Cela expliquerait peut-être qu’on l’ait laissée tranquille ?



Un peu avant sa mort elle habitait au 17 rue Championnet à Paris XVIIIè




Madeleine Emilie Bruck est décédée à l' hopital Boucicaut, apparemment très seule.

_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*

- Fernand LEDOUX (1897-1993) : comédien belge naturalisé français, sociétaire de la Comédie-Française de 1931 à 1942, cet homme de théâtre avant tout devint pourtant populaire grâce au cinéma. Sa carrière d’acteur fut partagée entre des personnages de brave homme spolié et de méchant hypocrite. Excellent comédien, un des plus grands de son temps, il excella ainsi dans des rôles souvent ingrats.

Il tourna plus de 80 films : Jacques Feyder lui offrit son premier rôle au cinéma dans La Faute d’orthographe en 1919. Il l’engage à nouveau dans L’Atlantide en 1921.

On le remarqua particulièrement dans La Bête humaine de Jean Renoir en 1938, puis dans Volpone de Maurice Tourneur en 1940. En 1942, il cessa ses activités à la Comédie-Française et se consacra exclusivement au cinéma, pour éviter de jouer devant l’occupant. Cette même année, on le remarqua dans Goupi Mains Rouges de Jacques Becker et dans Les Visiteurs du soir de Marcel Carné.

De 1958 à 1967, il donna des cours de dramaturgie au Conservatoire National d’Art Dramatique. Il eut comme élèves Suzanne Flon, Claude Brosset, Guy Tréjan, Elisabeth Alain et Michel Duchaussoy.

Il joua également dans quelques productions américaines, comme Le Jour le plus long en 1961.

Grand amateur de la côte normande, qu’il aimait peindre, c’est là qu’il désira reposer.

mercredi 6 août 2014

La Bijouterie Joaillerie au dix neuvieme siècle au travers de dessins d'époque, véritables cahiers de tendances.

Ce chapitre ne prétend pas traiter les Bijoux au XIX eme siècle, mais au travers de Cahiers de dessins et de dessins dans la presse de l'époque, montrer les tendances de l'époque.


Au début du  XIX eme siècle, les femmes aiment porter des ensembles harmonieux où dominent les mêmes pierres et les mêmes ornements. Ainsi apparaissent les parures avec collier et les demi-parures comprenant uniquement une broche et une paire de boucles d’oreilles. Car curieusement des le XVIII eme siècle on ne portait pas beaucoup de bagues , elles n'avaient pas disparu complètement d'ailleurs.
On peut dire qu'au XVIII eme, un type de bague avait vu le jour ...la bague marquise dans la forme, c'est a dire un diamant seul ou une bague de forme Marquise.
La bague a entourage s'installait de même et elle était toujours en vogue dans les années 80.


Cette planche date de 1810 ce qui nous permettra de voir le chemin parcouru en 100 ans, la plupart des dessins qui vont suivre, je les ai trouvé à la  Bibliothèque publique de New York. Nous avons un musée merveilleux, celui des Arts décoratifs à Paris, mais un site internet très restreint quand aux publications numériques de bijoux.
Je crois que cela tient a une certaine puissance des fonctionnaires de musées nationaux qui préfèrent garder les informations pour publier des livres ..etc..plutôt que de les partager au nom d'une vraie culture. 
Le musée des arts décos.....ce n'est pas le british Muséum ou....!



Une boucle de ceinture, c'est quelque chose d'important au début du XIX eme siècle, car le bijou suit toujours et accompagne la mode vestimentaire et la boucle de ceinture correspond à la mode des tailles hautes très marquées et des manches gigot
Les bracelets vont quelquefois par paire pour être mis sur chaque bras. L'élément de tresse qui est au milieu a gauche est important aussi , nous le verrons plus avant dans cet article


Ce dessin daterait de 1823, intéressant car il nous montre des bijoux réalisé avec de savantes tresses de cheveux, une technique surprenante.Voir
Au début du 19° siècle " les bijoux en fer ". Les fondeurs de fer allemands se consacrent à la production de colliers et de bracelets. Première production à Berlin en 1804 à la fabrique royale.
En 1806 - Napoléon conquit Berlin et s'empara des moules des médaillons d'où l'apparition en France d'objets en fer, jusqu'en 1815 il est pratiquement impossible de distinguer si une pièce est d'origine Allemande ou Française.
Même après la chute de Napoléon, le public appréciait les décorations noires qui créaient des contrastes sur la blancheur de la peau. La gamme de produit fut considérable :
- colliers - bracelets - boucles d'oreilles - broches - ornements pour cheveux - accessoires tels que les tabatières et les boucles 



Il y eut la Révolution, il fallut un certain temps pour en amortir ses effets et revenir a une vie "normale", les classes moyennes vont prospérer et cela va entraîner une recherche, et une augmentation de l'offre et de la demande pour les produits de luxe, ceci est encore actuel dans les pays qui accèdent à un certain niveau de vie.



Je n'avais jamais vu ce type de bijou , ce dessin date de 1823 et ce sont des mosaïques en tissus des gobelins. Avec l'empire et les expéditions de Napoléon en Egypte, les bijoux de cette époque vont se référer à l antiquité, on utilisera des Camées entre autres, plus tard le Bijou sous la Restauration verra son style s'affirmer, ce qui va diversifier les techniques et les matériaux et annoncer l originalité des décennies à venir. 
Cette vogue Égyptienne fut renforcée par l inauguration en 1869 du canal de Suez et la découverte de nombreuses tombes dans la vallée du Nil .




Pour la bijouterie, la découverte en 1867 des mines de diamants du Cap, en Afrique du Sud,  apporte sur le marché une quantité de diamants jamais atteinte jusqu’alors. La joaillerie n’est plus l’exclusivité des classes supérieures et son rôle prend une autre signification. Comme l’écrit le bijoutier Eugène Fontenay : « Le diamant ne fait réellement bien qu’aux lumières, tandis que la beauté de l’or et des émaux est encore augmentée par l’éclat du jour. » C’est alors que naît la distinction entre joaillerie (bijoux du soir), et bijouterie (bijoux de jour), sur laquelle notre époque continue de fonder son rapport à la parure. Quoique !!je ne suis pas entièrement d'accord sur cette explication des termes, il est vrai qu'on les associe au fait que le soir pour sortir, on met des bijoux plus "luxueux " que le jour, mais je préfère m en tenir au sens de: 
la bijouterie désigne le travail de pièces uniquement en métal, là où la joaillerie inclut également la préparation de la pièce à la mise en pierre ou sertissage. D'ailleurs les apprentissages suivent cet ordre.On commence a apprendre pour le CAP de bijouterie, les techniques de travail du métal, (limer, ajuster, souder, tracer etc..) puis ces techniques acquises et validées par un CAP , on apprend en Joaillerie, a préparer la mise en place des pierres précieuses sur une "monture" pour que le sertisseur puisse faire tenir les pierres sur la monture


En 1840 la presse publie un exemple des cadeaux que reçurent la Reine Victoria et le Prince Albert, La Reine Victoria aimait et aima beaucoup les bijoux de qualité


Cette planche date de 1850, le monde se prépare pour venir découvrir la  Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations de 1851 qui fut la première des expositions universelles. Elle eut lieu du 1er mai au 15 octobre 1851 à Londres.

Ces bijoux datent de 1851 , réalisé en vue de cette exposition, bijoux importants mais fabriqués en creux, en bas a droite une "Vinaigrette" Ce sont des flacons en verre (variante appelée flacon à sels) avec des bouchons ou des capuchons en matière précieuse, ou encore de petites boites de formes variées apparues au XVIII ° siècle et au début du XIX°, remplies de sels, ou de vinaigres aromatique destinés à réanimer les élégantes aux fréquentes langueurs, dites aussi "vapeurs".

Cette première exposition universelle déclencha le renouveau, et sous le Palais de Cristal ( vaste palais d'exposition en fonte et verre d'abord édifié à Hyde Park pour abriter la Great Exhibition de 1851les visiteurs purent admirer les réalisations des ateliers de bijouterie joaillerie Français et Britanniques. La mode fut aussi une alliée précieuses pour nos métiers. Les décolletés des robes s'élargissent et vont permettre de réaliser de somptueux tours de cou, les cheveux étant tirés vers le haut découvrent les oreilles, tout est fait pour relancer l économie




Gravure d'un livre de ferdinand Séré qui a écrit entre autres livres 

Histoire de L'Orfevrerie-Joaillerie Et Des Anciennes Communautes Et Confreries D'Orfevres-Joailliers .

On peut voir un dessin de sac du soir et un exemple de "Pompon" en sautoir qui  est devenu un classique de 1918 à 1936.
 A. Abbattista Finocchiaro ans son ouvrage "Le Livre des Bijoux" explique que les sautoirs de cette époque, toujours très longs soulignaient la verticalité de la silhouette féminine. 


Ces dessins de qualité représentent des bijoux de 1851 par Kaemmerer and Zeftigen. installé à Saint Peterbsbourg, on retrouvera pendant un siecle au moins, ce "design" du bracelet Serpent va être repris par les joailliers du monde entier, allez voir sur ce blog le bracelet de Sarah Bernhardt: 

Le 2 décembre 1851, le président de la IIe République, démocratiquement élu en décembre 1848, s’empare du pouvoir par un coup d’État. Le neveu de Napoléon Ier, Louis Napoléon Bonaparte, se proclame empereur des Français et prend le nom de Napoléon III. C’est la seconde fois en moins d’un siècle qu’une république née d’une révolution succombe de cette manière, mais c'était aussi la "Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations"


Très beau dessin d un joaillier de Moscou , peu connu en France, fils  d'un capitaine de la marine marchande suédoise, mort en mer (1831) Bolin dut quitter précipitamment le domicile familial afin de subvenir aux besoins de sa famille, très nombreuse. Il tenta l'aventure en Russie où il trouva un emploi de comptable chez Jahn et Roempler. Il épousa en 1834  Ernestine Catherine Roempler, seconde fille d'Andreas Roempler, et devint ainsi le beau-frère de Gottlieb Jahn, qui l'associa rapidement à l'affaire.
La maison Roempler et Jahn fut alors rebaptisée Jahn et Bolin. En 1836, au décès de Jahn, Bolin prit en main les destinées de la société. En 1839, il obtint de l'empereur Nicolas 1er le titre envié de fournisseur officiel de la Cour impériale, titre qui resta dans la maison jusqu'à l'effondrement de l'Empire ; à cette occasion, il fut reçu Bourgeois de Saint-Petersbourg.



Le XIXe siècle voit la mise au point de la monture « à jour », sans fond de métal, technique qui renforce la réfraction de la lumière sur les culasses des pierres taillées. Auparavant, sous les pierres, une plaque de métal, pour augmenter l éclat un petit film de l équivalent "papier chocolat" . Mais les pierres étaient ternes, et souvent le logement de la pierre ne permettait pas de nettoyer le bijou, l éclat de la pierre était fortement diminué. C'est donc a cette période que la joaillerie s'est mise à percer le métal sous la pierre,  a ajuster la pierre dans cette couche de métal après avoir ajouré autant que faire se pouvait  pour laisser passer la lumière de tous les cotés et nettoyer par différents moyens le logement de la pierre et sa culasse.




Ce cher et grand joaillier Français, Lemonnier, qui en 1851 va dessiner ces bijoux pour la reine d'Espagne, ces motifs floraux  sont dignes de donner inspiration a nos joailliers actuels



Noblesse et royauté explique bien l histoire de ce joyau de "Lemonnier" C’est le joaillier Lemonnier qui réalisa en 1853 le diadème de perles et brillants pour l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. L’impératrice qui affectionnait particulièrement les bijoux, en avait elle-même passé commande.Le diadème fut vendu sur ordre de la III République en 1887, en même temps que la quasi totalité des bijoux de la couronne de France.
Le diadème de l’impératrice Eugénie a alors abouti dans la famille princière Thurn und Taxis.  Suite au décès de son époux le prince Johannes en 1990 et devant faire face à d’importants paiements de droits de succession, la princesse Gloria von Thurn und Taxis a procédé à la vente aux enchères de plusieurs bijoux dont le diadème de l’impératrice Eugénie.L’Association des Amis du Musée du Louvre l’a racheté en 1992 lors de cette vente aux enchères, permettant ainsi à cette pièce historique de revenir en France.
Je crois que l association aurait du être remboursé par la république en réparation de son énorme bévue.



Lors de l'exposition universelle de Paris en 1855, Napoléon III voulut impressionner le monde entier en présentant les diamants de la Couronne, remontés à cette occasion. Alexandre-Gabriel Lemonnier (vers 1808-1884) fut chargé de réaliser la couronne de l'Empereur et celle de l'Impératrice avec une partie de ces diamants. La couronne de l'Impératrice aujourd'hui au musée du Louvre dévoile le faste du Second Empire tout comme la virtuosité des joailliers de cette époque.(texte emprunté au musée du Louvre) http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/couronne-de-limperatrice-eugenie



1860 bijoux  Anglais et Indien


styles renaissance historique qui avait dominé dix-neuvième siècle les arts décoratifs.
Aux environs de 1825, les Arts français, dont les créateurs en joaillerie  vont redécouvrir le Moyen Âge et la Renaissance, et s’en inspirent pour donner naissance à des bijoux composites d’une très grande virtuosité. Le goût pour la Renaissance est toujours manifeste dans les pièces présentées à l’Exposition universelle de 1878. .




 Le second Empire et la troisième République voient la création des bijoux néo-antiques d’Eugène Fontenay ou de Fortunato Pio Castellani.
Que disait une commission émérite avec a sa tête le grand Fontenay, dans la revue le Joaillier de 1875 a propos de Castellani?
LES PRODUITS NATIONAUX ET TYPIQUES
Un des plus glorieux privilèges du beau, c'est de ne pas vieillir. Toute oeuvre marquée au sceau de son empreinte divine traverse les siècles en conservant l'éclat de son éternelle jeunesse, et lorsqu'après avoir été enfouie dans l'oubli elle est rendue à la lumière, elle apparaît aussi fraîche que si elle venait de voir le jour pour la première fois. C'est ce qu'a si bien compris l'artiste émérite italien, en reproduisant, pour les rendre à notre admiration, les plus beaux types des bijoux romains et étrusques. Nous avons nommé M. Castellani.
Il est difficile de rien dire sur ces conceptions pleines de charme qui n'ait été mille fois répété, et l'on ne sait, en les voyant, ce qu'il en faut le plus admirer, ou de l'imagination ou du goût. Les proportions en sont toujours parfaites, les reliefs savamment équilibrés, les oppositions bien calculées, et le souffle qui les a fait vivre les anime et nous pénètre encore, grâce à la fidélité intelligente avec laquelle elles sont reproduites.
Un grand nombre de fabricants exposent des produits du même style, mais d'une exécution moins parfaite ; et, pour que la représentation de la bijouterie italienne soit complète dans, toutes ses variétés, les fabriques de filigranes d'argent, d'argent doré et d'or de Rome, de Gênes, de Florence, etc., ont envoyé, de beaux ouvrages, très remarquables, à la fois, et par la légèreté de l'exécution et par la modicité du prix. Dans ce choix de bijouterie courante et de pièces moins ordinaires, telles que vases, boîtes, coffrets à bijoux, bonbonnières, etc., nous avons constaté que le filigrane de Florence l'emportait toujours sur les autres par sa finesse.
(1) Les exposants qui faisaient partie du Jury ont été mis hors concours. Nous n'aurons donc pas à apprécier leurs produits, mais nous jugeons utile de rappeler ici leurs noms. Ce sont : MM. Matzenauer et Aegidi, de Vienne ;JM. C. Backes, de Hanau, et MM. Rouvenat et Fontenay, de Paris.
Des mosaïques de Florence et de Rome, du corail en grande quantité, rose, rouge et blanc, monté, non monté et à l'état brut, des camées gravés sur coquilles, complétaient cet ensemble. Mentionnons pour mémoire quelques tentatives de joaillerie d'un goût douteux et d'une exécution un peu rudimentaire.



Composition de A Leroy



Mellerio et Baugrand en 1863, encore des vinaigrettes



Belle broche en 1864


Autre planche datant de 1864




1864 revue "Elements divers de Bijouterie"



Étonnant collier avec un ancêtre du fermoir bâtonnet de "Hermes", relié a un collier




Alors qu'au XVIIIeme siècle on portait peu les bagues, au XIX eme siecle, la bague va perdre ses significations symboliques, a l exception de la bague de Mariage







Au centre une bague presque actuelle et au centre un bracelet dont les mailles pourraient etre dignes de Van Cleef & Arpels



1864



Le XIX eme siècle est celui de la révolution industrielle, cela va aussi bouleverser nos métiers, car la production va se faire en grande quantité et à meilleur marché.
C'est en 1800 qu'on crée le serti a griffe et "ouvert"
C'est aussi en 1802, que Luigi Valentino BRUGNATELLI, chimiste italien (1761 -1818) découvre le bain d'électrolyse.
C'est au XIX eme siècle qu'on va pouvoir enfin travailler le platine, grâce au chalumeau Oxhydrique.
C'est en 1819 que deux Lyonnais  Maillet et Chorier vont lancer le Maillechort alliage de cuivre, zinc, nickel, d'aspect argent, malléable, facile à polir, résiste à la corrosion et peu coûteux.
En 1853 Edouard Marchand, va créer les "Cuirs Roulés" qui sont de petites volutes d'or enroulées pour ressembler a un rouleau de cuir pour décorer les entourages de camées
Le XIX eme va voir aussi l invention de la cannetille. 
Grace au chagrin de La Reine Victoria d Angleterre, les bijoux de deuil en perles de Jais (ou Jayet) vont se démocratiser et se développer.
En 1884, le verre noir met fin au succès du jais, suivi du bois de chêne noir ou de l'émail noir.




La rangée inférieure présente 3 pendentifs de "Massin" , au milieu du siècle  Oscar Massin est l auteur du chaton illusion qui agrandit la pierre


En 1870 le fameux Castellani est toujours présent avec ces deux bracelets, il était a l époque à Naples né en 1823 il est mort en 1883; Ces bracelets sont en or avec une décoration granulée , des fils appliqués en motifs sur des panneaux articulés. 
La conception de ces bracelets articulés s'inspire des bracelets de la collection Campana du musée du Louvre, Paris. Les bracelets du Louvre sont faits de panneaux individuels, dont certains sont d'authentiques boucles d'oreilles étrusques qui ont été martelés plat. Ils ont ensuite été mélangés avec des plaques modernes dans le style étrusque. 
Les copies Castellani ne reproduisent pas exactement les originaux mais sont inspirées par les modèles dits «anciens». 


Dans les années 1867, L impératrice Eugénie est l une des plus ardentes promotrices des bijoux d'inspiration naturelle, elle fit l'acquisition a l exposition Universelle de Paris d'une branche de Lilas en or et diamants, et la Maison Boucheron saisit vite  l intérêt de cette nouveauté et elle produit rapidement des bijoux de ce type. 
En 1875, dans la presse de l'époque des bijoux de Baugrand, on retrouve l un de ses thèmes favoris, le Paon


Bijoux d'Anton Vever

Ces bijoux en 1878 sont de style gothique Renaissance



Toujours en 1878 , cette influence Égyptienne qui nous venait des campagnes de Napoléon 1er.


En 1878, aux États Unis, on parle encore des bijoux que le français Lemonnier réalisa pour la Reine d'Espagne en 1851



1881 aux Etats unis William  Demorest était un éditeur de magazines  et en collaboration avec sa femme ils ont créé cinq magazines de modes (c'est elle aussi qui inventa les patrons en papier pour la couture...un énorme succès) il eut aussi une société de cosmétiques, fit breveter une machine a coudre et un vélocipède, dans ses revues très diverses sur le sujet de la mode, j'ai trouvé cet encart sur des bijoux pour hommes


Cette publication date de 1884 elle n'est pas sans rappeler les broches "trembleuses" comme celle ci-dessous qui date de 1880



1893 Maison Agnellet Paris


En 1896, dans le catalogue de la maison de La Pensée 5 rue faubourg Saint Honoré à Paris, vous remarquerez , le Hochet pour bébé, des pommeaux de Canne, ces petits livres  en bijoux, cette bague marquise et ce splendide petit vélo que ne renierait pas mon ami Bernard Sylvain.


J ai trouvé cette publicité , dans un excellent reportage sur la rue Saint Honoré
 http://www.apophtegme.com/ROULE/roule01.pdf




1896 de nouveaux présents pour le Roi d'Angleterre

 Dans les années 1890,  l'Art Nouveau a  enterré le style renaissance historique qui avait dominé au dix-neuvième siècle les arts décoratifs. L'Art Nouveau, en France a été inspiré par la vitalité du monde naturel et une nouvelle appréciation de l'art japonais.
Les bijoux de style Art Nouveau vont combiner des interprétations réalistes de plantes et d'animaux avec des créatures de fantaisie et de mythe. Il va être élevé au rang de beaux-arts avec des "designers" tels que René Lalique. 
Ce style sinueux et sensuel a complètement disparu avec l'apparition de la Première Guerre mondiale en 1914.


Je ne connaissais pas cet artiste qui a laissé des dessins de bijoux à la fin du siècle. il signait sous le nom de rené Beauclair 

(Ludovic Jean Joseph Marie Popineau dit) 1877-1960, architecte, décorateur, céramiste, ornemaniste, peintre. Cet artiste prolixe qui fit sa renommée par la publication de modèles décoratifs de style art nouveau au début du XXe siècle eut une activité extraordinaire dans l’entre-deux-guerres. Peintre et décorateur, il fut aussi auteur de nombreux monuments aux morts de la grande guerre. Il participa avec talent à la production de céramiques décoratives pour Odetta à Quimper, manufacture dont il fut une des figures majeures. Il réalisa de très nombreuses œuvres à Toulouse et dans la région de Gaillac qui ne possédait à ce jour aucune œuvre de lui. (cf site musées Midi-Pyrénées)J'ai trouvé l explication sur ce site
http://www.antiques-delaval.com/fr/porcelaine-faience/5961-superbe-vase-faience-polychrome-quimper-hb-odetta-rene-beauclair-xxe-siecle.html
Plusieurs dessins sont accessibles sur le site de NYPL Digital Gallery

rené Beauclair



René Beauclair

L exposition Universelle de 1900 a Paris va secouer ce début du vingtième siècle, car en Europe le déclin britannique  marque l économie européenne, mais bien que l Angleterre  se soit lancée dans d importantes réformes sociales, la joaillerie ne sort pas du rococo et rocaille, et c'est le français Louis Cartier qui va trouver un style et le lancer.
 Il est fils et petit fils de Joaillier il est aussi marqué par le rococo mais il va s inspirer de sa ville Paris:. Il se concentre sur les dentelles et les broderies, il réalise des structures légères et va dominer bientôt la mode en matière de Joaillerie.




René Beauclair

Cartier prépare une certaine révolution qui arrivera dans l entre deux guerres, mais cet article ne peut remplacer un livre, car le sujet est si vaste.

Ce dessin date de 1903, ce qui montre qu'en matière de Joaillerie le mouvement Art Nouveau (qui suivait le mouvement Arts and Crafts) ne modifiait pas les modèles de joaillerie



1905 quelle richesse dans ces lignes souples


1907 dessins de Mr Avrillier

Un autre dessin de Maurice Avrillier , il s'est installé en 1908, il est étonnant que le ministère de la culture recense les poinçons des bijoutiers Joailliers sous la dénomination Orfevre!!


orfèvre
auteurAvrillier, Maurice
patronyme(s)Avrillier
prénom (état civil)Maurice
professionFabricant bijoutier
initialesM.A.
symbolesun héron couronné une étoile au-dessus
n° de garantieC1249
n° de préfecture12867
date d'insculpation13 avril 1908
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier28 rue de Turbigo


1912


1913


1914

C'est la Guerre, Cartier domine, mais bientôt Cartier aura un concurrent, le seul à lui faire de l ombre sera Van Cleef et  Arpels, cette nouvelle maison installée en face du Ritz, place Vendome qui saura réagir à chaque nouveauté de Cartier avec un culot incomparable.
Alfred Van Cleef a tout compris de ce qu'est le "Luxe" mais c'est une autre histoire.

La Saga Varangoz, Berquin Varangoz, Aristide Fourrier, Daniel Mousseaux: La ménagerie de CARTIER, mais aussi des travaux pour FALIZE, BOUCHERON ou FABERGÉ

  Charles Marcellin Varangoz , d'après son acte de déçès  avait 69 ans le 26-10-1899, il serait donc né en 1830 à Salins les bains  dans...