lundi 15 février 2021

Arfvidson, joaillier parisien indépendant, fournisseur de Boucheron.

 



Un de mes fidèles lecteurs, la maison Gorky à Paris, http://www.gorkyantiq.fr/ me fait part de la lecture du poinçon de maître sur ce bracelet de Boucheron.
C'est un modèle déposé de la maison Boucheron, je n'ai pas trouvé le brevet, mais en revanche le poinçon de Charles Arfvidson m'était décrit par Varujan Chrisyan. Il fut l un des derniers à quitter (par force) le "Louvre des Antiquaires"


Ce n'est pas tout à fait le poinçon de 1884, décrit ci dessous


 Charles Arfvidson eut un fils  qui reprit la maison , et les même symboles sur le poinçon




En 1878  dans l annuaire Théophile Picot et Charles Arfvidsson (avec 2 S)




Mais en 1879  Arfvidson ne prend plus qu'un seul S



1885

Gilles Néret dans son très beau livre sur Boucheron date ce bijou de 1885

Le Style Pastiche de Boucheron, montre ronde et chatelaine composées de cartels chantournés de style louis XV en or et agate arborisées Arfvidson pour Boucheron en 1885

En 1879, Charles Arfvidson avait constitué une société avec Théophile Picot pour six ans donc en 1884 il dépose son poinçon personnel ce qui date cette chatelaine vers 1885




La Maison Wartski de Londres, revend cette broche de Arfvidson avec ce texte

Cette rare broche florale ajourée néo-renaissance est en acier bleui finement gravé et sertie de rose et de vieux brillant mais de diamants, suspendant une perle en forme de goutte, avec broche en or jaune et garnitures pédantes au revers.
Attribué à Charles Arfvidson, Paris, vers 1900.
3,3 cm de diamètre.
£ 4950


Charles Arfvidson a fourni à Boucheron des bijoux similaires en acier bleui au début des années 1900. Un collier de style régence en diamant et acier bleu signé Arfvidson fait partie de la collection Boucheron.
Voir Boucheron: Quatre générations d'un joaillier de renommée mondiale , Neret, Gilles, trans. Purcell, (NY, 1988), page 35.
La combinaison contrastée de métal noir et de diamants est très efficace et très copiée par les bijoutiers modernes.




Voici ce collier de forme dite Régence en acier bleui et diamants à l origine car des zircons remplacent  les gros diamants sur cette photo. Il est daté de 1900 et figure dans la collection Boucheron.

1900 Charles Arfvidson dans la  revue des arts décoratifs
 M. Arfvidson, dans une voie nettement moderne, tire un excellent parti du bronze, du fer et du cuivre poli dans de délicates vitrines métalliques, dignes écrins de la Bijouterie et de la Joaillerie


Cela faisait une centaine d' années  qu' il se fabriquait des bijoux en acier, près de 150 entreprises travaillaient depuis 1809 sur cette technique, sans cesse améliorée, cette planche photographique  de bijoux en acier était consacrée aux fabrications de la maison Sardoillet qui était spécialisée dans le bijou d'acier.
Elle fut fondée en 1809 et employait de nombreux ouvriers et ouvrières, estampeurs, tailleurs de pointes, polisseurs, reperceuses, riveurs, riveuses et monteurs.





La décoration et les industries d'art à l'Exposition universelle de 1900  par Roger Marx
"Pour montrer les créations des bijoutiers, des tapissiers, la plus élémentaire raison préconisait un cadre discret qui ne détournât pas l'examen de l'objet principal. L'extrême sobriété était de rigueur, et l'on sait combien il est malaisé d'y atteindre. Voyons cependant de quelle manière M. Arfvidson, M. Risler, M. Plumet s'y sont pris - pour résoudre le problème ardu. D'après M. Arfvidson, le joyau réclame un écrin transparent serti de métal, et nul métal n'annonce mieux que le fer la sécurité d'un inviolable asile. Quant aux ensembles de décoration, ils se répartissaient dans les stalles, de dimensions égales, et la tâche de l'architecte se bornait, au cas présent, à établir une succession de devantures semblables;"



1909 Arfvidson  expose à Exposition française d'art décoratif de Copenhague1909:






Peut être en raison de la guerre, en 1914 une petite annonce comme quoi le fils veut vendre son voilier, un 6 mètre JI , bateau superbe (j aurais aimé) Autre orthographe du nom , mais c'est bien l adresse de son atelier. car Charles devait être décédé puisque Vever écrivait , "notre regretté confrere" et son 3 eme livre date de 1908






En 1911 Arfvidson  vend sa voiturette  "passe partout" avec moteur De Dion

Vever écrivait ceci: 
Cette juvénile ardeur eut certes mérité sa récompense. Lalique était d'ailleurs très encouragé dans cette voie par notre regretté confrère Charles Arfvidson à qui il fournissait des dessins et avec lequel il était en très bons termes. Arfvidson pensait qu'il y avait là un excellent moyen de répandre des modèles nouveaux chez un grand nombre de fabricants déjà plusieurs d'entre eux. persuadés par lui, s'étaient inscrits comme abonnés de la future publication sans en avoir rien vu. Mais ce beau projet ne se réalisa pas, et on ne peut que le regretter pour nos industries. Entre temps Arfvidson avait parlé de son artiste à l'éditeur Rothschild qui de son côté s'occupait précisément d'une revue analogue1, également destinée aux fabricants, mais principalement aux fabricants étrangers ; il fallait donc traiter l'article d'exportation.
L'éditeur s'était adressé à des ornemanistes peu versés dans le dessin de bijouterie et par conséquent incapables de fournir des modèles intéressants ou pratiques ; aussi, saisit-il avec empressement l'occasion qui lui fut offerte de s'entendre avec Lalique, dessinateur parfaitement inconnu d'ailleurs, mais déjà spécialisé dans le bijou. L'accord se fit facilement, à raison de deux planches (aquarelles) à livrer par mois, au prix de 5o francs l'une.




Artcurial a revendu ce bracelet  BOUCHERON 
Bracelet "Crémaillère"
En or jaune 18k, formant un ruban souple articulé de trois rangées de barrettes à pans serties à leur extrémité d'un rubis carré  Vers 1935 Signé Boucheron Paris, numéroté 80 et poinçon du joaillier Arfvidson et Cie dans son écrin Long.: 18 cm, Poids brut: 45.36 g 
Bibliographie:
Melissa Gabardi, Les Bijoux de l'Art Déco aux années 40, Les éditions de l'amateur, 1986, voir un bracelet similaire p. 208-209





La maison Bonhams a revendu ce bracelet platine

La vogue des bracelets `` escalier '' ou `` escalier mobile '' a coïncidé avec le retour de l'or au cours de la seconde moitié des années 1930, lorsque des métaux plus abordables ont été remplacés par le platine et que les formes Art déco sont devenues plus tridimensionnelles. La série articulée de maillons en forme de prisme en or poli sertis de pierres précieuses à facettes était très efficace pendant une période d'austérité croissante et reflétait les formes architecturales de l'ère Art Déco.







En 1927 , Arfvidson est bien Membre adhérent de la Chambre Syndicale BJO de la rue du Louvre , il est écrit qu' il est adhérent depuis 1884 et fait partie du groupe des joailliers.




Cette belle publicité dans "Vogue" date de 1937, alors le bracelet "Escalier" dit aussi le bracelet "Crémaillère" date de 1935?1936?


C'est important de faire savoir que des joailliers comme lui, en très grand nombre sont inconnus , disparaissant derrière les "Marques" et cela me permet de montrer leur poinçon, de le faire connaitre et donc pour les amateurs ou les professionnels de savoir de qui sont certains bijoux. et si vous en connaissez de Arfvidson, adressez moi vos photos?


Un commentaire, ci dessous si vous avez un compte Google, où ,  richard.jeanjacques@gmail.com.

Evidemment, si vous pouvez compléter, c'est avec plaisir

jeudi 11 février 2021

Niederman: le parcours d'un homme qui voulait être Joaillier


Quel Destin!, Le joaillier que je veux faire connaitre est parti de Moukatchevo nom actuel ukrainien  en 1910, pour émigrer vers Paris, et le 3/12/1923 il était immatriculé au registre du commerce de Paris. Mais Le 17 juillet 1942, lors de la rafle du Vel' d'hiv, La police française l'arrête et le transporte sur un brancard jusqu'au camp de Drancy, d'où il part pour Auschwitz le 22 juillet 1942 par le convoi n°9.



La famille Miller, mère, fille, et un personnel charmant me demande ce que je pense de ce poinçon.

Nous aurions besoin de vos lumières ! Peut être pourriez-vous nous renseigner sur ce poinçon, un G et un N avec une flèche au milieu. Il est présent sur un superbe bracelet diamants et platine des années 1900. Nous ne l’avons pas trouvé dans le livre des poinçons. Voici les photos ! Bel après-midi à vous !

Miller 233, rue de Saint Honoré, Paris 1er  :  https://www.miller.fr/




Pour moi, c'est "Gerson Niederman" avec une fléche comme symbole.






J ai vérifié dans un de mes annuaires "Azur " de 1930 


Pratiquement rien sur lui, aux archives de la bibliothèque nationale, c'est un fabricant à façon, de bons artisans qui travaillent pour d 'autres, mais remarquez bien le 37 boulevard Saint Martin ,Son atelier était dans son appartement. Le prénom aussi, c'était peut être francisé en Gaston, il avait du adopter celui-ci a son établissement en France.

Avec ma (petite) expérience je commence à savoir où chercher et j ai trouvé une histoire vraie, la sienne, dure, triste  peut être un peu longue mais que je vous conseille de lire.

Il s'était fait remarquer, certainement involontairement avant la guerre, et avait du être fiché.




Même nom de famille  , même métier, meme adresse dans le journal "Paris Soir" du 21/02/1942
Le prénom est étrange, Ejeza!

Surtout, ne vous fiez pas  à cet article du journal "Paris Soir"  la preuve, il parle de "Bijoutier Juif", d'ou lui venait ce renseignement ?, Niederman était bijoutier juif, comme moi je suis breton et de sensibilité catholique!!!!!
Car  Le 11 juin 1940, Jean Prouvost qui était le patron de ce grand journal,  quitte Paris et continue la publication à Nantes, puis en zone non-occupée, tandis que les locaux parisiens sont utilisés par les Allemands qui font paraître leur Paris-Soir du 22 juin 1940 au 17 août 1944, avec Pierre Mouton comme rédacteur en chef.
Les Allemands, arrivés le 14 juin, réquisitionnent le journal classé d'« intérêt public » : c'est le plus gros tirage à l'époque. On y affecte le lieutenant Weber, marié à une Française et connaissant parfaitement le français. Il entre dans l'immeuble parisien de la rédaction rue du Louvre, et ne trouve qu'un liftier alsacien, nommé Schiesslé. Celui-ci est aussitôt nommé directeur général, et voit sa paye triplée, pour justifier la spoliation. Paris-Soir paraît dès le 22 juin, avec des rédacteurs embauchés à la va-vite. Un peu plus tard, les écrivains Georges Claude, Pierre Hamp, Henri Cochet écrivent des articles, avant de se rendre compte que le journal n'est plus ce qu'il était.(Wikipedia)
C'est donc le texte d un journaliste antisémite, il faut savoir que de tous temps, les bijoutiers ont acheté de l or, à des particuliers, en salle des ventes , etc...Ce n'est pas toujours facile de savoir si le vendeur est un voleur, un escroc, un receleur.

Mais dans mes recherches , cela me permettait de trouver quel était le Niederman Joaillier.
« Je, soussigné Robert Niederman, certifie les faits suivants :Mes parents sont originaires de l'ancien empire austro-hongrois. Mon père, Gaston Niederman, est né à Munkacs le 16 mai 1893, et ma mère, née Hélène Krausz, à Budapest le 5 décembre 1900. Mon père avait immigré en France avant la première guerre mondiale et ma mère juste avant leur mariage qui eut lieu à Paris en 1924.Je suis né le 22 juin 1925 à Paris, de même que mon petit frère Emile, le 9 septembre 1927. Mon père était joaillier-bijoutier et avait installé son atelier, depuis 1924, dans l'appartement que nous occupions à Paris au 37 boulevard Saint-Martin. Ma mère se consacrait à la famille. Nous avons fréquenté l'école maternelle, la communale puis le lycée.

Le titre de Juste parmi les Nations devrait être attribué à Joseph Gallo à titre posthume, et à sa femme, Ludovina Gallo, toujours en vie et qui est en contact étroit avec ma fille Brigitte. »   J ai trouve ce texte  et une photo sur le site de l'AJPN.



Portrait de Gerson Niederman

Ce sont donc bien les même données que celles de son poinçon de Maitre, citées plus haut, c'est donc bien notre Joaillier.

Mais je trouve aussi  un site pédagogique qui lui consacre une recherche sur sa famille.

http://echo-de-leurs-voix.org/les-niederman/

Geza Niederman est né à Munkacs le 16 mai 1893. Il arrive en France en 1910, pour se perfectionner dans l'art de la joaillerie. Durant la Première Guerre Mondiale, il est interné en Corse, en tant que ressortissant d'un pays ennemi, l'Empire austro-hongrois. 
Après la guerre il acquiert la nationalité tchécoslovaque. Lors d'un voyage, il s'arrête à Vienne où il se rend chez Salomon Krausz de la part d'un ami rencontré en Corse. Il fait connaissance de la fille de Salomon, Ilonka (Hélène). Quand cette dernière arrive à Paris en 1924, les deux jeunes gens se retrouvent et Geza demande Hélène en mariage. Ils se marient et s'installent au 37 bld Saint Martin (Paris 3ème), où Geza crée son atelier de joaillerie. Geza et Hélène ont deux enfants : Robert en 1925, Émile en 1927. A la fin des années 30, Louis et Marcel, deux des frères de Geza, le rejoignent en France avec leurs épouses, Elly et Rose. 
En 1940, les mesures anti-juives poussent Geza à se déclarer au commissariat. Légaliste et très attaché à la France, il veut penser qu'il ne sera pas inquiété. La même année, son atelier est aryanisé. Geza souffre de graves problèmes cardiaques. Le 17 juillet 1942, lors de la rafle du Vel' d'hiv, il est alité en raison d'une angine de poitrine. La police française l'arrête et le transporte sur un brancard jusqu'au camp de Drancy, d'où il part pour Auschwitz le 22 juillet 1942 par le convoi n°9.
Il ne reviendra pas





Voilà! Nous partons d' un bijou et nous arrivons à retrouver l' histoire de celui qui l'a fabriqué avec talent, car ces emmaillements ne sont pas faciles à réaliser.

Geza Niederman  à 17 ans était parti de Munkacs,  Munkacs (hongrois;Mukachevo, Ukrainien .; Mukacevo, tchèque et slovène) était la capitale commerciale de la région transcarpatique de l'Ukraine. Ses nombreux noms reflètent le carrefour culturel de son emplacement. La ville appartenait à la Hongrie jusqu'en 1920, à la Tchécoslovaquie (1920–1938) et à nouveau à la Hongrie de 1938–1945.
Pourquoi partir? 
Au moins en partie en raison de leur isolement géographique, les Juifs de la Russie sub-carpathique Afficher ce terme dans le glossaire étaient parmi les plus pauvres d'Europe. Vivant parmi une majorité paysanne, un grand pourcentage des Juifs était employé dans les travaux manuels et agricoles. Néanmoins  jusqu'en 1939 la communauté  était bien intégrée et assez heureuse.

Après la guerre il acquiert la nationalité tchécoslovaque. Lors d'un voyage, il s'arrête à Vienne où il se rend chez Salomon Krausz de la part d'un ami rencontré en Corse. Il fait connaissance de la fille de Salomon, Ilonka (Hélène). Quand cette dernière arrive à Paris en 1924, les deux jeunes gens se retrouvent et Geza demande Hélène en mariage. Ils se marient et s'installent au 37 bld Saint Martin (Paris 3ème), où Geza crée son atelier de joaillerie. 




Voici l'immeuble où il habitait et travaillait au 37 boulevard Saint Martin 2 eme étage au dessus de l'entresol, à gauche en venant de la place de la République et en allant vers la porte Saint Martin.
C'est en 1924 qu' il demande un poinçon de Maitre.




Il se met au travail et commence par poser une plaque de laiton sur sa porte

Une chance et j' expliquerai plus loin comment, il nous est possible de voir aujourd' hui une partie de ses dessins de 1925 qu'il proposait à ses clients



Par exemple ces boites de montres qu'il devait proposer sur un cordonnet de soie ou sur un lacet de cuir. entre 1925 et 1930


Bel ensemble de boites de montres avec diamants


Ses dessins étaient étaient présentés dans des cahiers de ce genre 


Je situe ces dessins vers 1924-1925





Ces bracelets sont superbes , entre 1925 et plutôt 1930, j 'espère qu' ils apparaitront dans une vente aux enchères,...  un jour.




1930?


De nombreux dessins de broches vont suivre, 




Ces bijoux sont ce qu il reste , mais d'autres ont certainement disparu










En 1940, les mesures anti-juives poussent Geza à se déclarer au commissariat. 
Légaliste et très attaché à la France, il veut penser qu'il ne sera pas inquiété. 
La même année, son atelier est aryanisé. 
Ce qui veut dire la confiscation, la spoliation, la mise en vente des biens, par un administrateur, nommé par l administration de Vichy et les Allemands qui va régler le dossier
J espère obtenir des archives nationales le dossier de Geza Niederman pour mieux comprendre  cette spoliation.

Geza souffre de graves problèmes cardiaques. Le 17 juillet 1942, lors de la rafle du Vel' d'hiv, il est alité en raison d'une angine de poitrine. La police française l'arrête et le transporte sur un brancard jusqu'au camp de Drancy, d'où il part pour Auschwitz le 22 juillet 1942 par le convoi n°9.

J ai pu parler longuement avec sa petite fille, Brigitte Avezou , qui m a expliqué que la concierge avait prévenu de la rafle, cette dame courageuse et honnête avait récupéré des affaires dans l 'appartement et les avait cachées dans la cave, l 'extra-ordinaire....c'est qu'elle leur a rendu tout à la libération..




Et l' avertissement a servi, car  Geza Niederman  était malade et  alité, il n'a pas voulu se sauver, mais sa femme Helene  lors de la rafle, parvient à fuir par l'escalier de service alors que la police française est dans l'immeuble. Hébergée quelque temps par Mme Lebel, qui a été son professeur de français à Vienne, elle gagne finalement Lyon dans un camion en septembre 1942, grâce à Robert qui a tout organisé. Tous deux rejoignent ensuite Émile qui les attend à Nice avec les deux frères de Geza, Louis et Marcel. 




A la fin de l'occupation italienne en septembre 1943, il faut fuir dans l'arrière-pays. La famille en est finalement réduite à se cacher dans la forêt, où elle est recueillie par Joseph et Ludovina Gallo. Joseph Gallo conduit Hélène à Monaco, où elle se cache chez un ami, avant de trouver une cachette au Cap d'Ail. Elle y reçoit trois messages de son fils Émile, arrêté autour du 19 juin 1944 et interné à l'hôtel Excelsior. Hélène ne peut rien faire. Elle ne reverra plus son fils. Elle reste au Cap d'Ail jusqu'à la libération de la région par les Alliés. Après la guerre, Hélène ne récupère son appartement qu'au terme d'une année de procès, année pendant laquelle elle réside à l'hôtel Cronstadt, rue Lamartine (Paris 9ème). Ensuite, elle reprend l'affaire de joaillerie montée par son mari et travaille jusqu'au début des années 70. Elle décède le 8 mars 2006 au Pérou, près de Robert et de son épouse Carmen.

En effet je ne cesse de l'écrire, nombre de Juifs français ou étrangers  résidant en France, ont eu d'énormes difficultés à récupérer leurs bien spoliés par les services mis en place par Pétain et les Allemands.
Des copains et coquins avaient racheté leurs biens pour une bouchée de pain, en accord avec les administrateurs de biens juifs, les notaires, les huissiers etc....et après guerre expliquèrent que leur achat était officiel !, contresigné et garanti par le notaire!! Alors que certains par des procès de longue durée récupérèrent leurs biens, d 'autres sont morts avant.


1960

Tous les dessins qui suivent sont, je le pense, pour la plupart des années 50, certains 1960 et plus mais nous ne savons comment ils ont été exploités par Hélène Niederman après la Libération.

1960 env


Années 50


Années 50

Qui travaillait avec Hélène Niederman après guerre?  Nous ne le savons pas, du moins la famille ne le sait pas or j'ai trouvé dans les dessins que la famille a bien voulu accepter de me transmettre, peut être une indication.


Il est peut -être possible que ce Mr Garcia, soit le dessinateur  qui aida Hélène Niederman de la Libération aux années 1960
 

Tout ce qui suit semble avoir été dessiné dans les années 1946 à 1956































Le bracelet est en vente chez Miller (https://www.miller.fr/), et si le reste de cette histoire familiale vous intéresse et voulez savoir comment sa femme et ses enfants ont survécu à la haine nazie avec la complicité du Maréchal Pétain, allez sur ce site familial, qui rend compte de la misère  du peuple  juif ,que je ne peux appeler le "juif errant" mais le "juif chassé" et si certains français ont eu de l humanité et ont aidé, la plupart des autres avait des oeillères.....???

Un commentaire : richard.jeanjacques@gmail.com