mardi 13 avril 2021

40 ans de Carrière , la fortune d un joaillier français à sa mort. "Alfred Van Cleef"

 


Quelques mois avant sa mort  Alfred Van Cleef s'était rendu à New York.

Alfred était parti du Havre le 9-10-1937 vers New York en passant par Southampton, arrivée à New York le 14/10/1937, belle traversée en classe cabine c'est à dire "les premières classes" 572 personnes...

607 en classe touriste et 391 en 3 ème classe.

Pour ce voyage , parmi les passagers :
- L'Archiduc et l'Archiduchesse François-Joseph de Habsbourg-Lothringen
- La Princesse de Caraman Chimay
- Le Gouverneur Général Marcel Olivier, Président de la Cie Générale Transatlantique
Louis Jacques Ottensooser , futur héros de la France libre sous le nom de Capitaine Charles.
Pierre Patout grand architecte de l'entre deux guerres qui en 1946 entreprit la reconstruction de la ville de Tours
Jacques Prouvost, grand industriel du textile.
Jean Schneider : secrétaire général d'Air France. Tiens il préférait le bateau!
Marcel Schwob- d'Hericourt

Alfred Van Cleef meurt le 11 juin 1938

En 40 ans de vie professionnelle, sans héritage au décès de son père (il n'avait que 11 ans) Alfred Van Cleef avait réussi sa vie, qu'en restait il après sa mort?

Ce n'est pas par curiosité que j ai cherché et trouvé la "liquidation Partage des communautés de la succession Van Cleef-Arpels" mais par souci de vérifier l histoire que j ai écrite en 2010: 

https://www.amazon.fr/LHistoire-Cleef-Arpels-Jacques-Richard/dp/2810611491/ref=cm_cr_arp_d_pl_foot_top?ie=UTF8  et complétée régulièrement   sur mon blog : https://histoiredesvancleefetdesarpels.blogspot.com/




Cela parait simple, mais il fallait trouver qui était le notaire d'Alfred, le notaire Revel, puis l'ayant trouvé, découvrir qu il avait cessé d exercer en 1946, contacter son successeur car il y a toujours un repreneur de l étude d un notaire et cet office Notarial avait été créé le 20 février 1650 sous le règne de Louis XIV, rue Coquillière, dans l’une des cinq paroisses parisiennes qui formaient, à l’époque, le cœur de Paris. Donc le notaire que j avais contacté en 2010
même au téléphone n'était pas enchanté de me répondre.

Chercher, continuer à chercher, attendre que les archives nationales....peut être que la numérisation...puis trouver aux archives nationales 11 ans après, celles de Robert Revel  et enfin obtenir 35 pages sur cette liquidation partage pour enrichir mon histoire.


Les deux parties prenantes sont Esther Arpels femme de Alfred Van Cleef et sa fille Renée Rachel Van Cleef veuve de Emile Puissant.  Lesquelles par cet acte notarié ont procédé entre elles à la liquidation et au partage de la communauté légale .

Le mariage avait été célébré a la mairie du 9 eme arrondissement de Paris le 25/06/1895 et les époux n'avaient pas fait précéder leur union d'un contrat de mariage donc ils étaient mariés sous la communauté légale de biens.

Pendant le Mariage, madame Van Cleef n'a recueilli aucune succession, ni don, ni legs. En revanche Alfred Van Cleef a hérité de son père  qui est déclaré à sa mort commerçant à Nice au N° 7 rue de la Paix.




Dans ce partage figure en premier des observations des parties, et je découvre que la dot de Renée Rachel de 100.000 frs de 1919, n'était qu une avance d Hoirie. C'est à dire sur l'héritage
La dot traditionnelle incombait intégralement à la famille de la mariée et avait pour vocation de constituer une « mise de départ » pour le patrimoine du couple. Elle visait à aider le couple à démarrer sa vie commune. Elle se limitait généralement au trousseau de mariage pour les plus modestes mais incluait également, pour les plus aisés, un apport en numéraire qui pouvait être important selon le niveau social de la famille.
Mais selon l article 912 du code civil: La donation en avance d’hoirie est dite «  rapportable » au jour de l’ouverture de la succession et réintégrée au patrimoine du défunt.

Il est fait état du mobilier qui compose l appartement d'Alfred et Esther au 11 rue Villaret de Joyeuse et du mobilier du Château de la Minaudière à Flins sur Seine

Puis les bijoux  assurés à la compagnie le Lloyd de Londres et les tableaux de l'appartement de Villaret de Joyeuse, et si la succession n' indique pas de détail on peut en avoir une petite idée. En effet j ai pu trouver les 715 pages du deuxième volume du catalogue de restitution des principales catégories de biens spoliés à la France par l'Allemagne.

Y figurent des oeuvres volées par les nazis a Esther Arpels dont:

Une sanguine du peintre du 18 eme , Drouet.



Valentin le désossé de Toulouse Lautrec
La porteuse de Pain de Toulouse Lautrec du même:  une lithographie originale représentant "les Folies Bergeres", le "Bar"  signature en timbre rouge de Toulouse Lautrec

Les "fleurs" de Crixham
la "bouquetière" de Theophile Steinlen et aussi "la Marchande de Violettes" de Steinlen




Un "paysage méditérannéen"  de Maximilien Luce et un autre tableau de Luce, "Bord de Mer dans les Pins"
Le "Port de Marseille" et "deux bateaux ciel bleu "  de Maurice Marquet



le "Port de Rouen" par Charles Lebourg la "fenêtre aux géraniums "de Pierre Laprade  ainsi que trois tapisseries du XVIII eme siècle
(les tableaux ci dessus ne sont donnés qu'a titre indicatif du talent de ces peintres puisque les oeuvres spoliées n' ont apparemment pas été restituées)

Monsieur Van Cleef était titulaires de comptes courants 
A l' agence  A.F du crédit Lyonnais à Paris
A l' agence E.L. ..........................................
A la Westminster foreign  bank  16 place Vendôme à Paris
A la Banque de Paris et des Pays Bas à Paris
A la société Van Cleef et Arpels 22 place Vendôme  Paris

Il y a aussi un chapitre sur les "deniers comptants"


Que vaut cette somme de 1937?

Les immeubles acquis pendant le mariage.



11 rue Villaret de Joyeuse

Tout d'abord, une surprise (du moins pour moi) leur logement de la rue Villaret de Joyeuse, ne leur appartenait pas, Emile Puissant après son mariage avec Renée Rachel Van Cleef avait aussi un appartement dans le même immeuble, j en déduis que lui aussi était en location.

Pendant son mariage Monsieur Van Cleef  a acquis  pour le compte de la communauté: 




Cet appartement au cinquième étage, au 1 Square Maurice Barrès à Neuilly,   l'entrée se faisait par derrière dans le petit square à gauche de la rue mais la vue donnait directement sur le jardin d'acclimatation, il est   composé d'un hall d'entrée d'un petit salon, grand salon, salle à manger, dégagement, trois chambres.

Deux salles de bains, une troisième salle de bains réunie à une pièce à usage de lingerie, cuisine, office,.Waters.
Mais aussi trois chambres de domestiques avec Water de domestiques au même étage, indépendantes de l'appartement auquel elles se trouvent réunies par un passage et par l escalier de service., plus trois caves  le tout au prix de 480.000francs, combien de nos jours?

Quand cet appartement avait il été acheté ? je n'ai pas la réponse.



"La Pépinière" ou "le Bois Bodin" puis "La Minaudière"

Le 19/avril/ 1924, Alfred et Esther achètent cette "propriété bourgeoise" qui appartenait à un épicier en gros d'Ivry sur Seine.
J avais en 2013 fait un article  sur le Château d'Alfred, où il est décédé d'ailleurs: 

La demeure est à cheval entre la commune de Flins, en majeure partie, et Aubergenville 

Maison élevée sur caves et sous sol, rez de chaussée, premier étage carré, deuxième étage lambrissé  et toit en ardoises, un pavillon formait une aile en retour et dans la cour un corps de bâtiment composé au rez de chaussée d'un logement de jardinier avec deux chambres, 
une autre cour, un jardin d'agrément, un potager, parc, pelouses, bassin et pièce d'eau, sur une superficie de quatre hectares. ce fut une "affaire" car l'épicier en gros avait des dettes .




Le notaire ne nous écrit pas dans son acte la couleur, mais ...




Il nous indique que Alfred et Esther, possédaient une voiture (Cristler , une petite faute) Chrysler conduite intérieure, une airflow,  de 1935 estimée d occasion a 6.000 francs
Belle bagnole.




La 1935 se reconnait facilement, elle a encore  la roue de secours à l arrière



Alors que la Chrysler Air Stream de 1936 avait la roue de secours sur le coté avant gauche.

Nous apprenons aussi que les tableaux  qui se trouvaient dans l appartement de la rue Villaret de Joyeuse étaient retenus pour une valeur de 218.000 frs .
En revanche  les bijoux étaient assurés par le Lloyd de Londres  pour 1.525.020 francs ce qui me parait un montant faible à convertir, de même que pour les tableaux et   si apparemment  Alfred Arpels n aimait pas trop l'immobilier, il possédait plus de 20 millions de francs en actions. Ont elles été négociées avant la Guerre? car après, ce devait être un désastre.

Le reste concerne le passif, les frais de médecin pour Alfred , les salaires, les obsèques etc , et le calcul du partage  pour chacune.



Renée Rachel Van Cleef quelques semaines avant sa mort
Sous copyright car je suis seul a  posséder ce Cliché

Renée Rachel Van Cleef meurt bien avant sa  mère le 12/12/1942 dans des conditions imprécises, son corps restera a Vichy, c'est la guerre.

Sa mère restera en France, cachée,  la plupart des Arpels ont gagné les Etats Unis, Lea Arpels se terre, Jacques Arpels et Lucie Hessel sa femme , finiront par passer en Suisse


..."Il n’apparait pas que Renée Puissant ait fait un nouveau testament, olographe ou pas, avant sa mort, c’est donc le dernier testament existant qui est produit chez le notaire, que dit-il ? "

Ceci est mon testament

Pour prévoir l’éventualité de mon décès avant ma mère Mme Van Cleef, je la nomme comme ma légataire universelle en toute propriété.
Pour prévoir l’éventualité que je lui survive, j’institue comme légataires universels en pleine propriété, conjointement, Messieurs Charles Salomon Arpels, Jules Arpels, et Louis Arpels, mes oncles.
Dans le cas où l’un ou plusieurs d’entre eux décèdent avant, laissant question, la question de l’un ou de ceux qui décèdent avant tient lieu et place de leur père.
Dans le cas du décès de l’un ou plusieurs d’entre eux sans laisser de descendance, la part de l’un ou de ceux décédé avant ira à mon ou mes légataires universels survivants conjointement, la part de chacun de mes oncles étant, bien entendu, seulement de la part de leur père.
J’ai rédigé en étant saine de corps et d’esprit, et entièrement écrit par ma main.
Paris le trente et unième jour d’octobre 1938.
Signé, Renée Puissant Van Cleef


Le dit testament porte ces notes :

Signé par moi, Molinier, juge, pour le Président du Tribunal civil de la Seine.
Paris, le vingt-sixième jour de décembre 1944
Signé Molinier

Le Juge Molinier a donc validé le Testament le 26 décembre 1944, rien ne s’oppose à l’exhumation du corps de Renée Rachel Puissant, qui se trouve au « dépositoire de Vichy », pour que Renée Rachel soit enterrée dans le caveau familial au Cimetière du Vieux Château à Nice.


Il faudra du temps…ce sera fait le 4 juin 1946."...



Esther Van Cleef née Arpels  surnommée "KIKI " en 1954. 


Esther est décédée le 24/12/1960, elle n'a pas été enterrée avec son mari et sa fille au cimetière Israélite du vieux chateau à Nice.

Elle fut inhumée avec ses frères dans le caveau des Arpels au carré Israélite du cimetière  Montparnasse.
A sa mort en 1960, Esther transmettra ces mêmes parts a ses trois neveux, Claude Arpels, Jacques Arpels et Pierre Arpels,
Dans son testament, ils sont en effet désignés comme légataires universels de ses biens pour un tiers chacun.



A propos des tableaux d'Esther Van Cleef 

J ai reçu un mail en 2013 d une grande journaliste et écrivain américaine.
 

Je suis journaliste au Wall Street Journal de New York, qui a essayé de trouver Richard Jean-Jacques, l'auteur et l'autorité de la famille Van Cleef & Arpels. J'ai travaillé sur une histoire de page 1 qui touche à la famille et j'ai parlé à John Claude Arpels dont vous avez parlé dans un de vos blogs ...

Mais -

J'aimerais essayer de tendre la main à vous car vous semblez être incroyablement bien informé sur la famille.

Je me demande s'il serait possible pour nous de discuter - je devrais être joignable au (212) 410-0459 ou (212) 416-3727 - ou je peux vous essayer si vous m'envoyez vos coordonnées.


Elle fit un tres long article dans le Wall Street Journal

22 décembre 2013 22h30 ET
Wesley Fisher est dévoré depuis 25 ans par une question apparemment impossible: que sont devenus les nombreux trésors culturels volés aux Juifs pendant l'Holocauste?
Puis le mois dernier, alors qu'il se penchait sur des images d'art qui faisaient la une des journaux saisies par les autorités dans un appartement de Munich, il a eu un moment «Ah-ha». Une estampe Toulouse-Lautrec, d'un couple de danseurs, semblait étrangement familière.
M. Fisher est le directeur de recherche de la Conférence sur les revendications matérielles juives contre l'Allemagne, l'organisation basée à New York chargée d'indemniser les victimes de l'Holocauste pour la persécution nazie. Pendant des années, il a tenté de faire la chronique du pillage du régime hitlérien à travers l'Europe et l'ex-Union soviétique. En particulier, il s'est battu pour créer une base de données qui rassemblerait des archives très volumineuses sur des œuvres prises par les nazis à des juifs français.
«J'essayais de pousser l'idée que le vol de propriété faisait partie intégrante du génocide contre les juifs», explique M. Fisher, 69 ans. "Mais notre société s'est concentrée sur les meurtres, les meurtres."
Désormais, l'obscure base de données pourrait contribuer à identifier certains propriétaires des quelque 1 400 œuvres saisies le mois dernier dans l'appartement munichois de Cornelius Gurlitt, fils d'un important marchand d'art nazi.
Moins d'une heure après avoir repéré l'estampe Toulouse-Lautrec, M. Fisher a consulté la base de données et a trouvé une correspondance possible - une lithographie de la même taille approximative et portant le même titre, «La Goulue Dansant avec Valentin Le Désossé», que la nouvelle imprimer.
L'œuvre animée, selon les archives nazies de la base de données, avait appartenu à Esther Van Cleef, matriarche juive de l'illustre dynastie de joaillerie Van Cleef & Arpels, et confisquée pendant la guerre. Finalement, les Allemands l'ont apporté au musée du Jeu de Paume à Paris, l'un des principaux centres de traitement de l'art volé au début des années 1940. Les nazis, méthodiques dans leur travail, avaient même pris une photographie de l'estampe. 

 L article est très, très, long.  Pour autant, parmi les tableaux trouvés à Munich dans l'appartement de Cornelius Gurlitt, figureraient des œuvres spoliées par les nazis en France en 1940 et 1941 mais en gros Gurlitt  expliquait qu il avait acheté tous ses tableaux  et de très bonne source , or dans sa collection se trouve  le même que Esther Van Cleef , donc?????




Un commentaire , m'écrire a richard.jeanjacques@gmail.com

dimanche 11 avril 2021

Baudoin? Beaudoin? Baudouin? non ce joaillier se nommait Beaudouin:

 



Ce joaillier signait  ainsi certains de ses bijoux , et pourtant!!!!



Le Dictionnaire international du bijou, l'écrit "Beaudoin"

C'est ainsi que cherchant à comprendre qui il était, je découvris tant d'orthographes différentes de son nom, mais concernant bien ce Joaillier devenu célèbre a l exposition universelle de 1900, à Paris.
En revanche peu de bijoux de lui ont traversé le temps, mais mal identifié, des lecteurs m' aideront peut être à connaitre d autres de ses fabrications.




Il est né le 17/09/1858 , fils de Pierre Aimé Beaudouin (facteur de pianos) , sa mère était ouvrière en dentelles : Pierre Auguste Antony est né à Paris au 23 rue Beauregard dans le V eme arrondissement.




C'est en ayant trouvé son acte de  mariage que j ai pu remonter à sa naissance, il avait donc 32 ans lorsqu' il s'est marié.




Je pense que l'une des erreurs d Orthographe de son nom de famille vient de cet opuscule, datant de 1894 édité pour l exposition Universelle d'Anvers, que beaucoup ont repris.



Ceci est le dessous de l anneau de la bague chèvrefeuille que la Maison Tadéma de Londres, avait revendu. Faute d'archives la plupart des bijoux sur le marché sont datés de 1900
Antony Beaudouin avait en effet participé a l exposition Universelle, mais certains bijoux datent des années qui suivent



ANTOINE BEAUDOUIN
Bague Chèvrefeuille Art Nouveau: Or et émail :
H  2,40 cm (0,94 pouces) |  L  2,50 cm (0,98 pouces)
Origine Français, c. 1900 Cas Étui à bague 
Une belle bague Chèvrefeuille attribuée à Antoine Beaudouin en or et émail Chèvrefeuille dans le langage des fleurs symbolise `` Le lien de l'amour ''
Littérature: illustrée dans notre prochain livre:
Beatriz Chadour-Sampson & Sonya Newell-Smith, Tadema Gallery London Jewellery from the 1860s to 1960, Arnoldsche Art Publishers, Stuttgart 2021, p. 232
Beatriz Chadour-Sampson, The Power of Love: Jewels, Romance and Eternity, Londres 2019, illustré p. 111, fig. 6.10
Beatriz Chadour-Sampson, Anneaux des XXe et XXIe siècles, Collection Alice et Louis Koch, Arnoldsche, 1919, illustré p. 30, fig. 6
Collections
La collection Alice et Louis Koch au Musée national suisse, Zurich



Collection Alice et Louis Koch. Musée national suisse
Bague. Or. Peinture émail. "Anneau de chèvrefeuille". Antoine Beaudouin. Vers 1900.
Bague. "Anneau de chèvrefeuille". Production: créateur de bijoux Antoine Beaudouin, France. Vers 1900. Or. Peinture émail.
www.nationalmuseum.ch



Georges le Turcq a fourni des modèles à Antony Beaudouin, ce bijou de Le Turcq en fait partie, je l ai cité il y a quelques années dans mon article sur Le Turcq: https://www.richardjeanjacques.com/2015/03/georges-le-turcq-dessinateur-et.html



Paru dans un livre de Maurice Rheims , je partage  son avis sur la baisse de popularité de Antony Beaudouin . "Il disparaitra rapidement pour avoir perdu toute saveur après d'innonbrables répétitions sur des objets sans valeur"




Revendu par la maison Christie's ce Pendentif en vermeil émail plique a jour et perle d'eau douce  alentour de 1900 à décor de jeune fille de profil avec écrin d origine marqué Beaudouin, 253 rue Saint Honoré Paris.



C'est aussi un bijou or jaune, perles et émail,  revendu par Antony Beaudouin, mais fabriqué pour lui  par Georges le Turcq



Celebre broche de Beaudouin qu'il reproduisit de multiples façons
Ce grand pendentif en argent et rubis s'appelle Modesty et est signé: Beaudouin, Paris (Antoine Beaudouin). La dame de ce pendentif a les yeux baissés et est entourée de violettes (Viola Odorata); les cheveux stylisés encadrant son visage déterminent également les contours du pendentif. Les violettes représentent la modestie aussi bien que l'amour romantique.




Broche 'Modestie', Atelier Beaudouin, Paris, 1900, or, émail, perles, Schmuckmuseum Pforzheim,

D'autres versions du même design sont connues. Par exemple, cette  jolie broche en or avec une face émaillée et des diamants au lieu de rubis taille cabochon se trouve au Schmuckmuseum de Pforzheim . Il porte les marques d'Antoine Beaudouin (AB autour d'un bouclier) et de Georges Le Saché (LS autour d'un fil). Le Saché était l'un des orfèvres les plus célèbres actifs vers 1900, et a également travaillé pour Lucien Falize.

Que la broche de Phorzheim en or porte plus d'une marque de fabricant est exceptionnel et suggère que Le Saché n'a pas exécuté cette broche seul. Beaudouin doit non seulement avoir conçu la broche" Modesty"mais aussi avoir participé à son exécution. Le pendentif Modesty en argent est l'un des rares bijoux entièrement signés de Beaudouin. Il n'a pas de marque de fabricant, nous ne savons donc pas si Beaudouin l'a fabriqué, ou si Le Saché l'a fait pour lui.
Littérature: Martijn Akkerman, «De« Modestie »broche, een belangrijk juweel van de Parijse Art Nouveau goudsmid-juwelier Antoine Beaudouin», in: Antiek, 4, novembre 1986, pp. 210-215.
J ai écris un article sur Le Saché.





Sotheby's a revendu ce pendentif perle naturelle, en émail et diamant, de Beaudoin vers 1900 
Représentant le profil d'une dame, peut-être Ophélie, sertie d'émail polychrome et plique-à-jour, suspendant une goutte de perle naturelle, rehaussée de diamants taille circulaire, signée Beaudoin, Paris, poinçons français
Le Laboratoire Gem & Pearl, indiquant que la perle s'est avérée être naturelle, d'eau salée.
Ophélie était le personnage tragique du «Hamlet» de Shakespeare. Beaucoup d'artistes pré-Rafaelite se sont inspirés du personnage et l'une des peintures les plus célèbres était de John Everett Millais, représentant Ophélie flottant sur une rivière.

Le poinçon de Antony Beaudouin était composé des initiales A.B. dans un losange et le symbole un bouclier.
Et pourtant j ai lu au moins trois fois à propos du bijou ci-dessous qu il était de Beaudouin.



Entre autres ceci
AUGUSTE BEAUDOUIN; une broche Art Nouveau en métal émaillé jaune et ornée de perles, modelée en lys stylisé de la vallée, dans la boîte d'origine Tessier of London ajustée, longueur de goutte environ 3,3 cm, environ 7g.
Vente des commissaires-priseurs et évaluateurs Adam Partridge: jeudi 31 octobre 2019 
Dommage que les poinçons n'aient pas été relevés.
mais la Vente de Brightwells: mercredi 18 mars 2020 [Lot 00196] décrivait : éventuellement dessinés par Georges Le Turcq : Je pense que c'est un bijou fabriqué par Georges le Turcq pour Antony Beaudouin qui a insculpé son poinçon.

Mais tout est érroné car une  personne Sonya qui tient le site "Tadéma Gallery" de main de maitre, a relevé les poinçons sur ce bijou


Et ce poinçon est celui d'André Rambourg
orfèvre
auteurRambour, André
patronyme(s)Rambour
prénom (état civil)André
professionFabricant bijoutier
initialesA.R.
symbolesune pomme
n° de garantieB428
n° de préfecture10788
date d'insculpation20 février 1891
date de biffage30 mars 1906
lieu(x) d'activité75
 Paris
adresse de l'atelier43 rue de Turbigo





Et la Galerie Tadéma de Londres indique:
ANDRÉ RAMBOUR
Pendentif / Broche Art Nouveau Lily-of-the-Valley.
Or, émail, diamant, perle H 3,50 cm (1,38 pouces) | L 2,80 cm (1,10 pouces)
Origine Français, c. 1900
Des marques AR avec une pomme
Coffret d'origine ajusté: la soie marquée: A.RAMBOUR, 81 B'ard de Sébastopol, Paris Haut de l ecrin marqué: 'MR 18 Mars 1903'
illustrée dans notre prochain livre:
Beatriz Chadour-Sampson & Sonya Newell-Smith, Tadema Gallery London Jewellery from the 1860s to 1960, Arnoldsche Art Publishers, Stuttgart 2021, cat. non. 119
cf. The Paris Salons 1895-1914, Jewellery II: The Designers LZ, Alastair Duncan, 1994, pp.175 & 176 pour plus de bijoux de Rambour

Voila ce qu on pourrait souhaiter des ventes publiques et privée, indiquer toujours le poinçon qui se trouve sur le bijou




Exposition de 1900, bijou fabriqué par Georges Le Turcq , commercialisé par Antony Beaudouin



Idem 1900 Le Turcq pour Beaudouin




Journal "Le Matin" en 1900, l "étoile du bonheur" l un de ses nombreux ouvrages réalisés en série



Broche "Modestie" argent et émail réalisée en 1900



Antony Pierre-Auguste BEAUDOUIN (XIX-XXème) ci- dessus et ci- dessous
Coupe-papiers en bronze argenté et ivoire à décor floral en relief Signé «Beaudouin HC» Modèle probablement exécuté et présenté dans une Exposition Universelle, vers 1900 L : 40,5 






La galerie Tadéma de Londres a toujours une excellent analyse et un excellent choix dans ce qu elle achète pour revendre,   elle a revendu cette
Broche Fée Art Nouveau d'Antoine Beaudouin, en Or, émail plique-à-jour, émail et diamants
Origine Français, c. 1900
Littérature
illustrée dans leur prochain livre:
Beatriz Chadour-Sampson & Sonya Newell-Smith, Tadema Gallery London Jewellery from the 1860s to 1960, Arnoldsche Art Publishers, Stuttgart 2021, p. 215




Cette broche en or   fut initialement identifiée  à tort comme étant de  Antony  Beaudouin, elle fut réalisée par René Bouvet et se trouve au British Muséum
Broche en or en forme de tête profilée à cheveux fluides en or ciselé avec une face de corail et un bonnet de nacre, sertie de rubis et de diamants et d'une goutte de perle. Le revers avec un monogramme, une marque de garantie et une marque de fabricant.
1902 (vers) Fabriquée à: Paris (France)
Matériaux: or ,rubis, diamant, nacre, corail.
poinçon de maître,  Contenu de l'inscription: CD :  Note d'inscription: marque de garantie Paris 'tête d'aigle' : Type d'inscription: monogramme  Contenu de l'inscription: RB
Commentaires du conservateur : Texte du catalogue du Hull Grundy Gift (Gere et al) no. 1109: Peut - être de René Beaudouin, cette pièce est similaire dans le style et la technique à un pendentif, «Modestie», attribué à Beaudouin qui est illustré dans Becker 1980 (pl. 41). Une autre version de ce pendentif se trouve au Schmuckmuseum de Pforzheim, et est cataloguée comme Maison Beaudouin .


Il y aurait sur ce bijou cette marque pour René Bouvet


Et ce poinçon C.D., que je n'ai pas trouvé




1902 exposition à Monte Carlo




En 1902 , dans le Figaro, Antony Beaudouin est décoré des palmes académiques



L ' Etat, par le biais de ses musées( en l occurrence le Musée des Arts décoratifs pour ce légumier")  achetait de par le passé des oeuvres présentes à des expositions, ce  "Légumier avec couvercle" en fait partie , composé d'une partie céramique et de son habillage en vermeil:  Clément Massier , céramiste, Golfe-Juan, Antony-Pierre-Auguste Beaudouin , orfèvre, Paris, 1902 (vers)
Matières et techniques:  faïence, monture en vermeil
Sujet représenté:  lierre, céleri (branche), tige (en forme de), violette, feuillage (en forme de), racine, brun violacé, art nouveau
Date/époque représentée:  Epoque Art Nouveau (1889-1909)
©Photo Les Arts Décoratifs, Paris/Jean Tholance. 
Acquisition/dépôt:  achat Antony-Pierre-Auguste Beaudouin, 1902.




Ci-dessus et ci-dessous, Maître Pestel de Bord a revendu cette Épingle en or jaune 18 carats (750 millièmes) surmontée d’une guêpe ornée d’une perle. Travail français, poinçon de maître du bijoutier. Accompagnée d’un écrin à la forme, signé Beaudouin. Hauteur : 7 cm 







L'Orfèvrerie à l'Exposition d'Hanoï  1903  Beaudouin participe 

MONSIEUR Henry Vollet, l'artiste peintre bien connu, qui fut professeur de Composition d'art appliqué à l'école de la Chambre syndicale de Paris, est en ce moment à Hanoï, où il a été appelé pour exécuter les grandes compositions décoratives qui ornent les palais de l'Exposition. Il a bien voulu nous envoyer, spécialement pour la Revue, l'intéressant article suivant, que nous sommes heureux d'offrir à nos lecteurs. Hanoï, la ville encore adolescente, puisque son développement date de vingt années, a réalisé le très grandiose effort conçu par le gouverneur général Doumer, qui s'est montré, pour toute l'Indo-Chine, comme un génie bien faisant. Avant son départ, il avait doté la colonie d'une Exposition, où étaient conviées toutes les nations asiatiques, qui devaient mesurer leurs efforts avec ceux de la métropole.
Cette Exposition, ainsi qu'une fleur des tropiques éclose dans une atmosphère surchauffée et dont la frêle existence est comptée a vécu trois mois, puis a refermé son calice sur les splendeurs venues de toutes parts.
Nous avons pu admirer l'art asiatique dans son ensemble et les produits de l'art chinois puissant et coloré, aux dragons toujours furieux, roulant des yeux terribles ; mais, heureusement figés dans la contemplation du passé !
L'art japonais, d'une compréhension plus facile, délicat et maniéré, inspirateur de tant de jolis chefs-d'oeuvre en France, où les artistes ont rajeuni les anciennes formules décoratives au contact des produits de ce petit peuple très moderne et très remuant, qui est en train, malheureusement, de gâcher, par un production hâtive, son goût inné traditionnel et très pur, qui ne sera plus, dans quelques années, qu'un souvenir historique.
Art cambodgien, flamboyant comme un bol de punch et doré comme le soleil !
Art siamois, hiératique et contorsionné, qui nous montre les bas-reliefs aux adorables figures accroupies devant d'invraisemblables éléphants et ses Bouddah si dignes et si gravement bénisseurs.
Art cochin-chinois, variante du génie chinois, déjà déformé par le goût français et qui nous montre les délicats travaux d'or filigrané.
Art annamite, vrai produit du sol du Tonkin, qui fournit les admirables orfèvres, brodeurs, incrusteurs, laqueurs, etc., peuple méconnu, où naissent les artisans habituels des patients labeurs.
Puis, trônant sur toutes ces productions des artistes jaunes, blancs et noirs, l'Ecole d'Extrême-Orient expose, dans les spacieuses galeries du Grand Palais, l'art rétrospectif, depuis le kmer ancien jusqu'au japonais de choix. Plus loin, les sculptures barbares des îles Bornéo, Java, et les étoffes tissées d'or de Sumatra. Plus loin encore se dresse le village philippin, dont fart est représenté par quelques sculptures et des tableaux très visiblement imprégnés des souvenirs de l'école espagnole et que le voisinage de drapeau américain torture.



Puis c'est notre belle France, toujours chevaleresque et éducatrice des peuples, qui a envoyé non seulement tous ces travaux d'art, où se révèle, son goût habituel, mais encore la splendide galerie des tableaux et des sculptures modernes, sortie des ateliers de nos plus grands peintres et de nos plus grands sculpteurs.
.- Tous ces objets, exposés dans le cadre vraiment somptueux élevé par les soins de notre gouvernement indo-chinois et sous la direction de M. Bussy, architecte de toute cette variété de constructions, depuis le palais bien aéré et savamment préservé des ardeurs d'un soleil avec lequel il faut compter, jusqu'à la simple paillote, abri des naturels des îles Philippines, qui loge en grand nombre des ouvriers du tabac et l « orchestre » bruyant, joie des visiteurs de l'Exposition.
Aussitôt la porte monumentale du Grand Palais franchie, le visiteur est agréablement séduit par l'exposition spéciale des joailliers, bijoutiers et .orfèvres métropolitains. Le nombre limité des exposants et la réserve compréhensible des audacieux, qui ont confié des objets de seconde valeur aux risques d'un voyage très long, empêche le visiteur de comparer cette production de l'orfèvrerie française avec ce qu'il est habitué à admirer dans d'autres milieux. Cependant, il nous faut louer quelques vitrines, où se retrouvent, très purs, la tradition et le goût français. Tout d'abord, la maison Roger-Sandoz, qui n'a pas craint d'exposer des pièces de corsage et des colliers de joaillerie. Broches émaillées dans le goût moderne, que le public a fait plus qu'admirer, puisqu'il en a retenu plusieurs.
Baudouin expose également des pendentifs art moderne, élégamment suspendus aux chaînes délicates; boucles de ceinture remarquablement ciselées.
Brunet, dont l'exposition est digne de retenir l'attention par le choix des .motifs et par la pureté de l'exécution. 
Gaillard nous montre sa production habituelle et artistique, des objets d'argent usuels : pommes de canne, boucles de ceinture, boutons, et quelques jolis vases •agréablement montés, aux tons harmonieux.



1903 dans le bulletin officiel des colonies


1903 Revue de la Bijouterie Joaillerie


1903 Revue de la bijouterie Joaillerie Anthony Beaudoin est membre du comité de l' exposition universelle de Saint Louis aux Etats unis




Le 15-06-1903 dans la revue artistique "Paris Concert"  Beaudouin offre un pendentif



Dans Fémina de 1904   , des bijoux de Beaudouin et !!!!
"...Citons encore le bijou Messaline, à propos de I'opëra de M. Isidore de Lara, une bague pour M '"° Sarah Bernhardt, symbolisant  le lac de Constance: un Saphir très clair évoque le bord de Peau. un saphir sombre le fond de Peau, une sirène sort des algues et nénuphars. Enfin I`orfèvrerie ne restera pas en retard. En 1904 on adoptera franchement ces ciselures si gracieuses de ligne qui rendent un objet usuel agréable à manier et à regarder. Ne toucher que de jolies choses, quel rève!..."




Madame Evelyne Possémé , conservatrice en chef au musée des arts décoratifs a ecrit dans le "dictionnaire international du bijou" : 
"Il est surtout connu pour avoir été l'un des fournisseurs de la comédienne Sarah Bernhardt qui le baptisa, dans ses Mémoires, le «plus grand orfèvre du siècle>›, Mémoires où elle ne cite ni René Lalique, ni Georges Fouquet, ni Alfons Mucha, qui pourtant travaillèrent pour elle. "
Mylene Farmer a un petit air de Sarah Bernhardt, ne trouvez vous pas?



1 er décembre 1904 dans "la vie au grand air"

Les bijoux de Beaudouin  et les mémoires de Sarah



1904 dans "les Annales"



1905 dans l annuaire des professionnels


1905 En tant que membre du comité national des conseillers du commerce extérieur de la France, Beaudouin exécute cette médaille en souvenir de Hilaire Rueff.

IIIE RÉPUBLIQUE/ COLONIES
Comité national des conseillers du commerce extérieur - A/COMMERCE - INDUSTRIE - Allégorie du Commerce assise sur un trône de face; à gauche, scène portuaire avec un forgeron; à droite, cinq personnages des différentes colonies françaises: Indien, Asiatiques, Africain; signature BEAUDOIN-MASSIN  Bronze - 77,0 mm - 309,60 g 



1906 1907 dans l annuaire des chateaux



Antony Beaudouin avait donc réussi , et il possédait ce chateau de Monthyon, comme indiqué dans l annuaire et  il y a quelques années en 1959 c'est Jean Claude Brialy qui le racheta  et quand il mourut, le légua à la ville.Le domaine a aussi accueilli les amis, célèbres et anonymes, du comédien, servant même pour certains de refuge. « En 1981, Romy Schneider s'y est retirée après le décès de son fils [NDLR : David, 14 ans, est mort accidentellement en escaladant un portail], raconte le maire. Elle a séjourné ici un bout de temps pour fuir les paparazzis. »Atteint d'un cancer, le danseur Jacques Chazot passa ses derniers jours au château de Monthyon, où il mourut en juillet 1993. La même maladie emporta Jean-Claude Brialy quatorze ans plus tard, au même endroit.




1907 Rachat de Massin par Beaudouin dans les archives commerciales de la France



Merveilleuse bague de la Collection Aline et Louis Koch. Musée national suisse qui représente un avion monoplan
Bague Or. Rubis. Brillant. "HN" "Anneau Monoplan", Antoine Beaudouin, vers 1907.





La coupe de la presse de Charles Massin en 1907 



Antony Pierre-Auguste BEAUDOUIN (XIX-XXème)Coupe-papiers en bronze argenté et ivoire à décor floral en relief Signé «Beaudouin HC» Modèle probablement exécuté et présenté dans une Exposition Universelle, vers 1900 L : 40,5 cm






1908 Vous voyez que Charles Massin est 253 Rue Saint Honoré à Paris.


Citation de : Massin , Beaudouin et Durand Leriche

?
Je ne sais a quelle date situer cette plaquette publicitaire, peu après 1900?, mais elle est très réussie




Madame la Comtesse de la Grandière 2 rue Portalis Paris



1909 dans les Annales,  Beaudouin successeur de Massin.




1909 Beaudouin dans l annuaire des Conseillers du Commerce Extérieur se déclare "Joaillier d'Art"




La maison Sotheby's a catalogué ces pièces comme : Paire de seaux à rafraîchir de style Louis XVI en argent, estampés Beaudoin-Massin, Paris, vers 1910, avec leurs doublures en zinc.
Beaudoin-Massin a succédé en 1913 à Charles Massin comme marchand d'orfèvrerie, installé 253 rue Saint-Honoré. Ils semblent cesser leur activité en 1914. Nous remercions Rémi Verlet pour sa précieuse aide à la datation de ces seaux..
Nous verrons que l activité a cessé plus tard




Février 1910, Beaudouin dans la "Revue illustrée" a créé une galerie qu il appelle le "petit musée Beaudouin.




1911 dans "La Vie Heureuse" Epée d honneur  de Albert Sarrault exécutée par la maison Beaudouin-Massin. Albert Sarrault fut sous secrétaire d'état au ministère de la Guerre.
Hommage  aussi à leur prédécesseur Durand Leriche dont la réputation remontait a 1835


La qualité de Durand Leriche a l exposition Universelle de 1900



L Epée offerte par ses amis a Albert Sarrault , gouverneur général de L'Indo-chine



13-mai 1911 annonce de la formation de la société Beaudouin-Massin au 253 rue Saint Honoré.



Société en nom collectif Beaudouin Massin en 1911



15 decembre 1912 belle publicité dans le journal "La Vie Heureuse" 




1912 comité des conseillers extérieurs du commerce .




1912 dans "la Vie Heureuse " l entrée de la maison Beaudouin Massin




1912 Beaudouin Massin font des affaires et délaissent la haute joaillerie


Leur publicité de 1912 rappelle celle de Puissant le gendre d'Alfred Van Cleef




6 Avril 1912 Modification importante de la société 



24-12-1912 dans "le Journal"



En 1913 Beaudouin indique sa légion d honneur, je n ai pas trouvé son dossier sur le site du ministère de la Culture



1913



En 1913 un article de "la vie heureuse"  sur la bijouterie Beaudouin-Massin à la Potinière à Deauville



1913 dans le Journal Le Gaulois, Décès de Oscar Massin



La tombe est abandonnée, j 'avais déjà écrit sur mon courrier des lecteurs.

Erick Shoonhoven d'Amsterdam me disait qu il ne savait pas ou se trouvait la tombe d Oscar Massin, un rapide coup de téléphone de ma part au cimetière Montmartre, un monsieur très aimable me dit qu'il ne savait pas de tête (plus de 20.000 noms) mais qu il cherchait et me rappelait , ce qu il fit rapidement (compliments)
Réponse:  9 ème division, 2 ème ligne, tombe n°1 avenue des anglais.
Bon, il y a bien google Maps ??? mais le cimetière!!!
Je fis un appel sur facebook et un copine de facebook me proposa d 'y aller, ce qu elle fit cette après midi
Le journal le Gaulois du 14 fevrier 1913, il est donc décédé le 13-02-1913?

Pas facile a trouver, même avec les côtes, donc Odile Fulchiron obtint une réponse très aimable de tout le personnel qui l accompagna, et là, devant la tombe, elle m'envoie un mail!
Jean-Jacques,

J’ai dû vérifier avec la conservation que cette pierre tombale à moitié ensevelie était bien celle d’Oscar Massin!!! Aucune gravure lisible sur le dessus... J’ai pris une autre photo de la tranche... on aperçoit une vague gravure mais pas son nom.
Déconcertant
Odile






1913 Le Cornet



1913 Dans "La Lanterne"



1913 dans "Les Marchés de Provence"



1913 c'est toujours la maison "Beaudouin Massin" qui est annoncée






1914 ou l' on découvre que le fils d Oscar Massin bijoutier de formation, s'est reconverti dans le cinéma 



29-06-1921 dans le journal les Echos



1926 la société Massin Beaudouin est en liquidation



Le liquidateur de Beaudouin Massin est remplacé, mais cela concerne certainement la liquidation de la société due au décés de Oscar Massin, mais pas la cessation d 'exercer de Antony Beaudouin?



1931 Beaudouin Massin figure toujours à l annuaire


1931 dans l'Annuaire de la curiosité



1932 dans le journal "Comoédia" Robert le fils d'Antony  Beaudouin qui a épousé une fille Gaumont


De nos jours, à l'emplacement à l emplacement de Antony Beaudouin, la maison Hermès.