samedi 1 juin 2019

Il était une fois Tecla, puis Burma, les Rois de la "Pub" pour du faux bijou.




Les champions du faux bijoux méritent un article,  la maison Tecla vient de disparaitre au bout de 115 ans d'existence,Saviez vous que Burma  fut créée par Tecla?


Burma est au 8 boulevard des Capucines depuis près de 100 ans et avant les Bijoux Burma , il y avait déjà un bijoutier Mr Simon au 8 bd des Capucines
Après lui, c'est compliqué, nous serons même plongés au centre d'une affaire d'espionnage! De magouilles!




Il nous faut remonter en 1902 , les archives commerciales de la France publiaient deux lignes au sujet de la formation d'une société "Kaplan et Goldsoll" 
Nous verrons au cours de son procès que Goldsoll écrivit son nom de plusieurs manières et que le président du tribunal de Paris crut bon de dire que son seul vrai nom était "Godsoll".
Notre homme d'affaires américain naturalisé français, soupçonné de commerce frauduleux a d ailleurs un dossier aux archives nationales , pour  la sûreté de l'état




1902, dans le journal le Matin nos deux associés ont monté une affaire: 
"le Plimsaul Américan Diamond Palace" . je crois que cet article est une forme de publicité pour démontrer que les faux qu' ils fabriquent ne sont même pas découverts par la douane tellement ils sont de qualité!!!.



1906 Kaplan et Goldsoll  font déjà dans le bijou par correspondance



1908" Plimsaul" liquide



En 1908 Kaplan et Goldsoll vont dissoudre leur société




Je ne sais quelle société Tecla avait été montée mais en 1908 sa formation est annulée 


Pourtant cette publicité date de 1908!

On parle du "professeur Técla" qui est censé avoir découvert la synthèse des pierres et perles précieuses. Il a surtout découvert la publicité!!!!!



1908

1908 Pub Tecla: de nos jours cela passerait dans les publicités dites mensongères, avec ce texte.

"Le Rubis Técla est scientifiquement vrai, le Rubis d'orient est naturellement vrai"

En effet le "rubis Tecla" n'est qu'un corindon synthétique" et Tecla et plus tard "Burma", vont servir au public un festival de publicité mensongères d'une quantité et d une intensité jamais vue. Et si Emile Puissant (le gendre d'Alfred Van Cleef) avait des méthodes publicitaires peu communes à la  même époque, il ne trichait pas sur le produit vendu.



1908 publicité aux USA

Et cette publicité nous permet de voir que la Maison Tecla existait bien en 1904 aux USA.
Wikipédia ou souvent les marques fabriquent une histoire plus proche des story telling que de la vérité note: 

Técla est un joaillier français spécialiste des perles de culture depuis 1908 établi à Paris, au 2 rue de la Paix. Après avoir connu une expansion jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, avec des boutiques à Londres (Bond Street), New York (5e avenue), Berlin et Nice, le joaillier est resté familial et a recentré son activité autour de créations sur-mesure et de pièces uniques dans le cadre de sa boutique parisienne.
En 1908, peu après l’invention de la perle de culture, Jo Goldman fonde Técla, la première joaillerie spécialisée dans les perles de culture. La maison ouvre des succursales à Londres, New York, Berlin et Nice.
Grosse erreur , ce n'est pas ce Jo Goldman qui a fondé "Tecla"

C'est  le 11 juillet 1893, que  Kokichi Mikimoto et sa femme obtinrent les 5 premières perles de culture.  En 1896, il ferma le restaurant de nouilles qu' il possédait et se concentra sur le commerce des perles et obtint en 1908 le brevet pour sa production de perles .





Cette publicité date de 1908 mais elle se trouvait dans le Journal  "Les Modes" de Paris


C'est une publicité dans le Figaro en 1908


1908 aussi , mais les professionnels commencent à s'agiter , en effet quand ils lisent "ce ne sont pas des perles fausses, ce sont des perles reconstituées avec les mêmes éléments que les véritables"

Texte de cet article: un charmant magasin aux blancheurs marmoréennes, agrémentées de guirlandes et de festons d`or, et qui attire par sa joliesse les regards des passants. Ce magasin, c`est celui des perles Tecla l`une des plus heureuses et des plus intéressante trouvailles dont notre coquetterie puisse se réjouir. Ces perles ne se différencient des autres qu'en ceci: elles coûtent infiniment moins cher._
Mais elles en ont la même transparence, la même beauté suave, la même dureté, le même poids, au point que les plus experts se trompent. Ce ne sont
pas des perles fausses, ce sont des perles reconstituées avec les mêmes éléments que les véritables. Seulement, la science, en les rassemblant leur a fait subir le travail que la nature met tant de temps a accomplir. Et quand on voit, aux vitrines de Tecla. toutes ces parures, tous ces colliers, toutes ces bagues, tous ces pendentifs précieux ou les perles sont le plus pur de leur charme et qu°on peut acquérir si facilement, on se demande si on n'est pas le jouet d`une éblouissante illusion. Mais non; ici l'illusion devient vite la plus adorable des réalités. 
En rouge un texte totalement frauduleux.




Et la maison "Tecla" pardon!! "le professeur Tecla ce savant moderne" va récidiver  presque tous les jours dans la presse du monde entier

C'est un texte de 1936 "Les documents politiques et diplomatiques " qui nous permet de comprendre mieux   les liens entre Goldman, Godsoll et Kaplan  qui détermineront le sort des deux sociétés

Et voici que deux incidents de la vie parisienne semblent vouloir faire réapparaître l'ombre du Colonel Norris !
C'est, tout d'abord, une simple annonce commerciale spécifiant que « Madame
Sophie Balkin, veuve en premières noces de M. N. S. Kaplan et  épouse en secondes noces de M. le Lieutenant-Colonel Francis Norris, avec lequel elle  demeure à Londres... 
cède à M. Jaçk Henry Goldmanindustriel, demeurant à Louveciennes
(S.-et-O.), agissant en qualité de Président du Conseil d'administration
de la Société « Miracle — le Bijou Chic », le droit au bail des locaux du
36, boulevard des Italiens, occupé précédemment par la Société Kepla,bijouterie
fantaisie, dont Mme Kaplan était la propriétaire.
Or, le même M. Jack Henry Goldman est déjà administrateur, par ailleurs, de la Société Técla, qui exploite un commerce similaire, affaire qui avait été fondée, à l'origine, par le premier mari de Mme Norris et M. Golsoll, 
précisément au 36, boulevard des Italiens, M. Golsoll ayant, à la suite de dissentiments entre les associés, reprit personnellement, l'affaire Técla qu'il transporta au 10, rue de la Paix et qu'il transforma— fin 1909 en société Anglaise.




Désormais Técla est installé au 10 rue de la Paix, il afffirme que ses rubis sont "composés de parcelles de vrais rubis fondues ensemble", des années plus tard "Gilson" affirmera aussi qu il fondait de vraies émeraudes pour les purifier....
"Ils remplacent peu à peu les rubis naturels" Heureusement  La guerre de 1914-1918  permit à l administration française de commencer à définir des règles pour les importations, règles qui ne furent pas abrogées après cette guerre.



1909 Perles fausses et vrais diamants pour un bijou de qualité



Le Figaro du 30 mars 1909



Le Figaro du 4 aout 1909,  pas un professionnel joaillier et vendant de vraies pierres et perles ne fait de publicité ou si peu, alors Tecla s'engoufre dans le vide laissé.



1909 fondation de la société anonyme " Société Tecla Limited" le 29-09-1909 au 10 rue de la Paix à Paris



Cette société est construite pour la gestion du "fonds" de commerce




1911 dans le journal l'Action Française le jugement du tribunal de commerce de la Seine. Peut être par antisémitisme, ce journal suivra les différents procès intentés à Tecla.



Les chambres syndicales ne tardent pas à réagir et lancent une procédure contre Golsoll..


Les attendus

L avocat des parties civiles cita un exemple dans Lequel le Joaillier Lacloche fut impliqué: 

M. Goldsoll, qui n'aime pas qu'on se serve d'huissiers pour faire les constats,
mais qui aime beaucoup à s'en servir, envoya un jour acheter chez M. Lacloche
Une bague montée avec saphir artificiel ou synthétique. L'employé répondit: Saphir synthétique? je ne connais pas ça ; si vous y tenez, je vais m'adresser à une maison qui offre l'article. Une fois que Goldsoll eut entre les mains la facture délivrée par Lacloche,savez-vous ce qu'il fit? Il l'assigna devant le Tribunal Correctionnel pour se voir appliquer l'article 1er de la loi de 1905, qui punit la tromperie sur la substance de la chose vendue! C'est moi qui me suis présenté pour M. Lacloche ; je dois dire que Goldsoll, lui, n'est pas venu. Comment M. Lacloche s'est-il défendu? A-t-il dit: Ces termes-là sont dans le commerce courant? Non. Il a dit: M. Goldsoll a raison: c'est bien  une tromperie sur la nature de la marchandise vendue, mais une tromperie involontaire; nous n'étions pas là, un employé a fait cette bévue; il s'en excuse; et nous nous en excusons. Et savez-vous ce qui a motivé le renvoi des fins de la Plainte? L'application d'une jurisprudence que vous connaissez, à savoir qu'on ne 
peut écouter la plainte de celui qui a été l'organisateur, le provocateur du délit. La mauvaise foi du plaignant était certaine, puisqu'il avait envoyé quelqu'un tout
exprès pour surprendre la facture, base de sa poursuite. Voilà l'incident qu'on a
déformé, l'incident dont on s'est fait une arme et qui ne prouve que lès ruses d'une imagination sans scrupules !

Je pense que Mr Lacloche avait subi une certaine influence afin de tempérer ses propos.



31-05-1911


le 02-06-1911 un article très antisémite de l Action Française en première page mais sur la page 2!


ce même jour en 1911, on ne peut dire que la condamnation est sans appel, puisque l'appel devant les tribunaux a échoué et que Tecla-Godsoll est clairement condamné.

(Goldsoll C. Chambres syndicales de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie de Paris, et Chambre syndicale des négociants en diamants, perles, pierres précieuses et lapidaires).
M. Goldsoll, fabricant de perles et de pierres vendues sous le nom et la marque
de « Pierres reconstituées Técla », s'est pourvu en cassation contre un arrêt de la Cour de Paris du 8 févr. 1911, rendu au protit des Chambres syndicales de la bijouterie  de Paris et de la Chambre syndicale des négociants en diamants de Paris, et qui l'avait condamné à 1 fr. de dommages-intérêts, et à des insertions, à raison de ce que, en vendant au public, sous le nom de perles et de pierres reconstituées, et présentées mensongèrement comme  possédant toutes les propriétés spécifiques des perles et pierres naturelles, des produits qui n'étaient en réalité que de simples imitations, il avait commis des faits de concurrence déloyale.

ARRÊT.
LA COUR; - Sur le moyen unique:— Attendu qu'il résulte des qualités et des motifs du jugement et de l'arrêt que les Chambres syndicales de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie de Paris et des industries s'y rattachant, et la Chambre syndicale des négociants en diamants, perles, pierres précieuses et lapidaires, imputaient au sieur Goldsoll, ès qualités, de provoquer dans l'esprit du public, à l'aide d'une publicité mensongère, une confusion entre les véritables diamants, perles, etc., et les produits imités qu'ils utilisaient, soit seuls, soit mélangés avec des diamants véritables, dans la composition de leurs bijoux, prétendant que cette confusion inévitable, qui tendait à déprécier aux yeux des acheteurs la valeur des diamants et pierres précieuses employés par la collectivité des bijoutiers et autres adhérents aux syndicats demandeurs constituait une concurrence préjudiciable à la collectivité des membres adhérents à ces syndicats

Pourtant la société "Tecla" dépose des brevets intéressants comme celui ci  pour des boutons de manchettes démontable qui rappelle nos systèmes pour oreilles percées.






En 1914 une marque déposée par la société Tecla Limited  and Co de New York pour la France dans l annuaire du cinéma car Tecla et Burma fourniront beaucoup de bijoux accessoires pour le tournage des films



1914 Tecla dans la gazette du bon ton



Aout 1914 apparaît le nom de Mr Kepta dans le journal L'intransigeant

Le 19 aout 1917 : C'est un télégramme de M. Tardieu haut commissaire de la République Française aux États-Unis à M. Ribot, président du Conseil, concernant les agissements de Goldsoll, qui touchaient des commissions sur les achats d'automobiles, qui va attirer l attention des autorités françaises .



1917 journal "La Montagne" presque tout est expliqué


La sûreté nationale  françaises va enquêter sur Frank Joseph Godsoll cet homme d'affaires américain naturalisé français, soupçonné de commerce frauduleux et émettre un rapport d'information sur l'intéressé. Ce rapport est aux archives nationales.




1917 l 'Ouest Eclair


1917 dans l Action Française: simple soldat pendant la guerre à un franc par jour, deux ans après il est a la tête d une fortune de 10.000.000 de francs, évidemment cela attire l'attention.




Journal L oeuvre en 1917


La croix 1917


Le" Carnet de la semaine" 1917  l'orthographe est bonne "Godsoll"



journal le XIX ème siècle  



Le "Rappel" 1917



Le Rappel " 1917

1917 dans la revue "Le Rire

Voyez ce Goldsoll qui, mobilisé à cinq sous par jour, a gagné dix millions en -six mois. Avant peu, on aura bien oublié la plainte de M. Tardieu, le discours de M. Albert Thomas, les menus potins des journaux ; les événements vont si vite !. Goldsoll sera peut-être condamné à quelques mois de prison, ce qui lui permettra de se faire oublier tout à fait. Et, un beau jour, il reparaîtra tout battant neuf, — avec ses dix millions. Dix millions — malgré la vie chère — c'est quelque chose. Quand on a dix millions, on est-plus et mieux qu'un honnête homme: on est au-dessus de notre morale courante, laquelle est d'ailleurs une morale galopante.
Avec dix millions, on peut devenir directeur de journal, philanthrope, mécène, gentilhomme, auteur dramatique, que sais-je?
Goldsoll pourra même, lui qui vendait des perles fausses, en offrir de vraies aux actrices des théâtres subventionnés, — et il se classera, définitivement, parmi ces personnalités bien parisiennes qui fréquentent les répétitions générales et auxquelles tout le monde serre la main. S'il le veut, Goldsoll aura chez lui, à sa table, des magistrats, des politiciens et des policiers,.. Aucune porte ne se fermera devant lui : aucune figure non plus. On sourit à dix millions.
Et rien n'empêchera Goldsoll' de raconter, plus tard, ses souvenirs de guerre ».
J'ai pris part, racontera-t-il, à de très grandes opérations.
J'ai couru de grands dangers ; j'ai même été fait prisonnier.
Mais je m'en suis tiré.
- Vous avez été rendu par la Suisse?
- Non, par l'Amérique !. Et comme, au fond, chacun se moque de l'histoire du voisin, personne ne demandera d'explication, — d'autant plus que le foie gras sera excellent.
 Tout de même, avec dix millions : il n'y a pas de quoi faire des folies. Le prix de la vie atteint des hauteurs fantastiques. ,


1918 les Potins de la Commère



1918 dans l'"Humanité"

Étant donné les nombreux intérêts français et étrangers dans cette affaire, elle fut étouffée.


1920



1920



1921 dans Comoedia

Tout est dit, d'après la publicité, personne ne voit la différence.



1921: Annuaire du Commerce Didot Bottin Rue Carpeaux, c'est à cet endroit qu' on fabrique les fausses perles Tecla.(dans le texte)




En 1921 c'est un magasin Tecla qui se trouve au 16 avenue de Verdun à Nice



Je ne sais quand le magasin Tecla de Nice est devenu un magasin Burma à la même adresse, mais c'est encore un magasin Burma aujourd'hui  au 16 avenue de Verdun à Nice.
Sur ce bracelet qui a déjà quelques années de vie , on voit la différence entre un bijou toc et un vrai, l' éclat des pierres évidemment, et le fait qu'en le retournant  le métal est plein, pas de mises a jour pour laisser entrer la lumière et pouvoir nettoyer  le dessous des pierres







1922: 10 rue de la Paix , dans l annuaire Didot Bottin la maison Técla : ce ne sont plus des fausses perles mais des perles imitation

1922 c'est aussi le dépôt d'un Brevet d'invention  pour un procédé et dispositifs  pour l'identification des colliers de perles et articles analogues, Brevet déposé par la société Tecla Limited résidant en France.


Il y a trois pages, que je tiens a votre disposition, mais on comprend le sujet dès la première page



Dessin accompagnant le dépot de brevet



 en 1922 le bijoutier Kepta est toujours au 36 boulevard des italiens



1922 publicité Tecla dans la "gazette du bon ton "



1924 Comoedia raille un peu les deux maisons

Le programme présente Mlle Edmonde Guy comme la plus jolie Française de France. Ne discutons pas ce « topo », car Mlle Guy est réellement jolie à souhait. Mais la « joliesse » n'est pas en elle-même un « fait théâtral ». Or, les numéros ou sketches présentés par Mlle Guy et M. Van Duren sont d'une indigence de conception et d'exécution qui étonne à l'Olympia, arène de l'imagi.
nation et de l'adresse. Le music-hall est implacable et lucide. Ici, l'habit ne fait pas le moine. Et la nudité n'est pas en elle-même une valeur d'art. Elle doit être utilisée dans un sens saisissant, qu'il soit pathétique, décoratif ou ironique. Songez à la beauté de certains groupes du « duo Téséo » (quoique nous préférions aux deux hommes vilainement patinés les ombres qu'ils projettent sur la toile de fond), faite d'expression plastique et d'équilibres savants. Et mesurez cette attraction, qui ne sort d'ailleurs point des rangs et ne saurait prétendre à la vedette, à la nudité, sans plus, des danseurs. Danseurs est du reste un euphémisme.
Mais une partie parodique vient corser le gala Van Duren. Parodie n'est, au fond, pas tout à fait le mot. Il aurait fallu dire imitation. Ce que font Mlles Mary et Christiane Guy n'est point une déformation burlesque ou une exagération voulue et créatrice de la manière des Dolly Sisters. C'est, pour la présentation et la technique, la même chose, à des nuances près, que telle entrée des fameuses sœurs. Pourquoi cette imitation aboutit-elle si facilement ? Mais parce que ni modèles, ni imitatrices n'ont de personnalité réelle. Ce sont des enfants truquées issues des mêmes officines de fausses vedettes. Elles sont conçues au sein de la même mère Gigogne: la publicité. Disparaîtraient-elles, elles seraient immédiatement remplacées par des équivalents, car c'est un hasard qui les a fait sortir du rang. En appliquant à n'importe quelle girl ou au premier chorus.boy venu les mêmes procédés, en dardant sur 'eux les projecteurs monstrueux de la réclame, on obtiendra un résultat analogue. Que les demoiselles Guy se méfient. En imitant si bien les Dolly, elles démasquent le système. Demain, on les imitera à leur tour — et aussi facilement, à l'aide d'un coiffeur, de quelques plumes d'autruche et d'un jazz bien pétulant. Ce qu'elles font n'est pas de la parodie, c'est le succédané d'un succédané. Il pourrait être curieux de comparer une perle synthétique japonaise à une perle véritable. Mais il manque d'intérêt de voir Técla imiter Kepta ou vice versa.
Tous les soirs, à l'Olympia, il y a au moins une chanteuse qui imite Damia. Je n'ai vu réussir, aucune, comme on ne saurait réussir le moulage de la Marseillaise de Rude ou la décalque d'un dessin de Daumier. Quelque chose manquera : l'accent inimitable.
Mais, après tout, voilà bien des propos de chorégraphe timide égaré dans le musichall, parmi les fumées opaques du promenoir et les hoquets de trombones en rut.
André Levinson..




1924 Paris soir annonce  que Monsieur Kaplan à qui appartient la maison Técla vient de mourir 


1925 dans "Vogue"


1926  Tecla 10 rue de la Paix



Ne pas confondre cette société Burma avec la société française



Décembre 1926 dans "Vogue"






1927 



Bugatti Tecla de 1925

La Bugatti Type 35A apparaît en 1925 sous la dénomination « Course Imitation 35 A ».Première déclinaison de la Type 35 vendue à environ 130 exemplaires jusqu’en 1928, elle n’est pas destinée à la compétition et dispose donc d’une mécanique simplifiée et « assagie » même si le châssis, les trains et la boîte de vitesses sont les mêmes.
Son moteur, le 8 cylindres en ligne de 1 991 cm3 de la Type 35, est ainsi bien moins sophistiqué : le vilebrequin est constitué de trois paliers lisses sur lesquels reposent les roulements uniquement à billes — le régime moteur est ainsi limité à 4 000 tr/min25 —, les trois soupapes par cylindres sont plus petites et l’allumage est réalisé par distributeur et non par magnéto comme sur la Type 35. La puissance développée est tout de même de 75 ch à 4 000 tr/min. Enfin, l’essieu avant est plein. Associée à la même boîte de vitesses mécanique à 4 rapports, la Type 35A parvient à une vitesse maximale estimée à 173 km/h.
Ainsi plus fiable et plus simple d’entretien, la Type 35A est également moins chère ; son prix est environ les deux tiers de celui de la Type 359. D’ailleurs, les roues en alliage sont en option, les roues à rayons Rudge ayant été préférées pour ce modèle. «l' Imitation course » de la Type 35, la 35A sera surnommée « Técla » du nom du joaillier français de bijoux d’imitation.



Bugatti Tecla en 1927


Autrefois  on aurait appelé Burma, un "bijoutier en faux" comme l'indique ce manuel des contributions directes en 1857.
Depuis toujours il y avait cette distinction et cette spécialité, on le voit bien dans les annuaires anciens
Avec "Burma " et ses publicités nous aurons des bijoux aussi beaux que les vrais , 



1927 Le magasin Burma 8 boulevard des capucines





Formation d'une société Burma, le "Palais des Bijoux"  1927 1er juillet




1928 Burma cherche des vendeuses et vendeurs pour son magasin



7 juillet 1928  dans l'Intransigeant


22 juin 1929 transfert du siège rue Scribe



Dans le journal l'Intransigeant, l immeuble devant être détruit,  Kepta liquide 



Pub Kepta 



1929 dans le journal illustré quotidien de l Exelsior 






1930 dans le journal l' Exelsior


décembre 1930 dans "Le Petit Parisien"


1931 l 'Excelcior


1931 de nos jours appeler "gemmes" des synthétiques serait passible de publicité mensongère.



1932 l' Excelcior



1932



1932 l' Excelcior


1932 l Excelcior




1932 l Excelcior


1933 dans "le petit Marseillais"



1933 catalogue Burma réalisé par Jean Gabriel Domergue 



1933 catalogue Burma réalisé par  Jean Gabriel Domergue



1933 journal l'excelcior


1933 la semaine à Paris


1933 journal Le Matin



1933 Burma est au 20 rue de la Paix 
il a souvent changé d'adresse rue de la Paix


26 avril 1933 Liquidation de la société de fabrication Tecla


1933


1934 Dans Marianne

En 1934-35 la Revue des Lectures qui est une Revue  très catholique soutenue par les autorités les plus hautes de la religion catholique publie une attaque en règles contre des commerçants qui publient des publicités sur des journaux "horribles" qui sont en réalités des Revues sur le cinéma dont les dirigeants de "Burma" sont friands

Qui publiera la liste des francs-maçons et des soeurs maçonnes de la T. S. F. ?
Industriels et commerçants qui alimentent les journaux pornographiques et coopèrent ainsi à la démoralisation générale
Nous avons publié en janvier 1934 (p. 17) la liste des « industriels et commerçants qui alimentent L'Humanité et Le Populaire, et soutiennent ainsi le Front commun ».
L'un de nos collaborateurs a voulu compléter notre travail, et il a établi une liste d'industriels et commerçants qui se rendent coupables de la même coopération en faveur des publications ordurières et délictueuses. La voici.
L'Aéro (journal).
L'Art chez soi.
L'Atelier 75.
Bakerfix (brillantine).
Bar Littré (11, rue Littré).
Bénédictine.
Brunswick (fourrures).
Burma (bijoux).
...................................

Que penser et que faire ? Ceux de nos lecteurs qui voudraient agir sont vivement priés de se reporter aux instructions que nous avons données dans notre numéro de janvier 1934 (p. 19). Et-qu'ils se mettent à la besogne.

La suite sur Gallica car la liste est trop  longue



1935 dans le journal Candide


1935 Bureau de Paris du journal Alger Magazine


1935


1935: l' Afrique du Nord Illustré


1935 Paris Alger Magazine


1935 Kepta!!!toujours là,  gagne un concours de vitrine


Jack Henry Goldman est propriétaire du château de La Croix-des-Gardes à Cannes, sur la côte d'Azur. Cette somptueuse propriété de dix hectares sera le théâtre de fêtes mondaines et de tournages cinématographiques 


une des plus grandes propriétés de la Côte d’Azur, rendue célèbre par Hitchcock grâce à certaines scènes du film « La Main au collet » avec Grace Kelly et Cary Grant. Même Alain Resnais est tombé sous le charme de cette propriété, au point d’y tourner à son tour « L’Année dernière à Marienbad » en 1961.
La propriété se situe à Cannes, et plus particulièrement sur une colline offrant une vue panoramique sur la baie de Cannes et la mer Méditerranée. Au sommet, on peut également profiter de la vue des montagnes enneigées. Le château de la Croix-des-Gardes se trouve dans le Quartier des Anglais, sorti de terre au XIXe siècle. Le château a été construit par l’industriel suisse Paul Girod qui, en 1919, acheta le haut de la colline afin de construire une résidence très haut de gamme. La propriété a été acquise plus tard par de célèbres propriétaires comme en 1925 par M. Goldman, propriétaire des bijoux Burma, avant de la revendre en 1960  à M. Leven, un des propriétaires des boissons "Pschitt".

Septembre 1935  dans le journal illustré lequel allait trop vite? Lady Wemyss est la femme de l'Amiral Lord Wemyss.





Octobre 1935 Joséphine Baker cliente de Burma


Elle signe même un autographe de remerciements a la maison Burma

En effet "Burma" a l instar des marques américaines a compris que les vedettes de cinema ou de la chanson, sont de bons supports publicitaires et c'est ainsi que les bijoux BURMA lancent leur grande
campagne célébrités avec des stars toujours plus belles et toujours plus nombreuses telles que  Edwige  FEUILLERE, MISTINGUETT, Viviane ROMANCE, Gaby MORLAY, Elvire POPESCO ou Madeleine RENAUD.



1936 page entière de Burma dans Vogue



1936 dans Vogue






1937 dans "Marianne"


1937 Nouveautés et modes 


Paris Alger Magazine 1937


Paris Alger Magazine 1937 


1937 Publicités avec des actrices qui seraient clientes



1937 dans le journal "Ciné France"


1937 le Cambrioleur a été arrêté


1938 Dans le journal "confidences"


1940 journal Le matin ,c'est la débacle, mais de plus en plus de bijoutiers mettent ces annonces dans de plus en plus de journaux



1941 Journal Le Matin 
Apres l aryanisation il semble qu'une partie du personnel ait été licencié , on réembauche, mais maintenant il faut parler Allemand



C'est l une des références du dossier d'Aryanisation de Burma, je suis dans l attente de documents sur cette aryanisation et ne manquerai pas de revenir sur cette période lorsque que je serai en leur possession



20 mars 1941 Journal Officiel nomination de l' administrateur nommé par Pétain avec l aval des Allemands l administrateur sera Mr  Guerquin 5 rue de l'Alboni  à Paris 16 eme



le 19/05/1941 Aryanisation de la  société  Tecla  41 bd des capucines 

À la suite de la Seconde Guerre mondiale et du décès de Jo Goldman( en réalité Jack Henri Goldman), Técla est reprise par les nièces de son fondateur jusqu’à son rachat en 1995, ou elle fut reprise a nouveau, par un jeune couple, Bruno Ledoux et sa femme Sonia de Maigret,




1946 Burma dans le journal "Combat" un article bien senti

BIJOUX VRAIS,FAUX BIJOUX
La mode nouvelle décore la femme de fourragères de fantaisie.
IL y a quelques jours, un grand couturier assemblait dans ses salons la fleur de la société française. Cette réunion avait quelque chose d'extraordinaire : c'est que toutes les femmes portaient leurs vrais bijoux.
Bien que la réunion ait été tenue secrète, on avait jugé prudent de truffer les salons d'inspecteurs de police et de faire cerner l'immeuble par un barrage d'agents.
D'habitude, les propriétaires de bijoux ne portent que leurs copies.
Rien d'étonnant à cela, le nombre croissant des attentats et les impôts imprévus qui guettent sans cesse  les capitaux visibles constituent des obstacles bien suffisants à leur exhibition. Et si les bijoux restent comme par le passé une marque de richesse, ils ont cessé d'être une parure. Le fait de posséder une automobile est à notre époque tout aussi flatteur pour la vanité et autrement pratique. D'ailleurs, devant la cherté des matières précieuses, les joailliers ont adopté la formule des deux bijoux en un. C'est ainsi que le clips de diamant qui éclaire le revers d'un tailleur peut s'adapter sur le bracelet que l'on porte en soirée.
Devant la désertion des bijoux précieux, la mode, jamais prise au dépourvu, a trouvé autre chose. Premier principe, elle a renié l'opulence passée et préconisé une sobriété toute opportuniste : le port d'un seul bijou est devenu un signe d'élégance.
Mais comme cet ornement solitaire représente malgré tout une petite fortune, il a fallu trouver autre chose. Et l'on arrive aux bijoux faits en matière non précieuse. Il suffisait d'y penser. Bien entendu, il n'est pas question d'imiter le vrai, de faire du Burma. Non, mais le bronze doré, le cuivre, le bois, l'argile émaillée, le verre filé, même l'ardoise, ont été mis à contribution. Les bijoux précieux se sont trouvés quasi démodés au profit des bijoux en " toc "
Les conséquences en sont multiples.



1952 Burma



En 1956, il suffit de lire cette annonce mais je crois que cela ne concerne que le magasin des Champs Elysées,  je ne connaissais pas Madame Paulette Laubie, j' ai essayé de me renseigner mais c'est très difficile, elle n aurait jamais été présidente ou membre de la Chambre Syndicale de la BJO à Paris ou d'ailleurs il m a été rappelé qu'aucune femme n'avait jamais occupé de telles fonctions




Fiche de la Réunion des musées nationaux

Madame Laubie existe bien, elle eut de nombreuses activités et de nombreuses décorations, et en retour elle a parrainé des légions d honneur pour nombre de dames.
Mais la maison Burma que j ai même jointe au téléphone ne m'a pas répondu, il existe cette fiche à la Réunion des Musées Nationaux qui traite le sujet du fac- similé du collier de la Reine Marie-Antoinette et qui indique que ce don est de madame Paulette Laubie en 1963. J ai écrit à la chambre syndicale de la BOCI, j attends la réponse.
La parution de cet article décidera peut être une personne a se manifester
Je l ai trouvée comme présidente de l Union des femmes décorées de la Légion d Honneur , L'Union des femmes décorées de la Légion d'honneur (UFDLH) a rendu, en 2004 , un vibrant hommage à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour son implication personnelle dans la réforme de la Moudawana. 
Présidente Fondatrice du Conseil Européen Femmes Entreprises et Commerce etc etc 



C'est un passage du livre de Robert Sabatier  "Les Allumettes Suedoises"




En 1980:  La bijouterie mène a tout, quand j' étais en activité, je fabriquais et vendais des bijoux, mais comme la pietonisation du centre ville de Rouen dans les années 80 chassait la clientèle , en tant que président des commerçants , j animais plusieurs fois par an, le centre ville avec de nombreuses animations relayées avec 1500 hauts parleurs pour nos quinzaines commerciales. A 12h je recevais les invités du jour comme ce jour la avec Robert Sabatier et en retraite je fais en ce moment un article sur "Burma" et Sabatier en avait parlé dans les allumettes Suedoises .


Robert Sabatier , une immense culture, qu'il vous narrait d une voix lente et posée en bourrant ses conversation d anecdotes, la visite de mon atelier l' avait passionné et il était resté avec nous dans l atelier a regarder nos façons de travailler


1980 un beau slogan


1983 dans l'été meurtrier, la sublime Isabelle Adjani portait des bijoux de Burma


Le site Joli Closet vend cette bague  , mais les termes sont tous bons et il n'y a pas de publicité mensongère 

BurmaBague

450€ 
480€*1 600€-71%
Splendide bague Burma en argent sertie d'une très grosse pierre imitant à merveille le rubis, entourée de burmalites blanches De chaque côté, 2 libellules pavées également de burmalites, blanches pour le corps et vertes pour les yeux. 2,5cm x 2cm T 54
En 2012 un article est publié sur la ligne future de la Maison Burma

Cette pierre précieuse qu’est la Burmalite à cette faculté rare de se confondre à un diamant. Beaucoup plus accessible que ce dernier elle est devenue au fil des années une spécialité de la maison joaillière Burma. Une marque familiale qui existe depuis 1927 et qui transmet ses valeurs de génération en génération. Aujourd’hui c’est Alexandra Zarcate, fille de Bruno Zarcate, PDG actuel, qui a souhaité créer une ligne qui lui ressemble et ainsi entrer dans l’histoire de la maison.
Après des expériences professionnelles au sein de maisons de joaillerie telles que Chanel, Lorenz Bäumer ou encore Harry Winston, la jeune femme affirme définitivement sa passion avec cette ligne qui s’intitule « Alexandra pour Burma » … Alexandra a choisi pour cette collection le thème floral, symbole à ses yeux de renouveau, de gaieté et d’amour, un symbole d’esthétisme, faisant appel à sa sensibilité. Cette collection en argent et burmalites blanches inspirée des « Fleurs du Mal » de Baudelaire se compose de 10 pièces reflétant non seulement l’élégance, le modernisme mais aussi l’ADN de la maison Burma avec des créations originales tels des serre-têtes, ceintures mais aussi des grands classiques tels des bagues, bracelet, pendentif. 
Chez Fashions-addict.com 

Le Yag et le CZ sont connus sous divers noms de fantaisie dont les plus connus sont : Diemlite, Gemolite, Blue River, Djevalite, Burmalite, .Il est impossible de confondre une burmalite avec un diamant ce n'est que l'imitation la plus proche et la plus convaincante .



Le magasin actuel 8 boulevard des Capucines



Magasin en 2019 de Burma, 8 boulevard des Capucines




Extrait du Livre de Fanny Deschamps "Monsieur Folies-Bergère" albin Michel





L excellente Maison Aguttes https://www.aguttes.com/ a même vendu du Burma!!


Une Burmalite actuelle, vendue au crédit municipa

Il est bon je crois de rappeler la loi: 


De nouveaux documents doivent me parvenir et je les publierai dès réception. une remarque une réflexion? richard.jeanjacques@gmail.com


1 commentaire:

  1. Salut,
    On est allé chez Burma récemment. Vendeuse met des gants pour toucher des bijoux comme si ils sont hors de prix. Noys a dit de ne pas approcher vitrine car alarme va sonner! Je pense qu'une système alarme vaut plus cher que tout sont stock!

    Marc

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Rue de la Paix en 1923

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