samedi 22 juin 2019

Tajan: Une belle vente de bijoux en juillet 2019

Cet article n'est pas une publicité, il n'est que mon avis sur des bijoux attachants. 
Victoire Wincklerc, m'a adressé le catalogue de la vente de bijoux, chez Tajan les 2 et 3 juillet 2019.
Certains achètent des placements et ne seront pas touchés par mon article,les autres trouveront ces bijoux-spéculations trop chers pour eux, faites confiance a votre goût vous ferez un bon placement. Mais vous pouvez trouver aussi dans une salle des ventes un bijou qui vous interpellera et c'est l important.



Je survolerai le pendentif de Lalique, tout le monde va en parler, je préfère vous faire part de mon plaisir à voir certaines pièces qui me touchent .

Il y a une époque où l'on se devait d'acquérir tel ou tel produit pour appartenir à un certain milieu, faites vous plaisir , sans excès, mais du moment que vous vous êtes acquitté des dépenses obligatoires  un bijou  est un si beau cadeau pour vous ou une personne que vous chérissez.
Par exemple cette breloque de Van Cleef & Arpels que l' expert de la maison 
Tajan a Baptisé Cartoon,???? je n ai jamais vu ce nom dans l histoire de VCA




Cette breloque de VCA sera mise en vente avec son étui en métal chromé, cet objet est attachant car ce n'était pas une pièce de grand prix, c'est même l'inverse,  et elle ne date pas de 1940, mais de 1933.





Pour le prix, voyez la Pub c'est 80 frs de 1933! 




Van Cleef & Arpels venaient de créer un nouveau  métal le "Stryptor" un alliage d'argent et d'étain.  je l ai expliqué dans mon livre Renée Rachel Puissant Van Cleef, l 'oubliée de la place Vendome. https://www.amazon.fr/Renee-Rachel-Cleef-Oubliee-Vendome/dp/232204041X/ref=asap_bc?ie=UTF8

La bosse du bossu et le fer à cheval, ce sont des thèmes classiques, mais je n’ai pas trouvé ce qui concerne le militaire.
Donc, toucher la bosse d’un bossu est réputé donner chance, le fer à cheval est considéré comme un objet bénéfique, de plus le simple fer en tant que métal protégerait des mauvaises influences et du malheur. Renée Rachel organisa pour la sortie de ce talisman une vaste campagne publicitaire. Même l’Echo d'Alger publie en 1933 cette publicité : « Le porte bonheur de Van Cleef & Arpels était en vente à la Bijouterie de Monsieur Bielle  A la gerbe d'or » qui prévenait qu'elle en avait reçu 100.  Cette maison avait été créée en 1887, et, depuis 1906, elle se trouvait au 54 rue d'Isly à Alger.

Ce bijou a été inspiré par Renée Rachel et dessiné par René Sim Lacaze.




Rappelons que Renée Rachel était une assidue des courses hippiques, c’est là que se faisait la mode. Jeune, elle y allait en compagnie de sa mère Esther.
Seeberger les avait photographiées toutes deux sur un hippodrome en 1923, chacune avec une veste blanche avec un col en fourrure. La femme devenait active, ne voulait plus de corsets qui étranglaient et déformaient les corps. Les femmes voulaient aussi libérer leurs jambes.




A gauche  Renée Rachel Puissant Van Cleef et à droite sa mère Esther (qui ne s'est jamais appelée Estelle)  Esther Van Cleef née Arpels

C’est pourquoi Renée Rachel et Esther sur cette photo portaient une jupe plissée un peu au-dessous du genou, Esther un chemisier boutonné, un collier de grosses perles et une perle importante à chaque oreille, Renée Rachel un chemisier blanc à pois noirs, un sautoir en perles d’onyx, des chaussures assez décolletées avec des talons de 6 à 7 centimètres. 




Esther avait un solitaire diamant à la main droite qui ne devait pas faire moins de 10 carats, mais surtout les deux femmes portaient un chapeau blanc avec chacune un petit macaron, une « Cloche ». La cloche, appelée aussi chapeau cloche, était un chapeau à bords rabattus porté dans les an nées 20 et qui mettaient en valeur les nouvelles coupes de cheveux dites à la « garçonne »
Ce chapeau tombait sur les yeux et les femmes devaient se tenir très droites pour y voir quelque chose.

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Cette bague a le N° 124 de la vente Tajan, elle est notée 1940 et il n'est pas indiqué qu'elle est de Arnold Ostertag
J ai beaucoup travaillé sur Arnold Ostertag, une belle histoire qui finit tristement
.


Photographie  publiée dans le point du 10/6/2011. 


Bague  sertie d'un diamant taille ancienne de forme carrée  avec quatre éléments bombés pour les  points cardinaux, des années 1940 (indiqué par Christie's mais Arnold est mort le 1 er avril 1940 ???) ,platine et or. signée Ostertag Paris. Pourquoi suis-je attaché a Arnold Ostertag



le 24 juin 2016, un mail comme j en reçois assez souvent, de ceux qui vous font frémir d'émotion et de joie, de ceux qui font, que je me dis, que mon histoire des joailliers sert à quelque chose .

Cher Monsieur,
Je viens de découvrir votre site. Je suis la fille de Mme Verna Ostertag épouse d'Arnold. Quelques années après la mort de celui-ci le 1er avril 1940 (il fut enterré dans notre caveau de famille en Pennsylvania) .............


J'ai répondu de suite, pressé d avoir une réponse, pressé d'en savoir plus, car l'aventure continue, il y avait si peu de choses sur le "net" et dans les livres, presque tous écrivaient qu'il n'avait pas ré-ouvert son magasin après la guerre 1939-1945, mais personne n'avait expliqué le pourquoi! Pas un livre sauf mon blog!!!!! Certaines grandes maisons comme Sotheby's dataient des objets ou des bijoux de lui en 1941-1945-1950, alors qu'il était mort en 1940.




Susan m a adressé cette photo de la très jolie Verna Ostertag, sa maman, à droite, et sa soeur à gauche c'est en 1947 quand elle a pu enfin récupérer l' appartement du 16 place Vendôme qui avait été aryanisé et donc confisqué au profit du commissariat général aux questions juives qui l avait revendu a un particulier qui après guerre ne voulait rien rendre du tout, comme Mellerio avec Mr Seligman le propriétaire du 9 rue de la paix.
Mais le château de Rambouillet, les stocks la propriété de Cannes ?

Je repris contact avec Susan Flato, la fille de Paul Flato, qui vit à New York, mais qui a gardé dans son coeur une grande place pour la France.
Elle me téléphona pendant près de 3/4 d heure, dans un excellent français marqué d'une pointe d accent américain, je me devais de reprendre tout ce dossier.
 J ai repris mon travail pour comprendre, j ai obtenu le dossier de l' aryanisation de Melchior Arnold Ostertag,  je ne vais pas reprendre l histoire, elle est dans mon article


Je résume , dans tous les métiers en 1940 les services de Pétain et les Allemands désignèrent des "administrateurs" chargés de confisquer les biens juifs au profit d' un organisme français et des allemands. 
Je fus atterré de voir qu'un bijoutier très catholique de la rue de la paix "Maurice Mellerio" avait accepté ce poste.
Heureusement Arnold Ostertag était parti aux USA ou il mourut rapidement. Sinon Arnold aurait fini en camp de concentration.
Ses biens furent saisis, et revendus, château, maison , stocks du magasin, voiture etc .Quant à son Yacht, il avait coulé quand les allemands avaient fait sauter le port de Cannes 

2 ans après "Maurice Mellerio" adressait son rapport et indiquait qu'Arnold n'était pas juif. Je vous conseille de lire mon article sur richardjeanjacques.com

Alors j'ai fait connaissance de Suzan Flato , pourquoi Flato? 
Car Arnold s'était marié avec Verna  qui avait été l épouse de Paul Flato ce grand joaillier américain, et la très belle Verna avait une fille  Suzan, voila en quoi cette histoire est attachante.

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Le N° 533 de cette vente me touche aussi personnellement, car c'est ma jeunesse, mes vacances annuelles à Bénodet et à Quimper 



Je retrouvais chaque année Jos le Corre un grand ami de mon père, le fils du boulanger de Baud dans le Morbihan ou mon grand père était pharmacien.
Très petit , on m envoyait acheter les miches rondes de pain chaud chez Le Corre, je me souviens du four à pain ancien ou brûlait le bois, qui une fois brûlé et en cendres était repoussé au fond du four pour pouvoir cuire le pain grâce aux briques chauffées au rouge. Après la guerre, il n'y avait que des gateaux simples mais si bons. Vincente, la servante de ma grand mère m envoyait une fois par semaine faire cuire l'épaule d'agneau dans le four à Pain. IL n y avait pas de vitrines, d'éclairages clinquants, quelques lampes électriques avec des rubans collants à mouches qui pendaient du plafond.
Ce n'était pas du plancher flottant comme maintenant, mais du parquet constitué de grandes et larges planches en bois qui craquaient quand on marchait, le pain aussi craquait et c'était si bon.....mais je m'égare.



Pierre Toulhoat

Jos avait un grand ami  Pierre Toulhoat , ils s'étaient connus aux beaux arts de Quimper puis travaillaient ensemble chez Keraluc la faiencerie de Quimper
Les deux sont inscrits dans l iconographie de Keraluc:

Ensemble ou séparément, ils en ont fait des choses, des bannières pour les grands pardons bretons, des toiles, des céramiques qui restent toujours en vente. Pierre fabriquait des bijoux, il travaillait seul au début et n'avait jamais appris la bijouterie.


Je l ai vu dans les années 1955-57 découper des formes dans du plastique blanc, c'était un sculpteur , diplomé de  l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris il découpait au couteau ou d' autres outils tranchants  puis  envoyait au fondeur son travail. Plus tard il créa avec la cire des bijoutiers
Broche Toulhoat

Nous partions de Bénodet (Pen Odet en breton Pen c'est la tête.. l'embouchure.) pour aller chez Jos le Corre rue Kéréon à Quimper dans la maison héritée des beaux parents la mercerie Rodallec , une très vielle maison avec plein de niveaux a hauteur inégales et avec plusieurs escaliers qu'enfant nous dévalions.  Mais a l aller ou au retour , mes parents s'arrêtaient chez Pierre Toulhoat a mi chemin entre Quimper et Benodet et je regardais, avidement...


Pierre a fabriqué des centaines de modèles de bijoux dont des croix celtiques


Je fus tellement influencé par lui et Jos, que plus tard , quand je m installais à mon compte, je dus choisir un poinçon que voici ci-dessus, car je suis breton depuis 6 siècles, et ce sont mes initiales  JJ.R. et une croix celtique.

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Lot 70



1925 une année qui bouleverse la création dans le monde et Lacloche (une dynastie)  crée ce vanity case. En 2016 Olivier Baroin, disait de mes articles sur Lacloche qu' il n'avait jamais rien vu d'aussi complet. ce sera bientôt (mi-octobre) démodé car Laurence Mouillefarine, une vraie professionnelle sortira un livre important sur Les Lacloche.


Françis Lacloche

 J en suis sûr car je converse régulièrement avec le descendant Françis Lacloche, un homme que j ai rencontré aussi à Paris avec mes amis Chinois passionnés de Bijoux, ses écrits sont merveilleux de précisions et puis dans ce métier, tout se recoupe, par exemple lorsque Francis me dit:

"Mon père à d’ailleurs été arrêté par la Gestapo en janvier 1944 à Mougins : ils voulaient lui faire dire où était Jacques Arpels (installé chez sa mère à Mougins) qui a filé en Suisse le jour même."

Moi qui ait passé tant de temps gratuitement sur l histoire de Van Cleef et Arpels, j ai pu entre autres, obtenir le dossier de la fuite en Suisse de Jacques et de sa femme Lucie Hessel




Le N° 460 de la vente est cette montre de Jacques Lacloche, le dernier des Lacloche, très belle montre des années 50 et je n ai pu avoir le renseignement, mais la montre doit être une montre UTI  fabriquée par Monsieur Meyer, car ce fermoir très beau et très efficace est une invention brevetée de UTI.
Il a été mis au point par un de mes maîtres malheureusement décédé, "André Conte" quand il travaillait chez eux . 
Le 6 juin 2019 avait lieu la vente de la  collection Al Thani cet émir du Quatar qui collectionna des merveilles et à propos de cette collection, En 1904, la maison de joaillerie et pierres précieuses "Streeter" a été achetée dans son intégralité par LACLOCHE Frères. 




Le diamant "L'Agra " était resté dans le stock de Streeter jusqu'à sa cessation d’activité de l'entreprise en 1904. Les autres éléments du stock ont été vendus par les frères Lacloche qui avaient acquis les locaux et le matériel de Steeter à travers le Royaume-Investment Corporation, et voulaient se débarrasser du stock. Ils s'associèrent à Harold King et Ullman.


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Le N° 232 de la vente Tajan, 
Même si Suzanne Belperron nous a habitué à des pièces magnifiques et originales, je trouve cette pièce extra-ordinaire dans son oeuvre. C'est un bracelet.
Quelle pièce !! Et de plus avec une attestation de Olivier Baroin.
Olivier que j ai suivi dans son aventure(le mot est faible) Sa passion pour Suzanne et Bernard Herz continuée malgré des problèmes importants avec des étrangers à notre pays et à notre histoire de bijoux.

En 2017 j avais écrit un article différent de tout ce qui s'est écrit sur le sujet.
https://www.richardjeanjacques.com/2017/03/suzanne-belperron-et-bernard-herz-son.html
Olivier je crois était content  et moi aussi, vous devriez lire cette vie de Bernard Herz , le mentor de Suzanne Belperron 


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Le N° 67 de la vente Tajan 





Broche Mauboussin particulièrement fournie en pierres de couleur, après 1941, certainement dessinée par René Sim Lacaze qui en avait dessiné avant 1940 pour Van Cleef & Arpels , presque toutes les maisons restées ouvertes pendant la guerre en ont produit , le  plus en 1942.




Tous ces bouquets datent de 1942
Celui de gauche en bas de ma photo, fut réalisé en plusieurs version, l une d entre elles sera vendue bientot par la maison Aguttes



Une énigme, cette publicité de VCA date de 1942 or c'est un bouquet dessiné par René Sim Lacaze et à cette date là , il n'est plus chez Van Cleef, peut être que René Robert le nouveau directeur artistique pendant la guerre a utilisé des dessins trouvés dans le stock de dessins.

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Et puis ce petit livre N° 12 de la vente 



Diamants rubis et émeraudes  daté de 1840, je dirais un peu plus ...vers 1870
Dommage , il n'y aurait pas de poinçon! bien qu il soit  en or 575-1000° 
A t il été fabriqué en France? et livré aux États unis?



Il y a quelques années,(en 2006)  une maison concurrente  avait dispersé ces bracelets de la collection Cornelius J. Hauck, le bracelet du haut s'était vendu 9500$ la maison avait noté dans son catalogue:
" Bracelet souvenir ancien avec diamants, émeraudes, rubis et or Conçu comme un livre miniature, se déroulant de manière à révéler une série de maillons rectangulaires ajourés en or rappelant le souvenir, chaque extrémité se terminant par une plaque rectangulaire dorée gravée, le revers d'une inscription. Edith Houldsworth, de sa mère, le 6 mars 1867, le fermoir était un cylindre en or gravé à moitié bombé, serti de rubis, de diamants et d’émeraudes. "
Intéressant, ce bijou qui nous laisse imaginer un cadeau  pour rappeler la personne qui l'offrait, il y eut aussi a cette époque beaucoup de bagues souvenir



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Lot 243:

Repossi:  Costantino puis Alberto, une belle maison  depuis 1986 place Vendôme, cette bague est très classique, mais une merveille d'exécution et ce rubis Birman, tout est de grande qualité. Ce n est pas que cela  qui fait que je retiens cette belle bague. 
Pour tout vous dire, je connais la maison Repossi.
En 2004, puis en 2005  cette maison me confia un t
ravail d'expertise. Leur magasin Parisien se trouve place Vendôme, et ce n'est un secret pour personne (ou presque) qu' Albert Repossi fut l'un derniers a rencontrer la Princesse Diana, Princesse De Galles. Son Ami Emad Mohamed Fayed, (en arabe عماد الدين محمد عبد المنعم الفايد ) venait de lui commander une bague ornée d'un diamant taillé en étoile quelques jours avant leur tragique accident.
Monsieur Albert Repossi est fournisseur de la famille princière de Monaco, mais aussi de Sharon Stone, Monica Belluci, Isabelle Huppert, qui a porté un collier en or noirci au Festival de Cannes, etc!!. 

A un moment de mon expertise, il me fallait disposer d'un ordinateur de la maison car ceux du magasin n'avaient pas toutes les données. ayant posé la question, il m'a été répondu que je pouvais me rendre aux bureaux, au département Horlogerie. Je demandais ou étaient ces bureaux, "Les bureaux, c'est au Salvador"
Le Salvador, je connaissais leurs succursales, New york, Japon Italie etc mais "le Salvador?" .  Vous ne connaissez pas? 
le portier va vous accompagner.





C'est ainsi que j'apprenais que les bureaux se trouvaient dans un local appartenant à Henri Salvador. De fait en redescendant , je vis sur les boites aux lettres au 6 place Vendome, l'adresse de la Maison de production de monsieur Salvador "les disques Rigolo" .
Longtemps Henri Salvador y eut son "home studio" et surtout son appartement parisien, qui se trouvait en haut, de l'immeuble place Vendôme. Sa première femme , une Egyptienne avait d'abord réussi à acheter un petit studio, transformé en bureau, aujourd'hui encore celui de Salvador Productions. Un jour, elle apprend que l'appartement juste en-dessous se libère et fait tout pour l'acquérir. Alors même qu'un compromis avait déjà été signé, elle n'hésite pas à surenchérir d'un million d'anciens francs.  Henri était l'une des rares personnes qui habitait encore sur la place (il n'y avait je crois qu'une fenêtre donnant sur la place) car il n'y a plus que des Joailliers et des sociétés diverses.


"Ma" colonne vendôme qui m a suivi dans le midi

 Pour déjeuner, Henri Salvador n'avait que la place à traverser pour aller au Ritz. Cette place Vendôme, avec cette colonne miraculeusement relevée après qu elle eut été abattue par les communards le 16 mars 1871.


Et quand en 2005, je me suis rendu pour une autre expertise d'une semaine à Monte Carlo, j ai pu apprécier la gentillesse de Alberto Repossi, et celle de son personnel. Grace à elles , j ai découvert de merveilleux restaurants italiens à prix raisonnables, car Monaco-Monte carlo !!!!!

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Le N° 551 Travail Français


Dans le catalogue ce bracelet n'est pas daté, 77 grs d or

Pour la date, c'est typiquement 1960, et la breloque de gauche est italienne



Ce bracelet avec des breloques m' interpelle, c'était (relancé par les Italiens) la mode en 1960 nous n'appelions pas cela des "Charm's" .
Cette page est tirée du catalogue 1960 de mes parents et cette breloque était déclinée dans toutes les couleurs , en calcédoines, là c'est une bleue, sur le catalogue Tajan c'est une verte, la même existait en Cornaline, en Onyx etc vous pourrez la retrouver sur mon article sur les années 1960.
https://www.richardjeanjacques.com/2009/05/les-bijoux-des-annees-60-70.html.
Belle époque pour les bijoutiers. 
La Marque c'était eux, le nom c'était le leur, ils s'engageaient vis a vis de leurs clients, les choses n'allaient pas tarder à changer, et la bijouterie allait comme d'autres professions être amenée à s'adapter , c'est a dire, rentrer dans des groupements d'achats, des guildes et autres, puis petit a petit devenir le locataire de vitrines à des grandes marques, jusqu'à ce que les grandes marques les supplantent et s'installent partout. Le marketing laissait lui aussi la place à la communication, la com fait dire et acheter.........un jour il sera de bon ton d'acheter des pilules contraceptives de la marque Tatzi, des collants Tatzi, des jupes et chemisiers Tatzi, des bijoux Tatzi, la voiture Tatzi, les boites du chat Tatzi (il n'y a que celle là que mon chat aimeeeeeee....) etc, les gens fumeront des Tatzi (c'est déja fait) et boiront de la Tatzi....

Il y a aussi dans cette vente Tajan, une belle épingle de la maison Beaumont et Cie de Lyon, rue de la république, une des grandes maisons de Province, des amis de mes parents, je suis allé en stage chez eux après mon service militaire fin 1963. c'est une extraordinaire maison qui avait un très bel atelier, un beau passé et de grands clients a commencer par Mr Berliet

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Lot 76 et 77



Et enfin ces deux pièces, je regrettais que la maison Tajan n'ait pu me donner de renseignements , j aurais aimé savoir quel était le poinçon de maître de ces deux bijoux.  
Mais tout arrive et quelques jours après je reçois ce mail de Tajan
Cher Monsieur,
 Nous vous remercions pour la lecture attentive de notre catalogue. Nous apprécions le souci d’exactitude et de précision que vous y apportez, cette même démarche à laquelle nous nous attachons pour chacune de nos descriptions.
Aussi, après avoir repris les objets en main,  Monsieur Salit observe-t-il le poinçon « HM » qui ne correspond donc pas au maître orfèvre auquel vous faisiez référence. Vous trouverez en pièce jointe à ce mail, le relevé que l’expert a fait.
 Avec nos salutations distinguées,Marie Callies

Merci madame Callies




En haut c'est un poudrier, il parait petit, mais il pèse 40grs94  en or 750/1000° et platine et des petites roses en diamant en bas de la photo c'est une médaille ouvrante , vous voyez à la base deux crans qui permettent d ouvrir ce pendentif qui dissimule un miroir. Ces bijoux doivent dater de 1890-1900.




Il n'en reste pas moins qu'il faut acheter les deux, ce sont des témoins de cette époque ou il y eut une renaissance de la médaille et surtout elle est signée par Edmond Henri Becker comme l'atteste cette signature prise sur une autre pièce  reconnue par la réunion des musée nationaux.



J ai trouvé confirmation de cette signature sur ce pendentif ouvrant lui aussi et c'est Fabian de Montjoye  un antiquaire en joaillerie d une tres grande qualité  qui m autorise a publier ces photos qui suivent   http://www.fabiandemontjoye.com/


Médaillon ouvrant comme celui de la vente



Medaillon plus simple mais c'est l autre face et c'est la même médaille que celle de la vente Tajan

Évidemment qu' il y a d'autres pièces plus splendides a cette vente, mais celles là me "parlaient plus"

Une question, un commentaire? c'est juste après l article ou directement sur mon mail : richard.jeanjacques@gmail.com




1 commentaire:

  1. Hi JJ cachotier !!! Je viens de lire votre article et… je n’ose pas dire que je suis émue parce que Zému va encore se moquer de moi, mais il y a plein de vous dans cet article, même le petit joufflu jouant de la trompette !!

    J’aime beaucoup vos souvenirs de la boulangerie… et du papier collant en spirale jaune pour attraper les mouches. Chez Didi, la dame qui me gardait à la campagne quand j’avais été malade, (c’est-à-dire souvent), il y en avait aussi, suspendu au-dessus de la table de la cuisine, et attaché à l’éclairage électrique : une ampoule surmontée d’un abat-jour en verre blanc, bordé d’un feston ondulé en verre transparent.

    Une chose drôle, c’est que mon père nous avait rapporté de chez VC&A, à Marion et à moi, ce petit porte-bonheur que je trouvais bien laid mais dont j’aimais bien la petite boîte qui était doublée à l’intérieur de velours gris (ou de feutre ?). C’était avant la guerre, mais chez nous, ce ne devait pas être avant 1937 car nous habitions déjà _-_-=_=_=_=_=_=_=_=_=_

    JJ, my friend, je pense à vous.

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N hesitez pas a laisser des commentaires, meme anonymes et je répondrais

Rue de la Paix en 1923

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