mercredi 25 janvier 2023

BIJOUX DE DEUIL: en fontes de fer, où en fontes de Berlin.

Perpetuer le souvenir d'un être cher, il faudrait remonter à Richard II et la guerre de cent ans, puis aux Méménto Mori, à la Reine Victoria? Mais il y eut aussi le Jais, le Bog Oak, le buis, l'acier, l'onyx, l'émail noir, puis ....au XIX ° siècle, les fontes de fer.


Peigne-diadème: La naissance d'Athéna - Allégories du jour et de la nuit - Mariage d'Eros et Psyché

Les premiers exemplaires de bijoux en fonte, modéles géométriques de fils entrecroisés, generalement émaillés de noir, sont réalisés en 1798 par la fonderie royale de Gleiwitz (Kénigliche Eisengiesserei Gleiwitz), en Haute-Silésie, et représentent une tentative pour élargir la gamme de produits clisponibles aupres des armuriers et fondeurs locaux. La fonderie royale de Berlin (Kénigliche Eisengiesserei Berlin) ouvre en 1804, et l’on sait par son inventaire qu’elle commence à fabriquer des bijoux en fonte deux ans plus tard, lorsque Napoleon conquiert la ville. En 1808, l’inspecteur général de Villefosse, séduit par la qualité des fonderies allemandes, leur soustrait un grand nombre de leurs moules originaux, dont ceux des bijoux en fonte, et les envoie en France  afin de les faire étudier et utiliser .



1806-1807

C’est en 1806 que la fonte de fer de Berlin apparaît. Ce sont les fonderies royales prussiennes qui ont lancé cette collection osée et excentrique de bijoux en fer noir.
Ces fonderies royales ont été construites à partir de la seconde moitié du XVIII siècle pour pouvoir concurrencer le fer Suédois qui était, à l’époque, le plus convoité en Europe. Napoleon avait envahi la Prusse, Napoléon n'a mis que 19 jours du lancement de son attaque sur la Prusse jusqu'à son entrée dans Berlin.  La Prusse sortit très affaiblie économiquement de ces conflits qui duraient depuis pres de trois ans 


1807 Napoleon vainqueur de la Prusse à Friedland

Il fut demandé au bourgeois et nobles Prussiens d'aider l'effort de guerre, en donnant leur vaiselle en or et argent et leurs bijoux contre la même chose en moins précieux.
Bon nombre des bijoux en acier de Berlin portent l'inscription : « Gold gab ich für Eisen » 
« J'ai donné de l'or pour du fer » ou « Echangé pour la patrie ».A Berlin, plus de 160.000 bagues ont été échangées à cette époque.
Les centres allemands des objets d'art en fonte de fer, furent Berlin et Gleiwitz (fonderie créée Royale dès 1786). 
Presque toutes les sortes de bijoux furent réalisées en fonte de fer : diadèmes, colliers, bagues, agrafes et boutons.
Mais c'est la manufacture royale de Berlin, inaugurée en 1804, qui lance la mode de ces bijoux en fontes de fer . A la fin des guerres napoléoniennes, la mode des objets en fonte de fer de Berlin perdure en 1814, 40.000 pièces sont produites à Berlin !)et les exportations vont se faire dans toute l'europe .  





Collier Fer et acier - Berlin - 1820-1830 -  
Les bijoux présentent des motifs empruntés à l'architecture gothique (ogives, arcs polylobés) accompagnés de motifs naturalistes (végétaux et animaux) et de motifs classiques (acanthes). Sur certains bijoux, le travail de tressage est d'une finesse extrême. On y trouve également le motif des camées, si prisé au 19e siècle. Victoria & Albert Museum

L'apogée de ces bijoux sera dans les années 1820 et 1830


Paire de boucles d'oreilles, fer de Berlin, papillons ajourés avec pampilles serties sur acier poli, probablement réalisées par Siméon Pierre Devaranne en Allemagne (Berlin), début XIXe siècle
Victoria & Albert Muséum

 Ce genre de hijouterie, en vogue pendant plus d'un demi siècle n'en a pas moins eu, à une époque ou la bijouterie en doublé ou en doré n’était pas parvenue an degré de perfection et de hon marché qu’elles ont atteint aujourd’hui, une certaine importance. L’ Angleterre et la Prusse avaient acquis sur nous, sur ce point, une supériorité que nous étions cependant en droit de revendiqner, car ce n’était que par application de principes émis par Réaumur, qu’elles étaient arrivées a cette perfection dans ce genre dc travail. Pour surexciter le zele dc nos nationaux, la Société d’encouragement proposa des 1805 un prix dont la valeur fut élevee successivement pendant quelques années; l’on vit bientôt cette industrie prendre un nouvel essort, et les bijoux en fonte de fer fabriqués en France purent désormais soutenir la concurrence avec ceux de provenance étrangère. La fonte moulée peut, en effet, dans certaines circonstances, remplacer le fer et l’acier avec de grands avantages au point de vue du prix. Toutefois, les fontes destinées a cet usage devaient remplir des qualités spéciales.


La naissance d'Athéna - Allégories du jour et de la nuit - Mariage d'Eros et Psyché
Auteur: Bertel Thorvaldsen ( Copenhage, 1770 - Copenhague, 1844 ) auteur modèle réalisé après 1810
Berlin (Fonderie Royale de Berlin - Königliche Giesserei von Berlin)Fonte de fer, dite « de Berlin », laque noire cirée, acier doré et poli

Notre grand Savant René Antoine Réaumur qui entre de multiples découvertes inventa des 1730, le Thermometre à alcool  recommanda : 
1° D’éviter la fonte blanche, qui, trop fusible, a le grand  inconvenient de se figer trop promptement et d’etre trop aigre, et les fontes noires qui sont communement poreuses et boursouflees. 
2° De ne se servir que de fonte grise qui presente particulierement les caracteres suivants, qu’il regarde comme ceux de la fonte de premiere qualite, savoir : 
1° d’etre très liquide, mais de ne pas se figer trop vite, afin que la fonte puisse remplir le moule completement; 
2° de ne presenter à la surface aucune irregularité; 
3° de ne pas avoir de boursouflures interieures; 
4° de ne pas tre aigre et cassante apres le refroidissement; 
5° de n’avoir qu’une certaine dureté qui la laisse attaquer par la lime, et de jouir d’un premier degre de malléabilité; 
6° de ne prendre que le moindre retrait possible, pour ne pas altérer les moules et les proportions des pieces délicates. Tout le secret de ce genre de fabrication réside donc dans l’étude préalable de la matiere première que l’on emploie. 




1 Stdibs revend ce collier
Délicat collier en fonte de Berlin. Cette exquise fonte fine a été conçue et exécutée en 1820-1830 environ par une fonderie de Berlin ou de Gleiwitz.

Pour mieux comprendre l intérêt des travaux de Réaumur pour la mettalurgie, je vous conseille ce site:


Paire de bracelets de ferronnerie berlinoise, fonte ajourée, réalisée par Devaranne, Berlin, ca. 1820-1830
Paire de bracelets en ferronnerie berlinoise. Chaque bracelet est formé de sept maillons ajourés passant entre un fermoir qui présente un panneau ovale légèrement convexe d'une gerbe de fleurs dans une bordure de fleurs. Quatre des liens sont centrés par des rectangles avec un motif de couche, les rectangles tenus en haut et en bas par un arc de trois volutes bordées de volutes et de trèfles. Deux liens sont formés d'acanthe au-dessus et au-dessous d'une croix d'acanthe et de fleur de lys centrée par une fleur. Le maillon du milieu est un ovale concentrique de rinceaux centré par la même gerbe florale qui recouvre la prise. Dans un bracelet, les deux sprays ont la même orientation. Dans l'autre, ils sont inversés.  Victoria & Albert Muséum


Variante du bracelet de Pierre Devaranne

La fonte, un alliage de fer riche en carbone
Dans l'industrie, le fer est rarement utilisé à l'état pur. Il entre dans la composition de plusieurs alliages, l'un des principaux étant la fonte. Cet alliage est composé de fer et de carbone à hauteur de 2 % à 6,67 %. Lorsque, dans la fonte, le carbone se présente sous forme de lamelles de graphite, on parle de fonte grise.
Contrairement aux idées reçues, la fonte n'est pas plus lourde que le fer. Elle présente une masse volumique comprise entre 6.800 et 7.400 kilogrammes par mètre cube alors que le fer se situe à 7.860 kilogrammes par mètre cube. La fonte n'est pas plus lourde que l'acier non plus -- dont elle peut être un précurseur -- à la masse volumique très proche de celle du fer.


Si des musées comme le Victoria & Albert Muséum de Londres ou le Met de New-york , possèdent des collections de bijoux en fonte de fer, la France n'est pas en reste.  Le musée Le Secq des Tournelles est un musée de la ferronnerie installé dans une ancienne église désaffectée à Rouen. L'édifice est situé à proximité immédiate de l'église Saint-Godard et du musée des Beaux-Arts. Le musée a été fondé en 1920, il contient une collection de ferronnerie léguée par Henri Le Secq des Tournelles (1854-1925) et qui avait été commencée en 1862 par son père Henri Le Secq.
Le musée dispose d'une collection unique au monde de ferronnerie regroupant éléments d'architecture, enseignes, serrures, heurtoirs, moulin à café, outils, bijoux, objets de couture et de costume.





Etonnantes chaînes de cou en fonte de Berlin revendue sur le site https://www.1stdibs.com/




Berlin : Collier L'allemagne, vers  1820-1840. Fonte de Fer noirci, plaqué or, Acier, Poids: 76,0 g. Longueur environ 46,0 cm.
Cette pièce en fonte ornementale reflète à la fois la virtuosité des fonderies et la haute gamme de leur clientèle. Seules les femmes du plus haut niveau de la société porteraient un tel objet de parure personnelle. 
Parce que le fer est un matériau très fragile et également sensible à la rouille, relativement peu d'exemples ont survécu. Cette splendide pièce combine un camée néo-classique (également en fonte) avec un ornement néo-gothique.





Achille Richard   qui, vers 1828, s’etait rendu celebre dans ce genre de travail, n’employait que des fontes frangaises sans alliage, et se bornait pour toute préparation,et faire fondre le metal dans un creuset ordinaire de Picardie, et à le maintenir en fusion pendant une demi-heure; puis à le couler sur le sable on plaques minces, qui sont ensuite brisées et pulverisées pour etre remises de nouveau au creuset. Les moules étaient confectionnés par les procedes ordinaires, en ajoutant au sable neuf de Fontenay-aux-Roses un huitieme de poussier de charbon de bois et un huitième de calcaire bitumineux du Bas-Rhin, le tout pulverisé, brassé et mele avec soin. Plus tard, un fabricant de Berlin, M. Schof, introduisit dans ce travail une petite modification, grace a laquelle  ses produits se distinguaient par le fini du travail, leur flexibilité et leur légèreté.  Il ajoutait un peu d’acier à la fonte, et faisait recuire les pieces dans du prussiate de potasse.
Il existe toujours une fonderie qui travaille avec ce sable: http://www.fonderie-piwi.fr/post/2016/07/02/Travailler-avec-du-sable-Fontenay%2C



M. Glautz, célèbre aussi pour la bijouterie en fonte de fer, faisait recuire les pièces dans le charbon de bois; elles acquièrent ainsi la propriété d’etre malléables, et sont susceptibles de prendre un beau poli.  La fonte dont on faisait usage etait une fonte grise provenant de Styrie, d’un grain serré et homogène, la fusion s’opérait dans des creusets de plombagine, et par le recuit dans le poussier de charbon de bois, elle était rendue assez mallé able pour ê tre travaillée à l’outil et recevoir toute la perfection de forme désirable.La bijouterie en fonte de fer, après un beau poli, peut lutter avec la bijouterie d’acier, mais les applications les plus considérables qu’elle reçoit se trouvent dans la bijouterie de deuil. Il suffit, en effet, d’y apposer un vernis noir, séché au four pour obtenir des objets analogues a ceux de jais taillé et monté, et qui revennaient à un prix beaucoup moins élevé. 

1820 Bracelet en fonte de Berlin revendu par l étude Pierre Bergé


1820 Chevalières en fonte de Berlin revendues par l étude Pierre Bergé


1820 bracelet en fonte de Berlin revendu par l étude Pierre Bergé

Henri Vever dans son histoire de la bijouterie nous explique une part du succès des bijoux en fonte de fer pour les bijoux de deuil

Après l'assassinat du Duc de Berry le 13 février 1820 **, le deuil fut tout à fait de mode : « C'est une fureur que les bijoux noirs : le jais, le fer-et toutes les compositions noires s'emploient en  d'argent dans la coiffure, diadème en joaillerie, épingles de cheveux, nœuds en brillants, broche or et pierreries. (Bibliothèque des Arts décoratifs.)

 Chaque boutique de nos bijoutiers semble être une boutique consacrée au deuil : on voit des colliers en camée noir, ou des chaînes croisées dans tous les sens, ou des perles formant dix tours sur la poitrine, puis les sévignés, les nœuds, les épingles, les lorgnons, les chaînes de montre, les bracelets, les peignes, les bagues, enfin tout se trouve. » « Des camées noirs en fer, retenus par de petites chaînes de jais de distance en distance, font des colliers très à la mode. On en voit d'autres dont les chaînes en fer de Berlin offrent le même travail que-nos belles chaînes d'or et sont ornées d'une douzaine d'agrafes en jais enchâssées dans de petits treillages en fer. » 
« Les diamants sont devenus le seul ornement des dames, même des jeunes dames ; mais on les dispose avec une grande variété. C'est un papillon en diamants qui se balance sur une guirlande de fleurs naturelles ; c'est un diadème qui rend cette simplicité plus remarquable par un éclat fastueux; c'est un peigne dont les pierres sont élevées et montées comme celles du diadème; enfin, ce sont des épis. »

**La mort du duc de Berry fut lourde de conséquences. Il était le dernier héritier en ligne directe de la dynastie des Bourbons, et tous les espoirs de Louis XVIII et du futur Charles X reposaient sur son éventuelle descendance mâle.



1830-1840 dans le livre de Vever des bijoux  "en Fer dit de Berlin" gravée par Caqué à cette époque:
Nous voulons dire un mot de certains bijoux de deuil, puisque le deuil lui-même a ses parures, et qui eurent alors un très grand succès. Il ne s'agit pas du jais, qui donnait lieu à une fonte de fer, que l'on appelait fonte de Berlin parce qu'elle y a été inventée, et « qui était une chose nouvelle en France en 1827 »  Plusieurs fabricants s'en occupèrent à Paris, entre autres MM. Dumas, dont la production était si parfaite et si bon marché, que les fabricants étrangers avaient dû baisser leurs prix. Nous donnons la reproduction de quelques pièces de cette fabrication, en faisant remarquer que le camée en fer de l'un des bracelets (la tête vue presque de face) est l'œuvre de Caqué, qui était alors graveur de la Monnaie de Paris. On exécuta ainsi des bijoux d'une grande finesse, des éventails en fonte « aussi légers et aussi bien repercés que s'ils eussent été faits en ivoire » ; des broches, colliers, bracelets, boucles, épingles, etc. Il s'en portait beaucoup pour les deuils de Cour et les deuils officiels. 
On attribue à la présence du phosphure de fer la grande fusibilité de la fonte de Berlin, et la perfection de ses empreintes à.la finesse des moules en tripoli.



Simon Pierre Devaranne de Berlin vers 1833  Victoria & Albert Muséum




En 1832 dans le manuel du Joaillier de Julia de Fontenelle


Bracelet en fonte de Berlin articulé de maillons feuillagés, le fermoir agrémenté d’un personnage en buste de profil « à l’Antique ».
Travail du XIXe siècle.  Dimensions : 17,7 x 4,4 cm environ.



1837  Le dictionnaire des inventions et découvertes  Houdaille l'un des trois fabricants de fontes de fer.


1837 dans l'encyclopédie du commerçant, les différentes catégories de métiers de la bijouterie.


1839 Dans le dictionnaire du commerce , une intéressante analyse.


Cette pièce en fonte ornementale reflète à la fois la virtuosité des fonderies et la haute gamme de leur clientèle. Seules les femmes du plus haut niveau de la société porteraient un tel objet de parure personnelle. 
Parce que le fer est un matériau très fragile et également sensible à la rouille, relativement peu d'exemples ont survécu. Cette splendide pièce combine un camée néo-classique (également en fonte) avec un ornement néo-gothique.



Entre 1840 et 1850


1855 Suite à la visite de l'exposition universelle par le prince Louis Napoléon



Ensemble de bijoux en fer de Berlin à motifs floraux stylisés, comprenant :
deux peignes à chignon (dents en bakélite), trois bracelets, un fermoir, quatre épingles, deux broches, une paire de dormeuses, et quatre éléments. XIXème et XXème siècles.
Revendus par la maison Millon


Cliquez pour agrandir toutes les photographies: Collections du Musée du Secq des Tournelles


Collections du Musée du Secq des Tournelles


Collections du Musée du Secq des Tournelles


Broche en fer, Fonte de Berlin


Collections du Musée du Secq des Tournelles, Cachets armoriés






1836 


Collections du Musée du Secq des Tournelles à Rouen


Collections du Musée du Secq des Tournelles à Rouen


Musée du Secq des Tournelles, fabrication d'Henry d'Allemagne, il fallait bien des coffrets à bijoux en fontes de fer pour ranger ses bijoux.


Diadème, photo aimablement fournie par le Musée du Secq des Tournelles de Rouen
 



Collier en fonte de Berlin composé de 8 médaillons...revendu par  Tessier & Sarrou et Associés
Collier en fonte de Berlin composé de 8 médaillons à décor de buste d'homme de profil à l'Antique. Les médaillons sont reliés par par trois rangés de fleurs. La maison d'enchères, Tessier- Sarrou qui l'a revendu indique : Epoque Empire.

"l'habilete des fondeurs francais à imiter les modeles allemands devient telle qu’il est aujour'd’hui difficile de distinguer, parmi les bijoux produits entre 1808 et 1815, ceux qui sont de fabrication francaise et ceux qui sont de fabrication allemande. ..........
Pour la seule annee 1814, la production de la fonderie royale de Berlin atteint 40.000 pieces, mais des officines privées plus petites, comme celles de ]ohan Conrad Geiss et de Simon Pierre Devaranne, connaissent aussi un vif essor. Materiau resistant par excellence, la fonte n'est pas tant un substitut de l’or qu’un symbole de la dureté des temps et de la force de l’amour de la patrie. Les bijoux en fonte sont a la fois d’une couleur assez sombre et sevère pour convenir a l'esthétique neoclassique et d’une facture assez ouvragée, delicate comme une dentelle, pour s'adapter au romantisme des années suivantes. 
Appropries en tant que bijoux de deuil, ils sont egalement annonciateurs d’un avenir meilleur,tant ils innovent par rapport à la tradition du bijou de prix. Le gouvernement prussien cree une troisieme fonderie royale a Say en 1815, apres l'annexion de ce territoire riche en minerai de fer. Une fois finie la guerre contre Napoléon, la mode des bijoux en fonte berlinoise, loin de disparaitre, s’etend a toute l’Europe, et en particulier à la France qui, non contente d’en importer des quantites considérables de Prusse, developpe sa propre production dans les usines fondées à l'initiative de Napoleon, comme celles de Dumas et de Richard, qui realisent de superbes parures de style neoclassique : bracelets à chainons avec fermoirs en camées, colliers de camees et de medaillons emaillés. En 1830, la seule ville de Berlin compte au moins Z7 fonderies signalées comme produisant des bijoux en fonte, et cette production existe aussi en Autriche et en Boheme, sur des modeles dessines en Prusse. Une très interessante collection de bijoux en fonte berlinoise se trouve au Victoria and Albert Museum de Londres". (Deanna Farnetti-Cera, specialiste internationale du bijou fantaisie)

Une remarque, un complément, mon mail richard.jeanjacques@gmail.com

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