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vendredi 17 juillet 2026

André Vassort (1911-2002) : Le grand fabricant de la place Vendôme resté dans l'ombre



C'est la photographie que je préfère de la Couronne de la Shabannou, débarrassée du chapeau interne.


Pendant longtemps, André Émile Vassort est demeuré un nom presque inconnu, même des amateurs de haute joaillerie. Son poinçon est pourtant associé à certaines des plus prestigieuses réalisations du XXᵉ siècle, mais son parcours, ses origines, sa formation et l'histoire de son atelier n'avaient, jusqu'à présent, jamais fait l'objet d'une étude approfondie.
Fruit de plusieurs mois de recherches, de témoignages inédits, de documents d'archives et d'échanges avec sa famille, cette étude se propose de retracer, avec la plus grande précision possible, la vie et l'œuvre d'un homme qui fut l'un des grands fabricants de la place Vendôme. Elle s'attache à distinguer les faits établis des traditions orales et à rendre à André Émile Vassort et à son atelier la place qui leur revient dans l'histoire de la haute joaillerie française.

Si je m'en tiens à l'acte de naissance, André Émile est né le 23 octobre 1911 à Croissy-sur-Seine près de Versailles dans le département de Seine-et-Oise (actuellement les Yvelines).
Son père Henri Emile Vassort, 35 ans, était boulanger rue des Ponts, sa mère Marie Angele André avait 30 ans. Son grand-père Louis Émile Vassort était présent.

Plus précisément, son père Henri Émile Vassort, 35 ans, né en Beauce à Saint-Escobille (ancien département de Seine-et-Oise, actuellement Essonne), était hôtelier-restaurateur-boulanger rue des
Ponts, sa mère Marie-Angèle André avait 30 ans, fille d’horticulteur à Bayeux – Calvados.

1929 (18 ans) Il est stagiaire chez son oncle qui possédait un théâtre sur les Grands Boulevards.
« les Folies Dramatiques »
1930 (19 ans) l'école des Arts et Métiers, mais pour des raisons de santé André Vassort était contraint
de choisir une profession sédentaire, posture assise, mobilité réduite ; il choisit la profession de joaillier et entra comme apprenti chez Lenfant Joaillier.
En 1934, il obtint son CAP de joaillier, il fit toute sa formation chez Lenfant pour terminer
Chef d'atelier.

Sachant cela, on ne peut plus s'étonner de la qualité des chaînes, des systèmes et autres.

Son mariage est indiqué en 1937.



André Vassort a épousé le 27/02/1937, Madeleine Geneviève Boudal, secrétaire, alors qu'il était domicilié au 17 rue du Maréchal Foch au Vésinet : André avait 26 ans.

De l'atelier à la Couronne impériale d'Iran.

Lorsque l'on évoque la haute joaillerie française, les mêmes noms reviennent toujours : Van Cleef & Arpels, Cartier, Boucheron, Chaumet… Les vitrines sont célèbres, les bijoux admirés dans le monde entier. Pourtant, derrière chacune de ces maisons travaillaient des ateliers dont le grand public ignore souvent jusqu'au nom.

C'est justement l'histoire de l'un d'eux que je vous propose de découvrir aujourd'hui.

3 âges de la vie : André au ski avec sa femme qui travailla dans l'entreprise, et leur fils Patrick qui, avec sa sœur Catherine, succédera à André.

Le 9 avril 1943, en pleine Occupation, un jeune joaillier fait enregistrer son poinçon de maître. 

À cette époque, rien ne laisse imaginer que cet artisan deviendra, quelques années plus tard, l'un des plus importants fabricants de bijoux de la place Vendôme.

Son nom : André Vassort.

Le poinçon conservé au ministère de la Culture n'est pas net, on devine le A. le V.


L'administration note :
Nom : Vassort, Prénom : André, Producteur, Inventaire. Initiales : A.V. Localisation : 34
rue Sainte-Anne.
Profession : bijoutier/joaillier Lieu d'activités : 34 rue Sainte-Anne, Paris (75) Symbole
un chevreau
Date d'insculpation vendredi 9 avril 1943 Numéro du registre de la garantie : 1632 Numéro
du registre de la préfecture 21246


Attention, le dessin du symbole signalé dans le dictionnaire Verlet, et reproduit par d'autres n'est pas bon. 


Car sur son poinçon, le chevreau est debout.

Fort de son poinçon insculpé le 9 avril 1943, il s'inscrit au registre des métiers le 10 avril 1943.

Trois ans plus tard, en 1946, André Vassort et son épouse Madeleine Boudal créent officiellement leur société. Au fil des années, leur atelier connaît un développement remarquable. Installés rue Sainte-Anne, à deux pas du Palais-Royal, les Ateliers Vassort réuniront bientôt plus de deux cents professionnels : joailliers, sertisseurs, dessinateurs, fondeurs, polisseurs, lapidaires et horlogers. Un véritable concentré des savoir-faire de la haute joaillerie française.

Il s'avère très difficile sans archives de dater les bijoux qu'il a fabriqués, j'essaierai d'être le plus précis possible.
Mais ce qui interpelle, c'est l'extraordinaire variété de modèles de qualité, du plus simple au plus riche, exécutés par les ateliers d'André Vassort 


1945 Cartier (par André Vassort), bracelet articulé de maillons asymétriques en or, chacun agrémenté d’une ligne de quatre saphirs calibrés, vers 1945, 10,4 x 1,9 cm, poids brut 112,5 g.

Il faut bien comprendre ce qu'était un atelier comme celui-ci.

Contrairement à une idée largement répandue, les grandes maisons de la place Vendôme et rues adjacentes, ne fabriquaient pas toujours elles-mêmes les bijoux qu'elles présentaient dans leurs salons. Elles imaginaient les collections, les dessinaient parfois, puis confiaient leur réalisation aux meilleurs ateliers de la place de Paris. André Vassort faisait partie de ce cercle très fermé auquel faisaient confiance les plus grandes signatures.

Ses ateliers réalisèrent ainsi des créations pour Van Cleef & Arpels, Cartier, Chaumet, Boucheron, Harry Winston, Tiffany, Gérard, Mauboussin, Dior, Hermès et bien d'autres encore.

À cette époque, le client ne connaissait presque jamais le nom du fabricant. Il admirait la signature de la maison. Pourtant, derrière chaque bijou exceptionnel se cachait le travail patient d'hommes et de femmes dont la maîtrise technique permettait de transformer un dessin en œuvre d'art.


1950-60 Revendu par la maison Aguttes
Clip "fleur" Boucheron. Améthystes et topazes gravées, émeraudes et diamants, or 18 k (750).
Signé et poinçon de maître André Vassort. Poids : 30,1 g – Haut. : 4,5 cm

Pendant plus d'un demi-siècle, les Ateliers André Vassort allaient travailler dans une discrétion presque absolue. C'était la règle de la profession. Les maisons de la place Vendôme mettaient naturellement en avant leur nom, tandis que les fabricants restaient dans l'ombre. Pourtant, dans le métier, chacun savait parfaitement à qui il avait affaire.

Il ne suffit pas d'être un excellent joaillier pour diriger un grand atelier. Encore faut-il réunir les meilleurs compagnons, les fidéliser et créer une véritable équipe. C'est précisément ce qu'André Vassort allait réussir.


Hôtel Laporte de Serincourt. 34, rue Saint-Anne, 1ᵉʳ arrondissement, Paris.

Les Ateliers Vassort, ce furent plus de deux cents professionnels, dont une centaine située au siège de la société dans l’hôtel de La Comtesse du Barry, au 34 de la rue Sainte-Anne, en face de l’hôtel de Lully, dans le quartier du Palais-Royal à Paris. L’hôtel particulier regroupait les ateliers de fabrication, de fonderie, de sertissage, de polissage, d’horlogerie, de lapidaire.


Mon ami allemand Stefan Stern a constitué une très importante collection de dessins de bijoux. Je vous encourage à visiter cette collection et en particulier ceux d'André Vassort: 






En 1955, André Vassort donne une nouvelle dimension à son entreprise en créant la société André Vassort S.A., installée au 34, rue Sainte-Anne, à Paris. Consacrée à la bijouterie, à la joaillerie et à l'orfèvrerie, cette nouvelle structure accompagne le développement de son atelier, dont le savoir-faire est désormais recherché par les plus grandes maisons de la place Vendôme.

BOUCHERON Paris vers 1955 Bague cocktail de forme tank en or jaune 18 carats (750 ‰) et platine (950 ‰), le plateau serti de rubis synthétiques en rosace, l'épaulement de l'anneau ajouré de festons. Signée Boucheron Paris, et le poinçon d'orfèvre d'André Vassort. Taille de doigt : 55 Poids brut : 14,6 g... revendue par la maison Pestel Debord



De design abstrait, circonférence intérieure d'environ 150 mm, signé Cartier. fabrication Vassort

Idem



1955 BOUCHERON CLIP « FLEUR » Or 18 k (750) et saphirs Signée et numérotée Poinçon de maître André Vassort. Haut. : 4,5 cm - Pb. : 26,3 g

Au fil des années, les ateliers s'agrandirent rue Sainte-Anne, dans cet hôtel particulier. Plus d'une centaine étaient réunis sur place : joailliers, sertisseurs, dessinateurs, polisseurs, fondeurs, horlogers et lapidaires. Chacun avait une spécialité, mais tous poursuivaient le même objectif : atteindre une qualité irréprochable.


Circa 1950. Créé par le maître joaillier français André Vassort, ce collier a été réalisé à la main en or jaune 18 carats massif, avec un dégradé d'éléments en plume texturés et articulés. Il est muni d'un fermoir discret à poussoir et d'une charnière pour une sécurité accrue. Poids total : 87,9 g. Longueur : 38,7 cm. Il porte les poinçons français : trois fois, avec la tête d'aigle française comme garantie de l'or 18 carats, le cartouche du maître joaillier, la mention « av » pour André Vassort, le numéro de série unique et la signature « Cartier Paris 2316 ». Il est accompagné de son écrin d'origine. revendu par la maison: https://bid.winbidsauctions.com/


Détail du motif central de ce collier

Lorsque l'on évoque aujourd'hui la haute joaillerie, on pense immédiatement aux créateurs. On oublie souvent que, sans ces ateliers, les dessins seraient restés de simples feuilles de papier. Un dessin peut être magnifique ; encore faut-il trouver les artisans capables de lui donner vie.

Patrick Vassort résume parfaitement cet esprit lorsqu'il écrit :

« Les gens extraordinaires donnaient à voir ce que nous ne verrons sans doute plus jamais : le sur mesure, l'original, l'exclusif, l'unique. »

Cette phrase, à elle seule, résume ce qu'étaient les Ateliers Vassort.

Il y a une chose que le grand public ignore souvent.

Lorsqu'une grande maison présentait un bijou exceptionnel, elle s'appuyait sur une chaîne de métiers où chacun jouait un rôle essentiel. Le créateur imaginait, le dessinateur mettait l'idée sur le papier, les lapidaires choisissaient les pierres, les joailliers construisaient le volume, les sertisseurs donnaient vie à l'ensemble et les polisseurs apportaient la touche finale.

Chez André Vassort, cette organisation avait atteint un niveau d'excellence qui expliquait la confiance que lui accordaient les plus grandes maisons de la place Vendôme. Ce n'était pas l'œuvre d'un seul homme, mais celle d'une équipe où chaque artisan maîtrisait parfaitement son métier.

Je connais bien cette manière de travailler. Dans mon propre atelier, lorsqu'un jeune dessinateur ou un apprenti commençait à prendre son autonomie, venait toujours le moment où il fallait lui faire confiance. On lui confiait un dessin, puis un bijou. On le laissait avancer, tout en passant régulièrement voir où il en était. Non pour le surveiller, mais parce qu'un simple conseil donné au bon moment évite parfois des heures de travail perdues. C'est ainsi que le métier se transmettait.

Je suis persuadé qu'il en allait de même dans les grands ateliers. On n'y fabriquait pas seulement des bijoux ; on y formait des artisans qui, à leur tour, transmettraient ce savoir-faire.


ANDRE VASSORT
Bague en platine composée d'anneaux enlacés sertis de diamants de taille brillant. Poinçon de maître. Vers 1960 Tour de doigt : 52 Pb : 16,5 g   Revendu par Maison Aguttes                                                                                    

À partir de 1964, la maison s'internationalise, notamment grâce au développement du réseau aérien.
Cette bague pour montrer toute la diversité des productions d'André Vassort: Cette bague composée de corail sculpté, ornée d'onyx et de diamants ronds. Diamants d'un poids total d'environ 1,00 carat or jaune 18 carats Marque de fabricant pour André Vassort Poids total : 16,28 grammes. Revendue par Sotheby's




BOUCHERON par la Maison VASSORT Collier en or jaune 18 carats (750 millièmes) et platine (950 millièmes) formé de feuilles stylisées en chute, chacune sertie de trois diamants taillés en brillant, orné au centre d’un motif de demi-lune également serti de diamants taillés en brillant. Signé et numéroté. Travail de la Maison Vassort, vers 1960. Longueur : 39,5 cm ; poids brut : 93,9 g .

Van Cleef et Arpels par André Vassort


1960 env. Boucles d'oreilles de Van Cleef & Arpels or jaune fabrication Vassort.


BOUCHERON Paris, années 1960 Paire de boucles d'oreilles en fils d'or jaune torsadés 750 ‰ à décor de trois anneaux doubles entrelacés, agrémentées, en pendants amovibles, de pompons à maille colonne. Signée « BOUCHERON PARIS» et numérotée « 36.350 ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier André VASSORT. Dimensions totales : 5,1 x 2,3 cm. P. Brut : 24,3 g. . Avec écrin de la Maison en suédine grise. Travaillant pour les maisons les plus prestigieuses de la Place Vendôme (Mauboussin, Van Cleef & Arpels, Boucheron, O.J. Perrin), l’Atelier d’André VASSORT est incontournable.
Texte de la Maison Gros et Delettrez qui les a revendues


Bague en or jaune, ornée de diamants taillés en brillant blancs et de diamants jonquille, au centre une perle de culture des mers du Sud « gold ». Poinçon de maître : André Vassort. Tour de doigt : 51. P. Brut : 15,8 g. Revendue par maison Gros et Delettrez


1960 lot 105 : VAN CLEEF & ARPELS Bague "citrine" et or torsadé 18 k (750). Signée et numérotée.
Poinçon de maître André Vassort – 15 gr

C'est dans cet environnement d'exigence et de confiance qu'André Vassort allait être confronté à l'un des plus grands défis de sa carrière : la réalisation de la Couronne impériale destinée au couronnement de Farah Pahlavi, impératrice d'Iran.


La couronne originale, réalisée avec les pierres des Joyaux nationaux d'Iran, est demeurée en Iran. Les expositions organisées par Van Cleef & Arpels présentent une réplique réalisée en métaux précieux et ornée de pierres non précieuses. Cette réplique permet au public de découvrir l'esthétique de la couronne sans déplacer le joyau original, conservé avec les Joyaux nationaux d'Iran.

La couronne impériale d'Iran

Lorsque Mohammad Reza Pahlavi décide de faire couronner son épouse, Farah Pahlavi, le 26 octobre 1967, une couronne entièrement nouvelle doit être créée. Pour la première fois dans l'histoire moderne de l'Iran, une impératrice reçoit officiellement une couronne.

1966, au mois d'octobre, Pierre Arpels a reçu la visite officielle de M. l'ambassadeur d'Iran en France et du gouverneur de la banque centrale d'Iran qui lui demandèrent de présenter plusieurs projets. 
Une trentaine de dessins furent envoyés à Téhéran. Peu de temps après, il apprend que trois dessins sont retenus, dont deux de la maison.

Les pierres précieuses destinées à sa réalisation proviennent exclusivement des Joyaux nationaux d'Iran, conservés dans les coffres de la Banque centrale. Ces joyaux constituent une partie des réserves de l'État iranien et ne peuvent, à ce titre, quitter le territoire. Van Cleef & Arpels installe donc un atelier à Téhéran afin de concevoir la couronne au plus près de ce trésor exceptionnel.

Les pierres sont soigneusement sélectionnées puis retaillées lorsque cela s'avère nécessaire par la maison Grospiron afin de répondre aux exigences du dessin. La réalisation de la couronne proprement dite, fabrication de l'armature en or, ajustage, sertissage des pierres, assemblage et polissage, est confiée à l'atelier d'André Émile Vassort, qui travaille alors pour Van Cleef & Arpels.


Voici la couronne fabriquée par les ateliers Vassort, non sertie, non polie.

Cette distinction est essentielle : si la beauté des gemmes attire naturellement le regard, c'est le travail du fabricant qui leur donne vie. Sans la précision de l'armature, la qualité des sertis et la perfection de l'assemblage, les pierres les plus prestigieuses ne seraient qu'une collection de gemmes. C'est le savoir-faire de l'atelier Vassort qui les transforme en une véritable couronne impériale.

Dans les souvenirs confiés par Patrick Vassort à l'auteur, celui-ci évoque les nombreux voyages de son père en Iran, les essais réalisés avec plusieurs couronnes et Pourquoi existe-t-il plusieurs couronnes ?



Photo de dos André Vassort les dessins sur la table sont de Jacques Courtois dessinateur chez André Vassort

Afin de préparer cette commande exceptionnelle, plusieurs maquettes complètes de la couronne furent réalisées. Les pierres des Joyaux nationaux d'Iran, conservées à la Banque centrale, ne pouvant quitter le pays, les ateliers de Claude Grospiron dans le Jura  taillèrent des pierres synthétiques reproduisant fidèlement les dimensions des gemmes originales. Ces modèles permirent à l'atelier André Vassort de mettre au point l'architecture de la couronne, les sertissages et les ajustages avant les opérations finales effectuées en Iran avec les pierres authentiques. Cette méthode fut également utilisée pour la réalisation des parures – colliers et motifs d'oreilles – destinées aux sœurs du Shah Mohammad Reza Pahlavi.

Claude Grospiron m'a permis de livrer une confidence qu'il m'a faite:

"J'ai eu l'honneur de tailler dans nos ateliers du Jura (le siège de la maison se trouve rue Drouot à Paris) ces mêmes pierres en synthétique afin de les sertir ensuite. Il faut savoir que même le jour du couronnement les vraies pierres sont restées au coffre. Cette même couronne a été exposée au musée de la Marine dernièrement. Le sultan du Qatar l'ayant achetée lors de la liquidation de la maison Vassort.


Quand on pense que cette réplique est en or et argent avec des pierres de synthèse.

Selon le témoignage de Patrick Vassort, deux de ces maquettes furent conservées après l'achèvement de la commande : l'une par Van Cleef & Arpels pour ses archives, l'autre par les Ateliers André Vassort afin de pouvoir, si nécessaire, procéder à une réparation de la couronne originale. Les répliques aujourd'hui présentées lors de certaines expositions de Van Cleef & Arpels témoignent ainsi de ce remarquable travail préparatoire.

La couronne de Farah Pahlavi demeure aujourd'hui l'un des chefs-d'œuvre de la haute joaillerie du XXᵉ siècle. Derrière le nom prestigieux de Van Cleef & Arpels se trouvent également ces ateliers de l'ombre, dont celui d'André Émile Vassort, dont le talent et la maîtrise technique ont largement contribué à la naissance de cette œuvre exceptionnelle.

Selon Patrick Vassort que je remercie grandement pour les corrections apportées à ma connaissance du sujet :

La fabrication de la couronne de Farah Diba Pahlavi et de tous les colliers pour les sœurs du Shah Reza Pahlavi et les nombreuses démarches de Pierre et Jacques Arpels de 1965 à 1967 pour occulter l’atelier André Vassort furent certainement excessives, donc insignifiantes. C’est pourquoi des liens se sont créés entre la Shabanou et André Vassort, qui reçut de nombreux présents à l’aune de ses nombreux séjours à Téhéran et Ispahan, et une prise de conscience qu’André Vassort résuma si bien pour situer son entreprise: « Nos réalisations sont partout, notre nom est nulle part! » Seul son poinçon de maître ne fut pas éradiqué.
C’est sans doute également ce qui motiva André Vassort pour participer si généreusement et efficacement à l’aventure de Louis Gérard Azoulay qui débuta en 1968.

C'est pourquoi mon second chapitre traitera, entre autres clients, de la maison M. Gérard, qui n'est autre que Louis Gérard Azoulay.

Je remercie par avance toutes les personnes ayant connu André Vassort, travaillé dans son atelier ou conservé des documents, photographies ou souvenirs susceptibles d'enrichir cette recherche. Elles peuvent le contacter à : richard.jeanjacques@gmail.com

Vous venez de lire la première partie de mon  article sur la maison Vassort, je prépare la suite qui va réserver des surprises.


lundi 8 juin 2026

Jean Thierry BONDT


Mon bijou préféré de Jean Thierry Bondt, pour l'idée, la qualité de réalisation. les grandes maisons pour qui il a travaillé ne le citent jamais.
Pas une ligne dans les deux livres de Gilles Neret, consacrés à Boucheron et pourtant !

Nous ne savons donc presque rien sur sa vie, certains sites écrivent même ignorer sa date et son lieu de naissance et de décès. Cela valait la peine de chercher.


Donc par le contrat de mariage de son père, nous apprenons que son grand-père Hendrick Bondt était ingénieur, domicilié à Amsterdam, et que sa grand-mère se nommait Anna Magdalena Myrdes


Le père de Jean Thierry Bondt, né à Amsterdam, 42 ans, était courtier, et sa mère Marie Teillet avait 27 ans. Ils habitaient au 5 allée des Chênes à Clichy-sous-Bois, dans une modeste maison. Ils se marièrent le 5 décembre 1921 à Clichy sous bois.


C'est dans cette ville que naît Jean Henri Thierry Bondt le 16 décembre 1921. Il gardera le prénom de Jean Thierry, est-ce parce que Jean Bondt (Jambon) sonnait moins bien ?
Je n'ai rien trouvé sur sa jeunesse, pourquoi a-t-il choisi ce métier, quelle formation a-t-il reçue ?

Jean Henri Thierry se marie avec Josette Moine le 23-11-1943. Divorce le 28/10/1963

Alors,  qui est Jean THierry Bondt?

Jean-Thierry Bondt dirigeait un atelier parisien situé au 19 rue de Choiseul à Paris. Sa société, “SOC Jean Thierry Bondt Joail”, fut officiellement immatriculée en 1955 et active jusqu’en 2006. 
Plusieurs sources concordent pour dire qu’il travailla pour des maisons prestigieuses comme Van Cleef & Arpels, Cartier, Boucheron, Lacloche, Mauboussin et même Pierre Sterlé. J'ai cherché a le prouver.

Son atelier semble avoir été particulièrement actif à partir de la fin des années 1940(1946-1947) jusque dans les années 1970. Il produisait surtout : des broches naturalistes,oiseaux, fleurs, papillons), bijoux émaillés très colorés, et des  pièces fantaisie de haute joaillerie,
Parfois des créations modernistes avec bois ou matières inhabituelles dans les années 1970. 

Beaucoup de créations réalisées pour les grandes maisons portaient à la fois : la signature de la maison cliente, et le poinçon de fabricant Bondt.
Cela explique pourquoi son nom reste peu connu du grand public alors que ses œuvres sont très présentes dans la joaillerie française d’après-guerre. 
Il existe également des dessins préparatoires d’atelier de Bondt, récemment mis en avant par la maison de ventes Gros & Delettrez lors des Journées du Patrimoine. Ces dessins montrent bien son rôle de créateur-fabricant pour les grandes maisons parisiennes. 
Une maquette conservée pour une pendule réalisée par Boucheron pour le Shah d’Iran en 1971 est attribuée à “Atelier Jean-Thierry Bondt pour Boucheron”. 
Ce qui est frappant, c’est que Bondt appartient à cette génération d’ateliers parisiens extrêmement qualifiés qui ont alimenté les grandes maisons en créations et en savoir-faire, sans toujours apparaître publiquement. Il serait  comparable aux grands ateliers de fabrication qui gravitaient autour de la place Vendôme après-guerre.




Naissance d’un grand atelier parisien de joaillerie
Le joaillier-fabricant Jean Bondt débute officiellement son activité à Paris en 1947.
Son premier poinçon de maître est insculpé le 25 février 1947 et enregistré sous le numéro :
• Garantie : 2183 • Préfecture : 21845  L’atelier est alors situé : 89 rue Ordener à Paris
Le poinçon est constitué : • des initiales JB • accompagnées d’un T gigantesque comme symbole distinctif. Cette première insculpation marque le début d’un atelier qui allait devenir quelques années plus tard l’un des fabricants les plus réputés de la joaillerie parisienne d’après-guerre.
Par la suite, le poinçon sera biffé puis réinsculpé sous la raison : “Sté Jean-Thierry Bondt”


La collaboration avec Pierre Sterlé
Les sources convergent vers une collaboration commencée vers 1946 avec Pierre Sterlé. Mais Bondt n'a pas encore de poinçon?  Peut-etre est ce 1947
Sterlé, célèbre pour ses bijoux aux mouvements souples et naturalistes, semble avoir trouvé chez Bondt un atelier capable de réaliser des montages extrêmement techniques.
Certaines notices évoquent :
 un atelier situé d’abord rue Saint-Augustin,
Il aurait travaillé pour Sterlé avant de devenir un partenaire majeur de Boucheron. 
Cette proximité avec Sterlé est très importante historiquement, car elle place Bondt au cœur du grand renouveau créatif de la joaillerie parisienne d’après-guerre.



1947


Brevet déposé par Jean Thierry Bondt pour cette montre 

Modèle FR : 41667-001 - Bracelet-montre
• Description Dessin et modèle français
Numéro de modèle 41667-001
Numéro d'enregistrement 41667
Date de dépôt : 07/07/1950
Date de publication : 11/02/1952
Bulletin de publication 1952-01 (page 26)
Numéro de volume 489, p. 154, p. 155
Date de fin de validité : 07/07/1975
Objet: Bracelet-montre, classification de Locarno 11
Classification française 17b
Nombre total de modèles dans le dépôt 1
Déposant S.A.R.L. JEAN, THIERY BONDT, 19, rue de Choiseul, Paris 
Description de la reproduction  Numéro de publication 42304.


GAUCHERAND et NOVA, vers 1947-1950 
Montre de dame à secret en or jaune et or gris 750 millièmes composée d’un bracelet souple à deux rangs à maille tissée bombée réunis par une attache stylisée à fermoir bâtonnet diamantié, dissimulant un cadran doré à index bâtons, mouvement mécanique, fond clippé. Boîtier signé « Gaucherand Paris » et mouvement signé « Nova ». Poinçon de fabricant de Jean BONDT. Tour de poignet : 18 cm. P. brut : 75 g. Revendue par la maison Gros & Delettrez




Variation du modèle de JT Bondt


Poinçon insculpé en tant que société le 20 décembre 1948, poinçon et initiales identiques.



Le 30 mai 1949 Bondt dépose au service de la propriété industrielle un brevet d'invention, qui sera délivré le 18 avril 1951, pour un DISPOSITIF de fermeture utilisable notamment pour manchettes, cols et articles analogues.


Une des applications de ce brevet:
Une paire de boutons de manchette en or jaune 18 carats, de Boucheron, formée de cordages souples et tressés Poids brut : 10,73 g Signature Boucheron, numérotée 31-339 Poinçon de joaillier Jean Bondt


BOUCHERON – ANNÉES 1950-1960
IMPORTANT ET RARE COLLIER FLEURS ET DIAMANTS
Il est entièrement articulé et représente une guirlande de fleurs, feuilles et corolles en or jaune 18K texturé. Le tour de cou à deux brins au centre est en or jaune 18 K guilloché à l'imitation du bois et rehaussé de diamants taille brillant. Signé Boucheron Paris et numéroté.
Poids brut : 84,44 g. Longueur : 41 cm. Écrin d'origine en Suède gris Boucheron.
Revendu par la maison Tajan, qui a eu raison de  relever le poinçon de maître de Bondt.

LA MAÎTRISE D'UN ATELIER AU SERVICE D'UNE GRANDE MAISON
Le poinçon de l'atelier Jean Bondt figure extrêmement lisible sur la broche au modèle que nous présentons ci-dessous également dans cette même vente. Il n'y a pas de doute possible sur le fait que ce magnifique collier branche fleurie sorte des mains habiles de cet atelier, demeuré discret, mais extrêmement reconnu par bien des joailliers de la place Vendôme.
L'après-guerre se prêta à de nombreux exercices de style, d'une joaillerie "moderne" à des bijoux inspirés de la nature. En examinant le collier, les détails nous apparaissent tour à tour, depuis le travail de l'or à l'imitation du bois, à un modelé et un travail de surface pour les fleurs.


BOUCHERON - ANNÉES 1950-1960 – GRAND ET RARE CLIP FLORAL
Il représente une branche d'arbre fruitier présentant deux grandes fleurs à six pétales, les pistils rehaussés de diamants taille brillant. Monture en or jaune 18 K ciselée à l'imitation du bois. Signé Boucheron Paris et poinçon de maître de l'atelier Jean Bondt.
Poids brut : 34,81 gr.Dimensions : 11,1 x 5,2 cm. Revendue par la maison Tajan.



Dessin et modèle français Numéro de modèle 42274 - 001. Numéro d'enregistrement 42274
Date de dépôt : 18/11/1950 Date de publication : 30/05/1952
Objet: Fermoir pour colliers, bracelets et bracelets-montres. Déposant • S.A.R.L. JEAN THIERY BONDT, 19, rue de Choiseul, Paris



1955 : augmentation du capital


Broche Oiseau, Boucheron, vers 1957 : Représentant un oiseau chanteur sur une branche fleurie, le corps de l’oiseau orné d’émail guilloché et serti de diamants taille 8/8, l’œil en saphir et la branche fleurie sertie de diamants taille brillant et baguette, or 18 carats. Signée, numérotée, poinçonnée « Made in France ». Poinçonnée du poinçon « Tête de Mercure » ​​et du poinçon de maître de Jean Thierry Bondt. Revente : Galerie Ydan Déma.  https://yidandema.com/



Atelier Jean-Thierry BONDT 1958
Bague pompadour en or gris 750‰, platine 950 ‰ et saphir ovale facetté en serti multiples griffes dans un entourage de diamants taille 8/8.
Travail français, poinçon losangique de l'atelier.
Poids du saphir : 1,80 carat environ.
Tour de doigt : 53. Dimensions chaton : 1,6 x 1,2 P. Brut : 5,9 g.
Revendu sur "Invaluable"

 
1960 env. : HERMES Paris – d'après Jean COCTEAU, Années 1960 Broche clip de revers « Mistigri » en or jaune texturé 750 ‰ dessinant une tête de chat stylisée, les yeux rehaussés de saphirs taille navette montés en serti griffes. Épingles en or jaune 750 ‰. Signée « HERMES PARIS » et numérotée à la pointe « 58756 ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean-Thierry BONDT. Dimensions : 3,9 x 4,6  P. Brut : 18,6 g. Avec écrin en suédine noire de la Maison…


Même broche avec navettes bleues au lieu d'émeraudes rondes


1960 Hermès-Castafiore  
HERMÈS paire de boucles d'oreilles "Mistigri" en or 18 k, stylisées d'une tête de chat, les yeux ornés d'un diamant de taille marquise. Modèle d'après un dessin de Jean Cocteau. l  Travail français vers 1960. Signées "Hermès Paris", le poinçon "tête d'aigle" et le poinçon de maître Jean Thierry Bondt. l  Hauteur : 3,3 cm, poids brut : 19,62 g • Marque : Hermès • Dimensions (bijou) : 3,3 cm (Hauteur)
 Pierre : Diamant  Thème : Bestiaire. Poids : 19,62 g




La galerie "Macklowe Gallery." située on 57th and Park Avenue in New York City, m'autorise à publier cette photographie de ce bijou vendu par elle.
Broche licorne de mer en émail et pierres précieuses des années 1960, 
Fabriquée par Jean Thierry Bondt, Paris, cette broche clip licorne en or 18 carats et émail est sertie de diamants et de pierres de couleur. La licorne de mer hautement tridimensionnelle avec une corne et un corps en émail champlevé bronze, blanc et bleu a une queue de diamant sertie d'un pavé, des yeux en saphir de taille circulaire et des accents de rubis, avec un lapis cabochon et un pendentif en perle sertis de manière flexible. Magnifiquement modélisée, cette broche à clip fantaisiste aux couleurs éclatantes est un bijou unique au charme indéniable.



HERMES, années 1960-1970 Importante broche clip de revers "Branchage" en or jaune texturé et lisse 750 ‰, chaque bourgeon orné de picots rayonnants et rehaussé d'une série de trois diamants taille brillant montés en serti griffes en platine 950 ‰. Épingles en or jaune 750 ‰. Signée "HERMES PARIS" et numérotée à la pointe "73543". Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean-Thierry BONDT. Dimensions : 8,3 x 3,9  P. Brut : 24,6 g....

Revendue par la maison Gros & Delletrez



En or jaune 18k, les écailles émaillées marron, la queue, la nageoire et la tête pavées de diamants taillés en brillant, l'œil serti d'un rubis Travail français, vers 1970 Haut.: 7 cm, poids brut : 50,30 g Une pince dragon en émail, diamant, rubis et or jaune 18 carats, travail français, vers 1970 RAPPORT DE CONDITION: Travail français, poinçon du joaillier JT Bondt. Revendue par la maison Artcurial



Maquette conservée pour une pendule réalisée par Boucheron pour le Shah d’Iran en 1971 est attribuée à “Atelier Jean-Thierry Bondt pour Boucheron”



 la commémoration des “2500 ans” de la monarchie perse.
En 1971, l’Iran a célébré les 2 500 ans de l’Empire achéménide (depuis Cyrus le Grand) lors de grandes festivités à Persépolis. L’inscription ۲۵۰۰ (“2500”) sur le socle renvoie très souvent à cet anniversaire.
Archives Boucheron.



Travail français, années 1950.   Broche « Bouquet » en or gris 750 millièmes et platine 950 millièmes, diamants tailles 16/16 et 8/8. Poinçon de l'atelier Jean Thierry BONDT. Épinglé en or gris 750 millièmes. Dimensions : 4,8 x 4,2  P. Brut : 18,5 g…  




MAUBOUSSIN Paris, Années 1970 Pendentif ovale ajouré « Visage » en or jaune texturé, l'entourage rayonnant. Signé « MAUBOUSSIN PARIS ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean Thierry BONDT partiellement lisible. Dimensions – avec bélière : 5,7 x 5,5  P. : 42,3 g...



Travail français des années 1960 Broche barrette en or jaune 750 millièmes et platine 950 millièmes centrée d’une perle de culture blanche soulignée de volutes diamantées, corps à double torsade et agrafes serties de diamants taille 8/8. Épingle en or jaune 750 millièmes. Poinçon de l’Atelier Jean Thierry BONDT. Longueur : 6,5  P. Brut : 9,2 g… Revendue par la maison Gros & Delettrez


Jean-Thierry BONDT, 1960 environ Bague marquise en or jaune 750 ‰ et citrine madère taille navette en serti multiples griffes, dans un double entourage de diamants taille brillant et citrines rondes facettées. Poinçon losangique de l'atelier. Tour de doigt : 52,5. Dimensions chaton : 2,9 x 1,2  P. Brut : 5,9 g. Revente Maison Gros & Delettrez

Modèle de J.T. Bondt très caractéristique de 1960-62


BOUCHERON, années 1960 Broche « Oiseau branché chantant » en or jaune ciselé 750 ‰, le plumage guilloché rehaussé d'émail translucide vert et bleu, son œil rehaussé d'un rubis rond facetté. Épingles en or jaune 750 ‰. Signée « BOUCHERON PARIS » et numérotée « 19449 ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions : 2,9 x 3,5  P. Brut : 10,1 g. Particulièrement actif pour la Maison Boucheron, l’Atelier Jean-Thierry BONDT s’est illustré dans la production de broches animalières (oiseaux, tortues, insectes, poissons) et végétales (fleurs, radis, feuilles). 


BOUCHERON Paris, années 1970 Important pendentif ovale en os et boules godronnées d'onyx, la monture et la bélière en or jaune 750‰ à décor perlé. La bélière basculante ouvrante. Signé « BOUCHERON PARIS » sur plaque ovale soudée et numéroté « 55526 ».  Poinçon losangique de l'atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions - avec bélière : 7,6 x 5,6  P. Brut : 33,2 g.


HERMÈS - ANNÉES 1970
RARE CLIP SCARABÉE
Le corps formé d'un cabochon de corail ceinturé de petites boules. Un cabochon goutte de suif d'onyx. Monture en or jaune 18 K. Travail français signé Hermès Paris. Poinçon de maître de l'atelier Jean Bondt. Poids brut : 12,60 g. Dimensions : 6 x 2,6 cm. 
L'ATELIER JEAN BONDT
Hormis Hermès, cet atelier est connu et reconnu pour ses fabrications destinées à Boucheron et Sterlé. Cet insecte, plus sensiblement humoristique que naturaliste, est une découverte dans la très large palette des bijoux animaliers si prisés dans les années 1960 et 1970. Revendu par la maison TAJAN.




Important pendentif époque années 1970 Van Cleef & Arpels en or jaune, en corail (Corallium japonicum), et en onyx, élégamment serti de cabochons en corail de taille piriforme et de taille ovale et de cabochons en onyx de taille poire et de taille ronde, composé d'un très élégant motif rond semi-articulé en or jaune texturé réhaussé d'un motif mouvementé martelé, orné de beaux diamants de taille brillant pesant au total 0,20 carat, réhaussé de délicates bordures torsadées en or jaune.
Poinçon de maître Jean Bondt.
Signature : Van Cleef and Arpels et numéroté.  Matière : corail, onyx, or jaune Poids : 88,48 g. Largeur du motif : 75 mm 



1970 – Pendentif Osaka, 1971, or, palissandre. de Bondt pour Van Cleef & Arpels





Livre Van Cleef & Arpels sous la direction d'Evelyne Possémée : quelques petites erreurs dans l'histoire de la maison.


Paire de boucles d'oreilles Osaka pour Van Cleef & Arpels



1972 : Sautoir Furstenberg,  or, diamants, corail et améthyste, pendentif transformable en clip.  Jean Thierry Bondt pour Van Cleef & Arpels



Autre version du Sautoir Furstenberg


*VAN CLEEF & ARPELS, années 1980 – Paire de boucles d’oreilles bombées en or jaune 750 millièmes à décor godronné en chevrons rehaussé de pavages de diamants taille brillant. Systèmes pour oreilles non percées. Signées « VCA » et numérotées « M36257 ». Travail français, Poinçon de l’Atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions : 2,2 x 1,5  P. Brut : 21,2 g.


24 novembre 1988 : Jacques-Yves Cousteau, promotion 1930 de l'École navale, est élu à l'Académie française

 l'élément de verre étiré à Murano par Barbini; Bernard Maris et Jean-Paul Delfour seront les opticiens de précision ; Alain Boucheron et Jean-Thierry Bondt, les créateurs joailliers ; Herbert Klein, le graveur ; Hermès, le célèbre créateur maroquinier de Paris, a réalisé, à la main, le porte-épée en boîte de couleur assortie à l'habit d'académicien taillé et brodé par la maison Lanvin ; Roger Charon, gainier de grand renom de la rue Elzévir, à Paris, créera l'écrin de présentation de l'épée en cuir avec des incrustations en peau de motifs décoratifs composés par Bayle, qui a veillé de près aux symboles. La garde représente une ancre romaine, l'applique de l'avers rappelle le symbole de la Calypso et celui de l'Alcyone. Sur la lame sont gravées quelques lettres et chiffres : « EN 1930 = 204 JYC ». « EN » signifie « École navale » ; « 1930 » est l'année d'admission ; « 204 JYC », le numéro de hamac sous lequel Jacques-Yves Cousteau se présentait et répondait aux appels.


Montre reflet Icare revente Maison Miller 
Créée en 1947, Reflet est l’icône horlogère de la Maison Boucheron. Ce garde-temps est un concentré d’élégance et d’innovation. Avec son motif godrons et l’éclat discret du cabochon, Reflet brille surtout par l’ingéniosité de son fermoir et son bracelet interchangeable. https://www.miller.fr/

Une montre signée de la Maison Boucheron, « Reflet Icare », en or jaune 750/000 sur bracelet en or jaune 750/000 avec boucle déployante. Boîtier partiellement serti de diamants taille brillant (environ 0,42 ct), cadran argenté, index dorés, diamants à 12 h, 3 h, 6 h et 9 h. Dimensions du boîtier : 17 x 28 mm. 




Atelier J.T. BONDT – Trois dessins préparatoires pour la montre « Reflet-Icare » de la Maison BOUCHERON – à bracelets interchangeables – représentant : – Un boîtier de montre en vue de biais expliquant le système d'interchangeabilité. Graphite sur papier calque. Daté « 15.6.90 ». Dim. : 29,6 x 21 cm. (Bon état). – Six boîtiers de montre à ornements divers (or jaune, diamants, lapis-lazuli, acier). Gouache sur papier calque. Dim. : 31,9 x 23,9 cm. (Bon état). - Six bracelets de montres ajourés à l'endroit du boîtier permettant d'essayer les multiples combinaisons, en matériaux variés (or jaune, acier, … La maison Gros & Delettrez a réalisé une très belle vente de dessins et bijoux de Bondt en mai 2026 : https://www.gros-delettrez.com/



Une broche vintage signée Boucheron Paris figurant deux fleurs en or jaune 750/000 texturé et orné d'émail bleu et blanc. L'une des fleurs est sertie en son centre de saphirs, la deuxième par de diamants taille brillant. Poinçon d'atelier J. Bondt Longueur : 53 mm Largeur : 25 mm Poids : 22,1 grammes Or jaune, émail, diamant, saphir.  Revendue par la maison Castafiore : https://castafiore.fr/



Poinçons de Jean Thierry Bondt








Broche Fleur avec pétales de nacre, corail, émeraudes, diamants Années 1960, fabrication de JT Bondt
Revendue par : https://nasvete.com/  Jewellery Kaleidoscope.


Broche à motif floral. Or jaune 18 carats, pétales de nacre, diamants taille brillant, corail et lapis-lazuli.

Sur site Jewellry Kaléidoscope




Dessins revendus par Gros & Delettrez



Magnifique épingle en or jaune 18K de Jean Thierry Bondt en forme de ballon avec diamant et corail. Cette incroyable épingle à ballon en diamant, corail et émail est réalisée en or jaune 18 carats et en platine. L'épingle représente une poignée de ballons travaillés en or et en émail et est tenue par un corail naturel sculpté en forme de main. L'attention portée aux détails est remarquable, chaque élément de sa construction étant l'œuvre d'un maître artisan et d'un artiste. Revendue sur le site 1Stdibs




PAIRE DE COUPES FRANÇAISES EN AGATE SERTIE DE PIERRES PRÉCIEUSES ET MONTAGE OR, MARQUE J. BONDT, PARIS, XXᵉ SIÈCLE, OR 18 CARATS ; chacune sur un pied circulaire, avec une monture de pied en or perlé, la tige conique avec une monture en or sertie de diamants, la coupe avec un col en or perlé, chacune poinçonnée sur la monture du col, chacune avec son écrin Boucheron, hauteur 12,6 cm Revendues par la maison Christie's


BAGUE  Saphir rectangle à pans coupés, diamants taille brillant et diamants calibrés, platine (950)
Poinçon d’atelier Jean-Thierry Bondt  Pb. : 9,4 g  Accompagnée d’un certificat GGTL attestant :
Poids estimé du saphir : 7,6 carats Revendue par la maison d'enchères Aguttes


Beau travail du panier de cette bague.



BROCHE en or jaune 750 mm figurant une étoile stylisée sertie de petits diamants brillantés et de rubis ronds. Poinçon de l’atelier Jean-Thierry BONDT  Vers 1975. Poids brut : 24,7 g - Dim. : 6 x 6 cm… Maison Villanfray-Pommery

BOUCHERON
Clip de revers en or jaune et or gris 18 k (750 millièmes) figurant une plume soulignée de saphirs ronds et de petits diamants.
Signé, numéroté. Poinçon de maître de Jean Thierry Bondt.
Poids brut : 29,1 g. Haut.: 7,6 cm Revendu par Maison Millon


BOUCHERON, années 1960 Broche « Papillon » en or jaune 750 millièmes et platine 950 millièmes, les ailes guillochées et émaillées bleu ciel à points bleu plus soutenu, le corps de l’insecte serti de diamants taille brillant et 8/8. Épingle en or jaune 750 millièmes. Signée « BOUCHERON PARIS » et numérotée « 14.823 ». Travail français, poinçon losangique de l’atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions : 3 x 3 P. Brut : 11,3 g


Revendue sur le site "1stdibs" – Broche française Jean-Thierry Bondt. Diamant, rubis, saphir, turquoise, or 18 carats, platine.





BOUCHERON Chevalier combattant (Calidris pugnax) Deux sculptures formant pendant, le corps en cristal de roche taillé ciselé, la huppe en onyx taillé ciselé, les yeux sertis de cabochons de rubis dans un fin entourage d'or jaune 750 ‰, le bec en corail, les pattes en or jaune 750 ‰, reposant sur deux rochers en jade, le tout sur un socle ovale en onyx cerclé d'or jaune 750 ‰. Signées et numérotées 87342 et 87343 sur une plaque apposée sur le socle. Poinçon de maître orfèvre répété Jean-Thierry BONDT (J/T/B) et poinçon tête d'aigle répété.  revendu par : https://www.villanfraypommery.com/








Quelques-uns des dessins de Jean Thierry Bondt, très belle vente : 
https://www.gros-delettrez.com/search/solrSearch?query=Bondt&page=


Briquet de table français en or jaune 18 carats, cristal de roche, lapis-lazuli et rubis, signé Boucheron, poinçon de maître J. Bondt, Paris, vers 1970,
nᵒ 65692, poinçonné à la base, 8,8 cm de long.





Broche ornée de pétales en émail guilloché jaune , d'un centre serti de diamants ronds taille brillant, d'une tige sertie de diamants taille baguette et de feuilles également serties de diamants ronds taille brillant. Le revers est marqué Boucheron Paris et numéroté 16345. La broche porte deux poinçons français (tête d'aigle) pour l'or 18 carats, la base le poinçon français (tête de chien) pour le platine, ainsi que le poinçon de maître, JTB, pour Jean-Thierry Bondt. Dimensions : 44,5 mm × 33,6 mm. Poids brut : 16,3 grammes.


Revendue par la maison Belmans de Londres : london@bellmans.co.uk


 CUTTOLI, de, Raphaël & LOEWENFELD, de, Heger, Métamorphoses de Braque, Éditions France Art Center, 1989. (Petites salissures). Ce livre a également appartenu à la bibliothèque de J. T. BONDT. Parallèlement à ses créations pour de grandes maisons de la Place Vendôme, Jean Thierry BONDT fut également commandité par Heger de Löwenfeld pour transposer des dessins de Braque en pièces de joaillerie… Revendu la maison Gros et Delettrez




CARTIER Paris, Années 1980-1990 Collier ras-de-cou en or jaune 750 ‰ centré d'un rubis ovale cabochon monté en serti clos dans un entourage de diamants taille brillant, sur une large maille gourmette limée partiellement diamantée. Fermoir à cliquet et crochet de sécurité. Signé « Cartier Paris » et numéroté « 113631 ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean-Thierry BONDT. Longueur : 35,5 ; dimensions motif central : 1,9 x 1,5  Largeur maille : 0,8 cm. P. Brut : 75,6 g.



Ce toucan (22,5 x 15,5 x 10 cm, poids brut 1933,1 g) de Boucheron, dû à Jean-Thierry Bondt (XXᵉ siècle), prenait la pose le mercredi 18 juin à Drouot, chez Villanfray Pommery. En cristal de roche, aux yeux d’émeraude cernés de diamants et bec de corail, il se tient en équilibre sur sa branche en or fixée.
 Toucan Sculpture figurant un toucan, le corps en cristal de roche taillé ciselé, les yeux sertis de cabochons d'émeraudes, le contour de l'œil pavé de diamants taille brillant sur un serti en or jaune 750 ‰, le bec en corail et or jaune 750 ‰ martelé, les pattes en or gris 750 ‰, reposant sur un branchage en or jaune 750 ‰, la base circulaire à piédouche en jade néphrite cerclé aux extrémités de bandes d'or jaune 750 ‰ serties de cabochons alternés d'émeraudes et de rubis. Signée et numérotée 86959 sur une plaque apposée sur le socle. Poinçon de maître orfèvre répété Jean-Thierry BONDT


Jean Henri Thierry BONDT est décédé à Paris dans  le 18ᵉ arrondissement le 6 septembre 2012 , il avait 91 ans.
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D'après le site SOCIETE.COM Tous les établissements fermés
• SOC JEAN THIERRY BONDT JOAIL – 75002 Ancien établissement du 1ᵉʳ janvier 2000 au 18 décembre 2006 • SIRET 5524 595 00040 • Activité bijouterie, joaillerie, orfèvrerie – 362C
• Adresse : 19 RUE DE CHOISEUL, 75002 PARIS

• SOC JEAN THIERRY BONDT JOAIL – 75001 – Ancien établissement du 17 juillet 2000 au 25 décembre 2000 • SIRET 552 134 595 00032 • Activité bijouterie, joaillerie, orfèvrerie – 362C
• Adresse : 320 RUE SAINT-HONORÉ SOFRADOM, 75001 PARIS

• SOC JEAN THIERRY BONDT JOAIL – 75002 Ancien établissement du 1ᵉʳ janvier 1900 au 17 juillet 2000 • SIRET 552 134 595 00024 • Activité bijouterie, joaillerie, orfèvrerie – 362C
Adresse 41 RUE SAINT-AUGUSTIN, 75002 PARIS






André Vassort (1911-2002) : Le grand fabricant de la place Vendôme resté dans l'ombre

C'est la photographie que je préfère de la Couronne de la Shabannou, débarrassée du chapeau interne. Pendant longtemps, André Émile Vass...