jeudi 6 novembre 2025

Florence Jay Gould, les gouts d'une milliardaire au travers de ses bijoux

Florence Gould : Mécène, Icône et Collectionneuse de Bijoux.

Je trouve fascinant de voir ce que des milliardaires ont acheté comme bijoux. Leurs choix étaient-ils dictés par le milieu qui fréquente Cartier ou Van Cleef & Arpels, ou reflétaient-ils un goût personnel pour des créateurs émergents comme Suzanne Belperron, Jean Vendome, Jean Dinh Van, Bernard Sylvain ?

Pour l’illustrer, j’ai traité les bijoux de madame Doris Duke dans un précédent article .  https://www.richardjeanjacques.com/2020/09/les-bijoux-dune-milliardaire-americaine.html 

Ici, c’est Florence Gould qui nous intéresse.



Donc ce magnifique collier très classique appartenait a Florence Gould
Merci à @archivodejoyas sur Instagram pour ses photos

Florence Gould, née Florence La Caze à San Francisco le 1er juillet 1895 et morte à Cannes le 28 février 1983.
Fille  de Maximilien Lacaze, un éditeur d'origine française ayant fait fortune en Californie. À l'âge de 11 ans, Florence Gould, s'est installée à Paris avec ses parents français. À l'origine, elle se destinait à une carrière de chanteuse d'opéra.


Florence Jay Gould

Florence, s'était mariée une premiere fois  en octobre 1914 avec Henry C. Heynemann, un ami d’enfance originaire  de San Francisco. Le mariage ne tint pas longtemps et après les formalités de divorce dès 1916, Florence rejoignit Paris où sa mère, devenue veuve, coulait une retraite modeste.

Jolie et bien faite, étant jeune elle était préssée de se faire connaitre de la High society, elle prit des cours de danse et de chant.
Elle devint chanteuse et fit de très nombreuses conquètes  mais elle savait ou elle voulait en venir et lorsque le fils de Jay Gould, roi des chemins de fer américains, vint applaudir Mademoiselle Lacaze aux Folies Bergère… le poisson était pris à l hameçon.
D’ailleurs, en 1918, lorsqu’il rencontra Florence, Frank Gould était encore uni à une anglaise Edith Kelly, épousée en secondes noces. Florence sut y faire pour remplacer cette comedienne. Après un retentissant divorce qui tint la presse en haleine pendant des mois , Florence devint officiellement la troisième épouse du milliardaire.
Elle interrompit sa carrière de chanteuse en 1923 lorsqu'elle épousa M. Gould.
Le couple s'installa en France et vécut à Juan-les-Pins, où il constitua une importante collection de tableaux impressionnistes français. Leur maison était fréquemment un lieu de rencontre pour les artistes et les écrivains.

Ci après un grand nombre de bijoux vendus après sa mort par la maison d'enchères Christie's en 1984, pour illuster les gouts de cette personne immensément riche.


Bague d'éternité en diamant. Conçue comme une rangée de diamants taille baguette bordée de deux rangées biseautées de diamants taille baguette coniques, montée sur platine — 
Bague d'éternité en saphir. Conçue comme une rangée de saphirs taille baguette bordée de deux rangées biseautées de diamants taille baguette coniques, montée sur platine .Revendues par la maison Christie's en 1984.

A Granville, en Normandie, Frank avait fait construire en 1911 un casino et un palace, il péfèrèrent pour peu de temps Nice, mais trouvèrent qu il y avait trop de monde


Un peu avant 1928 Les Gould tombèrent amoureux de Juan- les-Pins, Ils y achetèrent la Vigie, une villa néo-gothique où ils pouvaient recevoir leurs amis : les Fitzgerald, Cole Porter, Douglas Fairbanks, Charlie Chaplin ou encore l’Aga Khan. Ils firent construire le Provençal, un luxueux hôtel Art déco appelé à devenir l’un des établissements les plus prisés de la Côte d’Azur.


Lorsque leurs médecins, en 1927 conseillèrent aux Gould de faire une cure à Bagnoles-de-l’Orne, station en perte de vitesse de la campagne normande, le couple accepta, en prenant tout de même quelques précautions : le Grand Hôtel devait être rénové, ses parcs redessinés, un lac devait remplacer l’étang jugé indigne, et un casino serait de toute urgence construit. En l’espace de six mois, c’est tout le paysage de la ville qui se trouva changé.(Site de France Amérique)


Pendentif émaillé Rennaissance
De forme ovale, conçu comme une plaque de jaspe avec une figure appliquée en or et émaillée représentant un pèlerin portant un bâton, dans un cadre en or décoré d'émail bleu, vert et rouge, suspendant un pendentif en perle (la perle pourrait avoir été ajoutée ultérieurement) — probablement espagnol, fin du XVIIe siècle. (revendus par la maiison Christie's)
En Espagne, le XVIIe siècle a été appelé le « siglo de oro ». "Le siècle d'or"  
Cervantès, Le Greco et Vélasquez travaillaient tous sur des thèmes héroïques, religieux et courtois, et leurs préoccupations se reflétaient dans les petits pendentifs ovoïdes représentant des rois, des saints, des héros et des pèlerins encadrés sur du cristal de roche, enfermés dans des plaques d'émail « fleuries » sur un fond complémentaire. Ces figures en or sculptées représentent l'apogée de l'art de l'orfèvre espagnol avant que le siècle suivant ne réduise son rôle à la fourniture de montures pour gemmes et pierres de couleur.

Miniature serti dans un cadre en or
La miniature ovale représentant une jeune femme, aquarelle sur ivoire, dans un cadre en or décoré d'émail guilloché jaune et noir et de diamants taille rose, sur un support en métal doré. (1984 revendu par la maison Chrisitie's)


1928 Surprenant ces légions d honneur.


1928 dans le Figaro


1929 Florence Gould finançait régulièrement des concours d'élégance automobile


Pendant 10 ans ils furent pris de fièvre immobilière jusqu'a construire à Nice l'imposant Palais de la Meditéranée
A cette époque , Florence dont le mari buvait beaucoup, fit de nombreuses conquètes (à commencer par son professeur de ski nautique), sport qu’elle introduisit en France. Vint La guerre, Les Goulds pouvaient rentrer aux Etats unis mais ils décidèrent de rester en France 


1930 Florence adorait offrir de très belles coupes sportives et aussi pour d'autres occasions


1933 Elle aurait introduit en France le Ski nautique, créé en 1922  par un américain  et nous voyons qu'a cette époque cela s'appelait "Le Water Ski".


1935


Florence Jay Gould vers 1936.
Lire l'excellent rticle sur  Mme Gould sur: https://stewross.com/florence-lacaze-gould/.


1940 dans le Cri de Paris

Florence Gould pendant la guerre.

Américaine d’origine française, Florence La Caze, tenait avant guerre, chaque jeudi, un salon littéraire et artistique à l’hôtel Bristol. Elle poursuit cette activité sous l’Occupation dans son appartement de l’avenue Malakoff et compte parmi ses habitués Jean Giraudoux, Céline, Marcel Jouhandeau, Paul Léautaud (et beaucoup d’autres), Ernst Jünger, et de nombreux hauts responsables nazis. Elle est associée à une banque allemande implantée à Monaco. Céline, dans ses mémoires, la décrit comme fantasque mais intelligente, prête à soutenir les artistes et à protéger certains écrivains malgré la guerre.
Une semaine après la Libération, Florence Gould continue ses salons alors que ses amis allemands quittent Paris. Elle est désignée comme une "Collabo"
Qui est intervenu après la guerre pour qu'elle ne soit nullement inquiètée? Le gouvernement américain? la caution morale de Jean Paulhan, figure fondatrice du Conseil National des Écrivains?, mais aussi une contribution généreuse à l’égard des FFI?



Etui à cartes Art déco en émail plique à jour et diamants
Le couvercle est décoré d'un motif de style égyptien en émail plique-à-jour multicolore, les côtés sont sertis de panneaux en cristal de roche alternant avec des barres serties de diamants taille rose, avec un bouton-poussoir en diamant taille rose, le panneau inférieur est en or 18 carats poli — 4,25 x 8,95 x 1,27 cm.  
Signé par Van Cleef & Arpels . et revendue en 1984  par Christie's

Céline ecrivit sur elle.
Madame Frank J. Gould la femme (la 5e ! J’ai aussi très bien connu la 2e) du vieux milliardaire des chemins de fer américains, c’est une ancienne manucure, […] fantasque et pas bête, snob, et qui me voulait tout le bien du monde, elle forçait notre modeste logis, avec Marie Bell (de la Comédie française), elles apportaient le dîner ! Moi qui ne reçois jamais personne j’étais bien forcé de la recevoir ! Elle voulait à toute force m’acheter mes manuscrits. Je m’y refusais, ne voulant rien devoir au milliardaire américain. Mais elle n’était ni désagréable ni sotte – Dans sa précipitation, la nuit et ivre, elle s’est même cassé la jambe en bas de mon escalier, rue Girardon. J’ai refusé d’aller la voir dans son lit comme elle m’y conviait à la soigner ! par télégramme… Elle chasse dans le génie. Que pourrait-elle pour moi en ce moment ?

Céline voit clairement qu’il peut compter sur Florence Gould. À en croire le romancier, elle le recevait, le poursuivait même assidûment, pendant la guerre. Et pourtant Jünger, qui pouvait être en désaccord avec Céline mais qui était mortifié à la pensée qu’un de ses écrits puisse causer à Céline le moindre ennui touchant à ses appels génocidaires, et Florence Gould, à la poursuite acharnée du romancier, étaient alors amants  Jünger avait remplacé dans ce rôle un major de la Luftwaffe (cité par Feffrey Melman)
Elle fut aussi très amie avec Gerhard Heller. Le Sonderführer Heller, de la Propagandastaffel chargé de la censure Littéraire en France. C'est Bousquet qui la présenta a Gerhrard Heller lui permetant de faire connaissance avec Ernst Jünger capitaine de la Wehrmacht dont l'épouse était restée à  Hanovre.



Bijou en Ivoire sculpté, diamants et émeraudes
Bague en ivoire sculpté représentant un dauphin stylisé, orné de volutes de diamants et de volutes en or 18 carats, les yeux sertis de cabochons en or 18 carats, Signée par M. Gérard.
Fondée en 1968 par Louis Gérard, ancien de Van Cleef & Arpels, et située au 8, avenue Montaigne, M. Gérard a été citée en 1975 comme le plus grand exportateur français de haute joaillerie. En 1978, des bijoux de cette maison et de quatre autres grandes maisons new-yorkaises ont été illustrés dans un thriller revisité, « To Catch a Diamond », photographié à Monte-Carlo par Helmut Newton (Vogue, décembre 1978).


Trois Charmantes broches poisson en saphir étoilé et diamants
Une broche représentant un poisson-ange serti d'un saphir étoilé pesant environ 179,49 cts, son œil serti d'une émeraude cabochon, sa tête, sa queue et ses nageoires pavées de diamants, montées sur platine et or blanc 18 carats ; et deux broches plus petites en suite (3) Signée par Van Cleef & Arpels revendus par la maison Christie's

1945 Après la liberation de la france
Ce qui est étonnant c'est qu'après la liberation, Florence Gould, largement collaborationiste des Allemands et des Pétainistes, n'ait pas été inquiétée.
Elle est arivée à négocier ce statut  en devenant mécène de l université américaine . 
Jeffrey Melman ecrivit "la meilleure explication a peut-être été offerte par Jünger lui-même, sous la forme d’une plaisanterie qu’il échange avec Heller. Les caves de Maisons-Laffitte, patrimoine de Frank Jay Gould, étaient d’une telle richesse qu’aucun officiel, qu’il soit allemand ou, plus tard, américain ou britannique, ne pouvait résister à la tentation de se laisser acheter. Heller l’a noté dans ses mémoires : « Les Gould montrèrent, en effet, que leur richesse et leurs relations leur permettaient de ne pas craindre davantage ceux-ci que ceux-là. »


En 1946, Nice Matin écrit: 
Florence Gould se fait voler son émeraude de 33 carats, taillée en poire, dans le coffre de l’hôtel Le Provençal, à Juan-les-Pins. L’enquête s’éternisera. L’issue surprendra.
Elle n'en était pas à un caillou près. Aussi aveuglant qu'ait pu être son éclat. Mais quand même, se faire chiper une émeraude de 33 carats dans le coffre de son hôtel, il y a de quoi rendre… verte (de rage).
Eh puis, quel hôtel! Pas n'importe lequel. Pas un petit. Pas un taudis. Juste Le Provençal, à Juan-les-Pins. Cette illustre bâtisse où Florence Gould brillait plus encore que les bijoux qu'elle collectionnait. Monsieur avait quand même construit le mastodonte. 

Après la Seconde Guerre mondiale, et surtout après la mort de son mari en 1956, Florence Jay Gould se consacre intensément au mécénat.

Elle tient à nouveau un salon littéraire et artistique très influent dans sa somptueuse villa "La Vigie" à Juan-les-Pins (ou parfois dans sa propriété de Cannes). Ce salon devient le rendez-vous incontournable des grands noms de la culture de l'époque, accueillant des écrivains, des artistes et des intellectuels tels que Jean Cocteau, Pablo Picasso, André Gide, ou encore Anaïs Nin.

Elle a soutenu financièrement de nombreux artistes et écrivains, créé des prix littéraires (comme le Prix Florence Gould) et rassemblé une collection d'art impressionnante (comprenant des œuvres de Monet, Cézanne, Renoir, etc.).



Sautoir en perles de Cultures Composé de cent huit perles de culture d'environ 9,50 mm (45 po) en moyenne.

Dans La Vie à Paris article de Jean Pierre Dorian en 1949.
j’ai, aussi, reçu des nouvelles de Florence Gould, propriétaire de Juan-les-Pins, dont le sable n’était plus doré que par le soleil et le souvenir des fastes de naguère. Mais, grâce à cette jeune femme dynamique, dont l’esprit franco- américain s’ingénie à marier les frénésies estivales de ses compatriotes d’origine et les folies françaises, Juan-les-Pins est en train de reprendre, sur la Côte, la toute première place.  Elle a attiré, sur sa plage, une demi-douzaine de Maharadjahs (dont celui de Palampur qui donne des dîners de cent couverts au Casino), quelques vedettes de Hollywood aux ongles d’or et aux cils de platine, et Maurice Chevalier qui déserte deux fois par semaine, son domaine de La Louque, pour aller danser sur les terrasses de la Pergola, en compagnie de sa fiancée. Elle voudrait. paraît-il, une robe de chez Fath dont elle a furieusement envie depuis trois mois. Chevalier trouve ce caprice un peu cher ! Il a beau lui offrir, en compensation, des sacs dé bonbons, ouelques bou- ouets de fleurs, et... l’or d? sa voix charmeuse sous la forme de petits compliments, de mots sucrés, , de « Mon amour » par ci, « Ma moumoute » par là, elle n’est pas éloignée de penser que son Maurice n’emportera pas ses cachets avec lui et qu’il susurre mieux les notes qu’il ne les paie !  (L'echo d'Alger 21 juillet 1949 et Le Monde)


1952 dans "Le Franc Tireur


1953 Dans le Patriote de Nice.

Le fin mot de cette affaire, c’est que nous nous trouvons devant une sordide question d’intérét et qu' on a l'impression que les milliards de M. Franck J.Gould, qui est agé de 76 ans, attirent la cupidité d’une partie de la famille,impatiente d’hériter. Peut-étre veut-on faire doter le vieillard d'un conseil de tutelle ?



Poudriers en or et diamants
Le boîtier carré en or 18 carats est entièrement décoré d'un motif floral gravé, le couvercle est serti de diamants, le bouton-poussoir est serti de petits diamants ronds, l'intérieur est équipé d'un miroir et d'un compartiment à poudre recouvert d'or.
Le boîtier en or finement poli est orné sur le couvercle de lignes de diamants ronds et taille baguette. Le bouton-poussoir est serti de petits diamants ronds, l'intérieur est équipé d'un miroir et d'un compartiment à poudre recouvert d'or. (revendus par la maison Christie's)


Poudrier compact art déco, perles, diamants,  et émail or 750 et platine  bordure de diamants signé Van Cleef et Arpels

Le boîtier rectangulaire en émail noir, décoré sur le couvercle de rangées de perles de rocaille bordées de diamants pavés, est doté d'un miroir et de deux compartiments à poudre, montés en or 18 carats et platine .


1954 France Soir



Le boîtier rectangulaire en platine poli, avec ses deux panneaux latéraux sertis de diamants taille baguette formant un motif brique, est orné de trois diamants taille carrée et taille baguette, et son intérieur est doté d'un miroir monté sur le côté, et d'un compartiment à poudre recouvert d'or. Poids brut : 200 g, dimensions : 6,3 x 8,3 x 1,8 cm. (Revendu par la maison Christie's)


Journal Juvénal en 1954, 

Bonjour tristesse Mardi, au cours de la réception donnée chez Eux, avenue du Maréchal-Foch, par le directeur des Editions des Deux-Rives, et Mme René Defez, le prix des critiques 1954 a été attribué à Françoise Sagan pour son roman : Bonjour Tristesse, par un jury composé de MM. Emile Henriot, Gabrie. Marcel, Dominique Aury, Marcel Arland, Georges Bataille, Maurice Blanchot, Jean Bianzat, Roger Caillois, Henry Clouard, Jean Grenier, Armand Hoog (absent), Robert Kemp, Robert Kanters, Pierre Lœ- wel, Thierry Maulnier, Maurice Nadeau et Jean Paulhan. La lauréate est une romancière de 19 ans, qui en est à son premier bouquin. Ancienne élève du collège des Oiseaux, fille d’un industriel fortuné, Françoise Sagan a toutes les chances d’un bel avenir littéraire devant elle. Les 100.000 francs offerts par Mme Florence Gould, lui ont été remis en espèces, parce qu’elle est mineure et qu elle n’a pas le droit de toucher un chèque. Mais qu’importe, grâce à Bonjour Tristesse elle aura connu un jour de grande joie .

De nos jours ! En espèces???


Important sautoir à tête de diamants et rubis.
Conçu comme un pompon en perles de rubis avec un capuchon floral en diamants serti pavé 
Motif serti de diamants stylisé comme des liens superposés en forme de navette  pesant environ 16,00 cts., attaché à trois rangs de perles rubis entrecroisées par des maillons en diamants, monté en or jaune 18 carats.Signé par Louis Gérard, anciennement de Van Cleef & Arpels, a fondé le cabinet M. Gérard en 1968 au 8 avenue Montaigne à Paris.



1954 Dans "Arts et Lettres"


Broche rubis et diamants
Conçue comme dix grappes superposées, chacune sertie d'un rubis taille ovale entouré de diamants taille circulaire légèrement dégradés, montée sur platine et or 18 carats.
Signée Van Cleef & Arpels.
Très important bracelet rubis et diamants
Conçu comme un anneau articulé de rubis ronds et ovales, bordé de diamants ronds, orné de dix grappes de rubis et de diamants en relief, le tout monté sur or jaune 18 carats.
Signé par Van Cleef & Arpels, New York n° 35004( les deux revendus par la maison Christie's)


Bijou Description probable (Traduction du catalogue Christie's)
Importante Bague en Rubis et Diamants, centrée sur trois rubis taille ovale ou coussin, entourée de plusieurs rangs de diamants taille ronde et baguette. Monture en platine.
Bracelet Manchette Roulé en Rubis et Diamants, composé de lignes de diamants taille baguette, encadrant un ruban central de rubis taille baguette ou calibrée, le tout rehaussé de diamants taille fantaisie, dont un large diamant navette ou poire. Monture en platine.
Boucles d'oreilles Paire de Puces d'Oreilles en Rubis et Diamants, de forme bombée, entièrement pavée de rubis taille coussin ou cabochon, encadrés et séparés par des lignes de diamants taille ronde et baguette.



Bague Solitaire en Diamant et Platine, centrée sur un grand diamant de forme ovale ou coussin, pesant probablement entre 10 et 15 carats, avec une monture simple en platine.
Bracelet Art Déco Ligne en Émeraudes et Diamants, composé d'émeraudes taille émeraude ou coussin, alternant avec des motifs géométriques sertis de diamants taille baguette et taille trapèze. Monture en platine.
Importante Bague en Émeraude et Diamants, centrée sur une émeraude de grande taille, taille cabochon ou ovale, entourée d'un pavage de diamants taille ronde et marquise. Monture en platine.
(Revente par Christie's)


Collier important en perles d'émeraudes sculptées gaudronnées

Composé de trente et une perles d'émeraude cannelées de taille dégressive mesurant environ 1,90 carat (20,90 mm), le fermoir est serti d'un diamant jaune clair taille marquise d'environ 1,46 carat, entouré de douze diamants taille brillant, monté sur platine et or blanc 18 carats. Poids total des perles d'émeraude : environ 890,88 carats. Créé par Alexandre Reza, Paris.(Revente Christie's)


Bague en Perle de Culture et Diamant
Sertie d'une perle de culture mesurant environ 15,20 mm, flanquée de chaque côté d'un diamant de taille poire. Monture en platine. Importante Paire de Puces d'Oreilles en Perles de Culture
Chacune sertie d'une perle de culture mesurant environ 16,00 mm. Monture en or blanc. Paire de Boucles d'Oreilles en Perles de Culture et Diamants
Chacune sertie d'une perle de culture de forme "bouton" mesurant environ 16,70 mm, entourée de deux rangs de diamants taille circulaire. Monture en or jaune 18 carats.( Revente Christie's)



Collier à deux rangs de perles de culture et diamants.

Composé de cinquante-neuf et soixante-deux perles de culture légèrement dégradées mesurant environ 10,50 à 13,40 mm, le fermoir est conçu comme un ensemble navette de diamants ronds et taille marquise, monté sur platine et or blanc  (Revendu par  Christie's)




Collier de perles fines naturelles.

Important Collier de Perles Fines Naturelles en Chute, composé de trente-huit perles naturelles mesurant environ 10,65 à 14,00 mm, avec un fermoir de broche en diamants de style Art Déco signé Cartier. Le fermoir, monté en platine, est centré sur un diamant de taille ancienne, entouré de diamants ronds, baguettes et de forme fantaisie.Accompagné d'un certificat attestant de la nature naturelle des perles d'eau salée.

Paire de Boucles d'Oreilles pendantes en perles fines et diamants.

Importante Paire de Boucles d'Oreilles pendantes en Perles Fines Naturelles et Diamants, chaque boucle d'oreille étant centrée sur une perle fine naturelle en forme de poire, d'environ 15,00 mm de longueur, suspendue à un motif floral ou étoilé en diamants. Le motif est serti de diamants de tailles ancienne, ronde et taillés en forme de baguette. Monture en platine.

Note : Ces boucles d'oreilles reprennent le motif du fermoir du collier (Lot 474) ou présentent une conception similaire pour former une parure.



Importante Broche Clip en Perles Fines Naturelles Grises et Diamants, conçue comme une volute fluide ornementée de diamants ronds, marquise et baguette. La broche retient en pampille six perles fines de mer naturelles, de couleur gris foncé à gris clair (souvent appelées "couleur de fantaisie"), de forme poire, montées en dégradé, avec des attaches serties de diamants taille baguette. Monture en platine.
Cette broche est un exemple typique de la haute joaillerie Art Déco et post-Art Déco, souvent réalisée par des maisons comme Van Cleef & Arpels ou Cartier.

Paire de Boucles d'Oreilles en Perles Fines Grises et Diamants
Paire de Boucles d'Oreilles Pendantes en Perles Fines Naturelles Grises et Diamants, chacune centrée sur une perle fine de mer naturelle, de forme poire (correspondant aux perles pendantes de la broche), surmontée d'un motif floral ou d'une grappe en diamants de taille ronde et marquise. Monture en platine.(Les deux revendues par Christie's)


Important collier frange, en perles de culture et diamants

Véritable prouesse d'orfèvrerie, le trembleur utilise une technique qui permet à certains éléments de la pièce de vibrer légèrement, amplifiant ainsi le jeu de lumière sur les pierres précieuses. La qualité exceptionnelle des pierres, alliée à un savoir-faire expert, témoigne de l'engagement indéfectible d'Alexandre Reza envers la perfection.
Conçu comme une guirlande florale en diamants taille circulaire et marquise, rehaussé de six fleurs en diamants taille poire, rond et marquise montées en tremblant. Le collier est agrémenté de franges composées de tiges en diamants taille baguette, suspendant des perles de culture en forme de poire en dégradé, allant d'environ 12,20 x 14,00 mm à 14,70 x 16,00 mm. Le fermoir floral suspend deux pampilles en diamants et perles de culture. Monture en platine. Présenté dans son écrin d'origine ajusté en daim noir.Par Alexandre Reza, Paris.

Poids total des cent quinze diamants taille marquise et poire : environ 79,90 cts. Poids total des cent dix-neuf diamants ronds : environ 39,20 cts. Poids total des quatre-vingt-dix-sept diamants taille baguette : environ 4,45 cts. (Revendu par la maison Christie's)

A. Reza a fondé une maison de joaillerie à Moscou en 1900 et a fui en France en 1925. Son fils, Alexandre Reza, a repris l'entreprise dans les années 1940. Après la guerre, il s'est réinstallé à Paris, où il compta parmi ses clientes Florence Gould. Actuellement, Alexandre Reza est situé au 21, 23 Place Vendôme ; c'est un joaillier moderne de premier plan disposant d'un grand atelier privé, réputé pour ses pierres fines et ses bijoux.


Lot 479 – Important collier de diamants

Alexandre REZA. IMPORTANT PENDENTIF ET COLLIER EN DIAMANT. Conçu comme un col souple continuellement serti de 192 diamants baguettes légèrement graduant en taille, pesant ~ 30,00 cts, supportant un diamant en forme de poire de 48,91 cts, surmonté de 2 diamants taillés trapèze, platine, marque de fabricant et marques d’essai, pendentif détachable. Estimation 700 000 - 1 000 000 USD // VENDU 1 552 000 USD. GIA // Pendentif : J/VS2. Provenance : Florence H. GOULD [S. NY APR. 2007] #AlexandreREZA #Diamant #FlorenceGouldJewels

Deux cents œuvres d'art, dont des peintures et des dessins impressionnistes et post-impressionnistes de Van Gogh, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Cézanne, Degas et Monet, provenant d'une collection privée et qui n'ont pas été vues par le public depuis des décennies, ont été exposées et vendues aux enchères chez Sotheby's à New York fin avril



Bague en platine sertie d'un diamant jaune fantaisie taille rectangulaire d'environ 36,66 ct Flanquée de chaque côté de deux diamants taille baguette et trapèze.

Boucle d'oreille en platine sertie d'un diamant rond d'environ 4,02 ct, entouré de six diamants taille poire et marquise d'environ 23,10 ct  fabriqué par Harry Winston (Revendus en 1984 par la maison Christie's)


Bague « Victoire »
sertie d’un diamant taille rectangulaire d’environ 31,34 carats, flanqué de deux diamants taille baguette. Taille de bague : 5 3/4 pouces (14,6 cm). Monture en platine.
Accompagnée du rapport n° 5151960000 du 27 février 2014 du GIA (Gemological Institute of America) attestant que le diamant est de couleur D et de pureté VVS2 ; un diagramme de travail indique que sa pureté est potentiellement « Internally Flawless » ( Fleur Interne).

Un certificat complémentaire du Gemological Institute of America atteste que le diamant a été identifié comme étant de type IIa. Les diamants de type IIa sont les plus purs chimiquement et présentent souvent une transparence optique exceptionnelle. Les premiers diamants de type IIa ont été identifiés comme provenant d'Inde (en particulier de la région de Golconde), mais on en trouve désormais dans toutes les principales régions diamantifères du monde. Parmi les diamants de gemme célèbres, le Cullinan I (530,20 carats) et le Koh-i-Noor (105,60 carats) sont des exemples de diamants de type IIa.


Prix ​​réalisé 4 309 000 USD en 1984

Le diamant « Victory », de 31,35 carats, monté en bague. Il doit son nom à la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, car la pierre brute dans laquelle il a été taillé a été découverte en Sierra Leone en 1945, à la fin de la guerre.
Cette pierre brute était la troisième plus grosse jamais trouvée en Afrique.

Un rapport de la CIA daté de 1945, déclassifié après son décès, révéla en détail comment Florence Gould avait travaillé assidûment pour les services secrets allemands durant la guerre. En compagnie de son amant Ludwig Vogel, un jeune agent SS, elle fit, sous un nom d’emprunt, plusieurs voyages à Berlin. Elle entretint également une liaison avec Otto Abetz, ambassadeur du Troisième Reich à Paris, et mit en place un réseau de prostitution de luxe pour distraire les officiers allemands. « Je donnerais n’importe quoi pour qu’on enlève tout ça de ma tête… » furent les dernières paroles entendues de la bouche de Florence Gould.



Paire de boucles d'oreilles Saphirs et diamants
Chacune conçue comme un amas en forme de dôme de saphirs taille ovale, de diamants taille marquise et circulaire, frangée de diamants taille baguette, montée sur platine et or blanc 18k 

Bracelet Diamants
 Conçu comme deux lignes de diamants taille baguette et carrée formant une série de motifs montant progressivement évoquant des vagues déferlantes, avec une ligne centrale de diamants taille baguette, monté sur platine Signé Van Cleef & Arpels 
Bracelet Saphirs
 Conçu comme deux lignes de saphirs taille carrée formant une série de motifs montant progressivement évoquant des vagues déferlantes, avec une ligne centrale de saphirs taille baguette, monté sur platine Revendus par Christie's


Bague saphir et diamants 
d'une grande importance. Saphir taille coussin d'environ 65,53 carats, serti de chaque côté. Diamants taille baguette effilés, montés sur platine. (Revente Christie's)


Rare et inedit  sac de soirée en perles naturelles, perles fines et diamants 1923 environ
Van Cleef & Arpels : Composé de perles fines et doublé de cuir blanc, orné d'une superposition triangulaire de perles fines, il suspend neuf perles naturelles en forme de goutte, soutenues par des coupelles serties de diamants taille rose, et est monté sur un cordon double, agrémenté de rondelles serties de diamants taille rose, le tout sur une monture en platine.

Composé de perles fines avec un intérieur en cuir blanc, orné d'une superposition triangulaire de perles fines, suspendant neuf perles naturelles en forme de goutte, soutenues par des capuchons sertis de diamants taille rose, enfilées sur un cordon double, ornées de rondelles serties de diamants taille rose, montées en platine.
Ce sac à main en perles est accompagné d'un certificat d'authenticité de VCA attestant qu'il a été fabriqué en 1923. À notre avis, les perles pendantes sont blanches, de forme légèrement baroque, avec un bon lustre et quelques imperfections superficielles modérées. Les minuscules perles fines sont blanc crème et d'un lustre moyen à bon. État : Une petite tache brun-jaune clair est visible sur le sac, près du bas. On note également un petit endroit où les perles sont légèrement détachées, formant presque un minuscule trou. Ces défauts sont à peine perceptibles, sauf en y regardant de très près, et n'altèrent en rien la beauté ni l'intégrité de la pièce. Les anneaux en platine sertis de diamants présentent des éraflures et une usure superficielles, normales pour leur âge, mais sont globalement en bon état.(Revendu depuis par la maison Sotheby's)


Florence Jay Gould comptait parmi les plus grandes collectionneuses de bijoux du siècle dernier, et le joyau de sa collection était un saphir surnommé la Princesse Bleue

L'histoire de ce collier commença avec un saphir birman de 113 carats, une pierre si extraordinaire que Van Cleef & Arpels la sertit d'abord avec simplicité, comme si rien ne pouvait rivaliser avec sa présence. Florence, cependant, n'était pas une femme de retenue. Elle commanda ensuite à la maison Gould une nouvelle interprétation de la pierre centrale d'un somptueux collier, y ajoutant trois saphirs ovales, une cascade de saphirs calibrés et des diamants sertis en volutes. Le résultat fut un triomphe du design français du milieu du XXe siècle : un collier d'une symétrie audacieuse, centré sur l'immense saphir taille coussin.


Le collier « Princesse Bleue », porté lors d’un bal en 1962, devient une légende. Florence racontait à ses invités qu’il lui rappelait un soir d’été sur la Riviera, lorsqu’elle reçut la visite impromptue d’un Maharajah venu admirer la mer et ses bijoux scintillants. Les broches poissons et les clips en diamants étaient toujours là, discrets mais éclatants, rappelant que l’art et la fantaisie pouvaient se cacher dans le moindre détail.

Après la mort de Florence en 1983, le bijou fut inclus dans la vente aux enchères historique de sa collection chez Christie's en 1984. Quelques jours avant la vente, des voleurs firent irruption dans la salle des ventes londonienne et s'emparèrent de plusieurs pièces. La Princesse Bleue échappa de justesse au vol grâce à la vigilance de deux employés qui la cachèrent avant que les voleurs ne puissent s'en emparer.

Lorsque le collier fut enfin mis aux enchères, il devint la pièce maîtresse de la vente Gould. Pesant plus de 114 carats, il fut adjugé à plus de 1,3 million de dollars en 1984, une somme colossale pour l'époque. Depuis, la Princesse Bleue n'a plus jamais été vue. Qu’il soit démantelé, caché dans un coffre-fort ou porté en secret, son sort reste incertain.


Elle portait des diamants de la tête aux pieds, comme l'a constaté M. Curiel de Christie's en fouillant ses placards et en trouvant une paire de clips en diamants sur ses chaussures. Elle portait également des faux : trois faux diamants, deux faux saphirs et une émeraude artificielle sont en vente. Les faux et les poissons – de nombreuses épingles en forme de poisson, en saphirs et diamants, ainsi qu'en ivoire, diamants et émeraudes – sont, selon Christie's, ceux qui suscitent le plus d'intérêt. Le 12 avril 1984, ses bijoux furent vendus pour 8 millions de dollars, le prix le plus élevé jamais atteint aux enchères pour un seul bijou.


En 1984, l'année suivant le décès de Gould, au moins deux cents œuvres d'art impressionnistes et postimpressionnistes ont été vendues aux enchères à partir de sa collection.

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Alors  quelles sont les motivations des milliardaires pour le choix de leurs bijoux?

 Affirmation du Statut Social et Mimétisme
Symbole de Richesse : Le luxe, et les bijoux en haute joaillerie en particulier, servent de marqueur social fort. Ils communiquent le succès, la richesse et l'appartenance à un cercle d'élite. 
Validation Sociale : Posséder des pièces rares, signées par de grandes maisons ou ayant une provenance prestigieuse, valide la position de l'individu dans son milieu social. Il peut y avoir un mimétisme pour adopter les codes vestimentaires et les symboles de réussite de ce groupe.
Héritage et Prestige : Acheter des bijoux historiques ou de collection peut être motivé par le désir de perpétuer un héritage et d'acquérir une pièce reconnue pour sa valeur et son histoire, au-delà du simple attrait esthétique. 
Choix de Goût Personnel et Expression de Soi 
Expression d'Identité : Les bijoux sont une extension du style personnel et permettent d'exprimer son individualité, sa personnalité ou ses valeurs. Même à ce niveau de richesse, le choix d'un design, d'une pierre ou d'un créateur peut être très personnel. 
Valeur Émotionnelle : Un bijou peut marquer un accomplissement personnel, un amour, ou faire partie d'une tradition familiale. Cette valeur sentimentale peut largement dépasser le prix.
 Appréciation de l'Art : La haute joaillerie est souvent considérée comme une forme d'art, où le savoir-faire supérieur, la qualité des pierres et la complexité du design sont admirés pour eux-mêmes.
 Facteurs Économiques (Investissement)
 Valeur Intrinsèque et Sécurité : Pour les ultra-riches, les bijoux de très haute qualité (avec des métaux précieux et des pierres rares) sont aussi une forme d'investissement tangible et un moyen de diversifier leur patrimoine.
 Couverture contre l'Inflation : L'or et les pierres précieuses ont historiquement conservé leur valeur, voire augmenté, en période d'incertitude économique, ce qui en fait un placement judicieux.
 Portabilité et Discrétion : Contrairement à l'immobilier ou à de grosses sommes d'argent, les bijoux de haute valeur peuvent être transportés discrètement en cas de crise.

En conclusion, il est rare que la motivation soit unique. Pour un milliardaire, un bijou est souvent un achat multi-facettes : c'est un bel objet qu'il apprécie (goût personnel), un placement financier sûr (investissement), et un moyen d'afficher son succès dans son environnement (statut social/mimétisme).


Un commentaire, un complément d'information, m'écrire à  richard.jeanjacques @gmail.com


jeudi 23 octobre 2025

Une bague probablement d'origine Japonaise


Une Lectrice fidèle me pose une question difficile qui en cache d'autres.

Bonjour Jean-Jacques, 
Je vois que vous avez bon pied bon œil à travers vos publications.Bravo à vous! Une amie me demande ce que je pense d’une bague qu’elle a achetée par internet. Je ne connais pas les poinçons… est-ce que vous pouvez m’aider? Pour moi, cette bague vient de l’étranger mais quel pays? 
Je vous envoie 3 photos pour avis.
Un grand merci d’avance!
Amicalement,
Odile 


Le “303” est très probablement un numéro de modèle / référence interne, typique de la fabrication japonaise (atelier OEM).
Le poinçon du milieu, en forme de symbole proche d’un “∞”, d’un “8 couchés” ou d’un “B lié”, est un poinçon de maître.
Cela correspond au style des ateliers japonais qui fabriquaient pour : Mikimoto, Tasaki, Niwaka, K.uno, etc. …mais aussi des ateliers OEM qui fournissaient l’Europe et les USA




SAITO 
Grand atelier japonais de platine, très actif 1975–1995, 
Il existe aussi Nagahori, qui utilisait un symbole proche, mais : celui de Nagahori est plus aplati
le vôtre est plus lisse et arrondi → signature typique Saito
Plus de 80-90% de probabilité sur l’atelier Saito.

Est que c'est du platine
Oui, mais a un titre plus bas qu'en France et Europe, les pays asiatiques fabriquent du platine à 850/1000°

Que signifie  OEM
OEM signifie fabricant d'équipement d'origine. En d'autres termes, les propriétaires de marques utilisent la technologie de base pour mener à bien la conception et le développement, et contrôler les canaux de vente. Ils coopèrent avec d'autres entreprises pour les aider à achever la production. Les usines se concentrent sur la fabrication sans participer à la conception.



dimanche 19 octobre 2025

Le HOPE , le diamant du Roi Soleil, porte-il malheur ? Selon la légende



L’histoire commence en Inde, au XVIIᵉ siècle, dans la légendaire mine de Golconde, près d’Hyderabad source des plus beaux diamants du monde.

En 1668, le marchand français Jean-Baptiste Tavernier acquiert en Inde une pierre extraordinaire : un diamant bleu en forme de cœur d’environ 112 carats, qu’il nomme le « Diamant bleu de Tavernier ». Il le rapporte en France avec d’autres gemmes précieuses, et la pierre attire rapidement l’attention de Louis XIV.


 Planche des vingt diamants que Tavernier vendit à Louis XIV en 1669

Le roi achète le diamant en 1669 pour 900 000 livres et le fait retailler par son joaillier Jean Pitau. La gemme devient alors le célèbre « Bleu de France », de 67,1 carats, montée sur un ruban que le monarque porte lors de grandes cérémonies. Elle possède une couleur bleu-saphir admirable.

La rumeur veut déjà qu’elle ait porté malheur à Tavernier : son commerce l’avait enrichi, mais peu après son retour, il perdit sa fortune. Âgé, il repartit en Perse en 1687 en voulant emprunter pour la première fois la route du nord, puis la Russie. On raconta, souvent à tort,qu’il fut dévoré par des bêtes sauvages. En réalité, il mourut en 1689, emporté par une fièvre près de Moscou, où il fut enterré dans un cimetière protestant. C’est de là que commence la légende du diamant qui porte malheur.


Louis XIV ne conserva pas toujours le joyau pour lui : il l’offrit un temps à Madame de Montespan. Peu après, celle-ci perdit les faveurs du roi. Le souverain fit ensuite remonter la pierre dans un chaton qu’il portait au-dessus de son jabot.


Sous Louis XV, en 1749, le diamant orne l’insigne de la Toison d’Or. Le roi le porte durant son règne, sans que l’on rapporte de véritables drames liés à sa possession. Sous Louis XVI et Marie-Antoinette, il demeure dans le Trésor de la Couronne.


La reine finit néanmoins par le faire détacher du Trésor, pour le porter elle-même. La princesse de Lamballe, grande amie de Marie-Antoinette, le lui emprunte parfois à son tour. Toutes deux périssent tragiquement pendant la Révolution. la Reine sur l’échafaud, la princesse massacrée par la foule.


On arracha tout, et robe, et chemise, et nue, elle fut étalée au coin d’une borne, à l’entrée de la rue Saint-Antoine.

Selon diverses sources, le diamant bleu est transporté d’abord à Rouen, puis jusqu’à Londres. Certains auteurs, notamment le joaillier anglais E. W. Streeter, avancent qu’il aurait été retaillé en trois pierres : un coussin de 44,5 carats (le futur Hope), une poire de 6,5 carats (dite « Brunswick Bleu II ») et une pierre plus petite, dite « Pirie », aujourd’hui disparue. Cette version reste toutefois discutée.

En 1792, l'assemblée décida de vendre les diamants de la couronne de France et les joyaux furent transportés au Garde-Meuble National rue Saint-Florentin
Mais dans la nuit du 16-au 17 septembre, des voleurs pénétrèrent avec des échelles de corde dans la salle du premier étage ou les joyaux étaient enfermés une fois les armoires fortes crochetées
le “Bleu de France” est volé.  
C'est un recéleur nommé Cadet Guillot qui l'emporte à Rouen, puis de Rouen en Angleterre, à Londres. Selon diverses sources, il est transporté d’abord à Rouen, puis jusqu’à Londres. 
Certains auteurs, particulièrement le joaillier anglais E. W. Streeter, avancent qu’il aurait été retaillé en trois pierres : un coussin de 44,5 carats (le futur Hope), une poire de 6,5 carats (dite " Brunswick Bleu II " et une pierre plus petite, dite « Pirie », aujourd’hui disparue. Cette version reste cependant discutée.

Le diamant réapparaît environ vingt ans plus tard, à Londres, sous une nouvelle forme de 45,52 carats. Il transite ensuite entre plusieurs intermédiaires. On le retrouve alors chez un diamantaire d’Amsterdam, qui l’achète pour le retailler. Ce négociant, nommé Fals a un fils, une crapule, qui vole à son père les plus belles pièces de sa collection et s'enfuit.
Son père Mr Fals meurt de chagrin; et le fils, traqué par la police, va se suicider.

 L’un des intermédiaires, Francis Beaulieu, tombe gravement malade avant d’être payé. Comment un certain Beaulieu se retrouva possesseur du diamant ?  
 En tout cas Beaulieu l'avait vendu à Eliason,    Lorsque Eliason alla payer la somme, Beaulieu était mort et l'argent ne changea jamais de mains. Eliason se suicida quelques mois plus tard,  mais avant cela, il vendit le diamant (vers 1830) à Thomas Hope de Deepdene , dans le Surrey, membre excentrique d'une importante famille de banquiers qui lui donne son nom, Thomas Hope meurt en 1831
 Il semblerait que les joailliers londoniens Eliason et Françillon aient servi de prête-nom pour dissimuler l'origine effective du diamant, et donc qu'il s'agissait d'un recel.


Henry Francis Hope Pelham-Clinton

Le fils aîné de Thomas Hope, Henry Thomas Hope (1807-1862), en hérite : la pierre est exposée à Londres en 1851 durant la Grande Exposition, puis à Paris, durant l'exposition de 1855. En 1861, sa fille adoptive Henrietta, seule héritière, se marie avec un certain Henry Pelham-Clinton (1834-1879) déjà père d'un garçon : mais Henrietta craint que son beau-fils ne dilapide la fortune familiale, aussi, elle forme un « trustee » et transmet la pierre à son propre petit-fils, Henry Francis Hope Pelham-Clinton (1866-1941). Il en hérite en 1887 sous la forme d'une assurance-vie ; il ne peut ainsi se séparer de la pierre qu'avec l'autorisation du tribunal et du board of trustee. Henry Francis vit au-dessus de ses moyens et cause en partie la banqueroute de sa famille en 1897. Sa femme, l'actrice May Yohé, subvient seule à leurs besoins. Le temps que le tribunal l'autorise à vendre la pierre afin de l'aider à régler ses dettes, en 1901, May est partie avec un autre homme pour les États-Unis. 
Henry Francis Hope Pelham-Clinton revend la pierre en 1902 au bijoutier londonien Adolphe Weil qui la revend au courtier américain Simon Frankel pour 250 000 dollars.

May Yoké

 (le divorce fut prononcé en 1902). Peut-être la maléfique légende date-t-elle de ce moment. May Yoke écrivit souvent à Mrs McLean d'avoir ruiné sa vie, et de lui demander de le jeter afin de faire cesser ces maléfices.



le Hope acquis en 1901 par Simon Franckel, joaillier de New York, pour 141 032 dollars, fut revendu en 1908 pour 400 000 dollars à M. Habib, collectionneur espagnol habitant à Paris,


Paquebot "La Seyne"


Mr Habib part pour un voyage en extrême orient sur le Streamer La SEYNE des messageries maritimes qui fit Naufrage le 14 novembre 1909 à 30 miles de Singapour par abordage avec le vapeur ONDA de la British India. On comptera 101 morts, dont le baron et la baronne Deniczki et le commandant Joseph Couailhac. Sur les 61 rescapés, de nombreux sont gravement blessés par les requins venus attaquer les naufragés et responsables du grand nombre de disparus


M. Habib, marchand et collectionneur turc, fut parmi les victimes et on crut que le diamant fatal avait disparu avec lui. Des recherches furent faites ; on retrouva le coffre-fort du navire, mais il ne contenait pas de pierres fines. La pierre fatale, en effet, était restée en France, lequel dut s'en dessaisir en 1909 près du négociant parisien Roseneau.


Ce négociant le céda presque immédiatement à Pierre Cartier, lequel le vendit en 1911 pour 900 000 francs-or à la riche héritière américaine Mrs Evelyn Walsh McLean qui le porta jusqu'à sa mort en 1947. Elle disait que ce diamant ne lui faisait pas ressentir de malédiction, mais préférait "que ses amis et ses enfants ne le touchent pas".


Pierre Cartier

Evelyn MacLean le porte souvent — même pour promener son chien !  Mais sa vie est marquée par de nombreux drames : la mort de son fils, puis de son mari.
 le fils des McLean se donne la mort dans un accident de voiture et la sœur décède des suites d’une overdose de drogue. Quant au couple, la femme, Evalyn, décède à l’âge de 60 ans d’une raison qu’on ignore encore tandis que son mari, Ned, termine ses jours dans un asile où il meurt en 1947.


Harry Winston

Il fut vendu pour payer ses dettes avec tous ses joyaux , pour un million de dollars en avril 1949 au joaillier américain Harry Winston, de New York, qui l'offrit en 1958 à la Smithsonian Institution de Washington, l’expédiant par la poste dans une simple enveloppe assurée.

Depuis lors, le Hope est exposé au Musée national d’histoire naturelle, où il attire des millions de visiteurs chaque année. Il est aujourd’hui estimé à plus de 200 millions de dollars.

 

Les scientifiques ont établi que sa couleur bleue provient de traces de bore dans sa structure cristalline. Exposé aux ultraviolets, il émet une phosphorescence rouge orangé, phénomène inhabituel qui contribue encore à son mystère.


Abdul Hamid II

D'autres faits ont été rapportés telle l'abdication forcée du sultan turc Abdul Hamid II qui aurait tué divers membres de sa cour pour la pierre  Même les bijoutiers qui auraient manipulé le diamant Hope n'ont pas été épargnés par sa malveillance présumée : la folie et le suicide de Jacques Colot, qui l'aurait acheté à Eliason, et la ruine financière du bijoutier Simon Frankel, qui l'aurait acheté à la famille Hope, étaient liés à la pierre. Mais bien qu'il soit documenté comme un diamantaire français de la bonne époque, Colot n'a aucun lien enregistré avec la pierre, et les malheurs de Frankel se sont produits au milieu de difficultés économiques qui ont également ruiné beaucoup de ses pairs.

La légende inclut  François Beaulieu, qui reçut la pierre d'Hendrik mais mourut de faim après l'avoir vendue à Eliason.


Un prince russe nommé Kanitowski, qui la prêta à l'actrice française Lorens Ladue et la tua aussitôt sur scène, et fut lui-même poignardé à mort par des révolutionnaires ; Simon Montharides, précipité dans un précipice avec sa famille. Cependant, l'existence de seulement quelques-uns de ces personnages a été vérifiée historiquement, ce qui conduit les chercheurs à conclure que la plupart de ces personnes sont fictive.



Aujourd’hui, le diamant bleu Hope est bien plus qu’un joyau : c’est un symbole.
Celui d’un monde où la beauté et la fatalité se confondent, où la lumière la plus pure naît souvent de la part la plus obscure du destin.
De l’Inde des maharajas aux vitrines du musée de Washington, il a connu les rois, les révolutions et les ruines, sans jamais perdre son éclat.
Le Hope fascine toujours parce qu’il raconte l’éternelle histoire du pouvoir et du mystère.
Celle d’un diamant qui, au-delà de toutes les superstitions, semble vouloir nous rappeler une seule vérité. :
rien n’éclaire davantage le monde que ce qui a traversé l’ombre.

En réalité, beaucoup de ces récits sont inventés par la presse et les bijoutiers (notamment Pierre Cartier, qui sut habilement entretenir la légende pour mieux le vendre !).
 
Caractéristiques
Poids actuel : 45,52 carats
Couleur : bleu gris profond (Fancy Deep Blue)
Pureté : VS1
Origine : Inde (mine de Kollur, Golconde)
Particularité : phosphorescence rouge orangé après exposition à la lumière ultraviolette — un phénomène rare qui contribue à son mystère.


vendredi 3 octobre 2025

Georgette Agutte(s), une grande artiste qui dessina des bijoux


Dans la profession, qui ne connait Philippine Dupré La Tour, de la société de ventes aux enchères Aguttes 164 B avenue Charles de Gaulle à Neuilly sur Seine? Ses ventes de joaillerie sont remarquées. 
Mais j'ai découvert une autre Agutte qui créa des bijoux entre 1895 et 1905.
Peu de choses sur elle, en matière de bijoux, mais qui sait? Peut être mes lecteurs découvriront ou se rémémoreront  d'autres bijoux de cette artiste?


Georgette Agutte, dite aussi Georgette Agutte-Sembat, née le 17-05-1867 est une artiste peintre, sculptrice et collectionneuse d'art française
Mais quel rapport avec  la maison de vente aux enchères Aguttes, apparemment aucun? Mais !!!!


Lorsqu'elle est née , son père artiste AGUTTES (Jean-Georges), s'écrivait avec un S , peintre au XIXe siécle, né à Paris,I1 fut eleve de Barrias et de Corot. En 1863 et 1865, il expose des paysages, pour la plupart des vues de Chantilly et de ses environs. 
Malheureusement son père est décédé accidentellement avant sa naissance le 7 janvier 1867.

Pourquoi ne garde t elle pas le "S" des Aguttes? 


Sa mère se remarie avec Pierre-Nicolas Hervieu, négociant en métaux à Paris
Elle apprend la sculpture auprès de Jean-Louis-Désiré Schrœder et expose au Salon des artistes français en 1887.
Elle fait connaissance du critique Paul Flat qu'elle va épouser en 1888 et grâce à lui, elle rencontrera vers 1893 René Piot  élève de Gustave Moreau qui va lui conseiller de suivre les cours de Moreau à l'école des Beaux Arts de Paris. Elle y fera connaissance de Henri Matisse et Georges Rouault.
 D'abord influencée par le post-impressionnisme, la peinture de Georgette Agutte évolue ensuite vers un fauvisme modéré.

Plaque de collier Glycine, diamants et or émaillé ; pendentif avec figurine, opale, or émaillé et diamant ; bague Pavots, or émaillé ; pendentif Fécondité, or émaillé et perles ; et pendentif Mimosa, ivoire, or et perles. auraient été  Publié en 1901


En 1902 elle expose cette oeuvre "La Source"  conservée au Musée de Grenoble. et produira de nombreuses sculptures

Dès 1904, Georgette Agutte abandonne le Salon des artistes français au profit du Salon d’automne où exposent, comme elle, beaucoup d’anciens élèves de Gustave Moreau. À partir de 1909, elle en devient même sociétaire. Elle expose également au Salon des indépendants, dont la charge revient principalement à Paul Signac.
C'est à ce salon qu'elle expose ces bijoux qui suivent.


Des bijoux très figuratifs



Un peigne 



Dans le livre d'Alastair Duncan


Agutte

L'esprit de ce bijou de Georgette Agutte est très proche de celui ci dessous fabriqué par Louis Aucoc


Aucoc

Et comme je n'ai pas trouvé qui était le Fabricant de G.Agutte, qui sait?

En 1897, elle épouse en seconde noce Marcel Sembat (1862-1922), homme politique, député socialiste du 18e arrondissement de Paris (1893-1922), ministre des Travaux Publics (1914-1916), mais aussi mécène et ami des artistes d'avant-garde. Son discours du 3 décembre 1912, à l'Assemblée Nationale, en faveur de l'art moderne, et plus particulièrement du cubisme, est resté célèbre.



le 5 septembre 1922, Marcel succombe à une hémorragie cérébrale dans leur chalet de Chamonix. Georgette est si désépérée  qu' elle se suicide en laissant une lettre Pathetique
 « Ma vie est terminée avec lui. Par lui j’avais le bonheur, je l’ai eu amplement, je n’ai pas à me plaindre, mais sans lui la lumière est morte. Adieu. Voilà douze heures qu’il est parti. Je suis en retard. »

 

En vingt-cinq ans de carrière, elle produit environ huit cents œuvres 


Georgette Agutte, a légué au musée de Grenoble une importante collection de peintures modernes (oeuvres de Derain, Matisse, Marquet, Rouault, Signac).



Portrait de son grand amour Marcel Sembat


Si vous avez d'autres informations sur des bijoux créés par Georgette Agutte je suis preneur , m'écrire à 
richard.jeanjacques@gmail.com

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