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vendredi 26 mai 2017

Les SOUFFLOT une famille de Joailliers Français oubliés



Sur Ebay, des milliers d annonces sur l'orfèvre Soufflot, avec des définitions dithyrambiques, les prix aussi, mais qui est Soufflot?

Je me suis souvenu qu 'une grand tante m avait donné il y a plus de quarante ans une tasse avec sa cuillère et sa soucoupe, le temps de vérifier ma mémoire, et c'est bien une tasse dans le style Rococo de Henri Soufflot, elle est poinçonnée .....




Nous verrons plus loin qu'il y eut plusieurs Soufflot de la même famille,  mais celui ci est le plus souvent observé et c'est donc....


Revenons à l 'origine de cette dynastie familiale dont l affaire sera vendue  en 1904 à René Boivin.
François Soufflot naît en 1821, le 8 septembre, à Paris, ou il décèdera le 22 octobre 1902.
Son père était né en 1776 , devenu plus tard Marchand de Vin, et juste pour sourire!!!Sa mère était Marthe Henry qu'il épousa dans son village à Coulanges la Vineuse qui est réputée pour son vignoble
François qui a dû commencer son apprentissage très tôt,  chez Martincourt un joaillier de la rue des Arcis à Paris .
En 1843, François Soufflot reprit la maison de son patron d'apprentissage Henri Martincourt, joaillier rue des Arcis (lequel n'avait aucun lien de parenté avec le bijoutier du même nom) et qui s'adonnait principalement à la petite bijouterie aux « parures » et à la joaillerie à effet, pour laquelle on employait les chatons à arcades très apparentes dénommés « dahlia », en raison de leur similitude avec la fleur de ce nom.(d'après Vever)



Voici les fameux chatons Dahlia  de la maison Martincourt que dirigeait François Soufflot


La fleur inspiratrice de ces chatons

Vraiment "bruts de lime"




C'est mon amie Carine Miller qui m'a trouvé ces photos, une visite régulière s'impose sur son site: https://www.miller.fr/


François le bijoutier se maria avec  Alexandrine Henriette Dumas le 11 octobre 1845 à Paris en l'église Saint Germain l'Auxerrois, ils eurent une fille en premier, et un garçon naquit en 1848 Henri Emile Soufflot.



Grâce à son intelligence, à ses qualités d'ordre et de travail et aux efforts de sa femme, qui appartenait aussi à la profession comme polisseuse et le secondait très bien,  François Soufflot parvint à faire de ce modeste atelier une importante maison de bijouterie et de joaillerie, qu'il transporta successivement, au fur et à mesure des agrandissements nécessaires : en 1846, il est indiqué bijoutier en or,  au 19 rue Quincampoix, puis rue Notre-Dame des-Victoires et enfin, en 1871, rue du Quatre-Septembre.

Peu de renseignements sur François Soufflot, nous savons qu'il obtint une médaille d'argent en 1867,
En 1870 Paul Soufflot avait gagné vaillamment la médaille militaire pendant le siège de Paris, en allant porter un ordre à Epinay, sous le feu de l'ennemi.

Il se retira des affaires en 1873, après avoir fait partie pendant quelque temps du Tribunal de Commerce.



Rond point des Champs Elysées  vers 1872

 Son fils Paul-Justin se marie  le 30-11-1872 .
MC/ET/LII/1013 Mariage entre Paul Justin Soufflot, fabricant joaillier-bijoutier demeurant au 10 rue du 4- Septembre, et Louise Isabelle Duluard demeurant chez ses père et mère au 69 avenue des Champs-Élysées. Archives nationales (France) 26 19 septembre - 30 novembre 1872 Informations complémentaires :
Il avait deux fils : l'aîné, Paul Soufflot, joaillier, fut associé avec son beau-frère, M. Henri Robert, de 1872 à 1892, et le second fils de François , Henri Soufflot devient un orfèvre très apprécie et apparemment titulaire d'une importante  production.





Exposition universelle de 1878 : angle du Palais du Champ de Mars (ingénieur Henri de Dion)
avec la tête de la Statue de la Liberté au premier plan (Bartholdi)

En 1878 Soufflot et Robert obtiennent une médaille d'or à l'exposition universelle.
Paul Soufflot est connu pour un bijou sélectionné par le Musée des Arts décoratifs de Paris.


Photo Jean Tholance



Ce bijou qui se trouve dans la galerie des Bijoux est de Paul Soufflot et Henri Robert, son associé et daterait de 1880



C'est pour l'Exposition Universelle de 1878 que fut construit le premier Palais du Trocadéro



C'est l almanach Officiel  qui le situe au 53 rue de Lisbonne, mais l immeuble n'existe plus.


Août 1892 Paul obtint la légion d Honneur



Les états de service de Paul-Justin Soufflot qui motivèrent sa Légion d'honneur


Il y a peu de bijoux de Paul Soufflot sur le marché, et aussi peu de descriptions





Ce Bracelet en diamant, est de la fin du 19ème siècle, Sotheby's a vendu ce bracelet ligne de diamants ronds décorés de part et d'autre avec des motifs fleur de lys longueur 180 mm, estampillé Soufflot Fils & H. Robert estampillés









1900



1900




1901

Et pourtant !!!le grand Vever juge qu'en 1900 Soufflot n a pas fait beaucoup d'efforts:

En nous rappelant les belles expositions de M. Soufflot en 1878 et en 1889, nous éprouvons une légère déception ; ce n'est pas qu'il ait perdu aucune de ses qualités, on croirait plutôt que c'est volontairement qu'il a restreint sa participation à l'Exposition de 1900. Toutefois nous trouvons, dans sa vitrine, une branche de bégonia fort bien traitée ; voici encore une églantine, qui nous est présentée à quatre états différents de fabrication ; si grand qu'en puisse être l'intérêt pour l'éducation du public, nous aurions préféré avoir l'occasion d'admirer d'autres pièces plus modernes.




Dans la Revue HBJO de 1902 un commentaire dithyrambique sur cette couronne que personnellement je trouve un peu lourde, mais!!!


Revue de la BJO 1902: J'ai plaisir à constater, une fois de plus, que l'étranger vient toujours demander au goût, à l'habileté, au sentiment comme au doigté artistique du joaillier français, ses riches bijoux, ses parures somptueuses, soit qu'il désire faire rayonner les pimpantes toilettes des jolies femmes, soit qu'il aspire à rehausser d'un nouvel éclat les tètes couronnées.
C'est ainsi qu'il m'a été donné récemment de voir un diadème des plus remarquables, créé à Paris,
et destiné à une cour étrangère. Au double point de vue d' une manifestation nouvelle de la suprématie de notre fabrication nationale et de l'importance et de la grandeur de la pièce, je suis heureuse d'en publier une reproduction, qui attirera certainement l'attention des lecteurs de la Revue.

La composition de ce diadème est sobre, elle n'emprunte rien aux subtiles fantaisies du style moderne, qui n'auraient assurément pas été comprises dans le pays où le bijou doit être livré, et j'imagine que le créateur, M. Soufflot, a été bien inspiré en faisant simplement appel, dans la circonstance, aux procédés de l'ancienne joaillerie, mettant bien toutes les pierres en valeur et, malgré l'importance de celles-ci, sachant conserver à l'oeuvre une grande légèreté.
Il est certain que les brillants, les émeraudes et les rubis, mélangés dans ce diadème, produisent un effet des plus intéressants et je trouve qu'il faut louer le joaillier d'avoir vaincu une difficulté qui n'était pas des moindres, celle d'avoir pu présenter ces pierres, de couleurs si différentes, sans aboutir à un jeu criard et disparate.
L'étoile, qui surmonte la pièce, est entourée d' émeraudes calibrées, serties bord à bord ; le centre est un superbe diamant qui pèse, m'a-t-on dit, 45 carats ; l'émeraude principale est du poids de 67 carats; une autre pèse 40 carats; le rubis est de 13 carats; les brillants de 14 à 15 carats chacun ; toutes ces pierres, dans leur ensemble, atteignent le total de 580 carats. La base du diadème, composée de brillants, de rubis et d'émeraudes, mélangés et alternes, est entièrement souple; les ornements qui la surmontent peuvent en suivre tous les mouvements par des brisures habilement dissimulées.
J'ajouterai que cette pièce, si considérable, est néanmoins d'une grande légèreté. Je viens d'indiquer plus haut le poids des pierres précieuses; celui de l'or et de l'argent employés ne dépasse pas, tout compris, 424 grammes. Il me semble que voilà une démonstration parfaite de l'habileté avec laquelle elle a été exécutée ; et on peut ajouter que, toute destinée qu'elle soit à l'exportation, l'oeuvre possède les qualités que le bijou parisien emprunte au style apprécié d'autrefois. Dans cette circonstance, M. Paul Soufflot a donc, — il n'y avait pas d'ailleurs à en douter, — représenté dignement à l'étranger la fabrication française.
C'est signé de Laure Tedesco, Vicomtesse de Réville qui tint plusieurs journaux de mode aux alentours de 1900.



autre pièce de 1902 du Joaillier Paul Soufflot

En dépit des efforts de ses nombreux concurrents, elle tient toujours la première place et, s'il est vrai de dire que, d'une manière générale, l'exportation du riche bijou a quelque peu diminué, il faut en rechercher la raison en dehors de toute considération professionnelle, notre supériorité demeurant incontestée. Mais les graves événements qui se déroulent sur tous les points du globe, les inquiétudes absorbantes des gouvernements et des peuples, ont nécessairement imposé un arrêt à l'expansion de tout ce qui peut être considéré comme somptuaire ou superflu. Ce n'est point dans les périodes troublées que le bijou resplendit; loin de là, il se cache, et je me souviens parfaitement avoir lu qu'après les crises sanglantes de la Ligue, il se passa un certain temps avant que les orfèvres pussent retrouver la faveur et la fortune dont ils avaient joui sous les Valois. C'est à peine si, pendant les premières années du règne d'Henri IV, les femmes osaient montrer leurs joyaux, qui ne retrouvèrent tout leur empire qu'avec Gabrielle d'Estrées.
D'autre part, tous les bijoux que les gouvernements de notre vieille Europe ont accoutumé d'offrir en présents aux chefs de ces peuples, à qui l'on entend porter les bienfaits de la civilisation,
sont fabriqués à Paris; c'est à nos bijoutiers que les ordres des représentants de l'Allemagne, de l'Angleterre, de la Russie, de partout, sont toujours transmis; ce sont eux, eux seuls, qui savent mettre justement au point les bijoux commandés, selon l'importance l'importance ceux à qui ils sont destinés. Le tact et l'esprit français s'imposent partout, comme on le voit, mais, à l'heure présente, ils sont impuissants, au moins au point de vue de la bijouterie.
Ce ne sont plus des bijoux qu'on offre aux peuplades réfractaires au progrès, on leur envoie des coups de canon; et, comme rien n'est, paraît-il, plus persuasif, on n'attendra pas trop longtemps





Notons que la mort du père François Soufflot nous permet d 'apprécier sa réussite  , il possédait à la fin de sa vie , un bel appartement au 86 rue de Monceau à Paris



Une très belle liste de grands joailliers pour le comité d'admission à l Exposition de Saint Louis.



1904 la revue BJO nous permets de revoir des noms illustres de nos métiers


Ainsi que nous avons annoncé, la distribution solennelle des prix et récompenses, décernés par la Chambre syndicale de la Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie, a eu lieu le 27 juillet, dans la salle des Ingénieurs civils, rue Blanche. Cette solennité était présidée par M. Chapsal, directeur du cabinet du Ministre du Commerce et commissaire général du gouvernement français à l'exposition internationale de Liège.

C'est M. Paul Robin, vice-président de la Chambre syndicale, qui entouré de MM. Chambin, Harleux, Radius, vice-présidents, de MM. Frey, M. Robin, Arvisenet, H. Templier, secrétaires, M. Durand-Leriche, trésorier, et des membres de la Chambre syndicale, a reçu M. le délégué du gouvernement et lui a adressé d'éloquentes paroles de bienvenue.

Ma promotion à l'École rue du Louvre en 1960  était la promotion Leon Etienne Arvisenet

M. Paul Robin remplaçait dans la circonstance M. Louis Aucoc, président de la Chambre syndicale, retenu loin de ses collègues, pour cause de santé.

Parmi les membres présents, nous avons remarqué: MM. Massin, Chaveton, Ballin, Bled, Boivin, Bouchevereau, Maurice Brunet, Cartier, Chassaing, F. Desprez, L. Desprez, Deverdun, Écalle, Féau, Froidefon fils, L. Gaillard, H. Gauthier, Granvigne, E. Henry, Jacta, Keller, Languedocq, Leforestier,
Lenfant, Marest, Martial-Bernard, Mellerio, Paul Templier, Pagnon, Picard, Poussielgue-Rusand, A. Rambour, Risler, De Ribes-Christofle, Soufflot, Soyez, Vaubourzeix, etc., etc.
Il nous est malheureusement impossible faute d'espace de reproduire dans leur entier les discours qui ont été prononcés et qui méritaient à juste titre les unanimes applaudissements par lesquels ils furent accueillis. Nous devons ajouter que les nombreuses notabilités qui, en répondant à l'invitation des membres du bureau et des membres du conseil de la chambre syndicale, avaient tenu à prouver l'intérêt qu'elles portent à la corporation, ne furent pas les dernières à manifester leur enthousiasme.



Paul-justin Soufflot  s'était séparé de son beau frère Henri Robert que nous retrouvons installé en 1900 au 53 rue de Rome Il y était depuis 1897.


Le second fils de François Soufflot était orfèvre, et à voir ce qui reste, il a beaucoup produit

Son poinçon en 1884 

Les pièces d'orfèvrerie qui suivent sont bien de Henri Soufflot, mais peu de certitudes sur les dates



Un Samovar de Henri Soufflot qui a été vendu par la maison Aguttes ; Fontaine à thé ou samovar en argent de style Louis XVI. Elle pose sur quatre pieds patins en ivoire tourné. Anses et pieds feuillagés. Le fermoir du robinet en forme de cygne. Poinçon minerve. Orfèvre: Henri Soufflot. H: 37,5 cm - Poids: 1615 g







C'est une théière en argent massif de Henri Soufflot en vente Chez Jacques Boutique "Adrienne" vous pouvez le contacter à  adrienne.h@wanadoo.fr


Pièce de H. Soufflot en vente chez w.sygiel@noos.fr, je crois que les photos appartiennent à Flambeau d’Antan SARL 

 

Pièce  argent massif de H. Soufflot en vente chez w.sygiel@noos.fr


Pièce  argent massif de H. Soufflot en vente chez w.sygiel@noos.fr



Rond de serviette et coquetier assorti cartouche rocaille chiffré ES sur cotes torsadées- argent - travail Henri Soufflot.



Tisanière en argent, avec son réchaud. Maître-Orfèvre Henri Soufflot. Fin du 19ème siècle. Chocs. Poinçon Minerve, Poids : 450 en vente chez maitre Guillomot Richard





C'est un porte stylos en argent massif de Henri Soufflot


Nathalie Bourreau à Grasse , remarquez  le style Rococo et la découpe des motifs 
Nathalie Bourreau ,76, Hautes- Ribes Mas Nausicaa 06130 Grasse



https://www.rubylane.com/shop/antiquites-silverware-orfevrerie



Cuillère à glace, saupoudreuse,  manche découpé aux initiales, beau travail de H. Soufflot






Henri Soufflot & Cie
L’entreprise prend le nom de Henri Soufflot & Cie, dont l’activité est toujours située 89 rue de Turbigo à Paris. Le symbole du poinçon reste le même " un soleil levant et une étoile". La compagnie reprend des modèles de Cottat, Lenain, Collet, Escroignard, Armand Gross et Ferry et de coutellerie de A. Debain et Murat. Voir site : http://www.ascasonline.org

L’usine était située 143 rue Michel-Bizot. Le poinçon est biffé le 9 novembre 1910, quand Caron reprend l’entreprise.


1910 vendu  par Christie's







Nouveau poinçon de Soufflot et Cie en 1914



Sur cette facture de 1916 on voit nettement que la maison a été reprise par G Olier et E.Caron




En 1923 une dernière rubrique pour le mariage  de la petite fille de Paul Soufflot

J'espère des compléments à cet article et j'espère que des pièces réalisées par Paul Soufflot feront surface,  un commentaire est toujours le bienvenu




jeudi 5 septembre 2019

Rouvenat Lourdel Després et consorts suite

Rouvenat & Després, deuxieme partie



Dans la première partie, je me suis arrêté en 1874 à la mort de Léon Rouvenat fondateur de la maison.

Son gendre, M. Charles  Lourdel, qu'il avait d'ailleurs associé à ses travaux en 1868, lui a succédé, et il semble que son initiative personnelle ait encore ajouté au lustre et à la prospérité de l'établissement. Avec ce nouveau guide, les ouvriers se sont nettement lancés dans une voie d'imitation de la nature qui correspond aux idées modernes et au bout de laquelle est édifié, comme on eût dit il v a cent ans, le temple du Beau.(Vever)





Dessin floral, de Lourdel ou Després


C'est donc la veuve de Leon Rouvenat  qui continue l'affaire, associée à
Charles Lourdel.



1877


1877 Lourdel dessin d'époque

1878 :Mais la pièce à sensation de la vitrine, celle sur laquelle M. Ch. Lourde! a évidemment compté, c'est une statuette de charmeuse indienne d'un travail exceptionnel. Cette charmeuse a autour du bras droit un serpent enroulé, et de la main gauche elle tient un petit oiseau fasciné par le reptile. Le modèle est de Carrier Belleuse  il est charmant, et le célèbre statuaire n'a rien créé de plus décoratif. Pondue d'un seul jet, la statuette a été coulée en argent par le fondeur .Martin ; la tunique est en ors variés de tons, somptueuse et harmonieuse tout ensemble. Le serpent est en émail cloisonné sur or. L'oiseau (une merveille !) est en brillants, roses et émeraudes sertis sur argent, et il est orné de deux mille pierres. Le diadème et la ceinture de la charmeuse sont en filigrane d'or, décoré de fleurs ct de feuilles de lotus en
brillants, roses et turquoises. La pièce, on le voit, est magnifique, c'est un des chefs-d'oeuvre de l'Exposition, et nous ne pouvions nous dispenser d'en donner la description et l'image à nos lecteurs. Ils ne nous auraient point pardonné un tel oubli, et ils auraient eu raison.
De tels ouvrages relèvent en effet du grand art, et il ne faut pas oublier que Phidias lui-même, le plus grand statuaire que l'humanité ait produit, ne faisait, que de la sculpture polychrome dans la composition de laquelle entraient toutes les matières précieuses connues.



LA CHARMEUSE DE SERPENT



C'est la maison Sotheby's qui a revendu cette merveille signée: A.Carrier Belleuse. et réalisée par Rouvenat-Lourdel.
bronze argenté et doré, or, turquoise et diamants : sertis de: 1 diamant en forme de poire, environ 2,75 carats (couleur K, pureté VS)
1 diamant de taille ancienne, environ 1,00 carat ,nombreux cabochons turquoises et diamants taille rose le diadème est en or et la statuette mesure 78cm de haut.




C'est Sotheby's qui a revendu cette statuette  et Sotheby's a écrit: 
Un critique d'art, visitant l'exposition universelle de 1878, s'est exclamé: "Dans la section de l'orfèvre, Carrier-Belleuse vous arrête à chaque pas!" La charmeuse de serpent était l’étonnante pièce maîtresse du stand de la Maison Rouvenat et de Charles Lourdel. Comme l'a écrit Bergerat, l'auteur du catalogue: "le modèle est charmant et le célèbre sculpteur n'a rien produit de plus décoratif". Le modèle a été moulé avec soin par la fonderie Martin, travaillé avec une surface argentée et dorée complexe et incrusté de pierres précieuses étincelantes. Le serpent, que la Charmeuse tenait à l'origine dans sa main droite levée, aurait été en émail cloisonné sur or et orné de deux mille pierres. L'oiseau d'origine était serti de rubis et d'émeraudes. 
Il est clair que cette sculpture était conçue comme une possession exceptionnellement luxueuse. En raison de la finition fastidieuse  et du coût des matériaux, un très petit nombre ont été produits pour une clientèle choisie et fortunée. Le modèle est maintenant extrêmement rare. June Hargrove l’illustre dans sa monographie sur Carrier-Belleuse, alors répertoriée dans la collection de A. Leseuitre, Paris



En juillet 1878 le Figaro écrit:  
En 1868, Rouvenat s'associait son gendre, M. Lourdel, qui, devenu seul, chef de la maison, a su en suivant les inspirations et l'exemple de son beau-père, la maintenir au premier rang quelle avait conquis.
Lorsqu'il y a un mois le Schah de Perse, un connaisseur en diamants visita la joaillerie, il s'arrêta émerveillé devant la vitrine de la maison Rouvenat et Lourdel. Séance tenante, il acheta une plaque de ceinture, un collier, des pendants d'oreilles, une aigrette, pour la modique somme de trois cent mille francs.

Le vide fait par ces achats royaux est à peine appréciable au milieu des merveilles de cette vitrine. Citons une statuette la Charmeuse, une Indienne tenant autour de son bras droit un serpent enlacé en émail cloisonné, d'une vérité effrayante, qui fascine un petit oiseau en brillants posé sur la main gauche. La statuette fondue d'un seul jet, avec sa tunique décorée en ors variés, et son diadème de feuilles de lotus, en brillants, roses et turquoises, est tout ce qu'on peut rêver de plus riche et de plus artistique à la fois.
Citons encore une branché de fougère dont les feuilles, en roses à jour montées sur tige en acier argenté, sont aussi fines et aussi légères que nature,  un camélia en brillants, panachés de rubis, 1,080 brillants, 127 rubis, 527 roses; une branche de muguet; une branche d'oeillet.
Quoi encore Un collier camée style Renaissance représentant des médaillons célèbres, copiés au cabinet des médailles une débauche véritable de chefs d'oeuvre, de diamants, d'émeraudes et de perles fines.
Une agrafe de manteau en argent et rosés avec clous en émeraude sur or imitant la joaillerie du seizième siècle et qui est déjà célèbre à l'exposition. Auprès de toutes ces merveilles et sous la même vitrine, s'étalent les célèbres diamants du prince Branicki les saphirs légendaires de 2,500,000 francs, la broche rubis de 700,000 francs, un collier de perles de 600,000 francs. A côté vont prendre place les pendants fameux achetés à la vente de la reine d'Espagne 340,000 francs.
Bref, l'exposition Rouvenat et Lourdel représente, comme valeur pécuniaire, le budget d'une puissance, et comme valeur artistique, le résumé des efforts et des recherches de plusieurs siècles.



1878 Felix Després représente la Maison Rouvenat à l exposition de Paris

Rouvenat avait un excellent collaborateur nommé Félix Closson, qui resta dans sa maison pendant plus de trente ans et devint son chef d'atelier. Ses talents de dessinateur et de joaillier lui valurent des médailles de collaborateur aux Expositions de 1855 et de 1867. Élève de Léon Coignet et de l'École des Beaux-Arts, que dirigeait alors Paul Delaroche, Closson composa un nombre considérable de bijoux et de joyaux. Presque toutes les pièces de la vitrine de Rouvenat, en 1867, étaient dessinées par lui.
Le genre d'affaires de Rouvenat s'étant modifié, Closson le quitta à la fin de 1878 pour s'établir fabricant joaillier rue de la Michodière ; malheureusement, malgré ses efforts, le résultat ne répondit pas à ce qu'il avait espéré.
Félix Closson mourut en 1885, à l'âge de cinquante-sept ans.





Dans les expositions universelles, il faut un jury pour récompenser les participants d'une médaille d'or, d'argent, de bronze! Le jury passe dans les allées , les stands et regarde les pièces , mais pour les reconnaître, ils portaient cet insigne en or et argent....qui fait quand même 4 centimètres de diamètre!

Jannetaz et Fontenay avaient retenu de l exposition universelle de 1878:

L'Exposition de 1878 nous a offert des pièces de joaillerie tellement remarquables que nous n'hésitons pas à affirmer qu'elles dépassent tout ce qui a jamais été fait.
Un bouquet d'azalées, un camélia, une rose entr'ouverte (1), une touffe de noisetier (2), un chardon (3), des églantines (4), une grappe d'ébénier (5), une tige de ronces (6) et vingt autres motifs gracieux ravis à la nature témoignaient du goût et de l'habileté de nos ouvriers modernes. Entre leurs doigts intelligents, la pierre semble perdre sa rigidité, elle s'assouplit et se prête aux mouvements moelleux, aux inflexions voluptueuses des fleurs naturelles. Lorsqu'ils prennent pour thème des motifs d'ornementation, ils savent,
(1) Massin.(2) Soufflot.(3) Boucheron.(4) Rouvenat et Lourdel.(5) Marret et Jarry.(6) Fontenay.

  avec un art parfait,tirer parti des oppositions en égayant, par un fin détail, l'aspect un peu absolu des grosses pierres. Comme démonstration de ce principe, il faut citer un joli diadème à découpures d'arabesques délicatement dessiné. La joaillerie d'ornementation offrait encore un autre diadème très fin, formé de deux chimères délicatement modelées en petites roses (1); un pendant de cou, lyre et laurier, d'un dessin aussi élégant que sévère (1), une tête de hibou (2) dont les yeux vous regardaient si étrangement, un délicat pendant, camée et brillants (3), puis des noeuds, des guipures, des dentelles (2) (6), d'admirables pierres délicieusement montées en bagues (4) etc., etc. Nous ne finirions pas de détailler les jolis objets qui composaient ce remarquable ensemble.
Il faut mentionner l'introduction toute nouvelle dans là joaillerie du tissu métallique souple (2), employé pour figurer le réseau de la dentelle et servant de fonds à des fleurs ou à des arabesques en diamants.
Une innovation, également d'assez fraîche date, est celle qui consiste à figurer les côtes des feuilles par un trait de scie qui en indique le tracé. Ce procédé donne de la légèreté à la pièce et ajoute de l'accentuation au dessin. Il découle de la nécessité, que nous avons déjà signalée, de traiter la joaillerie par  découpures. 
Ces compositions gracieuses que nous venons d'énumérer, admirablement appropriées aux toilettes de fantaisie de nos élégantes, ont une coquette désinvolture qui, cependant, ne doit pas faire oublier la joaillerie correcte de nos devanciers, car ici, comme dans tous les arts, il y a le classique qu'on peut délaisser un moment, mais qu'on n'a pas le droit d'oublier. Une vitrine nous en fournissait plusieurs spécimens, entre autres deux diadèmes saphirs et brillants (5). Les dessins en étaient simples.

(1) Fouquet.(2) Massin.(3) Boucheron.(4) Téterger Hippolyte.(5) Bapst.(6) Rouvenat et Lourdel.





1880 Revendu par la maison Bonhams:
Un pendentif / collier en émail, de Rouvenat, dernier quart du 19e siècle
Le pendentif cannetille en rouleau, serti au centre d'une plaque ovale en émail bleu à motif floral représentant un chérubin nourrissant deux oiseaux, s'ouvrant pour laisser apparaître deux compartiments vitrés, l'un serti de nacre, à une chaîne fantaisie à maillons roseau Poinçon du fabricant, poinçons français, longueurs: pendentif 11,5 cm, chaîne 46,0 cm, ecrin du fabricant.

C'est donc Rouvenat-Lourdel "NDLR"



1880 dans la revue des arts décoratifs


Comme je l'ai déjà expliqué, un ami Herbert Horovitz, m'a adressé avec gentillesse les photos d'un album de planches de dessins de Rouvenat, Després, et Cie, qu'il possède depuis des années.












Ces planches  ne sont pas datées , mais elles nous renseignent beaucoup sur cette maison





Couverture de l'Album commencé un an avant la mort de Leon Rouvenat 









Et voici en 1882 la Société Ch Lourdel et F.Després et Cie




Artcurial a revendu ce bel ensemble, dommage, pour une fois j aurais aimé voir la légende de l'écrin pour essayer de dater plus précisément ce collier et ses accessoires
Collier en or jaune et platine dit rivière articulé de fils de couteau se dédoublant dans sa chute, entrecoupés de quarante cinq diamants taillés à l'ancienne en dégradé. Poids des diamants : env. 20 cts. Fin du XIX siècle. Lg. : 36,7 cm - Poids brut avec les ustensiles en or : 84,6 g 
Dans son écrin de la Maison Rouvenat appliqué des initiales GG dissimulant de nombreuses montures permettant la transformation en diadème, broches, épingles de chignon ou de corsage, deux d'entre elles serties de diamants taillés en rose et en brillant. 

Cet écrin témoigne du mode de vie des femmes de l'aristocratie et de la bourgeoisie aisée de la fin du XIXe siècle, dont les robes tout autant que les bijoux devaient se transformer au gré des engagements sociaux auxquels elles participaient. Les règles de la bienséance codifiaient précisément tenue et joyaux: barrettes de diamants ou broches la journée, épingles à cheveux ou aigrettes pour se rendre au théâtre, colliers et diadèmes lors des bals. 
Sur ce collier, la monture de chaque diamant dissimule un pas de vis en or, qui permettait une adaptation très simple d'un élément à l'autre, sans avoir à se rendre chez son joaillier. 
Rares sont les écrins de cette période à avoir traversé intacts les siècles. La grande valeur des diamants a entraîné la perte des montures au fil des héritages et des changements de mode ou d'usages. 



Collier de l ensemble qui précède, sur fil couteau, or et platine



Charles Lourdel était doublement un artiste


"Il nous faut encore citer le décès d’un homme bien sympathique, M. Charles Lourdel, et qui tint personnellement une place modeste, mais agréable dans l’art de bien chanter, sous le nom de Biéval. Devenu grand industriel artistique par son mariage avec Mlle Rouvenat, M. Lourdel ne tarda pas à être le digne successeur de son beau-père, joaillier renommé. Mais la musique tint toujours une grande place dans son existence. Il aimait les musiciens, auxquels il n’a cessé de donner des preuves de dévouement. Les marins – ceux d’Etretat en particulier – lui doivent aussi beaucoup. Lourdel partageait ses loisirs entre la pêche, la musique et la charité. Il meurt bien jeune : cinquante-quatre ans ! Sa famille ne sera pas seule à le regretter".
(le Ménestrel, 13 mai 1883)


Charles Lourdel  est décédé en son domicile, chemin des Côtes à Maisons-Laffitte (Yvelines).https://www.artlyriquefr.fr/personnages/Bieval.html

Après le décès de Charles Lourdel en 1883, La veuve de Leon Rouvenat  s'associe avec Félix-Auguste Desprès, il écrit lui -même a cette occasion qu'il devient le seul Chef...







1883. Archives commerciales de la France


Felix Després fabriqua beaucoup de petits bijoux tels les 3 dessins ci-dessous



Ces deux dessins proviennent de la collection de Frank Stefan Stern  qui collectionne les dessins de bijoux, si vous ne le connaissez pas je vous invite a aller voir son site




Sur ce dessin , gentiment prêté par  Herbert Horowitz de Genève on peut voir nettement le cachet du 16 avril 1885 qui l' authentifie.



1887
Vente des diamants de la Couronne de France, 



Sur le côté droit, la princesse Armand d’Arenberg en 1950  porte des fleurs en diamant très, très, similaires aux roses de haies des joyaux de la couronne française. 



1887  vente des diamants de la Couronne de France, 



Voici les trois Roses de Haies que Félix Després acheta lors de la vente des diamants de la Couronne de France, j ai tiré ce cliché du catalogue officiel de cette vente honteuse ou la république brada des trésors qui auraient du rester au Louvre  et propriété de l'état Français.



1888

1888: Félix Després a pris part a l exposition universelle de Barcelone, il est nommé Rapporteur et interprète du jury





Exposition Universelle de 1889 l entrée du pavillon de la Bijouterie Joaillerie.

1889 Felix Despres est membre des comités d'installation à l'exposition et récompensé par une médaille d'or.



1890

Grace à Françoise Serru qui est expert en Joaillerie, antiquité et objets d'art à Montpellier, que j'ai pu obtenir des photos d'un ensemble de bijoux à combinaison de  Rouvenat et Després . 




Voici le bracelet qui peut être monté en Peigne (ci-dessous)


Mais grâce a Herbert Horowitz qui m'a très gentiment adressé 20 planches de dessins de Rouvenat Després 

Cliquez sur la photo pour l agrandir

Nous pouvons voir en bas ce bracelet  détaillé dans les photos ci-dessous , sans ces deux collègues, je n'aurais pu faire le rapprochement



Le Bracelet Complet


Détails du bracelet


L'etui-ecrin ou ranles accessoires



On peut voir ci-dessus le Peigne, le bracelet qui peut compléter le Peigne et dans ce cas le dessous du Bracelet Felix Després a choisi la formule de deux cliquets, pour fixer à la fois sur le bracelet ou sur le peigne




Collier perles  et diamants de Rouvenat  et Felix Després revendu par la maison Tajan







Publié à l'époque dans "les Arts du métal dans l orfèvrerie"



En 1893 Félix Després est Hors Concours à l'Exposition de Chicago
Il dépose son propre poinçon.



Poinçon relevé par ev'ART bijoux


orfèvre
auteurDesprès, Félix
patronyme(s)Desprès
prénom (état civil)Félix
professionFabricant bijoutier
initialesF.D.
symbolesune sphère le mot or au-dessus et le chiffre 18 au-dessous
n° de garantieB673
n° de préfecture11068
date d'insculpation15 novembre 1893
date de biffage14 décembre 1960
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier1) 62 rue Hauteville ; 2) 17 rue Lafayette



Était-ce une sphère? a moins de se rendre a la garantie à Paris, je pense que c'était une boule de joailliers


Félix-Auguste Desprès, prend la tête de l'entreprise en 1894 et la transfèrera 17 rue Lafayette pendant la Première Guerre mondiale

Il reçoit un diplôme d honneur à l'exposition d'Anvers en 1894


Stand Rouvenat-Després à l exposition de Rouen

1896 Rouen
Nous avons précédemment décrit les installations des maisons Gaveau et Blondel. C'est entre celles-ci et le stand de la maison Christofle que se dresse la vitrine de bijouterie de M. Félix Desprès, successeur de Rouvenat, le fondateur de la maison, l'une des plus anciennes de Paris.
Quels coeurs n'ont battu dans la poitrine des jolies femmes qui se sont arrêtées — longuement — devant l'éblouissement de cette vitrine? Les perles ont des orients si séduisants, les
pierres étincellent si magnifiquement !
C'est que les parures, rubis, émeraudes, saphirs, perles, etc., les colliers de brillants et de perles; les rivières et les colliers « de chien » ; le choix si complet des broches, bagues et bracelets d'or massif et ciselé ou enrichis de pierreries soit innombrables en cette vitrine, et que chacune de ces pièces, en plus d'une valeur intrinsèque, présenta de grands attraits artistiques.



Cliché photo de  la "Charmeuse de Serpent datant de l exposition


Faut-il faire un choix parmi tant de belles et jolies choses? Si oui, nous recommanderons tout d'abord aux visiteurs de remarquer tout particulièrement un collier perle poire noire avec deux brillants taillés en triangle, et la statuette « La Charmeuse », bronze de Carrier-Belleuse, enrichie de turquoises et de brillants. Ce sont des pièces de grande richesse et d'un art, l'une comme l'autre, tout à fait supérieur. Nous ne voulons pas non plus oublier de citer le petit bracelet franco-russe, tout en vieil argent et émail bleu, que, lors des fêtes de Toulon, sur l'instigation de Mme Juliette Adam, les Femmes de France offrirent aux marins russes. C'est à l'heure présente un bijou devenu historique qui ne peut manquer d'avoir son regain d'actualité ! C'est que la maison Despres est quasi officielle. Si sa clientèle américaine et parisienne est des plus nombreuses, elle est aussi fournisseur de  Madame F. Faure. C'est une consécration à laquelle le public ne se trompe pas et qui marque d'une valeur toute spéciale les objets qui sortent de ses ateliers de la rue d'Hauteville.
Nous sommes heureux d'apprendre que le Jury des récompenses vient de décerner à M. F. Desprès le diplôme de Grand Prix. Une distinction de cette valeur ne pouvait être plus justement accordée qu'à cette remarquable exposition.(Journal de l'exposition nationale)




1897


Felix Després est élevé au grade de Chevalier de la Légion d honneur.

Félix Desprès fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1897. Pour fêter cet heureux événement, ses confrères lui offrirent un dîner chez Ledoyen. Au dessert, l'un des convives, orfèvre distingué, se leva et donna lecture au nouveau chevalier de l'amusante lettre d'excuses suivante, manière de toast fantaisiste dans lequel se retrouvent la plupart des noms de ceux qui étaient présents.

« Mon cher ami, « Empêché d'éleVever vous l'hommage de Massinpathie, pour le confrère éminent et Labouriau que vous êtes, je pense avec regret aux nombreuses bouteilles que dé-Boucheron en votre honneur des collègues plus favorisés, aux félicitations qui de Jacta-ble, seront adressées Aucoc de la joaillerie, comme il convient de vous appeler.
« Mais je tiens à vous assurer que, Desprès ou de loin, aujourd'hui commeDebainHénin-porte en quelle circonstance, mon dévouement vous est acquis, et si quelque esprit jaloux jetait, Chambin savoir pourquoi, une note discordante dans ce concert amical, eh Boin ! qu'il Chaveton qu'on se Moche des manifestations d'une basse envie qu'il ne saurait proPaget dans nos cœurs.
« On le lui prouvera au besoin en Langoulant comme il convient, c'est le plus sûr moyen d'avoir raison Dufat, qui restera aussi Coulon qu'un renard qu'une poule aurait pris.
« Je Marrêt et Lefebvre-aimant sans réclamer Marest, je boucle ma Faite et, sans Rambour ni trompette, je file à la campagne attendre que le Froment-Meurice ».
Inutile d'ajouter par quelles salves de joyeux applaudissements cette communication fut accueillie. La vieille gaieté française a conservé ses droits dans la corporation et nous pourrions citer à l'appui de nombreuses anecdotes.
D'après Henri Vever)




Rappelons que Félix Després est  membre du conseil de la chambre syndicale de la bijouterie orfèvrerie depuis 1883


Broche en diamant / ornement de cheveux, 
Je place cette broche  vers 1895 , elle a été revendue par la maison Sotheby's qui n'a pas précisé de date mais "Lourdel" n'est pas cité sur l'écrin.

Conçues comme une cascade de fleurs et de feuillages, les deux plus grandes têtes florales posées en tremblant , agrémentées de diamants taille rose et circulaire, accompagnées de deux épingles à cheveux et d'une plus petite fixation de broche, sont munies d'un écrin par Rouvenat / Félix Després, Paris.

Félix Després est nommé Vice Président de la chambre syndicale de la BJO en 1895



Mariage entre Fille et Fils d'artiste peintre, Felix Després est témoin


1900  Després est exposant Hors concours








"Nous avons parlé à plusieurs reprises dans cette étude de la maison Rouvenat.
C'est aujourd'hui, et depuis de longues années, un confrère très estimé et très sympathique, M. Félix Desprès, qui est à la tête de cette importante fabrique de joaillerie1; nous compléterons ce que nous avons déjà dit de lui par les emprunts suivants, faits au rapport .officiel de l'Exposition de 1900  : « En sa qualité de membre du Jury, M. Desprès ne pouvait prétendre à aucune récompense ; il a tenu néanmoins, par son exposition, à établir que sa maison était toujours à la hauteur de sa réputation.
Les bijoux exposés par M. Desprès ont été remarques en raison de leur simplicité. L'objectif qui parait avoir été poursuivi dans la composition de ces bijoux a été de présenter des pierres de belle qualité dans des montures aussi réduites que possible, pour laisser aux pierres toute leur valeur.
Nous rappellerons un collier, composé de quelques pierres seulement, réunies par un lien en chaîne très fine entourant le cou, un collier franges en brillants qui a été très admiré, de jolis pendentifs, un choix de bagues montées avec des pierres de première qualité. Le tout d'une heureuse composition et d'une très bonne exécution ."

Felix Després avait présenté a l exposition Universelle de 1900 des pièces de joaillerie d'une grande simplicité (je produis plusieurs photos dans ce qui suit)
d'une composition visant à  sertir  des pierres de qualité dans des montures très discrètes aux lignes souples et symétriques. Particulièrement appréciés, le collier
formé de quelques pierres unies par une chaîne très fine, le collier franges en brillants, les nombreux pendants de cou et broches et les bagues ornées de pierres précieuses et fines magnifiques .
Membre du jury, il ne pouvait espérer de récompenses mais il  avait participé.




J ai acheté ce dessin qui viendrait de chez Rouvenat Després, très difficile a rendre en photo, c'est une gouache sur une matière qui ressemble à du Kodatrace , mais une matière épaisse et rigide (entre 3 et 4 m/m d'épaisseur. J ai demandé a mon ami allemand Frank Stephan Stern qui est collectionneur de dessins de bijoux qui me dit que c'est un support en "Nitrocellulose".
Il m'a explique que cela date le dessin entre 1900 et 1920 et il a ajouté  que cette matière est très inflammable, en somme de la celluloid.









Un peigne en cheveux( a gauche)   écaille de tortue et diamants Belle époque recouvre le panneau rectangulaire en forme surmonté de montures en défilement de diamants taille brillant aux rehauts de pierres précieuses non testées, datant de 1900 environ, dans un boîtier ajusté estampé Rouvenat .
Revendu par Christie's.




Son adresse en 1901

1900

1900



1905 Le Radical


Felix Després: M. André Brasseur, son gendre et collaborateur depuis plusieurs années, est devenu son associé le Ier janvier 1907



1908 Ou Soulouque 1er reparait  dans le Journal Le Radical 



1908 Exposition Universelle de Londres

Pierre Philippe Denfert-Rochereau, né à Saint-Maixent-l'École le 11 janvier 1823 et mort à Versailles le 11 mai 1878, est un officier supérieur et député français. Il est célèbre pour avoir dirigé la résistance durant le siège de Belfort durant la guerre franco-allemande de 1870, ce qui lui a valu le surnom de « Lion de Belfort ».



Felix cède l'affaire à son fils Charles
1923 La société Félix Després et Cie devient  Després et Cie


1925 dans l annuaire Didot Bottin



La maison Millon a revendu ce bracelet souple en platine articulé de douze motifs carrés unis biseautés ornés chacun au centre, en serti clos, d’un diamant taillé à l’ancienne ; réunis par des agrafes doubles serties de diamants plus petits. Epoque 1930 Poinçon du joaillier Grivotet et Beleau insculpé en 1921 Long : 18cm, poids brut : 63,55 ct Dans son écrin de la Maison Rouvenat, Després et Cie C'est la maison Collinet, Grivotet et beleau



La maison Millon date ce diadème en 1925, dommage que la maison n'ait pas noté le poinçon, car si l ecrin est à la forme du diadème et dans lequel il est imprimé "Maison Rouvenat-Felix Després et Cie" Donc ce diadème serait antérieur à 1923
Diadème en platine formé d’une grecque ajourée de quinze éléments en chute ornés en serti perlé de diamants taillés en brillant ; chacun d’eux centré et surmonté d’un diamant, demi taille plus important en sertis clos. Les extrémités mobiles .


1925

Pareil pour cette  barrette en platine formée d’une ligne de diamants taillés en brillant, ornée au centre d’une perle fine bouton entre deux diamants taillés en coussin.
La maison Millon note 1925 mais l'écrin cette fois ci indique 17 rue Lafayette  c'est donc postérieur a 1917 et antérieur à 1923
Diam de la perle : 11,24 mm à 11.28 mm poids brut env 39 grains 
Poids de chaque diamant environ 1,20 ct 
Accompagné d’un certificat du LFG (2017) indiquant : Perle naturelle d'eau de mer . 
Long : 6,5 cm, poids brut : 10,21 g 
Dans son écrin de la Maison Rouvenat – Félix Després et Cie timbré de deux couronnes .





BRACELET ART DÉCO DIAMANTS
de quatre motifs avec diamants taille ancienne, diamants taille 8/8 et diamants, les diamants ne sont pas centraux et importants, mais il en existe de nombreux autres, 18,5 cm., poids brut: 62.21 gr., monture en platine (850) et gris 18K (750), poinçons français,dans un écrin de forme Maison Rouvenat - Després et Cie






Ce dessin est daté du 25-04-1939 par Després et Cie donc après la cession en 1923, de Felix a son fils Charles.


Félix Després meurt à 98 ans le 31/10/1948 en son domicile rue Lafayette


La Maison Evart Bijoux revend cette bague de Després et Cie.
Bague en or rose 18 carat centrée d’une perle de culture entre deux diamants de taille ancienne sertis sur platine, maison Rouvenat Després.
Or rose 750/1000 (18K) et platine,Perle de culture Diamètre de la perle: 6,8 mm 2 diamants taille ancienne,Poids estimé des diamants: 0,25 carat
Poinçon français: Tête d’aigle et tête de chien,Poinçon de maître
Travail français des années 1950 de la maison Rouvenat Després
Poids: 16,7 grammes
Livrée dans son écrin d’origine Rouvenat Després.





Bague de Després et Cie des années 20 en or gris platine aigue-marine et diamants




Bague Chevalière Rubis Central revendu par la maison TAJAN
Elle est ornée d'un rubis ovale serti en châton à griffes épaulé de diamants taille brillant . Monture repercée en fils de platine. Poids brut : 12,99 gr. TDD : 53. Accompagnée de sa facture de la maison Rouvenat Despres & Cie datée de 1951. 




Un ami Emmanuel Levy m'a adressé cette photo d'une Broche Després et Cie des années 1950, la maison est bien au 17 rue Lafayette à Paris




Dessin des années 50 Després et Cie


Le décès de Charles Després , successeur de son père Félix


La fin de Després et Compagnie

Apres la mort de Charles Després, qui a continué l'entreprise de Félix Després, j'ai demandé aux descendants de la famille,qui avait succédé à Charles Després ils ne se souviennent pas. Une personne aurait continué  j ai donc vérifié sur les sites de registre du commerce ; l entreprise  a été fermé le 4 juin 1985 , la famille ne connait pas cette adresse rue Tronchet mais c'est bien cette société


Présentation de la société SOC DESPRES ET CIE
SOC DESPRES ET CIE, société à responsabilité limitée a été en activité durant 84 ans.
Localisée à PARIS 8 (75008), elle était spécialisée dans le secteur d'activité de la bijouterie, joaillerie. Societe.com recense 1 établissement et aucun événement. La société SOC DESPRES ET CIE a été fermée le 4 juin 1985.


Dénomination SOC DESPRES ET CIE
Adresse 29 RUE TRONCHET 75008 PARIS
SIREN 552051211
SIRET (siege) 55205121100019
Activité (Code NAF ou APE) Bijouterie, joaillerie (5404)
Forme juridique Société à responsabilité limitée
Date création entreprise 01-01-1900
Date de dernière mise à jour 01-08-2019
Tranche d'effectif Unités non employeuses (pas de salarié au cours de l'année de référence et pas d'effectif au 31/12).
Rapport Complet Officiel Extrait au 21 Aout 2019


Alors ! des commentaires? ci-dessous.
Mon adresse mail  richard.jeanjacques@gmail.com