vendredi 16 février 2024

La Saga Varangoz, Berquin Varangoz, Aristide Fourrier, Daniel Mousseaux: La ménagerie de CARTIER, mais aussi des travaux pour FALIZE, BOUCHERON ou FABERGÉ

 


Charles Marcellin Varangoz, d'après son acte de déçès  avait 69 ans le 26-10-1899, il serait donc né en 1830 à Salins les bains  dans le Jura, de parents inconnus "décédés sans autres renseignements"

Charles comme beaucoup d'artisans fut le fournisseur des fournisseurs des grands commerçants des métiers du luxe parisiens , mais pas que....L importance de ces artisans est primordiale pour la réalisation des chefs d'oeuvres de la joaillerie et ils sont la plupart du temps, ignorés au profits des marques.

Je n'ai rien trouvé sur sa jeunesse, sur sa formation, apparemment , il était bronzier. Sinon il fabriquait les verres de lunette en cristal de roche pur.  En effet Abbas Ibn Firnas, berbère andalou du IXe siècle, met au point la technique de taille du cristal de roche qui permet d'obtenir cette transparence pour les verres. Les travaux d'Alhazen, fondateur de l'optique physiologique, autour de l'an mil, donnent un fondement scientifique à cette pratique. Avant d'être en verre, les « pierres de lecture » étaient réalisées en pierre semi-précieuse (lentille surfacée de béryl) ou en cristal de roche, la technique de fabrication du verre produisant encore trop de bulles et d'impuretés


Cette publicité date de 1862  et vante les verres en cristal de roche. 


Bien avant de travailler au moulin de la Vacherie,  Charles Varangoz était installé dans cette petite rue des vertus dans le 3 eme arrondissement.


Varangoz & Tiercelin .J'ai trouvé cette publicité  dans l'almanach des 40.000 adresse de 1864, il expose clairement leurs spécialités.


1870 dans le Journal Officiel de l'empire Français, Varangoz se sépare de Tiercelin


En 1874 Varangoz participe a l'Exposition d'Art Contemporains. Il présente deux burettes en cristal de roche. --Coupe: en lapis. - Deux petits vases couverts en aventurine verte, une monture en or ciselé et émaillé. -- Coupe en topaze orientale.- Coupe en obsidium. -Coupe en Jaspe, etc.


Le 21-02-1879 Le mariage de Lucien Berquin avec la fille de Charles, Caroline Varangoz, notée comme étant mineure. Lucien avait 25 ans et Caroline 20 ans.



En 1880 dans le journal "Beaumarchais" Les deux grands lapidaires de l'époque


1882 Catalogue des oeuvres de l'union centrale des arts décoratifs, médaille d'or pour Varangoz


1884

Dans le Rappel  1884  Exposition des arts décoratifs
Au-dessus de l'escalier qui mène aux expositions rétrospectives se trouvent une vitrine d'objets d'art et des colonnes de marbre exposées par M. Varangoz ; la vitrine contient des pierres précieuses taillées, des vases de marbre, d'agate, d'onyx de lapis, ornés de bronzes ciselés et dorés, dos vasés en cristal de roche et de curieux; bijoux artistiques. L'une des colonnes est d'une beauté indescriptible ; elle est faite d'ag&te améthysée. L'agate améthysée est une admirable pierre ; elle semble- composée d'améthystes mêlés à du cristal blanc. J'ai vu déjà à la vente Hamilton une superbe console dont le dessus plaqué de cette matière me semblait l'emporter sur tous les marbres de revêtement que j'aie jamais connus, mais alors j'ignorais son mom et la difficulté de s'en procurer un placage si considérable. Ce marbre à l'état naturel n'est composé qu'à moitié de ces belles veines diagonales lilas ; il a d'autres veines rouges plus communes assez semblables au rouge antique ou au porphyre, jugez de la perte de matière et du travail nécessaires pour retrancher l'agate rouge, se procurer les seules zones lilas et les ajuster de façon à en composer des veines qui se rapportent entre elles.
La colonne piédestal de l'exposition rétrospective vaut 6.000 francs
Mais aussi: 1884 Poisson incrustation de Labrador dans un corps en bronze sur son plat massif en lapis de Russie. - M. Varangoz. '
Coupe jaspe sanguin, style renaissance, montée argent doré et émaillé avec pierres fines, -M. Varangoz



Le 7 mai 1886  Varangoz achete à Mr Bonnafoux  le moulin de la Vacherie, à Saint Siméon en Seine et Marne.


1887 L'encyclopédie d'Architecture  nous indique  que "les vases de Mr Varangoz ont des colorations admirables qui résultent du choix et de l'ajustement  des pierres fines"


L union centrale des arts décoratifs en décembre 1887


Pour l exposition universelle de 1889 Falize explique le pourquoi et le comment de son Vase Sassanide:
"Il s'agissait de faire en or, en cristal et en émail un vase a peu près tel qu'eut pu le composer un artiste du VI eme sièclevivant à la cour des perses.....J'ai pu le faire tailler dans un énorme bloc de cristal...Varangoz a fait dans son atelier de Saint Siméon un chef d'oeuvre unique en son genre" D'apres Henri Vever


Voici le chef d'oeuvre de Charles Varangoz réalisé à la demande de Mr Falize ce cristal de roche est taillé dans un seul bloc de cristal de roche.


1889 GAZETTE DES BEAUX ARTS Il y en a quelques-uns cependant, et du nombre est M. Alf. M. pour qui j'ai fait le vase sassanide. Il ne convient pas que je parle ici de ce travail auquel ont travaillé trois ans les meilleurs ouvriers, mais il est juste que je rende justice au très habile lapidaire dont le concours m'a été si précieux, à M. Varangoz qui, très fidèlement, a exécuté sur mon modèle et fait d'après les calibres et les plâtres, un ouvrage digne des plus grands éloges Je me fais l'écho d'un juge autorisé, en répétant après lui que " cette gemme est aussi belle, aussi extraordinaire et aussi précieuse que celles du Trésor de Saint-Marc et du Musée du Louvre ".  Je remercie M. Varangoz de s'être si bien acquitté de la tâche que je lui avais confiée, et je remercie les autres collaborateurs qui dans mon atelier, ont travaillé trois ans à monter cette gemme dans l'or pur et à la décorer d'émaux et de pierres. 
L'art du lapidaire est intimement lié à celui de l'orfèvre, il n'est pas possible sans lui de recommencer les glorieux travaux d'autrefois. Mais M. Varangoz nous rend la chose aisée, il nous a délivrés de la dépendance des Allemands, il a créé dans le département de Seineet-Marne un atelier qui donne les meilleurs résultats. Il a des blocs de cristal et des morceaux de jaspe et d'agate très importants demain avec lui on pourrait essayer de cette curieuse pierre que les Américains nous apportent, mais qu'ils nous vendent trop cher, la forêt pétrifiée d'Arizona nous garde des richesses. L'exposition particulière de M. Varangoz mérite une visite spéciale, et celle de M. Garreaud, son confrère, a d'admirables lapis et des vases de sardoine préparés pour la monture. L'occasion est belle pour les orfèvres qui voudraient en essayer.


Paire de bougeoirs en lapis-lazuli de style Louis XVI par Charles Varangoz, vers 1889 
Spectaculaire paire de bougeoirs en lapis-lazuli et bronze finement ciselé et doré de style Louis XVI. Le binet se retourne pour former couvercle de cassolette avec un fretel en pomme de pin.
Dans leur écrin marqué " Varangoz Lapidairerie d'art 91, rue de Turenne Paris. " Haut. 23 cm.



Revendu par Maitre Rouillac. rouillac@rouillac.com




1889 pour l exposition universelle, ce vase en cristal de roche taillé par Varangoz pour la maison Boucheron. C'est du cristal de roche fumé avec un dragon en or émaillé Le dessin est de Paul Legrand, Modelé par Honoré, éxécuté par Menu


1890: La définition m'intrigue coupe papier de Berquin Varangoz, était ce déja sa Veuve, ou son gendre, ou Varangoz qui n'avait que 60 ans???
La définition du M.E.T. est: Artiste : Atelier Berquin-Varangoz Date : 1890 Médium : Jade (néphrite) Dimensions : W. 2 3/16 in. (5,5 cm) ; D. 1 5/16 po. (3,3 cm) ; L. 13 7/16 po (34,1 cm)  Mention de source : Don de Heber R. Bishop, 1902


Le "Journal" décrit encore un plat de Varangoz pour l'exposition de Chicago en 1893!!

Procès-verbal de la réunion des Artistes d’Art décoratif, tenue le 15 octobre 1893, à l’Hôtel Continental : Suivant le désir exprimé par MM. Berquin-Varangoz, R. Carabin, Alexandre Charpentier, Joseph Chéret, Garnier, A. Guérard, Grandhomme et F. Thesmar, en leur lettre du 11 octobre, M. F. G. Dumas, directeur de l’Exposition française d’Art décoratif à Londres, avait convoqué à une réunion, tenue ce jour à l’Hôtel Continental, un groupe important d’artistes représentant les diverses branches de l’art décoratif. Cette réunion avait pour but : i° D’examiner les voies et moyens à adopter pour assurer le succès de cette Exposition ; 2 0 De nommer un délégué chargé d’assister à l’installation et à l’inauguration de l’Exposition, ainsi qu’à la réexpédition des œuvres non vendues ; 3° De nommer un Comité chargé d’étudier un projet de Société et de Règlement, pour h formation d’une Société d’Art décoratif , avec siège social à Paris, dans le but d’organiser une série d’expositions périodiques et de soutenir les intérêts des Artistes français. La séance est ouverte à 3 heures 30 ; M. F. Thesmar est nommé président ; Il est procédé à l’appel nominal des 43 artistes convoqués. Sont présents : MM. Bastard, Barré, Berquin-Varangoz, Carabin, Carot, Chaplet, Alexandre Charpentier, Joseph Chéret, Edme Couty, Delaherche, Garnier, Grandhomme, Lachenal, Levillain, Meyer, Renouard et Thesmar. MM. I echevrel et I.egastelois se font excuser. M. F. G. Dumas donne ensuite lecture des conditions dans lesquelles doit avoir lieu l’Exposition de la Grafton Gallery. Cet exposé est ainsi conçu : Messieurs, « Avant d’aborder les différents points qui font l’objet de cette réunion, per- mettez-moi d’élucider une question préjudicielle qui peut, à juste titre, préoccuper quelques-uns d’entre-vous. « Je veux parler des conditions légales dans lesquelles va avoir lieu la première Exposition d’Art décoratif, que je m’efforce d’organiser avec votre concours. « J’ai choisi Londres en premier lieu, comme le milieu étranger le mieux préparé à assurer le succès d’une telle entreprise. a Dans ces circonstances, je me suis mis d’abord en rapport avec la Fine art Society, mais les conditions qu’elle m’imposait et l'exiguïté du local dont elle disposait, ne me permirent point d’arriver à une conclusion favorable. '< J engageai alors de nouvelles négociations avec la Grafton Gallery , society anonyme , dont plusieurs d’entre vous connaissent personnellement le directeur, M. F. G. Frange. Ces pourparlers ont abouti dans les conditions suivantes : « Une exposition française d’art décoratif aura lieu a Londres dans les salles de la Grafton Gallery en novembre prochain. » '< Organisée avec mon concours, elle est entreprise par la Grafton Gallery à ses risques et périls, en compensation des entrées et d’une remise sur les œuvres vendues ou commandées aux exposants par son entreprise. Les frais d’installation et l’édition du Catalogue restent seuls à ma charge. »


Ce Vase de Cristal Fumé serait détenu depuis 1894 par le Musée des Arts Décoratifs, signalé dans la revue des arts décoratifs 



Ce vase en cristal de roche de roche fumé, monté sur argent ciselé et doré avec décor de chrysanthemesavait été taillé dans la masse par Berquin Varangoz avec monture de R.Dinée en 1894 la hauteur est de 14cm50 livré a la Maison Boucheron

Il collabore avec FABERGE, FALIZE, CARTIER et BOUCHERON.
Selon la mémoire  non exhaustive de madame Claudine Sablier Paquet ancienne attachée au patrimoine de la maison ,Varangoz a fait de nombreux objets d’art pour Boucheron.

Deux remarquables grands vases de l’expo de1900, 
L'un orné de fougères et de masques en agate (ou jaspe) à voir dans le livre de l’exposition (1899).
L’autre en cristal orné de fleurs et branches de mimosa (1899).
En 1894 une coupe nénuphars en jade vert, monture argent.
1898 le vase argent et néphrites (motif chrysanthèmes ),Photo ci-dessus.
En 1899 un grand plateau en néphrite orné de grenouilles et d’iris (Démonté).
Des statuettes d’homme à la chimère en 1908.
1908 une croix en or sur un socle en gangue d’émeraude et marbre vert.






En 1896, à la demande du cardinal François Richard alors archevêque, la Couronne d’épines est placée dans un nouveau tube reliquaire réalisé, d’après les dessins de l’architecte Jules Astruc, par Maurice
Poussielgue-Rusand, successeur de son père Placide, C'est Berquin Varangoz qui va tailler ce tube en cristal de Roche.
Si l’idée du tube circulaire en cristal de roche est reprise, celui-ci est couvert sur les deux tiers d’une monture en or ajouré, formant feuilles, épines, fleurs et fruits, la plante figurée étant le Ziziphus spina-christi. L’ensemble est parsemé de brillants encadrés de perles fines, grenats et turquoises. Trois attaches, en forme de double sceau relié par des fermoirs, évoquent par un décor émaillé l’histoire de la relique et de la Ville de Paris : sur l’avers les armes du Chapitre, saint Denis et sainte Geneviève ; sur le revers le Christ couronné d’épines, les armes de saint Louis et celles de Paris. Pour sa réalisation, il sera fait appel à la générosité des fidèles : toutes les pierres « ont été offertes par les dames de Paris »
 certains bijoux fixés tels quels sur le pourtour.



1897 stauette de la Vénus de Milo de Berquin Varangoz actuellement au MET de New York


1898  Bonbonnière


1898 portrait de H.R. BISCHOP  conservé au MET de New York.Par Berquin Varangoz.
La sculpture fait partie des œuvres raffinées que Bishop a commandées à de célèbres artistes de pierres précieuses français et russes de son époque. Le plus remarquable est son portrait ; représenté en relief sur un panneau de néphrite vert foncé, il témoigne de sa passion pour les matériaux naturels et l'art.



1898



Varangoz est encore remarqué par le jury de l'Exposition universelle de 1889 au Champ-de-Mars à Paris, qui relève dans son compte rendu : « Cet artiste a la louable ambition de faire revivre les trésors d'art du passé et de ravir à l'Allemagne la production des grandes œuvres en lapidairerie au profit de la joaillerie et de l'orfèvrerie françaises. (...) L'installation de M. Varangoz au Champ de Mars offre à nos regards, fort agréablement ravis, quelques pièces de véritable art qui ne seraient pas déplacées au Louvre dans la galerie d’Apollon. » Ses œuvres se trouvent aujourd'hui exposées en Angleterre, comme à Minley Manor où trône une paire de vases en porphyre sous le porche, achetée à l'exposition d'art moderne français pour 200 livres en 1890. Au musée d'Orsay, il conçoit avec JeanPaul Aubée un surtout de table en argent et cristal de roche commémorant le « Souvenir des fêtes des 6-7-8 octobre 1896 - La France convie la Russie à visiter sa capitale. »




Le 28/10/1899 Charles Varangoz décède en son logement de la rue de Turenne, il est déclaré rentier et a 69 ans 


le Ier juillet 1900 lors de la grande exposition Universelle de Paris,  Madame Veuve Berquin-Varangoz obtint une médaille d'or


Splendide boucle de ceinture,  deux lionnes dréssées et affrontées prennent appui sur une tête de lion sculptées dans un jade  entre leur gueule en cornaline . Le modèle est de Hirtz éxécuté par Espinasse et Varangoz pour Boucheron.



1902 Aristide Fourrier a repris la maison Berquin Varangoz


1903  Aristide Fourrier fait partie du comité d'admission  de la Bijouterie et Joaillerie


Mais en 1904 c'est toujours sous la dénomination Veuve Berquin-Varangoz  que la maison participe à l'exposition universelle de Saint Louis.


C'est aussi en 1904 que la revue de la Bijouterie Joaillerie annonce la médaille d'or de la Veuve Berquin Varangoz a l exposition de Saint Louis aux Etats unis


1905 sous l intitulé Berquin-Varangoz , deux Kangourous,  l'un  en agate, platine, diamants taille rose  celui de droite est en néphrite, il se trouvent dans la collection du mlusée des arts décoratifs  à Paris Photo de Olivier Bachet



1905 exposition au Palais du Louvre et Marsan 


1906 Publicité dans la revue de la B.J.O. fabrique des Objets d'Art montés, des bronze d'Art dorés, cachets, bonbonnieres, garnitures de cannes et parapluie


Poinçon de Henri Berquin Varangoz 1906-Biffage 1926




Des hiboux de gauche a droite 1908-1906-1927-1906, celui de 1927 a été  taillé dans de la Labradorite et fabriqué par Fourrier & Cie  tous les perchoirs sont en ivoire, les autres sont de Berquin Varangoz.


Toujours tiré des merveilleux livres d'Olivier Bachet  ce sont des cendriers fabriqués par Berquin-Varangoz  en 1906 sont dans la collection "Palais Royal"
Ils étaient destinés à des joueurs de bridge et vendus par quatre, un exemplaire unique en éclogite, roche dure de couleur verte  fut cendu au début di siècle à un membre de la famille Rothschild. Il fait partie de la collection Cartier.


1906-1908-1910
Des oiseaux  fabriqués par Berquin-Varangoz pour Cartier, ceux  du bas  ce sont des cacatoès


Nouvelles collections de l'union centrale des arts décoratifs, non daté,  peut être  1908-1910 a gauche Vase Marbre et bronze de Berquin Varangoz


Lampe à parfum Exécutée par Varangoz pour le stock de Cartier Paris, 1907.
Aventurine, vermeil, émail et saphirs. Base en aventurine verte sculptée, couvercle en aventurine
et vermeil émaillé, avec émail bleu sur fond guilloché, bord en émail blanc avec quatre palmettes et saphirs cabochons autour du ventre, tête ornée de quatre cercles eux aussi sertis de saphirs.
Inscrite dans le registre de stock le 28 septembre 1907. Ponçons: Cartier Paris Londres gravé sur la base  poinçon de garantie parisien à téte de sanglier pour l”argent et poinçon de fabricant K (H ?) BV de chaque côté d'un vase. H. 13,1 cm.

EXPOSITION : Saint-Pétersbourg 1992, Ce vase en forme d'urne est décrit comme "lampe à parfum" dans le registre de stock.
Il est le seul objet répondant à une telle dénomination des registres de Cartier Paris. On trouve cependant deux mentions d'un "vase brûle-parfum ", l'un en 1906 (atelier Mathey), l°autre en l907 (ateliers Varangoz et Mathey). Ce dernier, en agate grise et émail vert avec applications de guirlandes d”or, semble similaire.


A la différence des fleurs de Fabergé, toutes sont enfermées dans des cages de verre ornées de coins décoratifs en or , sur une base surélevée en ivoire ou en bois gravés à la manière dde la tradition chinoise.

Le Pommier de Cartier vers 1907, une hauteur de 19 cm 30, fabriqué par Lavabre et Berquin-Varangoz.
Les fleurs en or, pate d'émail, cabochons de pierre de lune. les feuilles sont en aventurine, la tige argent oxydé, support de tige en ivoire le pot en quartz rose, support agate, socle en bois, ivoire

 " Pommier japonais "
Exécuté par Berquin et Lavabre pour le stock de Cartier Paris, 1907.
Branche en fleurs dans un pot rectangulaire, la branche en ivoire teinté, les fleurs en émail rose avec étamines en or et cœurs en diamant ou en pierre de lune, le pot en quartz rose dans un support en ivoire avec terre en rubellite, enchãssé dans une cage de verre sur socle en bois.
Trois exemples similaires, tous décrits comme " pommier japonais " inscrits dans le registre de stock en novembre 1907 : (1) vendu le 14 décembre 1907 ; (2) vendu le 10juin 1908 à C. Vanderbilt ; (3) invendu.
Au vu des descriptions d°archives, c°est le n" 2 qui se rapproche le plus de l°exemple illustré dans ce
catalogue. Il n'existe de photographie d'archives que pour l'un de ces trois exemples, qui est lui aussi le plus proche du n“ 2, mais toutefois avec des dillérences notables.
POINÇON : Plaque en or avec CARTIER en émail apposée sur la base en bois a l'intérieur de la cage
de verre. H. 15 cm.
Bien que décrite dans les registres d°archives comme branche de pommier, cette branche s”inspire en fait des branches de pin japonaises. Ce modèle fut repris dans les années vingt ; quatre exemples exécutés par 1”atelier Fourrier sont inscrits dans les registres de stock de Cartier Paris et sont illustrés dans les albums d'archives photographiques, mais ils sont tous très difiérents du présent exemple.
Les soeurs Yznaga, originaires de Cuba, vécurent à, Londres et Paris. L°une d'elles était également une fidele cliente de Fabergé Londres, et a légué deux animaux de Fabergé au musée des Arts décoratifs, ainsi que deux pots de fleurs de Cartier, dont celui-ci. D'autres objets lui ayant appartenu ont été vendus chez Christie°s Genève entre 1979 et 1984 (voir Saint-Pétersbourg/Londres 1993-1994,


Autre exemple, je ne peux les citer tous , il y en eut tellement!
Les Lilas de Cartier  hauteur 27 cm.Fleurs en pâte d'émail,  diamants taille rose, feuilles en aventurine, tige métal oxydé. Pot quartz rose, support en fluorite, le socle en marbre  par Berquin Varangoz.


Tres beau flamand rose de Berquin-Varangoz pour Cartier en 1907.
Il se trouve dans la collection de la Reine Elisabeth II, la pièce fut achetée le 25-09-1908 par madame Whitelaw Reid épouse de l ambassadeur des Etats Unis en Grande Bretagne  pour la somme de 32 livres sterling. L inflation est passsée par lâ!!!

C'est Cartier qui s'avère également être le rival le plus dangereux de Fabergé dans la vente de compositions florales. En 1907/08, l'entreprise parisienne disposait déjà d'une sélection d'une soixantaine de fleurs, obtenues principalement auprès d'ateliers locaux comme Berquin-Varangoz, Lavabre et Césard. Ce stock s'agrandit à plus de 160 pièces en 1913. Cartier achète également un des arrangements « Bleuet à l'avoine » de Fabergé en 1910.* ? Une orchidée, acquise en 1919 dans la collection de AK Rudanovski et aujourd'hui conservée à l'Ermitage de Leningrad, donne une idée de ce que les contemporains de Fabergé produisaient à Paris à l'époque, car malgré le fait qu'elle porte des marques françaises, cela rappelle fortement son œuvre (cat. n° 629). Tiffany était également spécialisée dans la production de fleurs exquises en bijoux et en émail, notamment d'orchidées. " A ce propos, il faut attirer l'attention sur le magnifique panier de fleurs (cat. n° 620) en possession de la famille royale britannique. , qui était auparavant associé à Boucheron". Des découvertes récentes prouvent désormais qu'il s'agit bien d'un objet Fabergé.


Curieux vase porte bouquet de Cartier en 1907 le socle fourni par Berquin-Varangoz est en Jadéite


Une oie de Cartier Paris vers 1908, fabriquée par Berquin-Varangoz en quartz rose, agate, or, cabochon  de saphir  hauteur 9 cm 


Ce sabot est un vide-poche est de Cartier, en 1908  est en vermeil, fluorite réalisé par Berquin Varangoz noté dans les archives  de cartier "Sabot de Noel modèle chinois" fut fabriqué en différentes taille et rencontra un vif succesa partir de 1908.


La hauteur est de 19.5 cm , cette pendule est en forme de régulateur de parquet  en or, argent, vermeil agate, émail, diamants taillés en rose signée Cartier en 1908 la pierre dure a été fournie et sculptée par Berquin Varangoz le travail d orfevrerie par Mathey et Cie


C'est une pendule Cartier en 1908 à disque tournant  en argent vermeil, émail, agate, cabochons de saphir, diamants, taille rose travail de Berquin-Varangoz collection Cartier à Genève.


1909, L'orchidée de Cartier vers 1907 Berquin Varangoz et Lavabre

 Certains pots atteignent presque les dimensions d'un seau dont l'anse forme autour des fleurs un cadre géométrique. Une rose trémière particulièrement élaborée prend racine dans deux pots, ses délicates
fleurs en rhodonite se mêlant en berceau. Des urnes et des vases de pierre, copiés au Louvre sur des modèles du 18 ou 19eme siècle, précèdent les fleurs dans la production de Cartier.
Les magnolias, iris, jacinthes, hortensias, tulipes et lys de Cartier diffèrent des fleurs de Fabergé, par leur taille, parfois monumentale, et leur aspect moins délicatement naturaliste.
Peu de changement stylistique s`opère au cours des années chez Cartier, si ce n`est que dans les années 20, les exigences de l'Art Déco requièrent une stylisation des feuilles et des calices. Les archives de
1907 font état de trente sept plantes qui comptent parmi leurs admirateurs : ].P Morgan à New York, Lady de Grey en Angleterre et le Roi Alphonse X111 en Espagne. Le magnolia japonais (1500 francs,
300 dollars), et des orchidées allant jusqu'à 2.000 francs (400 dollars) l'une, font partie des plus onéreuses.
A l'époque, les prix de Fabergé à Londres varient entre 10 guinées (50 dollars) pour des pensées, et 117 guinées (585 dollars) pour un chrysanthème.
L`atelier de la veuve Berquin \Varangoz (médaille d°or de l`Exposition de Saint-Louis en 1904) à Saint-Siméon en Seine~et-Marne, est chargé de la fabrication des fleurs et objets en pierres précieuses. Reprise en 1918 par Aristide Fourrier (1875~1941), la Maison prend son nom; elle emploie entre vingt cinq et trente artisans auxquels se joint en 1922 Roland Fourrier (1906-1983), fils d'Aristide. 
Aucun Russe n'y travaille, tous sont pourtant conscients de travailler à une spécialité russe, ]usqu'à sa mort, Fourrier considère Fabergé comme son mentor. ll entreprend des voyages à ldar-Overstein, en Allemagne et à Londres pour se fournir en pierres et en ivoire, ainsi qu”en matériaux "spécifiquement russes": lapis-lazuli, jade et rhodonite. Ceux-ci sont les matériaux non seulement de plantes, mais d'animaux, de cendriers, de cadres et de bols, sans oublier les encadrements compliqués des pendules mystérieuses.


L'Oranger de Cartier en 1909, il n'a été fabriqué qu'a un seul exemplaire, les fleurs en pâte d'émail, péridot, feuilles aventurine les tiges en métal oxydé, tronc en néphrite. Socle en ivoire,pot en agate la terre en néphrite, socle en ivoire, bois.


1909 Hortensia de Cartier par Berquin Varangoz d une hauteur de 24 cm 



Berquin Varangoz pour Cartier


Cette pièce unique  a été executé par Bako et Berquin Varangoz, ce Lilas de Cartier  a été envoyé à Londres en 1919 , et a été acheté cinq ans plus tard par la Reine Mary d'Angleterre .


Il n'y eut pas que des oiseaux ou des fleurs , par exemple vers 1910  ces teckels  fabriqués par Berquin Varangoz pour Cartier . En agate, platine, diamants,quartz rose,  hauteur 11cm5 largeur 12,8cm 


Le marabout  attribué à Cartier vers 1910 en or jaspe, nephrite diamants, taille roses par Berquin-Varangoz


1911 les Campanules de Cartier par Lavabre et Berquin-Varangoz, la pièce appartenait comme les kangourous vus précédemment, à Consuelo Yznaga Duchesse de Manchester  25 cm 5 de haut.


1913 dans "le Journal" et  Gil Blas un accident qui marqua


Berquin-Varangoz font partie des nombreux amis qui vinrent soutenir les personnes décédées.


Étui à cigarettes en jade Exécuté par Lavabre (montures en or) et BerquinVarangoz (jade sculpté) pour le stock
de Cartier Paris, 1914.
 Boîte sculptée dans une seule masse de jade, couvercle compris. Compartiment pour les allumettes au sommet du dessus, avec grattoir à 1`intérieur du couvercle ; mèche en soie noire ornée d'un gland à son extrémité et attachée à une chaînette en or en haut de 1'étui, avec une boule d“or permettant de la
tirer de son logement. Bordures en or torsadé soulignées d'émai1 noir.
Inscrit dans le registre de stock le 31 mars 1914 avec un onglet en diamant ; vendu le 16 avril 1914 au " comte de Quinsonas". Racheté pour le stock le 15 mai 1911, puis 1`onglet remplacé par de l'onyx, et revendu le 2 octobre 1915 à Mr W.B Leeds. L. 11 cm, 1. 6,7 cm.
Collection Cartier, CC 61 AH.

Cet étui, sculpté dans une seule pièce de jade, est un chef-d'oeuvre de 1'art lapidaire. Le cordon servait de mèche. Après avoir frotté une allumette sur le grattoir, on allumait la mèche de façon à obtenir une flamme assez puissante pour permettre d°allumer une cigarette même  en plein vent ou de se la passer à. la cantonade.
La flamme s`éteignait dès que 1”on rentrait la mèche dans son logement. Ces mèches se composaient d°ordinaire d”un cordon de coton imprégné de salpétre afin de mieux brûler, et que 1`on entourait ensuite de soie. Il fallait souvent les changer, aussi, peu de ces étuis ont-ils conservé leur mèche d°origine. Celle-ci n'est sans doute pas la mèche d°origine, qui se tirait au moyen d”un anneau, et non d°une boule.
La mode des étuis à cigarettes munis d'une mèche apparut aux environs de 1900. Bien qu”ils soient généralement associés au nom de Fabergé, ils étaient en vogue partout en Europe. Les mèches avaient une fonction supplémentaire : on pouvait sortir l`étui de sa poche en tirant dessus, dans un geste d'une élégance pleine d”affectation.
May  Stewart (1873-1923), veuve du magnat américain de l”étain William Bateman Leeds (1861-1908) qu”elle avait épousé en secondes noces , était l'une des clientes les plus fidèles de Cartier. Elle résidait
à Londres, a Grosvenor Square, où elle recevait princièrement, avec sa compatriote américaine Lady Paget comme marraine auprès de la haute société. Elle était également une habituée de la maison londonienne de Fabergé où elle acheta entre autres, entre 1907 et 1917, huit étuis à cigarettes en or émaillé et pierres dures  Elle possédait certaines des plus fabuleuses créations de Cartier ornées de grosses pierres, ainsi qu'un ravissant bandeau " broderie " en diamant et platine de 1912 En 1920, elle épousa le prince Christophe de Grece et devint princesse Anastasia. Sur son portrait de 1920 par Philip de Laslo, elle porte sa tiare et son collier Cartier (1921) en diamants et émeraudes. Judy Rudoe



Des inséparables,  des perruches, par Berquin-Varangoz et Fourrier

Louis Cartier ne désirait pas, à. l'inverse de Fabergé, la création de tout un petit monde trop anecdotique de paysans, cochers et balayeurs.
Mais il souhaitait un magnifique bestiaire surtout centré sur la beauté des oiseaux:ibis, chouettes, cigognes, inséparables ce qui n'excluait pas d`autres genres: chiens, souris , cochons... De même, il aimait la grâce des fleurs et tout spécialement l'art floral japonais (lkébana). ll voulait donc des bouquets très aériens. Toutes les qualités possibles de pierres contribuaient à leur donner cet aspect à la fois naturel et éternel tant apprécié: opale, aventurine, agate, quartz, jade, pierre de lune, turquoise, etc. Leur poétique fragilité a toujours été protégée par des vitrines en cristal de roche a socle d'ivoire 
Louis Cartier alla jusqu'à rivaliser sur le plan même du symbole de l'œuvre de Fabergé: l'œuf. Il en créa deux, l'un en 1906, l'autre en 1907. Le premier  fut acquis en 1912 par le Conseil Municipal de Paris afin de l'offrir au Tsar Nicolas II lors d'une visite officielle en Russie. Aujourd'hui propriété du Metropolitan Museum de New York . Paris n'avait plus rien à craindre de Saint-Pétersbourg. On ignore comment le tsar a réagi devant un présent aussi ambigu.



le 1 er mars 1918 Caroline Varangoz veuve de Lucien Berquin a vendu à la maison Berquin-Varangoz.




1920 Le successeur de Berquin Varangoz est la maison Fourrier et Cie, toujours installé rue de Bondy




1920 participe au salon des arts appliqués


1923 les prix dans le journal Officiel de Madagascar


Archives Mr Bourjot


Archives Mr Bourjot


1923-1924 Ces deux pingouins  en agate, rubis, sculpté dans un bloc d'agate sont réalisés par Fourrier.



Nom:  Fourrier Et Cie : Initiales F et CIE 
Adresse 54 rue de Bondy  Fonctions et activités Profession Fabricant Bijoutier,Lieu d'activités
54 rue de Bondy, Paris (75) Symbole (pour les orfèvres) Un vase  Date d'insculpation (pour les orfèvres) Lundi, novembre 08, 1926.


CARTIER - ANNÉES 1925
SUPERBE NÉCESSAIRE FLEURS PIERRES DURES
Il est de forme rectangulaire en émail noir, les angles festonnés ornés de panneaux de fleurs en applique en jade gravé, améthyste, corail, lapis-lazuli et diamants ronds. Le bouton poussoir serti de diamants ronds dévoile un miroir, un compartiment à fard et un étui à rouge à lèvres. Monture en or jaune 18K. Signé Cartier, inscription "Made in France" et numéroté indistinctement 1320 et 6733 sur l'étui à rouge à lèvres. Poinçon de fabricant de Strauss, Allard & Meyer. 
Poids brut : 147,45 gr. (Dimensions : 7,7 x 4,5 x 0,9 cm.

LE LAPIDAIRE ET LES FLEURS
Cartier utilise une grande quantité et variété de pierres dures dans la fabrication de ses objets précieux.
Au début du XXème siècle et après avoir travaillé avec des lapidaires russes, les frères Cartier ne traitent presque qu’avec Berquin-Varangoz comme fournisseur et tailleur de pierres. Sur ce nécessaire l’ouvrage du lapidaire sur les feurs est tout à fait remarquable.  Revendu par Tajan
Mais si c'est 1925 c'est Fourrier & Cie  et non Berquin et Varangoz



Comme pour cette Jacinthe de Cartier en 1925  qui a été pour les pierres, fabriquée par Fourrier  et Cie pour Cartier. Olivier Bachet dans ses deux livres superbes nous indique que cette fleur fait partie d un groupe  d'une trentaine de pièces fabriquées entre 1924 et 1927. A la différence de la période précédente, les fleurs sont en pierre dure et non plus en pâte d'émail.La terre est figurée par un mélange de calcédoine bleue et de péridot, la fabrication de cette pièce couta la somme de 115 francs. Envoyée à New York, elle y fut vendue pour la somme de 205 dollars.



01-01-1925 dans le Didot Bottin


 
Cendrier exécuté par Fourrier (fleur en jade) et Pillard pour le stock (département S)
de Cartier Paris en 1936, le lys de jade initialement monté en sonnette de table en 1927.
Lys de jade pâle sculpté, sur socle d”ol›sidienne, avec deux motils de corail grave, elouté de diamants,
de chaque côté.
Sonnette de table inscrite dans le registre cle stock (département S) le 6 décembre 1927 ; modifiée en 1931, toujours en sonnette  de table ; transférée aux articles pour fumeurs comme cendrier, en 1935 ; Transformée sous son apparence actuelle le 20 octobre 1936 ; vendue le 21 novembre 1936. 
L. 9,1 cm, 1. 5,8 em, H. 5 cm, 
Cet objet a été retenu ici en tant qu`exemple d”article au prix relativement modeste, realisé pour le département S, subissant plusieurs transformations et même changeant de fonction au cours clu processus. Seul le lys de jade est reste inchangé, devenant le pivot des modifications apportées au long de près d°une decennie, et qui se décomposent ainsi :
1) 1927 : la sonnette de table enregistrée etait formée du lys, exécuté par l°atelier Fourrier, monté à l'atelier Couet sur une base carrée en fluorine et émail, avec onze topazes Cabochons sertis dans de
l'or émaillé au centre. Restée invendue.
2) 1931 : la base en fluorine est remplacée par un socle en glace rose dans un cadre d'argent laqué noir ; 1'objet est réenregistre, toujours en tant que sonnette de table, le 3 decembre 1931. Invendue.
3) 1935 : la transformation en cendrier consiste à retirer les topazes du centre, travail confie à 1`atelier Cartier.la piece est remise en stock pour la quatrième lois le 20 octobre et finalement vendue le 21 no-
vembre 1936..
Si les pièces de haute joaillerie etaient systematiquement dómontées et reconçues au casoù elles ne trouvaient pas acquéreur, il est rare qu'un objet appartenant au departement S ait
été si souvent transforme et soit reste si longtemps en stock. La combinaison, plutôt tapagcusc, de jade, topazes et fluorine n'avait pas convaincu la clientele, et le recours au miroir n`y changea rien. Ce lut seulement quand elle prit une apparence plus sobre avec sa base noire que la pièce put être vendue. 
Photo et texte de Judy Rudoe dans son merveilleux livre sur Cartier


Dessin préparatoire du "Magot" au crayon et à la gouache 1928 


"Magot" de Cartier or quartz rose, agate, néphrite, lapis lazuli, perles, cabochons de saphirs, rubis platine, diamants taille rose Fabriqué par Fourrier pour Cartier  H:16.5 L: 11,7 : l 10 cm
Rendus populaires au XVIII eme siecle les magots  sont repris au début du XX eme siècle par des orfèvres  ou Cartier pour en faire de simples figutes décoratives. Sur cette pièce, la tête, la langue, et les mains sont articulées



Étui à rouge à lèvres. Exécuté par Fourrier (travail d'incrustation) et Lavabre (montage) pour le stock de
Cartier Paris, 1928.
Or émaillé, lapis-lazuli, turquoises, onyx et diamants à. monture en platine. l'étui est incrusté d'un motif
géométrique de lapis-lazuli et turquoise, entre deux disques d'onyx ct une rangée de diamants. À la base, un rang de papyrus en diamants sur fond noir émaillé. En haut, un rang de zigzags en émail noir et diamants, avec un autre disque d'onyx. Une perle à chaque extrémité.
Inscrit dans le registre de stock le l4- mai 1928, initialement avec une boule de faïence égyptienne  formant le corps de l”étui. Modifié dans sa forme présente, avec l'incrustation de lapis-lazuli et turquoise,
le l0 août l928 ; vendu le 24 janvier l930.

La boule de faïence glacée égyptienne wedjiat  creuse qui formait initialement la partie centrale de cet étui, fut enlevee en août 1928 et reutilisee sur un bracelet de turquoises, lapis-lazuli et diamants, commandé par Mrs Cole Porter. 


Vers 1930 Cactus de Cartier: Vermeil, néphrite, quartz rose, péridot, corail, lapis-lazuli taille pain de sucre fabriqué par Fourrier et Linzeler

Étui à cigarettes
Exécuté par Fourrier (travail d'incrustation) et Lavabre (montage sur or) pour le stock de Cartier Paris, 1930. Or incrusté de turquoise et lapis-lazuli, fermoir en diamant taillé en baguette. L'ensemble est incrusté d'un motif de disques de lapis-lazuli chevauchant des carrés
de turquoise, les côtés sont garnis de plaques de lapis-lazuli. Inscrit dans le registre de stock le 30 avril 1930 ; vendu le 1 er aout 1937 : L. 8,9 cm, l. 5,2 cm.

Cette pièce attendit sept ans pour trouver acquéreur. Elle appartient a un petit groupe d'objets incrustés a la fois de lapis-lazuli et de turquoise. Parmi les autres modèles à incrustation similaire cites dans les archives de Paris, un étui à cigarettes réalise en décembre l928 (motif en écailles), un avec un motif en gradation fabrique en avril l930 et une boîte à cigares probablement de la même année, pour laquelle le dessin original nous est parvenu.
Le prix de revient de ces pièces, demandant un travail d'incrustation important, était généralement beaucoup plus élevé que celui des modèles en or émaillé, ainsi, un étui a cigarettes tel que la pièce , en émail avec motif de cylindres noirs et creme apparaissant par illusion dioptique, coûtait deux fois moins cher que celle-ci.
Un autre groupe d”étuis à cigarettes tous réalisés entre 1928 et 1930  presente aussi des motifs incrustes, dont la simplicité habituellement, une bande de turquoise centrale entourée de lapis n'est qu'apparente, puisque des carrés, des rectangles, des losanges ou d'autres motifs sont incrustes dans la turquoise. 
Enfin, il existe plusieurs étuis a cigarettes entièrement et uniquement incrustes en lapis-lazuli, les jointures entre les pieces d'incrustation visant a reproduire l'efÎet veinuré que présente naturellement cette pierre.


1932 Dans l'Azur


Bracelet Exécuté par Levoyer (fermoir) et Fourrier (cristal gravé) pour le stock de Cartier Paris, 1934. Présenté par Cartier à l'Exposition de Bruxelles en 1935.
Cristal de roche et diamants à monture ouverte en platine. Bracelet rigide en cristal de roche, avec une
ouverture au dessus accueillant un fermoir détachable formé de spirales de diamants ronds et taillés en
baguette. Les extrémités du fermoir sont extensibles de sorte que, retiré complètement du bracelet, il peut étre porté en broche. Inscrit dans le registre de stock le 14décembre 1934;
vendu le 5 juin 1935 ; 



                          Le centre du bracelet peut être détaché pour être porté en broche.

Jusqu’en 1939, la taillerie ne compte pas moins de 49 ouvriers. En cette période de guerre, nombreux d’entres-eux sont partis combattre pour la liberté, pour les employés non-mobilisés une consigne est donnée : « interdiction de travailler pour les allemands coûte que coûte». Les ouvriers refusèrent donc de fabriquer les prismes en cristal de roche pour les chars allemands. Francis Bourjot
En 1945, seulement 6 ouvriers reviennent dans l’Atelier.



1948


1972 jusqu'a 1981

1979 sera l’année de l’embauche du dernier apprenti lapidaire-tourneur, Francis Bourjot. En 1981, Mr Fourrier étant âgé et n’ayant pas d’héritier laisse sa place, ce dernier décèdera 2 mois après sa succession.

Avec un nouveau gérant, la taillerie travaille essentiellement pour la place Vendôme délaissant les autres clients. Grave erreur, en 1988 la taillerie est mise en liquidation. Toujours cette même année, elle est reprise par un lapidaire parisien.


En 1995 un des ouvriers reprend la gérance de la société, qui gardera jusqu’à sa retraite après 40 ans d’ancienneté!

Le dernier apprenti, Francis Bourjot, reprendra ensuite la gérance et sera le dernier lapidaire-tourneur diplômé de l’inspection académique.

En 2007, la taillerie sera reconnue « Entreprise Patrimoine Vivant ».


Le moulin-taillerie à l heure actuelle.

 En revanche, je peux vous parler d’une visite en rapport avec mon métier qui m’a marqué. Lorsque j’écrivais mon livre sur les objets de Cartier, dont beaucoup sont constitués de pierres dures, j’ai eu la chance de visiter l’ancienne taillerie de ce qui était le fabricant et fournisseur de pierres dures de Cartier, « Berquin-Varangoz » devenu par la suite « Fourrier ». Situé dans la Brie, cette petite fabrique est presque restée dans l’état qui était le sien au début du XXème siècle avec son moulin à eau fournissant de l’énergie pour les machines, ses vieux outils, sa cour, ses meules dont certains datent du XVIIème siècle et surtout et c’est le plus impressionnant, des tas de pierres dures parmi les herbes folles derrière l’usine. Dans mon esprit et avant ma visite, j’imaginais les pierres dures stockées dans un hangar, bien rangées sur des étagères par type de pierres etc. Or pas du tout, en raison de la quantité, du poids et autre, les pierres étaient déposées en tas à même le sol. Comme ce serait le cas pour une entreprise de maçonnerie, où le sable, les briques et les tuiles sont stockées dehors. Le tout envahi par les mauvaises herbes, donc on marche et on aperçoit ici et là, un tas de porphyre, un tas d’agates, là du cristal de roche, ici du quartz rose etc. Je n’ai qu’un regret, savoir que tout cela va disparaitre car le dernier lapidaire qui y travaille est seul et sans apprenti. Mais bon c’est comme ça, la production d’objet en pierres dures n’existant plus ou presque, c’est le sens de l’histoire et on ne peut pas aller contre. Olivier Bachet

Mes remerciements vont à Claudine Sablier-Paquet, Olivier Bachet pour ses merveilleux livres sur Cartier : https://iaja-expertise.com/books : Judy Rudoe qui  est conservatrice au British Museum et spécialiste de l' histoire de la joaillerie son livre sur Cartier:  Cartier 1900-39 . British Museum Press, Londres, 1997. ISBN 0714105848 . Francis Bourjot , Stefan Stern


Mon ami  Stefan Stern qui possede une merveilleuse collection de dessins, https://www.grafische-sammlung-stern.com/: ayant lu mon article m envoie ces dessins de 1988


J ai redonné leur couleur a ses dessins un peu délavés


 Je lui ai démandé des détails, il me répond 
malheureusement je n'ai pas de description, j'ai acheté les dessins en 2021 et les pièces finies sont présentées dans un livre. Vous pouvez toujours utiliser n’importe lequel de mes dessins pour votre blog.
Cordialement
Stefan





1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Merci pour votre article, comme toujours fort instructif. C'est avec plaisir que l'on découvre des artisan/artistes méconnus.

    Après quelques recherches : Charles Marcellin Varangoz est en effet né le 23/12/1830 à Salins (Jura) ; si son père est inconnu, sa mère se nomme Caroline, 21 ans, blanchisseuse (source : https://archives39.fr/ark:/36595/32hb0lf8xzrj/7643bb1c-4319-4dff-a405-23745a81b452). Apparemment pas de lien établi avec le monde de la bijouterie.
    La fille de Charles, Caroline Augustine, porte donc le prénom de sa grand-mère paternelle.
    Comme vous l'indiquez, Caroline Augustine épouse elle-même un lapidaire, Lucien Auguste Berquin (vous avez d'ailleurs sa date de mariage). En 1899, Lucien Auguste Berquin décède assez jeune (il a 44 ans), quelques mois avant son beau-père Charles Varangoz (https://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjQtMDItMTciO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6NDtzOjQ6InJlZjIiO2k6Mjc2NTkzO3M6MTY6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWwiO2I6MTtzOjIxOiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sX21vZGUiO3M6NDoicHJvZCI7fQ==#uielem_move=-1269%2C19&uielem_islocked=0&uielem_zoom=148&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F ,vue 23/27). Vous noterez que Lucien Auguste et son épouse Caroline sont tous deux qualifiés de "lapidaire" sur l'acte de décès de Lucien.
    Après le décès rapproché de son mari et de son père en 1899, Caroline Augustine Varangoz (veuve Berquin) se retrouve à la tête maison Varangoz.

    Elle a bien un fils mais il est trop jeune en 1899 pour reprendre la maison :
    Henri Berquin, le fils de Lucien et Caroline, est né à Paris 3e le 25/05/1886.
    (https://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjQtMDItMTciO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6NDtzOjQ6InJlZjIiO2k6MjI4MzU0O3M6MTY6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWwiO2I6MTtzOjIxOiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sX21vZGUiO3M6NDoicHJvZCI7fQ==#uielem_move=-2162%2C-1735&uielem_islocked=0&uielem_zoom=211&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F , vue 5/31)
    Ce fils est noté comme lapidaire lors de son service militaire en 1906.
    (archives-en-ligne.seine-et-marne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/99861/1054430:1402:812181:19311:99861/1080/1920 , vue 55/746)
    Il est mobilisé au début de la Première guerre mondiale, et malheureusement meurt pour la France le 07/11/1916, âgé de 30 ans.
    https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/detail_fiche.php?ref=110379
    (https://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjQtMDItMTciO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6NDtzOjQ6InJlZjIiO2k6Mjc4MTI3O3M6MTY6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWwiO2I6MTtzOjIxOiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sX21vZGUiO3M6NDoicHJvZCI7fQ==#uielem_move=-161%2C-775&uielem_islocked=0&uielem_zoom=196&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F , vue 28/31)

    On peut supposer qu'Henri Berquin a travaillé dans la maison familiale vers 1904-1914 (hors temps de service militaire) ; il est cependant étonnant que son poinçon ne soit biffé qu'en 1926, 10 ans après sa mort.
    Comme le poinçon de Fourrier (qui a racheté le fonds de commerce Berquin-Varangoz) a été insculpé en cette même année 1926, serait-il possible que la maison Fourrier ait continué à utiliser le poinçon de Henri Berquin entre 1916 et 1926 ? C'est une hypothèse.

    Cordialement,

    AT

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