mardi 3 décembre 2019

PUIFORCAT , les origines, et Jean Puiforcat notre grand orfèvre contemporain.



Jean Puiforcat 

Beaucoup d'informations circulent sur le net et dans les livres, les musées etc .
On ne peut historiquement passer d'un Louis Victor Puiforcat né en 1867, à Jean Elisée Puiforcat  né le 20/10/1897 sans explications les meilleures possibles.




A commencer par Françoise de Bonneville, dont le livre sur Puiforcat atteint des prix déments,  alors j ai dû me contenter de son texte dans le  "Dictionnaire international du Bijou" sous la direction de Marguerite de Cerval qui comporte beaucoup d'erreurs.
Donc la maison n'a pas été fondée par Louis Victor Puiforcat, pour la bonne raison que Louis Victor Tabouret-Puiforcat est né en 1867. Ce n'est pas Jean Elysée, mais Jean-Elisée......




Toujours dans ce même dictionnaire international du bijou, Jean Puiforcat se serait engagé dans la "Légion des Mille"en 1914. 
 la légion des Mille n'a été fondée qu en 1935.....
Il me faut donc reprendre les informations les plus historiques possibles.





La trace publique la plus ancienne que j ai trouvée date de 1856 dans l'annuaire général du commerce, madame Veuve Puiforcat tourneur sur bois. Elle est la femme de Félix Armand Puiforcat .

La création de l' entreprise date bien de 1820, et l an prochain elle pourra donc fêter ses 200 ans. 

Cette année là, Felix Armand Puiforcat et Joseph Baptiste Fuchs ouvrent une coutellerie rue Chapon à Paris. Dès les débuts de l’entreprise, les ateliers seront à Pantin où le savoir-faire sera transmis de génération en génération. 
Joseph Fuchs avait une fille Jeanne Joséphine Hyacinthe Fuchs  qui épousa Félix Armand Puiforcat.   Joseph Fuchs et son neveu, Felix Armand étaient tourneurs sur bois.  
Jeanne Joséphine  Fuchs qui est née  en 1793 et décédée en  1871,  s'est mariée le 25 septembre 1813 à St Nicolas des champs avec Felix Armand. 
Ils eurent  des enfants Joseph-Marie 1814 Etienne Amand †1840/ Emile 1820-1883 François Alexandre 1824-1862 Virginie Augustine 1827 Bénédicte Joséphine 1834-1897 Charles Joseph 1835-1889
Emile étant né en 1820 ne peut être l un des fondateurs



1864




08/10/1867 décès de Félicité Françoise Stern née en 1824, épouse de Louis Emile Puiforcat, fils de Félix Armand Puiforcat , mariés en 1845 




1870, C'est le mariage dans le 3 eme arrondissement de Baptiste Joseph Puiforcat, fils de Louis Emile, avec sa cousine Joséphine Amandine Puiforcat Au passage vous remarquerez qu'ils habitaient dans la même rue.



1874 dans les "archives commerciales de la France, association de Emile Puyforcat avec ses fils pour dix ans. Vous remarquerez le "Y" de Puyforcat que j' ai souvent rencontré dans mes recherches



1874 je n'ai pu trouver si c'était Emile Puiforcat ou Baptiste Puiforcat qui avait été  désigné comme juré d'assises.



1876  Modification de  de la société Lenain et Cottat, devenue la société Beguin et Puyforcat et Cie




1878 Modification de la société Puiforcat  fils, Vivier et Cie devenue Puiforcat Fils- Chenailler et Cie .




1878 autre explication , on y retrouve le nom de Lapar  autre orfèvre connu






1880 la maison Sotheby's attribue cette pièce à Emile Puiforcat, ce serait donc Louis Emile  l arrière grand père coté maternel de Jean Puiforcat décédé en 1883


Très souvent il est noté "Jean Emile Puiforcat"  car la signature sur certaines pièces est  Jean.E. mais ce n'est pas Emile, mais Jean Elisée .




1881:  la société Puiforcat et fils est dissoute , ce doit donc être Joseph Puiforcat qui reprend le fond de commerce et le nom de la maison



Idem




Encore une modification de la société en 1884


1890 Dans le Bulletin des musées de France, Linzeler rend hommage à Puiforcat




1890 le journal des débats  publie ce qui parait en  faits divers, la mort de Baptiste Joseph Auguste Puiforcat orfèvre.




Un rapport du conseil municipal de Paris donne des précisions, Auguste est décédé à 44 ans.



Et nous arrivons enfin au nom de "Tabouret"  que nombres de sites ou d' ouvrages donnent comme l' un des créateurs de l entreprise alors qu' il n en est rien.

Louis Victor Tabouret devenu Puiforcat-Tabouret

Voici un homme qui démarre difficilement dans la vie mais qui finira comme un grand orfèvre reconnu de tous.

Louis Victor (futur père de Jean Elisée Tabouret Puiforcat) est un enfant naturel né à Paris 6e, le 8 février 1867 sous le nom de Louis-Victor Morel, fils de Jeanne Victoire Morel de "père non dénommé".

Reconnu par sa mère Jeanne Victoire Morel, à Paris 4eme , le 26 novembre 1868.Reconnu par François Louis Tabouret & Jeanne Victoire Morel à l'occasion de leur mariage à Paris 4e, 6 février 1869.




 Et voici l acte de naissance de Jean Elisée Auguste TABOURET
Acte de naissance que beaucoup auraient du chercher et analyser.
La naissance de Jean Elisée et non Elysée.
Si "Elysée" est un mot qui vient du grec ancien Ἠλύσιον πεδίον / Êlúsion pedíon, issu selon certains de ἐνηλύσιον / enêlúsion (« lieu frappé par la foudre »), ou bien de ἀλυουσας / aluousas ou ἀλύω / alúô (« être agité », ou « errer/flâner » comme l'avance Eustathe de Thessalonique, ou encore de ἀλύτως / alútôs, synonyme de ἀφθάρτως / aphthártôs (« incorruptible »), en allusion à la nature incorporelle des âmes, en revanche "Elisée" même racine qu'Elisabeth vient de l'Hébreu: Jean Elisée  est le fils de Louis Victor Tabouret
et le petit fils de François Louis Tabouret 1867-1955 son père et son grand père sont orfèvres.
Nous apprenons ainsi que Louis Victor Tabouret père de Jean Elisée, a épousé Laure Emile Puiforcat , et que par décret du président de la république en 1915 le couple a été autorisé à faire préceder leur nom de celui de Puiforcat. Donc a l avenir de s'appeler Puiforcat-Tabouret.Puis on peut voir aussi qu'en 1920 le tribunal civil de la Seine autorise Jean Elisée  a porter mention sur son acte de naissance Puiforcat-Tabouret.





Arrivé a ce stade je crois bon de publier  l arbre généalogique des Puiforcat






Voici le poinçon de Puiforcat  les lettres E.P. avec un canif pour rappeler l' association de Fuchs et Puiforcat qui fabriquaient des couteaux

Edmond Becker (1871-1971), dont l'agrafe de ceinture en argent fondu et ciselé intitulée Chant sacré, chant profane, sera reproduite par la suite par la maison Puiforcat & Tabouret.



revendue par Sotheby's 

Et voici la photo de cette boucle de ceinture que nous décrit Vever.
C'est une boucle de ceinture en argent " Chant Sacré Chant Profane", par Puiforcat, dessinée par Edmond-Henri Becker, Paris,en 1898 revendue par la maison Sotheby's .
la partie gauche ornée d'une tête de femme dominant une portée musicale, respirant des lys, une colombe sur la gauche, la partie supérieure marquée CHANT SACRE, la partie droite ornée également d'une tête de femme entourée de papillons, la partie haute marquée CHANT PROFANE, signée C BECKER
https://www.richardjeanjacques.com/2019/07/edmond-becker-le-plus-grand-medailleur.html




1898 Archives Commerciales de la France



Mariage de  Laurence Puiforcat avec le docteur Sifflet, Laurence est la soeur de Laure, femme de Louis Victor Tabouret-Puiforcat



1903 au journal Officiel



1904: Le décret n est pas paru, mais  Victor Louis Tabouret associe le nom de sa femme au sien



1917 Décès de Joséphine Amandine Puiforcat , le femme de  Baptiste Joseph Puiforcat  et grand mère de Jean Puiforcat-Tabouret.



1920 dans l humanité

En 1920, c’est Jean Puiforcat, personnage important de la maison qui succède à Louis Victor. Il révolutionne les créations de la maison, en proposant des pièces avec une influence très Art déco. Les lignes sont plus épurées et architecturées, soufflant ainsi un vent de modernité sur la marque. Le succès est au rendez-vous et la marque gagne en notoriété.



1920 dans le journal Excelsior ...et non 1922

Jean Puiforcat épouse le 22 novembre 1920 la photographe mondaine Georgette Floriet (1899-1983) — de la famille d'artistes des Floriet —, dont il divorcera le 25 janvier 1927



1921 dans la chronique des arts

1921  Revue moderne des arts et de la vie

L'Orfèvrerie de M. J. Puiforcat 
Jean Puiforcat a vingt-quatre ans. Jusqu'à 17 , c'était en 1914 ,il n'avait fait que du dessin. La guerre survint, il s'engagea, et ce n'est qu'à son retour qu'il put se mettre sérieusement à l'oeuvre. Il entra alors comme ouvrier orfèvre chez son père (Louis victor Tabouret). Après un an d'apprentissage au banc et l'exercice des diverses spécialités : marteau, forge, lime, ajustage, etc., il termina son apprentissage, suivant la tradition des anciens métiers, par une pièce de maîtrise, qui fut un vrai succès.
Mais là ne s'est pas borné l'effort du jeune artiste. Pour se perfectionner dans son art, il demanda des leçons au passé, dans tous les musées de Paris et de France, sous la. savante direction de M. Giot. L'intimité des chefs-d'oeuvre a purifié et développé son goût, agrandi le champ de son expérience, tout en lui permettant de prendre, par un retour sur soi-même, une plus nette conscience de sa personnalité -et ses moyens d'action.
Ces efforts se sont manifestés d'une façon heureuse dans les pièces d'orfèvrerie en argent, en or, en émail et en ivoire qu'il a exposées au Pavillon de Marsan. J'ai remarqué, notamment, deux superbes services à thé comprenant huit pièces, en argent, ainsi qu'une série de boîtes ivoire avec incrustations. Je signalerai aussi les boîtes vermeil, couvercle émaillé en plein, avec sujets sur fond noir, etc. Tous ces travaux sont d'une exécution qui révèle un choix judicieux des moyens les plus propres à mettre en valeur la Beauté de la matière et l'harmonie des formes.



le 26- 11- 1922 dans le journal L Excelsior.


1923 dans l "Art et les Artistes, vous remarquerez le "Y"  le journaliste était peut être un helléniste convaincu?



1923 dans la "Renaissance de l Art " 

1923 Renaissance de l art  
 M. Puiforcat, montrant à nouveau les modèles d'orfèvrerie usuelle que l'on connaît, se soumet spontanément à une redoutable épreuve ; il perd le bénéfice de la surprise, il nous permet de contrôler une première impression qui était heureuse : il a raison, il nous permet de la confirmer.



1923 dans Sport de Neige , le journal de la fédération française de ski



1923 dans le Journal L' excelsior , quotidien illustré, passage remarqué sur l' exposition au pavillon de Marsan



1924 un bel article dans le journal "Vogue"


1924  dans la renaissance de l art français



1924 dans le bulletin de la vie artistique



1924 cette pièce a été revendue par la maison Sotheby's

SAUCIÈRE : argent, métal argenté et lapis-lazuli
Estampillée JEAN E. PUIFORCAT sur le dessous et poinçon de Puiforcat et les marques du fabricant. Poids brut: 1120 grammes





1924 dans "Vogue"



1924 aussi, dans "Vogue"



1925 dans Renaissance de l' art Français

1925-02 Mobilier et décoration

La somptuosité cossue de la pièce n'enlève cependant rien à son intimité ; et, malgré le public admiratif qui défile sans cesse, une grande sensation de calme flotte parmi ces richesses d'art.
Je regrette qu'on n'ait pu photographier la salle à manger, où les meubles du maître ébéniste Ruhlmann voisinent avec un grand bas-relief de Jeanniot, qui surmonte la cheminée, et avec une tapisserie qui fait honneur à Léon Voguet ; nous y retrouvons des pièces d'orfèvrerie de Jean Puiforcat : un surtout de table et divers objets placés sur un grand bahut.
A l'opposé, et sur le côté Est du grand salon, se trouve la chambre à coucher, dont la luxueuse simplicité rallie tous les suffrages des gens de goût ; dans cet ensemble, où l'on reconnaît la direction de Ruhlmann, comment ne pas louer, outre les beaux meubles, ce tapis de Léon Voguet, d'une formule heureuse et qui nous libère de ces cascades de fleurs et de fruits, dont nous commençons à nous lasser. De même, toutes les visiteuses admirent une poudreuse, meuble d'un goût parfait, et dont la garniture est due à Puiforcat. La couverture de lit et les rideaux de fourrure achèvent de donner à la pièce une note de richesse, qui doit être la dominante de tout l'ensemble.



1925


1925 dans la revue "Lectures pour tous"



1925 collection de la réunion nationaux





TAZZA LAZULI D'ARGENT ET DE LAPIS FRANÇAIS CONÇUe PAR JEAN E. PUIFORCAT revendu par Christie's. MARQUE DE PUIFORCAT, PARIS, XXe SIÈCLE
La tige à bandes en vermeil centrées sur le socle en lapis, estampée de la marque de fabrique et de la garantie française.5 14 in. (14,5 cm.). ) haut, 7 po (18 cm) de diamètre: Provenance La collection Irving.





1925 dans la revue "Arts Appliqués"



1925  dans "Art appliqué français d'aujourd' hui"




1925 dans "Le Peuple" Organe quotidien du syndicalisme




Jean Puiforcat
Pièce centrale, vers 1925 argent, cristal, jade; plateau en verre argenté et miroir , Avec des marques d'argent et d'orfèvre sur le couvercle et sur le bord du plateau




JEAN PUIFORCAT (1897-1945)
SEAU À GLACE COUVERT, VERS 1925
En argent massif, le col évasé, la base circulaire à gradins, les trois prises en ivoire sculpté de motifs triangulaires: Hauteur : 24,4 cm. (9 5/8 in.)
Le revers de la base estampillé 'JEAN E. PUIFORCAT', numéroté '.7978.' et '1510' ; Chaque pièce portant le poinçon Minerve et le poinçon du maître orfèvre




La maison Bonhams a revendu ce porte-encre avec serre-livres, fabriqué vers 1925
Jean- Emile ( faux c'est Jean Elisée) Puiforcat (français, 1897-1945) Un support à encre avec serre-livres, vers 1925 métal argenté, cuir et verre12 cm de haut, 37,5 cm de large, portant l'inscription ' PUIFORCAT PARIS' et poinçonné avec un losange EP




Service à thé trois pièces en argent à la française, Jean E. Puiforcat, Paris, vers 1925: corps en panneaux et poignées en bois sculpté avec bornes étagées marquées et estampées sur les bases Jean E. Puiforcat poids 1399,5 g



1925 dans mobilier et décoration d'intérieur



1925  dans mobilier et décoration d'intérieur


1925 le journal Vogue nous permet de voir du Puiforcat dans un environnement moderne de l'époque.



13-03-1925 journal Elxelsior



Dommage le profil est sombre



1926 dans "l Afrique du nord illustrée




1926 dans "l Afrique du nord illustrée"


1926
ÉTATS-UNIS
L'ART' FRANÇAIS MODERNE A NEW-YORK  renaissance de l art
L'Amérique n'est pas venue à l'Exposition des Arts Décoratifs, mais l'Exposition est allée vers elle. Après les grands travaux d'Edgar Brandt dans le building de Cheney brothers, après la présentation, en Exposition circulante, du choix si judicieusement opéré par le Professeur Richards dans les stands de l'Esplanade et du Grand Palais, voici que Jacques Seligmann, dans ses Galeries de la Cinquième Avenue à New-York, donne une fastueuse hospitalité à l'Art Français moderne.


La même coupe de nos jours

Les plus significatifs de nos créateurs, les chefs de file, dans toutes les techniques et toutes les matières, figurent dans cette Exposition, organisée par l'Association d'expansion et d'échanges artistiques sous le haut patronage du Ministre de l'Instruction publique et des Beaux Arts et du Ministre des Affaires Étrangères : Lalique et Marinot, avec leurs prestigieuses verreries ; Puiforcat, avec ses sobres et élégantes argenteries : Dunand et Linossier avec leurs métaux ouvrés et incrustés, Legrain, avec ses reliures originales, exécutées pour des amateurs tels que M. Georges Blumenthal, le Baron Robert de Rothschild. M. Jacques Doucet ; Decoeur, avec ses porcelaines à grand feu ; Jean et Marie Cros avec leurs pâtes de verre ; le regretté Metthey et Jean Mayodon avec leurs poteries rutilantes ; Jean Serrière avec ses émaux ; Renée Vautier et Marie Monnier, avec leurs tissus décorés. Et nous- ne parlons pas des fontes magistrales de Bugatti,



1926 dans la revue "Vogue"



1926 dans "l Afrique du nord illustrée"



1926 "La renaissance de l'art illustrée"



1926 dans "La renaissance de l'art Français": ensemble, moulin à poivre, salières et burettes


1925 dans le journal "Le Rappel" la légion d honneur de  Tabouret , dit Puiforcat fabricant d'Orfèvrerie



1926 bel article de "Paris Midi"




1926  article sur le concours de la plus belle Amazone



1927  ce vase est au Musée des Arts décoratifs

C'est en 1927 que Jean Puiforcat  épouse La petite fille de Luis Estévez, vice-président de la République de Cuba et de la milliardaire cubaine Marta Abreu Arencibia descendante d'une famille de sucriers Vers 1927 il s’installe à Saint-Jean-de-Luz





1927 une nouvelle société: SARL Puiforcat 14 rue Chapon



1927 dans le "Bulletin de l'effort moderne "

En 1927, Jean Puiforcat dit : « Il s’agit d’exiger des objets utilitaires sans ornements, qui ne soient plus déguisés en autre chose, ce qui ne leur interdit pas d’être plus raffinés et éminemment précieux. La forme qu’impose la finalité est l’élément permanent de l’objet. C’est le désir d’en faire un mode d’expression qui leur donne son caractère constamment changeant ».




1927 dans la revue "Jardins et Cottages" : Jean Puiforcat dessina et realisa beaucoup d huisseries modernes et précieuses
JARDINS & COTTAGES 1927 
Les créations de MM. Puiforcat, Dominique, Renouvin, Lambert et Goyenèche sont pleines d'excellentes choses.
Ces artistes ont réalisé des ensembles comprenant la garniture de fenêtre et la garniture de porte dans tous ses détails......
 Puiforcat a cherché l'application des formules purement rectilignes. Il y a dans sa composition par plaquettes rectangulaires superposées quelque chose d'ingénieux, de très sobre et d'un peu froid qui est d'un effet très original. Son modèle aux contours en dents de scie paraît plus inquiétant ; il est évidemment de bonne prise et les lumières et les ombres se répartissent agréablement mais l'aspect agressif de ces saillies anguleuses ne tente pas la main bien que les contours assez adoucis de la matière n'aient en réalité rien de blessant



1927 dans "la renaissance de l'art"

1927  Rapport du sénat

XIX. — Le Musée des Arts décoratifs.
Nous nous intéressons particulièrement au Musée des Arts décoratifs en raison de sa valeur d'enseignement qui est incomparable.
D'intéressantes donations sont venues, au cours du dernier exercice, enrichir ses collections d'art ancien et moderne. Nous citerons notamment (les donateurs ont toujours droit à citation et nous n'en trouverons jamais la liste trop longue) les legs de MM. Cosson, du comte Primoli, de Moreau-Nelaton, de la baronne Henri de Rothschild; et les divers dons -de MM. David Weill, Doistau, Dorville, Roger Sandoz, etc.
Un certain nombre de fabriques d'orfèvrerie, de céramique et de soieries ont offert des pièces typiques de leur fabrication pour rappeler l'Exposition de 1925 (Puiforcat, Christofle, Th. Haviland, Ducharne, Algoud et Joannon, Cornille et Cie, Brunet, Meunié et Cie).
Grâce au concours personnel de plusieurs membres de son Conseil, l'Union centrale a pu acquérir un choix important de meubles et objets d'art d'artistes contemporains (Dominique, Montagnac, Dim, Charreau, Brandt, Lenoble, Bastard, Sue et Maré, Ruhlmann, Bagués, Aucoc, etc.).
Le Musée a continué la série de ses Expositions temporaires qui présentent un intérêt si vif et un enseignement si varié pour le public : Exposition de la Croisière noire (Mission Haardt-Audouin-Dubreuil) ; Exposition annuelle d'art contemporain, à l'occasion de laquelle l'Union centrale a institué un concours pour l'exécution d'un bureau de dame




Janvier 1927 dans Vogue un ensemble très contemporain avec un service Puiforcat sur la table



1927 dans" la Vie Parisienne"  La rançon du Succès, Puiforcat est copié par les Américains



1928

JEAN-ÉMILE PUIFORCAT (1897-1945) revendu par Christie's
Homme et Femme, 1928
Mortier, la base en chêne / mortar and oak base
Provenance Collection Johannes Poncet, propriétaire de la maison Puiforcat à partir de 1943. Ancienne collection Roland Poncet, par descendance.






Jean E. Puiforcat

SERVICE DE COUVERTURE "CANNES" revendu par Sotheby's
comprenant 169 pièces, dont 12 couteaux à dîner, 12 couteaux à poisson, 12 couteaux à dessert, 12 fourchettes à dîner, 12 fourchettes à poisson, 12 fourchettes à dessert, 12 fourchettes à pâtisserie, 12 cuillères à soupe, 12 cuillères à dessert, 12 cuillères à café, 12 cuillères à moka, 12 beurre épandeurs, 2 fourchettes de service, 2 cuillères de service, couteau à servir du poisson, fourchette à servir du poisson, cuillère à servir ronde, fourchette à servir de la charcuterie, louche à soupe, louche à sauce, cuillère à sucre percée, pince à sucre et serveur de pâtisserie,chaque pièce gravée de la marque de l'entreprise
les couteaux de table sont gravés  JEAN E. PUIRFOCAT et la FRANCE;
couteaux à poisson gravés PUIFORCAT; fourchettes à poisson, cuillères à café, tartines à beurre, fourchette du morceau de poisson et deux cuillères du jeu de service impressionné Cuillère à servir en argent PUIFORCAT FRANCE
: 28,5 cm de long: conçue vers 1928, exécutée vers 1972-1982 et produite par Puiforcat à Paris.






L’orfèvre devient l’un des membres fondateurs de l’Union des Artistes Modernes (UAM) en 1929 en compagnie d’un groupe d’architectes, décorateurs et artistes français : Le Corbusier, Charlotte Perriand, Raymond Templier, Robert Mallet Stevens, Jean Luce, René Herbst, Jean Prouvé, Hélène Henry, Francis Jourdain, Gérard Sandoz… Pour l’UAM, la forme de l’objet doit découler de sa fonction.



1929

Dans la revue "Renaissance de l'Art"

1929  bulletin de l art ancien et moderne
Devant la vitrine de M. Puiforcat, on peut se rendre compte de l'exactitude de ce que j'avance plus haut. L'orfèvrerie qui nous est soumise ne cherche pas son intérêt aux mêmes sources que celle d'autrefois. Nos anciens orfèvres recouraient à la sculpture et à la ciselure pour renforcer l'attrait de leurs pièces. M. Puiforcat, qui est sculpteur et le prouve en exposant un buste de beaucoup de caractère, abandonne l'ornement pour demander à la lumière de collaborer avec lui et de constituer au profit de ses pièces un mouvant décor. Par l'agencement des plans, par la façon différente dont la matière est traitée, il fait jouer différemment les rayons sur les surfaces. Il emprunte sans cesse à l'ambiance une magie toujours renouvelée.
M. Raymond Templier s'est inspiré des mêmes directives en ce qui concerne la bijouterie et la joaillerie. Ses créations ne sont pas faites pour être regardées dans leur écrin. Elles prennent leur signification dans le mouvement du corps et des membres. Elles s'animent alors de reflets adroitement captés. Elles sont les parures qui conviennent à un siècle dans lequel la lumière a transformé la vie sociale



1929 archives commerciale de la France



1929

.
Trente années de recherches, de goût, de sélections successives, ont été nécessaires pour réunir cet ensemble de pièces d'orfèvrerie française qui témoignent d'un sens artistique très sur et de connaissances techniques approfondies. En les rassemblant et en les conservant à l'abri des atteintes du dollar tentateur, M. Puiforcat a rendu au goût français et à la professions laquelle il est lui-même si passionnément attaché, le plus signalé service.
ROBERT LINZELER.


1929 la Renaissance
Comme dans son service à thé oblique (osé, mais à tout prendre réussi). Puiforcat ne se refuse cependant pas à rehausser l'austérité de ses surfaces nues par
des notes discrètes empruntées à d'autres matières : ébène, ivoire, amarante ou pierres dures colorées. Il ajoute ainsi un intérêt réel aux formes géométriques qu'il développe dans l'espace.



Histoire de voir ce qui se fabriquait comme voiture en 1929, ainsi que le "design" publicitaire de l'époque



1929 La renaissance de l'art



1929 dans "La renaissance de l'Art"



1929  l’Ere Nouvelle
J'entends bien qu'ils gagnent en noblesse et en probité ce qu'ils peuvent perdre en souplesse peut-être trop affranchie ou trop complaisante. Je sais qu'il importait de réagir énergiquement, pour qu'un si bel art ne s'enlisât point dans la stérilité servile de l'imitation et du pastiche.
Mais maintenant que la bataille est gagnée et bien gagnée — et une manifestation comme celle de Galliéra l'a démontré impérieusement — grâce à l'apostolat de ce novateur intrépide, de ce clair et puissant artiste qu'est Jean Puiforcat, qui fut pour l'orfèvrerie ce qu'un Legrain fut pour la reliure, un Dunand pour les métaux incrustés et les laques, pourrait-on blâmer l'orfèvre qui ne relâcherait un peu des mâles et rudes disciplines qu'il dût s'imposer?
Le beau métier, épris de la difficulté âprement vaincue, triomphe dans les préoccupations des orfèvres groupés à Galliéra, avec le robuste éclat du travail au marteau,répudiant les trop faciles prouesses, le bâtard à-peu- près de la fonte sur modèle de plâtre, avec l'amour des vivantes surfaces polies, lisses, miroir où la lumière glisse comme une caresse, enchante comme un sortilège.
GASTON DERYS.


(Extrait de l'Ere nouvelle).



1929 dans "La renaissance de l'Art"

1929 cahiers d art
A LA GALERIE DE LA RENAISSANCE.
.L'exposition de meubles de Pierre Chareau et de Dominique, les reliures et les cadres de Pierre Legrain, l'orfèvrerie de Jean Puiforcat, les bijoux de Raymond Templier constituent un ensemble très important de l'art décoratif actuel. Chareau semble très préoccupé de principes architecturaux et nous attendons avec une grande confiance les architectures qu'il doit réaliser bientôt. Dominique également se préoccupe bien moins de l'objet que de son expression dans l'ensemble architectural. L'effort de Pierre Legrain pour rénover la reliure et pour créer le cadre moderne est digne d'éloges, en dépit de quelques erreurs dont il semble se débarrasser avec l'expérience. Malgré des louables efforts, Jean Puiforcat n'a pas encore réussi à créer un véritable esprit nouveau dans l'orfèvrerie. Quant aux bijoux de Raymond Templier ils méritent, par leurs belles qualités, l'attention de tous les amateurs du bijou moderne. Ils se distinguent par un sens précis de l'architecture du bijoux et le sentiment très juste des valeurs créés par les  Matières.



1929 dans "le répertoire du gout moderne"





1929 Jean Puiforcat fait construire cette splendide villa à Urrugne, près de SaintJean-de-Luz, sur la colline d'Urrugne. Il y a fait bâtir par son beau-frère, Luis Estevez, une maison aux lignes résolument contemporaines.  Tombée dans l oubli  après sa mort c'est l architecte Nicole Casaux qui l a entièrement rénovée.
Le nom est Villa Urrun Il s’agit de l’un des édifices les plus remarquables d’Urrugne.  Elle constitue l’une des manifestations les plus abouties du mouvement moderne dans le Pays basque, dans la lignée de la villa Leihorra de Joseph Hiriart ou du casino de Saint-Jean-de-Luz achevé par Robert Mallet-Stevens vers 1930. Les volumes sont marqués par les contrastes forts d’ombre et de lumière qu’ils produisent. L’élément majeur est l’immense baie vitrée surmontée par un toit terrasse et une corniche largement saillante



Sotheby's a revendu ce magnifique(d'après moi) bracelet créé en 1930





BRACELET ART DÉCO ONYX ET DIAMANTS, PUIFORCAT
Onyx cabochons, diamants ronds, or 18K (750) et argent (800), poinçons français, circa 1930, 17.8 x 4.1 cm, poids brut : 174.33 g, signé Puiforcat, no. 5, dans son écrin
ART DECO ONYX AND DIAMOND BRACELET, PUIFORCAT
Cabochon onyx, circular-cut diamonds, 18K gold (750) and silver (800), French marks, circa 1930, 17.8 x 4.1 cm, gross weight: 174.33 g, signed Puiforcat, no. 5, in its case



Jean Puiforcat, style de, vers 1930,
Une théière et un couvercle en métal blanc et lapis-lazuli,
SilverJean Puiforcat , style de, vers 1930, une théière et son couvercle en métal blanc et lapis-lazuli, la poignée de la barre, au-dessus du corps anguleux, estampée «Made in Paris», largeur 21 cm




1930 a nouveau des ferronneries et serrurerie d art crées par Jean Puiforcat  dans la revue "Art et industrie"



Si vous possédez ce répertoire, soyez aimable de me le scanner pour le publier!!




1930 Jean Puiforcat est installé à Urrugne 




1930 Une belle médaille de Jean Puiforcat  ronde en or jaune, médaille Vierge "Gratia plena", au revers une gravure "Catherine 3 juin 1956" diamètre 2cm7 poids 12grs 11 sera mise en vente par la maison Tajan le 11/12/2019 Cette médaille s'est aussi fabriquée en argent.






1931 dans la revue Mobilier et décoration



1931 journal Excelsior

1931 L art et les artistes
CHEZ ROUARD, 34, avenue de l'Opéra. — XVe exposition des artisans français contemporains. Tous les amateurs d'art moderne connaissent et apprécient le groupe dont les preuves sont faites depuis de longues années. Les noms de : Bastard, Buthaud, Daurat, Decoeur, Décor,Dunand, Mlle Germain, Goupy, Jouhaud, Kieffer, Lalique, Laure Albin-Guillot, , Le Bourgeois, Lenoble, Linossier, Mayodon, Navarre, Mme O'Kin, Puiforcat, Serré, expliquent facilement l'importance de cette manifestation que nous signalons comme une des
plus symboliques de l'art raffiné d'aujourd'hui.



1932 dans la revue "Vogue"




1933: Journal des débats politiques, dommage que le dossier de légion d honneur de Jean Puiforcat Tabouret ne soit pas publié sur la base léonore du ministère de la culture.
Puiforcat confesse en 1933 au comte de Fleury : « J’ai plongé dans les mathématiques et suis tombé sur Platon… de lui, j’ai appris l’arithmétique, les mesures harmonieuses et géométriques, les cinq fameux corps platoniques illustrés plus tard par Léonardo… ». (Art Déco of the 20s and 30s, Bevis Hillier, New-York, 1968)



1933 Obsèques du beau père de Jean Puiforcat Pédro Estevez dans le journal l 'Excelsior.

18 mai 1933
 En l'église Saint-Honoré d'Eylau ont été célébrées, mardi, les obsèques de M. Pedro Estevez Abreu, attaché à. la légation de Cuba en France, chevalier de la Légion d'honneur. La levée du corps a été faite et l'absoute donnée par le chanoine Labourt, curé de la paroisse. Le deuil était représenté par M. Louis Estevez Lasa, M. Pedro Estevez Lasa, ses'filsr M. Jean Puiforcat, son gendre; du côté des dames, par Mme Pedro Estevez sa veuve; Mme Jean Puiforcat, Mme Louis Estevez, Mlle Monique Estevez, ses filles. Au , premier rang, avec la famille, S. Exc. M. Usabiaga, ministre de Cuba à Paris, qui représentait le président de-la République de Cuba; derrière la famille avaient pris place les membres de la légation et du consulat de Cuba à Paris. Des couronnes avaient été offertes par le président de la République de Cuba, par'le ministre de Cuba à Paris et par les membres de la légation de Cuba. L'inhumation a eu lieu dans le caveau de famille.




Annuaire de la curiosité et des beaux arts



1933



BOUILLOIRE revendue pas Sotheby's.
argent et bois de rose du Brésil, estampillé JEAN E. PUIFORCAT sur le dessous, avec le poinçon et les marques en argent, le couvercle porte un monogramme SL
Poids brut: 2805 grammes Hauteur: 20,2 cm; 8 po. Conçu vers 1933




1933:  article de Comoédia " Qui peut dire ce que sera l exposition de 1937?"



1934 journal l'excelsior


Fin 1934, les associés de la maison Aucoc, cèdent à un groupe de six orfèvres dont Puiforcat leurs actions





1934 dans le journal Auto Vélo, Jean vit désormais à "Urrugne" au pays basque




Jean E PUIFORCAT Surtout de table - Circa 1935
Monture en argent et épaisses dalles de verre. Coupe centrale munie d'un réceptacle amovible.
Signé à la pointe "Jean E. Puiforcat" à deux endroits et poinçon d'orfèvre.
Haut. 10 cm - long. 51 cm - prof. 20 cm .Provenance :Acquis par les grands-parents de l'actuelle propriétaire et resté dans la famille depuis. 
Historique :Le dessin préparatoire de la pièce est conservé dans les archives de la maison Puiforcat.




1935: La Légion des Mille, a laquelle appartint Jean Elisée Puiforcat est une association créée en février 1935 par Robert Euzénat et dissoute en 2003 avec le décès du dernier de ses membres comme le prévoyait l'article 15 de ses statuts.
Son nom avait été choisi en souvenir du Groupement des Mille, créé en Italie par le patriote Giuseppe Garibaldi, dont les descendants participèrent à une légion italienne venue combattre sur le sol français dès les premiers jours de la guerre 1914 – 19184.
Elle comprenait 999 membres effectifs choisis parmi « les plus jeunes et les plus méritants » des volontaires ayant combattu dans les armées françaises pendant la Première Guerre mondiale ainsi que le numéro un « réservé à la mémoire du plus jeune combattant volontaire mort pour la France ». Elle comprenait, en outre, des membres bienfaiteurs et des membres d'honneur qui, tous deux, ni ne disposaient du droit de vote ni ne pouvaient faire partie du conseil d'administration.



Service à thé et à café en argent, Jean E. Puiforcat, Paris, vers 1935
composé de quatre pièces, manches en palissandre, la coiffe de couverture gravée BJ de11 cm de hauteur; 4 5/16 po de hauteur, revendu par Sotheby's




1936 dans l art sacré



Jean Emile Puiforcat, 1897 - 1945 revendu par la maison Sotheby's

CENTRE DE TABLE, VERS 1937
formé de quatre éléments en deux parties, de deux tailles différentes ; chacun composé d'une base carrée à un côté arrondi en argent et palissandre et une coupelle ronde s'emboitant dans la baseQuantity: 8 :
Chaque coupelle signée Jean E. Puiforcat et chaque base porte le poinçon Minerve.





Paire de candélabres bicolores "ruban"
chaque marque PURIFORCAT / PARIS gravée par la marque de la firme et la marque française des marques d'argent est de 2 7/8 x 9 x 2 1/4 po (7,3 x 22,8 x 5,7 cm) chacune. conçue vers 1937, exécutée vers 1972-1982 et produite par Puiforcat à Paris.



JEAN PUIFORCAT (1897-1945) PLAT À FRUITS, 1937
En argent, les anses en vermeil 50 x 26 cm. (19 5/8 in. x 10¼ in.)
Estampillé JEAN PUIFORCAT PARIS et portant le poinçon Minerve et le poinçon du maître orfèvre. revendu par la maison Christie's




1938 dans le figaro




1938 dans le journal Marianne c'est à rapprocher ci-dessous d une photo de 1937  du centre des métiers d'art pendant l exposition universelle. Il participe à l'Exposition internationale de 1937 et y expose des objets cultuels destinés à la Basilique Notre-Dame de la Trinité de Blois




Si vous agrandissez la photo vous retrouverez a droite de la statue  exposé le Ciboire, dont la photo précédait celle ci.


L exposition de 1937 entre Trocadéro et Tour Eiffel, ou deux états  totalitaires se retrouvaient face a face, a droite le pavillon de l'Union soviétique et a Gauche celui de l'allemagne nazie



1937




Dans le journal La Croix , qui fait partie du groupe Bayard  exposition au pavillon de Marsan en 1938

1938 -05-17
La Chapelle de l'orfèvre A mi-chemin entre les Champs- Elysées et le parc Monceau s'élève la chapelle de l'orfèvre. Vers elle, nulle cloche ne guide les fidèles, mais la réputation de l'artiste qui la créa et l'orna suffit à y attirer de nombreux visiteurs. Si vous ne la connaissez pas encore, n'allez point imaginer vaste nef. gigantesques piliers dont les sommets se perdent dans les ombres croissantes ».
C'est, 131 boulevard Haussmann, un calme petit sanctuaire recelant les étonnantes créations modernes de Jean Puiforcat. Peut-être, en venant, songiez-vous au bienfaisant recueillement de la prière c'est l'émouvant spectacle de l'oeuvre d'un audacieux rénovateur qui vous attend. De l'autel, où l'emploi du cuivre souligne la forme et l'équilibre des proportions, à l'importante suite d'ostensoirs, ciboires, calices, patènes, encensoirs, quel enchantement de la vue et de l'esprit  La conception personnelle, originale d'autant plus hardie qu'en ce domaine la froide imitation régnait depuis longtemps a un charme prenant. Si les connaisseurs savent que l'artiste a le culte du tracé harmonique, les gens de goût sont séduits par la double union du beau et de l'utile, des métaux précieux et des alliages nouveaux.
Un même idéal au service d'une intelligente compréhension des besoins imprègne de noblesse aussi bien la décorative crosse d'évêque que la sobre sonnette de l'enfant de choeur. De tout temps, sur l'orfèvrerie civile ou religieuse, le poinçon a précisé une origine, il fait ici davantage, Il symbolise une renaissance et marque le début d'un style.
Ce style se retrouve chez Jean Puiforcat, statuaire, et l'on devine dans la sereine grandeur d'un Saint-Eloi la pure expression d'un sentiment artistique communiquant à la matière une mystique faite de toutes les espérances de la Foi. Ainsi, par son développement même, l'art religieux de Jean Puiforcat assure sa pérennité. Paul Hermant.




1939 dans le journal Le Temps  Jean Zay, ministre de l'éducation nationale se rend aux pays bas pour inaugurer une statue de Descartes
Descartes cherchant la solitude, décide de s'installer dans les Provinces-Unies ; il y fait d'abord un bref séjour à l'occasion duquel il va voir Beeckman, mais il revient probablement à Paris pendant l'hiver 1628, puis s'installe définitivement en Hollande au printemps 1629. Sa vie est entièrement consacrée à l'étude. Il s'inscrit à l'Université de Franeker. Il continue pourtant de se déplacer (de 1629 à 1633 : Amsterdam, Leyde, Utrecht, Deventer, Egmond aan den Hoef). Souhaitant ne pas être dérangé, il n'indique jamais sur ses lettres le vrai lieu où il se trouve, mais donne le nom de quelques villes.



Statue de Descartes en Amsterdam, réalisée par Puiforcat

À Amsterdam, Descartes vit au centre de la ville, dans la Kalverstraat, le quartier des bouchers, ce qui lui permet de faire de nombreuses dissections. Il rencontre des savants : Hendricus Reneri, Hortensius, Vopiscus Fortunatus Plempius, Schooten, etc. Ses rencontres, comme sa volonté de vivre solitaire, sont ainsi toujours subordonnées à sa passion de la recherche. Il commence en 1629 un Traité de métaphysique (aujourd'hui perdu), mais il ne semble pas que ses pensées se soient encore dirigées vers les thèses des Méditations métaphysiques. S'il formule néanmoins le 15 avril 1630 sa théorie de la création des vérités éternelles, c'est qu'il s'interroge sur la place de la science ; sa métaphysique se développe ainsi d'après ses réflexions de physique, et il ne tire pas encore au clair tous les fondements qui seront exprimés dans ses ouvrages ultérieurs.
Enfin, Descartes veut expliquer tous les phénomènes de la nature : il étudie les êtres vivants et fait de nombreuses dissections à Amsterdam pendant l'hiver 1631 - 1632. De là viendront le Monde et le Traité de l'homme. Les observations anatomiques de Descartes nous sont connues par les copies de Leibniz et des fragments (Excerpta anatomica, Primae cogitaniones circa generationem animalium, Partes similares et excrementa et morbi, ce dernier daté de 1631). Mais les dates de certains textes sont incertaines (pour certains jusqu'à 1648 peut-être).

Hanté par le souvenir de la Première Guerre mondiale, Jean Puiforcat ne supportait pas l’approche d’un second conflit qui s’annonçait ni le fascisme qui commençait à gangrener l’Europe.
Ainsi prend-il la décision de vendre la maison d'Urrugne, et de partir avec sa femme pour Madrid où il fait une demande d'admission à la Casa Velasquez,
Après un passage à Madrid puis à Lisbonne (ses enfants ayant été placés à l’abri en Suisse), il choisit de s’installer au Mexique avec sa femme Marta Estevez en 1940, mais en septembre 1940  il divorce d avec Marta Rose Estevez

1941  il s’installe au Mexique ou il démarre un atelier en 1942 et exporte ses oeuvres principalement vers les Etats Unis. En 1941, Jean Puiforcat  écrivit à sa fille Claude, à Paris,  «Le pays est vraiment merveilleux; ce paysage naturel captivant accentué par une civilisation qui remonte dans le brouillard du temps. »



1941 


1941 dans le journal "Le Petit Marocain" des coupes crées par Jean Puiforcat



1941 Dessins à l encre de chine revendu par Sotheby's



1942


1942



"Pichet d'orangeade" "mexicain" c'est à dire fabriqué au Mexique pendant la période comprise  entre 1942 et 1945 quand Jean Puiforcat résidait là bas est en argent,  marqué sur la base,  avec les marques JP Omega, Sterling, JEAN PUIFORCAT et Made in Mexico : hauteur 9 3/4 po . 24,6 cm  Pds 1176 g revendu par Sotheby's


Jean E. Puiforcat (1887-1945)
Coupe-papier avec gaine 1942-1945, acajou, argent sterling, lame estampée du poinçon du fabricant et 'STERLING MADE IN MEXICO JEAN PUIFORCAT' d'une longueur de 20.32 cm; largeur 1 3/8 pouces (3,47 cm)
le lot offert a été créé à l'époque où Puiforcat travaillait au Mexique revendu par Bonhams





Ce dessin fait partie d un lot de Quinze dessins sur calque à l'encre de Chine représentant diverses pièces, par Jean Puiforcat, période mexicaine, 1941-1945



1945 revendu par Sotheby's




1945


1945 Mexique



01-04-1945 dans le journal France Amérique


Et la maison sotheby's a revendu  la cafetière de l article de presse précédent 
Un pot d'argent mexicain, Jean E. Puiforcat, vers 1945Sur la base, marqués JP Omega, Sterling, JEAN PUIFORCAT et Made in Mexico hauteur 5 1/4 po . 13,3 cm 715 g




Ci-dessus et ci-dessous Déces subit de Jean Puiforcat le 23-10-1945



Acte de décès de Jean




1947 bel hommage des "Lettres Françaises Front National "




1962 L armée de l'air a du commander ce trophée a la nouvelle Maison


1967 la revue d'Air France présente toujours du Puiforcat



Coffret  en vermeil avec emblème de diamants de l'Arabie saoudite, Puiforcat, Paris, fin du 20e siècle.de style Empire français, le couvercle à charnière appliqué au diamant et aux épées et au palmier d’Arabie saoudite est serti de losanges, avec des bordures de palmettes et de têtes de fleur plates et matelassées,sur le corps et sur le bord du couvercle avec la marque de fabrique et la marque French Export , signé en italique sur la jante de base Puiforcat pour Bry et Cie. 29,3 cm  3794 g

La décoration plate-ciselée suit un modèle utilisé par Martin-Guillaume Biennais lors d'un déjeuner composé de quatre pièces au Musée du Louvre, 1958 cat. non. 290, pl. LXIV.
René Bry a ouvert ses ateliers en 1937, rue Sainte-Anne, puis plus tard avenue de l'Opéra. En 1944, il ouvre un magasin au 15 rue de la Paix, vendant des bijoux haut de gamme, y compris leur ligne de gerbe de blé . Les affaires continuent aujourd'hui.

Ce texte est de la maison Sotheby's et j aimerais apporter une précision qui me permet au travers de Puiforcat de revenir sur mes joailliers préférés les Van Cleef et Arpels

La maison BRY avait un petit atelier  rue sainte Anne à Paris en 1939, Monsieur Bry se proposa et fut retenu par les allemands pour devenir l' administrateur de l Aryanisation de biens juifs.
C'est ainsi qu il devint l administrateur de Van Cleef et Arpels, après guerre il se présentait comme le sauveur de Van Cleef et Arpels.,
Mais il ne fut qu'un collabo qui s'enrichit pendant la guerre et qui en 1945, d'un atelier de la rue sainte Anne, se retrouva avec un magasin et un atelier Rue de la Paix a Paris.


Dans cet article vous pourrez vérifier son attitude  lorsqu 'il rendait compte aux allemands de sa visite a Vichy en 1942 pour signaler le décès de "la juive Renée Puissant "

Il y aurait encore beaucoup à dire sur Jean Puiforcat, ce grand, très grand artiste orfèvre et joaillier , mais je crains d' avoir déjà été un peu long.

Une remarque, un commentaire , une suggestion? mon mail 
richard.jeanjacques@gmail.com

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Rue de la Paix en 1923

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