Je publie plus de 50 pages semblables en fin d'article
Grâce à Stefan Stern, mon ami allemand qui possède une imposante collection de dessins de bijoux, il est possible de comptabiliser les acheteurs professionnels qui firent fabriquer par Les Cauvainpour leur compte, à leurs noms, sans indiquer qui l'avait fait. https://www.grafische-sammlung-stern.com/
Ce cahier est celui de la maison Cauvain et Cie.
Certaine "influenceuse"écrivit "Cauvin" erreur qui fut reprise par d'autres, mais c'était une erreur de frappe dans "LA BIJOUTERIE FRANÇAISE AU XIXᵉ SIÈCLE " du grand Henri VEVER qui, à la page 646, avait publié :
(et Cauvin, Chambin, Rambour, Gif, Edmond Lecas, Lefort, Léon Vaguer, etc., et tant d'autres joailliers ou PLAQUE DE COU GLYCINES par G. Familières. bijoutiers pleins de fantaisie, parfois hardis dans leurs compositions, poursuivant toujours la recherche d'œuvres nouvelles excellemment exécutées)
Mais dans son index alphabétique p. 783, écrit (Cauvain, dessinateur-joaillier.)
Mais alors, d'où viennent les Cauvain ?

Grâce à l'acte de mariage de Jules Victor Cauvain, bijoutier âgé de trente ans né à Lille, j'ai pu remonter la généalogie familiale.
Dans l'annuaire général du commerce de 1841, on découvre des orfèvres bijoutiers "Cauvain Frères".
Je crois qu'il s'agissait de François Victor Cauvain, né en 1811, qui fut nommé juré aux assises en 1851.
Puis son fils Jules Victor Cauvain né le 15-04-1840 à Lille, qui se marie le 07/10/1873 (voir plus haut)
Un de ses descendants, "Mr Pierre Herran" a bien voulu compléter ma recherche.
Bonjour M. Richard,
Effectivement, mon aïeule Conord a eu un frère Etienne André, horloger, dont la fille Marie-Françoise Adrienne ° 22/05/1852 Grenoble a épousé le 10/07/1873 à Paris 1 Jules Victor Cauvain, bijoutier. Ils ont eu 3 enfants: Marcel François (° 1875 + 1881), André Louis ° 29/05/1876 Paris 1 x le 23/01/1909 à Boulogne-Billancourt avec Marie Thérèse CAYRON. Descendance inconnue et enfin Marcel François ° 09/01/1883 Paris 1 x le 26/09/1936 à Colombes avec Marguerite Juliette Leclerc/ Descendance inconnue. Il s'est remarié le 23/09/1946 à Pont l'Abbé avec Edith Paule Marie Perou et a eu 3 enfants: Brigitte ° 1948, Didier ° 1950 et Marc ° 1956.
Par ailleurs, Louis François CAUVAIN, bijoutier, frère de Jules Victor° 09/01/1837 Lille a épousé le 09/01/1868 Paris 1 Flore Albertine ROVERE, Sertisseuse ° 12/03/1844 Paris ancien 6ème. Ils ont eu 4 filles: Berthe Elise ° 08/02/1863 Paris 1 x le 25/05/1893 Paris 1 avec Charles RICHÉ ° 28/10/1862 Paris 2/ Céline Louise ° 22/11/1872 Paris 1 x le 09/02/1897 Paris 1 avec Louis Alexandre Florent MARCHAND, Négociant, °14/07/1867 Lille/ Léonie Célina ° 02/04/1878 Paris 1 x le 05/07/1902 Paris 1 avec Fernand Auguste MAITRET, Bijoutier, ° 23/07/1872 Lancy (Suisse)/ Lucie Berthe Augustine ° 18/02/1883 Paris 1 x 24/10/1908 Paris 16 avec Louis Emmanuel LAFOREST ° 31/03/1882 Paris.
1882
Ce devait être une première société au 211 rue Saint-Honoré. Elle est dissoute le 22/11/1882, elle est encore signalée dans l'Almanach du commerce et de l'industrie de 1883, mais il faut quelquefois un certain temps pour que les almanachs soient exacts.
À moins que ce ne soit l association avec Jules Cauvain, car le 27 septembre 1883, Jules Cauvain dépose à la garantie de Paris un poinçon de maître, une coupe en verre avec les initiales J.C.
Qu'on retrouve sur cette bague ancienne en très bon état son poinçon: Bague en or 18 carats ornée d'une topaze rose ovale sertie clos, entourée de diamants taille rose et de fleurs serties de diamants taille rose. Poinçon de garantie et poinçon de maître français de Jules Cauvain, France, vers 1880-1900. Poids : 3,56 g. Taille : 16,25+ mm / 6 US. Largeur : 1,2 à 16 mm.
À partir de l’adresse <https://www.1stdibs.com/jewelry/rings/cocktail-rings/18k-gold-french-ring-pink-topaz-diamond/id-j_26270642/>
Jules Cauvain qui fut installé comme bijoutier Joaillier au 4 rue Jean Jacques Rousseau à Paris
1892 Dans l'Annuaire du commerce et de l industrie.
La publicité indique que Louis Cauvain est spécialisé en flacons riches au 211 rue Saint-Honoré.
Nous en avons un aperçu , la vente d'un flacon ayant été indiquée par la Maison d'enchères Collin du Bocage, 17 rue de Provence à Paris, qui le décrit ainsi:
Flacon à sel en cristal gravé, bouchon en or jaune à décor d'enroulements et orné d'un grenat dans un entourage de diamants taillés en roses. Maison Louis CAUVAIN. Paris 1866/1906. Poids brut: 43,40 g Merci a eux d'avoir cherché à trouver le poinçon de Maître.
C'est dans le journal "le Matin" du 31-05-1895
Mais apparemment le 01-06-1895 Louis dément dans le "Figaro."
Georges Lenfant, fit son apprentissage chez Cauvain, son fils Jacques a écrit:
Lorsque, au début du siècle dernier, Georges Lenfant décide de se mettre à son compte et de créer sa propre affaire, rue de Louvois, dans le 2“° arrondissement de Paris, avant de s'installer 47 rue des Petits-Champs, il peut faire état d'une solide expérience. Son père était boîtier et lui-même avait d'abord servi comme apprenti chez le joaillier Cauvain, puis comme vendeur chez Boucheron. Distinction très recherchée, le Prix’ Boucheron lui avait été décerné, ce qui lui avait permis d'effectuer des séjours formateurs en Angleterre et en Espagne. Dans les années 1900, il est déjà le chaîniste attitré de Cartier et le fournisseur de plusieurs autres grands joaiIIiers.“Cette époque ne manquait pas de fascination, se souvient Jacques Lenfant. ". Dans la maison de mon père se succédaient les commandes d'une pléiade de maharadjas couronnés, de grands dues russes et de millionnaires américains. La rue de la Paix était encombrée de leurs calèches et des premières automobiles avec chauffeur en livrée. Mon père n'a jamais oublié qu‘il vit un jour un grand-duc russe donner au portier de chez Cartier un pourboire avec lequel il aurait pu s'acheter une maison de campagne"
En 1901 Jules Cauvain se retire et c'est Georges Dumont qui lui succède
1906
Dans l'almanach du commerce, André Cauvain est associé avec Lemeunier rue de Grammont à Paris.
Cette association aurait duré de 1900 à 1912.
Lemeunier & Cauvain
Initiales
C & L
16 rue de Gramont
Profession
Fabricant bijoutier à façon
Symbole (pour les orfèvres)
une feuille de gui
Date d'insculpation
25/07/1900
Numéro du registre de la garantie (pour les orfèvres)
C444
Numéro du registre de la préfecture (pour les orfèvres)
11911
Date de biffage (pour les orfèvres)
22 janvier 1912
211 rue Saint-Honoré, Paris , bel immeuble où était installé Louis Cauvain .
No 211 : de l'ancien hôtel de Noailles, construit en 1715 par Pierre Cailleteau dit Lassurance sur l'emplacement de l'ancien hôtel Pussort (1687), devenu hôtel d'Armenonville (1697), il ne subsiste qu'une façade de style Louis XV, classée, visible de la cour de l'actuel hôtel de tourisme Saint-James et d'Albany (voir 202, rue de Rivoli). L'hôtel particulier mis en vente après la mort de Pierre-Vincent Bertin († 1711), seigneur d'Armenonville, fut acheté en 1712 par la veuve du maréchal Anne-Jules de Noailles (1650-1708), deuxième duc de Noailles. Il fut ensuite entièrement remanié et les jardins furent redessinés par Charpentier. Marie Adrienne Françoise de Noailles (1759-1807) grandit à l'hôtel de Noailles et y épousa, le 11 avril 1774, le marquis de La Fayette (1757-1834). Le couple en fit sa résidence principale jusqu'en 1783. Marie-Antoinette d'Autriche vint y accueillir La Fayette à son retour d'Amérique, le 15 février 1779.
Ce sera également la demeure de Charles-François Lebrun, Troisième consul, en 1802, ainsi que celle de Charles Charles dit Chaulieu, compositeur et fondateur de la revue Au Pianiste illustré.
Il abritera plus tard, sous le nom d'hôtel Saint-James et d'Albany, Francis Scott Fitzgerald, sa femme Zelda et leurs enfants en mai 1921 et, en octobre de la même année, Sinclair Lewis qui travaille alors sur son personnage « George F. Babbitt ».
Cet hôtel est également cité par Graham Greene dans les Voyages avec ma tante, écrit en 1969
1908 Louis Cauvain et Jules Cauvin sont nommés "Officier d'Académie."
Dès 1906 Fernand Maitret, gendre de Louis François Cauvain , lui succède au 11 rue Monsigny Paris 2 °
1914 dans le New York Hérald (Est ce notre Louis Cauvain?)
1929-01-01. En janvier 1923, avec le même poinçon, symbole: une feuille de platane avec 3 graines et les initiales C.& Cie, Cauvin & Cie avait succédé à Cauvain Freres. C'est eux, dont je vais publier un des cahiers de dessins du stock avec les maisons livrées.
Le N° 9 a été fabriqué pour Tiffany le 24-05-1924
https://www.richardjeanjacques.com/2019/11/tiffany-charles-lewis-et-louis-comfort.html
Le N° 15 a été fabriqué pour Boucheron le 2/06/1924
Le N° 15, fabriqué deux fois pour Marzo , dont le 27-05-1925
Le N° 5 fabriqué pour Van Cleef 1917
Le 6 pour Boivin en 1925 et 1926 noté avec Saphirs
Le 7 est fabriqué pour Mappin et Web le 8/04/1932
Sur cette page tout est fabriqué pour Bourdier Paris: lire
N°1 15/04/1924, N° 7 et N°12 le 17/04 et 17/06/1924
Fauchelle 17/04/1926 N°1
Herz (le Mentor de Suzanne Belperron) 20-10-1916 N°2
Sellier 1/05/1924 N°3
Herz 20/05/1916 N°4/5/6
Glattaner ?? 26-09-1927 N°7
13-14-16 fabriqué pour Herz 16/12/1925
Boucheron 1925
https://www.richardjeanjacques.com/2022/04/maison-boucheron-premier-episode.htmlN° 6 et 7 fabriqué pour Herz en 1925
N° 8 Pour Sellier le 20/09/1929
Le N° 11 a été fabriqué pour Lacloche en 1925
https://www.richardjeanjacques.com/2016/03/lacloche-de-l-histoire-et-de-la-famille.htmlCes lignes de boutons de machettes furent achetées par les maisons Ostertag, Van Cleef & Arpels, Boucheron, Rozanes qui les fit fabriquer en 1926-1927 et 1939 et 1940, Chaumet, Bourdier Tiffany, Marchak, Ghiso.
N° 13 fabriqué pour Boucheron le 26-06-1925 , en bleu ce seront des saphirs
55 fabriqué pour Melle Robert en 1919 ( Peut etre une cliente particuliere)
N° 56 Mr Brunel 02/08/1926
N° 58 Chaumet 1926
N° 59 Foucart en 1927
N° 62 Maison Vigneron 03/06/1927
N° 66 Azam en 1927
N° 68 Herz 30/08/1927
Bagues Lien
N° 9 Chaumet 11/02/1926
Apres une bague pour son stock, N° 13 Herz le 07/03/1927
N° 13 pour Chaumet en 1926
N° 14 & 15 Pour Rozanes 1926
N° 16 Chaumet en 1926
N° 30 et 31 Chaumet 29-09-1926
N° 32/33/34/35/36, Vever le 15-10-1926
N° 37 Vever le 07/08/1928
N° 38 Boivin le 11/1926
N° 56 P-Paget le 31/05/1928----N° 65 Forchy 25/06/1930
N° 57 Boucheron le 07/06/1928----N° 66 Pitre 04/08/1930
N° 58 Chaumet le 20/12/1926----N° 67 Collet 29/08/1930
N° 59 Alphandéry le 14/05/1929----N° 68 Maurice Hust Sirlot
N°60 Mr St Antonin 11/11/1929----N°69 Herbet 1931
N°62 Pitre (Lapidaire)10/12/1929---- N° 70 Boucheron le 05/08/1931
N° 63 Ellier 21-02-1930
N° 11-12-13 Lambert 30-12-1915
N° 14 Guthmann 13/01/1917
N°15 Mauboussin le 30/04/1916
N° 16 Boucheron le 05/08/1916
N° 32 à 39 Ostertag le 05/10/1929
N° 40 Boucheron le 10/1930
N° 41 Ostertag le 25/06/1934
N°44 Chaumet le 21/05/1935
/N° 17 Melle Thibault
N°18 Glattaner 01/06/1926
Voici donc un aperçu de ses cahiers de dessins, je ne puis les citer tous. Ces Cahiers permettent de mieux comprendre le travail d'une maison de joaillerie qui dans l'ombre, a travaillé pour les grands noms
Ces cahiers peuvent aussi de nos jours permettre de mieux dater certains bijoux
La maison Cauvain est encore citée dans l'Azur de 1952 et 1961
Un complément, une remarque, m'ecrire à : richard.jeanjacques@gmail.com


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