lundi 8 juin 2026

Jean Thierry BONDT


Mon bijou préféré de Jean Thierry Bondt, pour l'idée, la qualité de réalisation. les grandes maisons pour qui il a travaillé ne le citent jamais.
Pas une ligne dans les deux livres de Gilles Neret, consacrés à Boucheron et pourtant !

Nous ne savons donc presque rien sur sa vie, certains sites écrivent même ignorer sa date et son lieu de naissance et de décès. Cela valait la peine de chercher.


Donc par le contrat de mariage de son père, nous apprenons que son grand-père Hendrick Bondt était ingénieur, domicilié à Amsterdam, et que sa grand-mère se nommait Anna Magdalena Myrdes


Le père de Jean Thierry Bondt, né à Amsterdam, 42 ans, était courtier, et sa mère Marie Teillet avait 27 ans. Ils habitaient au 5 allée des Chênes à Clichy-sous-Bois, dans une modeste maison. Ils se marièrent le 5 décembre 1921 à Clichy sous bois.


C'est dans cette ville que naît Jean Henri Thierry Bondt le 16 décembre 1921. Il gardera le prénom de Jean Thierry, est-ce parce que Jean Bondt (Jambon) sonnait moins bien ?
Je n'ai rien trouvé sur sa jeunesse, pourquoi a-t-il choisi ce métier, quelle formation a-t-il reçue ?

Jean Henri Thierry se marie avec Josette Moine le 23-11-1943. Divorce le 28/10/1963

Alors,  qui est Jean THierry Bondt?

Jean-Thierry Bondt dirigeait un atelier parisien situé au 19 rue de Choiseul à Paris. Sa société, “SOC Jean Thierry Bondt Joail”, fut officiellement immatriculée en 1955 et active jusqu’en 2006. 
Plusieurs sources concordent pour dire qu’il travailla pour des maisons prestigieuses comme Van Cleef & Arpels, Cartier, Boucheron, Lacloche, Mauboussin et même Pierre Sterlé. J'ai cherché a le prouver.

Son atelier semble avoir été particulièrement actif à partir de la fin des années 1940(1946-1947) jusque dans les années 1970. Il produisait surtout : des broches naturalistes,oiseaux, fleurs, papillons), bijoux émaillés très colorés, et des  pièces fantaisie de haute joaillerie,
Parfois des créations modernistes avec bois ou matières inhabituelles dans les années 1970. 

Beaucoup de créations réalisées pour les grandes maisons portaient à la fois : la signature de la maison cliente, et le poinçon de fabricant Bondt.
Cela explique pourquoi son nom reste peu connu du grand public alors que ses œuvres sont très présentes dans la joaillerie française d’après-guerre. 
Il existe également des dessins préparatoires d’atelier de Bondt, récemment mis en avant par la maison de ventes Gros & Delettrez lors des Journées du Patrimoine. Ces dessins montrent bien son rôle de créateur-fabricant pour les grandes maisons parisiennes. 
Une maquette conservée pour une pendule réalisée par Boucheron pour le Shah d’Iran en 1971 est attribuée à “Atelier Jean-Thierry Bondt pour Boucheron”. 
Ce qui est frappant, c’est que Bondt appartient à cette génération d’ateliers parisiens extrêmement qualifiés qui ont alimenté les grandes maisons en créations et en savoir-faire, sans toujours apparaître publiquement. Il serait  comparable aux grands ateliers de fabrication qui gravitaient autour de la place Vendôme après-guerre.




Naissance d’un grand atelier parisien de joaillerie
Le joaillier-fabricant Jean Bondt débute officiellement son activité à Paris en 1947.
Son premier poinçon de maître est insculpé le 25 février 1947 et enregistré sous le numéro :
• Garantie : 2183 • Préfecture : 21845  L’atelier est alors situé : 89 rue Ordener à Paris
Le poinçon est constitué : • des initiales JB • accompagnées d’un T gigantesque comme symbole distinctif. Cette première insculpation marque le début d’un atelier qui allait devenir quelques années plus tard l’un des fabricants les plus réputés de la joaillerie parisienne d’après-guerre.
Par la suite, le poinçon sera biffé puis réinsculpé sous la raison : “Sté Jean-Thierry Bondt”


La collaboration avec Pierre Sterlé
Les sources convergent vers une collaboration commencée vers 1946 avec Pierre Sterlé. Mais Bondt n'a pas encore de poinçon?  Peut-etre est ce 1947
Sterlé, célèbre pour ses bijoux aux mouvements souples et naturalistes, semble avoir trouvé chez Bondt un atelier capable de réaliser des montages extrêmement techniques.
Certaines notices évoquent :
 un atelier situé d’abord rue Saint-Augustin,
Il aurait travaillé pour Sterlé avant de devenir un partenaire majeur de Boucheron. 
Cette proximité avec Sterlé est très importante historiquement, car elle place Bondt au cœur du grand renouveau créatif de la joaillerie parisienne d’après-guerre.



1947


Brevet déposé par Jean Thierry Bondt pour cette montre 

Modèle FR : 41667-001 - Bracelet-montre
• Description Dessin et modèle français
Numéro de modèle 41667-001
Numéro d'enregistrement 41667
Date de dépôt : 07/07/1950
Date de publication : 11/02/1952
Bulletin de publication 1952-01 (page 26)
Numéro de volume 489, p. 154, p. 155
Date de fin de validité : 07/07/1975
Objet: Bracelet-montre, classification de Locarno 11
Classification française 17b
Nombre total de modèles dans le dépôt 1
Déposant S.A.R.L. JEAN, THIERY BONDT, 19, rue de Choiseul, Paris 
Description de la reproduction  Numéro de publication 42304.


GAUCHERAND et NOVA, vers 1947-1950 
Montre de dame à secret en or jaune et or gris 750 millièmes composée d’un bracelet souple à deux rangs à maille tissée bombée réunis par une attache stylisée à fermoir bâtonnet diamantié, dissimulant un cadran doré à index bâtons, mouvement mécanique, fond clippé. Boîtier signé « Gaucherand Paris » et mouvement signé « Nova ». Poinçon de fabricant de Jean BONDT. Tour de poignet : 18 cm. P. brut : 75 g. Revendue par la maison Gros & Delettrez




Variation du modèle de JT Bondt


Poinçon insculpé en tant que société le 20 décembre 1948, poinçon et initiales identiques.



Le 30 mai 1949 Bondt dépose au service de la propriété industrielle un brevet d'invention, qui sera délivré le 18 avril 1951, pour un DISPOSITIF de fermeture utilisable notamment pour manchettes, cols et articles analogues.


Une des applications de ce brevet:
Une paire de boutons de manchette en or jaune 18 carats, de Boucheron, formée de cordages souples et tressés Poids brut : 10,73 g Signature Boucheron, numérotée 31-339 Poinçon de joaillier Jean Bondt


BOUCHERON – ANNÉES 1950-1960
IMPORTANT ET RARE COLLIER FLEURS ET DIAMANTS
Il est entièrement articulé et représente une guirlande de fleurs, feuilles et corolles en or jaune 18K texturé. Le tour de cou à deux brins au centre est en or jaune 18 K guilloché à l'imitation du bois et rehaussé de diamants taille brillant. Signé Boucheron Paris et numéroté.
Poids brut : 84,44 g. Longueur : 41 cm. Écrin d'origine en Suède gris Boucheron.
Revendu par la maison Tajan, qui a eu raison de  relever le poinçon de maître de Bondt.

LA MAÎTRISE D'UN ATELIER AU SERVICE D'UNE GRANDE MAISON
Le poinçon de l'atelier Jean Bondt figure extrêmement lisible sur la broche au modèle que nous présentons ci-dessous également dans cette même vente. Il n'y a pas de doute possible sur le fait que ce magnifique collier branche fleurie sorte des mains habiles de cet atelier, demeuré discret, mais extrêmement reconnu par bien des joailliers de la place Vendôme.
L'après-guerre se prêta à de nombreux exercices de style, d'une joaillerie "moderne" à des bijoux inspirés de la nature. En examinant le collier, les détails nous apparaissent tour à tour, depuis le travail de l'or à l'imitation du bois, à un modelé et un travail de surface pour les fleurs.


BOUCHERON - ANNÉES 1950-1960 – GRAND ET RARE CLIP FLORAL
Il représente une branche d'arbre fruitier présentant deux grandes fleurs à six pétales, les pistils rehaussés de diamants taille brillant. Monture en or jaune 18 K ciselée à l'imitation du bois. Signé Boucheron Paris et poinçon de maître de l'atelier Jean Bondt.
Poids brut : 34,81 gr.Dimensions : 11,1 x 5,2 cm. Revendue par la maison Tajan.



Dessin et modèle français Numéro de modèle 42274 - 001. Numéro d'enregistrement 42274
Date de dépôt : 18/11/1950 Date de publication : 30/05/1952
Objet: Fermoir pour colliers, bracelets et bracelets-montres. Déposant • S.A.R.L. JEAN THIERY BONDT, 19, rue de Choiseul, Paris



1955 : augmentation du capital


Broche Oiseau, Boucheron, vers 1957 : Représentant un oiseau chanteur sur une branche fleurie, le corps de l’oiseau orné d’émail guilloché et serti de diamants taille 8/8, l’œil en saphir et la branche fleurie sertie de diamants taille brillant et baguette, or 18 carats. Signée, numérotée, poinçonnée « Made in France ». Poinçonnée du poinçon « Tête de Mercure » ​​et du poinçon de maître de Jean Thierry Bondt. Revente : Galerie Ydan Déma.  https://yidandema.com/



Atelier Jean-Thierry BONDT 1958
Bague pompadour en or gris 750‰, platine 950 ‰ et saphir ovale facetté en serti multiples griffes dans un entourage de diamants taille 8/8.
Travail français, poinçon losangique de l'atelier.
Poids du saphir : 1,80 carat environ.
Tour de doigt : 53. Dimensions chaton : 1,6 x 1,2 P. Brut : 5,9 g.
Revendu sur "Invaluable"

 
1960 env. : HERMES Paris – d'après Jean COCTEAU, Années 1960 Broche clip de revers « Mistigri » en or jaune texturé 750 ‰ dessinant une tête de chat stylisée, les yeux rehaussés de saphirs taille navette montés en serti griffes. Épingles en or jaune 750 ‰. Signée « HERMES PARIS » et numérotée à la pointe « 58756 ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean-Thierry BONDT. Dimensions : 3,9 x 4,6  P. Brut : 18,6 g. Avec écrin en suédine noire de la Maison…


Même broche avec navettes bleues au lieu d'émeraudes rondes


1960 Hermès-Castafiore  
HERMÈS paire de boucles d'oreilles "Mistigri" en or 18 k, stylisées d'une tête de chat, les yeux ornés d'un diamant de taille marquise. Modèle d'après un dessin de Jean Cocteau. l  Travail français vers 1960. Signées "Hermès Paris", le poinçon "tête d'aigle" et le poinçon de maître Jean Thierry Bondt. l  Hauteur : 3,3 cm, poids brut : 19,62 g • Marque : Hermès • Dimensions (bijou) : 3,3 cm (Hauteur)
 Pierre : Diamant  Thème : Bestiaire. Poids : 19,62 g




La galerie "Macklowe Gallery." située on 57th and Park Avenue in New York City, m'autorise à publier cette photographie de ce bijou vendu par elle.
Broche licorne de mer en émail et pierres précieuses des années 1960, 
Fabriquée par Jean Thierry Bondt, Paris, cette broche clip licorne en or 18 carats et émail est sertie de diamants et de pierres de couleur. La licorne de mer hautement tridimensionnelle avec une corne et un corps en émail champlevé bronze, blanc et bleu a une queue de diamant sertie d'un pavé, des yeux en saphir de taille circulaire et des accents de rubis, avec un lapis cabochon et un pendentif en perle sertis de manière flexible. Magnifiquement modélisée, cette broche à clip fantaisiste aux couleurs éclatantes est un bijou unique au charme indéniable.



HERMES, années 1960-1970 Importante broche clip de revers "Branchage" en or jaune texturé et lisse 750 ‰, chaque bourgeon orné de picots rayonnants et rehaussé d'une série de trois diamants taille brillant montés en serti griffes en platine 950 ‰. Épingles en or jaune 750 ‰. Signée "HERMES PARIS" et numérotée à la pointe "73543". Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean-Thierry BONDT. Dimensions : 8,3 x 3,9  P. Brut : 24,6 g....

Revendue par la maison Gros & Delletrez



En or jaune 18k, les écailles émaillées marron, la queue, la nageoire et la tête pavées de diamants taillés en brillant, l'œil serti d'un rubis Travail français, vers 1970 Haut.: 7 cm, poids brut : 50,30 g Une pince dragon en émail, diamant, rubis et or jaune 18 carats, travail français, vers 1970 RAPPORT DE CONDITION: Travail français, poinçon du joaillier JT Bondt. Revendue par la maison Artcurial



Maquette conservée pour une pendule réalisée par Boucheron pour le Shah d’Iran en 1971 est attribuée à “Atelier Jean-Thierry Bondt pour Boucheron”



 la commémoration des “2500 ans” de la monarchie perse.
En 1971, l’Iran a célébré les 2 500 ans de l’Empire achéménide (depuis Cyrus le Grand) lors de grandes festivités à Persépolis. L’inscription ۲۵۰۰ (“2500”) sur le socle renvoie très souvent à cet anniversaire.
Archives Boucheron.



Travail français, années 1950.   Broche « Bouquet » en or gris 750 millièmes et platine 950 millièmes, diamants tailles 16/16 et 8/8. Poinçon de l'atelier Jean Thierry BONDT. Épinglé en or gris 750 millièmes. Dimensions : 4,8 x 4,2  P. Brut : 18,5 g…  




MAUBOUSSIN Paris, Années 1970 Pendentif ovale ajouré « Visage » en or jaune texturé, l'entourage rayonnant. Signé « MAUBOUSSIN PARIS ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean Thierry BONDT partiellement lisible. Dimensions – avec bélière : 5,7 x 5,5  P. : 42,3 g...



Travail français des années 1960 Broche barrette en or jaune 750 millièmes et platine 950 millièmes centrée d’une perle de culture blanche soulignée de volutes diamantées, corps à double torsade et agrafes serties de diamants taille 8/8. Épingle en or jaune 750 millièmes. Poinçon de l’Atelier Jean Thierry BONDT. Longueur : 6,5  P. Brut : 9,2 g… Revendue par la maison Gros & Delettrez


Jean-Thierry BONDT, 1960 environ Bague marquise en or jaune 750 ‰ et citrine madère taille navette en serti multiples griffes, dans un double entourage de diamants taille brillant et citrines rondes facettées. Poinçon losangique de l'atelier. Tour de doigt : 52,5. Dimensions chaton : 2,9 x 1,2  P. Brut : 5,9 g. Revente Maison Gros & Delettrez

Modèle de J.T. Bondt très caractéristique de 1960-62


BOUCHERON, années 1960 Broche « Oiseau branché chantant » en or jaune ciselé 750 ‰, le plumage guilloché rehaussé d'émail translucide vert et bleu, son œil rehaussé d'un rubis rond facetté. Épingles en or jaune 750 ‰. Signée « BOUCHERON PARIS » et numérotée « 19449 ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions : 2,9 x 3,5  P. Brut : 10,1 g. Particulièrement actif pour la Maison Boucheron, l’Atelier Jean-Thierry BONDT s’est illustré dans la production de broches animalières (oiseaux, tortues, insectes, poissons) et végétales (fleurs, radis, feuilles). 


BOUCHERON Paris, années 1970 Important pendentif ovale en os et boules godronnées d'onyx, la monture et la bélière en or jaune 750‰ à décor perlé. La bélière basculante ouvrante. Signé « BOUCHERON PARIS » sur plaque ovale soudée et numéroté « 55526 ».  Poinçon losangique de l'atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions - avec bélière : 7,6 x 5,6  P. Brut : 33,2 g.


HERMÈS - ANNÉES 1970
RARE CLIP SCARABÉE
Le corps formé d'un cabochon de corail ceinturé de petites boules. Un cabochon goutte de suif d'onyx. Monture en or jaune 18 K. Travail français signé Hermès Paris. Poinçon de maître de l'atelier Jean Bondt. Poids brut : 12,60 g. Dimensions : 6 x 2,6 cm. 
L'ATELIER JEAN BONDT
Hormis Hermès, cet atelier est connu et reconnu pour ses fabrications destinées à Boucheron et Sterlé. Cet insecte, plus sensiblement humoristique que naturaliste, est une découverte dans la très large palette des bijoux animaliers si prisés dans les années 1960 et 1970. Revendu par la maison TAJAN.




Important pendentif époque années 1970 Van Cleef & Arpels en or jaune, en corail (Corallium japonicum), et en onyx, élégamment serti de cabochons en corail de taille piriforme et de taille ovale et de cabochons en onyx de taille poire et de taille ronde, composé d'un très élégant motif rond semi-articulé en or jaune texturé réhaussé d'un motif mouvementé martelé, orné de beaux diamants de taille brillant pesant au total 0,20 carat, réhaussé de délicates bordures torsadées en or jaune.
Poinçon de maître Jean Bondt.
Signature : Van Cleef and Arpels et numéroté.  Matière : corail, onyx, or jaune Poids : 88,48 g. Largeur du motif : 75 mm 



1970 – Pendentif Osaka, 1971, or, palissandre. de Bondt pour Van Cleef & Arpels





Livre Van Cleef & Arpels sous la direction d'Evelyne Possémée : quelques petites erreurs dans l'histoire de la maison.


Paire de boucles d'oreilles Osaka pour Van Cleef & Arpels



1972 : Sautoir Furstenberg,  or, diamants, corail et améthyste, pendentif transformable en clip.  Jean Thierry Bondt pour Van Cleef & Arpels



Autre version du Sautoir Furstenberg


*VAN CLEEF & ARPELS, années 1980 – Paire de boucles d’oreilles bombées en or jaune 750 millièmes à décor godronné en chevrons rehaussé de pavages de diamants taille brillant. Systèmes pour oreilles non percées. Signées « VCA » et numérotées « M36257 ». Travail français, Poinçon de l’Atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions : 2,2 x 1,5  P. Brut : 21,2 g.


24 novembre 1988 : Jacques-Yves Cousteau, promotion 1930 de l'École navale, est élu à l'Académie française

 l'élément de verre étiré à Murano par Barbini; Bernard Maris et Jean-Paul Delfour seront les opticiens de précision ; Alain Boucheron et Jean-Thierry Bondt, les créateurs joailliers ; Herbert Klein, le graveur ; Hermès, le célèbre créateur maroquinier de Paris, a réalisé, à la main, le porte-épée en boîte de couleur assortie à l'habit d'académicien taillé et brodé par la maison Lanvin ; Roger Charon, gainier de grand renom de la rue Elzévir, à Paris, créera l'écrin de présentation de l'épée en cuir avec des incrustations en peau de motifs décoratifs composés par Bayle, qui a veillé de près aux symboles. La garde représente une ancre romaine, l'applique de l'avers rappelle le symbole de la Calypso et celui de l'Alcyone. Sur la lame sont gravées quelques lettres et chiffres : « EN 1930 = 204 JYC ». « EN » signifie « École navale » ; « 1930 » est l'année d'admission ; « 204 JYC », le numéro de hamac sous lequel Jacques-Yves Cousteau se présentait et répondait aux appels.


Montre reflet Icare revente Maison Miller 
Créée en 1947, Reflet est l’icône horlogère de la Maison Boucheron. Ce garde-temps est un concentré d’élégance et d’innovation. Avec son motif godrons et l’éclat discret du cabochon, Reflet brille surtout par l’ingéniosité de son fermoir et son bracelet interchangeable. https://www.miller.fr/

Une montre signée de la Maison Boucheron, « Reflet Icare », en or jaune 750/000 sur bracelet en or jaune 750/000 avec boucle déployante. Boîtier partiellement serti de diamants taille brillant (environ 0,42 ct), cadran argenté, index dorés, diamants à 12 h, 3 h, 6 h et 9 h. Dimensions du boîtier : 17 x 28 mm. 




Atelier J.T. BONDT – Trois dessins préparatoires pour la montre « Reflet-Icare » de la Maison BOUCHERON – à bracelets interchangeables – représentant : – Un boîtier de montre en vue de biais expliquant le système d'interchangeabilité. Graphite sur papier calque. Daté « 15.6.90 ». Dim. : 29,6 x 21 cm. (Bon état). – Six boîtiers de montre à ornements divers (or jaune, diamants, lapis-lazuli, acier). Gouache sur papier calque. Dim. : 31,9 x 23,9 cm. (Bon état). - Six bracelets de montres ajourés à l'endroit du boîtier permettant d'essayer les multiples combinaisons, en matériaux variés (or jaune, acier, … La maison Gros & Delettrez a réalisé une très belle vente de dessins et bijoux de Bondt en mai 2026 : https://www.gros-delettrez.com/



Une broche vintage signée Boucheron Paris figurant deux fleurs en or jaune 750/000 texturé et orné d'émail bleu et blanc. L'une des fleurs est sertie en son centre de saphirs, la deuxième par de diamants taille brillant. Poinçon d'atelier J. Bondt Longueur : 53 mm Largeur : 25 mm Poids : 22,1 grammes Or jaune, émail, diamant, saphir.  Revendue par la maison Castafiore : https://castafiore.fr/



Poinçons de Jean Thierry Bondt








Broche Fleur avec pétales de nacre, corail, émeraudes, diamants Années 1960, fabrication de JT Bondt
Revendue par : https://nasvete.com/  Jewellery Kaleidoscope.


Broche à motif floral. Or jaune 18 carats, pétales de nacre, diamants taille brillant, corail et lapis-lazuli.

Sur site Jewellry Kaléidoscope




Dessins revendus par Gros & Delettrez



Magnifique épingle en or jaune 18K de Jean Thierry Bondt en forme de ballon avec diamant et corail. Cette incroyable épingle à ballon en diamant, corail et émail est réalisée en or jaune 18 carats et en platine. L'épingle représente une poignée de ballons travaillés en or et en émail et est tenue par un corail naturel sculpté en forme de main. L'attention portée aux détails est remarquable, chaque élément de sa construction étant l'œuvre d'un maître artisan et d'un artiste. Revendue sur le site 1Stdibs




PAIRE DE COUPES FRANÇAISES EN AGATE SERTIE DE PIERRES PRÉCIEUSES ET MONTAGE OR, MARQUE J. BONDT, PARIS, XXᵉ SIÈCLE, OR 18 CARATS ; chacune sur un pied circulaire, avec une monture de pied en or perlé, la tige conique avec une monture en or sertie de diamants, la coupe avec un col en or perlé, chacune poinçonnée sur la monture du col, chacune avec son écrin Boucheron, hauteur 12,6 cm Revendues par la maison Christie's


BAGUE  Saphir rectangle à pans coupés, diamants taille brillant et diamants calibrés, platine (950)
Poinçon d’atelier Jean-Thierry Bondt  Pb. : 9,4 g  Accompagnée d’un certificat GGTL attestant :
Poids estimé du saphir : 7,6 carats Revendue par la maison d'enchères Aguttes


Beau travail du panier de cette bague.



BROCHE en or jaune 750 mm figurant une étoile stylisée sertie de petits diamants brillantés et de rubis ronds. Poinçon de l’atelier Jean-Thierry BONDT  Vers 1975. Poids brut : 24,7 g - Dim. : 6 x 6 cm… Maison Villanfray-Pommery

BOUCHERON
Clip de revers en or jaune et or gris 18 k (750 millièmes) figurant une plume soulignée de saphirs ronds et de petits diamants.
Signé, numéroté. Poinçon de maître de Jean Thierry Bondt.
Poids brut : 29,1 g. Haut.: 7,6 cm Revendu par Maison Millon


BOUCHERON, années 1960 Broche « Papillon » en or jaune 750 millièmes et platine 950 millièmes, les ailes guillochées et émaillées bleu ciel à points bleu plus soutenu, le corps de l’insecte serti de diamants taille brillant et 8/8. Épingle en or jaune 750 millièmes. Signée « BOUCHERON PARIS » et numérotée « 14.823 ». Travail français, poinçon losangique de l’atelier Jean Thierry BONDT. Dimensions : 3 x 3 P. Brut : 11,3 g


Revendue sur le site "1stdibs" – Broche française Jean-Thierry Bondt. Diamant, rubis, saphir, turquoise, or 18 carats, platine.





BOUCHERON Chevalier combattant (Calidris pugnax) Deux sculptures formant pendant, le corps en cristal de roche taillé ciselé, la huppe en onyx taillé ciselé, les yeux sertis de cabochons de rubis dans un fin entourage d'or jaune 750 ‰, le bec en corail, les pattes en or jaune 750 ‰, reposant sur deux rochers en jade, le tout sur un socle ovale en onyx cerclé d'or jaune 750 ‰. Signées et numérotées 87342 et 87343 sur une plaque apposée sur le socle. Poinçon de maître orfèvre répété Jean-Thierry BONDT (J/T/B) et poinçon tête d'aigle répété.  revendu par : https://www.villanfraypommery.com/








Quelques-uns des dessins de Jean Thierry Bondt, très belle vente : 
https://www.gros-delettrez.com/search/solrSearch?query=Bondt&page=


Briquet de table français en or jaune 18 carats, cristal de roche, lapis-lazuli et rubis, signé Boucheron, poinçon de maître J. Bondt, Paris, vers 1970,
nᵒ 65692, poinçonné à la base, 8,8 cm de long.





Broche ornée de pétales en émail guilloché jaune , d'un centre serti de diamants ronds taille brillant, d'une tige sertie de diamants taille baguette et de feuilles également serties de diamants ronds taille brillant. Le revers est marqué Boucheron Paris et numéroté 16345. La broche porte deux poinçons français (tête d'aigle) pour l'or 18 carats, la base le poinçon français (tête de chien) pour le platine, ainsi que le poinçon de maître, JTB, pour Jean-Thierry Bondt. Dimensions : 44,5 mm × 33,6 mm. Poids brut : 16,3 grammes.


Revendue par la maison Belmans de Londres : london@bellmans.co.uk


 CUTTOLI, de, Raphaël & LOEWENFELD, de, Heger, Métamorphoses de Braque, Éditions France Art Center, 1989. (Petites salissures). Ce livre a également appartenu à la bibliothèque de J. T. BONDT. Parallèlement à ses créations pour de grandes maisons de la Place Vendôme, Jean Thierry BONDT fut également commandité par Heger de Löwenfeld pour transposer des dessins de Braque en pièces de joaillerie… Revendu la maison Gros et Delettrez




CARTIER Paris, Années 1980-1990 Collier ras-de-cou en or jaune 750 ‰ centré d'un rubis ovale cabochon monté en serti clos dans un entourage de diamants taille brillant, sur une large maille gourmette limée partiellement diamantée. Fermoir à cliquet et crochet de sécurité. Signé « Cartier Paris » et numéroté « 113631 ». Travail français, poinçon losangique de l'atelier Jean-Thierry BONDT. Longueur : 35,5 ; dimensions motif central : 1,9 x 1,5  Largeur maille : 0,8 cm. P. Brut : 75,6 g.



Ce toucan (22,5 x 15,5 x 10 cm, poids brut 1933,1 g) de Boucheron, dû à Jean-Thierry Bondt (XXᵉ siècle), prenait la pose le mercredi 18 juin à Drouot, chez Villanfray Pommery. En cristal de roche, aux yeux d’émeraude cernés de diamants et bec de corail, il se tient en équilibre sur sa branche en or fixée.
 Toucan Sculpture figurant un toucan, le corps en cristal de roche taillé ciselé, les yeux sertis de cabochons d'émeraudes, le contour de l'œil pavé de diamants taille brillant sur un serti en or jaune 750 ‰, le bec en corail et or jaune 750 ‰ martelé, les pattes en or gris 750 ‰, reposant sur un branchage en or jaune 750 ‰, la base circulaire à piédouche en jade néphrite cerclé aux extrémités de bandes d'or jaune 750 ‰ serties de cabochons alternés d'émeraudes et de rubis. Signée et numérotée 86959 sur une plaque apposée sur le socle. Poinçon de maître orfèvre répété Jean-Thierry BONDT


Jean Henri Thierry BONDT est décédé à Paris dans  le 18ᵉ arrondissement le 6 septembre 2012 , il avait 91 ans.
..

D'après le site SOCIETE.COM Tous les établissements fermés
• SOC JEAN THIERRY BONDT JOAIL – 75002 Ancien établissement du 1ᵉʳ janvier 2000 au 18 décembre 2006 • SIRET 5524 595 00040 • Activité bijouterie, joaillerie, orfèvrerie – 362C
• Adresse : 19 RUE DE CHOISEUL, 75002 PARIS

• SOC JEAN THIERRY BONDT JOAIL – 75001 – Ancien établissement du 17 juillet 2000 au 25 décembre 2000 • SIRET 552 134 595 00032 • Activité bijouterie, joaillerie, orfèvrerie – 362C
• Adresse : 320 RUE SAINT-HONORÉ SOFRADOM, 75001 PARIS

• SOC JEAN THIERRY BONDT JOAIL – 75002 Ancien établissement du 1ᵉʳ janvier 1900 au 17 juillet 2000 • SIRET 552 134 595 00024 • Activité bijouterie, joaillerie, orfèvrerie – 362C
Adresse 41 RUE SAINT-AUGUSTIN, 75002 PARIS






jeudi 21 mai 2026

Ernesto Pierret: l’art de faire revivre les bijoux de l’Antiquité

Pierret est né à Paris, en France, mais il s'est installé et est devenu célèbre à Rome. Alors que Fortunato Pio Castellani (6 mai 1794 - 1ᵉʳ janvier 1865), dont il s'est inspiré, est le fondateur de l'atelier Castellani, spécialisé dans la restauration d'orfèvrerie étrusque, il ouvrit des succursales à Paris et à Londres à partir de 1853 lorsque Fortunato Pio Castellani confia sa direction à son fils aîné Alessandro.


Au XIXᵉ siècle, les découvertes archéologiques fascinent l’Europe entière. Les fouilles de Pompéi, d’Herculanum et les études consacrées aux civilisations antiques réveillent une passion nouvelle pour les arts du passé. Dans ce contexte naît un courant aujourd’hui appelé « renouveau archéologique », qui cherche à ressusciter les formes et les techniques de l’Antiquité. Parmi les joailliers qui participèrent à cet élan, un nom mérite une attention particulière : Ernesto Pierret.
Né à Paris en 1824, Ernesto Pierret s’installe très jeune à Rome, ville alors devenue un centre artistique majeur pour les amateurs d’archéologie et les voyageurs du Grand Tour. Il y apprend le métier d’orfèvre et développe rapidement une grande maîtrise technique. Plusieurs spécialistes pensent qu’il fut proche de l’environnement de la célèbre famille Castellani, dont les créations étrusques révolutionnaient alors la joaillerie italienne.
En 1846, il ouvre son propre atelier à Rome. Très vite, ses créations attirent l’attention des amateurs d’art ancien et des visiteurs étrangers. Dès le milieu du siècle, les guides destinés aux voyageurs mentionnent son nom parmi les joailliers romains les plus remarquables.


Palazzo Pierret,

Pierret se spécialise dans les bijoux inspirés de l’Antiquité, notamment des modèles étrusques. Il remet à l’honneur des procédés techniques extrêmement complexes, parfois oubliés depuis des siècles : granulation d’or d’une finesse remarquable, délicats filigranes, micromosaïques romaines ou encore montures inspirées des découvertes archéologiques.
Mais Ernesto Pierret ne se contente pas de reproduire les bijoux anciens. Là réside probablement sa singularité. Plutôt que d’imiter servilement les modèles antiques, il cherche à recréer leur esprit. Ses œuvres mêlent souvent inspiration historique et interprétation personnelle. Il n’est pas rare qu’il incorpore dans ses créations des éléments anciens véritables : monnaies romaines, intailles gravées, scarabées égyptiens ou pierres antiques.
Cette approche séduisait une clientèle cultivée, passionnée d’histoire et désireuse de rapporter d’Italie un objet évoquant la grandeur du monde antique. Les voyageurs du Grand Tour trouvaient dans ces bijoux bien davantage qu’un simple ornement : un souvenir artistique chargé d’histoire.



Sa signature broche vendue par la maison LEMPERTZ

Après son mariage avec Virginia Crespi, Ernesto Pierret acquiert un palais près de la place d’Espagne à Rome. Ce bâtiment, connu aujourd’hui sous le nom de Palazzo Pierret, porte encore le témoignage de son ascension sociale et artistique.
Bien que son nom soit resté moins célèbre que celui des Castellani, Pierret occupe une place essentielle dans l’histoire de la joaillerie italienne du XIXᵉ siècle. Son œuvre illustre parfaitement cette rencontre entre archéologie, savoir-faire traditionnel et imagination créatrice. À travers ses bijoux, il ne cherchait pas seulement à copier le passé : il tentait de lui redonner vie.
Aujourd’hui encore, les collectionneurs apprécient particulièrement ses créations, témoignages précieux d’une époque où la joaillerie se voulait aussi un dialogue avec l’Histoire.



Broche ronde en forme de disque, ornée de filigranes et de granulation de style néo-étrusque, revendue par la maison d'enchères LEMPERTZ : https://www.lempertz.com/



Comportant une plaque en micromosaïque représentant le buste d'un pharaon égyptien, entourée d'un cadre en or orné de granulation et de filigrane, suspendue par une tête de bœuf ornée d'une guirlande, poids brut d'environ 24 dwts, avec la marque du fabricant ; vers 1860. Revendue par Sotheby's

Ernesto Pierret,Antonio Carli et Antonio Civilotti produisaient également de magnifiques bijoux dans un style néoclassique. Si, à première vue, les colliers de style néoclassique produits à Rome à cette époque semblent très divers, ils sont en réalité tous caractérisés par une structure similaire : des chaînes en or ou des anneaux tressés auxquels sont suspendues des franges rayonnantes de pendentifs de formes variées, souvent disposés sur plusieurs niveaux. Ces pendentifs, fidèles à leurs prototypes hellénistiques, étaient souvent conçus comme des gouttes en forme d’amphore ou des motifs allongés en forme de graine, et ornés de perles et de granulés. D’autres modèles présentaient des gouttes décorées de camées ou d’intailles représentant des scènes mythologiques. Les joailliers travaillant dans ce style ne se contentaient pas de copier ou de réinterpréter des modèles du passé, mais intégraient également à leurs colliers d’authentiques fragments antiques, tels que des gemmes romaines gravées et des pièces de monnaie grecques ou romaines. Grenades, vignes fruitières, feuilles et baies, inspirées du monde classique, étaient également utilisées comme pendentifs. Les plaques en micromosaïque représentant les ruines archéologiques de Rome, encadrées de fil d'or ou de perles, étaient également très prisées.



Pendentif en or serti d'un camée en sardonyx représentant un buste de femme de style Renaissance, orné d'ovales de fil de fer et de minuscules perles. Poinçonné sur le bord. Camée français. British Museum



Broche en or ornée d'une tête de bélier creuse entourée de fleurs fixées par des tiges individuelles traversant des perforations dans la base, bordée de cordages et de tubes d'or. De la gueule du bélier pend un anneau creux en forme de tonneau, auquel est fixé un pendentif serti d'une intaille en agate rubanée représentant une créature marine mythique. Tête de lion face à une tête de bélier. La monture, ornée d'un grainage, est flanquée de deux motifs à quatre pétales et se termine par trois grains de taille décroissante. Un poinçon d'orfèvre est apposé sur la tige de fixation et un compartiment vitré pour les cheveux se trouve à l'arrière. 


Cette pièce merveilleuse est au British Museum à Londres.


Fabriquée à Rome, vers 1870, par Ernesto Pierret (1824-1898).
Cette croix tridimensionnelle en or 18 carats est superbement conçue et fabriquée à la main dans le style Renaissance médiévale avec des éléments gothiques et Renaissance. La croix est embellie de saphirs, de rubis, de diamants taillés roses et de perles.
Via rubylane.com

Intaille sur agate représentant un Hoplite: L'hoplite (en grec ancien ὁπλίτης / hoplítēs) est un fantassin de la Grèce antique lourdement armé et organisé en phalange, par opposition au gymnète et au peltaste, équipés plus légèrement. Présent dans chaque cité-État à l'époque classique, il représente le soldat grec par excellence.
Or 18 k (750/1000°) Signé H. : 7,8 cm env. - Poids : 40,8 g


Au centre, un camée scarabée en lapis-lazuli, monté sur des ailes en or ornées de micomosaique bleue. Longueur 3¾ pouces  Signé Pierret  or 18 carats Vers 1860




 Le « Murray's Handbook to Central Italy and Rome » (1863) le décrit comme « l'un des plus grands artistes romains de bijoux étrusques ». 


Pendentif en or serti d'un camée en sardonyx représentant un buste de femme de style Renaissance, orné d'ovales de fil de fer et de minuscules perles. Poinçonné sur le bord.
Réalisé par : Ernesto Pierret Date de production : 1860 (vers ; cadre), 1826-1875 (camée)
or et sardonyx. Broderie de perles  Hauteur : 3,30 centimètres  British Museum.

Ce camée a été provisoirement qualifié de français en raison de l’utilisation d’un portrait de style Renaissance et d’une différence marquée dans sa réalisation par rapport au groupe romain documenté.
Ernesto Pierret travailla à Rome d’environ 1845 jusqu’après 1870. Le motif d’ovales en fil de fer et les perles constituent un motif de bordure caractéristique des camées. Ce même motif, serti de mosaïque, apparaît sur le pendentif à pièces de monnaie de Pierret, qui relève plus manifestement du « style archéologique ». 


Créé à Rome par l'atelier de renaissance archéologique d'Ernesto Pierret vers les années 1860, ce collier à franges en or 18 carats représente le style étrusque. Il se présente sous la forme d'une frange de feuilles effilées, densément superposées et légèrement chevauchantes, suspendues à une ligne de perles enfilées sur une chaîne en queue de renard. Ce collier en or raffiné et riche, d'une souplesse et d'une sophistication suprêmes, est à la fois facile à porter et important d'un point de vue historique. Il s'agit d'une pièce rare provenant d'un fabricant romain légendaire, qui s'adapte doucement au cou et à la clavicule.


Exemple de ce que certains appellent un poinçon de Pierret. C'est plutôt sa "marque". Il est en Italie et nous ne pouvons trouver notre système français de poinçons de maître.

Galerie Macklowe Notes du conservateur :
Bijoutier néo-révolutionnaire de renommée internationale, Ernesto Pierret (1824-1870) arrive à Rome de Paris en 1845 à l'âge de 21 ans. Il y ouvre son premier salon en 1857 sur la Piazza Firenze et s'installe bientôt au 36 Via dell' Umiltà, non loin des locaux de Castellani. Concurrent de premier plan des Castellani, son travail est souvent indiscernable, par son raffinement technique, son esthétique et sa valeur académique, de celui de la famille la plus célèbre. En 1865, Pierret déménage son entreprise et sa famille dans un ancien palais de la famille Vescovali, au numéro 20 de la Piazza Spagna, qui fait face à la fontaine "La Barcaccia" du Bernini. Situé à gauche de l'escalier espagnol, le palais porte encore le nom de Pierret dans les mosaïques au-dessus de l'entrée. Grâce à l'épouse de Pierret, dont le père était avocat du pape, la clientèle de Pierret a pu avoir une orientation plus conservatrice, ce qui lui a permis de segmenter une clientèle locale de luxe en dehors de celle de la famille Castellani, dont l'un des membres (Alessandro) était un nationaliste et révolutionnaire de premier plan qui était sous le coup d'un ordre de bannissement. Pierret, qui était polyglotte et peut-être - selon certains spécialistes - "moins exigeant" envers ses clients que les Castellani, proposait des bijoux dans les styles étrusque, hellénistique et byzantin. Le nom de Pierret est signé d'une plume appliquée, comme ici, ou d'un monogramme élaboré, rarement utilisé.


la fontaine de la Barcaccia de Bernini. Ernesto Pierret acquiert ce palais au XIXᵉ siècle après son mariage avec Virginia Crespi, issue d’une famille romaine influente. Son nom est resté attaché au bâtiment jusqu’à aujourd’hui. 
Ce qui est remarquable, c’est que le palais est bien plus ancien qu’Ernesto Pierret lui-même. Les premières mentions remontent à la fin du XVIᵉ siècle. Lorsque les célèbres escaliers de la place d’Espagne furent aménagés au XVIIIᵉ siècle, l’édifice fut transformé pour s’harmoniser avec le nouveau décor urbain. 

Au XIXᵉ siècle, le quartier de la place d’Espagne est un véritable foyer artistique. De nombreux artistes, écrivains et voyageurs français y résident. Ernesto Pierret, joaillier d’origine parisienne installé à Rome, s’inscrit parfaitement dans cette ambiance cosmopolite où l’archéologie, l’art et le goût du Grand Tour se rencontrent. 


Au XIXᵉ siècle, sous Pierret, l’immeuble est encore modifié : ajout d’un quatrième étage, terrasse panoramique et embellissements néoclassiques. Le palais prend alors l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui. 


L’ascension d’Ernesto Pierret fut telle qu’il acquit un palais au cœur même de Rome, sur la Piazza di Spagna. Aujourd’hui encore, le Palazzo Pierret perpétue discrètement le souvenir du joaillier, dont le nom demeure inscrit dans l’un des quartiers les plus emblématiques de la ville éternelle.
C’est un très beau détail biographique : un joaillier devenu suffisamment reconnu pour laisser son nom gravé dans le paysage romain.


C'est désormais un hôtel : la Residenza Pierret, 20 Piazza di Spagna, Place d'Espagne, 00187 Rome, 
Excellente situation géographique — avec une note de 9,9/10 ! (note basée sur 427 commentaires)
Évaluée par les clients après leur séjour à l'établissement Residenza Pierret 
 https://www.booking.com/hotel/it/residenza-pierret.fr.html

Pendentif cruciforme en or orné d'un médaillon central en micromosaïque de verre représentant la Colombe du Saint-Esprit auréolée d'or. Les quatre bras sont sertis de mosaïque blanche, chacun incrusté d'une lettre grecque en or formant le mot NIKA, Un compartiment circulaire pour les cheveux est prévu à l'arrière.   British Museum



ERNESTO PIERRET - ANNÉES 1850-1860
BROCHE BÉLIERS ET CAMÉE Revendue par la maison Tajan
Elle est de forme ovale ornée d'un grand camée sur coquillage représentant le portrait d'une dame de qualité au chignon fleuri. Magnifique monture en or jaune 750/1000ᵉ à décor de béliers affrontés, moulures et petits dômes. Signé PIERRET.  Poids brut : 30,57 gr. Dimensions : 6,3 x 5,8 cm.


Sceau de bureau de vente Wartsky Londres : https://wartski.com
Un sceau de bureau en argent, en forme de harpe, aux cordes en or rose, au manche orné de feuilles de chêne, de glands et de perles d'or ciselé, à la caisse de résonance ajourée et ciselée, surmontée d'un buste de Psyché en cornaline sculptée, symbolisé par deux ailes de papillon en argent dans le dos. Le socle est monté sur une sardonyx en cornaline gravée d'une miniature de la harpe entourée de la devise « Je réponds à celui qui me touche ».
Signé : PIERRET

10 cm x 4,2 cm

Le récit d'Éros et Psyché apparaît pour la première fois à la fin de l'Antiquité dans L'Âne d'or ou les Métamorphoses de Lucius Apulée. L'histoire de Psyché devient une allégorie du voyage tumultueux de l'âme à travers la vie. Psyché est le mot grec pour « âme » ou « esprit ». Le papillon est un attribut à la fois de l'héroïne Psyché (la mortelle devenue immortelle) et de l'âme. On pensait que l'esprit s'échappait du corps au moment de la mort par la bouche, sous la forme d'un papillon. La harpe représente l'harmonie et la créativité, à l'opposé d'une arme, qui sert à verser le sang ou la violence. Le dieu de l'amour, Éros, est souvent représenté tenant un instrument de musique, symbole de l'amour vertueux, un rébus pour Amor Vincit Omnia (l'amour triomphe de tout). De l'union d'Éros et de Psyché naquit leur fille, Volupta (le Plaisir).


Le socle est monté sur une sardonyx en cornaline gravée d'une miniature de la harpe entourée de la devise « Je réponds à celui qui me touche ».


ATTRIBUÉ À ERNESTO PIERRET : BRACELET SCARABÉE EN OR, STYLE NOUVEL ÉGYPTIEN, CIRCA 1870
Composé de quatre scarabées sculptés, gravés et pivotants, finement travaillés, encadrés de bordures torsadées ornées de perles, chacun présentant un compartiment vitré au revers. Les scarabées sont reliés par des maillons cylindriques arqués, travaillés en filigrane. Monture en or. Longueur : 21 cm.


Les scarabées étaient des symboles importants dans la culture égyptienne antique, représentant le cycle de la naissance, de la vie, de la mort et de la résurrection. Ils étaient fréquemment intégrés aux amulettes et aux bijoux talismaniques de l'époque, témoignant de l'importance accordée à la notion d'au-delà dans cette culture. Les compartiments en forme de médaillon au revers de chaque scarabée sont typiquement victoriens par leur sentimentalité. Ainsi, ce bijou exquis est une alliance harmonieuse entre les motifs de l'Égypte antique et la culture victorienne moderne.



forme de croix, de style néo-byzantin italien, en or 18 carats et saphirs. Motif de croix grecque byzantine orné d'un décor en filigrane. Sertie symétriquement d'un saphir ovale (env. 2,74 ct, env. 8,85 x 6,84 x 5,28 mm) et de quatre saphirs taille coussin (env. 0,25 ct chacun) dans des montures coniques hautes. Fermoir et attache pour broche. Poinçons : « PIERRET ». 4,5 x 4,5 cm. Poids : 24,33 g.
Ernesto Pierret, Rome, vers 1870.  Maison Lempertz


Dos de cette croix avec saphirs, à gauche la plaque de "PIERRET"


Pendentif en or 18 carats, émail et micromosaïque, de style néo-étrusque, avec chaîne. revendu par la maison ; Lempertz

Ce pendentif long en deux parties présente des motifs de croix grecques ornés d'émail turquoise, de filigranes et d'incrustations de micromosaïque. Il est accompagné d'une fine chaîne munie d'un fermoir en S. Signé et monogrammé « EP » au revers. Longueur totale du pendentif : 5,5 cm. Longueur de la chaîne : 41,5 cm. Poids total : 14,67 g.
Ernesto Pierret, Rome, vers 1860.

Orné de neuf intailles sculptées en cornaline, jaspe, agate rubanée, sardoine et jaspe, représentant la déesse Fortuna, des oiseaux assis sur un nid d'oiseaux, représentant Vénus, Achille dans le temple d'Apollon, un buste de gentilhomme avec la chouette de Minerve, Antilope, la déesse Victoria, la déesse Artémis, chacune dans des cadres en fil de fer et perles, entrecoupés de maillons noués, longueur environ 170 mm.


Suite d'intailles néo-étrusques. Intailles en onyx et or jaune, vers 1860. Avec l'aimable autorisation de Hancocks. https://hancockslondon.com/

Cette suite comprend un magnifique collier à pendentifs et un peigne à cheveux en écaille, tous deux ornés d'intailles circulaires en onyx nicolo représentant des figures classiques, entre des barrettes à centre floral. Les intailles du collier représentent diverses figures antiques, dont Cérès, Flore, Salacia, Minerve, Aphrodite et Bonus Eventus. Il ouvre son propre atelier en 1846 et, quelques années plus tard, un guide touristique de Rome de 1853 le décrit comme « l'un des premiers artistes romains spécialisés dans les bijoux étrusques ». Son travail est d'une très grande qualité et présente souvent des micromosaïques, des camées et des intailles, le tout intégré dans de magnifiques ouvrages en or, parfois très ornementés, avec des motifs typiques du renouveau archéologique et étrusque.


Bracelet de style « archéologique » par l'artiste Ernesto Pierret Lieu d'origine : Italie, Rome . Date vers 1865. Dimensions L : 7 1/2 po (19 cm) Or, rubis, émeraudes, diamants, camée d'agate.
Ligne de crédit Fonds de M. et Mme George M. Jones, Jr.
Musée de Tolède:  https://emuseum.toledomuseum.org/




Ernesto Pierret (1824-1898), ceinture à transformations pouvant se détacher en bracelet et collier, en or jaune à mailles alternées de perles de lapis-lazuli, milieu du XIXe siècle, l. 79 cm, poids brut 224,2 g.
Gazette Drouot

  
Camée en cornaline et onyx représentant Bacchante tournée vers la droite, le cadre orné de granulation d'or, de disques et de volutes, le revers du montage portant le monogramme d'Ernesto Pierret. Revendu par la maison Sotheby's


broche en or, agate et perle, pendentif revendu par la maison Sotheby's
Camée ovale en agate sculptée représentant Vénus et Cupidon, dans un cadre en or orné, entouré de perles, monté en broche et pendentif, le camée signé GA Girardet F. et G. Giniselli Inv., le montage signé Pierret.

cornaline, onyx, or Revendu par Sotheby's
Camée en cornaline et onyx représentant Bacchante tournée vers la droite, le cadre orné de granulation d'or, de disques et de volutes, le revers du montage portant le monogramme d'Ernesto Pierret.


Une remarque, une précision, un commentaire, m'écrire à richard.jeanjacques@gmail.com


Les Van Cleef et les Arpels: leur parcours de 1938 à 1946:

mercredi 22 mai 2013 Les Van Cleef et les Arpels: leur parcours de 1938 à 1946:Vichy, Rio de Janeiro, New York, Cannes, Saint Paul de Vence,...