Affichage des articles triés par pertinence pour la requête comptoir Lyon Alemand. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête comptoir Lyon Alemand. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 22 septembre 2011

La Faillite du Comptoir Lyon Alemand et le Crash des Diamantaires qui s'ensuivit






Maison Lyon Alemand Rue de Montmorency
Cliquez pour agrandir toutes les photos



Aux États Unis en 1929, eut lieu la grande crise.
Plusieurs mois plus tard, cette crise mondiale fit sentir ses effets en France, nos métiers furent très touchés, mais ce furent parmi eux les diamantaires, qui payèrent un lourd tribut à la faillite de deux banques :
Le Comptoir Lyon Alemand et la BNC (banque nationale de crédit)


Cliquez pour agrandir

Les Américains avaient réagi à la crise en adoptant un moratoire sur les dettes pour une durée de un an, et surtout  les anglais dévaluèrent leur livre (£)
La France contrairement aux autres ne décida d’une dévaluation qu’en 1936, mais c’était trop tard pour nos diamantaires, car les entreprises anglaises étaient devenues beaucoup plus concurrentielles que les nôtres.
Il devenait évident que le travail allait partir ailleurs, alors que nos entreprises étaient endettées raisonnablement, mais le cours des pierres précieuses s’écroulant, les traites  ou autres papiers que nos professionnels avaient signées ne valaient plus rien, les remboursements étaient trop lourds, la BNC et le CLA  finirent par être liquidés.
Il faut ajouter que la BUP (banque de l union parisienne) était très engagée en Allemagne, et en Autriche,  suite aux attaques subies par la BNC.
Une certaine panique se déclencha et les clients retirèrent au plus vite leur argent des Banques qui en grand nombre firent faillite.


cliquez pour agrandir l'article

Un petit retour en arrière.
Mademoiselle Alemand en 1800 crée avec Monsieur Lyon  un comptoir d’affinage des métaux précieux. Après la mort de son mari, madame Lyon crée la « société Veuve Lyon Alemand et ses fils » transformé en 1871 en « Comptoir Lyon Alemand.
Le « C.L.A » acquiert des usines à Paris, à Vienne, à Villeurbanne, puis s’implante en France, à l’étranger, en Egypte à Port Saïd et au Caire
A propos du Caire, je vous recommande un site, celui de Pascal Chour qui publie les courriers de son grand père qui dirigeait l usine du CLA en Egypte , ses échanges avec son patron parisien. En lisant tout, vous verrez ses conditions de travail et de vie a l'époque et vous retrouverez un certain"LATIMIER" qui débutait au comptoir.
http://www.pascalchour.fr/perso/divers/cla/cla3/cla3.htm



Le Petit parisien  1893

En 1922 le CLA développe une activité de Banque, « la compagnie technique et financière ». La BNC, « La banque Nationale du crédit » rachète la CTF fin 1923


le figaro 1931 cliquez pour agrandir

La B.N.C. a été fondée en 1913, et avait repris le réseau français du « comptoir d’escompte de Mulhouse », elle a un développement rapide et reprend une trentaine de banque Locales et régionales  entre 1913 et 1920. Entre temps, elle a installé son siège social Boulevard des Italiens, elle y est encore mais après de multiples reprises , est actuellement Bd des Italiens, sous le nom de « BNP Paribas ».

En 1927 André Vincent directeur du comptoir Lyon Alemand devient président de la B.N.C., c’est un homme dynamique et entreprenant; client et administrateur, mais aussi actionnaire principal de la BNC, son groupe comprend une cinquantaine de bonnes sociétés (le CLA, les forges et aciéries de Firminy, Carel et Fouché, entreprise de matériel roulant ferroviaire) Minerais et Métaux, etc.
D’après BNP Paribas je cite: « Progressivement, une confusion s’établit entre les comptes du Comptoir Lyon Alemand et ceux de la BNC. Celle ci devenue captive de son client, fait peu à peu financer son activité par la banque de dépôt , et lorsque survient la crise économique et boursière, les comptes débiteurs des sociétés du groupe Vincent pèsent lourd dans les créances de la BNC, comme ceux des sociétés nouvelles qui misaient sur la croissance ».
La main mise du Comptoir Lyon Alemand sur la BNC  avait placé les dépôts de cette banque à la portée du groupe Vincent, l'ambition d'andré Vincent fit le reste, c’est ce qui allait perdre la BNC


Journal des débats 22/6/1932

Il est évident qu’en 1930, les français, suite à la crise américaine et mondiale  sont inquiets, attentif, bientôt ce sera la panique.
Des rumeurs…déclenchent une crise de confiance, et la « Revue hebdomadaire" d’écrire « En tout cas, il y a quelques mois des bruits fâcheux ont couru au sujet de difficultés qu’aurait éprouvé le Comptoir Lyon Alemand du fait de la crise sévissant dans le commerce des diamants »
Le public vide ses comptes, en langage bancaire cela s’appelle un « début d’érosion des dépôts » c'est plutôt la panique!



JDD 20/07/1932

Dès le mois d’octobre 1930, les énormes difficultés du marché interne des diamants et pierres précieuses (les perles aussi) avaient amené les banques créancières à  créer une société « Diaperl » chargée de mettre de l ordre chez les professionnels endettés (tous) ou presque, et de faciliter la liquidation de leurs engagements, mais 610 millions de francs de l’époque quand la crise est là et que les commandes ont chuté ?
Avec quoi payer ? Alors en 1932 on songea au règlement en marchandises, il fut créé une « Société Corporative des négociants en perles fines et pierres précieuses »  et un « Comité des affaires diamantaires » pour maintenir un dialogue entre les banques et huit négociants, afin de proposer des solutions convenant à cette situation d’exception et écouler les marchandises au mieux des conditions du marché.
Pour certains la vie continue.







Ayant consenti d’importants crédits au Comptoir Lyon Alemand, la BNC est tenue pour solidaire de la situation de cet établissement et les clients se précipitent à nouveau pour retirer leurs fonds.

Nos diamantaires s’enfoncent, des ateliers de joaillerie s’enfoncent, Monsieur André Vincent, le directeur du CLA et de la BNC démissionne en septembre 1931. Il sera jugé.


Cliquer pour agrandir
Le Journal le Matin 10/07/1934






Il s’agit de sauver la banque, mais les avances du trésor public soit « 2.075 millions de francs » ne suffisent pas à la sauver et c’est la liquidation amiable sur décision du Ministre des finances en accord avec la banque de France et acceptée par les actionnaires le 26/2/1932 avec une condition…créer une société nouvelle (la BNCI) ancêtre de la BNP PARIBAS), qui reprenne le fonds de commerce, et continue l' exploitation, car les répercussions sur l économie  du pays auraient été désastreuses

Cliquez pour agrandir l article

Un concordat fut établi pour le Comptoir Lyon Alemand le 16/06/1932 mais il ne put être réalisé. 


 Marthe Hanau  se déchaine, souvenez vous, "la Banquiere" jouée magistralement par Romy Schneider.







D'après Wikipédia:"Après une grève de la faim et une évasion, elle est libérée sous caution. Elle est à nouveau arrêtée et libérée sous caution en1932. En juillet 1934, Marthe Hanau est condamnée à trois ans de prison ferme. Elle se suicide en juillet 1935 à l'aide d'un tube de barbituriques", mais avant elle écrit dans son journal "Écoutez moi"


Cliquez pour agrandir

Un dernier article ou elle parle d'André Vincent
Cliquez pour agrandir

Pour Lyon Alemand, il fut créé alors une nouvelle société  dans laquelle on met tous les actifs se rapportant à l industrie et au commerce des métaux précieux. La société se nomme « Société nouvelle du comptoir Lyon Alemand »  rapidement, en 1936  « Nouvelle » sera supprimé de l 'intitulé.


André Vincent avait voulu innover,  Dominique Lacoue-Labarthe dit dans son étude des paniques bancaires de 1930
« Il avait le mérite de proposer une autre solution au problème du financement de projet, la banque mixte, ou banque-industrie (comme on dira dans les années 1990), plutôt que le classique financement par mobilisation de papier commercial. La banque-industrie n’est pas malsaine en soi, pas plus que la mobilisation de papier de crédit  ou le découvert par caisse ou en compte courant, préfigurations du futur crédit global d’exploitation. C'est plutôt la fragilité des garanties et l'absence de diversification qui sont ici pris en défaut »

Alors nos diamantaires dans tout ce fatras?  ils ont payé, durement, sur leurs biens, pour certains ce fut long, pour d'autres très court, le chagrin, l honneur , ils en meurent, plus de boulot avec la crise, mais plusieurs avaient de la marchandise. Ci dessous une liste d'entre eux.
Lisez tout, surtout Rosenthal!!!

Bienenfeld (Etablissements Jacques)  : aux termes d'un accord de 1936 avec ses créanciers, la société fit don pendant 15 ans de tous les éléments de son actif et d'une part de ses bénéfices ; elle permit à ses créanciers le rachat des actions issues de la succession de feu Jacques Bienenfeld ; en 1946, David Bienenfeld obtint le rachat des créances contre 3 500 000 francs.
La créance de la BNC s'était élevée à 3 300 000 francs et elle acquit 1710 actions.


Cette société se transforma en Société industrielle et commerciale de la perle fine, SA avant 1941, afin de faire disparaître toute trace d'origine juive.

Il faut préciser que d'après un dossier conservé aux archives nationales

Dès octobre 1930, de graves difficultés du marché interne des perles et pierres précieuses avaient amené les banques créancières à créer la société Diaperl, chargée de vérifier la situation des diamantaires et de faciliter la liquidation de leurs engagements, qui se chiffraient à 610 millions. En 1932, on songea au règlement en marchandises, c'est-à-dire à la répartition des stocks et autres éléments d'actif entre les créanciers au prorata de leurs engagements : la Société corporative des négociants en perles fines et pierres précieuses fut créée à cet effet, tandis qu'était constitué un Comité des affaires diamantaires, organisme paritaire regroupant les sept principales banques et huit négociants, ayant pour but de poursuivre les pourparlers entre créanciers et diamantaires et de proposer des amendements justifiés par les circonstances. La société Diaperl, impuissante à résoudre les problèmes soulevés, fut dissoute en octobre 1933 et remplacée par le Service de règlement des affaires diamantaires qui dépendait de la Société auxiliaire des perles fines et pierres précieuses, fondée par les Etablissements Marret, Bonin, Lebel et Guieu réunis, liquidateurs de Diaperl, afin de représenter les créanciers dans diverse affaires.

Bourdier (Etablissements).
La BNC produisit pour environ 2 800 000 francs à la liquidation de la société qui fut dissoute en 1933.



Cliquez pour agrandir

Broche Diamants1930,avec une montre incorporée de BOURDIER vendue par Christie's en 2002, 22325e




Très jolie broche Noeud de BOURDIER (vers 1920) vendue pas Sotheb'ys en 2005  21600€ cliquez pour agrandir

Caesar (Rodolphe)  perles et pierres fines.
La BNC fut admise pour 21 millions à la liquidation amiable de cette maison, décidée par les créanciers le 14 février 1931.
En 1930, Mr Caesar était président de la Chambre syndicale en diamants, perles, pierres précieuses.



Livre de Jean Philippe de Garate ci-dessous

Cliquer pour agrandir

Dunès (Etablissements).
Après l'abandon de son actif en 1934 en faveur de ses créanciers, la société fut dissoute en 1935 ; la BNC qui produisit pour 1 200 000 francs reçut en paiement des marchandises.

Egouvillon, Lafon et Cie (horlogerie-joaillerie).
La liquidation judiciaire de cette société en nom collectif fut prononcée le 29 novembre 1932 ; le concordat de 1938 passé avec la BNC (pour récupération en 10 ans de 45% de la dette qui s'élevait à 115 570,70 francs) fut résolu et la société mise en faillite.

Eliakim (Sam).
La BNC produisit pour 69 757, 86 francs (provenant d'effets impayés) à la faillite prononcée le 5 mai 1930.

Esmérian (Paul).
A la suite d'un accord passé en 1934 avec les créanciers, la BNC fut inscrite au passif pour environ 400 000 francs ; après une longue procédure elle récupéra sa créance en 1939.

Fischof (société Léo).
SARL pour le commerce de perles fines admise au bénéfice de la liquidation judiciaire le 13 novembre 1930 ; la BNC produisit pour environ 120 000 francs, mais le concordat obtenu fut résolu, et la faillite prononcée en 1933.

Fischof et fils (A.M.)
La BNC produisit pour environ 700 000 francs à la liquidation amiable de la société, prononcée le 13 décembre 1932.

Founès (Salomon).
Après la mise en liquidation judiciaire en 1932, ce joaillier mourut et en 1934 un accord fut passé entre les créanciers et sa veuve moyennant abandon de l'actif ; la BNC avait produit pour environ 16.500.000 francs et n'obtint qu'un règlement partiel.

Frank (Etablissements Louis).
La créance de la BNC s'élevait à environ 190 000 francs lors de la dissolution de la société le 20 décembre 1933.

Habib (A. et J.)
Après la mise en liquidation judiciaire, en 1931, de cette société en nom collectif, un concordat fut obtenu avec les créanciers en 1933 ; sa résolution amena la faillite, close en 1947. La BNC fut admise au passif pour environ 15 500 000 francs et ne récupéra qu'une faible partie de cette avance.

Société d' Importation de perles fines et pierres précieuses 
Un arrangement fut obtenu en 1934 avec les créanciers moyennant abandon de l'actif et remise de parts bénéficiaires. La créance de la BNC s'élevait à 520 000 francs. Dissoute en 1944, la société ne fut pas reconstituée.

Lacloche frères (Société des anciens établissements).
La BNC produisit pour environ 2 500 000 francs à la faillite prononcée le 23 juin 1931.



Marschak (Nicolas).
La BNC fut admise au passif de la liquidation judiciaire, en 1931, pour environ 16 500 francs.

Marx (Albert).
La BNC, qui avait une créance de 500 000 francs, réalisa le gage qu'elle possédait mais ne put rien obtenir de la succession de ce négociant en bijoux décédé en 1934, l'actif ayant été absorbé par les impôts privilégiés.

Mauboussin (Georges).
Cette société anonyme, mise en liquidation amiable en 1934, devait plus de 16 millions à la BNC qui lui avait consenti un crédit de 15 millions en participation avec le Comptoir Lyon-Alemand et le Crédit foncier colonial et de banque.

Max Mayer Ltd (Londres).
La BNC produisit pour environ 2 500 000 francs au passif de cette société ; à la suite d'un accord passé avec les créanciers elle se vit attribuer pour environ 400 000 francs de marchandises, mais ne put recevoir les obligations prévues par l'accord.

Mossein, Bédarridès et Cie.
La dissolution et la liquidation amiable de cette société a été prononcée le 31 décembre 1932 ; la créance de la BNC s'élevait à environ 7.500.000 francs.

Nossovitzki (Michel).
Exploitant un fonds de commerce en perles fines, déclaré en faillite en 1933, il était débiteur d'environ 260.000 francs envers la BNC.

Polianowski (Antschel).
Négociant en perles, déclaré en faillite en 1931, son concordat fut résolu en 1939 et la faillite fut close en 1949 ; la BNC produisit pour environ 5.700.000 au passif.

Rosenthal et frères (Léonard).
Cette société en nom collectif avait eu un engagement de près de 50 millions envers la BNC ; atteinte par la crise, elle sollicita en 1932 un arrangement avec les créanciers et fut mise en liquidation amiable en 1934.

Les trois frères constituèrent ensuite chacun une nouvelle société et prirent des participations dans des sociétés immobilières ; le frère aîné alla s'installer à New-York où il développa un commerce de perles florissant. La BNC voulut faire jouer la clause de retour à meilleure fortune ; après de longues tractations Léonard Rosenthal proposa la remise de 80 000 actions de la Société foncière des Champ-Elysées ; en 1948, les associés procédèrent au rachat définitif de cette clause pour 4 500 000 francs.

Histoire des Rosenthal  http://histoire.villennes.free.fr/Pages/Extension44.htm

J'ai découvert un document officiel traduit en français, datant de 1917, lorsque l'Allemagne manquant de fonds, liquide tout ce qu'elle peut, en confisquant et curieusement la liste des joailliers ci-dessous comprends donc des maisons qui avaient déjà souffert pendant la guerre, mais qui se retrouvent dans ce désastre bancaire de 1930.

On y lit les noms de Mélik, Ascher, mais aussi de David et Grosgogeat,  le maitre d'apprentissage d'Alfred Van Cleef que de célèbres ecrivains de la bijouterie ont répandu dans le monde entier comme David et Grogeat


Cliquez sur toutes les photos pour agrandir

De mémoire de sa famille ce n'est pas son métier de grand marchand de perles, mais les affaires immobilières, et en partie "le passage des champs élysées"qui aggravèrent sa situation: voir;

http://books.google.fr/books?id=_X27oU7Uzf8C&pg=PA78&dq=Lenoard+rosenthal&hl=fr&ei=dVh7TvH7FcbtOfbOta8C&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CF8Q6AEwCA#v=onepage&q&f=false


Ses livres ont inspiré d'autres, et j'ai la chance de posséder un original de 1926  "Au Royaume de la perle " qui fut offert à mon père par Jacques Tharin.



Cliquez sur les photos des articles pour les agrandir



 Rosenthal  avait produit le cinéaste Serguei Eisenstein



Léonard et son fils Jean





Champs-Élysées/Caracalla, Jean-Paul -La Table Ronde-2009 Informations détaillées
Livre en mode image et en mode texte, recherche plein texte disponible

Léonard Rosenthal, satrape des Champs Promoteur des galeries enclavées dans les immeubles des Champs-Élysées, Léonard Rosenthal a fait fortune dans le négoce des perles. Après la Grande Guerre, il fonde la Société immobilière des Champs-Élysées, dont l’objet principal est de privilégier une bonne publicité












Cliquez pour agrandir



Et aussi un livre de 1924, titre ambitieux, mais.....






Rosenthal et frères (Léonard).
Dossiers des co-obligés.

Rozanès (Nissim).
La BNC a produit pour 2 500 000 francs à la mise en liquidation de cette entreprise en 1932.

Nissim Rozanes avait choisi pour transformer son Hôtel particulier un architecte de grand talent, Auguste Perret, celui qui reconstruira le Havre





Mr Rozanes fut très actif, il était juif venant de Turquie





Magasin de Mr Rozanes Rue de la Paix en 1923




Sachs et Cie (Robert).
Cette société en commandite simple obtint en 1935 un accord avec ses créanciers moyennant l'abandon de presque tout son actif, la répartition de ses marchandises et une partie de ses bénéfices, la BNC était créancière pour environ 7 millions.

Sachs et fils (Léo).
Cette société en nom collectif obtint un arrangement avec ses créanciers en 1934 ; la BNC admise au passif pour environ 17 millions.

Volt (Henri).
Ce tailleur de diamant, qui fut amené à la liquidation judiciaire puis à la faillite en 1932, était débiteur d'environ 120 000 francs envers la BNC.
1922-1954

Il faut ajouter d’autres diamantaires et non des moindres

Abouhamad (S. et M.), Auricoste (J.), Goudeket (Maurice) Dernier mari de l écrivain Colette était marchand de perles
, Société Janesich, Madame veuve Auguste Lévy et fils, Lifschitz (Bernard), Lopez (S. de),  Minassiantz (Mélik), Montias (Samy), Nersessian (Nersesse), Pollitzer et Cie (Marcel M.), Rakover (Adolphe), Stiller fils, Stiskin fils et gendre, Strauss (Albert), Wall (Gustave),

En 1929, les petites banques ont été coulées, sont restées certaines banques importantes, ces grosses banques se sortent de tout, elles sont toujours là.

Les diamantaires ont disparus, certains en camps de concentration, mais quand en 1948, le CLA est à nouveau repris, il l'est par la Banque de l'Indochine (qui s'est meme sorti de l'affaire des piastres), Worms et Cie Montagu et Cie de Londres.
L'argent n'a pas d'odeur ni de sentiments, nous pouvons juste signaler qu'en 1950 (l'affaire des piastres se terminera en 1953) était ministre des colonies François Mitterrand, et René Bousquet Directeur de la Banque de l indochine.

En effectuant des Recherches pour" l'Histoire des Van Cleef et des Arpels" à la recherche de René Marty, j'ai été amené à consulter le très protégé dossier "Bonny et Lafont" aux Archives Nationales et dans les témoignages de leur procès je trouvais.



Audition de Delehaye Edmond


Laval Pierre avait une certaine amitié pour Henri (lafont) car ce dernier avait fait sortir du camp où ils étaient internés deux Banquiers, les frères……………qui seraient à la base de la fortune de Laval
Mais dans le livre "Albert Buisson un destin au vingtième siecle" , j'ai trouvé ceci .




Amédée Siaume et André Vincent du Comptoir et de la BNC

Alors si vous avez des commentaires, des précisions, des souvenirs, vous pouvez laisser des commentaires ou m'écrire à richard.jeanjacques@gmail.com




jeudi 12 décembre 2019

Les "RECLAMES" d'il y a cent ans, dans l horlogerie bijouterie


Cliquer sur toutes les photos pour agrandir

La réclame est la mère de la publicité. Elle fut le premier moyen d'annonce publicitaire pour faire acheter un produit. La réclame est apparue avec la société de consommation et se base essentiellement sur les qualités du produit qu'elle met en avant. Elle cherche à prouver que ce produit est le meilleur de tous sans pour autant le comparer de façon directe aux autres de la même catégorie. Elle est apparue avec le commerce sous diverses formes. https://www.easy-4you.fr/)
De ces années 1920-1922 je trouve que c'est la meilleure réclame , son dessin est extraordinaire  avec un sentiment de mouvement, de vitesse d'humour, même le chien coure pour attraper le train. Évidemment, si  son maître avait eu un Chronomètre Alpha.....



Dans cet article , pas de grands noms de la place Vendome , les vecteurs publicitaires n'étaient pas les mêmes. je vous recommande si vous aimez les montres Ulmannn un livre: https://www.unitheque.com/montres-bracelets/ullmann/Livre/63243

Mais l'ensemble des bijoutiers achetaient pour revendre, évidemment à des maisons de confiance et le grand journal de l'époque  (j ai 8 exemplaires) était "La France Horlogère" certaines marques existent toujours



Par exemple: Mr Marcel Lespous le fils de Maurice  l'entreprise avait été crée en 1900 et a fermé en 1985



Par exemple  la "société des cendres existe toujours: 




La Maison Cretin- l'Ange à Morbier qui fabriquait des horloges et toutes sortes de choses, au début Morbier était un grand centre d horlogerie.
L. Charvet Aîné à Lyon à partir de 1852. Charvet semble fabriquer ses horloges électriques mais achète les horloges mécaniques dans le Jura, chez Cretin-L'Ange ou Bailly-Comte. L'entreprise est ensuite reprise par Léon Labrosse qui rachète Cretin-L'Ange en 1906.
Notons enfin qu'il existe depuis toujours une petite rivalité entre les deux bourgs de Morbier et Morez. Les fabricants d'horloges d'édifice sont presque tous originaires de Morbier, à commencer par les Mayet, à l'exception notable des Odobey de Foncine et précédemment de Tancua et la Rixouse [K0009]. De manière à pouvoir profiter de l'énergie de la Bienne, les fabricants s'installent à Morez. Seul l'établissement Cretin-L'Ange reste à Morbier.
A la suite de la crise de 1929, l'entreprise Cretin-L'Ange est arrêtée, en 1933. Elle est soit transférée dans la région de Lyon par l'entreprise Charvet, soit revendue à Léon Odobey.




Les Montres "Dollar" petites montres de qualité, au moins la marque avait eu l intelligence de faire un prix unique, selon les  concessionnaires et les pays  a rapprocher du prix des cigarettes en Europe ou ailleurs!!!!!


Parmi la, ou les centaines d'emboîteurs Français, Dollar a produit de petites montres populaires jusque dans les années  70. 
Ici un type militaire typique de l'après guerre avec son cadran noir. 




Je n'ai pas retrouvé ces maisons : Martin & Gillon, Philippe, FB de Jarcy, et madame Coville, pourtant ils ont existé et leurs poinçons nous parlent









Madame Veuve Gonthier d'Amiens fabriquait et était concessionnaire des bijoux Oria, et Mr Nicole est classé au patrimoine Culturel.

café de l'Univers, usine de lunetterie Léon Nicole
Type Inventaire général du patrimoine culturel
Dénomination café ; usine de lunetterie
Adresse 144 rue de la République ; Petit Quai 16 à 18
Époque 2e moitié 19e siècle

Historique En 1693, Claude Dolard vend la moitié d'une forge (martinet et clouterie ?) à Jean-Denis Chavin-Couraget. Appartenant en 1781 à l'émailleur Pierre-Célestin Chavin puis à sa veuve en 1822, l'établissement est porté comme moulin sur le plan cadastral napoléonien. Tenu par Eugène puis Aimé Chavin, il consiste au milieu du 19e siècle en une fonderie, produisant certainement des pièces pour l'horlogerie, destination inchangée en 1878 alors qu'il appartient à la veuve d'Aimé Chavin et à Charles Prost. Il est remplacé dans la deuxième moitié du 19e siècle, avant 1882, par un bâtiment accueillant le café de l'Univers et l'usine de lunetterie du dolois Victor Bouin. Bouin cède la place à la société lunetière Léon Nicole, qui se dit successeur d'Aubin Fontanez (fabricant de pendules à ressort jusqu'en 1910 et de lunettes jusqu'en 1914) . Fondée en 1882, la société Nicole produit également, sous la marque Labor, du matériel et de l'outillage pour opticiens. Elle disparaît vers 1959, après ledécès de Nicole en 1954. La marque est rachetée par la maison Cathenoz, établie 1 quai Aimé Lamy, et devient Labor-Rac (pour René et André Cathenoz) . Les deux premiers niveaux du bâtiment avaient été vendus dès 1955 à Raguin, qui installa un garage au rez-de-chaussée (actuellement partiellement occupé par des commerces) . Les autres étages servent d'appartement. 3 roues en dessus en 1855 : la 1ère d'1, 65 m de diamètre pour les soufflets, la 2e de 2, 98 m à la fonderie, la 3e de 3 m pour les machines à polir. 12 à 14 ch hydrauliques à l'usine Bouin au début du 20e siècle.




Bligné et fils une vieille maison,  quand ont ils arrêté? 1960?


Emile Langerock






Sur sa tombe il est noté:  
Sépulture d'Émile Langerock (1866-1938), joaillier, vice-président honoraire de la Chambre syndicale de bijouterie, joaillerie et orfèvrerie de Paris.
Emile LANGEROCK officier de la légion d'honneur décédé le 12 janvier 1938, à l'âge de 71 ans. Priez pour lui




Eugene Bansse a commencé en 1898  et s'est déplacé dans la rue Oberkampf en 1910



En 1919 il faisait partie de  la Ligue anti-allemande : organe de défense des intérêts économiques français et coloniaux.  Fabrique française de Bijouterie et Joaillerie E. BANSSE, 16, rue Oberkampf, Paris (11e). Ad. tél. : Bansor-Paris. Téléphone : Roquette 50-72. — Bagues, boutons d'oreilles, broches, boutons de manchettes, médailles et médaillons. entre autres il y avait aussi la :
SOCIETE DES CENDRES. Traitement de tous métaux précieux. — 39, rue des Francs-Bourgeois. Tél. : Arch. 21-52.




D'après "la cité de l or" En 1919, Louis Bardary s’associe avec Dupré, afin de monter une fabrique de bijouterie au bord de la Marmande, endroit très convoité par les bijoutiers de l’époque car on pouvait déverser ses résidus dans l’eau courante. Les ateliers D.B. font concurrence à la Coterelle et attirent les ouvriers. Mais en 1926, l’usine ferme (on peut encore découvrir  les locaux Impasse Alabergère)




Charles Hour avait succédé à  Diette et Hour installés depuis 1848 déjà rue Sainte Anastase en 1900 Charles dépose la marque C.H. puis la marque "Just"
En 1901 il fit breveter une horloge à remontage par différence de température.




Apparemment en 1920 c'était devenu Hour Lavigne et Cie. En effet Lavigne qui était le gendre  de Hour lui succéda  puis les frères O. et G. Meyer en 1946  Olivier restant seul après le décès de son frère en 1950




De très bonnes huiles en Horlogerie



L'entreprise Bijoux FIX a été créée en 1823 et est l' un des inventeurs du bijou plaqué Or laminé. Ces bijoux connaîtront de belles heures avant que Bijoux FIX soit rachetée par le Groupe Carmafix. Mais le site de fabrication se situe depuis fort longtemps à Guéret dans la Creuse.
Ce que j'ai appris également,  c'est M. Savard, inventeur du Bijou FIX,  qui a acheté en 1910 un château magnifique situé dans le Lot, perché au-dessus de la somptueuse rivière Dordogne : 


le Château de la Treyne.  Ce monsieur a entrepris de nombreux travaux pour sauvegarder ce château, en particulier la restauration des jardins.(http://lamalleapapa.com/)



Fermoirs "YAG" par la maison Gay Frères: Fondée en 1835 par Jean-Pierre Gay et Gaspard Tissot de l’atelier de fabrication de chaînes de Genève, Gay Frères est reconnue hors des frontières dès le milieu du XIXème pour la qualité de son travail et l’originalité de ses créations. Devenue le fournisseur des plus grands horlogers suisses au début du XXème , elle a su saisir les opportunités de ses grands succès pour mettre au point un dispositif industriel complet intégrant toutes les techniques de fabrication.

Bourdier Janin et Sanne: 

Du temps ou il n'y avait pas la "secu" cette maison faisait partie de la Société de secours mutuels des ouvriers sur or et argent de la ville de Lyon, Société mixte approuvée le 5 septembre 1855

Godard de la Roche : gros succès avec ses bijoux en poils d'éléphant. et en 1921 un fait divers:






Notre Bijoutier Godard De La Roche président d honneur de l union Vélocipédique Parisienne, a cette époque, j'ai retrouvé beaucoup de bijoutiers Joailliers adeptes de la petite Reine.



Malheureusement en 1936 faillite de ce cher Godard



En 1939 Maurice Firmin Cartier est membre de l action française et soutient le mouvement "Pour la contre révolution"



Veith Lecordier était un grossiste en Horlogerie






Il avait aussi un bureau à Alger, nous oublions l importance de l Algérie pour la vente de bijoux




Louis-Delphin Odobey [1827 - 1906], parfois aussi appelé Delphin Odobey, crée en 1858 à Morez (Jura) ce qui deviendra l'une des plus importantes maisons d'horlogerie d'édifice de France. La société est ensuite reprise par trois de ses fils, Victor, appelé Émile, Jules et Albert. Celui-ci reste seul avant de la céder à son tour à son fils Georges qui devra arrêter l'entreprise en 1964.

De plus, en 1880, le fils aîné de Louis-Delphin, Paul, crée lui aussi son entreprise d'horloges d'édifice.

Les horloges Odobey sont installées dans toute la France. Avec les fabriques Prost (Paget), Cretin-L'Ange ( dont j ai déjà parlé plus haut) et Bailly-Comte, nous avons là l'essentiel de la production morézienne d'horloges d'édifice.

Ces horloges sont techniquement remarquables du point de vue de leur conception et de leur exécution.



Photo des employés de la maison L.D. Odobey. Probablement ca. 1880-1890
Louis-Delphin est à gauche sur la photo. Deux de ses fils probablement à droite et à gauche. 
Source : http://morez1900.net/ et Mme Bénier-Rollet, avec mes remerciements 




Quel Village de France n'a pas son horloge Odobey?  Né le 15 août 1827, à Foncine-le-Haut (Jura), Louis-Delphin Odobey est le fils de Jean Alexis Odobey (1789 - ), cultivateur et horloger et de Marie Judith Fumey-Badoz (7/10/1787 - ), cultivatrice également [E0015]. Son grand-père était lui-même Paysan Horloger horloger et aurait connu Antide Janvier .
Ne pas manquer de voir l excellent site : https://www.horloge-edifice.fr/Horlogers/Odobey_Louis-Delphin.htm



La Maison Meyer, qui fabriqua des modèles exceptionnels en or 


"Bien qu'il s'agisse d'une marque française j'ai pu retrouver quelques infos sur UTI. En effet Georges Meyer, créateur de la marque vers 1909, fabriquait ses montres à Besançon (Fabrique Utinam qui a sans doute donné le nom UTI) mais avait des bureaux à Paris (139 Bd Sébastopol) et surtout à La Chaux de Fonds en Suisse ce qui m'a permis de retrouver ces quelques notions (mes archives sont suisses à 99,9%). Au début du siècle on trouve sous la marque UTI des montres de poche (dont des chronomètres), des réveils et des pendules de voyage. Utinam est d'ailleurs l'une des premières fabriques (avec Junghans en Allemagne et Lip en France) à utiliser le radium pour faciliter la lecture nocturne de ses cadrans.
En 1912 UTI se spécialise dans la montre-bracelet (homme et femme) ce qui est assez précurseur pour l'époque, et propose de nombreux modèle dits "de forme" (tonneau, carré-cambré...)
UTI apparait pour la dernière fois en Suisse vers 1926 : il est probable que cette marque soit alors devenue strictement française.
Dans un listing français de 1952 j'ai retrouvé UTI sur le cadran de réveils dont le mouvement n'était pas fabriqué par Utinam : il est possible qu'à cette date les montres UTI soient munies de mouvements de provenance diverses, dont suisses. "
Voir mon article:  https://www.richardjeanjacques.com/2012/12/1925-lart-deco-les-modernes-suite.html



et ci-dessous, montres UTI des années 1975





La Maison Amstutz et Meylan fabriqua de beaux outils pour les horlogers






Les montres Longines , il faudrait leur consacrer un chapitre, Boisseau et Bassaget ainsi que Maurice Weil , n'ont pas laissé grands souvenirs





Dardel, l un des grands gainiers de nos métiers est toujours là plus de 100 ans après.
Dardel Paris SAS, ou simplement Dardel, œuvre dans la conception, la fabrication et la vente d’écrins, de coffrets, de présentoirs notamment dans les domaines de la bijouterie, la joaillerie et de l’horlogerie.
1895 – Création de l’entreprise Dardel par Mr Dardel, gainier de son état. Ce qui en fait l’entreprise spécialisée dans la gainerie la plus ancienne de France.
1930 – Création de la vitrine tournante et développement sur les marchés francophones d’Afrique.
1er, 3ème et 4ème prix au concours d’installations de magasins des assemblées coopératives (Lyon 1930)
1972 – Rachat par une des petites filles de Mr Dardel, compagne de Patrice Boyaval qui prend alors la direction de l’entreprise et contribuera largement au développement de son activité.





Je n'ai pas trouvé trace de Paul Dasset, mais Tricard en revanche était un grand sculpteur et médailleur français, cette médaille plique a jour de 1920 est de lui



Les Fernier ? grande famille d horlogers  a Besançon des 1782,  Maxime Fernier vécut de 1875 à 1922.  Cressier lui était né a Besançon en 1870 et ce  fut L. Fernier qui lui succéda. Mais Avant Coquiard et  Gressier de Besançon font breveter en 1854 un nouveau système de secondes fixes et indépendantes.



Lip est une marque horlogère française originaire de Besançon (Doubs) , fondée en 1867 et qui avait ses derniers ateliers dans la zone industrielle de Palente, avant sa liquidation judiciaire en 1977.

Lip est détenue par Jl-b Brand Paris et diffusée par la Manufacture Générale Horlogère (Lectoure)

.« En 1800, le futur empereur qui n’est encore que premier consul, est de passage à Besançon. À cette occasion, un artisan horloger lui offre une montre au nom du consistoire israélite dont il est le président. C’est un personnage de roman qui porte calotte de velours et barbe abondante. »3.
À l’origine, Emmanuel Lipmann était un artisan horloger qui, « lorsqu’il n’était pas penché sur ses montres, la loupe à l’œil, parcourait la plaine alsacienne, réparant les pendules ou vendant sa propre fabrication, mi-colporteur, mi-médecin d’horloges. L'hiver, il regagne son village, son atelier, son établi et prépare la saison suivante. (…). Mais notre homme, lui, restera fidèle à sa Franche-Comté natale. Il porte un nom qui, amputé de sa seconde syllabe, est aujourd'hui le plus populaire de l’industrie horlogère. (…) Il est l’ancêtre de tous les LIP qui, d’une petite entreprise de quinze personnes installée en 1868 par Emmanuel Lipmann dans la Grande Rue à Besançon, firent la plus puissante des manufactures françaises. »
Après la Loi Le Chapelier en 1791 et l'abolition des corporations de métiers, nécessairement catholiques, les transformations dues aux nouvelles lois de la jeune République française et la liberté de cultes ont ouvert l'accès à tous ou presque d'un grand nombre de métiers liés à la mécanique dont l'horlogerie. Les anciennes provinces, transformées en 83 départements en 1790, qui entouraient la Suisse en ont profité pour détaxer certains métiers (horlogerie, tissage, papeterie, etc.) et créer des écoles, de façon à attirer les ouvriers qualifiés, y compris des israélites et des protestants, et relancer ainsi l'économie. Ainsi, de nombreux horlogers ont pu s'installer dans le Jura, la Savoie (territoire qui ne devient français qu'en 1860) ou l'Isère, pour produire à moindre coût et vendre aussi bien en France qu'en Suisse, où la haute horlogerie est présente depuis la Renaissance, et dans d'autres pays
En 1807, une montre de gousset est offerte à Napoléon Bonaparte par la communauté juive de Besançon.
En 1867, Emmanuel Lipmann, avec ses fils Ernest et Camille, fonde un atelier d’horlogerie sous l’enseigne Comptoir Lipmann. L'atelier devient, en 1893, la Société anonyme d’horlogerie Lipmann Frères.
Ernest Lipmann dépose en 1893  "Parfaite, Fidèle, La Nantaise, la Lyonnaise, la Dunkerquoise la Rouennaise Phébus, Tandem, Gallus et en 1896....Chronomètre Lip.
Lipmann frères  déposent en 1902  Chronomètre de France, et en 1908 "Lip" en 1931 la raison Sociale devient LIP S.A.  et en 1948 Fred Lippman devient président.
En 1973, Lip fabrique les premières montres à quartz françaises. Mais les difficultés s'accentuent : les concurrences américaine et japonaise mettent déjà l'entreprise en péril. Le 17 avril 1973, Jacques Saint-Esprit démissionne et Lip dépose le bilan. Dans les semaines qui suivent, l'usine Lip devient alors le théâtre d'une grève menée par des syndicalistes bornés qui va connaître une audience nationale. C'est le point de départ d'un conflit emblématique de l'après 68, qui va durer plusieurs années.



Ah les assiettes à bouillies de mon enfance, et pour les bijoutiers d après guerre c'était un bon rapport



Ah!!!ces bracelets a ressorts, idée ingénieuse mais quand il s agit de les réparer!


Dufa est née à Leipzig en Allemagne, elle était produite avant les années 1940 par la célèbre horlogerie Etzold & Popitz.
La marque s'inspire depuis bientôt 100 ans du design néo-classique du mouvement Bauhaus ainsi que de l'héritage de l'architecture simple et pure que l'Allemagne (et la Suisse) a donné de meilleur.
Si l'on mélange la qualité ainsi que le design Allemand, nous avons donc Dufa : simple, efficace, raffiné mais aussi très qualitatif !

A coté la marque Union à Soleure en Suisse.
Union SA de Selzach, Soleure (Soleure en français) a été fondée en 1895 et ils ont utilisé divers noms, dont Max Studer, Stadler-Bouche et Studer-Reutsch. La société était toujours cotée en bourse dans les années 1960, mais pourrait bien avoir été victime de la nouvelle ère du quartz.



Montre Union Soleure de 1950 



Les Montres Omega

En 1848, Louis Brandt, alors âgé de 23 ans, ouvre un "comptoir d'établissage" à La Chaux-de-Fonds dans le canton de Neuchâtel. Ses montres portent la marque « Louis Brandt ».

En 1879, les deux fils du fondateur, Louis-Paul et César Brandt, décident de se lancer dans la fabrication industrielle « à l'américaine ». En raison de la pénurie de main-d'œuvre qualifiée et de surfaces disponibles et de l'opposition de leurs concurrents, La Chaux-de-Fonds ne leur paraît pas convenir. Après avoir envisagé de s'implanter dans plusieurs villages du Jura, ils s'installent définitivement à Bienne dans le canton de Berne, mieux située sur le plan logistique (transports, main-d'œuvre, fourniture d'énergie, etc.). Dès janvier 1880, ils lancent leur premier calibre fabriqué par des procédés mécaniques. Fiable et bon marché, le produit connaît un succès fulgurant. Dès le second semestre 1880, l'entreprise occupe 250 personnes et lance ses premières marques. À l'époque, le temps de travail dans l'entreprise est de 59,5 heures hebdomadaires, ce qui est inférieur au maximum légal fixé à 65 heures. Avant la fin de la décennie, l'entreprise devient la plus grande de l'horlogerie suisse, occupant 600 personnes et à même de produire 100 000 montres par année. La qualité de la production est reconnue par la Confédération suisse et à l'étranger.

Le calibre 19
En 1894, l'entreprise lance le calibre Omega 19 lignes, qui donnera son nom à l'entreprise. Le nom est déposé dès le 10 mars 1894. Ce produit est une réussite totale aussi bien technique que commerciale : vingt ans plus tard, en 1914, il représente encore le tiers de la production d'Omega. En 1896 : Omega remporte sa première récompense. L'entreprise occupe près de 800 personnes et fabrique 100 000 montres Omega par année. On la considère déjà comme la « plus importante fabrique d'horlogerie de Suisse ». Les premières contrefaçons apparaissent. Après la mort des deux fondateurs, l'entreprise est transformée en société anonyme au capital de 250 000 francs (14 mai 1903).

Pour la suite , je vous renvoie a  wikipédia:  

ou au journal Le Point : https://www.lepoint.fr/montres/omega/


LES CARILLONS FRANCAIS
La famille Romanet et Cie s'était installée à Morez . Romanet fabriquait des comtoises il fit breveter en  1845  une détente d horloge: en 1853  une petite horloge a ressorts à barillets fixes : En 1860 un systeme d horloge allant 30 heures se remontant par le tirage des cordons et muni d'un systeme de réveil.
Puis Honoré  en 1869 s installa a Lons le Saulnier.
Séraphin a Morbier fabriqua des horloges de clocher de 1873 a 1877
Charles a Marseille rue des Templiers devint horloger de la ville de Marseille en 1879, puis félicien et fils revinrent aux Comtoises à Morbier en 1908




Couaillet frères de Saint Nicolas d'Aliermont , en Normandie.
En 1804 Couaillet était instituteur et sacristain. Il s'interessa  à l horlogerie  Les fils fondèrent l importante fabrique Couaillet ou l on fabriqua des montres marines, des pendules de voyage des roulants devint Couaillet frères en 1900 et reçut un diplôme d honneur en 1910 
Ils avaient installé en 1900 une succursale rue Oberkampf à Paris :
À la suite d'un incendie dévastateur en 1912, l'entreprise Couaillet Frères achète les ateliers Delépine-Barrois, appartenant à l’origine à Honoré Pons. Ils fabriquent de nombreuses variétés de pendulettes de voyage, des pièces mécaniques pour l'armement (fusée d'obus), des télégraphes et développe une voiture électrique, "l'électricar" qui sera fabriquée et vendue à quelques dizaines d'exemplaires sans grand succès. Après la Première Guerre mondiale, il achète l’usine « La magicienne » à Saint-Ouen pour y produire des pièces pour l’aviation.
À la suite d'un deuxième incendie en 1932, Armand Couaillet, avec quelques employés, remonte un atelier, « La mécanique horlogère », à l’emplacement des écuries du château Le Bréjal, sa propriété. Il y fabrique de nouveaux mouvements : un minuteur, un réveil SONNFOR, le SONOCTO ou réveil 24 heures qui sonne à la même heure tous les jours. Faute de pouvoir payer les annuités à la Propriété Industrielle, ces brevets tombent dans le domaine public.

Ses fils, petits-fils puis arrière-petits-fils continuent l'entreprise sous le nom de Couaillet-Maruanne-Quesnel à partir de 1955 et en 2011 sous le nom de Couaillet Usinage dans la ville de Rouxmesnil, à proximité de Dieppe.
Les collections historiques de pendulettes de voyages, habitacles de marine et télégraphes sont conservées au Musée de l'horlogerie de Saint-Nicolas d'Aliermont
 Vers 1930 ils rachetèrent  la maison Bourgeois a Paris rue Charlot 




Un  anecdote a propos de Saint Nicolas d'Aliermont , Après la guerre, mon père (qui entre autres avait fait le tour du monde sur la Jeanne D' arc en 1936, ne retourna pas dans la marine. Diplomé de l école nationale de Cluses (avant la guerre) il commença a réparer des montres etc, puis monta un petit magasin, a la place d'un porche . Les gens avaient besoin de tout, et la marchandise était difficile a trouver pour les commerçants. 
Donc, mon père allait une fois par semaine à Saint Nicolas d'Aliermont pour acheter des montres, des réveils, etc (pas les carillons car il y allait en vélo, 67 kms quand même ) Quelle époque!!! il ramenait de la campagne en même temps du beurre  et il le mettait dans un pot en grès et le salait pour mieux le conserver. 
Alors en 1947 j avais 5 ans et je regardais tout cela avec des yeux émerveillés  alors que mes petits enfants de nos jours, pour les épater???,




Ce que montrent ces pages de publicités , c'est que dans les années 1920, il y avait un grand nombre de grossistes, de nos jours???Cherchez les!


En 1914-18  cette montre Croissant était la montre du poilu




Nul besoin de présenter le Comptoir Lyon Alemand, nous sommes en 1922, dans 7 ans, le Comptoir Lyon Alemand va être responsable de la faillite de très nombreuses entreprises de BJO françaises qui seront liquidées, le Comptoir lui s'en sortira:  j ai fait un article important la - dessus:



Lançon  fit breveter en 1858 une montre à échappement à levée simple et à repos

 En 1925 Carette et ses fils dans l'annuaire industriel




Marcel CORPET  rue Amelot à Paris successeur de Blanpain fabriquait des pendules et des bronzes , il dépose en 1908  une marque (ci-dessous)







Thiery Maçon avait créé sa société le 31-12-2019, et 10 ans après il était...d'après lui, la plus importante production, la meilleure fabrication....le plus gros stock, et en plus il avait les meilleurs prix.



 Jules Ponce qui exerça dans la médaille artistique de 1906 -à 1923






Chopard Frères  en 1920 fabriquait des "insectes" en bijou, il eut un poinçon:








Ils eurent de grandes heures de célébrité ces réveils Tam Tam


Reveil Tam Tam


Reveil Tam Tam



Le 28 janvier 1919, la C.I.M.H. est officiellement créée en tant que Société Anonyme (S.A.) au capital de 600 000 francs, porté ensuite à 1,8 million de francs au cours de la même année. Son siège social est établi au 18 boulevard Malesherbes à Paris, et une usine de 2 500 m2 construite à Puteaux, en région parisienne, sous la direction d’Edouard Hoyaux. Entouré de techniciens suisses délégués par le groupe Omega, JAZ lance en 1921 son premier réveil  " le CLASSIC". Près de 10.000 exemplaires sont vendus la première année et un brevet est déposé par Louis-Gustave Brandt grâce à de nouvelles caractéristiques jamais vues sur le marché. Un nouveau bouton d’arrêt est placé sur le dessus de la boîte pour arrêter de façon simple la sonnerie, et le timbre sur la cloche arrière et non plus sur le dessus comme traditionnellement. La fréquence du timbre est voisine du ré musical, ce qui va conférer au Jaz sa gloire et sa réputation.
C’est également le début d’une tradition : tous les produits Jaz porteront un nom se terminant par « ic »5 (a priori en référence au tic-tac du réveil).

 « Dès que nous eûmes pris la décision de « partir », nous avons adressé à tous les détaillants un imprimé, du reste assez luxueux, destiné à leur annoncer la naissance du « Jaz ». » témoigne Ivan Benel.

Une exclusivité est donnée aux HBJO (Horlogers Bijoutiers Joailliers Orfèvres) ; Un réseau commercial d’une dizaine d’agents est créé pour sillonner la France et aller présenter les réveils Jaz directement chez les détaillants.
En 1922, les commandes affluent grâce à la réussite de son nom, la qualité reconnue des modèles, l’effet produit par la sonnerie cristalline ou encore la volonté d’acheter français.
Avec une notoriété croissante, la marque est en passe de devenir un nom générique pour désigner un réveil. Georges Scemama, publicitaire de la marque, disait d’ailleurs : 
« Notons ceci " JAZ " jamais réveil "JAZ" ; c'est inutile et même nuisible. On ne parle plus de réveil, il n'existe plus ce mot, il est remplacé par son synonyme, un "Jaz" ».
Dès 1924, la CIMH commence à exporter ses modèles en Europe et en Asie et l’usine de Puteaux double son effectif pour dépasser les 100 salariés.
En 1925, 500 000 pièces sont vendues et en 1929, 786 0007.

La suite est très intéressante sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jaz_(entreprise)



Maurice Lespous fut une maison importante




Ils avaient exposé aux arts décoratifs au grand palais




En 1830, Eugène Coquais fonde à Lyon un magasin de joaillerie. Son gendre Charles lui succède en 1870. En 1896, Alphonse Augis, fils de Charles, prend la succession de son père et donne son nom à l'entreprise qui devient A.Augis.

En 1907, inspiré par deux célèbres vers de Rosemonde Gérard, « Car vois-tu, chaque jour je t’aime davantage, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain », Alphonse Augis dessine une médaille gravée sur or qu'il baptise « la médaille d'amour ».
https://www.richardjeanjacques.com/2009/02/plus-quhier-et-moins-que-demain.html
Ce bijou fait la célébrité de la maison : sa fabrication dépasse à ce jour le cap des deux millions d'exemplaires .

À compter de 1928, la direction de l'entreprise est assurée par Franck Augis, fils d'Alphonse, qui transmet ses fonctions en 1970 à Guy Augis.
Le 7 juin 2012, la société est placée en redressement judiciaire.
le 10 juillet 2012, un plan de cession est signé en faveur de la société Arthus Bertrand.
A.Augis est desormais une marque de la société Arthus-Bertrand.
Un regret, ces deux maisons pendant la guerre fabriquèrent les fameuses françisques du Maréchal Pétain qui servirent à décorer des hommes qui envoyèrent leurs confreres juifs Joailliers aux fours crématoires




J ai été étonné de voir un grand nombre de publicité dans ces années 1920  pour conseiller aux bijoutiers de vendre des machines à coudres.




Belle maison dans les années 1920, la maison Sasportas j ai retrouvé  l un des bracelets de cette publicité-réclame en haut à gauche, il a été revendu par la maison de vente "De Baecque"



1922 Ivoire or et émail


Sasportas: Trois couleurs or avec une agate



le 12 novembre 1926  dans le journal "La Liberté", Boisseau et Bassaget cherchaient un apprenti.


J'espère qu' ils ont trouvé




De nombreux bijoux étaient faits en or laminé : comme un “sandwich” constitué d’une plaque de cuivre entre deux fines plaques d’or et compressé entre deux rouleaux pour obtenir l’épaisseur désirée.  Des sociétés telles que Murat, Fix et Oria, fondées en 1847, 1823 et 1897 respectivement, étaient spécialisées dans la production de bijoux de haute qualité en or laminé.  Pour la première fois dans l’histoire, les peuples pouvaient porter des bijoux qui ressemblaient, à s'y méprendre, de l’or et la demande était forte dans une France de plus en plus prospère. ( la Malle a Papa)
La publicité radiophonique après la guerre 39-45  disait "Dans ORIA, or il y a" 


Bijoux en plaqué ORIA



J ai repris le texte de Mr Schaffner parce qu il est bon: https://www.bijoux-anciens-schaffner.fr/
La marque FIX en 1829 par François-Auguste Savard né en 1803, fils de percepteur aux Contributions de l’Aube, lorsqu’il quitta le collège, il avait obtenu de son père le droit d’entrer comme apprenti chez un bijoutier de Provins dont il aimait le travail minutieux. En possession de tous les secrets de ce beau métier, il gagna Paris, ce furent d’humbles débuts, dans le quartier du Marais, cœur de l’industrie du bijou à l’époque. C’est là que naquit, en 1829, l’industrie du bijou en doublé or, qui devait connaître un destin si éclatant, le succès est immédiat dans toute la France et aussi par des demandes de l’étranger.
C’est en 1849 qu’il acquit le merveilleux hôtel particulier au 22, Rue St Gilles, œuvre de Delisle-Mansard, dans le pittoresque Marais. Pour ne pas détruire l’intérieur de ce formidable bâtiment, les jardins et des terrains alentours seront utilisés pour édifiés les premiers ateliers, avec plus de 100 ouvriers. A l’exposition de Paris de 1855, il reçu une place de choix mais aussi une médaille d’or « Par sa bonne fabrication, son poli impeccable, la supériorité de sa qualité et la recherche de ses dessins ». En 1868, le progrès technique permettra, le procédé de l’estampage mécanique, alors que jusque-là tout été manuel.
Après la période difficile est désastreuse de la guerre de 1870, notre héros, ne songea nullement à 68 ans à la retraite, au contraire une nouvelle usine vit le jour dans la Creuse, est c’est la mort seule en 1875, qui interrompra l’activité. C’est en 1895 que naquit en réalité la marque Fix, avec comme devise  » Son armure est en or » avec la représentation d’un chevalier et de son casque, et afin de rendre immuable le titre d’or employé dans ses bijoux, et de redonner confiance aux clients. C’est à ce moment là que l’entreprise compté 150 employés et 650 ouvriers, et une surface de 3000 m2 de superficie.
Aujourd’hui la société Carmafix spécialisée dans les revêtements par procédés électrolytiques dans divers domaines, a repris la marque Fix en 1993, avec également l’ancienne marque de Léon Martin fondée en 1900. Le siège social se trouve au 16, Rue St Gilles à Paris, et leur usine à Guéret dans la Creuse, elle emploie 9 personnes, selon mes sources, sous réserve.






Parce qu'ils rêvent d'un avenir meilleur pour leur village de Granges, en Suisse, le docteur Josef Giard et l'instituteur Urs Schild fondent en 1856 l'Ebauches-Fabrik. L'entreprise, qui fabrique uniquement des ébauches, doit faire face à une redoutable concurrence. En 1866, Urs Schild dirige seul la société, déterminé. La manufacture produit désormais des montres complètes et, en 1876, la première montre quitte les ateliers. La légende Eterna est en marche.  la suite :  https://www.lepoint.fr/montres/eterna/





J ai retrouvé la photo actuelle de ce modèle de 1922


Léon Hatot (22 avril 1883 à Châtillon-sur-Seine - 11 septembre 1953) était un horloger et bijoutier français.
Hatot étudie de 1895 à 1898 à l'école d'horlogerie de Besançon, puis et l'École des Beaux-Arts de la ville. En 1905, il ouvre un magasin à Besançon et se lance dans la production et la gravure de boîtes de montres en métaux précieux. En 1911, il s'installe à Paris et reprend la "Maison Bredillard", tout en gardant sa manufacture de Besançon. À partir de 1919, il fonde une société pour produire des montres à piles. En 1923, il débute avec Marius Lavet la production des horloges ATO. En 1925, Hatot remporte le Grand Prix de l'Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes avec une série d'horloges électriques de style Art déco. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur. Hatot a été l'un des membres fondateurs de la Société française chronométrique.
Léon Hatot S.A. fait maintenant partie de Swatch Group.

ce sont ses horloges fabriquées sous la marque ATO.Horloges qui équiperont les gares françaises et dont la simplicité du design du cadran et la facilité de lecture sont encore aujourd’hui imitées. D’autant que ces horloges furent électriques très tôt! Il s’intéressa dès 1920 à ces pendules électriques à piles, puis alimentées par l’électricité. pour cela il avait embauché un ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieure d’Électricité. Compte-tenu de sa formation artistique, ses pendules furent aussi de véritables objet d’art par l’emploi du marbre, de métal chromé, de boîtiers en marqueterie avec des bois précieux et même de verre avec Lalique!  un beau document d'époque sur ATO:

https://clockdoc.org/gs/handler/getmedia.ashx?moid=22917&dt=3&g=1

Il créa aussi des modèles de bijoux, ci-dessous son poinçon






 Une montre bracelet Art Déco en platine, diamant et émeraude, le bracelet
diamant et baguette diamant conçu comme une série d'arcs, le cadran avec des chiffres arabes sous un "verre" émeraude et avec une lunette diamant baguette, le mouvement 18 bijoux de Hatot, France, avec quatre réglages, le boîtier avec poincon LH pour Leon Hatot, le bracelet avec un panneau amovible pour régler la longueur  1923-25





Cette Maison Mérite un chapitre à elle seule, ce que ferais!



Bulle Clock


La Bulle Clock de 1920 



Les bijoutiers vendaient des postes de radio en 1920




Longines est une entreprise horlogère suisse de prestige et de luxe appartenant au Swatch Group. Elle est positionnée dans le segment du haut de gamme. Longines est la plus ancienne marque encore en activité, sans modification, dans les registres de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Elle a été créée à Saint-Imier en 1832 par Auguste Agassiz. Elle a une double activité de manufacture de montres et de chronométreur sportif.

Comment appelle t on un défaut dans un diamant? 


Eh bien  E.Baril l a vu...le crapaud dans le diamant



Maison Baril




Bayard : les plus âgés d entre nous se souviennent des réveils Bayard

L entreprise a été fondée en 1867 par Albert Villon, spécialisé dans la pendule de voyage et la montre de marine. Ces premières réalisations sont marquées de ses initiales A.V.

En 1873, il s'associe avec le beau-frère de son épouse, Ernest Dessiaux. Cette même année, ils déposent un brevet de « Perfectionnement et additions aux réveils ordinaires ». On ne connaît pas sa formation, mais le brevet laisse à penser qu’il possédait de solides compétences en horlogerie. Il crée avec Albert Villon la société « A. Villon et Dessiaux » qu’il quitte en 1883 pour créer sa propre entreprise.
En 1885, une association naît entre Albert Villon, Paul Duverdrey, comptable de formation, et Joseph Bloquel, horloger de formation. Convention de dix ans. Paul Duverdrey prend en charge la direction des ateliers avec Joseph Bloquel. Villon s’occupe de la surveillance générale et de la prospection à l’étranger. En 1902, la société devient société en nom collectif Duverdrey et Bloquel. Elle perdure sous cette forme jusqu’au 2 décembre 1916.

-Février 1907 : Duverdrey et Bloquel donnent l’appellation réveils Bayard, et cela bien avant que la marque Bayard ne soit déposée en 1928.
En 1916, la société Duverdrey et Bloquel devient une Société anonyme nommée Société des anciens établissements Duverdrey-Bloquel (dont la durée est fixée à cinq ans). Le nom subsiste jusqu’en 1962.

-14 décembre 1962 : la Société des Anciens Établissements Duverdrey-Bloquel devient la société anonyme Réveil Bayard.
-23 janvier 1984 : la société Réveil Bayard est placée en redressement judiciaire


Si vous voulez l histoire complète:




Cette page est conscrée àl' entreprise  Hardellet avant qu'elle ne devienne la marque Nuptia.
André Hardellet le fils est né à Vincennes le 13 février 1911 de parents bijoutiers dont il est le fils unique. ses parents s’installent à Paris où ils dirigent une fabrique de bijoux : « les alliances Nuptia ».




Excellent élève, leur fils est promis à un brillant avenir et entame des études de médecine, qu’il abandonne en 1933 pour prendre, comme le veut la tradition dans ce milieu, la direction de l’entreprise familiale.


Ecoutez la plus belle chanson qui ait été composé sur le texte de André Hardelet, notre grand artiste Joaillier.
https://youtu.be/QiHL1vi5Mhs

J ai traité ce sujet Hardellet dans mon article 
https://www.richardjeanjacques.com/search?q=Hardellet

Des commentaires? des suggestions? écrire a : richardjeanjacques@gmail.com


Souvenirs d'un diamantaire Michel BRULEY de 1965 à 2022:

Michel Bruley Un jour  Françoise R . avait dit un jour à Michel Bruley négociant en diamants.  « tu devrais nous raconter le  négoce et ses ...