samedi 4 mai 2019

La Dynastie Aucoc


Aucoc, pourquoi un article sur Aucoc? Plus orfèvres que Joailliers?


Un jour , ça fait des lustres, je découvris sur le marché aux puces de Rouen.......au fait pourquoi dit on des lustres?
Au XVIIe siècle, un lustre, employé au singulier, est une période de cinq ans.
Cette durée vient probablement de l'antiquité romaine où un lustre désignait soit un sacrifice expiatoire qui avait lieu tous les cinq ans au moment du recensement, soit le recensement lui-même .Par contre, au pluriel, "des lustres" désigne une période de temps longue et indéterminée.




Donc ça fait des lustres que j avais découvert cette boite en acajou au marché aux puces de la place Saint Marc à Rouen,(le plus beau marché du monde puisque c'est ma ville) en l' ouvrant je vis qu'une plaque était gravée  "Aucoc aîné à Paris" le brocanteur ne savait pas à quoi elle servait et ne connaissait pas l'aîné des Aucoc.

"10 francs" je fis la moue!!! "5 francs" "c'est mieux lui dis-je , "je prends"



Et comme entres autres, je collectionne les petites boites, dans lesquelles je loge des boites encore plus petites, j'y rangeais mes mini-boites. En l'observant je m'aperçus qu' elle avait du être taillée dans le même bloc de bois , les veines sont toutes dans le même sens.



Je le vis aussi, car les logements pour les articles montraient bien que c'était taillé dans la masse, alors, cette semaine cherchant une idée d'article je me suis mis a collecter des données diverses sur "Aucoc"  L 'origine du nom déjà...Le patronyme Aucoc est l'ellipse de "fils au coq", coq étant pris, soit dans le sens de cuisinier, soit comme sobriquet attribué à un homme portant beau ou beau parleur.




Et ce 27-04-2019, je tombe.. (mais je me relève très vite) sur un site d' antiquités, qui vend une boite ressemblant étrangement à ma boite, mais remplie de pièces d' orfèvrerie de Aucoc

Nécessaire de voyage d'officier en acajou, cristal et argent, époque Restauration:Nécessaire de voyage d'officier en acajou massif, cristal, ivoire, travail de la Maison Aucoc à ses débuts dans les années 1820.La Maison Aucoc a été crée en 1821, elle a eu un très grand succès tout au long du XIXe siècle et étant fournisseur de Charles X, Louis-Philippe et Napoléon III.Notre coffret contient tous les accessoires pour accompagner un officier bien né sur le champ de bataille : miroir amovible que l'on peut suspendre, rasoir plaqué d'ivoire, blaireau en argent massif rétractable, boites à onguent en argent massif et cristal, une collection de brosses et de peignes à moustaches, pour entretenir et embellir le visage du brillant officier !
Les pièces en argent portent les poinçons d'argent massif français, la petite brosse circulaire est signée d'Aucoc. Le blason ne porte pas de monogramme ou d'armoiries.
Bel objet de collection, ensemble de très belle qualité (l'acajou est sculpté dans la masse pour créer des emplacements spécifiques à chaque accessoires.
Le nécessaire semble complet, en excellent état (fente au couvercle bien recollée).



J ai téléphoné mais le nécessaire est vendu, j ai affaire à un monsieur charmant qui m'autorise à me servir des photos pour mon article c'est pourquoi je le cite volontiers.

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

"Je n'en désirai que plus vivement pénétrer dans cette chambre. C'était le cabinet de toilette, revêtu de ses plus minutieux détails, dans lesquels paraissait s'être développée au plus haut point la prodigalité de la morte.
Sur une grande table, adossée au mur, table de trois pieds de large sur six de long, brillaient tous les trésors d'Aucoc et d'Odiot. C'était là une magnifique collection, et pas un de ces mille objets, si nécessaires à la toilette d'une femme comme celle chez qui nous étions, n'était en autre métal qu'or ou argent."


Qui a honoré l'un de nos grands Bijoutier-Joaillier, en citant son nom dans un de ses romans? Dont l oeuvre a inspiré la Traviata de Verdi, et tant de films?
Alexandre Dumas fils, dans "La Dame aux camélias"roman magnifique  
publié en 1848, inspiré par son amour pour la courtisane Marie Duplessis.


-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-

Le premier Aucoc dans l orfèvrerie fut Jean Baptiste Casimir Aucoc, qui naquit le 24 septembre 1796 a Paris. Il était le fils de Jean Aucoc et Anne Joséphine Meunier. Jean Aucoc était quincailler.

J.-B.-Casimir Aucoc , qui fabriquait principalement des nécessaires, avait succédé, en 1821, à  Pierre Dominique Maire (parfois écrit Lemaire) au 154 rue Saint Honoré à Paris. 
Aucoc est associé des 1821 a Henry-François-Charles Gavet . Aucoc avait épousé la cousine germaine de Gavet. Gavet  était un orfèvre important et coutelier du Roi depuis 1816 mais aussi du Duc et de la Duchesse de Berry il était installé au 138 Rue Saint Honoré à Paris, comme Aucoc il travaillait aussi pour la maison Maire, et les deux associés avaient obtenu une médaille d'argent en 1819.




1823 Notice sur les produits de l'Industrie


En 1835 (d'aprèsVever) , lorsqu'il s'installa rue de la Paix, il adjoignit l'orfèvrerie à sa fabrication.
N'est ce pas  plutôt 1834? car j ai trouvé à la BNF, dans le livre "Notice sur les produits de l'Industrie", qu ils faisaient l objet de pages et d'adresses séparées et on ne parle plus d association.



Gavet est au 138 rue Saint Honoré en 1834 



Et Aucoc est au 154 rue Saint Honoré, il fabriquait même des coffres forts pour argent et papiers




Nécessaire de voyage d'Alexandre Edmond de Talleyrand-Périgord (1813-1898), marquis de Talleyrand-Périgord, duc de Dino, en argent et vermeil, le coffre signé Aucoc Aîné, les pièces en argent, principalement par Charles-Auguste Péret, la chocolatière par Pierre-Noël Blaquière, les cuillères et la fourchette par Pierre-Antoine-Gabriel Gerbu, les couteaux par Antoine-Vital Cardeilhac, vers 1835


à décor guilloché, chaque pièce gravée ou ajourée aux armes de Talleyrand accompagnées de la devise familiale RE QUE DIOU, comprenant théière (avec un manche amovible en écaille de tortue), chocolatière (manche amovible en écaille de tortue), pot à lait, timbale, deux tubes cylindriques, étui à cire rectangulaire, boîte cylindrique, lampe à huile circulaire, coquetier, deux paires de flacons en cristal taillé et couvercles en argent, deux paires de boîtes cylindriques en cristal taillé et couvercles en vermeil, deux autres boîtes , une plus grande boîte circulaire, cinq boîtes rectangulaires, encrier en cristal taillé et couvercle en argent, cuillère à dessert, fourchette à dessert, cuillère à thé en vermeil, couteau à fromage, couteau à fruits, tire-bouchons en métal, deux brosses à cheveux, trois accessoires, dont deux avec manche en écaille de tortue, un cuir à rasoir et un porte-document contenant trois grandes feuilles de papier buvard, une inscrite Mr Duplan greffier du 8e Ardent Place des Vosges Paris, dans un coffre en acajou signé Aucoc aîné Rue de la Paix, 4 bis Paris, le couvercle aux armes et à la devise de la famille Talleyrand-Périgord et filet de laiton




 C'est pour Edmond de Talleyrand Périgord que Aucoc aîné fabriqua ce si beau nécessaire de toilette






En 1834 où 1835  Casimir Aucoc Aîné, fournisseur brèveté de sa majesté le Roi et de la famille royale  sous la monarchie de Juillet  s'installe au 4 bis rue de la Paix , au même endroit que son jeune frère Alexandre qui lui, était "Bonnetier".



1836  Fabrique d'Alexandre Aucoc au 4 bis rue de la Paix


1836

Pour bien préciser les dates, voir ci-dessous:


1799 



en 1805 Jean Aucoc (père de Casimir) qui est quincaillier est toujours  installé dans l île de la cité dans l almanach du commerce



1837  Hippolyte a pris la suite de son père Jean et  il est installé au 8 rue de la Paix, son frère Alexandre bonnetier est installé au 8 rue de la Paix, mais c'est une  erreur de l almanach qui situe Aucoc ainé au 8 alors qu' il est au 4 bis



Heureusement en 1838 les 3 adresses sont bonnes

Jean Baptiste Casimir Aucoc aîné "s'intitulait fabricant de nécessaires du Roi et des Princes et produisait des nécessaires de toilettes pour hommes et dames, pupitres de voyage, caves à liqueurs, etc. Puis, il étendit le champ de son activité en devenant orfèvre. Le 30 juillet 1839, il fit insculper son poinçon (un coq et une étoile).





1840

ETUI A COUTURE DE LOUIS MARIE D'ORLEANS REINE DES BELGES Paire de ciseaux, dé à coudre, une aiguille, un étui à aiguille, un poinçon, une bobine, une pointe en or ciselé et une aiguille en vermeil. Etui en bois orné au centre du couvercle du monogramme LMI sous couronne royale, pour Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle, première reine des Belges. Inscription au niveau de la serrure de l'étui: Aucoc Fecit Noyer, or, argent Poinçons: tête de bélier (sur le porte-mine); tête d'aigle (aiguille en vermeil) Poids: 34,40 g. Provenance: -Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle d'Orléans, reine des Belges -Philippe de Belgique comte de Flandre -Henriette de Belgique, duchesse de Vendôme -Marie-Louise d'Orléans, princesse Philippe de Bourbon-Siciles -puis par descendance Louise Marie d'Orléans (1812-1850), princesse française, fille de Louis-Philippe d'Orléans et de Marie-Amélie de Bourbon-Sicile, elle épousa en 1832 le roi Léopold Ier des Belges. Le couple eut trois enfants, Léopold II roi des Belges, Philippe comte de Flandre et Charlotte impératrice du Mexique 
 la maison Aucoc étendit ses activités en 1839 à l'orfèvrerie et dès l'exposition des Produits de l'Industrie de 1844 elle reçut une médaille d'argent. Dirigée sous le Second Empire par Louis Aucoc aîné, la maison Aucoc obtint une médaille de première classe à l'exposition universelle de 1855 Revendu par Maitre Collin du Bocage.

Survint la "révolution de 1848" je cite Vever

"1847 on criait : « A bas les bourgeois ! » Un grand malaise commençait à peser sur les affaires dès le commencement de 1848; la chute de la monarchie constitutionnelle, les sanglantes journées de juin, causèrent à Paris et dans la France entière une stupeur et  une inquiétude qui en amenèrent la suspension presque complète. Il se produisit comme une sorte de panique : on vendait, on détruisait ses bijoux pour les fondre et les réaliser."

 Pour donner un exemple frappant du contre-coup que les événements

politiques ont sur les affaires, M. Aucoc, orfèvre, qui occupait 60 ouvriers et

fabriquait annuellement pour la valeur de 5oo.ooo francs, vit, en 1848, sa

fabrication presque réduite à néant et le nombre de ses ouvriers à deux»

(Rapport du Duc de. Luynes, p. 49). En 1847, les affaires de la bijouterie, à

Paris, se sont élevées à 41.599.934 francs, sans compter la valeur des pierres

fines employées; 4.401 ouvriers ont été occupés la même année par les fabricants.

Pour 1848, l'importance des affaires s'est réduite de 13.210.000 francs et

le nombre des ouvriers à 1.702. Dans la joaillerie, de 19.288.900 francs le

chiffre est tombé, en 1848, à 9.258.800 francs."





Le 21 septembre 1850  vient de naître le fils de Louis Aucoc aîné qui a 21 ans et habite au 6 rue de la paix. Sa femme se nomme Gabrielle Claire Villette et a 19 ans et vont prénommer leur enfant Louis.
Étaient présent Jean Baptiste Casimir Aucoc le grand père, âgé de cinquante  quatre ans , orfèvre, et demeurant 6 rue de la Paix, Alexandre Louis Juste Aucoc négociant grand oncle paternel de l'enfant âgé de 54 ans et habitant au 6 rue de la Paix.




De Jean baptiste Aucoc, vers 1850 en vermeil, de feuillages et de fleurs sur un fond de tapis centré. Armoiries royales de France portant une étiquette de différence accolé aux armoiries de Bourbon-des deux  Siciles sous une couronne de duc ou uniquement à la couronne de duc.




1850 NÉCESSAIRE DE PIQUE-NIQUE argent. Comprenant une timbale oblongue, une cuillère à café, une fourchette-cuillère pliante, un canif en écaille à 2 couteaux et tire-bouchon, un étui à sel en ivoire. Aux armes de Poncins. Poinçon Minerve, maître-orfèvre "AUCOC AÎNÉ". Coffret oblongue en cuir. Haut. 7,5, Long. 11, Larg. 6,5 cm hors tout. revendu par Maitre Rouillac



1855 dans l almanach du commerce

En 1856 Louis Aucoc le fils de Jean Baptiste Casimir Aucoc obtient le titre de fournisseur Breveté de sa majesté l'empereur et aussi de Sa majesté la Reine de grande-bretagne, ce qui, (je pense) va lui amener des commandes importantes des cours d'Europe.

Wilfried Zeisler* nous indique que c'est à cette époque que la maison Aucoc livre un important nécessaire à la grande duchesse Ekaterina Mikhaîlovna, mais le musée de l Hermitage pense que c'est antérieur:

Un autre service conservé au musée de l’Ermitage témoigne du goût de l’orfèvrerie française dans cette branche de la famille impériale et du succès du style Louis XV-1840, que les Russes appellent parfois le Second Rococo ou, en référence à leur propre histoire stylistique, le Second Baroque. Ce nécessaire de toilette provenant de la grande-duchesse Ekaterina Mihajlovna est l’œuvre d’un orfèvre spécialisé dans ce type d’ouvrage : Louis Aucoc. Formé à l’origine de quarante-cinq pièces, il fut réalisé avant 1848 comme le suggère la mention « fournisseur du roi et de la famille royale » appliquée sur le miroir49. La clientèle russe de l’orfèvre Aucoc ne se limitait pas à la grande-duchesse et à son entourage. Elle comptait très vraisemblablement la famille Paškov, à l’origine d’un service entré dans les collections impériales en 1869 et signalé par Foelkersam, ainsi que plusieurs membres de la noblesse mentionnés dans l’inventaire après décès de Madame Aucoc en 1849 : le comte Gouriez, le comte Obrescoff ou encore le prince Trubeckoj.(Troubeskoï)

Querelle de date, mais cela prouve que Aucoc avait une clientèle importante en Russie.

Wilfried Zeisler* en revanche nous précise que la maison Aucoc a exposé a Moscou en 1891, à Saint Petersbourg en 1899 et 1901-1902 .
De 1881 à 1917 André Aucoc a eu comme clients
Alexandre III empereur de Russie en 1893
Alexis Alexandrovitch , grand duc de Russie, en 1891,
Annenkov en 1911.
Boris Wladumirovitch grand duc en 1911
La comtesse Chouvaloven 1911
Le prince Dolgorouky en 1911
La pricesse Gagarine en 1911
Evidemment le grand Duc Paul Alexandrovitch mari de la comtesse Hohenfelsen(la princesse Paley) 1900 et en 1904, Poloctsov en 1911

Le grand duc Wladimir Alexandrowitch et la grande duchesse Maria Palovna 1899.1900.1901. et leurs enfants les grands ducs, Cyrille, Boris, Boris, André et la grande Duchesse Wladimirovitch avant 1899 et vers 1910.
Xenia Feodorovna grande Duchesse en 1906 et 1911

D'autre part Louis Aucoc a eu comme cliente Maria Feodorovna, impératrice de Russie en 1891 à l exposition française de Moscou

 *Le Dr. Wilfried Zeisler est Chief Curator  au Hillwood Estate, Museum & Gardens Washington, DC 20008
www.hillwoodmuseum.org



En 1860 "Dans une boîte en acajou incrusté de laiton décorée de feuillage et de fleurs défilants, la couverture avec le cartouche à crête et monogramme et portant le bord " L. Aucoc ainé à Paris ", doublée de velours bleu foncé contenant un necessaire de rasage recouvert tourné et gravé de fleurs et de volutes sous une bande simple, gravée d’un cartouche à crête, dans laquelle s’installe un support chauffant, une poignée en ivoire et une bouteille en verre montée, un miroir à main et huit bouteilles de toilette en verre montées". revendue par la maison Bonhams à Londres




Pour le commun des mortels, c'est une pelote à épingle

Ce présentoir à épingles en vermeil  est de Casimir Aucoc , il est mort en 1865 c'est donc antérieur: Les surfaces argentées de toutes les pièces sont ciselées avec des motifs élaborés de rinceaux entrecoupés de coquillages, de fleurs et de feuilles d'acanthe sur un sol en pointillés. Les pièces verticales sont surmontées de l'aigle à deux têtes couronné des Romanov, perché sur une orbe surmontée de la couronne impériale.
L impératrice de toutes les Russies  faisait  elle de la couture?sur un rectangle et un losange surmonté d'un coq et portant la marque CA. Les deux marques du fabricant sont Jean-Baptiste-Casimir Aucoc (1796-1865). La marque d'exportation de Mercure pour l'or et l'argent est 1840-1879. Armoiries impériales.
Il se trouve au  Hillwood Muséum NW Washington, DC 20008 




C'est un service a café,  vers 1862 peut être 1867, qui est exposé au musée d'Orsay, la réunion des musée nationaux, ne publie pas d autres informations sauf que ce service est bien de Louis Aucoc .


Détail d une pièce de ce service à café photo RMN



Toujours est il qu'en 1865 les factures sont bien établies au nom de Louis Aucoc Aîné et que les ateliers sont au 336 Rue Saint Honoré





En 1867 à l exposition universelle

1867 expo Universelle ce commentaire a propos de ce lavabo et Miroir dans Les Merveilles de l'Exposition universelle de 1867, par Jules Mesnard

Lorsqu'on contemple ce qui servait de lavabo à nos aïeux, à nos contemporains d'hier, et ce qui en sert encore dans bon nombre de petites villes, on se demande si nos aïeux n'étaient pas d'une saleté repoussante. Et entre nous soit dit, je le crois fermement.: on se débarbouillait naguère, passez-moi le mot, avec une pincée d'ouate légèrement trempée dans l'eau; on fuyait l'eau. Grâce aux Anglais, il n'en sera bientôt plus ainsi nulle part : des ablutions abondantes nous purifient. Et voilà pourquoi même en vermeil M. Aucoc fait des cuvettes qui permettent d'être propre.

Engagé volontaire en 1870, il prit part à la guerre franco-allemande dans l'armée de Paris et se trouva notamment à la bataille de Champigny.




1870 une très jolie montre Aucoc 6 rue de la paix

Pendant mes recherches sur les Aucoc, je me suis demandé pourquoi Louis Aucoc le jeune était parti s 'installer rue du quatre septembre et racheter l'affaire Lobjois?  D'autant qu'il était l ainé et qu' a ces époques c'est l ainé qui prenait la suite.  Grâce à l un des descendants Mr Fabrice Houdart j'ai découvert le pourquoi, dans un livre qu il m a adressé des Etats Unis en PDF Les mémoires de son arrière grand mère, un ecrit passionnant sur ce qu elle a vécu.

Le jeune ménage Louis Aucoc s”installa donc rue de la Paix après le mariage qui eût lieu le 4 juin 1872 à Saint Nicolas des champs, Grand-mère Rondeleux habitant le Marais, rue du Grand Chantier, non loin de la rue Portefoin siège social de la Maison Caplain Saint-André où Grand-père Rondeleux exerçait une situation de son vivant chez son beau-père. Le magasin d'orfèvrerie était situé au 6 rue de la Paix et le petit appartement du ménage à l'entresol bas et mal aéré qui communiquait par un escalier de bois sculpté avec le rez-de-chaussée organisé pour la réception des clients et l'exposition des pièces rares d'argenterie. Ma Grand-mère eût deux enfants très rapidement: mon Oncle Georges en 1873 et 'ma Mère, Marie-Louise fin 1874. Les conditions d'hygiènes  de ce logis déplorable lui occasionnèrent une  infection microbienne, abcès au sein successifs qui
faillirent amener une septicémie : Grand-mère Rondeleux exigea que sa fille déménagea d'urgence pour raison majeure de santé. Le Grand-père Aucoc demeura inflexible. Il en était resté au principe suranné d'habitation contigu au local d'affaires... C'était un homme pourtant juste et bon mais très entêté et irréductible quant à ses impératifs...
« Ce sera ainsi ou bien je te retire la maison ›› dit-il à son fils Louis. 
A ce moment une certaine firme Lobjois et Cie était à vendre rue du 4 Septembre, Joaillerie-Bijouterie. 
L'oncle Paul Rondeleux avança des capitaux à mon Grand-père qui acheta le fonds en question où en dehors des locaux professionnels vastes et aérés il y avait un fort bel appartement dont j'ai parlé dans un chapitre précédent et où je devais naître vingt-cinq ans plus tard et y vivre ma petite enfance jusqu'en 1905. La maison Aucoc fut offerte à mon Grand-oncle André Aucoc quelques années plus tard lorsqu'il épousa Louisette Thomas fille de Tante Marie sœur de ma Grand-mère mais on se garda bien de leur imposer l'entresol familial; ils habitèrent dans le même immeuble mais à un étage clair, élevé qui n'offrait pas les mêmes inconvénients. L'Arrière-grand-père avait tout de même cédé... Mais il en resta toujours au cœur de ma Grand-mère une grande amertume et une sourde rancœur contre ses Beaux-parents car la position de fils aîné eût exigé pour lui la continuation de la maison Aucoc. _. Et le profit financier en eût été tout différent... Peut-être cela eût il changé aussi la face des évènements dans l'avenir lointain de cette famille Aucoc qui devait aboutir pour les deux branches à un double
effondrement pécuniaire.

C'est en 1876 que Louis Aucoc va reprendre la maison Lobjois qui était installée 9 rue du quatre septembre à Paris.
Cette maison fondée en 1852, d'excellente réputation avait été récompensée aux expositions universelles de 1862 et 1867.

auteurAucoc, Louis
patronyme(s)Aucoc
prénom (état civil)Louis
variantes(fils)
professionFabricant bijoutier
initialesL.A.
symbolesun loup, passant tête à gauche
n° de garantieA8866
n° de préfecturepas de numéro
date d'insculpation12 janvier 1877
Paris
adresse de l'atelier9 rue du Quatre-Septembre

En 1874 Louis Aucoc va engager un jeune apprenti qu'il gardera deux ans  René Lalique, plus tard il lui commandera des dessins.

Mais grâce aux "mémoires de grand mamie "écrites par Marie Louise Aucoc la fille Louis le jeune j'ai pu apprendre ceci:

Parmi les ouvriers et les jeunes apprentis de l’atelier l'un d'eux devint célèbre : c'était Lalique cet artiste incomparable, dessinateur maître-verrier, joaillier, décorateur qui devait donner un tel renouveau à l'art décoratif entre les deux guerres. II avait été formé soigneusement tout jeune par mon Grand-père... Je peux même dire grâce à son inépuisable bonté indulgente ; car Lalique s’étant rendu coupable d'une faute professionnelle assez grave : mon Grand-père excusa l’étourderie coupable de ce tout jeune homme ; le garda en dépit de ce délit en lui offrant une chance de le faire oublier... Cet apprenti lui en fut toujours gré dans l’avenir et grâce à Grand-père( Louis Aucoc aïné) sa carrière devint éblouissante alors qu'elle eût pu être compromise a tout jamais par un autre patron moins compréhensif !


En 1878, Aucoc obtiendra une médaille d 'Argent a l'exposition Universelle.



Une belle et inhabituelle montre en cylindre sans clé avec cadenas ouvert, en or rose 750/1000°carats, avec grenats rouge, diamants et perle, signée L. Aucoc, Paris, rue de la Paix, n ° 1492, fabriquée vers 1880 
avec mouvement de cylindre orné de bijoux , balance à trois bras, cuvette en or, cadran en émail blanc avec chiffres romains, aiguilles dorées en forme de cercle, boîtier circulaire avec grenat rouge, dos et charnière décorés de diamants et de perles, avec cuvette décorée et numérotée Revendue par la maison Christie's



Cette belle photo de Louis Aucoc(1850-1932) alors qu 'il avait une trentaine d'années, m' a été communiquée par Christophe De Sibert, et Fabrice Houdart deux des descendants de Louis Aucoc




UNE BROCHE ANTIQUE EN ÉMAIL ET DIAMANT, DE L. AUCOC 
Une  mandoline à émail feuilleté vert et rouge appliquée avec une fleur en argent sertie de diamants taille rose, vers 1880,poinçons d' état français et poinçon du fabricant




Élégant devant de corsage en or et platine pouvant se porter en collier, à décor de volutes et guirlandes ornées de diamants taille ancienne et de roses diamantées. Dans son écrin en maroquin vert de la Maison AUCOC, 8 rue de la Paix à Paris. Vers 1900/10. Poids brut: 31.60 g. Revendu par la maison Collin du Bocage



Poinçon de André Aucoc 1887-1911

orfèvre
auteurAucoc, André
patronyme(s)Aucoc
prénom (état civil)André
professionFabricant orfèvre
initialesA.A.
symbolesDeux lettres A Louis XVI séparées par un fer de lance surmonté d'un coq
n° de garantieA9900
n° de préfecture10409
date d'insculpation18 mai 1887
date de biffage5 juillet 1911
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier6 rue de la Paix



En septembre 1889 Louis Aucoc est fait chevalier de la légion d honneur.




En 1889 ses états de service ne sont pas des plus importants, mais!!!



Dans le dossier de légion d Honneur






Cruche  clarinette française montée sur vermeil, XIXe siècle
Le corps oviforme finement coupé à la manière Empire avec une large bande de feuilles tourbillonnantes stylisées coupées en alternance avec couche et poli, avec un épaulement en terrasses, un cou cannelé et une tige étalée cannelée, le pied avec un dessous taillé en étoile, une monture en vermeil avec bordure anthemion et couvercle à charnière, poignée en rouleau avec pièce de pouce en forme de tête de cygne et tête de pharaon, hauteur 31,5 cm, montures de A. Aucoc , Paris Provenance: vendue chez Christie's, 19 juin 1984, lot 199. La collection John Towse 




Ensemble à thé français en argent par Aucoc, Paris, fin du 19e siècle, de forme circulaire trapue, chaque pièce étant ciselée en relief avec une vigne fruitière, les couvertures avec les pointes des escargots, gravées de la couronne et du monogramme d’Oultremont, comprenant une bouilloire et un support avec brûleur , une théière, un sucrier à deux poignées, un pichet de crème et un saladier



Ce bijou pourrait être de Louis Aucoc: c'est une épingle de jabot En or jaune 750 millièmes figurant 2 feuilles de vigne rehaussées d'émail vert et de 2 pampilles en petites perles blanches probablement fines. Système articulé et amovible sur épingle en vermeil. Travail fin XIXe. Dans écrin estampillé Aucoc. Poinçon: tête de sanglier pour l'épingle et tête d'aigle, bijoutier PM, un oiseau. Poids brut: 5,2 g

De la difficulté d attribuer un bijou, car l'écrin ne veut rien dire et le Poinçon PM avec un oiseau, deux possibilité , Moniot insculpé en 1886 ou Morlot Pierre mais il insculpé son poinçon en 1923 je penche pour Moniot







Un nécessaire de voyage français de première qualité, en verre doré et gravé, par A. Aucoc, Paris, étui en cuir marron, boîtier en cuir, douze bouteilles et bocaux en verre taillé avec couvercles et rebords, quatre brosses en fausse écaille de tortue, miroirs et autres accessoires de toilette connexes. revendu par Bonhams




Un impressionnant encrier français du XIXe siècle en argent
par André Aucoc, Paris vers 1890, estampillées 'A. AUCOC '
Modélisé de façon réaliste comme deux limiers franchissant un arbre tombé, l'encrier déguisé en souche, sur un socle en marbre vert, d'une longueur de 47 cm . revendu par la maison Bonhams




Je n ai pas la date exacte de cette photo de Louis Aucoc , 1890 ?




Une jardinière française de la fin du 19ème siècle Estampillé A. Aucoc, pour André Aucoc frère de Louis Aucoc Ovale, les côtés en feuilles de rouleau ouvertes avec des panneaux de cartouche vides et une doublure électrolytique, environ 250 oz, 65.00 x 103cm.




Photo qui m a été transmise par Daniel Lucian je vous recommande son site, il est en Angleterre et est spécialisé dans les boites, coffrets, nécessaires de voyage précieux http://daniellucian.com/
Je n'ai pas la date de prise de vue de cette photographie du personnel d'Aucoc, prise devant le porche du 4 bis rue de la paix, je situe cette photo en 1895  Louis Aucoc fils, est rue du 4 septembre depuis 1876  et en 1900 c'est son frère André qui hérite de la maison du 6 rue de la Paix.



C'est le porche, actuellement, du 6 rue de la Paix a Paris 

Louis Aucoc est président de la Chambre syndicale de la bijouterie , joaillerie, orfèvrerie de 1895 jusqu'en 1907, date à laquelle il se retirera des affaires à 57 ans


Dossier Légion d Honneur de Louis Aucoc en 1898



Papier à lettre de Louis Aucoc en 1898, il est bien au 9 rue du quatre septembre, il a le téléphone, le télégraphe et est président de la chambre syndicale de la BJO



1899


1899


1899


1899


C'est une broche revendue par la maison Christie's et là nous somme à peu près sur de la date, car en 1899 , Vever l'a présentée dans le journal de la Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie, nous pouvons noter aussi que le motif en or est un bas relief de Edmond Becker 




Boucle de ceinture de Louis Aucoc en 1899 dans le Vever



Encore un nouvel exemple de ceux qui fondent leur avis  sur l'écrin du bijou.
L écrin est de la maison Mellerio, mais heureusement, Christie's a vu le poinçon de maître de André Aucoc   
C'est une broche ovale à décor de muguet en émail polychrome "plique à jour" cerclé d'or jaune, le revers ouvrant à charnière, monture en or jaune, vers 1900, in écrin signé Mellerio  poinçon de maître A.Aucoc



Liste des plus grosses pierres précieuses présentées à l exposition universelle de 1900 dans la  revue de la B.J.O.




Pour l'exposition de 1900 une broche de Louis Aucoc diamants et pierres de couleurs
Dans les années 1900 je trouve que la forme très classique de ses broche est souvent sur la même base de dessin.



Voici la liste des jurys  en bijouterie, orfèvrerie et horlogerie à l occasion de cette grande exposition universelle de Paris en 1900



Broche en or qui peut être aussi portée en pendentif, comprenant l’image gravée d’un jeune coq, plein de vie, avec une barrière (ou une palissade) au milieu de feuilles et de fleurs. Les feuilles sont rendues avec des couleurs très réalistes, et le bord porte des clous décoratifs en diamants. Un diamant est serti au sommet de la cage et une perle de belle taille est suspendue à la base à une minuscule rose.
   Le jeune coq est représenté sur un fond de plique-à-jour figurant un paysage dans les bruns et verts 
   L’écrin original en cuir porte l’adresse L. Aucoc Fils  rue du quatre Septembre, Paris, imprimée sur le satin du couvercle.
   René Lalique compléta son apprentissage sous Louis Aucoc et il est très possible qu’il ait participé à la création de cette pièce. Le jeune coq, d’autre part, est un emblème traditionnel français et il est utilisé ici comme un jeu de mots faisant allusion au nom du joaillier. »
« Marques ou poinçons : Poinçon  du fabricant sur le côté droit du pendentif, les lettres « L » au milieu d’ un losange vertical. Une tête d’aigle sur le côté droit.
Broche revendue par la maison Wartski de londres: http://www.wartski.com/


orfèvre
auteurAucoc, Louis
patronyme(s)Aucoc
prénom (état civil)Louis
variantes(fils)
professionFabricant bijoutier
initialesL.A.
symbolesun loup, passant tête à gauche
n° de garantieA8866
n° de préfecturepas de numéro
date d'insculpation12 janvier 1877
Paris
adresse de l'atelier9 rue du Quatre-Septembre
Comme Louis Aucoc a fait faillite en 1907, nous pouvons donc situer cette broche facilement  aux environs de l année 1900

En 1900 une publicité de Louis Aucoc fils




Puis en septembre 1900, Georges le fils de Louis Aucoc fils, épouse Melle Odette Talazac, actrice de talent, elle joua la comédie au théâtre et au cinéma avec les plus grands, telle Marie Bell  jusqu 'en 1935.



1900 dans la revue de la B.J.O.



1900 env, Broche Art nouveau "Flora" de Louis Aucoc




1900 Corne et Perles ce peigne est cité dans  "Le peigne, son histoire et son développement Jen Cruse", 2007, illustré p.35 
cf. Les Salons de Paris 1895-1914, Jewellery, Volume I: The Designers AK, Alastair Duncan 1994, p.41 & 42. Bijoux Art Nouveau, Vivienne Becker, 1985, p. 214 revendu par la  galerie Tadema à Londres




Pièce maîtresse française en argent, André Aucoc, Paris, vers 1900 le pied et le corps chassé comme coquilles volants, chaque côté appliqué avec une cartouche à crête entre les branches fleuries, muni d'un revêtement en métal argenté avec anneau de chute poignées bord de pied estampillée A. Aucoc longueur sur les poignées 54 cm Pièce lourde de 4690 g
C'est donc une pièce de André Aucoc orfèvre et frère  de Louis Aucoc


Louis Aucoc cité dans le livre Art Nouveau de Vivienne Becker, or émail platine diamants et perle.




1900 deux broches de Aucoc dans le livre de Vivienne Becker, en  or diamants perles baroques



1900 Louis Aucoc broche en or émail et diamants, la jeune fille dans des volutes de diamants tient une plume de Paon




Broche ornée de motifs floraux en or repoussé et émail sertie de rubis, diamants et perles 1900 environ.




Collier en or, émail plique à jour et opaque avec un motif fleur de mais  1899, par louis Aucoc



1900 Aucoc


Coulant pour foulard de Aucoc en 1900 environ



Carte d invitation  réalisée pour inviter les clients et personnalités a venir en 1900 voir  cette grande coupe en argent massif par André Aucoc qui en avait reçu la commande du Grand Duc Paul  Romanov
Cette coupe  dite Bratina, offerte au régiment de la garde à cheval par S. A. I. le grand-duc Paul Alexandrovič » Réalisée au marteau, « jamais sous Louis XV, on ne fit si grand et mieux » la coupe chantournée, est directement inspirée de l’estampe Nef pour le roy de Juste-Aurèle Meissonnier, modèle daté de 1728-1729 et imposé par le grand-duc. Le « gigantesque » plateau est, quant à lui, une création de l’orfèvre prise dans une seule pièce de métal, réalisée au repoussé et fondue en partie




Le grand-duc Paul était le sixième fils et le plus jeune enfant du tsar Alexandre II de Russie de sa première femme, l'impératrice Maria Alexandrovna. Il était un frère de l'empereur Alexandre III et un oncle de Nicolas II, le dernier tsar de Russie.

Il entra dans l'armée russe, était général de Cavalerie et adjudant général de son frère, le tsar Alexandre III, et chevalier de l'ordre de Saint-André. En 1889, il épousa la princesse Alexandra de Grèce, son premier cousin paternel une fois enlevé. Le couple avait une fille et un fils, mais Alexandra est décédée lors de la naissance de leur deuxième enfant. Dans son veuvage, le grand-duc Paul a commencé une relation avec Olga Karnovitsch, une femme mariée avec trois enfants. Après avoir obtenu le divorce pour Olga et au mépris d'une forte opposition familiale, le grand-duc Paul l'épousa en octobre 1902. Alors qu'il contracta un mariage morganatique avec une divorcée au mépris de la prohibition du tsar, le grand-duc Paul fut banni de la Russie privé de ses titres et privilèges. Entre 1902 et 1914, il vit en exil à Paris avec sa deuxième épouse qui lui donnera trois enfants. Au printemps de 1914, il s'installe en Russie avec sa deuxième famille.

Au début de la Première Guerre mondiale, le grand-duc Paul fut nommé commandant du premier corps de la garde impériale. Affligé de mauvaise santé, il ne sert que par intermittence. Au cours des derniers jours de la période tsariste, il était l'un des rares membres de la famille Romanov à rester proche du tsar Nicolas II et de sa femme Alexandra Feodorovna. Il incombe au grand-duc Paul d'informer Alexandra de l'abdication de Nicolas II.

Après la chute de la monarchie russe, le grand-duc Paul a d'abord vécu dans son palais de Tsarskoïe-Selo pendant la période du gouvernement provisoire. Lorsque les bolcheviks sont arrivés au pouvoir, son palais a été exproprié et il a finalement été arrêté et envoyé en prison. En mauvaise santé, en janvier 1919, il fut abattu par des bolcheviks avec d'autres membres de la famille Romanov dans la cour de la forteresse Pierre-et-Paul. Sa dépouille fut jetée dans une fosse commune.



Chaque fois que j ai ouvert un livre sur Cartier, je suis tombé sur cette photo que je trouve magnifique de  Olga Karnovitsch, maîtresse et seconde femme du Prince Paul Romanov, la Princesse Paley (comtesse Hohenfelsen)





1900 environ Aucoc photo de l' institut du grenat



Une paire de candélabres à quatre lumières de style Louis XV en argent massif  français
par André Aucoc, Paris, vers 1900,
les becs feuilletés élaborés sur tiges de parchemins tourbillonnantes naturalistes tourbillonnantes reposent sur des bases asymétriques à bordures en roseaux, soutenant les bras amovibles, avec une lumière centrale sur un support en spirale et trois branches balayées (percées pour l'électricité), hauteur 43.5cm , diamètre 29cm , poids 163oz . revendus par Bonhams



La chocolatière  d'Andre Aucoc, Paris, vers 1900, avec la première marque standard d'après 1838, les tasses et les soucoupes, Meissen 1755-60
Comprenant: un pot à moka avec deux tasses et soucoupes peintes à la main; le pot de forme conique effilée appliquée en relief avec des sceaux de balles noués, le couvercle à dôme plat avec glissière coulissante, une poignée de balustre en bois noirci amovible, hauteur de 14 cm , les tasses et soucoupes de forme typique, les tasses avec des poignées ornées en spirale, chacune Peinture polychrome représentant des scènes de figures rurales représentant des paysages pastoraux, sur un fond blanc avec des bords dorés, dans un étui en cuir vert ajusté avec un outillage doré et des prises en laiton, marque de revendeur de A. Aucoc 


BOUCLE EN ÉMAIL ET DIAMANT ART NOUVEAU 
Conçue comme une plaque en fil de fer dorée texturée, rehaussée d'une fleur en émail lavande, avec un pistil à diamants taille rose, aux feuilles et aux boutons en émail vert, montés en or 18 carats, vers 1900, avec des poinçons français  Avec la marque du fabricant pour Aucoc Fils



UNE BROCHE ART NOUVEAU EN ÉMAIL ET PERLE, DE LOUIS AUCOC, 
conçue comme une plaque émail plique-à-jour bleu et rose pâle, intacte et dorée représentant le ciel orné de baies et de feuilles d'émail vert et or, intacte, suspendant une diamant taillé et goutte de perle 
Avec la marque de fabrique de Louis Aucoc  revendue par Christie's



1900 environ Louis Aucoc


1900 environ Louis Aucoc



1900 en Louis Aucoc


Pendentif à Col  dans la mode et le bijou en  1900

"Les surtouts exposés par MM. Boin et André Aucoc présentent à un égal degré, quoique de façons différentes, un souci de composition, de vérité, de netteté, de finesse qui en font des pièces tout à fait remarquables au point de vue artistique, et pour la plupart, à ce qu'il nous a semblé, au point de vue de la facture.
Néanmoins, il est peut-être permis de regretter qu'une recherche trop grande du détail — bien que ce détail soit amusant — leur donne un peu l'apparence de bibelots, bibelots exquis, il est vrai, d'une qualité tout à fait rare, mais qui manquent un peu de grandeur et de puissance.
Prenons, par exemple, le surtout que M. Aucoc a exécuté pour les noces d'argent de S. A. I. le grand duc Vladimir. Rien n'est plus ingénieusement gracieux que l'idée de ce surtout : les quatre enfants placés aux quatre coins d'un temple comme les quatre gardiens du culte familial et les vingt-cinq amours dansant autour leur farandole joyeuse et ininterrompue forment une composition infiniment séduisante. La sculpture est d'une délicatesse et d'une variété dans les attitudes tout à fait intéressantes. Mais l'effet est un peu mièvre et, nous ne voulons rien préjuger, mais ces vingt-cinq amours si tendres et si unis soient-ils, ne représentent pas une grande passion.
Cependant, un bol à punch de M. Aucoc est une très belle pièce d'orfèvrerie qui échappe à cette légère critique "dans la revue la mode et le bijou de 1900




Pendentifs  de Louis Aucoc dans "la mode et le bijou" de 1900

Enfin dans un grand nombre de vitrines on trouve parmi tous les bijoux exposés, une certaine quantité d'objets remarquablement décorés d'Emaux.
Je citerai particulièrement la vitrine de M. Aucoc, contenant des bijoux d'Art moderne émaillés, d'une composition attirante et d'un goût parfait; celles de Messieurs Sandoz, Hersant, Marret frère, possèdent, quelques pièces d'un caractère très artistique.
Je n'ai parlé ici que des Emaux employés au décor du bijou, mais cette revue ne se bornera pas à cette spécialité; je me propose de traiter successivement des Emaux dans l'Orfèvrerie et des différents genres d'Emaux dont l'Exposition nous offre des spécimens très intéressants.
Je traiterai également des Emaux exposés par les nations étrangères.
En résumé, l'Exposition de 1900 aura été le point de départ d'une ère nouvelle et féconde pour la Bijouterie. Revue La Mode et le bijou sur l exposition universelle de 1900



Dans la revue de la B.J.O. en 1900





Dans la revue de la B.J.O. en 1900


Lettre tirée du dossier de légion d honneur de André Aucoc , avec son en-tête au 6 rue de la paix en 1901





1901 vase offert a l impératrice de Russie par la ville de Compiègne et réalisée par André Aucoc


Etats de services de André Aucoc


Aucoc a été reçu pour sa décoration par Mr Bouilhet le patron de la maison Christofle en 1901




Concours de dessin pour un bracelet avec émail  en 1901 revue de la B.J.O?  le dessin est de René Aucoc



1902 André Aucoc dans la revue B.J.O.



3 eme prix en 1902 René Aucoc qui est le fils de Louis Aucoc  et mme Rondeleux


1902

VOYAGE DU PRÉSIDENT DE LA SECTION FRANÇAISE A SAINT-PÉTERSBOURG. — INAUGURATION OFFICIELLE. — VISITE DE LL. MM. LE TZAR ET LA TZARINE. 
La hâte avec laquelle cette exposition avait dû être préparée aurait pu laisser à quelques-uns, malgré toutes les mesures judicieusement prises par le Comité, quelque inquiétude sur la perfection de l'installation.
Aussi M. Aucoc, prévenant cette éventualité, traduisait-il un jour ce sentiment, en disant au Comité qu'il serait bien nécessaire qu'un de ses membres fit, en temps opportun, c'est-à-dire un peu avant l'inauguration, le voyage de Saint-Pétersbourg ; et ce fut avec un sincère sentiment de gratitude, qu'on accueillit ensuite la proposition faite par notre président d'entreprendre lui-même ce voyage. C'était une preuve de plus de son dévouement qu'il donnait ainsi aux intérêts français.
M. Aucoc quitta Paris le samedi 14 décembre et il n'y rentra que le lundi 3o, ayant ainsi passé près de deux semaines à Saint Pétersbourg. Dès son retour, il réunit le Comité pour lui faire la relation de son voyage et lui rendre compte de l'organisation de l'exposition.  Revue de la Bijouterie Joaillerie




1902

1902 Nouvelles et Informations
On a appris, non sans étonnement, que l'administration des Monnaies, la manufacture de Sèvres, et même celle des Gobelins, allaient ouvrir en plein centre de Paris un magasin de vente directe au public.
La mesure prise ainsi par M. Caillaux, ministre des Finances, a provoque immédiatement les réclamations des industriels et des commerçants exerçant des professions similaires : graveurs et éditeurs en médailles, bijoutiers, céramistes, etc. Ils y ont vu, à juste titre, une concurrence d'autant plus préjudiciable pour eux qu'elle se ferait à armes inégales, l'Etat n'ayant à payer ni patentes, ni contributions. D'ailleurs, les Manufactures Nationales n'ont pas été instituées pour tenir boutique et pour faire concurrence à qui que ce soit ; elles sont et elles doivent rester des Conservatoires, des Ecoles supérieures pour certaines industries d'art, et c'est à ce titre seulement que peuvent se justifier les sacrifices importants que l'État — c'est-à-dire le contribuable - est appelé à faire tous les ans et dont le budget fournit la preuve.
Justement émue de la situation qu'on allait créer à ses adhérents, la Chambre syndicale de la Bijouterie a prié son dévoué président, M. L. Aucoc, d'agir sans retard auprès de l'administration compétente, et de protester énergiquement contre un pareil projet. Les réclamations formulées par M. Aucoc à M. le Directeur des Monnaies, au nom des bijoutiers et graveurs en médailles, furent renouvelées par une lettre de protestation motivée adressée à M. le Ministre des Finances, ainsi qu'à M. le Ministre du Commerce et de l'Industrie, et au président de la Commission du Budget.
De son côté, la Chambre syndicale de la Céramique et de la Verrerie a formulé une plainte analogue. Nous apprenons que ces démarches ont abouti dans une certaine mesure, puisque M. Aucoc a reçu une lettre de M. le président de la Commission du Budget, lui annonçant qu'ordre d'arrêter les travaux avait été donné par M. le Ministre des Finances. Cela ne saurait nous suffire, il faut que la mesure soit rapportée sans réserves. M. Aucoc est bien décidé à continuer ses démarches, au nom de la Chambre syndicale, pour arriver à ce résultat, et nous avons bon espoir d'obtenir entière satisfaction.
Revue de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie : publication mensuelle illustrée

Cela n a pas empêché ces administrations de le faire ...plus tard...et encore à l heure actuelle


1902

Le Bijou offert à S. M. la Reine d'Italie par le conseil général de la Seine

On sait que le Conseil municipal de Paris, en souvenir dé la visite faite par les souverains italiens à l'Hôtel de Ville, a offert au Roi Victor-Emmanuel une superbe collection de
. médailles.
Le Conseil général de la Seine a tenu, à son tour, à offrir à la gracieuse Reine Hélène un souvenir de son voyage, et il a chargé son président, M. Caron, de s'entendre à ce sujet avec l'un de nos
grands bijoutiers- orfèvres. M. Caron s'est adressé à M. André Aucoc, qui, avec sa maîtrise ordinaire, a composé le charmant et original bijou commémoratif dont nous donnons la reproduction.
L'artiste a reproduit, en or, l'insigne des conseillers généraux de la Seine. Il comporte, comme on le sait, deux faisceaux de licteur traversant une
; couronne de lauriers et encadrant un médaillon en émail rouge sur lequel se détachent ces mots : Conseil général de la Seine. M. Aucoc a remplacé par des rubis le centre du médaillon; il a gravé les lettres R. F. au-dessus de la couronne de lauriers et entouré tout l'insigne d'un cercle de diamants. Une perle; très belle, est suspendue par un fil d'or à l'extrémité inférieure du bijou, alors qu'un cordon de.brillants s'attache à la partie supérieure', de telle sorte qu'il soit possible de porter l'insigne comme collier. Derrière le bijou, sur la plaque d'or, est gravée la dédicace : A Sa Majesté la Reine d'Italie, le Conseil général de la Seine, octobre 1903.  Revue de la BJO



1903 Bijou offert à la Reine d'Italie par  André Aucoc



1905 UN RARE VASE  EN ART NOUVEAU SIGNÉ PAR EDMOND-HENRI BECKER ET AUCOC & CIE., PARIS, 1900-1905 
18K; en forme de balustre, le cou ciselé avec des vagues et appliqué avec de l'eau gelée sur le bord, chaque côté étant coiffé d'un bélier de Bacchus, chacun avec une corne brisée symbolisant le creux des passions de Bacchus, flanqué de vigne appliquée et de cartouches à volants entre, sur un socle en marbre gris, le pied avec des signatures gravées E. BECKER Sc. et A. AUCOC Orf., également frappé de la marque standard française et de la petite marque de fabricant indistincte de
(20,5 cm) de haut, base comprise ; (813,5 gr) Revendu par la maison Christie's
Edmond-Henri Becker (né en 1871) était un sculpteur de premier plan qui avait conçu pour les plus grands joailliers de la période Art nouveau, dont Boucheron, Aucoc, Pierre Richard et la Maison Lépine. Becker a conçu et sculpté les modèles de plusieurs objets en argent exposés par Boucheron à l'Exposition de Paris de 1900. Son horloge Le Jour et La Nuit en vermeil et buis se trouve dans la collection Boucheron, Paris, et est illustrée dans Alastair Duncan, The Paris Salons, 1895-1914, vol. V, p. 11. Ce vase est étroitement lié aux objets en argent de Becker exposés par la Société des Artistes Français en 1904 (voir A. Duncan, op. Cit., P. 75-78). Le vase actuel est une œuvre rare de Becker en or.



1904 les récompensés pour l exposition universelle de Saint Louis



1905 Louis Aucoc dans l' argus de la bijouterie photo peu nette




VINGT-SIX ASSIETTES EN VERMEIL PAR AUCOC, PARIS, XX e SIECLE
A contours, bordure en feuilles de laurier, gravée au centre d'une armoirie et comprenant: vingt assiettes et six assiettes creuses, poinçons: titre et orfèvre
D.: 26 cm .




Louis Aucoc en 1905




En juillet 1907 Louis Aucoc dépose un brevet  que je suis arrivé a trouver sur le site de L'INPI pour un appareil avertisseur prévenant les intéressés quand un malfaiteur pénètre indûment dans leurs locaux.


 




1907, vous remarquerez que Louis Aucoc fils note toujours son prédécesseur "Lobjois"
Mais c'est aussi en 1907 qu'il va se retirer de son affaire et laisser sa maison dans les mains de Georges  qui la dirige  jusque dans les années 1926-27

Désormais c'est Georges Aucoc le fils de Louis Aucoc.

orfèvre
auteurAucoc, Georges
patronyme(s)Aucoc
prénom (état civil)Georges
professionFabricant bijoutier
initialesG.A.
symbolesun loup passant, tête à gauche
n° de garantieC1153
n° de préfecture12762
date d'insculpation21 juin 1907
date de biffage20 janvier 1921
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier9 rue du Quatre-Septembre

Il fait insculper son poinçon le 21-07-1907 et le biffe le 20-01-1921


PAIRE DE VASES ET BOUQUETS DE NEUF LUMIERES EN VERMEIL PAR André AUCOC, PARIS, XXEME SIECLE 
De style Louis XV, la base sur quatre pieds feuillagés, à la bordure d'ove, le corps en forme de vase décoré de médaillons sur fond d'amati, les années en têtes de bélier, surmonté d'un bouquet de fleurs dont les premiers bêtes , poinçons: Minerve, orfèvre et estampilleHauteur: 76 cm. (30 po ) 13065 gr. (420 oz)
Provenance
Ancienne collection Boni de Castellane et Anna Gould, Palais Rose, Paris
Revendus par la maison Christie's



En 1908 c'est Georges Aucoc  qui dépose un brevet pour un tissus métallique pour la fabrication de bourses, sacs , bracelets, colliers, et autres objets de bijouterie


J en ai réparé des sacs et bourses semblables!!! C'était plus facile que les emmaillements en anneaux ronds




16/10/1909 Decès de la mère de Louis Aucoc


1909 facture de André Aucoc au 6 rue de la Paix




Une montre de revers en diamants et saphirs du début du XXe siècle, par Aucoc, vers 1910
Le cadran circulaire avec chiffres arabes, à l'intérieur d'une lunette octogonale finement percée, avec remontoir en saphir, l'inverse du mille-grain serti de diamants simples et de taille rose, suspendu à une broche de motif similaire, cadran signé Aucoc, longueur 8,5 cm.



revendue par la maison Bonhams




Lettre de Louis Aucoc du 28 février 1911,  annonçant au général commandeur de l ordre de la légion d honneur que son frère André Aucoc, titulaire de la Légion d Honneur est décédé, et qu' il sera enterré à l' église de la madeleine à Paris.

orfèvre
auteurAucoc, André
patronyme(s)Aucoc
prénom (état civil)André
variantes(veuve)
professionFabricant orfèvre
initialesVve.A.A.
symbolesDeux lettres A Louis XVI séparées par un fer de lance
surmonté d'un coq
n° de garantieC1788
n° de préfecture13865
date d'insculpation13 juillet 1911
date de biffage2 mars 1912
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier6 rue de la Paix


La femme d'André Aucoc va reprendre l'affaire et fait insculper un poinçon le 13/07/1911, mais il sera biffé le 2/03/1912 et remplacé par Aucoc & Cie

orfèvre
auteurAucoc
patronyme(s)Aucoc
variantes(& Cie)
professionFabricant orfèvre
initialesA.A.Cie.
symbolesDeux lettres A Louis XVI séparées par un fer de lance surmonté d'un coq
n° de garantieC1915
n° de préfecture14058
date d'insculpation4 avril 1912
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier6 rue de la Paix



1914 Deces de Louis Aucoc Ainé


Le secteur de la bijouterie présente cependant une particularité : les femmes gérantes et propriétaires du capital en nom propre y sont plus nombreuses qu'ailleurs. La plupart sont des veuves, le plus souvent des mères, qui exploitent avec leurs enfants, surtout leurs fils, une affaire que leur défunt mari a créée ou héritée:

"La société en nom collectif Aucoc et Cie, créée en mars 1912 pour dix-huit ans, sous la dénomination commerciale « Maison André Aucoc », après le décès de son gérant André Aucoc, réunit sa veuve Pauline Thomas, son beau-frère Marcel Aucoc, joaillier orfèvre, et éventuellement plus tard Henri Aucoc, le fils de Pauline et d'André. Cette société exploite un fonds de bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et articles de curiosité, comprenant un atelier 342 rue Saint-Honoré et un magasin 6 rue de la Paix. Le capital s'élève à 1 900 000 francs, dont la plus grande partie est héritée par Pauline Aucoc.
Les bénéfices sont partagés selon les mises. Marcel Aucoc, le frère du défunt, apporte 600 000 francs en numéraire, reçoit un traitement mensuel de 1 500 francs et « doit tout son temps à la société », contrairement à Mme Aucoc. L'acte interdit de céder des droits, avec une exception pour Mme Aucoc en faveur d'Henri, mais à la même hauteur que la part de Marcel. L'entrée éventuelle d'Henri Aucoc est prévue dans les moindres détails : après son service militaire, il sera employé par la société pour 300 francs par mois, puis 500 francs, puis 1 000 francs s'il se marie, puis, après un an, un huitième du chiffre d'affaires. Il pourra devenir associé après avoir travaillé cinq ans dans l'affaire.
Il sera alors associé aux bénéfices et recevra 1 500 francs par mois, mais cessera d'avoir un pourcentage comme employé. Si Henri est associé après octobre 1918, mais que sa mère ne lui a pas cédé toutes ses parts, elle peut devenir simple commanditaire. La famille Aucoc est déterminée à garder la propriété et la direction de cette affaire importante et reconnue, comme l'écrit le rapporteur de l'Exposition universelle de 1900: «Dans cette famille, on est orfèvre depuis 1821, date de l'établissement de Casimir Aucoc, qui succéda à Maire dont la maison remontait au XVIIIe siècle. » 
 André Aucoc a hérité la maison 6 rue de la Paix de son père Louis Aucoc « aîné ». Ses frères et lui ont bénéficié d'une « éducation artistique » dans la firme familiale.  
Au décès d'André, Pauline Aucoc hérite de 1,3 million de francs en propriété propre, la direction de l'atelier et la fabrication incombant à son beau-frère."
Thèse de Jacqueline Viruega sur les entreprises de bijouterie de 1860 à 1914




1914 Décès de Louis Aucoc ainé il était âgé de 85 ans



1917


1919 au conseil municipal de Paris , Louis Aucoc est a droite



1920 Inauguration de la salle du conseil municipal de Paris



Louis et Georges Aucoc font insculper un nouveau poinçon le 25-01-1920



1921 une action Louis et Georges Aucoc  autre fils de Louis.



1920 dans le journal "le XX ème siecle


1921 reception du général Pershing à l'hotel de ville de Paris. Aucoc sur la droite avec sa barbiche blanche et son manteau noir.



1923 André Aucoc au 6 rue de la Paix

Voici une des plus anciennes firmes de la rue de la Paix. Dès 1835, Casimir Aucoc
aîné, breveté du Roi, établi rue Saint Honoré, 154, où il fabriquait principalement les nécessaires, s'installa rue de la Paix au n° 6 et adjoignit l'orfèvrerie à sa spécialité. A son tour, Louis Aucoc aîné lui succéda en 1854 et ajouta un peu plus tard la bijouterie et la joaillerie à sa fabrication. André Aucoc, le troisième de cette génération, très épris du XVIII ° siècle, orienta ses modèles vers la reconstitution des grands Maîtres des règnes de Louis XIV, Louis XV, Louis XVI et Napoléon Ier. Tantôt d'après les gravures de Bérain, de Lepautre, de Ballin, de Meissonnier, de Germain, de Roettiers, d'Odiot, de Thomire, tantôt d'après des originaux réunis dans sa magnifique collection particulière, tantôt encore d'après des dessins exécutés dans ses ateliers et inspirés directement des Maîtres, il mit au jour de 1884 à 1911 des soupières, des plats couverts, des candélabres, des surtouts, des services de toilette, qui, par leur exécution impeccable peuvent remplacer, même aux yeux des connaisseurs, les pièces anciennes devenues pour ainsi dire introuvables, après la Saint-Barthélémy de vaisselle d'or et d'argent ordonnée par Louis XIV en 1688 et les fontes patriotiques de la Révolution. Bien plus — et c'est un rare mérite — toutes ces reconstitutions ces compositions de style ont  « l'accent ». Elles ne sentent ni la copie ni le pastiche, peut-être parce qu'André Aucoc n'abandonna jamais le marteau pour les procédés plus expéditifs de la fonte et de l'estampage, encore bien moins pour les procèdes
procèdes A. côté de ses confrères, engagés dans le mouvement de transformation et de rajeunissement des formes, André Aucoc resta fidèle aux grands maîtres qu'il admirait et qu'il considérait comme insurpassables. Sans doute est-il bon, qu'à côté du courant novateur qui, en orfèvrerie comme dans toutes les industries de luxe, entraîne le XX eme siècle vers le modernisme, quelques maisons de
premier ordre entretiennent le respect de la tradition et l'amour des maîtres. Elles nous rappellent ainsi, en remettant sous nos yeux les chefs-d'oeuvre d'autrefois, que l'Art Français est fait avant tout de clarté, de simplicité et de logique.
La maison André Aucoc appartient aujourd'hui à Mme Vve André Aucoc et à M. Marcel Aucoc, son cousin et M. Eugène Amat, son gendre. Elle continue les les belles traditions de cette dynastie d'orfèvres, arrivée maintenant à la quatrième génération. C'est un nom qui sonne aussi clair dans les annales de l'Industrie de Luxe que dans les assemblées du Corps Municipal parisien. Mais ceci nous ferait sortir de la rue de la Paix...
Article de "la renaissance de l art et des industries"




Difficile d analyser  cette information parue dans un journal très sérieux "la renaissance de l'Art" en 1923 C'est la Veuve de André Aucoc,qui était avec Marcel,  Marcel Aucoc  dont le père était le premier propriétaire de l immeuble 6 rue de la Paix, et "Bonnetier" et son gendre Eugène Amat qui était joaillier,,,,,



Plaque, la Mission canadienne en Fran­ce par P. Lenoir, 1923 Paris (Canale). Bronze - 148,0 mm Superbe fonte de grand format, avec patte d'atta­che ôtée au dos. Attribution à l'exergue; A M. LOUIS AUCOC. SYNDIC DU CONSEIL MUNICIPAL/ SOUVE­NIR RECONNAISSANT DE LA MISSION CANADIEN­NE EN FRANCE 1923




 1924 Les accidents de voiture dans le journal L intransigeant!!! Heureusement elle s'est rétablie



1925, pour l exposition la photo des Joailliers, Aucoc est à droite




1925 : BOITE A PILULES au monogramme du roi Fouad Ier sous couronne Argent Poinçons: A AUCOC sur le fond Haut.: 1 cm - Larg.: 5,2 cm - Prof.: 3 cm Poids: 28,8 g Elégante boîte ovale en argent au chiffre du roi Provenance: offert par le roi Fouad Ier à un descendant du prince Halim Pasha.



En 1925 dans l annuaire industriel


1925 dans la revue "Art et décoration"



1925 dans l annuaire la société anonyme  de Louis et son fils



1925 l humanité "griffe" un peu Louis Aucoc



217 rue du faubourg saint honoré Louis Aucoc habitait dans cet immeuble  en 1928


1928 Commandeur de la Légion d Honneur






le 21-mars 1928: Dans le journal des débats cette annonce de la liquidation de la société anonyme des anciens établissements Louis Aucoc Fils et Georegs Aucoc,(Georges Aucoc était le fils de Louis) il semble que Louis ait été débordé par toutes ses activités annexes , pour les bijoutiers, les expositions et la mairie, la chambre de commerce et qu il ait délaissé son affaire. 


En 1930 en revanche, la société héritière des biens de André Aucoc renouvelle ses statuts.

1931 l exposition coloniale


1932 Dans le journal "Comoédia," une noble initiative  mais en 2019 nous n avons toujours pas trouvé la solution



Les Noces de diamant de  louis Aucoc 





1932 aimablement communiquée par Mr Chris de Sibert , descendant des Aucoc


Décès de Louis Aucoc le 11 decembre 1932







Dans le Figaro: Pourquoi cette annonce le lendemain du décès ???



1932 Hommage de la banque de France à Louis Aucoc



 En 1932, les choses s'accélèrent et il devient difficile de comprendre les ventes et reventes de la société des héritiers de André Aucoc.





Le 12/12/1932 Marcel Aucoc (fils du bonnetier Alexandre Aucoc) cède ses droits à la Veuve de André Aucoc.


Peut être faut il en revenir a la situation de la maison André Aucoc après la mort d'André en 1911 pour essayer de comprendre.

La société en nom collectif Aucoc et Cie, créée en mars 1912 pour dix-huit ans, sous la dénomination commerciale « Maison André Aucoc », après le décès de son gérant André Aucoc, réunit sa veuve Pauline Thomas, son beau-frère Marcel Aucoc, joaillier orfèvre,(frère de Jean Louis et André Aucoc) et éventuellement plus tard Henri Aucoc, le fils de Pauline et d'André. Cette société exploite un fonds de bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et articles de curiosité, comprenant un atelier 342 rue Saint-Honoré et un magasin 6 rue de la Paix. Le capital s'élève à 1 900 000 francs, dont la plus grande partie est héritée par Pauline Aucoc  Son héritage de 1. 300.0000 francs comprend le fonds, le droit au bail du magasin rue de la Paix et de deux maisons rue Saint Honoré, la location de trois appartements dans la même rue, le mobilier et les marchandises.

Les bénéfices sont partagés selon les mises. Marcel Aucoc, le frère du défunt, apporte 600 000 francs en numéraire, reçoit un traitement mensuel de 1 500 francs et « doit tout son temps à la société », contrairement à Mme Aucoc. L'acte interdit de céder des droits, avec une exception pour Mme Aucoc en faveur d'Henri, mais à la même hauteur que la part de Marcel. L'entrée éventuelle d'Henri Aucoc est prévue dans les moindres détails : après son service militaire, il sera employé par la société pour 300 francs par mois, puis 500 francs, puis 1 000 francs s'il se marie, puis, après un an, un huitième du chiffre d'affaires. Il pourra devenir associé après avoir travaillé cinq ans dans l'affaire.
Il sera alors associé aux bénéfices et recevra 1 500 francs par mois, mais cessera d'avoir un pourcentage comme employé. Si Henri est associé après octobre 1918, mais que sa mère ne lui a pas cédé toutes ses parts, elle peut devenir simple commanditaire.
La famille Aucoc est déterminée à garder la propriété et la direction de cette affaire importante et reconnue. André  Aucoc a hérité la maison 6 rue de la Paix de son père Louis Aucoc « aîné ». Ses frères et lui ont bénéficié d'une « éducation artistique » dans la firme familiale. André Aucoc a reçu une médaille d'or lors de l'Exposition Universelle de 1889, un Grand Prix dans la section orfèvrerie lors de l'Exposition Universelle de 1900 et la Légion d'Honneur la même année. Son frère aîné Louis Aucoc (1850-1932), joaillier établi 9 rue du Quatre Septembre, exerce d'importantes responsabilités au sein de la Chambre syndicale de la Bijouterie, de la Joaillerie et de l'Orfèvrerie entre 1880 et 1907. Au décès d'André, Pauline Aucoc hérite de 1,3 million de francs en propriété propre, la direction de l'atelier et la fabrication incombant à son beau-frère. "
Thèse de Jacqueline Viruega"

-_-_-_-__-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

Donc il semblerait qu'apres la faillite de la maison  Louis Aucoc en 1928 et la dissolution de la société Aucoc et Compagnie en 1932 , il ne soit plus possible d'imputer de bijoux ou pièces d'orfevrerie  à des Aucoc.
Et pourtant j ai trouvé des pièces  datées jusqu'a l année 1954? je ne cite que trois exemples

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-




Vente de Maitre Collin du Bocage  la date est elle bonne?, Montre bracelet d'homme en or, cadran émaillé noir peint d'une miniature représentant une femme nue. Mouvement mécanique. Bracelet cuir avec boucle ardillon en métal doré. Vers 1940 pour la montre.


La maison Christie's par exemple cite aussi cette montre comme étant de 1940 et de A.Aucoc.
Lot 278 Aucoc andré
BRACELET MONTRE DE DAME RÉTRO DIAMANTS Orné d'un motif central de deux cercles entrecroisés découvrant un cadran carré à index appliqués pour les heures et chemin de fer pour les minutes, les attaches ponctuées de diamants, le bracelet en résille d'or, 19.5 cm. mouvement mécanique, mouvement en jaune, poinçons français, poids brut: 96,70 gr., vers 1940
Cadran signé Movado, boîtier signé A. Aucoc Paris





Maitre Couteau Bégarie  date cette  bague de 1954 mais à ma connaissance, les maisons Aucoc étaient fermées depuis longtemps

Mr Fabrice Houdart descendant des Aucoc m' a apporté une précision en me transmettant le mail qu il avait reçu de François Curiel de la maison Christie's

Je viens d'examiner les jpgs et effectivement cette broche et ces boucles d'oreilles ne sont pas très Aucoc ou en tout cas, de ce que je connais de cette maison. D'ailleurs je ne leur connais que très peu de bijoux et il semble que l'objet que vous avez acheté soit des années '50 ou '60. Il se pourrait donc qu'il ait été fabriqué par le propriétaire d'Aucoc à cette époque.
Mon père était dans les années '70, propriétaire d'Aucoc et d'Odiot, mais comme il est décédé il y a 5 ans, je n'ai plus aucune information sur les activités de cette société et d'autre part, je ne sais pas très bien quand il l'avait achetée. Il est donc difficile pour moi de répondre à votre question avec précision, mais comme ma collègue nous l'a indiqué la semaine dernière, ce bijou est loin d'être typique du style début du siècle dernier qui, pour moi, rime avec Aucoc.
Avec mes meilleures pensées.
François Curiel



Voici les bijoux cités dans ce mail



C'est signé "A.Aucoc Paris" pas de poinçon de maitre ni d état

Donc dans les années 70 c'est le père de François Curiel, négociant en bijoux , 3 rue Rossini à Paris qui était propriétaire de Aucoc et Odiot. Mais qui de 1932 à 1970???



Une reflexion, un commentaire c'est ci-dessous ou m'ecrire richard.jeanjacques@gmail.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

N hesitez pas a laisser des commentaires, meme anonymes et je répondrais

Rue de la Paix en 1923

ul class="slides">