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Naissance le 2 août 1880 à Bordeaux, 33000, Gironde, Aquitaine, FR
Mariage Mariage avec : Yvonne Léonie Clémence VRAYE (DAURAT) 7 juin 1907 Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
Décès 15 janvier 1969, Meulan, 78250, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
En 1896, Maurice Daurat est en 1ʳᵉ année de l'école Germain Pilon, il en sort "diplômé" en 1898.
En 1905, le Rapport sur l'enseignement technique et commercial écrivait :
École Germain-Pilon. — C’est une école de dessin pratique destinée à donner les connaissances pratiques nécessaires à un bon dessinateur. Âge d’admission, 13 ans au minimum ; trois années d’études. L’école comprend des cours du jour et des cours du soir. C'était une école professionnelle.
Sa formation initiale est celle d'un sculpteur et d'un modeleur. Au tournant du siècle, alors que Paris vibre pour le naturalisme de l'Art nouveau, le jeune Daurat met son sens des volumes au service de la bijouterie..
En 1908, il fait de la réclame dans la revue des Bijoutiers Joailliers Orfèvres, ciselure Pièces riches, Bronze, Bijoux, objets d'art.
Numéro d'inventaire OAO 1335 Description boucle de ceinture : métal argenté, traces de patine
Dimensions : H. 6,2 ; L. 10 ; P. 1,3 cm.
À ses débuts, il collabore avec l'éditeur d'art A. Calavas et fournit de nombreuses planches de dessins destinées aux ateliers parisiens (« Jewellery designs »).

Ses croquis révèlent une parfaite assimilation de la ligne organique de l'époque : peignes à cheveux, épingles, châtelaines et pendentifs y sont ornés de figures féminines évanescentes, de corolles de fleurs et d'enroulements végétaux complexes.
Le Salon des Artistes français (1910-1911)
Le Salon des Artistes français (1910-1911)
De 1902 à 1905, Maurice Daurat présente des projets aux Salons, mais il n'obtient aucun prix.
Daurat ne se contente pas de dessiner ; il passe rapidement à la fonte et à la ciselure directe du métal. C'est au Salon de la Société des artistes français, en 1910 et 1911, qu'il expose ses premières pièces physiques en tant que bijoutier et orfèvre.
Après s'être essayé au bronze, au cuivre et à l'argent, il se tourne vers l'étain en 1906[4]. Il choisit ce matériau pour son aspect, notamment son éclat discret, et conçoit pour lui des formes simples qui contrastent avec les formes historicisantes et fortement ornementées des artistes du début du siècle.
Daurat ne se contente pas de dessiner ; il passe rapidement à la fonte et à la ciselure directe du métal. C'est au Salon de la Société des artistes français, en 1910 et 1911, qu'il expose ses premières pièces physiques en tant que bijoutier et orfèvre.
Le catalogue d'époque conserve la trace de ces œuvres de jeunesse.
Au mois de mars 1910, Maurice Daurat insculpe un poinçon.
Nom : Daurat. Prénom : Maurice ; producteur ; initiales : M. D. ;) ; 117 rue Notre-Dame-des-Champs ; 2) 5 rue Saint-Augustin. Profession, fabricant artiste Symbole une étoile à cinq branches
Date d'insculpation 16/03/1910 Numéro du registre de la garantie C1715. Numéro du registre de la préfecture 13760.
M. Alaistair dans son catalogue de 1910 cite Maurice Daurat.
Collier libellule en argent avec une citrine 1910.
Signature de Daurat et sur l'aile du dessous poinçon argent d'état et poinçon de maître.
Catalogue de 1910 de M. Alaistair
En 1910, il présente une série intitulée « Jewellery and letter opener ». On y remarque notamment un pendentif aux lignes géométriques timides enserrant des grappes de mûres, ainsi qu'un motif très audacieux de guêpes affrontées.
En 1911, il y expose un remarquable pommeau de canne sculpté en haut-relief, qui préfigure son passage de la parure à l'objet d'art.
Canne Éléphant
La grande force des bijoux physiques de Maurice Daurat qui sont parvenus jusqu'à nous réside dans leur traitement plastique. Ce sont de véritables micro-sculptures. L'artiste a une prédilection pour l'entomologie et les insectes à carapace, qu'il traite avec un réalisme vigoureux et un métal souvent martelé, presque brut :
Le thème des Hyménoptères (guêpes et abeilles) : Daurat décline le motif de son Salon de 1910 sur plusieurs pendentifs d'une grande puissance. Deux insectes en argent ou en alliage ciselé se font face, enserrant une pierre centrale (chrysoprase verte ou citrine ovale). Ce motif est si cher à l'artiste qu'on le retrouve répété en pampilles sur un rare collier d'argent articulé.
Les Cigales et Papillons : qu'il s'agisse d'un pendentif « Papillon de nuit » aux ailes déployées en émail plique-à-jour bleu, d'une broche en argent massif ou d'un cachet en bronze en forme de cigale, le travail de ciselure reste d'une grande fermeté.
Maurice Daurat . Ensemble de bureau en bronze à décor de cigales et d'olives Dimensions d'encrier : 27,5 x 14 cm.
Cachet
Signature de Daurat
Bague en or, la signature et le poinçon de maître sur la droite près de la rose.
Le répertoire floral : moins fréquent en pièce physique, il s'illustre pourtant sur de rares bagues, comme un modèle en or sculpté d'une rose épanouie.
D'ailleurs la marque d'atelier, sur ces pièces de haute époque (1900-1914), et la signature en toutes lettres M. DAURAT est frappée ou gravée en creux de façon très nette, souvent sur l'aile d'un insecte ou sur le flanc d'un anneau. Elle est parfois flanquée d'un poinçon de maître en losange, témoignant d'une production indépendante et très soignée, bien avant qu'il n'ouvre son grand atelier d'orfèvrerie après la Première Guerre mondiale.
1912 Médaillé par la section des arts décoratifs.
Deux pendentifs Libellule
MAURICE-PIERRE-ANDRÉ DAURAT Pendentif en argent de forme carrée, ciselé de framboises. Signé. Travail du début du XXᵉ siècle. Hauteur : 3,5 cm environ. Poids : 8,7 g. Un pendentif similaire est reproduit dans Alastair Duncan, The Paris salons 1895-1914, Jewellery vol. I, p. 168. Il est daté de 1910…
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le paysage des arts décoratifs se transforme radicalement. La ligne sinueuse de l'Art nouveau s'efface au profit de la géométrie, de la symétrie et de la tension des formes. C'est durant cette décennie charnière que Maurice Daurat opère une mutation stylistique spectaculaire, délaissant le bijou naturaliste pour devenir l'un des plus grands rénovateurs de l'orfèvrerie française.
1921
1921
L'abandon du figuratif : des parures architecturales
Avant d'abandonner définitivement la parure, Daurat transpose ses nouvelles recherches géométriques dans le domaine du bijou. Les pièces de cette époque (début des années 1920) témoignent de ce passage à l'épuration :
Le jonc en volute : L'artiste conçoit des bracelets rigides d'une grande sobriété, formés d'un simple ruban de métal épais (argent ou étain mat) dont les extrémités s'enroulent en volutes épurées. Tout effet de ciselure animalière a disparu.
La manchette structurée : ses grands bracelets ouverts en argent massif adoptent des lignes purement architecturales. Construits avec des décrochements successifs et des lignes en gradins, ils rappellent les façades des édifices modernes de l'époque et préfigurent la silhouette de ses futurs vases.
Le choix de l'étain martelé et l'Exposition de 1925
MAURICE DAURAT Boucle de ceinture en métal argenté et doré à décor de chardons.
MAURICE DAURAT , Collier en argent formé d'un pendentif figurant un papillon posé sur une fleur, ses ailes en émail plique à jour
1925 à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, photo de la vitrine d'exposition de Maurice Daurat.
Le jonc en volute : L'artiste conçoit des bracelets rigides d'une grande sobriété, formés d'un simple ruban de métal épais (argent ou étain mat) dont les extrémités s'enroulent en volutes épurées. Tout effet de ciselure animalière a disparu.
La manchette structurée : ses grands bracelets ouverts en argent massif adoptent des lignes purement architecturales. Construits avec des décrochements successifs et des lignes en gradins, ils rappellent les façades des édifices modernes de l'époque et préfigurent la silhouette de ses futurs vases.
Le choix de l'étain martelé et l'Exposition de 1925
En étain. L'une est signée M. DAURAT, monogrammée MD et porte l'inscription BArt, nᵒ 3283 et nᵒ 99 ; l'autre est signée M. DAURAT, monogrammée MD et porte l'inscription ALP au revers.
L'apothéose de cette période survient lors de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. Maurice Daurat y expose ses premiers grands vases, ses flacons et ses boîtes en étain martelé. Son génie de sculpteur, qui sait insuffler une puissance monumentale aux objets du quotidien, y est officiellement couronné par une médaille d'or.
En 1927, Une petite faute d'orthographe, ce n'est pas l'Amborine, mais l'Amboïne.
1929 dans "Art & Décoration" la critique peut être acide !
M. Maurice Daural, naguère mieux inspiré, a garni toute une vitrine d'objets d'étain aux formes simples, mais volontairement lourdes, qui ont quelque chose de barbare. Il est de ceux qui veulent traiter l'étain pour lui-même, et non comme un parent pauvre de l'argent. Son expérience montre que la formule, si elle est juste, n'est pas non plus sans dangers.
Par ses œuvres monumentales, il va participer à la décoration de plusieurs paquebots, dont ci-dessus le La Fayette, en 1930, le Colombie en 1931, le Champlain en 1932.
1932 01-01 dans la revue Mobilier et décoration :
C'est en se tournant vers un matériau alors délaissé par la haute orfèvrerie, l'étain, que Maurice Daurat va trouver sa véritable signature. Considéré jusqu'alors comme un métal pauvre ou purement utilitaire, l'étain devient sous le marteau de Daurat un support d'une immense noblesse.
En 1932 le Figaro illustré ecrit : remarquons surtout que jamais Maurice Daurat n’a été plus en possession de ses moyens(...)
Maurice Daurat en 1932.
Il travaille le métal en feuilles épaisses qu'il martèle à froid, laissant le poli de la pièce capter la lumière de façon vibrante et veloutée. Ce traitement de surface, presque brut mais d'une infinie délicatesse, séduit immédiatement la critique.1932 Ensemble de bracelets ouverts
Mobilier et décoration en 1932
Les soupières et légumiers : Daurat conçoit des récipients circulaires ou ovales d'une grande rigueur, flanqués de poignées massives en retrait, où le seul décor réside dans la perfection du martelage et le jeu des proportions.1935 environ
1935 environ
1935 environ
La participation de Maurice Daurat aux décors du mythique paquebot Normandie en 1935 constitue l'un des sommets de sa carrière de dinandier d'art. À l'apogée de la période Art déco, la Compagnie Générale Transatlantique fait appel aux plus grands créateurs de l'époque pour faire de ce navire une vitrine absolue du luxe et du savoir-faire français.
Une commande de vases monumentaux
Pour l'aménagement des salons de première classe, Maurice Daurat reçoit la commande d'une série de vases monumentaux. [
• Matériaux et design : fidèle à sa signature, l'artiste conçoit des pièces massives alliant l'étain et le palissandre (un bois précieux exotique). Les vases imposent des formes géométriques pures et des parois épaisses, entièrement montées et martelées à la main pour faire vibrer la lumière à bord. [1, 2]
Le mystère du nombre : Des témoignages et recherches généalogiques familiales, notamment partagés sur des plateformes spécialisées comme Docantic, font état d'une commande initiale de 8 vases monumentaux.
Monographie de référence Maurice Daurat : Orfèvre-Sculpteur Art Déco (éditée par la Galerie Willy Huybrechts)
En plus du mythique Normandie, Maurice Daurat a mis son talent d'orfèvre au service d'un autre grand ambassadeur du style Art déco français sur les mers : le paquebot Île-de-France.
Lancé en 1927 par la Compagnie Générale Transatlantique, ce navire fut le tout premier paquebot entièrement décoré dans le style moderne et Art déco (rompant définitivement avec les styles anciens d'avant-guerre comme le Louis XIV ou le Louis XVI). Maurice Daurat y a conçu plusieurs ensembles décoratifs et des pièces d'orfèvrerie en métal.
L'essentiel de sa production prestigieuse et monumentale à grande échelle est cependant resté concentré sur ces deux géants des mers (Île-de-France et Normandie), avant qu'il ne se consacre à d'autres projets d'envergure pour l'État (comme les ambassades et les ministères).
Des colonnes en verre de Lalique se dressent dans le grand salon des premières classe avec des compositions de Jean Dunand . Elles complètent cette riche décoration et se nomment : Le soleil, les vents et le Char de l’Aurore.
Il réalisera aussi 8 vasques monumentales pour le grand salon des premieres classes du paquebot Le Pasteur en 1938
Il ne cessera de travailler qu'en 1958, et décèdera 15 janvier 1969 à Meulan, 78250, Yvelines, Île-de-France, à l'âge de 88 ans





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