lundi 26 novembre 2018

Les frères Vaguer, une vie de Joaillier et d Orfèvre très importante, puis plus rien!!!l l' Oubli





Un joaillier français à la longue carrière (33 ans), s il n'y avait pas eu le grand Vever, et Vivienne Becker (qui  avait lu Vever) personne n'en parlerait.

Léon avait un frère, Alexandre, ils firent carrière séparément. Alexandre se dirigea vers l' Orfèvrerie.

Alexandre, l orfèvre était l'ainé (ne le 28-06-1854 à Rio de Janeiro au Brésil décédé en 1937 à Paris , 83 ans)
Leon  était né aussi à   RIO DE JANEIRO  le 15 avril 1857  au  Brésil, il est décédé le 6 janvier 1945 à Paris 75100, à l’âge de 87 ans  les deux frères furent Inhumés au Cimetière du Père Lachaise - Paris XIème

Leur père était originaire de Baïxas près de Perpignan et il était "Négociant" à Rio.La famille Vaguer explique qu'il avait au brésil, un associé Edouard Pierre Callebaud , qu ils exploitait des mines...à qui il aurait revendu ses parts de l'exploitation avant son retour en France. L'associé aurait possédé les mines en elles-mêmes, tandis qu'Honoré aurait eu les terrains.

Leon  avait été baptisé en l' église Saint Joseph de la ville de Rio de Janeïro.




L' église ou ils ont été baptisés existe toujours au centre de Rio près de la plage 
https://patrimonioespiritual.org/2014/12/21/igreja-do-patriarca-sao-jose-rio-de-janeiro

Ils habitaient au 61 rue des Ourives à Rio de Janeiro, la rue existe toujours, mais le quartier a bien changé et cela ne vaut pas le détour.  Mais nous ne savons pas grand chose de sa jeunesse, nous savons que son père Honoré Vaguer dit Frion avait une relation avec Elisabeth Rose Leport et qu'elle est décédée à Pompadour en Corrèze en 1872. 
Avec Elsabeth Rose LEPORT  il eut deux enfants, une fille née à Rio en 1848 et un fils né à Monmartre en 1850 village qui n'a été incorporé dans Paris qu'en 1860

Honoré dit Frion va se remarier le 11 décembre 1873, à Paris XIème, (il a 57 ans) , avec "Joséphine" Cécile MARIEZ 1817-1883  dont il aura deux fils,  Alexandre VAGUER 1854-1937   Pierre "Léon" VAGUER 1857-1945
Il est à noter que si Honoré s'est marié avec Joséphine MARIEZ en 1873 (donc 16 ans APRES la naissance de Léon) et non avant la naissance de leurs 2 fils, c'est parce que la dame s'était mariée avec un autre homme à Paris et qu'ils étaient partis vivre à Rio où une fille leur était née en 1847. Mais il y a du avoir une mésentente dans le couple puisque madame semble s'être mise en ménage à Rio avec Honoré VAGUER sans divorcée. Le mari est décédé à Rio en avril 1861. Et c'est sans doute pour cela que l'acte de naissance de Léon et les actes de mariage de Léon et d'Alexandre mentionnent le nom du père mais pas de la mère.


C'est grâce au mariage de cette fille en janvier 1864 à Paris où toute la famille VAGUER était présente et résidente dans le 11e à Paris (Honoré était même témoin) que Anne Vaguer a pu m'indiquer qu'Honoré et les siens étaient rentrés du Brésil à cette date.

Quand les deux frères sont ils revenus de Rio à Paris?

Anne Vaguer leur descendante a bien voulu me le préciser:
"Pour leur jeunesse, comme je l'indiquais dans mon précédent mail, ils ont du revenir sur Paris entre le milieu de l'année 1861 et en tous les cas avant noël 1863, puisque la fille que Joséphine MARIEZ avait eu avec son 1er mari s'est marié dans le 11e Arrdt de Paris le 12.01.1864 et que la famille VAGUER FOURNEL LEPORT habitait dans le 11e à ce moment-là."

Alexandre et Léon ont ils appris la bijouterie? quand et ou?  je pense que c'est dans l atelier de Monsieur Toulout

j ai seulement trouvé qu'a 20 ans Leon était engagé conditionnel d un an selon la loi 27 juillet 1872 : loi Cissey, celle ci rend obligatoire le service militaire pour tous les hommes. Durée fixée 5 ans d’armée d’active, puis 4 ans en réserve et 11 ans en territoriale. Système de tirage au sort : mauvais numéros : 4 ans de service / bons numéros : 6 mois à un an. Établissement des registres matricules départementaux. Service volontaire d’un an pour les bacheliers. Nombreuses exemptions : soutiens de famille, ecclésiastiques, enseignants.

Il était donc bachelier
Après son service militaire, il est employé dans la bijouterie de 1878 à 1885





Apparemment Leon Vaguer va épouser la fille de sa patronne la veuve Toulout.
Étaient présents au mariage le 14-10-1882 , Dominique Georges Toulout, frère de la mariée, Jean Charles Toulout, frère de la mariée, Alexandre Vaguer frère aîné du marié et orfèvre,le père de l'époux et la mère de l'épouse.




Le 28 octobre 1884 Léon s' associe avec  les frères Toulout, venant de Nantes et installés à Paris 83 boulevard Sébastopol.




Dans le dossier de légion d honneur de Léon, il est noté qu' il s'est établi comme bijoutier fabricant en 1885  en réalité il se verra attribué son poinçon de fabricant en 1888.




Son frère Alexandre en revanche va s'installer en 1884 comme fabricant bijoutier prendre la succession de la maison Drot fils en 1888 et deviendra progressivement Orfèvre.

La maison Drot.
"Mr DROT-DOUCE, bijoutier en or, ouvre une boutique 20 Rue des Rosiers à Paris en 1843.
Il reste à cette adresse 5 ans, avant de déménager au 13 Boulevard du Temple en 1848.
En 1852, il déménage encore pour aller au 101 Boulevard du Temple.
Il y reste 18 ans avant de partir en 1871 pour aller au 118 du même boulevard (est-ce suite aux évènements de la Commune ?).

En 1874, son fils vient l’assister et la boutique DROT-DOUCE devient DROT père et fils, bijoutiers en or. Ils restent à la même adresse pendant 3 ans. Puis, en 1877, ils bougent pour aller au 114 du même boulevard du Temple.

En 1880, monsieur DROT père se retire (à moins qu’il ne soit décédé) puisque la boutique est dorénavant au nom de DROT fils, bijoutier en or ; et toujours à la même adresse 114 Boulevard du Temple." documentation Anne Vaguer"






Alexandre Vaguer demandera un poinçon à l exportation en 1887 et cessera d'exercer en 1920.
En 1886 Mme Veuve Toulout cède la main a ses deux fils et à son gendre, la raison sociale est "Toulout frères et Pierre Leon Vaguer"



1888 Alexandre  note toujours Drot Fils successeur A.Vaguer




Sur l'annuaire de l almanach du commerce, il est bien noté l'association Toulout frères et Leon Vaguer", pourtant Leon Vaguer va demander un poinçon à son nom en 1888



En 1889 les 3 associés reprennent leur liberté et s'installent séparément, Léon ouvre une boutique  au 37 rue Etienne Marcel



Donc cette broche trembleuse en or diamants et roses diamants et revendue par Christie's est postérieure à 1888. 
Christie's la présente ainsi: Broche française à grappes de diamants du XIXe siècle,
en forme de peinture à fleurs rose avec grappe de têtes de fleurs en diamant avec  diamant central et diamants taille rose, avec feuilles, grappe et tige en forme de losange taillés en rose, épingle portant la marque du fabricant L. VAGUER. 


En 1892 la boutique de Alexandre Vaguer déménage du 114 boulevard du temple vers le 37 rue Etienne Marcel et devient Vaguer Alexandre , ne citant plus citer ses prédécesseurs Drot.

En 1897 Leon Vaguer s installe au 41 de rue Etienne Marcel.





Faisans en argent massif revendus par Christie's
1900 A Vaguer  Une paire d'ornements de table en argent  français, marque de A. VAGUER, circa 1900  avec des ailes à charnière de  42 cm. de long.






 Leon Vaguer.  Grande broche trembleuse, à transformations, en or jaune et argent, en forme de branche ornée de feuillages et de boutons, partiellement ponctuée de diamants taillés en roses et quelques uns de taille ancienne. Avec épingles et éléments. Poinçon de Maître Orfèvre «L. VAGUER» sur la grande épingle. Poids total brut: 51 g.




1900 dans le Didot Bottin Alexandre Vaguer associe le métier d'orfèvre a celui de Bijoutier


1900 Broche de Leon Vaguer pour l exposition de 1900

Et le journaliste de l'époque écrivait: 
"Quittant cette vitrine, le hasard me conduit devant celle de M. Vaguer. Ici, c'est tout autre chose : de la joaillerie, rien que de la joaillerie d'un travail soigné. Il m'a été assuré que M. Vaguer faisait une grande partie de sa joaillerie sur platine, je l'en félicite, car, autant que je l'ai pu voir, le tout est doublé, et il a dû avoir de grandes difficultés à vaincre."



1900 Les deux Vaguer



Ce plat en argent massif revendu par Bidsquare est daté 1900 environ, il est entendu qu'en l absence d'archives des maisons, les dates ne peuvent qu'être approximatives.
Néanmoins Bidsquare dans son descriptif, nous livre le poinçon de cette pièce, ci dessous.





C'est bien le poinçon d'Alexandre  Vaguer




1903 Très belle broche en platine et diamants de Leon Vaguer



Didot Bottin 1900 Leon Vaguer



Dans la revue de la  Bijouterie Joaillerie Orfèvrerie,  Leon Vaguer en 1901 est secrétaire du conseil d administration de l'orphelinat de la bijouterie, il fut choisi secrétaire en 1894 puis vice- président de l'oeuvre, en tout il aura été aux responsabilité de cette oeuvre pendant 17 ans.



1902 dans la revue BJO cette boucle de ceinture en platine et diamants de Leon Vaguer



1902 Alexandre Vaguer



1904,  le fils de Leon Vaguer reçoit le diplôme de l'école des Hautes études commerciales HEC qui est  une école de commerce consulaire reconnue par l’État et  créée en 1881.




1905 dans le journal Gil Blas compte rendu de l' exposition universelle de Liège




Communiqué de la Chambre syndicale pour 1904-1905



Très beau diadème de Leon Vaguer


Un journaliste écrivit a propos de ce diadème:
"dans les deux derniers numéros. Ceci dit, je reviens sans plus tarder à la. reproduction des bijoux nouveaux qu'il m'avait été permis de voir.
Ne croyez-vous pas que la broche et:le diadème de M. Leon. Vaguer ne méritent point de séduire une coquette sérieuse ? Certainement si, car elle y admire, en même temps qu'elle subit un attrait, une fabrication solide et savante ; c'est l'oeuvre d'un maître consciencieux, qui crée ce que je pourrais appeler un, bijou de famille. N'est-ce pas là un mérite qui en vaut bien.un autre, et, d'ailleurs, le sentiment de l'art, pour n'être pas fantaisiste, n'en est pas le moins du monde, exclu. La broche devant de corsage toute en brillants a été exécutée en platine, de même d'ailleurs que le petit diadème en brillants que rehaussent un gros brillant poire et deux-perles fines."



1907 Les Vaguer




La Maison Adler note pour ses deux vases qu' elle a revendu.
Paire de vases de forme balustre en vermeil le corps repoussé de grandes tiges de marguerites sur tout le pourtour, le piédouche ajouré.
Poinçon minerve - début du XX siècle -Orfèvre : Alexandre VAGUER 1886 - 1920
Poids : 922,40 g - hauteur : 21,5 cm  




1910 à propos de l' exposition de Saragosse: Vaguer et Boucheron.

Comment Vaguer a -t- il pu être oublié par la suite avec de tels palmarès, alors que Boucheron lui est très connu de nos jours



Leon Vaguer , perle fine, platine, et diamants





1911 vente du fonds de commerce des époux Vaguer à leur fils Maurice-Charles-Alexandre-Leon







Chez maître Pillon, service à café quadripode de forme balustre en argent de style rocaille comprenant une cafetière, un sucrier et un pot à lait à décor de côtes torses et de vagues, pieds sabots à attaches en coquille feuillagée, anse en volute feuillagée, prise ajourée en forme d'agrafes fleuries. Poinçon Minerve, orfèvre A. VAGUER. Poids : 1 260 g.




1904 environ Broche platine perle et diamants de Leon Vaguer




Stetten Joseph. Auteur du texte. Rapport général présenté à M.
le ministre du commerce et de l'industrie au nom du Comité de la
section française / par M. Joseph Stetten,... ; Exposition hispano française
de Saragosse, 1908, section française. 1910.

Ce que je trouve intéressant dans cette liste des primés à l'exposition universelle, c'est qu'on nomme les entreprises, mais aussi les membres du personnel ayant fabriqués les pièces récompensée, de nous jours, on loue la marque et on oublie le personnel!!!!

EXPOSITION  HISPANO-FRANÇAISE


Grands prix.
Boucheron, Radius et C'°, Paris.
Christofle et Ci0, Paris.
Dupont (E.) et CiK, Paris.
Fouquet (Georges), Paris.
Henry frères et Cis, Paris.
Lipmann frères, Besançon.
Mutin (Charles), Paris.
Sandoz (Gustave Roger), Paris.
Templier (Paul) fils, Paris.
'Télerger (Henry) fils, Paris.
Vaguer (Léon), Paris.
"Wiel (Daniel), Paris.
Médaille d'argent.
Delaunay (A.), Ponl-Sainle-Maxence.

COLLABORATEURS
Diplômes d'honneur.
Belongh (Pierre), de la maison G.-Roger Sandoz.
Carrière (Maxime), de la maison Ernest Carrière.

Médailles d'or.
Besnaux (Charles), de la maison Léon Vaguer.
Cibilie (E.), de la maison Leloir frères.
Colret (M11" Marie), de la maison Léon Vaguer.
Kraemer (M1110Jeanne), delà maison Léon Vaguer.
Larché (Mmo Madeleine), de la maison Ernest Carrière.
Médrinal (M"" Jeanne), de la maison Gustave Saillard.
Parret, de la maison Lipmann frères.
J'heulpin, de la maison Lipmann frères.

Medailles d Or
Richard (F.), de la maison Leloir frères.
Rotheu, de la maison Lipmann frères.
Rougeron (Louis), de la maison G.-lt. Sandoz.
Saillard (Georges), delà maison Gustave Saillard'.-
Spot (Emile), de la maison Léon Vaguer.
Télaerl (Ernest), de la maison Ernest Carrière.
Vignoud (Charles), de la maison Paul Templier fils.-
Wicky, de la maison Lipmann frères.

Médailles d'argent.
Braunner ( Henriette), de la maison Léon Vaguer.
.
Gomy (Ëlié), de la maison Leloir frères.
Jouannaud (Louis), de la maison Léon Vaguer.
Lagarde, de la maison Gustave Saillard.
Lanatrix (Jean), de la maison Gustave Saillard.
Piot, de la maison Leloir frères. • Thiemaim(Bernard), delà maison Charles Mulin-J ;
"Wailly (Alfred), de la maison Léon Vaguer.


Broche de Léon Vaguer, platine et diamants



1912 le fils de Léon devient Officier d'académie (journal Officiel)

1913: Leon va céder son affaire  à son fils Maurice  qui devient Vaguer (Maurice)

1915 Alexandre redevient Bijoutier en or



1917, à cette époque,on pouvait sans crainte (au contraire) faire savoir à tous par le biais de la presse, (ici le Figaro), que Mr Renault ou Mr Vaguer étaient partis  en villégiatures.



Christie's a revendu cette paire de tourelles de légume en argent et une paire de plats ovales
marque A. VAGUER, PARIS, CIRCA 1920
Chaque plat ovale avec bordure en laurier et poignées de support, chaque soupière circulaire, avec anses en boucle foliée, le rebord ciselé et décoré de feuillages , les couvertures étagées et en forme de dôme surmontées du calice et du fleuron de l’anthémion, chacune gravée du socle et du corps avec le monogramme A de A , chacune portant le socle, le corps et la couverture intérieure de
la vaisselle. La vaisselle mesure 30 cm de large; (3,788 gr.)





Proantic vend cette saucière d'Alexandre Vaguer



Un service d' Alexandre Vaguer, il s'en vend plus sur internet que les bijoux de Léon son frère.
Leon a du fabriquer des milliers de bijoux, ou sont ils passés?, ont ils été démontés pour être remis à la mode, ou dorment ils dans des coffres, ...?

Espérons que cet article rendra plus attentifs les experts de salles de ventes, car même Vivienne Becker dit de lui " La plupart des bijoux étaient réalisés en platine et leur dessin était un compromis entre une élégance conventionnelle et l'esthétique Art Nouveau."

Pourtant Leon Vaguer fut Vice président de la chambre syndicale de la bijouterie, joaillerie et Orfèvrerie
Vice président de l orphelinat de la bijouterie pendant 17 ans, officier de l instruction public, mais surtout.....
Médaille d or à l exposition universelle de Paris en 1900,Grand Prix à Saint Louis en 1904, à Liège en 1905, à Milan en 1908, à Londres en 1890  et 1908, à Saragosse en 1908, exposant à Copenhague en 1909  puis grand prix à Bruxelles en 1910.
au cours des seize expositions auxquelles il participa il obtint aussi cinq médailles d or et d'argent.

Une génération continua l oeuvre de ses parents, 

Jean Maurice Charles Vaguer  né en 1883 décédé en 1960, et Pierre Honoré Eugêne Vaguer né en 1886 décédé en 1960 tous deux Orfèvres.

Si vous possédez des dessins ou des photographies de pièces des deux frères Vaguer, je suis preneur pour enrichir mon article.
Merci à Anne Vaguer pour son dossier généalogique et les documents fournis.

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Rue de la Paix en 1923

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