dimanche 17 janvier 2021

Henri Pierre Lavabre: Un grand Joaillier, indépendant , au service de Cartier.

L homme capable de réaliser ce collier  pour la maison Cartier est inconnu, ou si peu  connu. Cet article permet de montrer le travail de Henri Lavabre, et en même temps, de parcourir une partie de la collection Cartier.


Je vais essayer d expliquer pourquoi, mais ce n'est qu'un essai, puisque peu d informations subsistent sur lui. Comme à mon habitude, je cherche d 'ou il vient, la difficulté réside déjà dans le fait de connaitre sa date de naissance et le lieu.
C'est par son dossier militaire que j ai pu avoir sa date de naissance exacte.


Comme on peut le voir, il est né le 11 juillet 1875. donc je me suis rendu aux archives numérisées de Paris.




Sa naissance est déclarée le 13,  ses parents habitent le 9 rue Mandar, je la cite car c'est une rue de Paris étonnante, il est le fils de Jean Simon Albert Lavabre qui exerce la profession de Gantier, et de Marie Antoinette Lelogé , il y a deux témoins un cordonnier et un gantier.




Voici le 9 rue Mandar à droite sur la photo.  Je cite la rue car son histoire en vaut la peine:
J aurais pu vous entretenir de l'apothicaire Blaise Borde (1759-1828), rendu célèbre par sa pommade aphrodisiaque qui vivait au 12 rue Mandar , mais c'est hors sujet!!!

La rue Mandar est une voie publique située dans le sud-est du 2e arrondissement.  elle débute au 57, rue Montorgueil et se termine au 66, rue Montmartre. Elle est longue de 162 m et large de 7,7 m.
Hormis à ses extrémités, la rue Mandar n'est rejointe ou traversée par aucune autre voie. .
Elle porte le nom de l'architecte Charles-François Mandar (1757-1844) qui y habitait et avait dessiné les immeubles riverains qui sont tous semblables et correspondent à l'idéal égalitaire de la Révolution. 
Sous l'impulsion de Jean-Barthélémy Le Couteulx de Canteleu, cette voie est ouverte, entre 1792 et 1795, par l'architecte Charles-François Mandar, pour relier les rues Montorgueil et Montmartre sous le nom de « cour Mandar » et fermée à chaque extrémité par une grille de fer. Le 23 thermidor an IX (11 août 1803), elle devint une voie publique « pavée, éclairée et nettoyée aux frais de la commune » sous le nom de « rue Mandar ».


Journal: La Charente le 22/10/1892

Certains évènements peuvent marquer une vie, le 20 juin, Henri Lavabre a dix sept ans , il descend sur sa bicyclette les Champs Elysées, il arrive devant le" Palais de l'Industrie et des beaux arts..." appelé aussi palais de l'Industrie, il avait été construit pour l'Exposition universelle de 1855 sur l'avenue des Champs-Élysées.  Il abrita en 1881 la première Exposition internationale d'Électricité, mais fut détruit à partir de 1896 pour laisser place au Petit Palais et au Grand Palais.


Notre jeune Henri Lavabre se retrouva cité dans toute la presse, jusqu'à lui reprocher de ne pas avoir  été assez puni, n ayant eu qu' une amende de 200 frs.
Comme toujours les journaleux recopient les messages qu' on leur adresse. 
De nos jours, les journalistes n' enquêtent plus, ils recopient les communiqués de l agence France Presse, ainsi, ils sont couverts!
Certains exagèrent, ainsi le JDD

BULLETIN JUDICIAIRE
Tué par un vélocipède. Une opinion formulée on ne sait par qui à l'occasion des vélocipèdes, qui s'est propagée et a fini par être acceptée comme une loi physique, c'est que bicyclette, tricycle et autres variétés de cet instrument insupportable pour les piétons ne présentent aucun danger pour les passants en cas de choc contre une personne, fût-ce un enfant, on vous affirme  que le vélocipédiste, perdant l'équilibre, est la seule victime de la rencontre. Il n'y aurait, si cela était, que demi-mal.
Mais voici un passant qui en est mort, tout simplement, et le jeune Henri Lavabre, le vélocipédiste  écraseur, comparaissait hier en police correctionnelle, comme prévenu d'homicide par imprudence. Le 20 juin dernier, il descendait à toute vitesse, sur une bicyclette, l'avenue des Champs Elysées. En face du Palais de l'Industrie, il heurta et renversa un sieur Abraham. Celui-ci perdit immédiatement connaissance, le sang lui sortait par la bouche et les oreilles; il fut, par les soins des agents, transporté à l'hôpital Beaujon et finalement mourut dans la nuit. Devant le tribunal. le jeune prévenu reconnaît l'exactitude des faits. Il a été condamné à 200 fr. d'amende, et son père déclaré civilement responsable.

Un seul journal "la Lanterne" précisa:

Le nommé Henri Lavabre, àgé de dix-sept ans, descendait les Champs-Elysées sur un vélocipède, lorsqu'à la hauteur du palais -de l'Industrie il renversa le nommé Abraham Zénon, cocher, qui était en état complet d'ivresse.
Abraham Zénon transporté à l'hôpital Beaujon expirait dans la nuit même. Il fut reconnu que ce malheureux, dans sa chute, s'était fracturé le crâne.
Henri Lavabre comparaissait hier devant la onzième chambre qui le condamna à 200 francs d'amende.

Et voila,  la victime était "bourrée" 

Pour mémoire  Le 15 juillet 1889, la loi Freycinet, sur le recrutement de l'Armée avait été promulguée. 
Le service militaire passe de 5 à 3 ans, mais le tirage au sort perdure. Elle porte le sobriquet de « loi des curés sac au dos » car désormais tout le clergé doit servir sous les drapeaux (régulier et séculier)
Henri Lavabre a tiré le N° 449 du tirage au sort du 5 eme arrdt de Paris, il est affecté au 152 eme régiment  d infanterie le 12/11/1896, il est dispensé de service parce qu il est fils unique de veuve, on l envoie donc en congé le 18/09/1897 en attendant son passage dans la réserve.

Le 20 octobre 1900 , Henri a 25 ans, il épouse Rosine-Jeanne Perriraz




Poinçon très net de Henri Lavabre que m a gentiment fourni la maison Gorky Antiquité à Paris  






Mr Horovitz de Genève m envoie cette page du livre d Olivier Bachet , il y aurait apparemment eu deux poinçons? Surprenant, je m en tiens à la description précédente de 1904 à 1975, quoique Henri Lavabre aurait eu 100 ans en 1975. Le poinçon a été biffé en 1975, mais Henri Lavabre a du cesser d exercer bien avant, à moins qu' il n'ait eu un repreneur, ou un heritier???




Ce Diadème appartenait à La princesse Maria Louisa de Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glucksburg, fille de Christian de Schleswig-Holstein et d' Helena de Grande Bretagne,
elle épousa en 1891 le prince Aribert d'Anhalt 1866-1933, le couple se sépara en 1900.

La photographie  de la princesse ci-dessous a été réalisée par le  grand photographe Cecil Beaton.
Mais, le diadème a pour poinçon de maître celui de  Henri Lavabre . On ne sait pas quand ni dans quel magasin Cartier, la princesse a acheté le diadème.




En 1953, Cecil Beaton a pris la photo de la princesse Marie Louise marquant sa quatrième participation au couronnement d'un monarque britannique. Elle porte son diadème Cartier et porte également à son poignet droit les bracelets en diamants (convertibles d'un tour de cou) qu'elle a reçus de ses parents en cadeau de mariage .
La tiare a vraisemblablement été laissée au filleul de Marie Louise, le prince Richard de Gloucester, aujourd'hui duc de Gloucester. Il a été porté par son épouse la duchesse de Gloucester lors de nombreux événements importants de l'État.

En 1906 Cartier commença à produire ses propres objets de style Russe et le principal atelier spécialisé dans le travail de l'or et de l'émail etait celui de Henri Lavabre.

Pourquoi Henri Lavabre est peu connu en tant que joaillier fabricant?
Je pense que c'est en raison de son contrat, signé avec Cartier. En effet il avait signé un contrat d'exclusivité de sa production  avec Cartier pour 15 ans en 1906.


Exécutée par Henri Lavabre pour le stock de Cartier.  Diamants sertis sur platine et saphirs sur or  , Doubles cercles entrelacés avec chacun un motif feuillage. Elle était décrite dans le stock comme étant " Broche 2 motifs gothiques....." L'inspiration de style gothique , d'apres Judy Rudoe rappelle  le travail de Jules et Louis Wieze.


1907 Broche Losange



Executée par Lavabre en 1907 pour le stock de Cartier Diamants sertis millegrains sur platine.
Le motif d'écailles s'inspire de sources chinoises ou japonaises.




Cet étui à cigarettes a été  exécuté par Lavabre pour le stock  de Cartier Paris, en 1907.

Or émaillé. De forme plate et légèrement incurvée de  manière a pouvoir se glisser dans une poche arrière.
Émail bleu roi sur fond guilloché avec trois sections se prolongeant autour des deux bords, chacune bordée d'une ligne ondulante d'émail blanc, et divisées par deux bandes de Cercles en émail vert et blanc. Rosette en haut au centre du dessus ; deux couvercles, l'un et
l'autre ornés d'onglets en diamants, le plus petit couvercle étant probablement destiné aux allumettes, étant donné la présence d'un grattoir sur le bord le plus proche, 
Inscrit dans le registre de stock le 26 août 1907 ; vendu le 26 octobre 1909.
Poinçons: Cartier Paris gravé sur le bord intérieur du couvercle ; poinçon de garantie parisien a téte d”aigle pour l'or et poinçon de fabricant illisible.
L. 9,7 cm, 1. 5,6 cm. Collection Cartier, CC 41 A07. Expositions : Londres 1988, cat. 97 ; Naples 1988, cat. 87 ; Paris 1989, cat. 5() _; Rome 1990, cat. 36 ; Lausanne 1996, cat. 17.
La décoration émaillée de cette piéce s”inspire directement des boîtes et étuis (boîtes plates
pour carnets ou accessoires) en or qu°on fabriquait à Paris ou à Geneve à la fin du XVIII
siecle ; Voir par exemple S. Grandjean .La collection de boîtes que possédait a Paris Edmond de Rothschild (1845-1934), et qui fut amenée a Waddesdon par son fils james, faisait partie des collections parisiennes que les dessinateurs de Cartier connaissaient sans doute fort bien. La décoration caractéristique d”émail translucide sur un fond guilloché, avec les bordures en or ciselé et les ornementations en relief en émail opaque, fut également copiée par Fabergé. Le recours à une forme incurvée permettant de le glisser dans une poche arrière remonte au début du XIX" siècle.  Texte de Judy Rudoé, dans son livre Cartier





1907
Broche Noeud Japonais exécutée par Henri Lavabre, pour le stock, la broche ne sera vendu qu'en 1912.
Monture en platine et rubis,  sur monture en or, Diamants taillés en rose rubis calibrés et fleurettes en rubis rond.



En 1908 Henri Lavabre a éxecuté ce diadème Kokochnik pour Cartier, il est en platine. Quinze diamants de forme poire pour un total de 19 carats environ, des motifs servent à cacher la suspension des poires, Cartier appelle  ce système le "Serti Muguet" dont les fleurs rappellent ces motifs





C'est une pendule thermomètre qui a été fabriquée par Henri Lavabre et Prévost
Signée Cartier Paris Londres sous douze heures sur le cadran de la pendule et Cartier sur
celui du thermomètre.
Socle carré et quatre pieds ciselés. Colonne Louis XVI à canaux en vermeil, décor ciselé
branches et guirlandes de laurier, deux médaillons ovales guilloché rayonnant et émail
translucide mauve.
Boîte cylindrique vermeil et émail translucide mauve sur argent guilloché moiré. Heure :
cadran rond émail blanc à chiffres romains, minuterie extérieure chemin de fer à points aux
heures et à chiffres arabes de 5 en 5. Aiguilles flèches platine et diamants taille
rose. Thermomètre : cadran rond émail blanc, indications degrés Celsius et dizaines noires,
index et décor central dorés. Aiguille or. Mouvement rond 8 jours, doré, échappement à
ancre, balancier bimétallique, spiral Breguet. Mise à l’heure au centre des aiguilles et
remontage par clé à six heures. Elle se trouve dans la collection Cartier



Conçu comme un écureuil, serti de diamants taille rose et agrippant une perle de rocaille, longueur environ 80 mm, signé Cartier, numéroté, poinçon de maître Henri Lavabre; vers 1910, écrin ajusté estampillé Cartier Paris. 


La photo n'est pas bonne mais on la distingue quand même et je trouve que ce bracelet des années 1910 est toujours d actualité il a été revendu par la maison Christie's
BRACELET BELLE ÉPOQUE EN RUBIS ET DIAMANT, DE CARTIER Composé de vingt-deux feuilles jumelées serties de diamants légèrement graduées avec détail de pince rubis sur le fermoir rectangulaire, serti millegrains, vers 1910, 18,4 cm. long, avec des marques de dosage françaises pour l'or et le platine, dans un étui d'origine en cuir rouge Cartier Signé Cartier Paris, nos 2621 1843 et quatre O estampillés (indiquant le changement de numéro de stock), avec le poinçon de maître HL pour Henri Lavabre


Trousse de toilette en agate, saphir et émail, Cartier, vers 1910 Revendue par Sothebys, fabriquée par Henri Lavabre
De contour rectangulaire, le dessus et la base sertis de panneaux d'agate polie, les côtés appliqués en émail guilloché bleu et vert bordés d'émail blanc, le poussoir serti d'un cabochon saphir, s'ouvrant pour révéler les compartiments à poudre et rouge à lèvres à couvercle avec un pinceau à charnière étui et porte-rouge à lèvres amovible, un miroir, un bloc-notes et un crayon, et un clip pour carte de visite, mesurant environ 89 x 64 x 19 mm, signé Cartier, numéroté, test français et poinçons de fabricant
.
Littérature
Cf .: Judy Rudoe, Cartier 1900-1939, The British Museum, Londres, 1997, p. 110 n ° 43, pour un meuble-lavabo supplémentaire en émail guilloché réalisé par Lavabre pour Cartier Paris, daté de 1907.
Hans Nadelhoffer, Cartier , Londres, 2007, p. 114-113, pour plus d'informations sur les bijoux de style russe de Cartier.




La trousse de toilette actuelle est un excellent exemple de l'influence que les joailliers russes Fabergé ont eu sur Cartier dans les premières années du XXe siècle. Le génie enviable de Fabergé pour les objets d'art était quelque chose que Cartier s'efforçait de rivaliser, et à partir de 1904-19 environ, Pierre Cartier a commencé à visiter la Russie, à importer des objets russes à vendre et à constituer un réseau d'ateliers et de fournisseurs russes, dont certains étaient également affiliés à Fabergé. En 1906, Cartier fabriquait ses propres objets dans le goût russe et exposait régulièrement dans un local loué à Saint-Pétersbourg à partir de 1907. La  bordure en émail guilloché sur cette trousse de toilette illustre particulièrement les efforts de Cartier pour absorber le style russe à la mode. Fabergé de guilloché, ou tourné par moteur, l'émail était la pierre angulaire de leur esthétique, soigneusement construit couche sur couche pour obtenir une combinaison parfaite de translucidité et de saturation des couleurs, qui scintillait lorsqu'il était appliqué sur un sol métallique finement gravé. Leur palette de couleurs était étonnamment sophistiquée, avec jusqu'à 144 nuances distinctes disponibles. Bien que la palette de couleurs de Cartier n'ait jamais atteint cette complexité, leurs combinaisons étaient attrayantes et distinctives, comme la combinaison bleu / vert bordée de blanc, comme on le voit dans le lot actuel. Ce beau travail a été rendu possible par l'atelier d'émaillage d'Henri Lavabre, basé rue Tiquetonne, et employé exclusivement par Cartier de 1906 à 1921. Son poinçon de maître, les initiales HL encadrant un trèfle à quatre feuilles, est estampillé à plusieurs endroits à l'intérieur de la pièce actuelle. Cette trousse de toilette, avec ses couleurs délicates et sa fabrication complexe, parle d'une esthétique très raffinée qui a été brutalement interrompue par la Première Guerre mondiale et la révolution russe. Cependant, l'influence de la Russie sur Cartier et la joaillerie européenne en général était loin d'être terminée. Les designs audacieux et les couleurs vives des Ballets russes semaient déjà les graines d'une esthétique entièrement différente, qui conduisit à certaines des plus grandes œuvres de Cartier dans les décennies suivantes.


UNE PAIRE DE BOUTONS DE MANCHETTE EN ÉMAIL ET DIAMANT BELLE ÉPOQUE, PAR CARTIER  revendus par la maison Cartier Chacun conçu comme un cœur en émail guilloché rose avec des détails floraux peints sur la bordure en diamant à taille unique, serti millegrains, vers 1910, avec des marques de dosage français pour l'or, en cuir rouge Cartier d'origine étui ajusté par Cartier, avec la marque de maître HL flanquant un trèfle à quatre feuilles pour Henri Lavabre 





Ce tres beau nécessaire fabriqué par Henri Lavabre se trouve au Musée Lyang li à Hong Kong et date de 1910 env



Ce document vient des archives de la Chambre syndicale BJO de la rue du Louvre, c'est la demande d'admission de Henri Lavabre qui est parrainé par Fonseque  et Marie .
Cela veut il dire que Fonseque eut un associé après l avoir été avec Olive, (Fonseque et Olive) ?  ou que Henri Lavabre avait un deuxième parrain en la personne de Charles Marie fils rentré dans l affaire  paternelle et qui lui succède en 1887 ? je penche pour la deuxieme solution.
En tous les cas, la demande d admission date du 15 mars 1910




L admission d'Henri Lavabre date  du 19 avril 1910 et les doigts appartiennent à Dominique de Blanchard (Maison  Marchak) qui m'a gentiment réalisé ce document


1910 Pendentif Love You
06 janvier 2014
Pendentif pivotant I LOVE YOU, émaillé bleu et diamants, début XXe siècle par Cartier, Paris vers 1910, marque d'atelier pour Henri Lavabre
le panneau rond guilloché bleu avec des lettres serties de diamants roses, d'un côté: `` ILVYU '' et de l'autre `` OE O '', qui, une fois tournés, forment la devise, bordure sertie de diamants roses, à partir d'un arc en boucle serti de diamants roses et d'une suspension sertie de diamants cerceau, le serti millegrains diamants, monté en platine et or, numéro de série SL2057 Diamètre du panneau 2cm / Longueur avec cerceau 3,2cm / Poids: 7g
S.J. Phillips Ltd. Bijoux, bijouterie, tabatières, miniatures et argent. 139 New Bond Street, Londres, W1S 2TL, Royaume-Uni. T +44 20 76 29 62 61 - F +44 20 74 95 61 80. Du lundi au vendredi de 9h30 à 17h www.sjphillips




Cette pièce est un petit diadème conçu pour se porter légèrement en arrière, commande spéciale de Cartier, qui fut exécutée en 1910 et terminée en 1911 par Henri Lavabre. Diamants à Monture ouverte en serti millegrains rinceaux avec guirlandes et bourgeons stylisés



Attribué à Henri Lavabre car celui-ci avait déja fabriqué des décors identiques,  le poudrier a été fabriqué pour le stock de Cartier en 1912, le briquet vers 1913-1914




L une des plus belles pièce de Henri  Lavabre  elle a été créée en 1912 pour la Reine Elisabeth de Belgique, le talent est partagé car le dessinateur chez Cartier Henri Chenaud avait  trouvé pour ce Kokochnik de superbes proportions, alliant  la légèreté et la solidité du platine. Pierre Rainero en a fait une description végétale idyllique (des feuilles d Acanthes, des feuilles de Laurier etc ) je crois seulement au talent du dessinateur Chenaud, reprenant le style guirlande adapté  à l art nouveau. 
Elle l’a  porté, en bandeau, lors du mariage de son fils le prince héritier Léopold de Belgique avec la princesse Astrid de Suède en 1926. (photo ci-dessous) Ce diadème fut au centre d  'une grande aventure.



L’ancienne reine des Belges Elisabeth, reçue en 1958 en URSS, s’y vit remettre par Nikita Khrouchtchev (souvenez vous l homme qui tapait avec sa chaussure sur les pupitres de l ONU parce que le président de séance ne lui accordait pas la parole assez vite)  lui-même son diadème Cartier volé à Bruxelles par les Nazis.
En 1958, Elisabeth n'était plus Reine des Belges, elle se rendit à Moscou pour représenter  le jury belge au prestigieux Concours international Tchaïkovski.
Etonnant de sa part en tant qu'ex Reine et mère du souverain de Belgique de s'y rendre à cette époque en pleine guerre froide, et d'être reçue par Kroutchev ,un fils de paysans, qui fut forgeron dans sa jeunesse avant de devenir commissaire politique durant la guerre civile Russe et de gravir les échelons de la hiérarchie soviétique avec l'aide de Lazare Kaganovitch. Il défendit les Grandes Purges de Joseph Staline et approuva des milliers d'arrestations. Mais Elisabeth comme beaucoup d 'intellectuels, tout en aimant la Russie profonde, elle admirait son régime communiste. Bien lui en prit puisque, Nikita Khrouchtchev, alors à la tête de l’URSS, lui redonna son diadème Cartier volé par les Nazis à Bruxelles, ce très beau bijou avait été récupéré par les Soviétiques à Berlin et ramené chez eux.
Quand elle décéda en  1965, Elisabeth le laissa à son fils, l’ancien roi Léopold III (suite à son abdication, il avait été remplacé en 1951 sur le trône de Belgique par son fils aîné, le roi Baudouin) qui le donna à sa deuxième femme, la princesse Liliane. Laquelle revendit cette tiare en 1987 à Cartier qui la conserve désormais dans ses collections patrimoniales.
Si les monuments-men en avaient fait autant?????,
"Merci à la maison Cartier" de m'avoir confirmé que ce diadème avait bien été fabrique par Henri Lavabre"




Platine et or, diamants taille brillant et rose sertis millegrains et rubis synthétiques taille cabochon. Surprenant de voir  un travail de cette qualité avec des corindons synthétiques!!!!

Datant de 1913 vendu par Cartier, mais fabriqué par Henri Lavabre .
Ce diadème a été prêté par Irène, Lady Logan, fille d'Alexandra Comnène Everts, à la mémoire de sa mère, 2003. Accepté par HM Government au lieu de droits de succession et attribué au Victoria and Albert Museum, en 2015.
Ce diadème en diamant et rubis synthétique a été fabriqué en septembre 1913 par Cartier, Paris, pour le mariage d'Alexandra Comnène, une artiste d'origine grecque vivant en Italie, avec Robert Everts, un diplomate belge. Il était en grande partie fabriqué à partir de pierres fournies par la mariée. Elle a d'abord fait évaluer les pierres en vrac à Naples, puis les a emmenées avec elle à Paris, où elle a séjourné à l'hôtel Régina et a chargé Cartier de fabriquer le diadème. Sur la facture, la tiare est décrite par Cartier comme un «bandeau», le coût du montage et la fourniture d'un petit nombre de diamants supplémentaires facturés à 4000 francs. Elle portait le diadème lors de la cérémonie de mariage civil le 15 novembre 1913 à Bruxelles à la Mairie d'Ixelles. La valeur d'assurance de la tiare était de 30 000 francs.




Epingle a cliquet fabriquée par Henri Lavabre vers debut 1914


La photographie n'est pas bonne, mais ce poudrier vaut par sa portée historique .
Il est en or émaillé  ombré rose pale, avec les armes impériales russes en application d'or ciselé il est vendu en juillet 1914. Or Henri Lavabre qui l a réalisé est appelé sous les drapeaux dans quelques jours pour la guerre 1914-1918


Puis, le 28/07/1914 la guerre est déclarée. Henri Lavabre rejoint l' armée le 4/08/ 1914, mais il est fait prisonnier le 25/08/1914 et interné en Senne qui est une région  du nord-ouest de l'Allemagne.




Madame Lavabre n'a pas de nouvelles et s inquiète,   elle passe une petite annonce dans le journal  "le Matin" du 23/09/1914.  Elle devra attendre son retour d' Allemagne  jusqu' au 15 aout 1918.




Epingle Jabot vendu par Skinner 
Cristal de roche Art Déco, diamant et onyx Jabot, Cartier, Henri Lavabre, v. 1915, conçu comme une plume en cristal de roche sculpté avec des rehauts de diamant et d'onyx chamoisé, poinçon de maître pour Henri Lavabre, timbres de garantie français, no. 0378, signé Cartier Paris, Londres, New York.



Epingle a jabot revendue par Skinner



Un collier serpent en diamant, Paris, vers 1919. Photo: Maison Wartski Londres

En forme de serpent, le corps en platine finement serti de diamants anciens taille brillant dans un motif en écailles bombé, son corps enlacé pour former le cou.
Rigide une fois porté, le corps est suffisamment souple pour s'écarter et être porté autours du cou, si le motif écailles fut souvent repris il est toutefois exceptionnel sur un ruban Bombé

Attribué à l'atelier Lavabre. 

Voir Cartier 1900-1939, Judy, British Museum Press, 1997, numéro 201.



Inscrit en stock le 22/09/1919 vendu le 11 juin 1921




Poudrier rond et étui à rouge à lèvres cylindrique et strié en or jaune 18 carats (750 millièmes) ornés de frises géométriques émaillées noir (manques). Le poudrier portant le chiffre «SL», le poussoir serti d’un cabochon d’onyx, l’étui agrémenté de diamants taillés en rose. Signés. Poinçon d’orfèvre Henri Lavabre. Vers 1920.
Ayant pris langue avec Olivier Bachet grand spécialiste des objets de Cartier, nous pensons que le tube de rouge à lèvres a du être ajouté après, ce n est pas le même décor






Poudrier et rouge a lèvre Lavabre Bonhams vers 1920
Décoré d'une scène en émail polychrome de style indien d'oiseaux et de fleurs sur un fond en émail bleu profond, dans un entourage en émail noir accentué par des diamants taille rose, le périmètre décoré d'une bordure en émail noir de conception arabesque, s'ouvrant pour révéler un miroir et compartiment à poudre, suspendu à un porte-rouge à lèvres décoré de la même manière avec des bornes en diamant et rubis taille rose, via une longueur de chaîne à maillons torsadés en émail noir, rehaussée d'une rondelle centrale en diamant taille rose, montée en or et platine, signée Cartier Paris Londres New York, numéroté, poinçons partiellement frappés HL pour Henri Lavabre, repères français, longueur du porte-rouge à lèvres 5,0 cm, diamètre de la poudre compacte 5,0 cm

• Pour un étui à cigarettes avec une plaque en émail d'inspiration indienne presque identique, voir J. Rudoe, «Cartier 1900-1939», 1997, p.170, ill. plaque 94. La présence d'émail bleu foncé apparaît dans les bijoux et objets d'art indiens de la seconde moitié du XIXe siècle et le dossier de Cartier pour cet étui à cigarettes en particulier suggère que la plaque était d'origine indienne authentique provenant d'une boîte indienne. »qui est entré dans le stock de Cartier le 21 août 1911. La plaque en émail sur ce compact de poudre peut avoir des origines similaires puisque les archives de Cartier rapportent que l'expert hongrois, Imre Schwaiger, s'est procuré la« boîte indienne »et a également négocié d'autres achats pour Cartier.



UN BRACELET `` SOUDANAIS '' EN IVOIRE, ONYX ET DIAMANT, PAR CARTIER La manchette effilée rectangulaire en ivoire pivotante avec des bornes en perles d'onyx, la moitié inférieure gravée et peinte de motifs tourbillonnants noirs et rouges et de motifs mauresques noirs sur le côté, jusqu'au détail en diamant, 1920 , diamètre intérieur 6,1 cm, avec poinçon français pour le platine et l'or Signé Cartier, avec poinçon pour l'Atelier Henri Lavabre, no. 4708 Accompagné du certificat d'authenticité no. GE2012-2 du 13 janvier 2012 de Cartier
Littérature
Cf. E. Nussbaum, F. Chaille, La Collection Cartier: Bijoux , Flammarion, Paris, 2004, p. 135 pour les autres bracelets 'soudanais' revendu par Christie's
Huit versions ultérieures de ce modèle sont répertoriées en 1919, avec des variantes de décorations
D'après  Judy Rudoe la maison Cartier aimait à baptiser ses modèles de noms a résonnance exotique. Même si la composition et les motifs n ont rien de typiquement soudanais ce nom et le recours à l'Ivoire visaient évidemment à l entourer d une aura africaine.




BROCHE AN ART DÉCO DIAMANT ET DIAMANT DE COULEUR, CARTIER Diamant taille ancienne circulaire brun-orange, diamants taille ancienne, platine et or blanc 18k (marques Français), 2 1/2 ins., Vers 1920, signé Cartier, Paris, marque atelier (Henri Lavabre), boîtier Cartier vert GIA, 2019, rapport n ° 2205210851: Rapport d'identification et d'origine, Diamant coloré, Couleur naturelle




BRACELET EN DIAMANT ART DECO Centré sur un diamant taille carrée sur le bracelet à maillons en forme de flèche en forme de flèche de diamants taille baguette et pavé et fermoir dissimulé, années 1920, 18,2 cm, avec marque française de titrage pour le platine Avec poinçon de maître pour Henri Lavabre


Une lorgnette Art Déco en diamants La poignée géométrique stylisée sertie de diamants circulaires et taille unique aux montures en diamant taille rose, vers 1920, avec des marques de dosage françaises pour le platine, avec pochette en soie noire et or Signé Cartier Paris no. 63244, poinçon de maître pour Henri Lavabre




Un étuis a cigarette de  CARTIER, VERS 1920
de contour rectangulaire, rehaussé d’un morceau de pouce coupé en rose et de charnières, accentués par des rubis taillés dans le calibré et le cabochon, l’avant est rehaussé d’un motif feuillage rond rubis taille brillant et diamant taille rose; signé Cartier Paris, Londres, New York; avec marque de fabricant pour Henri Lavabre; monté en platine; mesurant: 1 1/16 x 1 1/4po.




CARTIER | ETUI À CIGARETTE JADE JADÉITE, RUBIS, DIAMANTS
De forme rectangulaire, le couvercle et le fermoir rehaussés de diamants taille rose et de rubis et pierres rouges taille calibrée et cabochon, dimensions 97 x 62 x 16 mm environ, signé Cartier, numéroté, poinçon français pour l'or 18K (750°/00), poinçon de maître pour Henri Lavabre, poids brut 114.96 g, vers 1920. 







UN BRACELET ART DÉCO ONYX, DIAMANT ET PERLE, PAR CARTIER Conçu comme trois perles d'onyx sphériques incrustées de diamants taille circulaire, entrecoupées de rondelles serties de diamants sur le bracelet en maille de perles et les bornes et fermoir en émail noir, vers 1920, 19,0 cm de long , avec poinçon français  pour le platine Avec marque de fabricant pour Henri Lavabre, 



Ce nécessaire-étui à cigarettes cylindrique de forme ovale a été éxecuté par Henri Lavabre pour le stock de Cartier en 1920, il est en or émaillé, diamants montés sur platine, Laque,  Intérieur pour les cigarettes avec fume cigarettes les deux extrémités pour laisser apparaitre un compartiment à poudre  et un autre pour les allumettes muni d'un grattoir. Poinçon de Lavabre



ART DÉCO ÉMAIL ET DIAMANT POUDRE COMPACT ET PORTE-ROUGE À LÈVRES, CARTIER Émail noir, diamants taille rose, miroir ajusté, or (marques françaises), années 1920, poudre compacte, 9,3x4,5x1,3 cm, porte-rouge à lèvres 4,5x1,4x1,4 cm, compact signé Cartier Paris Londres New York, poinçon de maître (Henri Lavabre), numéroté, Littérature Cf. Cartier, le style et l'histoire, Paris, 2013, p. 149 pour un design similaire





UN BRACELET DIAMANT ART DÉCO, PAR CARTIER, VERS 1920
La plaque centrale conçue comme un capitule stylisé avec un gros diamant en forme de coussin sur un sol pavé serti de petits diamants anciens taille brillant, sur une sangle articulée effilée à motif d'écailles ajouré, serti millegrains avec des pierres de taille similaire et avec deux plus petites motifs de capitules à chaque borne, diamants environ 12,70 carats au total, signés Cartier, Paris, Londres, New York, deux marques d'essai françaises partielles, longueur 17,7 cm., ensuite raccourcie à partir d'un bandeau, étui Cartier d'origine


Cf: Rudoe Judy, Catalogue de l'exposition: Cartier 1900-1939, British Museum, Londres, 1997, no 204 pour un bandeau en diamant de conception similaire, réalisé par Lavabre pour Cartier Paris, 1923 et maintenant dans la collection Cartier. L'entrée du catalogue indique que les bandeaux étroits et flexibles étaient à la mode de 1913 environ au milieu des années 1920. Ce modèle particulier, dans lequel les trois plaques pouvaient être enlevées et portées séparément comme broches, a été répété plusieurs fois avec des variations de taille et de conception.



Trousse de toilette en or 18ct et émail Pékin, Henri Lavabre pour Cartier, Paris, vers 1920
forme cylindrique, section ovale, or finement rayé et émail noir, chaque extrémité en émail noir, agrémentée de bagues en diamant rose, pièce de pouce en diamant et onyx, sur chaînes en diamant rose et émail noir dépendant d'une bague en cristal de roche avec pompon en soie noire, ouvrant sur révèlent quatre compartiments dont un avec miroir, poinçon d'Henri Lavabre, tête d'aigle 3me titre, gravé: Cartier, Paris, Londres, New York, et numéroté 361




Cette trousse de toilette est un modèle iconique parmi les créations Cartier. L'émail rayé or et noir est connu sous le nom de motif `` Pékin '' tandis que sa forme a été inspirée de Japanese inrō , une boîte avec des compartiments à l'origine utilisée pour transporter des médicaments et portée à la taille. Un trousse de toilette similaire avec un porte-cigarette assorti fait maintenant partie de la collection Cartier et est régulièrement exposée et publiée (voir G.Gautier, The Cartier Legend , Londres, 1980, p. 96; F.Cologni & E. Moccheti,  L'Objet Cartier , Paris, p. 79; et L'Art de Cartier , op. Cit., Cat. 89). Un exemple presque identique, numéroté 0109, se trouve dans les collections du Liangyi Museum, Hong Kong, et a été publié par M. Etherington-Smith dans Vanities, 2011, fig. 31. 

Les inrō, littéralement « panier de cachets », sont de petites boîtes originaires du Japon à vocation utilitaire. Les inrō font partie des objets appelés sagemono et sont portés uniquement par les hommes.



Selon Judy Rudoe, le cercle de diamants taillés en  roses sertis à une extrémité était destiné à contenir un monogramme si le client le souhaitait (Judy Rudoe, Cartier 1900-1939, catalogue d'exposition, Metropolitan Museum of Art, New York, 1997, p. 127). 



Olivier Baroin m adresse la photo d un collier somptueux qui n aurait jamais été publié, c'est le travail de Henri Lavabre pour Cartier, amusant ces fausses poires diamants réalisées avec 2 ou 3 pierres




1913 et 1921 Pendentif avec Pylone et Sphinx.

Ce pendentif a été dessiné par Henri Lavabre en 1913  et exécuté en 1921, il est en diamants, onyx, rubis, émeraudes, perles et pierres de Lune  Belière en  onyx et grosse attache en perle montée en pendentif sur un cordon noir.
En 1913 Cartier avait commandé ce pendentif pour Lady Paget, de petites différences sont retrouvées sur celui de 1921.




Broche dessinée par Charles Jacqueau en 1914 et exécutée par Lavabre pour  Cartier en 1922
Elle est en Corail Onyx et diamants montée sur platine, 




Cette broche cliquet a double tête a été exécutée pour Cartier par Henri Lavabre, elle est en Jade, onyx et diamants monture ouverte en platine.. Deux  feuilles de palmier en jade et rubis.




1924 un employé indélicat vole pour 40.000frs de bijoux à son patron Henri Lavabre , publié dans le journal "Le Gaulois" 

La maison Sotheby's a revendu  ce boîtier en platine, onyx, diamant et rubis, Cartier, Paris
Le boîtier en onyx sculpté avec un fermoir à boucle rehaussé de diamants taille rose et de rubis cabochons, mesurant environ 3 1/8 sur 1 7/8 sur 5/8 pouces, signé Cartier Paris, Londres, New York, numéroté 4263, avec poinçon de Maitre pour Henri Lavabre; vers 1925.




BRACELET ART DECO DIAMANTS Formant un ruban souple entièrement serti de diamants ronds rehaussés d'une double ligne de diamants baguettes dans un décor géométrique, monture en platine, 18,0 cm. Porte le poinçon des ateliers Lavabre (partiellement effacé), no. 82 Les ateliers de  H. Lavabre  ont travaillé exclusivement pour Cartier de 1906 à 1921; Leur collaboration s'est poursuivie pendant les années 30 Revendu par Christie's




 Nécessaire avec figure dans une chapelle Exécuté par Lavabre pour le stock de Cartier Paris, 1924.
Or, nacre, Corail, lapis-lazuli, Onyx et diamants, avec personnage en faience bleue jouant de la flûte à deux banches sur fond en lapis-lazuli et surmonté d'un lotus en corail, onyx et diamant. lncrusté sur les quatre côtés de plaques de nacre gravées d'hiéroglyphes, encadrées  de colonnes de papyrus en corail et d'une corniche, sur base en onyx, avec panneau de lapis-lazuli au sommet.
Arrière identique, avec simple panneau de lapis-lazuli. Suspendu par une bague d°onyx et des lanières de cuir avec attaches en forme de lotus. Intérieur coulissant sur la base, avec miroir dans le couvercle, deux compartiments et un rouge à lèvres.
Inscrit dans le  registre de stock le 13 mai 1924 ; vendu  le 30 septembre 1924 au parfumeur François Coty.
Poinçons Cartier Paris gravé ; poinçon de Maitre H.L. dc chaque côté d`un trefle a quatre feuilles.
L. de la boîte 9,5 cm, 19 cm avec bague et lanières.

La statuette en faïence égyptienne, qui pourrait représenter Bes, le dieu du foyer, date de la période ptolémaïque, probablement des trois derniers siècles av. J.-C. Destinée à être portée en amulette, elle a été traitée ici comme divinité et placée au centre d'une chapelle. L'idée
provient des autels miniatures en bronze gravés d'hiéroglyphes avec une divinité centrale. Pour des exemples au British Museum, voir Andrews 1994, pl. 9a. Les hiéroglyphes reproduits sur le nécessaire sont lisibles, quoiqu' inexacts; ils représentent le nom et les titres de Touthmosis III. (Texte de Judy Rudoe)




Au dessus, un nécessaire en émail incrusté de pierreries, or et platine, conçu sur le modèle
des sarcophages égyptiens; dessiné par Jacqueau (dessin initial de Louis Cartier) et réalisé
dans les ateliers Lavabre en 1925. Cette pièce a été acquise la même année par
Mrs. George Blumenthal femme du célèbre banquier de New York. Le dessus concave
(que Louis Cartier avait acheté a un antiquaire parisien comme une pièce d'ivoire) est en os,
probablement gravé au XVIII eme siècle, et représente une princesse perse avec une tulipe. Le cadre du couvercle est décoré de colonnes de lotus en émeraude gravée de rondelles d'émeraudes et  d'onyx, et de tubes en pavage de diamants. Le fond est formé d'un panneau en or cloisonné figurant une mendiante égyptienne appuyée contre une fleur de lotus avec un ibis a ses côtés, réalisé dans le style de la bijouterie archéologique du XIX° siècle.




Les deux côtés de la pièce sont décorés de fleurs de lotus en émaux champlevés bleus, verts et blancs, et de motifs de fleurs en or. L'intérêt de l'étui réside dans ses deux extrémités, chacune décorée d'un sphinx avec un corps en onyx et diamant, des pattes en émeraude et un visage pharaonique taillé dans une seule émeraude. Suivant l'engouement général
pour Toutankhamon depuis la découverte de son tombeau en 1922, Cartier représente le masque funéraire de ce souverain, qu'il incruste de saphirs et décore d'un cobra (symbole de sa puissance) en diamant.










Ci-contre, un ancien scarabée égyptien en faïence bleue serti dans une broclve en or 18 carats et platine, incrustée de topazes, citrines, diamants, émeraudes et rubis; les ailes sont en onyx. A l'origine, cette broche, réalisée par Cartier Londres en 1925, pouvait être transformée en boucle et montée sur une ceinture de soie. Broche en platine formée d'un
profil de faucon en faïence d”Egypte ancienne, et décorée de fleurs de lotus stylisées, en corail, onyx et diamants (Lavabre, 1925).  
En bas a Gauche, en 1925 broche à tête d'Horus en faience, la tête d Horus date de la seconde moitié du premier millénaire avant Jésus Christ

Broche Clip Crest Platine, Rubis, Saphir, Diamant et Émail, Cartier, Paris
La broche armoriale aux armes de Smith of Bristol, County Somerset, sertie de rubis et de saphirs chamois rehaussés de diamants taille unique pesant environ 0,30 carat, signée Cartier, Paris, partiellement numérotée L636, avec marque de dosage français et marque d'atelier pour Henri Lavabre.




Vase en laque burgauté monté sur or, fabriqué par Lavabre pour Cartier Paris, 1926 revendu par Sotheby's  et avant par  Christie's
De forme angulaire effilée, les côtés et le cou incrustés de laque noire décorée de figures et de pavillons en nacre, les épaules et le bord de la jante supérieure laquées en rouge corail, montures en cage d’or, signature gravée: Cartier, 

Donné comme cadeau de Noël en 1926 par le baron James Armand de Rothschild (1878-1957) du Manoir Waddesdon.
Selon Judy Rudoe, en novembre 1926, le baron commande 34 vases selon quatre dessins de Cartier. Comme ils devaient être offerts à  Noël la pression de l'urgence devait être  énorme et c'est seulement d’un client aussi important qu'on pourrait accepter, si tardivement,une grande commande spéciale 
LA FLEUR BAROMÈTRE MAGIQUE

Apparemment, certains des panneaux de laque utilisés étaient déjà en stock, mais selon les livres boursiers d’autres ont été achetés spécifiquement pour cette commission de L. Michon Frère et la Compagnie de la Chine et des Indes. Différentes quantités ont été faites des quatre modèles (dix de l’exemple actuel), vraisemblablement pour que la famille et les amis proches ne reçoivent pas tous des cadeaux identiques. Chacun, cependant, a été inspiré par les formes de bouteilles de snuff laque burgauté du 19ème siècle fabriquées au Japon pour le marché japonais local. La collection Cartier possède un autre exemple du modèle actuel, bien qu’on ne sait pas à qui elle a été donnée. La collection Lindemann a l’un des autres modèles, toujours avec son étui en cuir rouge d’origine (avec lequel chacun a été fourni).

Ce terme, qui provient de burgau, nom vulgaire de diverses coquilles nacrées, désigne des laques unis, ou des porcelaines laquées, incrustés de nacre. Il a été créé par Jacquemart et Le Blant (Histoire artistique commerciale et industrielle de la porcelaine, Paris, 1862) à propos de porcelaines chinoises ainsi ornées. Il n'est employé actuellement que pour les pièces de la dynastie Qing, parmi lesquelles celles de la période Kangxi sont les plus remarquables. La technique des incrustations se distingue de celle des époques antérieures : les parcelles de nacre, beaucoup plus petites, se combinent avec de la nacre pulvérisée et, parfois, avec des applications d'or et d'argent. De plus, la nacre est souvent teintée, à sa surface inférieure, de tons rosés, pourprés, verts ou bleus, dont les reflets chatoyants varient selon les éclairages. Ce mode de décor est utilisé sur des laques de petites dimensions (boîtes, plats, etc.), notamment pour des paysages où, par exemple, les feuilles des arbres, les aiguilles des pins sont détaillées à une échelle miniature. Sur les porcelaines, des couches de laque noir, polies avec soin, reçoivent les fragments de nacre avant le séchage de la dernière couche. Le tout est alors revêtu de laque transparent, frotté jusqu'à passer inaperçu pour laisser jouer les reflets de la matière. Les objets de ce type (petits plats, bols, etc.) constituaient des articles précieux très appréciés en Europe au XVIIe et au XVIIIe siècle.




Quel travail, quelle qualité, déja c'est difficile réussir une boite parfaite qui ferme bien avec des charnières impeccables, puis exécuter sans bavures les motifs géométriques en émail, à la manière des Inro japonais ajuster parfaitement en ligne les têtes de fleurs serties de diamants taillés en rose , je suis sincèrement  en admiration devant ce travail de l atelier de Henri Lavabre pour Cartier qui l avait vendu au baron Eugene de Rothschild le 22 juillet 1927




1927 Nécessaire "Pagode" éxecuté par Henri Lavabre pour Cartier en 1927
 Il est en or émaillé, diamants taillé en carrés et en baguettes, montés sur platine Une pagode en diamants appliquée sur le fond en émail noir, fabriqué en mai , il a été vendu le 8 aout 
1927


Ci dessous.:Cartier, Bracelet chimère sculpté, Paris, 1954. Corail, 24 émeraudes cabochons, or jaune et 116 diamants de taille mixte, 8,4 x 7,1 x 2 cm (3,3 x 2,8 x 0,8 po). Signé 'Cartier Paris', numéroté N6648 et avec des marques de dosage françaises © Siegelson

Un bracelet conçu comme deux têtes de chimère de corail sculptées serties d'émeraudes cabochons rondes et ovales et de diamants carrés, ronds et circulaires, les charnières serties de diamants ronds en or jaune et chacune pivote dans le sens opposé; monté en platine et or jaune,





En 1923, Louis Cartier crée une épingle de cliquot à tête de chimère de corail rose parsemée de diamants et d'émeraudes sertis d'or et de platine. Cette épingle importante était la première des chimères Art Déco et ce qui allait devenir une forme emblématique de Cartier. La chimère est une figure mythologique ayant des racines dans de nombreuses civilisations anciennes, généralement représentée avec la tête d'un lion, le corps d'une chèvre et la queue d'un dragon. La chimère chinoise, la figure qui se rapproche le plus de la forme Cartier, est un symbole de longévité et de succès interchangeable avec un dragon. Cartier a ensuite créé plusieurs bracelets chimères de 1927 à 1929.

En 1933, Jeanne Toussaint prend la direction du département de joaillerie de luxe. Elle a éloigné la société des bijoux structurés de l'Art Déco pour se tourner vers des pièces plus figuratives qui ont apporté du jeu aux temps sombres de la Seconde Guerre mondiale. Toussaint est restée profondément liée aux racines du design de l'entreprise - après tout, elle a été l'inspiration de la panthère - et s'est tournée vers les bracelets chimères importants, faisant revivre le design à la fin des années 1940 lorsque la duchesse de Windsor a acheté un bracelet chimère rose corail très similaire à celui-ci. Daisy Fellowes a acheté un exemple en 1961 qui fait maintenant partie de la collection Cartier.

Conçu comme une manchette avec deux têtes de chimère, cette pièce rappelle la forme antique des bracelets se terminant par des têtes d'animaux que l'on trouve dans de nombreuses civilisations anciennes du Moyen-Orient et de la Méditerranée, de l'Assyrie à la Grèce. Louis Cartier a combiné l'ancienne forme de bracelet avec la mythologie de la chimère chinoise, et Toussaint a modernisé le design avec des motifs décoratifs surdimensionnés d'inspiration indienne incrustés de diamants et d'émeraudes offrant des touches de couleur. Selon Hans Nadelhoffer, ce bracelet aurait nécessité 250 à 300 heures de travail pour des artisans qualifiés. Les designers Cartier ont créé des dessins précis pour l'atelier lapidaire de Durand où le bracelet a été sculpté à partir d'une tige de corail rose particulière disponible au Japon uniquement par le concessionnaire italien Borelli. Le bracelet a ensuite été transporté à l'atelier Lavabre pour le sertissage et le mécanisme pivotant. Le bijou achevé, alliant mythologie, matériaux précieux et artisanat raffiné, est une magnifique pièce créée pour une femme pleine d'assurance et de raffinement.




Formidable bracelet de Cartier donc magnifique exécution de Henri Lavabre

Bracelet à tête de dragon en corail et émeraudes Dessiné par Charles Jacqueau ; têtes
de corail sculptées par le lapidaire Dalvy ; bracelet exécuté par Lavabre pour le stock
de Cartier Paris, 1928.
Or émaillé, têtes de corail sculptées, ornées de cornes en saphirs, les yeux et les dents en diamants, supportant deux boules d'émeraudes taillées en melon de 48,43 carats, les extrémités en onyx. Corail également pour le cannelage autour et au centre du cerclage, avec des motifs émaillés de feuilles, en relief, bleus et verts, de chaque côté.
Inscrit dans le registre de stock le 31 août 1928 ; vendu le 12 juillet 1929 à Mrs  McCormick
(Ganna Walska) ; 
POINÇONS : Cartier Paris FRANCE gravé. Dans une analyse du stock de cette même année (cahiers d'idées de Louis Cartier),
il est en effet question d'un « bracelet indien pivotant ›› dont une des branches pivote vers l'extérieur sur une charnière latérale Le premier exemple de bracelet a tête de dragon aussi élaboré date de 1922 et son dessin d'exécution, avec boules de corail, diamants en crête de coq, boules d'émeraudes et motif d'écailles émaillé sur le cerclage, a été conservé.
Cette pièce, remarquable, est une confluence de sources chinoises, indiennes et peut-être népalaises. Par sa forme et le traitement de 1`érnai1, elle s'inspire directement des émaux de
Jaipur du XIX° siecle : on trouve d'ailleurs dans les dessins de Jacqueau une photographie d'un bracelet de Jaipur (n° 74-6) couverte d'annotations  de sa main Dans cette tradition, cependant, on ne trouve pas de dragons portant des émeraudes gravées mogholes, ni le
style de motif émaillé bleu et vert présent ici, qui est en fait la même improvisation à partir
d`un rinceau chinois que celle décorant le poudrier de style chinois 
Plusieurs ateliers ont collaboré pour fabriquer cette pièce, Selon Nadelhoffer ce genre de bracelet nécessitait de 250 à 300 heures de travail



Deux broches perroquets fabriquée par Henri Lavabre pour Cartier dessinées en 1926-1927 exécutée en 1928-29




UNE RARE BROCHE ART DÉCO AGATE, DIAMANT ONYX ET ÉMAIL, PAR CARTIER La panthère sculptée en diamant taille rose, à taches noires émaillées, allongée sur un socle en agate et onyx, montée en platine, vers 1928, avec marques de dosage français Signé Cartier, Paris , Fabriqué en France .
Conçue pour le boxeur américain Gene Tunney par Cartier et réalisée par l'atelier Lavabre.
Littérature
The Los Angeles County Museum of Art, "Retrospective Louis Cartier: Masterworks of Art Deco", The Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, 1982, planche 32
Hans Nadelhoffer, "Cartier: Jewelers Extraordinary", Harry N. Abrams, Inc ., New York, 1984, page 21
A. Kenneth Snowman, "The Master Jewelers", Harry N. Abrams, Inc., New York, 1990, page 193


Exécuté par Lavabre pour le stock de Cartier Paris, 1928.
Or, émail et diamants, nacre incrustée de jade, corail, émeraudes, aventurine verte (quartz d'un jaune-brun ou bien vert), saphirs et turquoises. Une dame chinoise en robe de saphirs, turquoises et corail est assise dans un jardin clos de murs, avec un prunus en corail et jade, une balustrade de corail et émeraudes, et une table en émeraude, aventurine et nacre sur laquelle est posé un vase contenant des branches en fleurs. Les côtés sont en nacre gravée, la base laquée de noir. 
À l'intérieur, deux compartiments et rouge à lèvres. lnscrit dans le registre de stock le 30 mai 1928 ; vendu le 23 novembre l933
Poinçon Cartier Paris gravé  Poinçon de maitre de Lavabre
 Nadelhoffer 1984, pl. coul. 39.
Cette pièce est directement inspirée d'une source chinoise, sans doute de livres aux gra-
vures sur bois du XVI", XV II” siècles ou plus tardifs. Nadelhoffer, toutefois, estime que le
personnage de la dame a pour modèle la décoration d'une assiette appartenant à la collection de Louis Cartier, mais il ne précise pas l'origine de cette information (Nadelhoffer 1984)
La femme est assise sur un tabouret devant une table sacrée, avec des rochers au premier plan qui représentent peut-être ces roches exceptionnelles que les Chinois collectionnaient
souvent dans leurs jardins et tenaient pour sacrées. À gauche, on aperçoit un feuillage de
bambous, et derrière un arbre qui pourrait être un pin. Les fleurs dans le vase sont peut-être des prunus. Réunis, ces éléments forment les << Trois amis ›› de la mythologie chinoise.



Nécessaire au Vase Chinois de Cartier exécuté par Henri Lavabre pour le stock de la maison vendu le 5/07/1929 
Il est en or émaillé, onyx, corail, émeraudes, rubis et saphirs , diamants sur monture platine


UN ÉTUI À CIGARETTES EN OR ET MULTI-GEM, DÉBUT 20E SIÈCLE, PAR LAVABRE POUR CARTIER revendu par Christie 
De contour rectangulaire, le centre appliqué avec un motif indien multicolore rehaussé de diamants taille rose, le contour d'un design indien similaire en émail blanc et bleu, la poussée -pièce sertie de saphirs, vers 1929, 10,0x6,4 cm, 163 gr Signée Cartier Paris Londres New York, VCA, no. 46108
Littérature
J. Rudoe, Cartier 1900-1939 , Londres, 1997, p. 170 pour un exemple très similaire
Judy Rudoe précise que selon les registres d'archives, la plaque émaillée provenait d'une "boite indienne" entrée en stock Cartier le 21aout 1911




C'est une  montre-pendentif  exécutée par Lavabre (cadran émaillé) et Jaeger pour le stock de Cartier Paris, 1925.
Or émaillé, onyx, corail et diamants a monture en platine. Barrette en onyx garnie aux deux bouts de diamants et corail _ ganse en soie noire avec bèlieres et coulant en diamants. La montre est suspendue a une bèliére garnie de diamants des deux côtés, avec de 1'onyx  calibré sur la tranche extérieure. Le boîtier de la montre est en or émaillé de noir, le cadran bordé d"émai1 vert et blanc. Le sceau intérieur est émaillé d`un motif dans le style jaipur, un vase de fleurs en vert et blanc sur fond rouge, la face émaillée avec un décor de deux perroquets.
Inscrite dans le registre de stock le 30 septembre 1925, a l'origine montée sur un collier en cordon de soie ; remontée en montre de gousset le 14 octobre 1926 ; vendue le 5 novembre 1926. La face émaillée décorée de deux perroquets fut ajoutée plus tard.
POINÇONS : Sur le cadran, CARTIER; poinçon de garantie français a tête de chien, pour le platine, et poinçon de fabricant EJ  de chaque côté d'un sablier, au dos de la montre et sur la broche-épingle.E.J. Sablier est le poinçon d'Edmond Jaeger
I.. 9,7 cm, 1. 2,7 cm.
Il s'agit, d'une montre en forme de cachet Cette idée paraît être venue à Louis Cartier vers 1918, et il prit des notes a ce sujet dans ses cahiers d'idées. Il semble cependant que la plupart des pièces de ce genre aient été réalisées dans les années vingt. Vogue  Londres les signale comme des    nouveautés en janvier 1923   : "Cartier  lance une montre tout à fait nouvelle, en forme de chevalière avec le cadran de montre en guise de sceau et un anneau émaillé noir et blanc"



Trousse de toilette, ca. 1930, par Henri Lavabre pour Cartier. Or, émail, diamants, verre plat en miroir. P: 8 × 4,5 × 1,2 cm. Marques d'essai françaises; Cartier, Paris, Londres, New York; 1006. Prêté par collection privée. Numéro d'accès 13.2016.36 © Cooper Hewitt Museum.




Montre bracelet exécutée par Jaeger et Henri Lavabre, il s'agit là d'apres Judy Rudoe de montres baguettes des plus réussies par Cartier   vendue le 12/07/1929 




UNE PAIRE DE CLIPS D’OREILLE RÉTRO INHABITUELS CITRINE, PAR CARTIER Chaque panneau bombé poli parsemé de reflets citrines circulaires inversés, années 1930, Français marques d’or, 2.6cm de long chacun signé Cartier, Paris, inscrit J.C. et avec la marque du fabricant  Henri Lavabre revendues par Christie's




Bracelet diamant, 1930
Les maillons bombés sertis de diamants taille circulaire et carrés, chacun encadré de diamants baguette, longueur environ 177 mm, non signés, indistinctement numérotés, marque française pour le platine et poinçon de maître pour Henri Lavabre.  









Chacun de dessin géométrique avec des centres bombés, sertis de diamants taille circulaire et baguette, signé Cartier, marques de dosage français pour l'or et le platine, poinçons de maître pour Henri Lavabre.



UNE BOÎTE À PILULES EN OR ET ÉMAIL, PAR CARTIER De forme circulaire avec un contour en émail blanc et noir, le couvercle avec un détail en diamant s'ouvrant pour révéler un miroir, vers 1930, 4,2 cm de diamètre, avec une marque de dosage française pour l'or et la marque de maître HL flanquant un trèfle à quatre feuilles pour Henri Lavabre Signé Cartier Paris, Londres, New York, no. 391




 Collier avec glands en rubis, perles et diamants
Registre de commandes, 26 juin 1935, archives Cartier Paris. Crayon, aquarelle et gouache sur papier gris. 29,8 cm x 18,6 cm.
Ce dessin était l' un des documents pour une importante commande passée par le maharajah de Patiala.  A l'avant une frise de perles et de rubis montés très serrés au-dessus d'une rangée de feuilles de palmier recourbées en diamants, chacune décorée d'un rubis. 
Au centre, un maillon polygonal en diamants contenant une grappe de rubis, avec
deux glands de boules de rubis et perles. Le collier est maintenu à l'arrière par des cordons de soie tissés.
La pièce fut exécutée par l'atelier Lavabre à partir de pierres entièrement fournies par le
client : 1 159 perles, 283 boules de rubis, 13 rubis taillés en poire, 59 autres rubis et 834 dia-
mants. Alors que les précédentes commandes du maharajah de Patiala, entre 1925 et 1928,
concernaient surtout des parures officielles destinées à être portées par lui-même, cette seconde série comporta plusieurs pièces réalisées pour la maharani, comme une paire de bracelets en boules de rubis et perles sur monture de diamants.




Varujan Chrysian, propriétaire de la maison Gorky "http://www.gorkyantiq.fr/" m a adressé une photo d une bague qu' il a en vente,   bague en or diamants saphirs montés sur platine et fabriquée par Henri Lavabre . il m écrivit le 9 janvier 2021 en me souhaitant une bonne année

J’ai une nouvelle bague de HENRI LAVABRE ,un bon maître qui mérite un article !!!!!
Pourriez-vous me renseigner aussi si le symbole de Manassevitz est deux lignes ou un sabot ?
Bonne soirée
Varujan


C'est Varujan qui me photographia le poinçon qui est sur cette bague , aucun doute c'est bien Henri Lavabre, le trèfle à quatre feuilles  et les lettres H.L.

Alors j ai commencé mes recherches pour faire cet article


Bracelet Lavabre pour Cartier  revendu par Bonhams

BRACELET JONC EN OR 18 CARATS, CARTIER, FRANÇAIS, 1935
la forme légèrement bombée avec des cerfs stylisés et des chiens parmi les arbres fleuris, sur un fond ciselé et gravé, aux bords relevés; signé Cartier Paris, no. L2535, avec marque de dosage française et marque de fabricant partiellement masquée pour Henri Lavabre; poids brut environ: 88,8 grammes; diamètre: 3in. (peut-être assez grand pour être porté en brassard).
Ce bracelet insolite, éventuellement destiné au haut du bras, est un exemple du travail de Cartier dans le goût persan. Dans les années 1930, la vogue des bijoux indiens et persans, que Cartier avait contribué à créer, a stimulé le goût réémergent pour l'or. Le design décoratif audacieux du bracelet d'une scène de chasse stylisée, probablement dérivé de la superbe collection de manuscrits et de miniatures persans de Louis Cartier, ressemble à celui du boîtier en or émaillé fabriqué sur commande spéciale de Mme Virginia Vanderbilt en 1932. Voir Rudoe, juillet, Cartier 1900 -1939, New York, 1997, page 168. 



Le 21/04/1936  un rat d' hôtel vole les bijoux de Madame Lavabre.

Deux ans après:  La responsabilité des hôteliers,  avril 1938, dans le journal "le Temps"

Le tribunal de commerce de Nice vient de rendre un jugement des plus intéressants en ce qui concerne la responsabilité des hôteliers. Jusqu'ici, il était de jurisprudence constante que les hôteliers devaient être considérés comme responsables des vols commis dans leurs établissements et la pancarte placée dans les chambres avertissant les clients de déposer à la caisse tout objet de valeur n'était considérée que "Somme" une indication ne dégageant pas la responsabilité du propriétaire de l'hôtel. Le jugement du tribunal de commerce de Nice vient d'en décider autrement.
M. et Mme Henri Lavabre, bijoutiers à Paris, se trouvaient au mois d'avril 1936 à Nice où ils étaient descendus dans un grand hôtel du quartier de Cimiez. Au cours de la nuit, un cambrioleur passant par le balcon de la chambre située au premier étage, s'introduisit dans celle-ci et sans éveiller M. et Mme Lavabre s'empara de bijoux placés sur un meuble et estimés cent mille francs environ.

Les victimes du vol assignèrent  l'hôtelier devant le tribunal de commerce mais les juges consulaires les ont déboutés, estimant qu'ils n'avaient pas pris toutes les précautions nécessaires pour mettre à l'abri leurs valeurs


Voici le dessin original au crayon, a comparer avec celui ci-dessous



C'est l un des fameux colliers de Cartier qui a été fabriqué par Henri Lavabre sur une commande de Daisy Fellowes en 1936
Les pierres utilisées pour ce collier provenaient de trois modèles Cartier,  achetés auparavant par Daisy Fellowes : un collier de 1928 un bracelet de 1929 et un autre bracelet. L'atelier Cartier a modifié ce collier à la demande de la fille de Daisy Fellowes , la comtesse de Casteja.


Une grande question!!!Quand est décédé Henri Lavabre, son atlier avait il été repris ? puisque le poinçon n'est biffé qu en 1975







Cette bague (joli modèle)  daterait des années 1940 et aurait été crée par Henri Lavabre, mais je n'ai aucune preuve donc???


AVIS DE RECHERCHE

Ce bijou de Henri Lavabre a été volé à un de mes amis antiquaire en joaillerie en décembre 2019: me contacter si vous savez quelquechose : richard.jeanjacques@gmail.com


Ce bijou est tres intéressant car il porte la marque de Janesich


J aime  voir le dessous des bijoux , une grande partie du métier est là


Le poinçon de Henri Lavabre se trouve sur le coté




Figure la marque de Janesich, se pose une question, Henri Lavabre a t il fait une entorse à son contrat avec Cartier ? Cela m'étonnerait,  donc ce bijou est certainement antérieur au contrat , donc fabriqué avant 1907






Un autre mail d une lectrice qui est une professionnelle que je remercie

Cher Jean-Jacques,


Voici la photo de la parure par Henri Lavabre vers1920,.

Il pourrait avoir choisi le bleu et le vert en hommage aux Ballets Russes, Serge Diaghilev 

adorait cette combinaison de couleurs. 

Parure comprenant  un pendentif et une paire de boucles d'oreilles, éléments allongés à 

godrons émaillé vert, diamants et gouttes en lapis lazuli  poinçons francais, aigle chien 

Poinçon de maître de Henri Lavabre H,trèfle 4 feuilles,L, s Cartier Paris Londres New York sur 

les trois pièces.


Bien cordialement,


Véronique

Si je complète , c'est Véronique Bamps de Monaco


Des compléments, des commentaires? vous pouvez si vous avez un compte google le faire ci dessous, sinon m' écrire à:  richard.jeanjacques@gmail.com
 


2 commentaires:

  1. Nathalie R
    12:56 (il y a 1 heure)
    À moi

    Bonjour Jean-Jacques,

    Oui ce serait en effet une excellente idée d avoir un site qui centralise la liste des bijoux volés !

    Concernant le document fait sous l occupation, sur l administration des biens de Van Cleef, savez-vous qui a décidé que les documents des Alpes Martimes ne seraient pas consultables ? Et le délai de 120 ans court depuis quelle date ?

    Au risque de le répéter, je vous remercie pour vos articles toujours aussi passionnants.

    Nathalie

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  2. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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