samedi 14 octobre 2023

Henri Marcel DROGUET l'un des grands fabricants de CARTIER

Cliché maison Aguttes: https://www.aguttes.com/

 Le joaillier qui a fabriqué ce joyau s'appelle Henri Marcel Droguet, pour le compte de la maison CARTIER, qui ne cite pas ou peu les artisans qui oeuvrèrent pour eux. 

Mais cet artisan a fabriqué aussi des bijoux pour d'autres et il est important de mieux connaitre cet homme et ses poinçons. 

Il est né le 3 novembre 1874, à la Ferté sous Jouarre en Seine et Marne, Capitale mondiale de la pierre meulière, La Ferté-sous-Jouarre est mondialement connue jusqu'au xixe siècle grâce à la dureté exceptionnelle de la pierre extraite dans ses carrières, qui alimente les moulins du monde entier.  Car le pain, nourriture essentielle de tous les temps, est composé de farine qui doit être broyée. Grâce à une très bonne qualité de pierre, La Ferté-sous-Jouarre développe un savoir-faire de réputation dans la meulerie.

Cette précision, car les parents et ancêtres de Henri Droguet travaillaient tous comme Meuliers, c'est à dire ceux qui taillaient la pierre de La Ferté sous Jouarre pour faire des meules

Vers 1860, de grands moulins industriels apparaissent et utilisent un nouveau système de mouture. De nombreuses petites minoteries, victimes de cette concurrence, ferment progressivement. Le commerce des meules de pierre s'effondre lentement.  Les ouvriers meuliers épuisés par un travail très laborieux (l'espérance de vie ne dépassant pas 45 ans) lancent une longue grève en 1910.

Donc Henri Marcel Droguet ne sera pas Meulier mais Bijoutier.

En 1894  Henri Droguet est ajourné pour son service militaire, déclaré "Faiblesse" lors du conseil de révision, décision reporté en 1896, il est exempté de service pour affection cardiaque en 1897.


En 1894  son adresse sur son dossier militaire le déclare 13 passage Tivoli à Paris dans le 9 eme arrdt, en réalité, il habite toujours chez ses parents et il est ouvrier bijoutier.


Voici l'entrée du 13 passage Tivoli. A cette date, Henri est un garçon de 1 metre 68 aux cheveux et sourcils blonds et aux yeux bleus. Il a un degré d instruction 3, c'est a dire qu'il  possède une instruction primaire plus développée.


Je n'ai pas trouvé à quelle époque ses parents sont venus à Paris , mais sa mère tenait un hotel  rue saint Sauveur en 1903. Il fut certainement placé en apprentissage en bijouterie vers les années 1885 à 1888


La plus grande partie de la rue Saint Sauveur existe toujours, et est restée une rue remplie d'hotels et de restaurants, de nos jours des Fast Food.


C'est le premier poinçon de Henri Droguet, le symbole est une rose, et ses initiales H.D. il a été insculpé en 1905 et sera biffé en 1932.


Je n'ai pas trouvé de poinçon précédant celui-ci, or  je lis  sous la plume de Estelle Niklès Van Osselt:

En 1899, l’inauguration du magasin du 13, rue de la Paix marque un tournant essentiel dans l’histoire de la Maison  : Cartier s’affirme désormais comme créateur, et non plus «détaillant», s’entourant d’ateliers spécialisés avec lesquels sont établis des liens d’exclusivité, tels Andrey, Charpentier, Droguet, Harnichard, Lavabre ou Picq, qui exécutent les bijoux d’après ses dessins et selon ses instructions. Dès 1895, alors que le style Louis XVI règne sur la décoration intérieure des demeures des aristocrates ou des classes possédantes d’Europe et d’Amérique, Cartier se lance dans des créations raffinées, dont le style est baptisé «guirlande» par Hans Nadelhoffer (auteur de la première monographie de Cartier en 1984), en parfaite harmonie avec intérieurs et robes de bal de l’époque.
Donc je reste sur une installation à son compte en 1905



Donc en janvier 1907 , il est installé au 6 rue Saint Sauveur comme fabricant, quelques mois plus tard, il se marie une première fois avec Lina Berthe Gilbert, peut être décédée en 1940!!!

Entre 1900 et 1908, les principaux ateliers parisiens spécialisés dans la joaillerie sertie de pierres étaient ceux de Charpentier, Harnichard, Lavabre, Picq, Andrey et Droguet.


Fabricants français travaillant pour la maison Cartier au debut du 20 eme siècle et leurs poinçons.


A la même adresse :   rue Saint Sauveur : une merveilleuse maison, "Les grands Bains de Vapeur",  les fréquentait il??
Toujours est-il qu'il s'engage volontairement  le 9 septembre 1914 pour la durée de la guerre, alors qu'il aurait pu rester comme étant réformé!

Il fut muté au cours de cette guerre plusieurs fois dans différents régiments du train des équipages mais en juin 1918......


Je lis sur son dossier militaire  qu'il fut muté à l'Usine Jaeger  rue du louvre à Paris . Mais une usine Jaeger ??,  et là, deux surprises en cherchant l' histoire de Edmond Jaeger
Edmond Jaeger  Né a Andlau en 1850. En 1873, il vint se mettre en apprentissage chez Lebert à Epernay, puis chez le chronométrier Gabriel. ll s'établit comme rhabilleur à Paris, rue St-Sauveur en 1906. ll s'intéressa particulièrement à la fabrication de la montre ultra-plate. En 1907, s'installe rue Réaumur où il demeura jusqu'en 1914.
Durant la guerre, il fit des compteurs pour l'aviation. Son affaire fut mise en Société en 1917, avec siège rue du Louvre. ll cessa son activité en 1919, et mourut à 64 ans en 1922.

La même année, 1906, au même endroit, en 1906 rue Saint Sauveur !!!



CARTIER BELLE EPOQUE PERLE NATURELLE ET DIAMANT ÉCHARPE
Perles naturelles de formes diverses allant de 4,75 à 4,00 mm, diamants taille ancienne et taille rose, platine (poinçons français), 1910, signée Paris, Cartier, Londres, poinçon de maître (Droguet Henri)
, 2023, rapport n° 128557 : 504 perles naturelles, eau salée Taille/Dimensions : 27,5 cm brins les plus courts de la partie supérieure ; pompon de 17,5 cm de long Poids brut : 132,0 grammes : Christie's



C'est une photographie d'archives tirée de l'excellent livre "Cartier de Judy Rudoé" . d'une écharpe
d`epaule en diamants et perles executée pour lde Cartier Paris en 1909 et vendue à Mrs K. Vanderbilt en 1910.
Cette même cliente en possédait une autre entierement faite de diamants, et deux autres au moins furent exécutées pour Mrs Cornelius Vanderbilt et Mrs Frederick William Vanderbilt. La partie supérieure s'agrafait sur Pépaule et la partie inférieure au eorsage. Les rangs pouvaient soit pendre en chute, comme sur cette photographie, soit être drapés sur le corsage.

La plus extraordinaire d'entre elles fut sans doute la grande écharpe, réalisée pour M.W. K.Vanderbilt en 1909-1910. Ici, les éléments en diamants étaient attachés à des festons deperles, épinglés à 1'épaule puis drapés sur 1a poitrine à la manière d'une écharpe d'officier.
Les colliers étaient souvent épinglés de façon à former une frange sur le buste », mais l'idée d'une parure en forme d'écharpe semble avoir été une invention de Cartier. En 1910, Mme W. K. Vanderbilt commandait une deuxième écharpe entièrement faite de diamants, dont cinq énormes pierres taillées en poire . Plusieurs études de ce genre d'écharpes figurent dans les cahiers d'idées de Louis Cartier de 1908-1909, sous 1'annotation << genre écharpes Vanderbilt ››.
Malheureusement la plupart des pièces en perles diamants et platine de Cartier n'ont pas survécu.


Épingle à chapeau en Cristal de roche Exécutée par Droguet pour Cartier Paris sur commande de Sir Philip Sassoon, 1912. Diamants et cristal de roche à monture ouverte en platine serti millegrain. Tête d'épingle en cristal de roche taille  en forme de losange et grave, avec un diamant au centre et une bordure de diamants.L'épingle a été raccourcie. Écrin d'origine de forme spéciale, en cuir rouge frappé à l'or en décembre 1912.
Bord de la tête d'épingle gravé CARTIER PARIS LONDRES NEW YORK; poinçon de garantie  tête de chien pour le platine.
D'après la description des registres de commandes et l”illustration figurant dans les albums d'archives photographiques, il s°agirait de l'épingle commandée par sir Philip Sassoon en 1912, bien que le numero d'enregistrement de  l'objet ne soit pas le même que celui qui fut consigné dans les archives en 1912.
La mere de Philip Sassoon était la fille du baron Gustave de Rothschild. Sassoon hérita de la fortune de son père en 1912, et acheta plusieurs objets chez Cartier cette année-là. Il mourut célibataire et sa fortune alla à sa soeur Sybil, qui épousa le marquis de Cholmondely en aoüt 1913. Peut-être fit-il ses achats Cartier de 1912 en prévision des fiançailles de sa soeur.
Les écrins d°épingles à chapeau ont rarementété conservés. On en trouve un exemple de 1908, une épingle à chapeau en or avec la tête en érnail rose et en diamant dans un écrin tres similaire, chez Nadelhoffer.   D'ordinaire, les têtes étaient ensuite transformées en broches  La forme de l'écrin s”inspire des écrins d°épingles a cheveux néoclassiques de la fin du XVIII” siècle.



Broche exécutée par Droguet pour le stock de Cartier Paris, 1913.
Or emaillé et saphirs; épingle de broche en platìne. Barrette centrale avec deux saphirs cabochons, et avec deux chaìnes formées de maillons en email blanc se terminant par des pendentifs en email vert, chacun orne de trois saphirs cabochons.
lnscrite dans le registre de stock le 20 decembre l9l3; vendue le 7 février l9l3 à la comtesse de l'Lohenfelsen.
Poinçon de garantie français à tête de chien,pour le platine et poinçon de fabricant HD poinçon de garantie parisien à tête d'aigle pour l”or et poinçon de fabricant sur les pendentifs.L. 5,3 cm, l. l,8 cm. 
avec les initiales LC pour Louis Cartier sur le devis. Des devis pour trois versions de cette piece, l'une emaillée,  une autre avec des diamants et la troisieme avec des pierres calibrees , furent fournis par les ateliers Lavabre et Droguet :
Version Droguet :
tout email ,avec brillants et roses avec calibrage  Le devis plus modeste de Droguet est annoté d'une croix indiquant l”accord de Louis Cartier.


Cartier possède des registres de devis de 1913-1914, dommage que ce ne soit pas numérisé et accessible
Sur cette page deux broches et un pendant en forme de poire en corail avec devis de Droguet et d'Andrey. Dessins réalisé  au crayon Plume, aquarelle et gouache  sur calque Beige de 22X 36 cm .
Il semble au vu de ces cahiers que l'atelier Droguet  fut chargé de réaliser la plupart des pièces en cristal de roche  entre 1911 et 1913



« Broche draperie ››
Exécutée par Droguet pour Cartier Paris sur commande de la comtesse Palffy-Daun de Hongrie, 1913. Saphirs et diamants à monture ouverte en platine serti millegrain. Une double chaìne drapée et un pendentif hexagonal serti de cinq saphirs facettés. Le grand saphir du pendentif est bordé de saphirs calibrés. Achevée en mars 1913. gravé CARTIER PARIS ; poinçon de garantie français à tête de chien pour le platìne et PT 950 sur l'épingle; poinçon de fabricant HD de chaque côté d'une fleur sur le sertissage de 1`un des saphirs. L. 1,6 cm, 1. 6 cm.
Cette broche utilise les pierres d'un collier et d'un pendentif appartenant à la cliente réalisés antérieurement. ll se peut que ces pierres aient été remontées à 1'occasion du mariage de Marie-Amélie comtesse Esterházy (1895- 1928) avec Joseph-Guillaurne Pallfy-Daun (né en 1892), en 1913. À moins que la broche n`ait été exécutée pour Éléonore, comtesse Nugent (née en 1867), qui épousa le père de Joseph-Guillaume, Guillaume Leopold Palífy-Daun (1867-1916), en 1889.


1920 boutons manchettes Cartier
Cartier, parure de robe en diamants et céramique, années 1920, comprenant : une paire de boutons de manchette, deux boutons de col et trois boutons, chacun composé d'un disque de porcelaine biscuit blanche dans une bordure millegrain de diamants taille rose, les boutons de col à motif circulaire. diamants taille coussin et montés sur or et platine, diamètres 0,9-1,3 cm, boutons de manchette et boutons de chemise signés Cartier, boutons de manchette numérotés 01239, poinçons  français et poinçon de maître HD avec rose pour Henri Droguet, boutons de chemise numérotés 0204, boutons de col non signé,  Ecrin ajusté estampillé Cartier


Le 24-06-2021 la maison Aguttes a revendu cette pièce magnifique réalisée par Henri Droguet
C'est une broche "Pagode" de Cartier, en diamants et jadéïte  gravée de deux scènes, d'un oiseau perché sur une branche , en or jaune 750 et platine 950. Elle est signée Cartier et numérotée vers 1920 avec le poinçon de maitre de Henri Droguet le poids est de 25 grs et la hauteur du bijou : 6 cm


Dos de cette broche pour admirer le travail.
le jade a été considéré en Europe comme une pierre de second ordre. En Chine, c'est la pierre des rois. Il représente la préciosité, la valeur et la vertu. A mesure qu'on analyse l'Empire du Milieu, on commence à aimer de plus en plus la pierre où se reflète toute la gamme des verts et qui donne à la chair qu'elle orne un aspect d'élégance étrange et quelque peu immatérielle. Ces lignes, écrites par un chroniqueur de Vogue en 1924, illustrent l'engouement pour le jade qui déferle en Occident entre les deux guerres. A cette époque, l'utilisation du jade chinois ancien par Cartier se développe considérablement car c'est à travers cette pierre que l'âme chinoise est réputée s'exprimer. La jadéite devient ainsi la matière de choix pour évoquer la Chine ou pour réaliser un objet dans le goût de l'Extrême-Orient... Les nuances de la jadéite vont du vert émeraude au vert pâle.


Cette belle broche est un parfait exemple des bijoux Art Déco Cartier. revendu par Stanley à Londres
Fabriqué avec des diamants, de l'onyx et des pierres de corail en forme de nœud.
En raison de l’âge de la pièce, certaines pierres d’onyx ont commencé à s’estomper.
L'épingle est clairement estampillée Cartier et le numéro de série est imprimé au centre de la pièce. La marque du fabricant Henri Droguet figure également sur l'épingle et le corps de la broche.



Revendue par Bijoux Stanley James  à Londres



Boucle de ceinture exécutée par Droguet pour le stock de Cartier Paris en 1922, à partir de la matrice de turquoise d'un sautoir réalisé pour le stock en 1920.  Deux anneaux en onyx reliés par une importante matrice en turquoise, brides de diamants, onyx et laque noir ; au centre, un motif en diamants et onyx. Les diamants à monture en platine, la turquoise et les brides sur or, le tout formant une ornementation ajourée derrière la turquoise. Les brides, sur le côte, sont décorées d'onyx et d'un clouble rang de carrés de laque l101f.
lnscrite dans le registre de stock le 26 juillet 1922 comme boucle avec ceinture de soie noire tressee vendue le 5 aoùt 1922. Gravé Cartier poinçon de garantie parisien à tête d°aigle pour 1`or, et poinçon de fabricant, HD de chaque côté d°une fleur. pour Henri Droguet
L.11,4 cm, D. des anneaux 5,1 cm.
La matrice de turquoise provenait d'un sautoir réalisé par Lavabre et verse au stock de Cartier
Paris le 23 mars 1920. Le sautoir était en boules de turquoise et d°onyX et en perles, pas-
sées sur une longue ganse de soie noire, la grande matrice de turquoise en bas, avec un gland de perles suspendu en son centre. Vendu en juin 1920, il avait été racheté deux jours plus tard, remis en stock, et fut finalement démonté. Les boules de turquoise restantes passèrent dans la réalisation de deux bracelets, les perles furent employées pour un gland de clécoration. C'est l`une des quatre boucles de ceinture avec anneau d'onyx et matrice de turquoise qui furent conçues en 1922. Droguet en réalisa au moins sept de ce genre pour Cartier. Les dessins des trois autres modèles se trouvent dans le même registre de dessins du stock pour 1922.


BOUCLES DE CEINTURES , CARTIER PARIS, (1922). Or, onyx, corail, turquoise, diamants, cabochons de saphir. Non signée. Poinçon d’or à la tête d’aigle. Maître orfèvre : Droguet. Collection privée. Cette boucle se portait avec une ceinture de soie noire. Henri Droguet fabriqua au moins sept boucles de ceinture en turquoise matrix et onyx pour Cartier dont quatre en 1922. Photo : Olivier Bachet tiré de ses deux merveilleux livres sur CARTIER.



Broche draperie turquoise et diamants, Droguet, Paris, v. 1910, sertie d'une haute turquoise cabochon bombée encadrée de diamants de taille ancienne, suspendue à une guirlande flexible de diamants sertis clos, env. poids total du diamant. 10,33 cts, sertis millegrain, monture en platine et or 18 carats, 3 1/4 x 2 1/8 po, marque du fabricant.

A noter : Portant la marque du joaillier HD avec une fleur au centre, cette "broche-draperie" a été réalisée par l'atelier parisien Droguet, qui fut l'un des principaux fabricants de bijoux en platine sertis de pierres précieuses de Cartier dans le premier quart du XXe siècle. Chez Cartier, la « broche-draperie » a été introduite par Charles Jacqueau vers 1910, et décrit des broches à guirlandes drapées de deux éléments distincts, réunis par une épingle invisible au porté.

Années 1925 à 1930 Une superbe broche Art Déco en saphir du Cachemire de 12,64 carats et diamants de Cartier, anciennement de la collection de Jean Stralem. Estimation entre 1.000.000 et 1.500.000 USD. © Christie's Images Ltd 2020.


Saphir taille rectangulaire de 12,64 carats, diamants anciens, uniques, taille baguette et carré, platine (poinçons français), 2 ins., vers 1925, signé Cartier, 'Paris', 'Made in France', poinçon de fabricant (Henri Droguet ), boîtier ajusté Cartier rouge.

Deux certificats attestent de la qualité du saphir:
SSEF, 2020, rapport no. 115277 : 12,641 carats, Cachemire, aucune indication de chauffage, 'Royal Blue', avec Annexe
AGL, 2020, rapport no. 1110053 : 12,64 carats, Cachemire classique, aucune preuve gemmologique d'amélioration de la chaleur ou de la clarté, avec annexe.


En 1931  dans l'Azur (collection personnelle)


Henri Droguet cesse d'exercer en 1932 et son premier poinçon est biffé, il est remplacé par celui de la SARL "Henri Droguet et Cie "

Droguet  Précision sur le nom Et Cie. Initiales  D & CIE
Adresse 26 rue Bergère, Fabricant Bijoutier   26 rue Bergère, Paris (75) Symbole  Une rose.Date d'insculpation , Mardi, mai 03, 1932


H. DROGUET & CIE A PARIS: Bague en platine, ornée d'une émeraude octogonale pesant 4,01 cts environ, l'épaulement à gradins de diamants baguette sertis clos.
Poinçon de maître. Certificat C.G.L. attestant : origine Colombie (Colombia).
Cette bague a été revendue par la maison d'enchères qui n a pas donné de date , mais le poinçon est celui de 1932 




J avais dans un premier temps trouvé cet acte de mariage datant du 6-3-1941 et j'etais surpris de lire qu'Henri Droguet s'était marié à 67 ans avec une dame veuve de 66 ans,  et c'est sur cet acte que j'ai découvert que Henri Droguet s'était marié une premiere fois en 1907 avec Lina Berthe Gilbert. 



Le 12 mars 1943 Henri Droguet  quitte la gérance de sa société pour raison de santé et cède sa place a un nouveau gérant Georges Jonsson.

Droguet & Cie  figuraient dans l'Azur de 1948 


Mais aussi dans le Paris Bijoux en 1954

Que veut dire le nom Droguet.
Sorte d’étoffe faite ordinairement de laine et de fil ou de laine et de soie agrémenté d’un dessin broché, non tissé, dans le fond de l’étoffe.
Seules les femmes riches arboraient pour leur mariage une tenue de soie (ottoman) et le dimanche elles portaient sur l’habit de droguet un tablier de soie long, […]. — (Marguerite Bruneau, Histoire du costume populaire en Normandie, 1986, volume 2, page 78.)
Au lieu de son sarrau encharbonné, de ses vieilles guêtres de cuir, de son chapeau cabossé et de sa figure noire, il avait un habillement neuf, tout en fin droguet blanc jaspé de bleu, -(George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 85)


Plusieurs photographies proviennent de l'excellent livre sur Cartier de Judy Rudoe, un travail rare par rapport aux autres livres sur Cartier en Français Si vous avez des compléments, des copies de documents, des remarques sur cet article, m'écrire à

4 commentaires:

  1. Merveilleuse recherche, comme toujours !
    Francesca

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  2. Bravo comme toujours précis et complet. 🤩

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  3. Bravo, votre blog est tres pro, sur tous les sujets, vous etes impressionnant, vous apportez enormement d'explications, d'archives, de documents anciens, de references, c'est tres fourni et détaillé, et remarquable.

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