1903 a propos du catalogue de dessins de bijoux , la Revue de la BJO.
"L'éditeur Julius Hoffman, de Stuttgart, vient de publier un nouvel album de dessins de bijoux, style moderne, dû à l'habile crayon de M. Maurice Dufrêne. Cet artiste, dont les oeuvres ont été fort remarquées aux derniers Salons, a donné, dans cet album, un nouveau témoignage de son goût et de son habileté. L'étude en sera fort intéressante pour les bijoutiers."
Phrase très intéressante, car les Bijoutiers détaillants, accusaient un gros retard, ou décalage avec les nouvelles modes
2 poignées de parapluies 1 peigne, 7 chaines, 1 épingle à chapeau
1902 dans Art ét décoration :
J'ai remarqué en outre dans les différentes vitrines de cette exposition, les trop rares objets exposés par M. Maurice Dufrène, artiste au goût charmant, très sûr et très français
7 Bagues, 2 épingles, 2 boutons, 2 montres avec agrafes, 1 peigne, 1 ornement de coiffure, 1 coulant, 1 bracelet
En 1902 M. Dufrêne expose un service à thé en couleurs pâles, qui me ferait aimer cette boisson anglaise. La discrétion du coloris s'y rehausse de trouvailles très simples et d'une grande fraîcheur. Mais j'oublie, je deviens transfuge dans cette Rente, à parler céramique, ou plutôt, non, la faute en revient à M. Dufrène, qui avait de charmants bijoux l'an dernier et qui a déserté.( Revue de la Bijouterie Joaillerie Orfevrerie)
2 poignées de parapluie, 3 broches, 2 coulants agrafes, 2 bagues, 1 bouton à ressort, 1 pendentif avec chainette, 1 fermoir et agrafe pour petit sac, 2 coins ornements pour maroquins
1 Chatelaine comprenant , 1 peigne, 1 porte-monnaie, 1 porte montre, 1 flacon à odeurs, 1 miroir, 1 canif, 1 porte mine, 1 crochet, 1 boite à poudre, des ciseaux.
On devait entendre de loin cette dame quand elle se déplaçait
Robert Zehil gallery CHATELAINE, CIRCA 1900 en Argent Comprenant : Une boîte à pilules, une fiole à sel, un miroir, un cordon, un peigne en écaille dans un étui en argent Signé M. Dufrène. Avec poinçon d'orfèvre Bibliographie Les Salons de Paris, 1895-1914, Joaillerie, vol. I Artiste(s) :DUFRENE Maurice (1876-1955), LA MAISON MODERNE, poinçon d'émile SAINT-YVES
Puisque ces bijoux ont existé, qui les fabriqua ? J ai posé la question à l excellent galeriste de Monaco, Robert Zehil qui m a répondu , "Il s'agit d'Emile Saint-Yves qui fabriquait toutes les pièces orfévrées vendues par La Maison Moderne d'après Orazi, Follot et Colonna.
Henri Vever cite son nom :
Ainsi il va falloir surveiller ce poinçon de "Saint Yves" pour attribuer de possibles bijoux a Maurice Dufrêne.
Saint Yves est cité dans le livre de la Maison Moderne : Documents sur l art industriel au vingtième siècle.
2 Poignées de parapluie, 2 peignes, I bague, 3 épingles à cheveux,
1 épingle à chapeau, I pendentif avec chaine, 5 boutons, 1 petite épingle.
3 Plaques ornements, -1 bagues, 1 épingle fermée pour coiffure, 1 collier, 2 boucles, 1 épingle, 3 coulants de col
2 Broches, 2 boutons, l agrafe, 2 pendentifs avec chaines et fermoirs,
1 montre avec agrafe, 1 bracelet, 1 miroir avec chaine, 1 coulant,
3 Pendentifs avec chaines, 2 breloques, 2 boucles, 2 épingles á
cheveux, 1 épingle.
Vers 1901: Maurice Dufrène, Horloge de table, v. 1900, H. 28,3 cm, 17 x 12 cm. Porcelaine, blanche, émaillée, sous glaçure bleu clair et vert clair. Décor floral texturé. Tôle de laiton, couvercle en verre marbré. Signé : M. DUFRENE (en relief).
3 Breloques avec chaines, 1 boucle, 3 pendentifs avec chaines et fer-
moirs, l montre, 2 épingles, 2 boutons, 1 coulant de cravate.
l Bracelet, 2 broches, 1 bouton, l pendentif, 1 épingle å cheveux,
2 breloques, 1 montre, 1 boucle, l collier, 1 bague.
1 Broche. 3 bagues, 1 peigne, I bracelet, l pendentif avec chaine,
Chez Christie's APPLIQUE MURALE MAURICE DUFRÈNE & DAUM , CIRCA 1900
bronze, verre émaillé
15½ po (39,2 cm) de haut
1 Poignée de parapluie, l fermoir et 1 chainette pour petit sac, l épingle
à coiffure, 2 boucles, 2 boutons. 1 épingle à chapeau. 2 pendentifs
avec chaînes.
2 Bagues, 2 broches, 3 boucles, 1 plaque agrafe pour ceinture, 3 colliers, 1 chaine, 2 coins ornements.
Vers 1900, la bague de Gauche est de Maurice Dufrène, je ne suis pas sûr des deux autres livre "Art nouveau" de Vivienne Becker
1903 dans "l'Art Appliqué" une Chambre a coucher de Maurice Dufrêne
1903 dans "l Art Appliqué" pendule en porcelaine de la Manufacture de Bing, dessinées par Dufrêne
1907 dans la revue "L'Art et les artistes" ces deux pendentifs réalisés par Dufrêne , ont ils été vendus? dorment ils dans un tiroir?
L art et les artistes janvier 1907
Maurice Dufrêne, dont nous avons déjà analysé les compositions décoratives de mobilier et d'objets d'art, expose une vitrine dans laquelle un choix d'objets de haut goût révèle un artiste délicat et d'une rare distinction.
Un pendentif en or orné de roses, de péridots et d'opales, retient de suite notre attention. Le métier en est très simple, très ingénieux, et l'effet décoratif est cependant complet et même d'une certaine somptuosité. C'est une simple plaque d'or repercée et mandrinée, puis ciselée ; les feuilles superposées sont maintenues dessous par des chevilles d'or ; les pierres sont enchâssées dans la matière. Les péridots seuls sont sertis à jour pour faire valoir la taille. Un autre pendentif en platine orné de perles, de brillants et de roses. Ce bijou, d'un métier un peu plus compliqué, est ici constitué par des assemblages de plaques, de fils ronds et carrés, et même de cornières, formant une armature soudée et rivée, puis gravée au burin. Ce métier ingénieux et bizarre rappelle, en petit, celui avec lequel sont assemblés les ponts métalliques et la grande construction de fer. Ce bijou d'un aspect riche et précieux est un bel exemple de technique libre et cependant raisonnée qui lui donne un aspect imprévu et très original.
1907 Maurice Dufrene est récompensé par une prime de 300 frs de la société d'encouragement à l'art et à l industrie pour avoir présenté au salon le plus bel objet "Objet d'usage courant"
1911 d'après Evelyne Possémé, conservatrice en chef du musée des arts décoratifs de Paris,c'est "A cette époque que Maurice Dufrene rejette l'esthetique de l'Art nouveau, comme son compagnon de la maison moderne, Paul Follot pour des formes plus synthétiques qui annoncent le mouvement de l'art déco dont il sera un grand décorateur" son travail adapte des formes plus simplifiées en utilisant des matériaux et une construction plus importante et plus abondante.
Dufrène a conçu des meubles, des bijoux, du verre, des textiles, de la maroquinerie, du grès et de la porcelaine. Il enseigne à l'Ecole Boulle et à l'Ecole des Arts Appliqués de Paris et est l'un des principaux concepteurs des premiers décors de cinéma modernistes (film 1919 Le carnaval des vérités).Il fut l'un des très rares designers français à exposer à l'Exposition internationale Panama-Pacifique de 1915 qui s'est tenue à San Francisco.
1920
1921 Dans la revue "Vogue" Dufrêne à l exposition de New York
Les Galeries Lafayette: Société constituée en 1895 par Théophile Bader et Alphonse Kahn, ayant pour objet, directement ou par des filiales, le commerce de nouveautés, notamment l'exploitation du magasin connu sous le nom de "Aux Galeries Lafayette". Autres noms : Grands magasins aux Galeries Lafayette, Galeries Lafayette SA, Société des Galeries Lafayette, Galeries Lafayette (Paris), Société des Galeries Lafayette (Paris). Adresse du magasin principal : 40 boulevard Haussmann, Paris. Nombreuses succursales en France (58 en 2017), plusieurs à l’étranger à partir de 1996. L'atelier d'art des Galeries Lafayette, "La Maîtrise", est créé en 1922 (directeur artistique Maurice Dufrêne, collaborateurs Jean et Jacques Adnet).
En 1922, il devient créateur et directeur du studio de design La Maitrise des Galeries Lafayette à Paris - et la pleine floraison de son talent se manifeste dans ses conceptions de meubles raffinées et ses intérieurs complets. Son inspiration s'est inspirée des designs des XVIIIe et XIXe siècles, avec une approche moderne et ses intérieurs allaient de façon éclectique des maisons de ville à l'avant-garde en passant par le verre, le métal et les miroirs, en passant par les commandes du Mobilier National pour les ambassades et le Palais de l'Elysée à Paris. . Il restera à La Maitrise jusqu'en 1952.
1922: Reste donc le commerce, plus exactement le gros commerce. C'est ainsi que l'on voit s'ouvrir, dans le cadre des grands magasins, des ateliers que dirigent des artistes dont on s'est très intelligemment assuré la collaboration : « PRIMAVERA » au Printemps (1913), « LA MAITRISE » aux Galeries Lafayette ( 1 922), « POMONE » au Bon Marché (1922), « LE STUDIUM » au Louvre ( 1 923.)
« La puissance de propagande d'un grand magasin, écrit en 1922 Maurice DUFRÈNE, qui a dirigé La Maîtrise, est énorme. C'est certainement une des plus sûres et des plus sensibles qui soient. Les étalages, les catalogues, la publicité sont des éléments d'une répercussion formidable et constante. Les étalages sont vus par des milliers de personnes. Si 50 000 visiteurs entrent chaque jour dans un grand magasin, combien de milliers de gens passent devant quel tourniquet d'exposition a jamais enregistré un tel défilé ! »
Cet indéniable pouvoir d'information et de persuasion a fait que l'entrée de l'art moderne dans les Grands Magasins constitue un événement capital dans l'histoire du meuble contemporain.
1924, le mouvement qui s'est amorcé et que l' on appellera plus tard "l'Art Déco" amène un foisonnement d'idées et je vais citer Madame Raulet (pour une fois) qui a écrit dans son livre sur "l'Art Déco"
Les objets les plus éloignés de la parure féminine mobilisent les créateurs, or, platine, pierres dures et pierres précieuses envahissent la vie quotidienne, enrichissent tout objetutile ou futile plumiers, presse-papier, supports de calendrier, fume-cigarettes, briquets, boîtes d°allumettes, porte-photos, articles de toilette, canifs dérobant un crayon porte-mine...
Les joailliers subtilisent aux décorateurs et aux horlogers l'exclusivité du décor des pendules, pendulettes et réveille matin. Les recherches des horlogers s'orientent vers la pendulede bureau, les pendulettes que l'on emporte en voyage ou que l`on accroche dans une carrosserie d'automobile. Les modèles créés par les décorateurs, Maurice Dufrêne, Léon ]allot, Paul Follot, Raymond Subes, Albert Cheuret privilégient les matériaux accessibles. marbre, métal, ivoire, verre, émail, bois, porcelaine, bronze. A l'opposé, les ateliers de Haute ]oaillerie proposent à la clientèle fortunée des chefs d`oeuvre de préciosité, transformant l`objet utile en pur jovau. Tous s'y intéressent, mais la production de la Maison Cartier semble la plus prolifique. Les horlogers franc-comtois ou Suisses, Vacheron et Constantin, Unic, Lip, ]aeger, Le Coultre fabriquent les mouvements, et les joailliers s'en emparent pour les livrer aux orfèvres , boitiers, aux émailleurs, aux guillocheurs, et aux sertisseurs de pierre.
Maurice Dufrène en faisant « se confronter tous les savoirs et tous les arts, sous les expressions les plus riches », le but de l’exposition est de démontrer au monde le « génie créateur » français et ce, dans un contexte de compétition économique et artistique entre les nations européennes. Selon lui, il s’agit ainsi de prouver « au grand public l’utilité économique d’une renaissance des arts appliqués, continuatrice des anciens dans leur esprit mais hors leurs formules surannées ». C’est pourquoi bien des pavillons érigés en cette occasion font part, dans l’aménagement de leurs intérieurs, d’une débauche de luxe, s’affirmant comme révélatrice de l’excellence hexagonale en matière d’arts décoratifs, pour des réalisations se voulant modernes tout en montrant une inspiration puisée dans les grands styles français du passé.
La Société des artistes décorateurs, fondée en 1901 pour la défense et la promotion des arts appliqués, rencontre lors de l’Exposition un grand succès grâce à un vaste programme intitulé « Une ambassade française », présenté dans la Cour des métiers sur l’esplanade des Invalides. Nombre de pièces à y avoir été aménagées, comme ci-dessus, le petit salon par Maurice Dufrène

Le meuble du bas qui est de 1925 servira pour la composition d une grande affiche en 1926
Affiche pour "La Maitrise"
les ateliers d’arts appliqués des Grands Magasins parisiens sont particulièrement mis à l’honneur. Ils font ériger d’imposants pavillons, par Henri Sauvage (1873-1932) et Georges Wybo (1880-1943) pour Primavera du Printemps, par Joseph Hiriart (1888-1946), Georges Tribout et Georges Beau pour La Maîtrise des Galeries Lafayette, par Louis-Hyppolyte Boileau (1878-1948) pour Pomone du Bon Marché et par Albert Laprade (1883-1978) pour le Studium des Grands Magasins du Louvre. Les intérieurs de ces bâtiments sont aménagés sous la houlette de leurs directeurs artistiques respectifs, Charlotte Chauchet-Guilléré (1878-1964), Maurice Dufrène, Paul Follot et Étienne Kohlmann (1903-1988).
Table de Dufrêne pour la Maitrise.
Un avis étonnant sur ce qui précède, je l ai trouvé dans le "Vogue " de décembre 1925:
Les Pavillons élevés par les Grands Magasins : Louvre, Galeries - Lafayette, Printemps et Bon Marché, sont peut être un des traits les plus caractéristiques de l'Exposition. Chacun de ces magasins a un atelier d'art, dirigé par un artiste choisi entre les plus célèbres et les plus délicats. M. Poirier qui avait fait sa fortune dans la bonneterie, n'en reviendrait pas. Et c'est peut-être le plus réel progrès depuis le temps où Emile Augier créait M. Poirier. Aujourd'hui, un Maurice Dufrène, un Ruhlmann, un Laprade, un Follot concourent à la fabrication courante, au modèle usuel, au meuble vendu en série.
La vieille idée de Ruskin, qui souhaitait bannir la laideur du plus modeste logis, se réalise. Et peut-être l'homme qui a dessiné avec goût une table ou un fauteuil a-t-il le droit d'en être plus fier que de beaucoup des œuvres qu'il signe. Car un fauteuil sympathique aux reins donne de bonnes pensées à tous ceux qui s'y reposent.

Chambre a coucher par Maurice Dufrêne, regardez bien la coiffeuse Rognon
Maitre Rouillac a revendu cette commode de Maurice DUFRÈNE (
BUREAU de SALON ROGNON en placage de marbre noir, reposant sur deux caissons ouvrant chacun par quatre tiroirs, plus un tiroir en ceinture, reposant sur six pieds boules. Poignées de tirage en laiton.
Tout le dos est en marbre
Meuble Boudha Armoire classique française Art Déco par Maurice Dufrène pour La Maitrise , le studio de design du célèbre grand magasin parisien, les Galeries Lafayette. En ébène de macassar, bois sculpté noirci, avec marqueterie de feuillus exotiques et nacre. Présenté dans le catalogue 1925 de La Maitrise. 49" de large x 21" de profondeur x 45" de haut.
Maurice Dufrène, au Pavillon des Galeries-Lafayette, a fait toute une exposition du goût le plus subtil et le plus neuf. Le plan même du Pavillon, bordé d'une terrasse et limité par une enceinte de grosses colonnes de marbre blanc, est très ingénieux. A l'emploi du marbre blanc s'ajoute hardiment celui du fer forgé. M. Dufrène a même osé une salle à manger très réussie, où le métal joue le principal rôle. Imaginez, entre des murs de stuc bleu, une table de cristal portée par des lames de fer. Pour la desserte, une large console repose pareillement sur un souple bouquet de rubans métalliques, ouverts en éventail. La fenêtre, qui n'est pas moins originale, ressemble à un immense paravent de lumière.
Le plafond est une verrière. L'ensemble, entre gris et bleu et tout pénétré de rayons tamisés, est bien plus accueillant qu'on ne l'attendrait de ces matières inhumaines.......
Le meuble Boudha que Dufrene en 1925 dessina pour "La Maitrise des Galeries Lafayette"
Marqueterie du meuble Boudha, ce meuble est en vente à la Calderwood Gallery, a Philadelphie en Pensylvanie
1925 le Hall du Pavillon de la Maitrise" par Dufrêne
En 1925 Maurice Dufrêne a 49 ans

Le pont Alexandre-III a été couvert dans toute sa longueur par deux galeries d’une largeur de 5 m. 50 abritant quarante boutiques, occupées par les industries de luxe présentant les diverses manifestations de l’actuelle renaissance de nos arts appliqués.
Ces boutiques sont à double façade, les unes regardant la Seine et donnant sur un passage de six mètres de largeur entre le parapet et leurs devantures, les autres regardant la chaussée et faisant face à la galerie parallèle à la première.
Ces boutiques se présentent, tantôt dans le sens longitudinal et tantôt dans le sens transversal, selon qu’elles sont sur les grands côtés des galeries ou donnent sous les grands arcs qui, au nombre de trois, percent chacune des galeries.
Ces grands arcs sont établis pour aérer l’ensemble architectural, pour permettre le passage de la chaussée au trottoir et pour laisser de tous les côtés la vue s’étendre sur les rives de la Seine, soit vers l’admirable perspective du Louvre, soit du côté de Passy et du Trocadéro.
La couleur générale du pont est un gris pierre soutenu, rehaussé de parties vert sombre et or, avivé de rouge.
Le soir, on voit les illuminations des quarante-huit pylônes et les rayons des phares qui s’entrecroisent au-dessus du pont en une énorme résille d’argent. Chacun des pylônes reçoit, en outre, des panneaux lumineux, et le dessus des arcs est constellé de cabochons et de motifs lumineux. Certains modes de publicité lumineuse, d’effets nouveaux, se trouvent représentés. Ces motifs complètent l’ensemble de décoration lumineuse du pont et soulignent, le soir, son architecture générale.
Les boutiques sont décorées de diverses façons par des artistes différents et présentent une variété qui donne à l’ensemble du pont plus de vie et de fantaisie.
Les grands couturiers, les bijoutiers, les orfèvres, les fourreurs, les éditeurs d’art, sont les principaux locataires des boutiques.
La décoration et la transformation du pont Alexandre-III sont dues à Maurice Dufrène, l’architecte-décorateur qui dirige les travaux d’art de l’atelier « La Maîtrise ».
©La Science et la Vie - 1925

Dufrêne en 1926-28
1927
1930
1937
Malheureusement, la carrière prestigieuse de Maurice Dufrène est entachée de choix controversés. En 1941, le décorateur proche du régime de Vichy est nommé membre du comité d’organisation professionnelle des Arts graphiques et plastiques.
Une partie de sa vie qui entache la vocation originelle de Maurice Dufrène : démocratiser les Arts Décoratifs, à une époque où les artisans choisissaient de travailler quasi exclusivement pour une clientèle très fortunée. Une vision qui sera au cœur de la démarche du mouvement Art Déco.
1942
1942
Il mourut à Nogent-sur-Marne en 1955. Ses intérieurs allaient éclectiquement des maisons de ville à l'avant-garde en passant par le verre, le métal et les miroirs, en passant par les commandes du Mobilier National pour les ambassades et le Palais de l'Elysée à Paris. Il restera à La Maîtrise jusqu'en 1952. Aujourd'hui, une grande partie de son œuvre n'est pas identifiée.
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